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dimanche 16 juillet 2017

Les bacheliers sans affectation de Hollande et Vallaud-Belkacem

Et pendant ce temps, Najat Vallaud-Belkacem prend du repos en famille dans les Landes

Le journal Le Monde est content et titre : "84,3 % des candidats admis, tirage au sort dans 92 licences"

Il insiste: "541 204 lycéens et étudiants en réorientation ont reçu une proposition d’admission dans un cursus, soit un taux de satisfaction de 84,3 %." "Un résultat meilleur qu’en 2015 et 2016 à la même date, où 81,2 % des candidats avaient reçu une proposition," applaudit-il dans son commentaire des chiffres communiqués en fin d’après-midi par le ministère de l’enseignement supérieur.

Le Monde en repasse un coup de cirage à reluire, citant le ministère qui précise par ailleurs que les candidats toujours sans proposition (hors apprentissage) sont 4.000 de moins qu’en 2016 à la même période. De quoi donc se plaint-on dans le monde étudiant et les familles ?

Il faut bien admettre, en des termes - d'une terrible indulgence que son électorat réprouve - qu' "il n’est pas parvenu à limiter autant qu’escompté le recours au hasard pour éliminer des candidats à l’entrée à la fac." Le "recours au hasard" étant admis, validé et gravé dans le marbre du journal, Le Monde glisse que "92 licences ont eu recours au tirage au sort".

Or, "lors des deux premières phases d’APB [Admission Post-Bac] 2017, un tirage au sort a été pratiqué à l’entrée d’une centaine de licences à l’université : n’étant pas autorisée à sélectionner leurs étudiants, les facultés qui se retrouvent avec plus de candidats que de places disponibles [comme si, en bonne gestion, c'était imprévisible. Or, leur nombre est connu depuis janvier] excluent d’abord les postulants des autres académies et ceux qui n’ont pas choisi cette licence en vœu numéro 1," raconte Le Monde. Mais le compte n'y est pas...
Lancé dans quelques académies en 2008, le portail APB est étendu en 2009 à toute la France, remplaçant le système RAVEL d'Ile-de-France en particulier. Toutes les formations ne sont pas encore concernées. .
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Fin 2012, un rapport de huit inspecteurs généraux de l'Éducation nationale évalue sur la procédure admission post-bac. Il constate la rationalisation et la lisibilité qu'elle a apportées, mais aussi les défaillances et ses effets pervers La défaillance de l'accompagnement de certains établissements publics et le manque d'information aux parents entretiennent l' "obscurité" autour de la procédure, alors que la logique d'APB peut être anxiogène pour l'élève puisqu'il confie son destin à un algorithme. Les auteurs constatent également que le système de choix unique à l'issue de la sélection est mal interprété par les élèves. Le rapport dénonce alors l'effet pervers de la grande offre du site APB qui concentre les demandes sur une poignée d'établissements au prestige national, délaissant les établissements de proximité. Le constat de cette absurdité se fait notamment sur les classes préparatoires des lycées parisiens, la filière Droit et les IUT.
On découvre aussi que des sites au nom de domaine proche de celui d'Admission Post-Bac jouent du désordre et de la confusion pour attirer les étudiants et parents. Certains proposent
des informations payantes par téléphone ou par courriel, ou de faux forums
qui renvoient vers des numéros taxés...
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Le Monde n'incrimine nullement l'insuffisance de places offertes.
"Quand ils restent trop nombreux [la faute aux bacheliers !], elles ont recours au hasard [la méthode du tirage n'est pas non plus mise en question...], les candidats exclus se retrouvant en "liste d’attente". Une sorte de roulette russe, très critiquée, que Frédérique Vidal, la nouvelle ministre de l’enseignement supérieur, s’est engagée à supprimer à la rentrée 2018 et à limiter au maximum cette année."

Le Monde se refuse à mettre en cause l'ex-ministre, Vallaud-Belkacem 

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"Mais avec près de 40.000 candidats supplémentaires sur APB en 2017 [sureffectif prévisible mais non anticipé par les co-gestionnaires de l'ex- ministère, ministre socialiste et CFDT (SGEN)], dans un contexte où de plus en plus de filières universitaires [et non le gouvernement, vous les suivez, au Monde?] fixent une capacité d’accueil [un effet de l'autonomie des universités que l'actuel ministre Blanquer, veut  progressivement étendre aux lycées, en même temps qu'une part plus importante accordée au contrôle continu et à l'arbitraire local]
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169 [filières] ont eu recours au tirage au sort pour éliminer [sic] des candidats lors de la première phase d’APB, début juin." Bien qu'il ait jugé que "Najat, ce n'est pas une intellectuelle: elle n'a pas fait l'ENA" (selon les traîtres du journal Le Monde, les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet), Hollande avait pourtant accordé à Najat Vallaud-Belkacem de cumuler l'Education nationale, l'Enseignement supérieur et la Recherche de 2014 à 2017...

A l'origine flattée, en tant que marocaine d'origine, de se voir confier cette lourde responsabilité,
la sotte continua de jouer les bécasses heureuses, sans même entrevoir, ne serait-ce qu'un instant, quel fléau elle représente pour les scolaires, les bacheliers, les étudiants et leurs professeurs, comme leurs parents: 

Chassée du Palais Bourbon par la porte, aux dernières législatives, ce "bébé Hollande" menace de revenir par la fenêtre du Palais du Luxembourg.

mardi 3 juin 2014

Tribune: La droite et la défense de l'ordre naturel

De l'ordre naturel en économie, social et politique

L'éternelle querelle des Anciens et des Modernes

Il y a une autre façon d'être conservateur, plus subtile et plus féconde, que de défendre une marche du monde prétendument sacré et immuable.

Le débat sur le mariage homosexuel (sur lequel je me suis déjà exprimé) conduit à exacerber le clivage entre la droite et la gauche quant à leurs visions respectives de la société [un stratagème de la majorité présidentielle qu'on avait-dit productif en termes de fracture, jusqu'aux municipales et aux européennes qui ont sévèrement sanctionné les gauches].

En première approximation, c'est une opposition entre une approche conservatrice, qui passe par la défense d'un ordre naturel, et une approche progressiste, selon laquelle la société doit au contraire s'émanciper de ce déterminisme naturel. Elle dépasse largement les seules questions de société comme le mariage pour tous ou l'euthanasie et concerne les différents débats économiques, sociaux et politiques. C'est ce qui rend son analyse particulièrement intéressante.

Le paysage médiatique et le politiquement correct sont à ce point imprégnés par le progressisme que ce débat est censé ne pas faire débat, pour reprendre la formule du regretté Philippe Muray. En effet, il y aurait un sens de l'Histoire, une émancipation progressive de l'Humanité qui quitterait progressivement sa condition naturelle pour s'élever vers le progrès humain, fruit de son génie propre. Le passage de l'ombre à la lumière en quelque sorte. Selon cette vision, les conservateurs sont identifiés aux réactionnaires comme des empêcheurs de réaliser la destinée humaine.

Il s'agit là d'une caricature du conservatisme qu'il convient de dénoncer avec force. Contrairement au réactionnaire, le conservateur ne refuse pas l'idée de progrès humain, mais il croit que ce progrès ne va pas de soi, qu'il n'est pas écrit à l'avance et il est donc enclin à considérer le passé avec humilité et intérêt.

Ce n'est pas un culte du bon vieux temps

Non pas que le passé serait, par essence, meilleur que le présent, mais parce que ce qui nous parvient du passé aujourd'hui [en résistant au temps] a été sélectionné: les grands auteurs, les grands enseignements historiques, les grandes lois de la science, les grands principes d'organisation sociale. C'est ce passé "sélectionné" [plus fort que le temps] qui est digne d'intérêt, qui nous oblige et qui doit nous aider à déceler, au sein de la modernité, ce qui a de la valeur et ce qui n'en a pas.

Incontestablement, il y a donc à droite la défense d'un ordre hérité du passé qui, s'il n'est pas figé, ne peut évoluer que lentement et avec discernement. Le caractère "révolutionnaire" du libéralisme qui s'est imposé à droite depuis les années 1980 est en ce sens un choc trop souvent sous-estimé et qui pourrait à terme constituer un péril.

Reste à savoir si cet ordre que la droite cherche à défendre est issu, ou pas, d'un ordre naturel.

Il y a, c'est incontestable, une partie de la droite pour qui l'ordre social découle de l'ordre naturel qui découle lui-même de l'ordre divin. Cette vision de la société, qui est assez indissociable de la prédominance de la religion catholique en France au cours des décennies et siècles passés, est en déclin progressif, malgré certains regains de vigueur [sous-estimé par les gauches] comme aujourd'hui avec la mobilisation contre le mariage et l'adoption homosexuels.

La progression des idées du protestantisme

En effet, la société continue à se laïciser et le catholicisme lui-même ne cesse d'être gagné par les idées du protestantisme: l'individualisme libéral, hérité des révolutions cartésienne et luthérienne, gagne peu à peu les consciences et exerce son esprit critique chaque jour plus aiguisé contre un ordre du monde prétendument sacré et immuable.

Si les progressistes sont si sûrs de leur fait, c'est parce qu'ils ne savent (ou ne veulent) voir que cette tendance strictement naturaliste dans la droite conservatrice. Ils se complaisent dans ce dialogue de sourds avec des catholiques réactionnaires. Mais il y a une autre façon d'être conservateur, plus subtile et plus féconde.

Il faut pour cela partir du fait que la société est un système complexe, comme peuvent l'être les systèmes naturels étudiés par la thermodynamique, la chimie, la biologie ou encore l'écologie. Par système complexe il faut comprendre système composé de multiples entités imbriquées avec des interactions et des rétroactions permanentes entre les différentes échelles.

On peut se référer à l'ordre naturel sans être réactionnaire

Ces systèmes échappent assez largement à l'analyse réductionniste cartésienne qui nous permet de comprendre les systèmes simples: impossible de décomposer un problème compliqué en plusieurs problèmes simples ou d'aboutir à une interprétation causale univoque. Ces systèmes partagent entre eux des caractéristiques communes comme une capacité spontanée d'évolution dans le temps, une lutte permanente contre l'entropie ou encore l'émergence de propriétés au niveau macroscopique qui ne sont pas "souhaitées" au niveau microscopique.

Dès lors que la société partage ces caractéristiques avec des systèmes naturels complexes, il est légitime que des modes d'analyse communs soient utilisés. La droite est donc parfaitement fondée à se référer à l'ordre naturel et à mettre en exergue des analogies entre ordre social et ordre naturel, sans que cela ne la range du côté réactionnaire pour autant.

Il s'agit simplement de reconnaître que la complexité du monde appelle la politique à une bonne dose d'humilité et que l'observation de systèmes complexes, fussent-ils naturels, pour résoudre des problèmes similaires (auto-organisation, échanges avec l'extérieur, transmission de l'information...) est digne d'intérêt.

Une telle approche n'a rien à voir avec des doctrines dangereuses comme celle du darwinisme social, qui s'appuient le plus souvent sur une profonde méconnaissance de la théorie de l'évolution et réduisent l'être humain à sa composante biologique, mettant de côté les composantes culturelles et sociales.

Souvenons-nous que l'homme est doué de libre-arbitre

Car s'il y a bien une spécificité des systèmes complexes sociaux, c'est que leurs constituants de base, les individus, sont doués de libre-arbitre. On peut même penser que la liberté joue sur le plan politique le rôle que le hasard joue dans les systèmes naturels : il est cet élément perturbateur qui vient faire évoluer l'ordre existant, cette irruption créatrice du présent dans le passé.

C'est donc l'alliance de l'ordre et de la liberté, par analogie avec les systèmes complexes naturels, qui doit être à la base de la doctrine de la droite. Cette approche consiste à refuser une dichotomie de la droite en une composante conservatrice et une composante libérale qui ne mène à rien.

En effet, l'ordre sans la liberté, c'est le risque de l'autoritarisme, de la fermeture et de la stagnation, tandis que la liberté sans l'ordre c'est le risque de l'anarchie, de l'absence totale de régulation ou de l'individualisme triomphant.

Ordre et liberté forment donc un couple dialectique pour la droite, qui joue un rôle similaire au couple égalité/progrès pour la gauche. Ces deux visions de la société sont légitimes: il n'y a pas l'ombre d'un côté et la lumière de l'autre.

Vincent Le Biez, secrétaire national de l'UMP et secrétaire général du mouvement Droit au Cœur.
Tribune publiée par Slate, le le 23/01/2013

mardi 26 novembre 2013

La voiture d'Olivier Faure (PS) a-t-elle été la cible de tirs ?

La voiture du socialiste, au mauvais endroit ,au mauvais moment

Un "hasard", selon Faure


Olivier Faure dément avoir été visé par des tirs. (Thomas Samson - AFP)
RTL a révélé mardi que la voiture d'Olivier Faure a été visée par des tirs. Le député PS a démenti quelques minutes plus tard sur Twitter.

RTL affirmait que la voiture du député PS 
 membre de la Commission des finances de l'Assemblée nationale avait été visée par des tirs dimanche soir dans le XIIIe arrondissement de Paris.
"La voiture d'Olivier Faure, député socialiste de Seine-et-Marne et secrétaire national du PS, a été la cible de tirs lundi soir à Paris. C'est le chauffeur de l'élu qui l'attendait le long du boulevard Saint-Marcel, dans le XIIIe arrondissement de la capitale, qui a d'abord entendu un bruit suspect avant de constater des impacts de plomb dans les portières de la voiture.
Une enquête a été ouverte et confiée à la 3e DPJ. Aucun suspect n'a été identifié pour l'instant."


Olivier Faure, conseiller spécial du Premier ministre Jean-Marc Ayrault dès le 22 mai 2012, précise ce que sont les faits, selon lui: 


mercredi 17 octobre 2012

"Je ne suis pas Premier ministre par hasard", assure Ayrault devant les députés

Ayrault, premier ministre creux mais velléitaire 

Jean-Marc Ayrault a assuré mardi qu'il connaît "la difficulté de la tâche" qui lui incombe. Mais que fait-il ?
   
D'autant plus hautain qu'il est faible et contesté de toutes parts, Z-Ayrault affirme aussi ne pas être "Premier ministre par hasard", estimant de surcroît que la droite n'a  "pas de leçon à (lui) donner". La méthode Coué de Z-ayrault dans la tourmente: "Je suis le Premier ministre", "je suis le Chef du gouvernement", "c'est moi qui décide de tout", répète sans cesse le chef qui ne sait pas ce qui lui arrive et qui doute de sa position.  
Avant qu'il ne commence à répondre,  lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, sa seule vue a provoqué un brouhaha de rejet dans l'hémicycle, les députés de droite scandant "démission, démission", tandis que les élus de gauche faisaient une "standing ovation" au chef du gouvernement, alors même que les petits soldats de la gauche républicaine venaient tout juste d'être déjugés sur leur volonté d'amender le projet gouvernemental et d'intégrer les oeuvres d'art dans le calcul de l'impôt sur la fortune... 
A Christian Jacob, chef des députés UMP,  lui demandait de s'expliquer sur son autorité "gravement remise en cause" ces derniers jours à la suite de plusieurs interventions dans sa majorité, telle que celle du ministre de l'Education Vincent Peillon qui  a appelé sa grande soeur Taubira au secours sur le sujet du cannabis, Z-Ayrault a répliqué "je ne me sens pas du tout insulté par vos formules."
"Je connais la difficulté de la tâche", celle du "redressement pour la France", a-t-il poursuivi. "je savais que ce serait difficile. Mais vous vous n'avez pas de leçon à nous donner".


François Miquet-Marty a tenté de lui trouver un côté positif et "normal"
En chute dans les sondages et rugueux dans ses interventions médiatiques, Jean-Marc Ayrault est contesté jusque dans sa majorité.  
En quelques semaines, il est devenu la cible privilégiée de la droite, mais aussi de l'extrême gauche. Politologue, directeur associé de l'institut Viavoice, François Miquet-Marty tente d'équilibrer le portrait de la Voix de son Maître:
Z-Ayrault est sur la défensive
Incohérent et irritable, il se réfugie dans l'agression polémique.  
"Chacun sait que vous êtes là dans l'opposition pas par hasard. Moi je ne suis pas Premier Ministre par hasard, je suis Premier ministre parce que j'ai la confiance du président et de la majorité. Vous, vous avez été sanctionnés par le peuple français!", a-t-il lancé.
Selon Ayrault, la droite, "entièrement tournée" vers "la bataille de la présidence du parti UMP", est "incapable" de chercher les "causes de (son) échec". Le Premier ministre de la "gauche molle" divise dans son camp et dans le pays. Après cinq mois de pouvoir sans partage, il continue de "se cacher derrière son petit doigt" et de caricaturer le bilan laissé par Nicolas Sarkozy: "600 milliards" d'euros de dette, "un chômage qui augmente depuis 16 mois consécutifs". Même pas de crise !
Ca ne va pas pouvoir durer encore longtemps comme ça

Audrey Pulvar a déjà clamé que Nono Montebourg pourrait très bien être le prochain Premier ministre !... 
La bataille de Matignon a commencé.


mercredi 26 septembre 2007

Question: la presse 'indépendante' l'est-elle de la gauche?

'Indépendance, indépendance', vous avez dit 'indépendance'?
Il faut le dire et le répéter, tant cette certitude a du mal à convaincre...
Le blog What's Next réagit pour nous (September 25, 2007):

C'est amusant, les hasards de l'actualité politique et syndicale française....
Au même moment où le Parti socialiste annonce
sa volonté de saisir le CSA sur "l'accaparement des médias par Sarkozy", on apprend que les syndicats de journalistes appellent à une mobilisation de leur profession "afin de garantir l'indépendance des rédactions menacée à leurs yeux par la "mainmise" du pouvoir sur les grands médias".
Cette proximité d'action, et de pensée, entre le Parti socialiste et les syndicats de journalistes - si elle n'était pas purement hasardeuse - pourrait laisser penser que gauche et syndicats marchent main dans la main contre Nicolas Sarkozy... Ce qui n'est certainement pas le cas. Les syndicats de journalistes étant bien trop indépendants et occupés à défendre la Liberté de la Presse. Ils ne font en aucun cas de la basse politique...