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vendredi 27 décembre 2019

La réforme des APL à nouveau reportée par le gouvernement

Les apprentis du gouvernement ne tiendront encore pas leurs engagements

Denormandie, un proche de Macron, reporte la mise en vigueur des nouvelles règles de calcul du 1er janvier comme prévu au 1er...avril !

Denormandie se fait dessus quand le chien du Macron s'oublie.
Quand le ministre s'oublie, le président se fait-il dessus ?

La Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a demandé plus de temps pour faire face à une évolution du mode de calcul des aides personnalisées au logement. 
La Nouvelle année du "monde nouveau" de Macron va s'ouvrir sous de mauvais auspices. Jeudi 26 décembre, lendemain de Noël, lgouvernement a annoncé, avoir repoussé du 1er janvier au 1er avril l’entrée en vigueur de la réforme des aides personnalisées au logement (APL), après déjà  un premier report en juillet dernier, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) ayant demandé plus de temps pour sa mise en œuvre.

Sur la sécurité et la fiabilité, l'exécutif accumule les difficultés.
Evitant les micros et caméras, Julien Denormandie, ministre chargé tardivement de la ville et du logement  des secteurs oubliés au moment de la formation du gouvernement en juin 2017 ! -, a eu recourt à un communiqué, pour faire part de ce deuxième report. 
Cet ancien directeur de cabinet adjoint de Macron quand il était ministre de l'Economie de Hollande justifie le nouveau report par sa volonté de permettre l’application de la réforme "avec un meilleur niveau de sécurité et de fiabilité pour les allocataires".

"Cette réforme n’est pas remise en cause [à la bonne heure !] et permettra de déterminer de façon plus juste le montant d’APL à verser en fonction de la situation des allocataires et de la réalité de leurs ressources", a-t-il promis.

"Il est de ma responsabilité d’assurer à tous les allocataires le juste versement de leurs aides au logement, c’est pourquoi j’ai acté ce décalage d’un trimestre", s'est vanté le ministre, clown triste (ci-contre par Bernard Buffet).

La CNAF avait eu également recours à un communiqué pour informer Juju Denormandie.
Elle lui faisait part, à lui et aux bras cassés de son cabinet, du besoin de "décaler la date d’entrée en vigueur de la réforme d’un trimestre afin de s’assurer des meilleures qualité et fiabilité possibles dans la mise en œuvre de cette réforme pour ses six millions d’allocataires" en souffrance. 

L'exécutif refait le coup de ParcourSup !
Résultat de recherche d'images pour "Denormandie"
Denormandie est-il un jeune sinistré?
Selon la Caisse, les "travaux techniques relatifs" à l’évolution du mode de calcul des allocations logement "montrent encore des zones d’incertitude". "D’ultimes travaux de fiabilisation sont donc indispensables, nécessitant un décalage du calendrier prévu pour assurer la bonne mise en œuvre de la réforme", a expliqué la CNAF dont le zèle et les scrupules honorent le ministre à la triste figure, l'un des fondateurs du mouvement En marche !, dont il fut secrétaire général adjoint...

Cette réforme vise à mettre en œuvre la "contemporanéité" (sic) des APL...
On comprend qu'un tel langage puisse faire bugger les calculs ! En clair, on parle d'actualisation des modes de calcul à partir des revenus actuels du bénéficiaire et non plus de ceux qui remontent à deux ans, comme c’est le cas actuellement.

Au mois de juillet, Matignon avait estimé à "un peu au-dessus d’un milliard d’euros" les économies réalisées grâce à cette réforme.

Le socialiste Macron a demandé au socialiste Denormandie - ex-collaborateur de Moscovici - de réaliser des économies sur le dos des allocataires, par définition les plus plus défavorisés. Mais la presse aux ordres assure que ça s'explique  par l’idée que les revenus actualisés seront globalement plus élevés que ceux qui étaient observés deux ans auparavant, grâce à la croissance, et que cela réduira mécaniquement le montant des aides leur étant conditionnées. 
Evidemment, ceux qui anticipent le coup-bas ne comprennent rien...


mercredi 31 octobre 2018

Alexis Corbière (LFI) s'explique sur l’aide pour "ménages très modestes" reçue pour rénover son logement

Corbière, député d'extrême gauche gavé d'aides sociales
C'est une addiction de l'élu de La France Insoumise
"Un député Insoumis friand d'aides sociales," titre Le Canard enchaîné du 31 octobre. L'hebdomadaire anarchiste révèle que le député de La France insoumise Alexis Corbière et sa compagne, Raquel Garrido, ancienne porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, ont bénéficié d'une aide financière pour des travaux au titre de ménage "très modeste". 
Une affaire qui soulève quelques questions de moralité sociale.

Quels sont les faits ? 

"
Contraint de quitter son [sa] HLM [habitation à loyer modéré] parisien [de la Ville de Paris] pour cause de revenus trop élevés, le couple d'Insoumis est devenu propriétaire, à la fin de 2017, d'une maison à Bagnolet (commune communiste depuis 1928, en Seine-Saint-Denis, mais socialiste depuis 2014) dont il a fait payer la majeure partie de la rénovation par des fonds sociaux...", révèle Le Canard enchaîné. 

Après une demande effectuée le 15 mai 2018, avec un devis de près de 20.000 euros de travaux de rénovation énergétique (portant sur "la chaudière, les radiateurs et les menuiseries"), le député de la Seine-Saint-Denis et l'avocate Raquel Garrido chroniqueuse TV, parents de trois enfants, ont reçu un peu plus de 12.000 euros (12.076,40 euros) de remboursement de l'Agence nationale de l'habitat (Anah), révèle le Canard. Soit plus de 60 % de la facture...
L'ANAH est un établissement public placé sous la tutelle des ministères en charge du Logement, du Budget et de l'Economie... Trois services gouvernementaux - gestionnaires des deniers publics - qui n'auraient rien trouvé à redire ?
Alexis Corbière et Raquel Garrido avaient fourni leur déclaration de revenus de 2016, profitant de ce que le couple, selon le Canard, "ne disposait que des petits salaires de l’un (prof, puis permanent de la campagne présidentielle de Mélenchon) et des maigres honoraires d’avocate de l’autre. Ils s'étaient dépêchés, lors de la déclaration de leurs revenus de 2017, de devancer à ce stade de l'année, une communication tardive du fisc, précise le journal. 
Or, leurs revenus 2017 avaient nettement augmenté, en raison de l'indemnité parlementaire du député et du salaire de Raquel Garrido, devenue chroniqueuse sur C8, chaîne de télévision, propriété du groupe Canal+, filiale du groupe Vivendi de Yannick Bolloré.

Que répond le couple "défavorisé" ? 

Dans un communiqué publié sur Twitter, Alexis Corbière dénonce un "article infamant". Le député de La France insoumise réprouve "le procédé du Canard qui consiste à jeter le discrédit sur un citoyen et une famille, qui respectent la loi". A défaut de respecter l'esprit de la loi et des valeurs sociales...

"Je ne suis pas responsable ni du nom de ces catégories, ni des plafonds retenus. (...) Je n'ai fait que respecter les règles qui régissent ce dispositif", a clamé Alexis Corbière, à propos de l'aide financière qu'ils ont obtenue au titre de "famille très modeste". 

Il affirme que les revenus de son foyer en 2016 (alors qu'il s'agissait de leur déclaration de revenus pour 2017) s'élevaient [très modestement] à 37.451 euros pour un couple avec trois enfants. Auprès du Canard, le parlementaire précise également que ses "travaux de rénovation énergétique ont été rendus absolument urgents suite à un incendie en février 2018."


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Mon communiqué de presse en réponse à l’article infamant du @canardenchaine. J’ai respecté la loi. Je n’ai bénéficié d’aucun avantage ni privilège. Je reprouve absolument le procédé du Canard qui consiste à jeter le discrédit sur un citoyen, et une famille, qui respectent la loi.

De son côté, Raquel Garrido précise que
sa fille "est restée coincée à l'étage par le feu dans la cage d'escalier" : l'incendie aurait été "provoqué par un poêle à bois [polluant] qui était auparavant l’unique source de chauffage". "On aurait prémédité cela de façon 'dégourdie' pour toucher une subvention ? Je suis dégoûtée", écrit-elle sur Twitter.


Dans un communiqué diffusé mardi soir, Alexis Corbière confirme que " (s)a famille a sollicité et obtenu une
subvention de l’Agence nationale de l’habitat dans le cadre du programme “Habiter mieux” destiné à inciter les particuliers à entreprendre des travaux de rénovation énergétique".

Pour le député LFI :
"l’Anah m’a demandé, comme elle le fait avec les 60.000 autres personnes qui s’inscrivent chaque année dans ce dispositif, de lui indiquer le revenu fiscal de référence de mon foyer figurant sur notre dernier avis d’imposition. Ce chiffre était alors de 37.451 euros, bien inférieur aux plafonds décidés par l’Anah. Il se trouve, en outre, qu’un ménage composé d’un couple et de trois enfants est classé par l’Anah comme "très modeste" lorsque son revenu fiscal de référence est inférieur à 47.279 euros". 

Ils reçoivent le soutien d'Aymeric Caron

Le journaliste végan prend parti sur la base d'une hypothèse :

Est-ce légal ? 

Le Canard enchaîné le précise d'emblée : "Malgré les apparences, ce tour de passe-passe reste parfaitement légal." Mais l'hebdomadaire précise que le couple s'est débrouillé "pour profiter d'une faille du dispositif". "Pour avoir droit malgré tout aux subventions, nos deux dégourdis ont joué sur le calendrier fiscal en déposant leur demande trois mois avant que les chiffres de 2017 soient communiqués par l'administration fiscale", précise Le Canard. 

Expert dans les domaines de l'informatique, de la protection des données personnelles et des crypto-monnaies, Thierry Vallat, avocat au barreau de Paris (50 Avenue de la Grande-Armée, Paris 17e), est formel : "Raquel Garrido et Alexis Corbière étaient dans les clous pour bénéficier de cette subvention de l'Anah". "C'est vrai que c'est étonnant; on n'a pas l'impression qu'ils font partie des ménages les plus modestes, mais pour moi, il n'y a pas de problème de fraude", assure l'avocat.

Des filous vertueux

samedi 12 septembre 2015

L'accueil des migrants gonfle la dette publique

Bénévoles ou non, les Français mis à contribution pour l'accueil des migrants

Le gouvernement raconte aux élus que l'Etat assumera seul l'impact financier de la campagne d'accueil des réfugiés




Rassurer était l'un des objectifs de la réunion des maires de France, organisée ce samedi à la Maison de la Chimie à Paris par... Bernard Cazeneuve. Dès le début de cette journée de travail, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a donc donné des assurances aux 600 élus présents qui se sont portés volontaires pour se répartir les 30.000 migrants syrien, irakiens ou érythréens d'ici 2017, selon Fabius. 
Les communes mettant en place des dispositifs d'hébergement pour les réfugiés se sont vu promettre de recevoir "1.000€ par place" supplémentaire créée dans les deux ans, a ainsi assuré le ministre de l'Intérieur.
En vérité, ces dispositifs sont mis en place par des associations, au premier rang desquelles Médecins de France que France Télévisions ne manque jamais une occasion de promouvoir par des cadrages de complaisance, en contrepartie de son rôle d'entraînement des frileux.   

Les moins méfiants ont réalisé l'entourloupette 

Cazeneuve a en outre glissé qu'un "fonds de soutien au financement de l'investissement" pourrait être mobilisé pour les opérations lourdes de création de locaux d'hébergement ou de logements. 

Manuel Valls a également mis son poids dans la balance, promettant la création de nouvelles places d'hébergement pour les réfugiés. DAL les attendait pour ses sans-abri et mal-logés, mais ils iront aux migrants. Le réfugié catalan a commencé par faire l'annonce, mais il en précisera le chiffre mercredi à l'Assemblée nationale lors du débat consacré aux migrants. "Mais je peux d'ores et déjà vous dire que, trois mois après les décisions de juin, de nouvelles places d'hébergement seront financées. Nous serons au rendez-vous", a fanfaronné le premier ministre. 

Selon Bernard Cazeneuve, maintenant, cela devrait notamment concerner, l'hébergement en centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada), dont le dispositif de 25.000 places environ ne suffit déjà pas à loger l'ensemble des demandeurs en temps "normal". Ils leur offrent un lieu d’accueil pour toute la durée de l’étude de leur dossier de demande de statut de réfugié. Cet accueil prévoit leur hébergement, ainsi qu’un suivi administratif (accompagnement de la procédure de demande d’asile), un suivi social (accès aux soins, dont la CMU, scolarisation des enfants, etc.) et une aide financière alimentaire. Et, il va sans dire, les CADA sont en général gérés par des associations ou des entreprises.

L'intervention de Bernard Cazeneuve  

Alors que les maires se retrouvent en première ligne, Bernard Cazeneuve s'est appliqué à assurer les maires téméraires de la "grande gratitude" du ministère de l'Intérieur. 
Petit problème, il se met déjà en retrait. Tout en leur promettant...sa "disponibilité", il n'offre plus que de les "accompagner dans les efforts" qu'ils ont consentis. Il leur a ainsi rappelé qu'ils doivent assumer leur volontariat. 
A défaut de soutien financier à la hauteur de l'engagement des communes, il leur propose royalement... un petit livret didactique,déjà à disposition des élus depuis des années d'ailleurs.

Accueil de harkis: campement
Leurs inquiétudes ont notamment été relayées par le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, qui s'est rendu place Beauvau mardi. 
Manuel Valls a confirmé que les demandeurs d'asile déboutés seront reconduits à la frontière. "Il nous revient d'apporter des réponses concrètes aux inquiétudes de nos concitoyens. En organisant l'arrivée des réfugiés de manière sérieuse, pragmatique, intelligente. Sans céder à la panique, et sans la provoquer", a toutefois polémiqué le Premier ministre. 

Enfin, il s'est engagé à ce que les nouvelles aides aux réfugiés annoncées par le gouvernement ne se fassent pas au détriment des sans-abri, promettant de débloquer les crédits nécessaires pour les sans domicile fixe notamment pour l'hiver. La magie noire vallsienne va opérer ! L'incontrôlable démon des dépenses publiques a pris possession du corps convulsif du Catalan.  

Cette réunion a attiré des maires de toute la France, nous assure-t-on. 
Tous les partis politiques étaient représentés. Y compris le Front national, par le maire de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, qui avait fait le déplacement pour... dénoncer "l'invasion migratoire".
Chaque département avait envoyé un émissaire, à l'exception de la Lozère et la Haute-Saône. Ces maires sur la réserve, hésitent ou posent leurs conditions, notamment d'appartenance religieuse. Et parmi ces émissaires, combien d'observateurs?

Cliquez sur les pastilles pour connaître les raisons invoquées par les élus.



Une carte à volonté manifestement délatrice

Les chômeurs et les sans-abri seraient, en revanche, intéressés de savoir
quelles sont les raisons invoquées par les maires bénévoles pour détourner l'argent public au profit de demandeurs non choisis et au détriment des défavorisés et des petits contribuables?

samedi 18 octobre 2014

Bourses au mérite: le Conseil d'Etat condamne le gouvernement en suspendant leurs suppressions

"Le Conseil d'Etat suspend la fin programmée des bourses au mérite", selon les maquilleurs du Parisien

En clair, le Conseil d'Etat a suspendu ce vendredi la décision du ministère de l'Education nationale de mettre fin aux aides au mérite

pour les nouveaux bacheliers mention très bien

Alors pourquoi ne pas le dire en titre? L'abandon des bourses au mérite dont bénéficiaient jusqu'à cette année les bacheliers boursiers reçus avec mention très bien mobilisait de plus en plus d'étudiants. Une pétition en ligne lancée cet été a recueilli plus de 8.000 signatures et l'ouverture d'un compte Facebook a débouché sur la création d'une association -- Touche pas à ma bourse, je la mérite -, soutenue par une cinquantaine de parlementaires. Mise en place en 1998 par Claude Allègre, mise en oeuvre en 2001 et développée par Valérie Pécresse, elle concernait environ 7.000 nouveaux bacheliers chaque année. Ils pouvaient prétendre à une bourse supplémentaire de 1.800 € par an pendant trois ans, renouvelable deux ans.

"Le juge des référés a estimé qu'il y a un doute sérieux sur la légalité de cette partie de la circulaire attaquée et que son exécution, privant des étudiants d'une part substantielle de leur ressources, créait une situation d'urgence", explique le Conseil d'Etat dans un communiqué.

Dans la foulée, bien qu'elle ait une certaine pratique des micros et caméras comme ancienne porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a dépêché ses services du ministère de l’Education nationale pour  prendre acte de cette décision. "Les conséquences à tirer de cette décision pour les étudiants seront annoncées dans les plus brefs délais", indique-t-il encore dans un communiqué, de manière ambiguë.
En 2013-2014, la bourse au mérite soutenait 31.000 étudiants.
Et le candidat Hollande s'était engagé à faire de la jeunesse la priorité de ses priorités...

Une requête déposée par des étudiants

La fin progressive des aides au mérite a fait l'objet d'une requête déposée par huit étudiants et l'association "Touche pas à ma bourse, je la mérite".
En jeu, une aide complémentaire aux bourses sur critères sociaux de 1800 euros par an, attribuée à des bacheliers mention très bien, renouvelable pendant deux ans, ainsi que des aides accordées aux meilleurs étudiants de master. 

Le gouvernement avait annoncé la fin de cette bourse au mérite en 2013 dans le cadre d'un redéploiement des aides étudiantes, mais elle avait été maintenue une année supplémentaire. Créée sous le gouvernement Jospin (1997-2002), les aides aux mérites avaient été généralisées par un décret pris en 2008 par le gouvernement Fillon.

Une circulaire "prise en catimini" par le pouvoir socialiste

"Cette circulaire prise en plein milieu de l’été [fin juillet], en catimini, avait mis beaucoup d’étudiants dans la panade", souligne Henri de Beauregard, avocat de l’association "Touche pas à ma bourse, je la mérite."

Le ministre de l'Education, Benoît Hamon, représentant de l'aile gauche du PS, n'était pas en droit de supprimer une bourse d'un coup de trait, par simple circulaire. La surprise de la suppression était totale avec les annonces en juin du ministre de l’Education Benoît Hamon et de la secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso d’un nouveau geste pour les étudiants boursiers... 
Geneviève Fioraso avait toutefois fait état de son "souci d'efficacité et la remise en route de l’ascenseur social, en panne ces dernières années." Elle expliquait que "nous avons constaté que les universités, réticentes, ne fournissaient pas forcément les résultats des meilleurs étudiants, considérant que les notations sont non seulement différentes entre les matières mais aussi entre les établissements, justifie-t-elle. Et avec l’augmentation de mentions très bien au bac, l’aide était de moins en moins ciblée."

"Si le gouvernement veut vraiment supprimer cette aide au mérite, il faudra un autre décret, précise l'avocat. J’espère que cela suscitera plus de débat." A croire le conseil de l'association des étudiants sacrifiés à la logique comptable du pouvoir socialiste, "personne n’a compris cette décision de supprimer une aide qui a valeur de symbole, avec un aspect méritocratique et pédagogique". Il se dit confiant sur les suites que prendront l'affaire. "La suspension est un indice favorable. Souvent, derrière, il y a annulation." 

La balle est dans la cour de Najat Vallaud-Belkacem  

Or, dans la continuité de V. Peillon et Benoît Hamon, ses prédécesseurs, le jeudi 11 septembre, la ministre socialiste avait défendu la fin de la bourse au mérite attribuée aux étudiants du supérieur. "Dans un cadre budgétaire contraint tout le monde comprendra qu'on fait des choix et que les dispositifs qui semblent moins efficaces que d'autres pour la réussite du plus grand nombre, on les mette de côté", a justifié Najat Vallaud-Belkacem sur i-Télé, dans sa logique comptable appliquée à l'humain et à l'avenir de la jeunesse.

Bien que les critères sociaux d'attribution soient ceux du CROUS, ce sont bien les jeunes de la classe moyenne inférieure qui sont une nouvelle fois ouvertement victimisés. "Depuis trois rentrées, c'est 450 millions de plus pour les bourses, avec beaucoup plus de boursiers, et 130.000 boursiers de plus qui viennent des classes moyennes", a pointé la ministre franco-marocaine, discriminant les étudiants d'origine essentiellement endogène.

lundi 23 juin 2014

Paris 19e: un polygame faisait travailler ses 15 enfants dans la drogue

Vaste opération anti-crack dans une entreprise familiale du 19e

Le trafic générait d’importants gains journaliers…

La police a démantelé une TPE de réception-distribution de cocaïne établie depuis plus de six années dans la cité Reverdy (19e). Une trentaine de personnes dont une quinzaine provenant de la même famille polygame ont été arrêtées ce lundi matin

Les enfants mineurs - protégés par la loi - effectuaient ce travail principalement de nuit

Les dealers vendaient le crack et la cocaïne à travers des grilles du jardin public faisant face à l'appartement de la famille  et le marché irriguait jusque dans le nord de Paris et débordait même le périphérique.

La famille Boly, au cœur du réseau, réinvestissait les gains, jusqu'à 8.000 euros par jour, au Mali ou au Sénégal, selon nos informations. "Ce trafic perturbait beaucoup la vie des riverains", assure Christophe Crépin, délégué syndical de l'UNSA Police, ce qu'un reportage de France Info contredit. 

Ce commerce prospérait au su et au vu de tous, mais le successeur du fameux Roger Madec démissionnaire le 4 février 2013, François Dagnaud, maire PS, était resté les bras ballants.


Question: les services sociaux ont-ils fermé les yeux,

manquant ainsi à leurs obligations professionnelles, et le chef d'entreprise, polygame à la tête de trois épouses, touchait-il les allocations familiales ? Et l'allocation de mère isolée était-elle versée trois fois?