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mardi 8 janvier 2013

Hollande ne convainc pas non plus à sa gauche

La gauche du PS n'en peut plus de Hollande

Finis les rêves et les illusions

Ils ont voté le changement mais Hollande les fait déchanter
Les électeurs de gauche comptaient sur un programme socialiste, ils découvrent une politique social-démocrate. Le président avait donné des gages à son aile gauche, avec l’encadrement des licenciements, par exemple, le droit de vote des étrangers ou bien la fameuse taxation à 75% des revenus supérieurs à 1 M€, mais, depuis son accession à l'Elysée, ses mesures immédiates sur le retour partiel de la retraite à 60 ans ou l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire ont fait atterrir une large partie de son électorat. Les deux premiers totems ont aujourd’hui disparu des écrans radars et la taxe a volé en éclats au Conseil constitutionnel, il y a huit jours. 
Alors le président velléitaire noie le poisson pas frais avec de vaines paroles aussi creuses qu'hyperboliques sur le gouvernement qui non seulement serait "au travail", mais "retrousse les manches" ! Aussi dresse-t-il sur son inaction un épais rideau de fumée  avec le "mariage" dit pour tous, qui ne convient ni à la droite ni à la gauche et qui continue de dresser une partie de la population contre l'autre, pendant qu'en nombre chaque jour les salariés perdent leur emploi. 

Un président de nulle part
Ironie du sort, même la réforme du mariage pour tous et l'alibi de l'homophobie finissent par irriter la majorité, où l’on ne parvient pas à y voir l’alpha et l’oméga du changement quand d’autres problèmes comme le chômage ou la multiplication des plans sociaux paraissent beaucoup plus urgents à résoudre. 
Quoi qu'il fasse, tout apparaît ou timoré ou mal ficelé
Les déçus de la gauche ont évalué ses mesures sociales et ressentent vivement l’austérité budgétaire et les 20 Mds€ accordés aux entreprises dans le cadre du pacte de compétitivité.

La gauche socialo-écolo ne satisfait ni les socialistes, ni les écolos, ni les communistes. Jusqu’à présent, leur agacement ne s'est exprimé qu'en grondements sporadiques, mais qu'adviendra-t-il demain? 

La reconnaissance tardive de la violence de la crise, la détresse des salariés en difficulté non imputable aux prédécesseurs, la riposte des communistes blessés par l'arrogance des socialistes, l'impatience des altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts bridés par la présence de deux otages au gouvernement et surtout le réveil des syndicats, hormis la CFDT, aujourd’hui confrontés à une masse de négociations sur le marché du travail, mais aussi les opérations de diversion clivant la société jusqu'à l'intérieur des partis (dépénalisation du cannabis ou mariage entre personnes du même sexe), l'absence  de débats (y compris à l'Assemblée) et de concertation (réservée aux associations sélectionnées) tout est amadou pour les mèches qui pourraient bien mettre le feu aux poudres.

Lors de sa désignation à Toulouse, Jean-Philippe (dit Harlem) Désir avait annoncé que le PS jouerait un rôle d'aiguillon vis-à-vis du gouvernement. 
Et assiste à l'inverse ! Désir H. assure que le PS n'est pas un parti godillot, mais il doit tout à Hollande et ne peut rien faire en autonomie. La marge de manoeuvre du PS est étroite: le parti du président ne pourra jamais travailler en contradiction avec le gouvernement. Quand il était premier secrétaire, François Hollande n'a jamais contredit Lionel Jospin quand celui-ci était premier ministre.

Pour prévenir l'incendie, le pyromane François Hollande est  allé sur le terrain faire illusion, couvrant les incendiaires du gouvernement, les Cahuzac ou Montebourg, Taubira ou Vallaud-Belkacem, tentant de soigner les écrouelles, mais avec la même pommade aux éléments de langage lénifiants et émollients que colporta aussi Ayrault et que les échines butées répugnent à absorber.


L'exécutif brandit un objectif principal sans prendre les moyens de l'atteindre
Bien qu'il dispose de tous les pouvoirs constitutionnels, Hollande ne parvient pas à rendre crédible aux Français cet objectif de l’amélioration de l’emploi, pas même avec l'évocation de repreneurs fantasmagoriques ou le baume en couche de la ...compassion du gouvernement.

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif qui a fait beaucoup de tapage avec la nationalisation (avortée) d'ArcelorMittal à Florange, est considéré comme inefficace par 62% des Français.

Hollande et Ayrault battent un nouveau record d'impopularité, avec respectivement 63% (+5) et 59% (+8) des sondés qui désapprouvent leur "action", selon le "tableau de bord" mensuel Ifop-Paris Match publié ce mardi. Il s'agit du plus mauvais score de François Hollande dans ce baromètre depuis son élection en mai dernier. 
37% seulement des Français estiment qu'il "mène une bonne politique économique". 
40% de Français jugent que François Hollande est moins efficace que Nicolas Sarkozy, son prédécesseur, selon un sondage BVA pour i>télé publié entre Noël et le Nouvel An.

La méthode Coué
Hollande n'en est plus à reconquérir son électorat, il Or, la "gauche molle" ne peut compter sur sa bonne étoile plus longtemps, distribuer encore longtemps des bisous à gauche et les impôts à droite : la gauche dure y veillera !



jeudi 3 janvier 2013

Claude Sérillon, journaliste militant, en charge de la communication à l'Élysée

Un secret de polichinelle révélé au grand jour

Le journaliste est un ami de longue date du président Hollande.

Le portrait officiel symbolise la difficulté de Hollande à occuper le large cadre de l'Élysée: 


il semble tiré des buissons 
et placé là par collage


Mission : redresser l'image de l'ami François
Avec talonnettes ?
Une série de photos plus ou moins désastreuses ont filtré révélant le naturel peu flatteur du président, frappé par la foudre en plein vol vers l'Allemagne, Lilliputien passant en revue les Horse guards de la reine ou lunettes couvertes de pluie le 14 juillet. Si la calvitie du candidat PS avait été habillement dissimulée par les caméras du service public, les clichés issus de la mondialisation et de l'Internet ont  fini de dégrader la communication du président. Lent à la détente, le calamiteux président a, semble-t-il, enfin pris conscience - au vu des sondages - de l'urgence de corriger la réalité par un relooking de son image dans l'opinion.


Alors le professionnel du réseau Hollande tombe le masque

Papy s'oublie ?
Le journaliste Claude Sérillon sort de l'ombre et rejoint officiellement le cabinet du président de la République, en tant que conseiller chargé de sa communication, et aura un bureau à l'Élysée.

Son arrivée était annoncée depuis plusieurs semaines, voire depuis sept mois et plus. "Claude, il était dans l'équipe de campagne", avouait finalement François Hollande, mi-novembre, dans un accès de sincérité

Les deux hommes se connaissent et sont amis. L'ancien journaliste avait discrètement conseillé le candidat socialiste durant la présidentielle. Il l'avait notamment accompagné dans les studios de télévision lors du duel de l'entre-deux-tours avec Nicolas Sarkozy. Ruth Elkrief qui lui avait fait la bise d'encouragement aura-t-elle le même destin ? 



Pour l'instant, Claude Sérillon ne souhaite pas en dire davantage sur la mission qui lui est confiée. 


Ce qui est sûr c'est que la tâche est à la fois difficile et ingrate.

Le président a accumulé les photos floues ! Au sujet du mariage pour tous, la décision semblait tirée sur papier glacé quand soudain, devant les maires de France, Hollande opéra un imprévisible rétropédalage bientôt corrigé sous la pression de son camp dépité. Citons encore la vraie-fausse nationalisation de Mittal à Florange, qui donne du chef de l'État l'image ratée d'un président incertain. Dans les deux cas, le chef de l'État n'imprime pas la pellicule et n'impressionne pas non plus l'opinion. 

Et que dire de la couleur de certains clichés ? Quitte à filer la métaphore, on peut voir que les contours du président Hollande, qui brandit parfois le drapeau tricolore du patriotisme fiscal, ne sont pas toujours très contrastés : est-il rose ou rose pâle, socialiste, centriste ou social-libéral ?



Les illusions que les Français entretenaient sur le président se sont gravement altérées à l'épreuve de la crise et des "soubresauts" de son gouvernement d'amateurs pendant ces huit premiers mois de pouvoir sans partage. Les journalistes militants qui, pendant la campagne, avaient porté le substitut PS à Dominique Strauss-Kahn à bout de bras, ont continué d'entretenir le mythe de la "gauche sociale" et du changement. Devenu président, il n'a pas voulu déléguer sa communication à un autre qu'à lui-même. Procrastinateur et suspicieux, François Hollande n'a pas fait plus confiance aux communicants qu'aux militaires chargés de sa sécurité (lien PaSiDupes: par défiance, Hollande avait refusé la garde rapprochée qui lui était offerte).

La transparence élyséenne est opaque

Les conseillers du président sont priés de rester dans l'ombre, contrairement à la pratique de l'entourage de Nicolas Sarkozy. Seul Aquilino Morelle, conseiller politique et plume de François Hollande, était autorisé à jouer en plus le rôle de porte-parole officieux: la source bien informée des journalistes. 




En huit mois, la cote de popularité de "Moi Président" a dégringolé. 

La faute aux autres, expliquait son entourage, à la crise, aussi, et à l'opposition, tant de gauche que de droite. Sans compter les couacs,  tensions internes, entre Filippetti-Cahuzac ou Moscovici et Montebourg, et les affaires au gouvernement, qu'il s'agisse des ambiguïtés comportementales de Cécile Duflot, du double discours du gouvernement sur Florange (pragmatisme d'un côté, menace de nationalisation de l'autre), des insultes de Montebourg ou de l'accusation de fraude fiscale contre J. Cahuzac, le ministre du Budget !  


Mais pas un instant le président ne se remettait en cause, jusqu'à la censure par le Conseil Constitutionnel de son projet "historique" de taxation bidon à 75% des riches à la frange… Un tel amateurisme confirmait les craintes éveillées par la passivité de l'exécutif tout au long de l'été. Jean-Marc Ayrault a d'abord été tenu pour responsable et prié de renforcer son équipe après le départ d'Olivier Faure, avec l'arrivée à Matignon d'un sémillant conseiller, Bernard Candiard, un banquier de 64 ans (ex-directeur général du Crédit municipal de Paris), pour la cohérence ! Pour l'heure, Matignon n'a pas prévu de recruter un nouveau conseiller politique. "On verra à l'avenir si on en a besoin", estime-t-on, alors que le Premier ministre fait à nouveau l'objet de très nombreuses critiques suite à la censure de la taxation à 75% voulue par Hollande.



"Il y a un problème: on ne communique pas assez", décréta un matin le plus malin de l'entourage. Alors les branquignols se sont lancés dans une campagne en gros sabots sur le thème du "gouvernement au travail". Pendant la trêve des confiseurs, l'entreprise était vouée à l'échec. D'autant que certains ministres choisis (Brick et Lebranchu ou Montebourg et Cahuzac étant recalés) ont fait tellement de zèle que l'opération a fait flop. 

Toujours le même élément de langage ressassé ad nauseam d'un air important sur toutes les antennes fut la goutte qui fit couler le pédalo du capitaine. La décision en gestation s'imposa donc de toute urgencequand, lors de l'incendie mortel de Gennevilliers, Cécile Duflot et Manuel Valls s'en allèrent étaler devant les caméras une compassion surjouée d'une offensante indécence. 


Un défaut de spontanéité et de dynamisme à la Sarkozy


Un premier ministre autiste et un président timoré, le tandem verse au fossé. Suivant le vieux principe de communication, énoncé par Jacques Pilhan, le conseiller de François Mitterrand puis de Jacques Chirac, François Hollande avait en effet raréfié sa parole depuis l'élection, même s'il lui arrivait de répondre encore aux SMS que certains journalistes pouvaient lui envoyer. À l'Élysée, tout restait dicté par un anti-sarkozisme primaire qui tenait lieu de conduite à tenir: la politique du changement consistait à faire en toute circonstance le contraire de ce qu'aurait pu faire l'ancien président. L'idée perdurait qu'il fallait éviter de mettre en scène l'agenda du président "normal". "Ce qui compte ce sont les faits", expliquait-on. Mais les faits parlaient tellement d'eux-mêmes qu'il fallut bien envisager de les emballer. La présidence Hollande se vendait mal et les "actions" présidentielles risquaient de se retrouver sur ebay après les fêtes. 



Les relations entre les journalistes et l'Élysée se sont tendues au fil du temps. 

G. Garot, humilié, regarde avec envie
 la broderie du bonhomme de neige
Ainsi les directeurs des rédactions de France Inter, France Info, RTL et Europe 1 ont-ils protesté auprès de l'Élysée après que leurs journalistes ont été tenus à l'écart du "pool" organisé par le service de communication de la présidence lors de la visite-surprise de François Hollande à Rungis, la semaine dernière. Ces "pools", censés être mis en place lorsque l'exiguïté des lieux (les halles de Rungis !) empêche l'accès de tous les journalistes, permettent en réalité d'organiser des déplacements officiels en cachette de l'ensemble des media mais laissent au souverain de l'Élysée le soin de sélectionner les bons journalistes qui les couvrent. 

Ce matin encore sur France Info, Sylvie Pierre-Brossolette (Le Point) et l'ineffable Laurent Mouchard-Joffrin (Libération) nous ont d'ailleurs chanté le grand air de la désillusion

Claude Sérillon aura pour mission d'apaiser les relations du pouvoir avec les journalistes désenchantés.


Hollande et sa camériste préférée,
(un Grand d'Espagne)
sous l'oeil égrillard de Mosco !
Son arrivée ne fait pas que des heureux à l'Élysée où elle risque de bousculer quelque peu la hiérarchie.

Valls s'affaire ici sur le noeud de cravate de Hollande,
sous le regard égrillard de Moscovici



Valérie Trierweiler dégagera-t-elle ...de l'espace et la twitteuse se laissera-t-elle reléguer dans les combles avec son portable ? François Hollande cherche en tout cas se libérer de sa concubine et de la gestion de son image. Il a déjà dû lui-même se redresser le noeud de cravate après un entretien télévisé.


Un électron libre du PAF 




Pendant la campagne, Sérillon se dissimulait (ici 3e à gauche, derrière O. Faure et F. Lamdaoui)


Claude Sérillon, 63 ans, natif de ...Nantes, a conservé son allure juvénile, son air moqueur et son rire de fausset. 
En septembre dernier, il quittait le canapé douillet du beau-père de Cahuzac, Michel Drücker, où il tenait une critique littéraire: comme Bruno Masure, il a écrit (des nouvelles, des romans et des essais) et le pouvoir aura tout loisir de lui faciliter l'accès à l'Académie française... En attendant, l'arrivée à la tête de l'État de son ami François Hollande lui ouvre de nouvelles perspectives.

Claude Sérillon a commencé sa carrière à Presse Océan en 1970 avec une simple licence et sans passer par aucune école de journalisme, avant d'intégrer l'ORTF en 1973 et Antenne 2 en 1975. Trois ans plus tard, il se distingue pour son militantisme: en charge de la revue de presse dans Antenne 2 Midi, il aborde l'affaire des diamants de Bokassa, mettant en cause le président Valéry Giscard d'Estaing. Sérillon est limogé et sa réputation de militant établie.
Dès 1981, il revient d'ailleurs à Antenne 2 dans les bagages de François Mitterrand, fait un passage par TF1 pour accéder à la présentation d'un JT de 20 heures, mais revient sur le service public en 1986 et prend les rênes du 20 heures. 
Mais une fois de plus le journaliste "indépendant" sera renvoyé en juillet 1987 pour impertinence militante à l'égard du pouvoir en place. Sa mise au placard durera onze ans avant qu'il ne retrouve un poste et Olivier Mazerolle, nouveau patron de l'information de la chaîne, le chasse définitivement du JT en 2001, au profit de David Pujadas.

François Hollande répond ici aux questions de l'ami Sérillon sur le référendum relatif au quinquennat, pour lequel il appelait à voter oui.

En janvier 2009, il annonce publiquement sa candidature à la présidence de Public Sénat. Il se retrouve ainsi face à Pierre Sled, Thierry Guerrier, Gilles Leclerc, etc. Au troisième tour, il se retrouve face au candidat Gilles Leclerc.


Avec ce sexagénaire, est-ce "la télé de grand-papa ?" qui arrive à l’Elysée, a demandé jeudi i-Télé au député PS Jean-Christophe Cambadélis

"C’est un spécialiste des media; il est là pour aider le président de la République à donner une image plus claire de sa communication", a répondu l'élu parisien. 
Sous couvert de l’anonymat, un autre proche du Château, a pointé le risque de "cacophonie". 
"François Hollande aurait dû nommer Claude Sérillon chef du service de communication. Là il ne fait que l’additionner au dispositif actuel, trois personnes (Christian Gravel, Claudine Ripert, Aquilino Morelle) qui déjà se tirent dans les pattes. Il n’y a pas de chef, ça va brouiller la communication, honnêtement je ne crois pas que ça va marcher", a-t-il prédit.

Pour l’ex-ministre Brice Hortefeux (UMP) aussi, "il y avait déjà trois personnes" à l’Elysée pour la communication, "il y en a une quatrième, ça va être dense et agité. C’est le signe que ça ne marche pas". "Bon courage à celui à qui on a fait cette confiance", a ajouté l’eurodéputé sur Europe 1.




Que  faire de Catherine Ceylac ?

Sérillon est en effet le compagnon de l'ancienne actrice de théâtre Catherine Ceylac, journaliste de 59 ans passée par FR3 Bretagne et aujourd'hui affectée au service du "Thé ou café" de ...France 2.


dimanche 30 décembre 2012

Neuf mois de socialisme: désenchantement social et entourloupette de Saint-Nazaire

Peut-on attendre mieux du gouvernement en 2013 ?

Il y a ces media qui flagornent bassement et ceux qui dénoncent positivement






Le ressenti à gauche est inverse... 



Le Monde publie une carte de la blogosphère politique (ci-dessus), une liste noire des blogs politiquement incorrects. 
Dans la droite républicaine, ils sont 298, mais la droitosphère "pullule" (sic) de "multiples" blogs individuels ou collectifs: à gauche, la diversité politique n'est pas aussi bien vécue que la diversité ethnique ! Tout soumis qu'il soit, Le Monde attend davantage de débat chez les centristes, les écologistes ou à gauche (154+769+42). 

La gauchosphère doute plus que lorsqu'elle était dans l'opposition. Elle était à l'époque unie contre l'ancien président. Elle se découvre une opposition de gauche à François Hollande, mais se fige sur des convictions. Elle est composée de gauchistes sincères, soutiens du Front de Gauche ou d'ailleurs pour lesquels François Hollande n'était qu'un candidat par défaut. Fallait-il en attendre l' indulgence politique que les socialistes lui accordent. 

Père Noël existe, mais avez-vous rencontré l'enchanteur Hollande ?

Edouard Martin, le leader syndical de Florange, déchante. Il a écrit à François Hollande, un courrier publié par Libération le 27 décembre. Il souhaite que le président reconsidère la nationalisation temporaire. Il précise combien le site lui paraît rentable, et dénonce l'argumentaire déployé par le gouvernement pour justifier son accord avec Mittal: 
"Dire que Florange est une usine trop petite pour être rentable est faux. La plupart des usines continentales sont d’une taille voisine"; 

"
Dire qu’on fera Ulcos, c’est faux. On nous dira dans deux ans ce qu’on nous dit aujourd’hui : que les chercheurs n’ont pas trouvé"; 

"On fera 180 millions d’investissements ? C’est faux. (…) Ce montant contient les dépenses opérationnelles et de maintenance. Ce qui reste pour les investissements stratégiques est insuffisant". 
La vraie bonne nouvelle aurait pu être ce cadeau que les media nous vantent avec Moscovici: ils qualifient de "commande historique" le cadeau d'un milliard d'euros par l'américain Royal Caribbean International qui a commandé un paquebot géant aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Le patron du site félicite le gouvernement, et surtout le ministre Moscovici qui a tout fait pour accélérer les procédures d'autorisation. 
Mais le concurrent finlandais dénonce l'interventionnisme du gouvernement, en dépit des règles européennes. Malaise donc, puisque Hollande avait fait de l'usine ArcelotMittal à Florange un symbole, à force de déplacements filmés et de fausses annonces. Alors le paquebot pour les rupins est-il cette victoire dont se targue la "gauche sociale" si le gouvernement socialo-écolo est coupable des fautes dont on l'accuse ? 
D'autant que, dans le même temps, Hollande s'est rendu en Algérie pour concrétiser un joli transfert de technologie de Renault. Pourvu qu'en conséquence le constructeur français n'annonce pas bientôt du chômage partiel sur ses sites hexagonaux. Pourvu que les Français ne soient pas amené à commander leur Clio à Alger...  


Cette fois-ci, le contrat est vraiment signé, mais l'affaire ne sera réelle que si l'option 2 pour un second marché vient rentabiliser le premier. Au-delà de l'exultation de la presse aux ordres, la contestation de la Finlande impose à Hollande ce profil bas que les media jugent vertueux.

"Ce contrat supérieur à 1 milliard d'euros représente plus de 10 millions d'heures de travail, réparties sur trois ans, pour les chantiers de l'Atlantique et [leurs] sous-traitants. Le paquebot sera livré mi-2016. Le contrat dispose également d'une option pour un second navire, à livrer au printemps 2018."
Lien Reuters titré : STX Finlande veut vérifier la légalité du contrat STX France "

Mise à jour le 30/12/12 à 17:30

STX Finlande veut vérifier la légalité du contrat STX France

Par AGENCE | 28/12 | 16:26Une


Le ministre finlandais de l'Economie a émis des doutes sur la manière dont les autorités françaises ont pu favoriser l'accord grâce à d'éventuelles aides d'Etat.

Le gouvernement finlandais, dont les chantiers navals étaient en concurrence avec ceux de Saint-Nazaire pour la construction d'un paquebot géant, a annoncé vendredi qu'il allait demander à la Commission européenne de vérifier si les règles de concurrence ont été respectées après que STX France eut remporté le contrat.
L'armateur Royal Caribbean Cruise Line a signé jeudi ce contrat de plus de 1 milliard d'euros qui permet à STX France, détenu majoritairement par une filiale du constructeur naval sud-coréen STX Shipbuilding, d'envisager avec optimiste l'avenir de son site nantais. La compagnie américaine a en effet commandé un paquebot géant de type «oasis» aux chantiers navals STX France, livrable mi-2016, ainsi qu'une option pour un second navire livrable mi-2018.

Aides d'Etat


Le ministre finlandais de l'Economie, Jan Vapaavuori, a émis des doutes vendredi sur la manière dont les autorités françaises, qui détiennent 33% de STX France, ont pu favoriser l'accord grâce à d'éventuelles aides d'Etat. « Il est clair que nous allons prendre langue à la fois avec la Commission européenne et avec l'Etat français pour nous assurer qu'ils n'ont pas utilisé des aides d'Etat interdites », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Jan Vapaavuori affirme que le constructeur sud-coréen a demandé à la Finlande un prêt de 50 millions d'euros pour octroyer le contrat d'un milliard d'euros aux chantiers navals de Turku mais qu'Helsinki n'a pas pu aller au-delà de 28 millions d'euros sans violer les règles de concurrence de l'UE.

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a assuré vendredi que son gouvernement avait multiplié les contacts avec STX pour remporter le contrat, lui-même ayant reçu le président de l'entreprise sud-coréenne il y a huit jours environ.

Petit problème subalterne auto-censuré par les pourvoyeurs d'opium du peuple
En attendant que Pierre Moscovici et Nicole Bricq progressent en fair-play européen, la Finlande, membre de l'Union européenne depuis 1995, pourrait cette fois bénéficier de cette équité tellement vantée ici et là.





mercredi 14 novembre 2012

Discours de Hollande: le maire de Sevran attend des "actes"

L'exégèse de son action ne satisfait guère que Hollande et ses acolytes 


Propagande officielle: deux heures et demi d'auto-satisfaction

Le maire EELV de Sevran, dit attendre des "actions d'urgence", mercredi, au lendemain du discours de François Hollande. Stéphane Gatignon, toujours en grève de la faim après une cinquième nuit sous la tente près de l'Assemblée nationale, 

"Ce que je demande, suite au discours du président de la République, c'est que le gouvernement propose des choses dès aujourd'hui: un fonds d'urgence pour les communes les plus pauvres [seulement?], une réflexion pour instaurer un vrai fonds de péréquation et que tout ça soit écrit dans le marbre", a-t-il précisé, méfiant, mercredi matin.

Gatignon reste sous le coup d' "un acte de mépris" de Jean-Marc Ayrault

Le Premier ministre lui a en effet signifié mardi qu'il n'obtiendrait pas les 5 millions qu'il réclame.
Echaudé, le maire de Seine-Saint-Denis est soupçonneux
Il a commencé par trouver "intéressant" le discours de François Hollande. "C'est la première fois que le président parle de la banlieue de façon concrète et qu'il parle des enjeux de la péréquation", s'est-il 
Mais l'ex-communiste a aussitôt anticipé le risque: "après le discours du président, s'il n'y a pas d'actions d'urgence prises, c'est catastrophique".

Il pointe un fort risque de désenchantement
"Cela ne ferait qu'agrandir la fracture entre le gouvernement et la banlieue, qui, je le rappelle, a voté massivement pour François Hollande et pour la gauche aux dernières élections", a-t-il poursuivi.

"S'il n'y avait pas d'avancée, je veux que le Premier ministre vienne avec moi à Sevran pour expliquer aux parents d'élèves (FCPE ?) pourquoi l'école va fermer, pourquoi les entreprises ne vont pas être payées", a lancé M. Gatignon.

Le maire de Sevran a convié des représentants de PME en contrat avec la commune ou qui ont décroché des marchés dans le cadre de la rénovation urbaine à venir mercredi en début d'après-midi devant l'Assemblée.

Gatignon joue les prolongations du match contre le PS

Alors qu'il avait annoncé la levée de sa grève de la faim pour mardi, le maire Europe Ecologie-les Verts reste "combatif" et  optimiste quant à l'issue de son action: "J'espère dans la journée être un homme heureux", a-t-il confié.


lundi 15 octobre 2012

BD : Google rend hommage au dessinateur Winsor McCay, ce matin

Un nouveau Doodle sur la page d’accueil du moteur de recherche Google
Google célèbre Winsor McCay avec un magnifique Doodle


Le Français moyen,
un certain matin de mai 2012:
le désenchantement...


C'est aujourd'hui le 107ème anniversaire de ‘Little Nemo in Slumberland’
, rappelant Alice au Pays des Merveilles (1865) du Britannique Lewis Carroll (1832-1898).

Le lit du réveil 
Winsor McCay est le créateur de Little Nemo

Son héros est 
un petit garçon timide, sage et rêveur, ressemblant à tous les garçons de son âge,environ 6 ans.Chaque nuit, lorsque Nemo s'endormira, il entrera dans le monde fantastique des rêves. On suit alors les aventures mouvementées du jeune dormeur dans un monde aux décors insolites avec pour but de réussir à rentrer dans Slumberland (le pays des songes) pour y rencontrer la princesse.


C'est un auteur de bande dessinée et un réalisateur de films d’animation. Son lieu de naissance est incertain, mais il serait né le 26 septembre 1869 et mort le 26 juillet 1934 à Brooklyn, New York City. 


Mc Cay est considéré comme l’un des plus importants dessinateurs de bandes dessinées. Son œuvre a influencé de nombreux dessinateurs comme Moebius ou Hayao Miyazaki mais aussi les premiers films d’animation de Walt Disney, Max Fleischer ou Osamu Tezuka.

VOIR et ENTENDRE


lundi 3 septembre 2012

Rentrée: complainte de profs désespérés de bosser

Des profs "normaux" affichent leur désenchantement

La peur du changement

VOIR et ENTENDRE "Le nouveau programme" - affligeant:

Le changement n'est pas venu !

Comme à chaque rentrée,
J’ai pas envie d’reprendre,
Je préfèrerais me pendre
Plutôt que d’y r’tourner.

Les froides journées d’hiver,
Les élèves, les copies,
L’emploi du temps pourri
Tout ça me désespère !

Mais cette année c’est pire,
Annus horribilis
Mon tout proche avenir
S’annonce comme un supplice :

Y’a un nouveau programme,
Il va falloir bosser !
Et pour moi c’est le drame,
Je suis pas habitué !

C’est le nouveau programme,
C’était pas programmé !
Je n’ai pas la moindre idée
De c’que j’vais raconter...
C’est le nouveau programme,
C’était pas programmé !
Qu’est-ce que j’vais raconter
Aux élèves du lycée ?


Evidemment je n’ai
Rien foutu cet été,
Et pourtant je savais
Que je d’vais travailler.

Mais j’n’ai pas trouvé l’temps
Même entre deux apéros,
D’ouvrir un bouquin
De lire le BO.

C’est bête mais en été,
J’peux pas me concentrer,
Trop stressé à l’idée
De n’être pas bien bronzé.

Travailler en juillet,
Ou bien bosser en août,
C’est comme faire une croisière
Enfermé dans la soute !

Refrain

Les semaines prochaines
N’auront pas de dimanche.
Ni d’ailleurs de week-end
Faut qu’j’me retrousse les manches !

Terra incognita
Aux frontières à tracer
Programme me voilà !
Prêt à te déchiffrer

Armé de mon savoir
Je te rendrai lisible
C’est moi « être et avoir »
Je me sens invincible

Trop d’nouveautés ! Quelle claque !
J’me sens mal subitement,
Au fond d’moi j’suis réac,
Je n’aime pas le changement !

Refrain