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vendredi 1 septembre 2017

Contrats aidés : Castaner dénonce "l'irresponsabilité des maires"

Le porte-parole du gouvernement a riposté aux élus locaux qui s‘inquiètent des conséquences de la baisse du nombre des contrats aidés 

Christophe Castaner s'en est pris aux élus locaux

Résultat de recherche d'images pour "colere castaner"Il a accusé vendredi "l'irresponsabilité des maires qui n‘ont pas prévu la rentrée scolaire" et qui s‘inquiètent des conséquences de la baisse des contrats aidés sur la rentrée des classes.
"Si (les classes) n‘ouvrent pas, c'est la responsabilité des maires", a-t-il lancé sur LCI.
Selon Christophe Castaner, les élus étaient au courant de la situation, étant donné que la baisse des contrats aidés, prévue par le gouvernement précédent, avait été votée dans la loi de finances 2017, en décembre dernier.
"Qu‘aucun maire ne vienne me dire, à moi qui connaît bien ce métier là, cet engagement là, qu‘il ne savait pas. (...) Nous savions tous qu‘il y avait moins d‘emplois aidés cette année", a-t-il insisté.

Les collectivités  locales n'ont plus su sur quelle base se fonder

Les contrats aidés, des contrats subventionnés, sont jugés trop coûteux et inefficaces par le gouvernement. 
Créés pour aider à l‘insertion dans le monde professionnel, ils concernent notamment l‘Education nationale et le secteur hospitalier.

L'exécutif n'a cessé d'hésiter sur le nombre d'emplois aidés
Dans un premier temps, 280.000 contrats aidés avaient été budgétés dans la loi de finances pour 2017 pour un montant de 2,4 milliards d‘euros, mais le nouveau gouvernement a porté ce total à 293.000 pour cette année, puis à 320.000, a finalement précisé le porte-parole du gouvernement. Pour mémoire, l'Etat en avait financés 456.723 en 2016... 
De mauvaise fois, Castaner oublie que les maires ont été soumis à des variations incessantes entre  456.723 et 280.000...
Le Premier ministre Edouard Philippe a encore réévalué jeudi à 320.000 le nombre de contrats aidés pour 2017, mais a menacé d'un tour de vis en 2018 : de quoi bloquer les efforts de projections des élus.
Le budget pour 2017 prévoyait 280.000 nouveaux contrats aidés, mais une rallonge de 13.000 contrats avait été annoncée mi-juillet, portant le total pour l'année à 293.000 contrats, contre 459.000 en 2016.
"On terminera à 320.000 l'année 2017", a dit le Premier ministre sur BFM TV/ RMC.
Le gouvernement dit vouloir mieux cibler ces emplois sociaux. 
Confronté à un mécontentement qui ne faiblit pas, Macron a décidé que son gouvernement va recevoir les représentants des collectivités territoriales.

Un recours en référé-suspension doit être déposé au Conseil d‘Etat vendredi par plusieurs élus locaux écologistes conservateurs contre cette baisse.

mardi 31 mai 2016

Rythmes scolaires : les maires présentent la facture

Les communes ne peuvent plus payer la réforme et demande une aide de 640 M€ à l'Etat

Le bilan de la réforme des rythmes scolaires est mitigé

Ecole-garderie,
sous le régime de l'état d'urgence
Trois ans après son adoption, sur le bureau des élus locaux, la réforme des rythmes scolaires est toujours classée dans la pile des problèmes à résoudre. C'est ce que révèle une enquête réalisée par l'Association des maires de France (AMF) auprès de 5.500 communes.

Les aides actuelles de l'Etat (440 M€ par an) ne suffisent pas et, de surcroît, le contenu de ces ateliers est très différent d’une commune à l’autre, donc inégalitaire et discriminatoire, souligne François Baroin (LR), maire de Troyes (Aube) et président de l'AMF. "Il faut faire un saut qualitatif, maintenant qu’on a passé la phase de mise en place", abonde la sénatrice Françoise Cartron (PS), maire d'Artigues près de Bordeaux, et aussi vice-présidente du conseil régional d'Aquitaine et encore vice-présidente de la communauté urbaine de Bordeaux. François Baroin demande donc au gouvernement de faire face à ses responsabilités en décidant une rallonge budgétaire pour consolider les nouveaux temps scolaires. 

Dans l'étude menée par l'AMF, 70 % des maires confient des difficultés persistantes dans la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. Quelles sont-elles ?

François Baroin: Il y a d'abord un problème financier : le coût est très supérieur à ce qui avait été annoncé. 
Ensuite, la réforme est jugée inadaptée aux classes de maternelles. La fatigue constatée des tout-petits, liée à un temps de présence plus long en collectivité et des siestes parfois écourtées, est incontestable. 
Il a aussi fallu trouver en urgence des animateurs, qui n'étaient pas toujours formés
Enfin, le retour de l'école le mercredi matin a déstabilisé tout le tissu associatif local. Au total, il apparaît que cette réforme ne prend pas pleinement en compte les spécificités territoriales, et sa mise en oeuvre reste difficile.

Aujourd'hui, près de trois enfants sur quatre prennent part à des activités sportives ou culturelles, alors que beaucoup en étaient exclus jusqu'ici [ce qui reste à démontrer, puisqu'existaient des possibilités nouvelles, déjà financées par les communes, telles que les piscines intercommunales, jusqu'en Ardèche. Mais 25% d'enfants restent discriminés, si tant est qu'ils soient demandeurs de temps encadré, plutôt que d'un peu de temps libre]. 

N'est-ce pas un progrès ?

C'est un des éléments positifs de la réforme constatés par les maires. Il y a aussi une meilleure coopération des acteurs locaux de l'éducation que sont l'école, les associations, les parents, les élus [qui ont beaucoup donné de leurs personnes]. Mais ces points sont minoritaires par rapport à la permanence de difficultés qui, au bout de deux, puis trois ans, auraient dû s'estomper.

Faut-il abroger la réforme ?

La revendication des maires ne porte pas sur la remise en cause de la réforme, mais sur son financement. On ne peut pas demander à des petites communes rurales de porter à bout de bras un aménagement de cette nature, sans accepter son prix réel. L'Etat nous a vivement encouragés à embaucher des contrats aidés, et il a fallu gérer des contraintes réglementaires, les questions de sécurité, l'aménagement général, l'organisation des transports scolaires... Tout cela a un coût. Pour nous, c'est une négociation à 640 M€.

Il n'est pas question de remettre en cause la réforme, alors que le bilan que vous en tirez est plutôt négatif. Quel paradoxe !

Certains dans le débat politique veulent revenir sur la réforme, il y aura un débat à ce sujet après la présidentielle, en cas d'alternance. Mais l'Association des maires de France, aujourd'hui, dans sa pluralité politique, a un consensus. Il ne faut pas se tromper dans l'interprétation de cette position : la réforme a été tellement difficile à mettre en oeuvre, et on est sortis tellement essorés de l'application de ce projet, qu'en réalité les maires ne veulent plus en entendre parler. C'est cela, la vérité.

Votre parti propose dans son projet de réduire le nombre d'enseignants. Il est étonnant de demander à l'Etat, en même temps, davantage de moyens pour financer des activités périscolaires...

Je ne suis pas schizophrène. Qu'il faille faire un effort pour assainir les finances publiques, personne ne le conteste. Mais les saignées du gouvernement sont telles qu'elles menacent nos services publics locaux et notre rôle d'investisseur pour le développement de nos territoires. L'Etat a décrété un aménagement des rythmes scolaires. Il ne serait pas choquant qu'il paye à 100 % une réforme qu'il a imposée.

Qui sont les animateurs ?

Dans 90 % des communes, les activités périscolaires sont assurées — totalement ou en partie — par des intervenants extérieurs, dont un large contingent de bénévoles (43 %) [les intermittents -quand ils sont compétents, pourraient saisir ces opportunités de justification de leurs allocations]
Il peut aussi s'agir de professionnels d'associations d'éducation populaire [dont la plupart sont marquées à gauche], de clubs sportifs, d'animateurs indépendants auto-entrepreneurs ou d'enseignants [puisque tous ne consacrent pas leur temps libre à arrondir leurs fins de mois en travaillant pour Acadomia, selon la caricature de Ségolène Royal, alors candidate à la présidentielle 2007]. 
"Nombre d'élus ont fait part de problèmes de fidélisation du personnel recruté, en raison parfois du niveau d'absences [!], voire de démissions en cours d'année constatées", relève le rapport de l'AMF, qui impute ces difficultés "à la faible attractivité des temps d'activités proposés et au manque de personnels qualifiés en nombre suffisant". 
Une pénurie qui préoccupe aussi certains parents d'élèves. Au siège de la fédération PEEP, on reçoit régulièrement "des courriers de familles qui s'inquiètent pour la sécurité des enfants. Les animateurs peuvent avoir parfois des discours ou des comportements inappropriés" [cf. leur idéologie de militants, voire leur prosélytisme], relève Valérie Marty, la présidente de la PEEP.

samedi 19 septembre 2015

Les maires de France ont massivement manifesté contre la coupe dans les dotations de l'Etat

Manifestation contre la baisse des dotations de l'Etat: une récupération politique?

L'Express ignore la souffrance des communes et parle de... récupération

Quand -fait exceptionnel qui devrait interpeller -  des centaines de maires descendent dans la rue, comme ce samedi partout en France, une certaine presse jette le discrédit sur l'intention des maires frappés par la baisse des dotations de l'Etat aux mairies. Sans doute des millions d'euros en moins pour les communes sont quantités négligeables vu de Paris, car la droite est accusée d'instrumentaliser l'événement pour contester la politique du gouvernement ! Pour dénoncer la baisse des dotations de l'Etat, le président de l'AMF (Association des Maires de France, Francois Baroin, était tout naturellement aux côtés de 300 maires à Troyes (que le journaliste Ludwig Gallet écrit... 'trois' !) et cela suffit pour dénigrer les élus, leurs difficultés budgétaires  provoquées par une réforme dont le gouvernement socialiste se décharge sur les collectivités territoriales faute d'avoir les moyens du financement de sa politique, et la manifestation de leurs difficultés, comme l'austérité qui s'abat ainsi sur leurs communes et administrés.
La gauche socialiste en perdition salit les succès des autres 
Maires manifestant à Tours
"Un très grand succès", il est vrai. Et c'est par ses mots que l'association des maires de France s'est félicitée de la mobilisation des maires. Ils étaient des centaines à réclamer une révision du calendrier des baisses de dotation, ainsi que de la charge nouvelle de l'effort réclamé aux municipalités.
Une pétition lancée en ligne par l'AMF a déjà récolté plus de 36.500 signatures. Malgré le "danger sans précédent" qui menace le tissu communal, avec une disparition ou une réduction drastique des services publics, dans un post Facebook publié vendredi par l'ancien ministre PS du Travail de retour à Dijon, François Rebsamen explique les raisons pour lesquelles il n'a pas manifesté ce samedi. 
Le ministre déserteur du gouvernement qui ne parvient pas à enrayer la destruction des emplois se permet de fustiger ses collègues maires en les accusant de faire de la récupération politique: le maire de Dijon, commune riche, refuse d'être solidaire des maires ded communes pauvres.

Frère Rebsamen refuse d'entendre le cri d'alarme des maires.
A Colmar, septembre 2015
 Ce membre de la majorité socialiste soupçonne tous les maires descendus dans la rue d'être des élus d'opposition. L'ancien ministre se  livre ainsi à un mauvais jeu anti-démocratique consistant à décrier toute mobilisation de rue et d'en faire une "journée de contestation du gouvernement." 

Rebsamen est de ces socialistes qui nient les faits de désengagement de l'Etat
La baisse est pourtant substantielle. Sur les 50 milliards d'euros d'économies décidés par le gouvernement, la baisse des dotations s'élève à 15,8 milliards d'euros. Avec le président de l'association des Maires de France, l'ensemble des élus municipaux estime que l'effort demandé aux municipalités est bien trop élevé, étalés sur trois ans. "L'Etat ne prend pas la mesure des difficultés pour les communes qui vont se retrouver très vite au ralenti, notamment pour la commande publique, sans compter l'impact sur les PME et TPE", a-t-il tenté de faire comprendre à L'Express et ses lecteurs. L'hebdomadaire accuse les maires d'avoir "une vision quelque peu apocalyptique des conséquences du plan d'économies du gouvernement", formule tordue qui renvoie chacune des parties dans son coin. Au final, la presse de l'entrepreneur franco-israélien Patrick Drahi, propriétaire de L’Express et L’Expansion, ainsi que du quotidien Libération (éhontément socialiste), outre SFR-Numéricable, admet plus qu'implicitement que la réforme territoriale du gouvernement précipite les communes dans l'austérité.

L'Express repart à la charge contre les sacrifiés, épargnant les décideurs irresponsables. 
Selon l'hebdomadaire de Drahi - à qui Arnaud Montebourg a demandé des comptes sur sa situation fiscale, notamment  sa résidence fiscale exacte - l'AMF est dramatiserait la situation de pénurie. "Plus d'eau pour [la] douche, plus d'équipements pour faire du sport, d'écoles, de crèches et de cantines", souligne la pétition. 

Maires ruraux protestataires contre la loi NOTRe
devant l'Assemblée Nationale , le 24 juin 2015
Le gouvernement se défend évidemment d'imposer un trop lourd effort aux maires de France. Bien qu'il ait démonétisé sa parole, le gouvernement Valls prétend, sur Twitter, que les maires peuvent lui faire confiance sur son engagement en faveur des collectivités locales. Ministre de la Décentralisation et porteuse de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation territoriale de la République), Marylise Lebranchu raconte de son côté que ses services technocratiques parisiens estiment que la baisse des dotations ne représente "qu'une diminution de 1,84% de leurs recettes de fonctionnement chaque année, soit en moyenne 28 euros par habitant". 

Des maires de gauche contredisent les accusations de Rebsamen, escorté de L'Express

250 élus dans les rues de Gap pour 
sauver "la République au quotidien"
La mobilisation de ce samedi n'a pas rassemblé que des maires de droite. 
Des maires socialistes, partageant les craintes de l'opposition,  ont participé à la mobilisation: tous ne sont pas des godillots inquiets de leurs futures ré-investitures. Des maires de tous horizons ont exprimé leurs craintes. 
Mais L'Express n'a pas jugé utile de donner la parole aux élus de gauche, Front de gauche socialistes: leur témoignages pourraient démontrer que le danger est grand et que la grogne des maires n'est pas politicienne. 

vendredi 18 septembre 2015

Baisse des dotations de l'Etat: les Français comprennent la colère des maires dans la rue


62% des Français soutiennent l'action des maires contre la baisse des dotations de l'Etat

Le plan de réduction de 50 milliards d'euros des dépenses publiques pénalise les communes

Les maires de France appellent à la mobilisation. Ils manifesteront leur colère demain, samedi 19 septembre, contre la baisse des dotations de l'État, tentant ainsi de s'en faire entendre  dans la rue.
Dans la Sarthe, la ville de Mamers vit cette baisse comme une saignée. Elle a perdu 175.000 euros depuis 2014. Conséquences directes : le maire Frédéric Beauchef (Les Républicains) a diminué de 5% les subventions aux associations, et les départs à la retraite à la mairie ne sont pas remplacés. Et malgré l'état déplorable des trottoirs et chaussées, les travaux attendront, car en 2017, la baisse s'élèvera à plus de 400.000 euros. 
"S'il n'y a pas d'associations, il n'y a pas de vie dans le village. (...) Ça me paraît être indispensable dans la vie d'une commune", déclare Philippe Chartier (sans étiquette).
Outre la vie associative, la vie sociale est en péril. Le village de Saint-Rémy-des-Monts perdra lui 30.000 euros en 2017. Le maire a dû prendre la décision de réduire les travaux dans la commune et de supprimer l'emploi aidé du service voierie.

La quasi totalité des associations d'élus  communaux appelle les citoyens à se regrouper  samedi 19 septembre devant les mairies

Les élus veulent ainsi interpeller l'Etat et peser sur les choix du gouvernement Ils rappellent que la baisse programmée de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) représente une perte cumulée de 28 milliards d'euros pour les collectivités d'ici 2017, dont 15,8 milliards pour les communes et intercommunalités. 

Actuellement, le budget total des communes de France dépasse les 100 milliards d'euros Selon eux, la baisse des crédits de l'Etat a déjà entraîné en 2014 une baisse de l'investissement des communes de 12,4%. Une situation qui pourrait notamment avoir de graves conséquences sur l'emploi dans le secteur du bâtiment. 

62% des Français soutiennent l'action des maires 

Or, plus de 60% des Français considèrent "justifiée" la journée d'action des maires de France pour dénoncer la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités locales, selon un sondage Odoxa (réalisé auprès de 1.009 personnes) pour Les Echos, FTI consulting, Radio classiqueA la question "personnellement estimez-vous que ce mouvement des maires est justifié ou pas ?", 62% des personnes interrogées répondent par l'affirmative, contre 37% qui ne le jugent "pas justifié" (1% sans opinion).

Si 70% des sympathisants de droite estiment le mouvement "justifié", c'est aussi le cas de 54% des sympathisants de gauche. Une courte majorité des personnes interrogées, 52%, estime cependant que les communes pourraient faire face à ces baisses de dotations "sans avoir à augmenter leurs tarifs ou leurs impôts, en faisant des économies". Savoir si les mêmes tiennent toujours ce raisonnement s'agissant du déficit budgétaire de France Télévisions ou des dépenses publiques engagées par Hollande et Valls dans les guerres ou l'accueil des réfugiés et la charge des navires Mistral invendus... 46% sont d'un avis contraire. 

Elles sont également 79%, contre 20%, à penser que les communes "font trop de dépenses inutiles". C'est d'ailleurs également la position du ministre des Finances, Michel Sapin, qui estiment que les collectivités locales en général et les communes en particulier doivent pouvoir parvenir à des économies dans leurs dépenses de fonctionnement. Le ministère des Finances rappelle aussi que le gouvernement à décidé la création d'un fonds doté d'un milliard d'euros pour aider les collectivités dans leurs investissements. Mais on ne sait pas encore comment sera fiancé ce fonds.

Demain, la porte de la piscine de L'Union (Haute-Garonne) sera drapée d'un grand rideau noir. Cette piscine construite en 1974 a besoin de travaux. Or, aujourd'hui, le transfert de compétences par Etat ne s'accompagne pas du montant de dotations correspondant. "Il va falloir vraisemblablement emprunter de l'argent pour pouvoir la rénover", déplore Marc Péré, maire de L'Union.
Pour L'Union, les dotations de l'État représentent aujourd'hui 13% du budget de fonctionnement. Leurs baisses obligent la commune à faire des économies. En 2017, ce sont près de 800.000 euros qui vont manquer dans les caisses de la ville.
À Balma, la commune voisine, la problématique est la même. Ici devait être construite une maison de quartier. Le projet est reporté. Quant aux rencontres du livre et du vin, elles ont tout simplement été annulées.

Discriminer les communes, une variante la lutte des classes. 
Des commentateurs en sont arrivés à contester la légitimité des maires de communes dites riches qui soutiennent solidairement les communes pauvres... 

samedi 12 septembre 2015

L'accueil des migrants gonfle la dette publique

Bénévoles ou non, les Français mis à contribution pour l'accueil des migrants

Le gouvernement raconte aux élus que l'Etat assumera seul l'impact financier de la campagne d'accueil des réfugiés




Rassurer était l'un des objectifs de la réunion des maires de France, organisée ce samedi à la Maison de la Chimie à Paris par... Bernard Cazeneuve. Dès le début de cette journée de travail, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a donc donné des assurances aux 600 élus présents qui se sont portés volontaires pour se répartir les 30.000 migrants syrien, irakiens ou érythréens d'ici 2017, selon Fabius. 
Les communes mettant en place des dispositifs d'hébergement pour les réfugiés se sont vu promettre de recevoir "1.000€ par place" supplémentaire créée dans les deux ans, a ainsi assuré le ministre de l'Intérieur.
En vérité, ces dispositifs sont mis en place par des associations, au premier rang desquelles Médecins de France que France Télévisions ne manque jamais une occasion de promouvoir par des cadrages de complaisance, en contrepartie de son rôle d'entraînement des frileux.   

Les moins méfiants ont réalisé l'entourloupette 

Cazeneuve a en outre glissé qu'un "fonds de soutien au financement de l'investissement" pourrait être mobilisé pour les opérations lourdes de création de locaux d'hébergement ou de logements. 

Manuel Valls a également mis son poids dans la balance, promettant la création de nouvelles places d'hébergement pour les réfugiés. DAL les attendait pour ses sans-abri et mal-logés, mais ils iront aux migrants. Le réfugié catalan a commencé par faire l'annonce, mais il en précisera le chiffre mercredi à l'Assemblée nationale lors du débat consacré aux migrants. "Mais je peux d'ores et déjà vous dire que, trois mois après les décisions de juin, de nouvelles places d'hébergement seront financées. Nous serons au rendez-vous", a fanfaronné le premier ministre. 

Selon Bernard Cazeneuve, maintenant, cela devrait notamment concerner, l'hébergement en centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada), dont le dispositif de 25.000 places environ ne suffit déjà pas à loger l'ensemble des demandeurs en temps "normal". Ils leur offrent un lieu d’accueil pour toute la durée de l’étude de leur dossier de demande de statut de réfugié. Cet accueil prévoit leur hébergement, ainsi qu’un suivi administratif (accompagnement de la procédure de demande d’asile), un suivi social (accès aux soins, dont la CMU, scolarisation des enfants, etc.) et une aide financière alimentaire. Et, il va sans dire, les CADA sont en général gérés par des associations ou des entreprises.

L'intervention de Bernard Cazeneuve  

Alors que les maires se retrouvent en première ligne, Bernard Cazeneuve s'est appliqué à assurer les maires téméraires de la "grande gratitude" du ministère de l'Intérieur. 
Petit problème, il se met déjà en retrait. Tout en leur promettant...sa "disponibilité", il n'offre plus que de les "accompagner dans les efforts" qu'ils ont consentis. Il leur a ainsi rappelé qu'ils doivent assumer leur volontariat. 
A défaut de soutien financier à la hauteur de l'engagement des communes, il leur propose royalement... un petit livret didactique,déjà à disposition des élus depuis des années d'ailleurs.

Accueil de harkis: campement
Leurs inquiétudes ont notamment été relayées par le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, qui s'est rendu place Beauvau mardi. 
Manuel Valls a confirmé que les demandeurs d'asile déboutés seront reconduits à la frontière. "Il nous revient d'apporter des réponses concrètes aux inquiétudes de nos concitoyens. En organisant l'arrivée des réfugiés de manière sérieuse, pragmatique, intelligente. Sans céder à la panique, et sans la provoquer", a toutefois polémiqué le Premier ministre. 

Enfin, il s'est engagé à ce que les nouvelles aides aux réfugiés annoncées par le gouvernement ne se fassent pas au détriment des sans-abri, promettant de débloquer les crédits nécessaires pour les sans domicile fixe notamment pour l'hiver. La magie noire vallsienne va opérer ! L'incontrôlable démon des dépenses publiques a pris possession du corps convulsif du Catalan.  

Cette réunion a attiré des maires de toute la France, nous assure-t-on. 
Tous les partis politiques étaient représentés. Y compris le Front national, par le maire de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, qui avait fait le déplacement pour... dénoncer "l'invasion migratoire".
Chaque département avait envoyé un émissaire, à l'exception de la Lozère et la Haute-Saône. Ces maires sur la réserve, hésitent ou posent leurs conditions, notamment d'appartenance religieuse. Et parmi ces émissaires, combien d'observateurs?

Cliquez sur les pastilles pour connaître les raisons invoquées par les élus.



Une carte à volonté manifestement délatrice

Les chômeurs et les sans-abri seraient, en revanche, intéressés de savoir
quelles sont les raisons invoquées par les maires bénévoles pour détourner l'argent public au profit de demandeurs non choisis et au détriment des défavorisés et des petits contribuables?

lundi 8 juin 2015

Hausse annoncée du prix des cantines scolaires à la rentrée

L'État baisse les dotations: les communes doivent faire face à de nouvelles dépenses

Les mairies vont devoir augmenter les tarifs de cantines scolaire
 
Les cantines scolaires ne sont plus égales
face à  la loi de décentralisation
Les maires, confrontés à la baisse des dotations budgétaires de l'Etat, relèvent les tarifs des cantines pour la rentrée de septembre. 
Valls et Hollande feront leur pub sur l'ARS (allocation de rentrée scolaire) mais dès la prochaine rentrée scolaire les parents devront payer plus cher la cantineLes prix de la cantine scolaire risquent d'augmenter dans de nombreuses communes. Les maires de nombreuses villes augmentent les prix afin de faire face à la baisse des dotations de l'État, confirme Le Parisien. Le pouvoir d'achat va encore en prendre un coup.

Pour les communes, le gouvernement place la barre  de plus en plus haute... Dans le même temps, en effet, le minitre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, voudrait privilégier les approvisionnements locaux dans les cantines publiques, afin de promouvoir le "Made in France" jusque dans les assiettes. Cette initiative a pour objectif de parvenir à 40% de produits dits de qualité (bio, produits localement, etc.) d'ici 2017 dans la restauration collective. Est-ce faisable ? C'est le défi imposé aux élus locaux. 

Le pouvoir socialiste rend les communes de plus en plus inégalitaires

Les nouvelles contraintes budgétaires restent à évaluer 
Elles concernent aussi bien la hausse des prix que les écoles concernées. Certaines municipalités seront plus restrictives sur la composition des repas lorsqu'elles en assurent la préparation, quand la plupart choisissent de moduler en fonction des revenus des parents et du nombre de personnes par foyer.
Ainsi, à Toulouse, la gratuité pour les familles les plus modestes sera levée. Quant à Agen, les tarifs devraient augmenter de 10%, ce qui représente un gain de 50.000 euros pour la commune. 
A Alençon, la mairie met en oeuvre une autre solution de sauvetage du budget communal. Depuis la rentrée 2014, la mairie socialiste met les parents à contribution: ils doivent préparer le repas de leurs enfants qui sera réchauffé sur place. La probématique
   Le problème des repas de substitution est ainsi réglé, mais celui des repas équilibrés ou de la qualité des produits alimentaires reste entier.  
A Sceaux, la ville fera supporter la haussé de 32% du prix de la cantine à certaines familles: les familles les plus aisées paieront plus cher. Les familles auront désormais intérêt à gagner moins pour dépenser moins.

Les mairies doivent s'adapter en fonction de leurs ressources
Le prix de la cantine s'impose aux communes.  Le Progrès souligne l'aspect inégalitaire de la mesure gouvernementale. Les prix peuvent varier d'une ville à l'autre comme Dans la région de Roanne, les prix varient de 1 à 7. 
Pourtant classée à gauche, la FCPE, la fédération dominante de parents d'élèves, souhaite plus de transparence sur les prix, "mais aussi sur l'attribution des marchés et du contrôle de la qualité des repas servis". Selon la FCPE, le prix moyen d'un repas se situe entre 3,5 à 4 euros par enfant. Certaines familles pourraient être appelées à payer jusqu'à 10 euros par enfant.

L'Education est dite nationale, mais s'arrête aux assiettes.
L'assiette de l'impôt devient de plus en plus indigeste à certains.


mardi 28 janvier 2014

Socialisme en France: le taux de pauvreté dépasse 40% dans certaines zones

Paris est-elle la vitrine du socialisme à la Hollande ? 

De forts taux de pauvreté et de
 profondes disparités

Une étude publiée par La Gazette des communes dresse un état déprimant de l'état social de la capitale, après 13 ans de gestion socialiste par Bertrand Delanoë, depuis 2001.
Le PS a fait de Paris une ville bourgeoiseUne étude du Centre d'observation et de mesure des politiques sociales (Compas) pour La Gazette des communes met en évidence des taux de pauvreté variant de 7% à 25% selon les arrondissements de la capitale. Et malgré l'arrivée dans les quartiers populaires de catégories plus argentées ces dernières années, certains restent marqués par un très fort taux de pauvreté.
Paris arrive au 17e rang des grandes villes comptant le plus d'habitants vivant sous le seuil de pauvreté (moins de 977 euros par mois, par ménage), avec un niveau moyen de 14%. "Mais le taux de pauvreté y atteint plus de 20 % dans des arrondissements qui regroupent 200 000 habitants", note cette étude. Plus précisément, 25% de la population du 19e arrondissement est touchée par la pauvretéarrondissement du sénateur Roger Madec que François Dagnaud tient au frais, 24% de celle du 18e, géré par Daniel Vaillant, 22% de celle du 20e, géré par Frédérique Calandra (PS) à la suite du socialiste Michel Charzat, et 18% de celle du 10e (Rémy Féraud, PS, codirecteur de campagne d'Anne Hidalgo). Les arrondissements les moins frappés par la pauvreté restent le 7e (7%, Rachida Dati, UMP), le 6e (8%, Jean-Pierre Lecoq, UMP) et le 16e (9%, Claude Goasguen, UMP).

Les trois communes les plus pauvres du classement :
1. Roubaix (45%)
2. Saint Pierre (44%)
3. Le Tampon (43%)
Les trois communes les moins pauvres du classement :
98. Versailles (7%)
99. Rueil-Malmaison (7%)
100. Neuilly-sur-Seine (7%)
En France, le taux de pauvreté est relatif (contrairement aux Etats-Unis, par exemple). Il est fixé à 60% du revenu médian, après impôts directs et prestations sociales. En 2011, ce seuil était de 977 euros par mois.

Méthodologie pour l’estimation des niveaux de vie

Les disparités sont également grandes entre villes PS
La commune de Besançon - maire proche de Laurent Fabius, puis d'Arnaud Montebourg, puis de Dominique Strauss-Kahn et enfin de François Hollande - est placée à la 47e place du classement national. Avec un taux de pauvreté atteignant les 20%, la capitale comtoise se situe 40 places derrière Dijon, autre ville socialiste mais bourgeoise,  qui est placée à la 87eplace avec un taux de pauvreté de 13%.


Ce taux dépasserait les 40% dans une dizaine de quartiers des 13e, 18e, 19e et 20e arrondissements.
L'étude utilise des indicateurs "plus fins" que l'INSEE, souligne le site de Metronewset montre des disparités plus profondes encore entre les quartiers. Le taux de pauvreté dépasserait même 40% dans une dizaine de quartiers de 18e, 19e et 20e arrondissements, mais aussi dans le 13e arrondissement. 

Les taux de pauvreté s'échelonnent en effet de 7% à 45 %, selon les villes de France. Neuilly-sur-Seine serait la plus riche, tandis que Roubaix, dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais de Martine Brochen-Aubry (PS), est au plus bas. 
Ce classement se penche aussi précisément sur les arrondissements de Lyon (PS) et Marseille (UMP). Et en tire une leçon: "A l'échelle des grandes villes, une très forte densité peut faire disparaître des taux de pauvreté très forts localement, qui se cachent derrière des moyennes: si on y regarde de plus près, la pauvreté réapparaît. " Un commentaire qui, municipales obligent, fait dire aux chiffres ce qu'ils ne disent pas.