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lundi 15 juillet 2019
Parcoursup : plus de 70.000 candidats sont toujours considérés "indésirables" au-delà du Bac 2019
Cet article est frappé par la CENSURE exercée par LE FIGARO qui mobilise son service juridique contre ce blog et qui menace de poursuites, considérant que cet article en rappelle un autre, sur la base de chiffres disponibles à tous et malgré un point de vue différent.
Fort de la puissance que lui confère son employeur proche du pouvoir actuel, Wally Bordas, un syndicaliste déterminé à nous faire taire, nous contraint à la suppression de l'article qu'il ne conteste pourtant pas sur le fond.
Nous ne nous sentons pas de taille à lutter et n'avons d'ailleurs pas de temps, ni de moyens pour faire valoir nos droits: c'est ainsi qu'en démocratie la liberté d'expression est bafouée.
Que nos lecteurs veuillent bien nous excuser de plier, mais le droit risquerait de s'avérer une nouvelle fois un instrument aux mains des puissants.
Merci de votre fidélité.
PaSiDupes
lundi 17 juillet 2017
Macron entame le lien entre collectivités locales et les citoyens
Le souverain républicain impose aux autres une surcharge d'économies
Les collectivités territoriales devront serrer la ceinture plus que prévu
Le chef de l'Etat réclame 13 milliards d’euros sur cinq ans, soit 3 milliards d’euros de plus que l’objectif fixé pendant la campagne.
Un objectif plus lourd que les propositions de campagne et que Macron fait désormais supporter aux collectivités au cours du quinquennat, annonce une source proche du gouvernement. Un chiffre confirmé par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin lors de la conférence des territoires, lundi 17 juillet, devant le Sénat.
Pendant sa campagne, Macron demandait un effort de 10 milliards d’euros aux collectivités locales, sur les 60 milliards de baisse de dépenses publiques ambitionnés au niveau national.
Lors d’une conférence de presse, le premier ministre Edouard Philippe a ensuite prôné " une réflexion d’ensemble sur la fiscalité locale".
"Nous devons donner plus de prévisibilité et plus de lisibilité (…) sur l’évolution des ressources des collectivités territoriales, a raconté Philou. Et nous devons engager une réflexion d’ensemble sur la fiscalité locale, sur la taxe d’habitation bien sûr - elle est annoncée -, mais plus généralement sur l’ensemble du système de financement des collectivités territoriales."
"Vous connaissez parfaitement la situation des finances publiques. Vous savez l’évolution des effectifs dans les trois fonctions publiques. Rien de tout cela n’est soutenable", a ajouté le premier ministre, qui l’a déclaré haut et fort :
"Nous devons diminuer notre montant de dépense publique. Les collectivités territoriales doivent prendre leur [juste ?] part à cet effort et cet effort sera globalement important."
Les Français vont découvrir que la canicule qu'ils subissent sur les plages n'est rien
en comparaison de la charge fiscale qui va s'abattre sur eux à la rentrée.
"Je n’ai aucun doute sur le fait que ce sera dur et aucun doute sur le fait que ce sera long", a assenné Edouard Philippe. Le Philou a d'ailleurs tenté de faire avaler la pilule amère en évoquant son souci de faire de "la lutte contre les fractures territoriales une priorité nationale".
Un gag de la même veine que la "jeunesse, priorité" de Hollande. Les bacheliers constatent aujourd'hui que la gestion de l'Enseignement supérieur par Najat Vallaud-Belkacem ne leur permet pas de trouver d'admission correspondant à leurs voeux.
cf. PaSiDupes : Les bacheliers sans affectation de Hollande et Vallaud-Belkacem
Tandis que Mélenchon prend des vacances, LR est au travail
Philippe Bas (LR) a réclamé le passage en urgence de "Jupiter à la démocratie" concernant les relations entre les collectivités locales et l’Etat. "La démocratie, c’est faire en sorte que l’Etat ne fasse pas ses fins de mois au détriment des collectivités", a déclaré le président de la commission des lois du Sénat, après avoir déploré que "ces [cinq] dernières années, les collectivités territoriales [aient] servi de variable d’ajustement au budget de l’Etat".
"Les compensations de l’Etat, on n’y croit plus", a grondé le sénateur de la Manche, à propos de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers à laquelle est opposé cet ex-secrétaire général de l’Élysée sous Jacques Chirac et ministre dans le gouvernement Villepin de 2005 à 2007.
"La Constitution exige que à peu près 60 % des recettes d’une commune viennent de l’impôt local. Si on descend en dessous, alors il n’y a plus d’autonomie financière, et s’il n’y a plus d’autonomie financière, la Constitution est violée."
En ouverture de la conférence des territoires, le porte-voix des collectivités locales, le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), avait demandé que "l'Etat s’engage véritablement à respecter les élus, leur rôle et l’action des collectivités".
"Les élus locaux ne sont pas des pions qu’on bouge au gré des humeurs du jour : ce sont les pièces maîtresses du développement territorial de notre pays et les vigies de notre République."
Les élus territoriaux aussi "veulent de la stabilité et de la prévisibilité dans leurs ressources comme dans leur cadre d’action".
Or, "nous ne pourrons atteindre cet objectif qu’en menant une action résolue contre l’inflation normative qui pèse sur nos collectivités et empêche d’agir", a déclaré G. Larcher, peu avant la prise de parole d’Edouard Philippe.
Emmanuel Macron avait également annoncé la suppression d’environ 70.000 postes dans la fonction publique territoriale pendant la campagne présidentielle. De quoi faire de substantielles économies sur la proximité du service public avec la population.. Ce lundi après-midi 17 juillet, notre chef doit prononcer un discours de clôture lors de la conférence des territoires.
En attendant, profitez bien des bains de mer.
Mais vous pouvez aussi en profiter pour vous noyer tout de suite.
dimanche 16 juillet 2017
Les bacheliers sans affectation de Hollande et Vallaud-Belkacem
Et pendant ce temps, Najat Vallaud-Belkacem prend du repos en famille dans les Landes
Le journal Le Monde est content et titre : "84,3 % des candidats admis, tirage au sort dans 92 licences"
Il insiste: "541 204 lycéens et étudiants en réorientation ont reçu une proposition d’admission dans un cursus, soit un taux de satisfaction de 84,3 %." "Un résultat meilleur qu’en 2015 et 2016 à la même date, où 81,2 % des candidats avaient reçu une proposition," applaudit-il dans son commentaire des chiffres communiqués en fin d’après-midi par le ministère de l’enseignement supérieur.
Le Monde en repasse un coup de cirage à reluire, citant le ministère qui précise par ailleurs que les candidats toujours sans proposition (hors apprentissage) sont 4.000 de moins qu’en 2016 à la même période. De quoi donc se plaint-on dans le monde étudiant et les familles ?
Il faut bien admettre, en des termes - d'une terrible indulgence que son électorat réprouve - qu' "il n’est pas parvenu à limiter autant qu’escompté le recours au hasard pour éliminer des candidats à l’entrée à la fac." Le "recours au hasard" étant admis, validé et gravé dans le marbre du journal, Le Monde glisse que "92 licences ont eu recours au tirage au sort".
Or, "lors des deux premières phases d’APB [Admission Post-Bac] 2017, un tirage au sort a été pratiqué à l’entrée d’une centaine de licences à l’université : n’étant pas autorisée à sélectionner leurs étudiants, les facultés qui se retrouvent avec plus de candidats que de places disponibles [comme si, en bonne gestion, c'était imprévisible. Or, leur nombre est connu depuis janvier] excluent d’abord les postulants des autres académies et ceux qui n’ont pas choisi cette licence en vœu numéro 1," raconte Le Monde. Mais le compte n'y est pas...
Lancé dans quelques académies en 2008, le portail APB est étendu en 2009 à toute la France, remplaçant le système RAVEL d'Ile-de-France en particulier. Toutes les formations ne sont pas encore concernées. .Fin 2012, un rapport de huit inspecteurs généraux de l'Éducation nationale évalue sur la procédure admission post-bac. Il constate la rationalisation et la lisibilité qu'elle a apportées, mais aussi les défaillances et ses effets pervers La défaillance de l'accompagnement de certains établissements publics et le manque d'information aux parents entretiennent l' "obscurité" autour de la procédure, alors que la logique d'APB peut être anxiogène pour l'élève puisqu'il confie son destin à un algorithme. Les auteurs constatent également que le système de choix unique à l'issue de la sélection est mal interprété par les élèves. Le rapport dénonce alors l'effet pervers de la grande offre du site APB qui concentre les demandes sur une poignée d'établissements au prestige national, délaissant les établissements de proximité. Le constat de cette absurdité se fait notamment sur les classes préparatoires des lycées parisiens, la filière Droit et les IUT.
On découvre aussi que des sites au nom de domaine proche de celui d'Admission Post-Bac jouent du désordre et de la confusion pour attirer les étudiants et parents. Certains proposent des informations payantes par téléphone ou par courriel, ou de faux forums qui renvoient vers des numéros taxés...
Le Monde n'incrimine nullement l'insuffisance de places offertes.
"Quand ils restent trop nombreux [la faute aux bacheliers !], elles ont recours au hasard [la méthode du tirage n'est pas non plus mise en question...], les candidats exclus se retrouvant en "liste d’attente". Une sorte de roulette russe, très critiquée, que Frédérique Vidal, la nouvelle ministre de l’enseignement supérieur, s’est engagée à supprimer à la rentrée 2018 et à limiter au maximum cette année."
Le Monde se refuse à mettre en cause l'ex-ministre, Vallaud-Belkacem
"Mais avec près de 40.000 candidats supplémentaires sur APB en 2017 [sureffectif prévisible mais non anticipé par les co-gestionnaires de l'ex- ministère, ministre socialiste et CFDT (SGEN)], dans un contexte où de plus en plus de filières universitaires [et non le gouvernement, vous les suivez, au Monde?] fixent une capacité d’accueil [un effet de l'autonomie des universités que l'actuel ministre Blanquer, veut progressivement étendre aux lycées, en même temps qu'une part plus importante accordée au contrôle continu et à l'arbitraire local],
169 [filières] ont eu recours au tirage au sort pour éliminer [sic] des candidats lors de la première phase d’APB, début juin." Bien qu'il ait jugé que "Najat, ce n'est pas une intellectuelle: elle n'a pas fait l'ENA" (selon les traîtres du journal Le Monde, les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet), Hollande avait pourtant accordé à Najat Vallaud-Belkacem de cumuler l'Education nationale, l'Enseignement supérieur et la Recherche de 2014 à 2017...
169 [filières] ont eu recours au tirage au sort pour éliminer [sic] des candidats lors de la première phase d’APB, début juin." Bien qu'il ait jugé que "Najat, ce n'est pas une intellectuelle: elle n'a pas fait l'ENA" (selon les traîtres du journal Le Monde, les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet), Hollande avait pourtant accordé à Najat Vallaud-Belkacem de cumuler l'Education nationale, l'Enseignement supérieur et la Recherche de 2014 à 2017...
A l'origine flattée, en tant que marocaine d'origine, de se voir confier cette lourde responsabilité, la sotte continua de jouer les bécasses heureuses, sans même entrevoir, ne serait-ce qu'un instant, quel fléau elle représente pour les scolaires, les bacheliers, les étudiants et leurs professeurs, comme leurs parents:
Chassée du Palais Bourbon par la porte, aux dernières législatives, ce "bébé Hollande" menace de revenir par la fenêtre du Palais du Luxembourg.
samedi 18 octobre 2014
Bourses au mérite: le Conseil d'Etat condamne le gouvernement en suspendant leurs suppressions
"Le Conseil d'Etat suspend la fin programmée des bourses au mérite", selon les maquilleurs du Parisien
En clair, le Conseil d'Etat a suspendu ce vendredi la décision du ministère de l'Education nationale de mettre fin aux aides au mérite
Alors pourquoi ne pas le dire en titre? L'abandon des bourses au mérite dont bénéficiaient jusqu'à cette année les bacheliers boursiers reçus avec mention très bien mobilisait de plus en plus d'étudiants. Une pétition en ligne lancée cet été a recueilli plus de 8.000 signatures et l'ouverture d'un compte Facebook a débouché sur la création d'une association -- Touche pas à ma bourse, je la mérite -, soutenue par une cinquantaine de parlementaires. Mise en place en 1998 par Claude Allègre, mise en oeuvre en 2001 et développée par Valérie Pécresse, elle concernait environ 7.000 nouveaux bacheliers chaque année. Ils pouvaient prétendre à une bourse supplémentaire de 1.800 € par an pendant trois ans, renouvelable deux ans.
"Le juge des référés a estimé qu'il y a un doute sérieux sur la légalité de cette partie de la circulaire attaquée et que son exécution, privant des étudiants d'une part substantielle de leur ressources, créait une situation d'urgence", explique le Conseil d'Etat dans un communiqué.
Dans la foulée, bien qu'elle ait une certaine pratique des micros et caméras comme ancienne porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a dépêché ses services du ministère de l’Education nationale pour prendre acte de cette décision. "Les conséquences à tirer de cette décision pour les étudiants seront annoncées dans les plus brefs délais", indique-t-il encore dans un communiqué, de manière ambiguë.
En 2013-2014, la bourse au mérite soutenait 31.000 étudiants.
Et le candidat Hollande s'était engagé à faire de la jeunesse la priorité de ses priorités...
Une requête déposée par des étudiants
La fin progressive des aides au mérite a fait l'objet d'une requête déposée par huit étudiants et l'association "Touche pas à ma bourse, je la mérite".
En jeu, une aide complémentaire aux bourses sur critères sociaux de 1800 euros par an, attribuée à des bacheliers mention très bien, renouvelable pendant deux ans, ainsi que des aides accordées aux meilleurs étudiants de master.
Le gouvernement avait annoncé la fin de cette bourse au mérite en 2013 dans le cadre d'un redéploiement des aides étudiantes, mais elle avait été maintenue une année supplémentaire. Créée sous le gouvernement Jospin (1997-2002), les aides aux mérites avaient été généralisées par un décret pris en 2008 par le gouvernement Fillon.
Une circulaire "prise en catimini" par le pouvoir socialiste
"Cette circulaire prise en plein milieu de l’été [fin juillet], en catimini, avait mis beaucoup d’étudiants dans la panade", souligne Henri de Beauregard, avocat de l’association "Touche pas à ma bourse, je la mérite."
Le ministre de l'Education, Benoît Hamon, représentant de l'aile gauche du PS, n'était pas en droit de supprimer une bourse d'un coup de trait, par simple circulaire. La surprise de la suppression était totale avec les annonces en juin du ministre de l’Education Benoît Hamon et de la secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso d’un nouveau geste pour les étudiants boursiers...
Geneviève Fioraso avait toutefois fait état de son "souci d'efficacité et la remise en route de l’ascenseur social, en panne ces dernières années." Elle expliquait que "nous avons constaté que les universités, réticentes, ne fournissaient pas forcément les résultats des meilleurs étudiants, considérant que les notations sont non seulement différentes entre les matières mais aussi entre les établissements, justifie-t-elle. Et avec l’augmentation de mentions très bien au bac, l’aide était de moins en moins ciblée."
"Si le gouvernement veut vraiment supprimer cette aide au mérite, il faudra un autre décret, précise l'avocat. J’espère que cela suscitera plus de débat." A croire le conseil de l'association des étudiants sacrifiés à la logique comptable du pouvoir socialiste, "personne n’a compris cette décision de supprimer une aide qui a valeur de symbole, avec un aspect méritocratique et pédagogique". Il se dit confiant sur les suites que prendront l'affaire. "La suspension est un indice favorable. Souvent, derrière, il y a annulation."
La balle est dans la cour de Najat Vallaud-Belkacem
Or, dans la continuité de V. Peillon et Benoît Hamon, ses prédécesseurs, le jeudi 11 septembre, la ministre socialiste avait défendu la fin de la bourse au mérite attribuée aux étudiants du supérieur. "Dans un cadre budgétaire contraint tout le monde comprendra qu'on fait des choix et que les dispositifs qui semblent moins efficaces que d'autres pour la réussite du plus grand nombre, on les mette de côté", a justifié Najat Vallaud-Belkacem sur i-Télé, dans sa logique comptable appliquée à l'humain et à l'avenir de la jeunesse.
Bien que les critères sociaux d'attribution soient ceux du CROUS, ce sont bien les jeunes de la classe moyenne inférieure qui sont une nouvelle fois ouvertement victimisés. "Depuis trois rentrées, c'est 450 millions de plus pour les bourses, avec beaucoup plus de boursiers, et 130.000 boursiers de plus qui viennent des classes moyennes", a pointé la ministre franco-marocaine, discriminant les étudiants d'origine essentiellement endogène.
dimanche 27 juillet 2014
Fioraso s'en prend aux bons élèves les plus méritants
Révolte des bons élèves contre la suppression des bourses au mérite
Geneviève Fioraso a choisi la torpeur estivale pour passer à l'acte
En juillet 2013, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a prévenu que la bourse au mérite sera supprimée à la rentrée 2014 dans le cadre d'une refonte du système d'aides aux étudiants. Mise en place en 2009 par Valérie Pécresse pour récompenser les bacheliers ayant décroché la mention "très bien", cette allocation de complément coûtait de plus en plus cher, au rythme des mentions bradées chaque année. Elle était réservée aux étudiants bénéficiant déjà d'une bourse sur critères sociaux et s'élevait à 1 800 euros par an - étalés en neuf mensualités.
Si les étudiants qui bénéficiaient déjà de la bourse pourront continuer à la toucher pendant la durée prévue, "il n'y aura plus de nouveaux entrants", confirme le cabinet de Geneviève Fioraso, désormais secrétaire d'État (photo ci-dessus).
Une vague d'indignation s'est développée parmi les lauréats 2014
"Touche pas à ma bourse, je la mérite" (lien)
"La position est claire, on n'a pas pris les gens par surprise !" se défend le cabinet, accusé d'avoir agi en catimini par les bacheliers qui y prétendent. "La réforme était déjà actée l'année dernière et les mesures portant sur la rentrée scolaire 2014 ont été annoncées par Geneviève Fioraso et Benoît Hamon (ci-contre), le 30 juin." Mais tout le monde n'est pas aussi bien doté en récepteurs de son...
Jusqu'à l'officialisation, les jeunes lauréats ne pouvaient pas réellement imaginer une telle régression budgétaire venant de la "gauche sociale" alors que le candidat Hollande clamait que la jeunesse serait sa "priorité des priorités"... "Bien au-delà de la simple gratitude de réussir avec brio le baccalauréat, la bourse au mérite représentait la possibilité pour la majorité de pouvoir continuer à s'investir pleinement dans les études supérieures sans avoir à se soucier de trouver un travail à mi-temps, un job d'été et autre revenu compensatoire indispensable face aux prix des appartements et au coût de la vie", peut-on lire sur une pétition adressée à Benoît Hamon intitulée "Touche pas à ma bourse, je la mérite". Et le réquisitoire d'enfoncer le clou : "Logement, déplacement, frais scolaires... Les projets des étudiants se retrouvent amputés d'une aide précieuse qui, avec sa suppression, laissera certainement un goût d'amertume aux bacheliers et étudiants dont les espoirs d'être récompensés de leurs efforts semblent s'envoler."
"Ce n'est pas assez pour subvenir à mes besoins"
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| Ce parchemin est-il devenu un torchon? |
Antoine et Vincent, 17 ans, mention TB en S, sont "dégoûtés". Le premier vient d'obtenir son sésame avec 19,34 de moyenne générale. À la rentrée, il déménage dans une résidence privée à Lille où il fera une classe préparatoire aux écoles de commerce. Certes, il est boursier à taux zéro, mais manque de chance pour lui : il est trop "riche" pour bénéficier de l'échelon zéro bis, nouvellement créé dans l'usine à gaz de Fioraso: un choc de simplification qui terrasse cet élève modèle.
Ce super échelon zéro permet à ses bénéficiaires de toucher 1.000 euros par an. "Je n'aurai aucune aide, s'indigne le jeune homme", avec le sentiment d'une sanction pour cause d'excellence. "200 euros supplémentaires par mois, ça aurait aidé pour payer le loyer ! Si la suppression est maintenue, il faudra envisager de jongler entre les études très prenantes et un boulot à côté, voire un crédit...", déplore-t-il.
Son camarade de classe a obtenu 17,81/20. Fils d'un responsable d'éducation dans un collège privé et d'une mère artisan-coiffeur, Vincent touche près de 165 euros par mois grâce à sa bourse échelon 1. "C'est déjà bien, mais ce n'est pas assez pour subvenir à mes besoins", calcule-t-il. "Je suis en colère, je ne comprends pas... On nous dit que l'avenir de la France, c'est la jeunesse, on nous dit de faire des études, mais au final on n'aide pas ceux qui ont de l'ambition !" Ces jeunes gens bien sous tous rapports ont en commun le défaut de ne pas être du genre qui convient à N. Vallaud-Belkacem et Fioraso...
" #RendezNousNosBourses " (lien Twitter)
Le cabinet de la secrétaire d'État lâche un rideau de fumée masquant la sortie administrative des meilleurs
La suppression de la bourse au mérite est à mettre en perspective avec la hausse du budget alloué aux aides sociales. "L'effort budgétaire en faveur des bourses étudiantes est de 458 millions d'euros sur la seule période 2013-2015 !" Depuis la réforme, 132.500 nouveaux boursiers bénéficient d'une bourse annuelle de 1.000 euros grâce à la mise en place d'un échelon dit "0 bis". L'ensemble des bourses a été revalorisé et un nouvel "échelon 7", permettant la revalorisation de 15 % (soit + 800 euros par an) des bourses des 30 000 étudiants issus de familles aux revenus les plus faibles, a été créé. "Cette réforme sociale ambitieuse s'inscrit dans un objectif politique de démocratisation de l'accès aux études supérieures. Elle confirme la priorité du gouvernement en faveur de la jeunesse", est-il écrit en conclusion.
Dialogue de sourds, puisque l'individu ne parle pas des plaignants.
"Indigné" et "trahi", Antoine a créé le hashtag #RendezNousNosBourses sur Twitter. Aidé par Vincent et quelques amis, le message s'est rapidement diffusé sur le réseau social. "On était contents de voir que de plus en plus de monde se mobilisait, alors j'ai pris l'initiative de le tweeter directement au compte du ministère de l'Éducation et de l'Élysée", confie Vincent, plein d'espoir. "Mais comme vous vous en doutez, aucune réponse ni réaction !"
Un exemple de plus de l'écoute gouvernementale et de la réalité du dialogue à la socialiste.
"Je demande à être jugé sur deux choses : la justice et la jeunesse." (François Hollande)
Fallait pas le croire la-dessus non plus !
Mais on peut toutefois participer à la PETITION
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