POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est député PS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est député PS. Afficher tous les articles

lundi 12 décembre 2016

Démission de la députée PS Sylvie Andrieux après sa condamnation

La franc-maçonne Sylvie Andrieux renonce-t-elle aussi à Marseille ?

Enfin condamnée en justice à la hauteur de ses fautes, 
elle démissionne de son poste à l'Assemblée

Condamnée en appel à une peine plus lourde dans une affaire de détournement de fonds publics en septembre... 2014, son pourvoi en cassation n’a rien donné.
Andrieux et Vauzelle
Et il aura fallu un mois, ce vendredi, à la députée pour tirer les conséquences de sa condamnation devenue définitive début novembre. 

Elle est reconnue coupable d’avoir détourné des fonds du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle, PS, à des associations fictives de sa circonscription marseillaise.

Liens utiles PaSiDupes

La justice a condamné la députée exemplaire pour avoir détourné à des fins électorales environ 700.000 euros de subventions régionales à des associations fictives, entre 2005 et 2008, alors qu’elle était conseillère régionale. Sylvie Andrieux avait retardé l'échéance en allant jusqu’à la Cour de cassation, mais la franc-maçonne n’a pas réussi à faire annuler sa peine de quatre ans de prison, dont trois ans avec sursis, 100.000 euros d’amende et 5 ans (seulement) d’inéligibilité.

L’Assemblée nationale a pris acte de la démission de Mme Sylvie Andrieux, députée de la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône", rapporte le journal officiel vendredi. Son siège restera vacant jusqu’à la fin de la législature. 

Pendant près de dix ans, depuis 2007, la justice n'a pas fait de zèle 

La socialiste faisait acte de présence
en séance avec un bracelet électronique
L’enquête avait commencé à la mi-2007 par un signalement à la justice de la cellule Tracfin, qui avait relevé des flux financiers suspects sur les comptes d’associations censées œuvrer à la réhabilitation... sociale des quartiers. Ces associations situées dans le fief électoral d'Andrieux étaient en fait des coquilles vides. Les fonds versés servaient à assurer un train de vie confortable à leurs dirigeants. 

Plus sociale, tu meurs !
En retour, le deal de ses complices était d'aider S. Andrieux à se faire élire. Andrieux l’avait d'ailleurs emporté de justesse (51 %) face au Front national de Stéphane Ravier en 2012. Les quartiers situés au centre-nord de la ville de Marseille - à cheval sur les 12e (Valérie Boyer, maire LR), 13e (Stéphane Ravier, maire FN) et 14e (Stéphane Ravier, également) arrondissements populaires - qui forment l’une des circonscriptions les plus menacées par l’extrême droite et pourtant sacrifiée par son élue, sont parmi les plus défavorisées des Bouches-du-Rhône.
Le prétendant socialiste à l’investiture dans sa circonscription devra enrailler la montée du Front national qu'Andrieux a favorisée.

mercredi 6 avril 2016

Thomas Thévenoud, taxeur socialiste, mais père mauvais payeur

Le député PS a (aussi) oublié de payer la cantine de ses enfants...

Les parents du Ve de Paris paient pour ses enfants depuis 5 ans

Contraint à la démission après la révélation de sa fraude fiscale pathologique, le député PS n'a toujours pas dominé sa "phobie administrative"Le Canard enchaîné révèle ce mercredi que ce député exemplaire et bon père de famille ne paie pas la facture de la cantine de ses enfants depuis 5 ans. choisi par Hollande pour être secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur. 

Grivèlerie: 1.048,82 euros que la mairie n'osait pas réclamer
C'est le montant cumulé des factures de cantine impayées par Thomas Thévenoud. Selon le Canard enchaîné, qui s'est procuré un document de la trésorerie des établissements publics de la ville où sont scolarisés les enfants Thévenoud, le député de Saône-et-Loire n'aurait pas réglé ses factures de cantines depuis ...2011. 

A noter que, bien que
député de Saône-et-Loire, il a son domicile à Paris où ses enfants sont scolarisés. Florence Berhout, la maire LR du Ve arrondissement, celui de Jean Tibéri, au Quartier latin, a fait preuve d'une patience que lui envieraient les maires PS Frédérique Calandra (XXe), François Dagnaud (XIXe) ou François Vauglin (XIe), s'il s'agissait d'un(e) élu(e) d'opposition...

Contacté par le journal satirique, Thomas Thévenoud reconnaît volontiers cette dette. Il y a 15 jours, il affirmait pourtant à L'Express être à jour de toutes ses factures: "J'ouvre toutes mes enveloppes, chaque jour. Je suis mensualisé, je déclare et je paie en temps et en heure."

Une phobie récidivante non référencée

La révélation de ce nouvel abus de notoriété du député PS, qualifié d'"oubli" de paiement, pourrait être un argument de vente: il a publié la semaine dernière chez Grasset 'Une phobie française', récit de la chute libre de l'éphémère secrétaire d'Etat au Commerce extérieur qui, 9 jours après sa nomination, à l'automne 2014, avait été contraint de démissionner du gouvernement pour des oublis et des irrégularités dans le paiement de ses impôts.  

Pour sa défense, ce grand malade avait alors plaidé la "phobie administrative". Gageons que ce profiteur de la République n'oubliera pas d'aller réclamer ses droits d'auteur à son éditeur.

En attendant, il est grand temps d'alerter une assistance sociale pour maltraitance à enfants par personne ayant autorité ! En effet, la progéniture de ce "sans dents" est-elle correctement alimentée ou souffre-t-elle de malnutrition ? 

dimanche 15 novembre 2015

Régionales dans le Nord: un sondage "dans ces moments tragiques" offusque François Lamy

Hollande a maintenu les élections régionales en décembre: la vie républicaine continue !

Factotum de Martine Aubry, maire de Lille, le député PS de l'Essonne est colère 

Il a publié dimanche 15 novembre un communiqué, relayé par une journaliste du journal officieux du PS, Le Monde, dans lequel il explique être "doublement en colère". Une manie dans la majorité: à l'instar de l'hystérique de Matignon, garder ses nerfs est au-dessus de leurs moyens. 
En cause, "la publication ce soir d'un sondage par RTL, LCI et Le Figaro sur les élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais - Picardie", écrit celui qui est le porte-parole du candidat PS dans la région, Pierre de Saintignon. 

Le timing est le même pour tous mais ne lui sied point...
Cette publication intervient en effet moins de 48 heures après les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis. François Lamy fulmine et fait donner les violons:
"Alors que tous les candidats ont suspendu naturellement leur campagne [voir ici] devant l'horreur du moment et au regard du recueillement nécessaire, publier un sondage quand de nombreuses victimes ne sont même pas encore identifiées, que les Français sont sous le choc, est proprement indécent, indigne et choquant", se plaint le socialiste  Assurerait-il ainsi un argumentaire d'après-second tour ?
La seconde raison est plus terre à terre et, disons-le,  politicienne. 
Selon cet apparatchik local, ce sondage serait volontairement défavorable à Pierre de Saintignon en ne faisant "tester" qu'une seule hypothèse de second tour : "un duel Xavier Bertrand/Marine Le Pen". Et ce "alors que la gauche est devant la droite à l'issue du premier tour, que Pierre de Saintignon fait jeu égal avec Xavier Bertrand en cas de triangulaire au second tour". Dans sa tête !
Le mauvais joueur est de mauvaise foi.
Ce choix des "commanditaires" "relève à l'évidence d'une opération politicienne". L'hypothèse d'une triangulaire Saintignon/Bertrand/Le Pen a bien été testée. Mais pas celle d'un duel Saintignon/Le Pen.

François Lamy conclut son communiqué par un coup de gueule récapitulatif :
"La situation de notre pays et ce que vivent dans ces moments tragiques nos concitoyens exigent de la part des media un sens des responsabilités et une déontologie que n'ont malheureusement pas eus RTL, LCI et Le Figaro. [Le Monde, Libération, L'Obs et L'Express , pour ne citer qu'eux, seraient parfaitement socialistes, donc] Inutile de parler de République et de démocratie quand on se comporte ainsi." 
Or, ce sondage a été réalisé par Ifop avant les attentats. 
Il a depuis sa publication été relayé par divers media (ici, France3, ou , Le Point) et a fait l'objet d'une dépêche AFP. Trois vecteurs d'information peut suspects de sympathies droitières...


jeudi 25 juin 2015

Démission: un député frondeur claque la porte du groupe PS

Le député frondeur Philippe Noguès a quitté le Parti socialiste 
"L’espoir de transformer les choses de l’intérieur, que ce soit au sein du PS ou du groupe parlementaire à l’Assemblée, s’est peu à peu évanoui"

Le diagnostic Philippe Noguès, député socialiste du Morbihan, est sans appel. En conséquence, l’élu assure qu'il a pris une décision "irrévocable" : il quitte le Parti socialiste (PS) et le groupe socialiste au Palais-Bourbon. 

Membre du parti depuis avril 2006, élu député en juin 2012, et ancien cadre d’une multinationale américaine de 60 ans, le déçu a décidé de siéger parmi les non-inscrits à l’Assemblée. 

Philippe Noguès a dû en informer Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l’Assemblée, comme Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du parti, par courrier vendredi 25 juin. Ce "frondeur" breton fait "le choix de la liberté et de la loyauté à [ses] convictions", mais il n’a pas l’intention pour autant d’être "dans l’opposition systématique".

Il dresse un portrait ressemblant de Bruno Le Roux
Le président du Groupe est "un véritable problème au sein du groupe. Il a une vision caporaliste de sa mission. Il ne supporte pas le débat, les contestataires. Il a créé une atmosphère détestable au sein du groupe," dénonce l'élu.

Il reproche par ailleurs au gouvernement et à François Hollande une politique de reniements et de manquements qui profitent au FN et un gaspillage de dizaines de milliards donnés en pure perte aux mauvaises entreprises, arguant de surcroît que "la ligne social-libérale a gagné".

L'homme refuse d'être un godillot...
"Je soutiendrai les projets de lois qui me sembleront aller dans le bon sens et je continuerai à combattre la droite ", précise cet indépendantiste. Mais que l’on ne compte plus sur lui pour être un élu béni oui-oui de la politique gouvernementale.
Mais il ajoute l’avoir fait "par respect pour les électeurs qui [l]’ont élu en 2012 ". "Depuis trois ans, on n’a pas de résultats, on n’améliore pas la vie des Français, et nos manques et nos reniements nourrissent en partie la montée du Front national, il faut donc réagir ", conclut le député.

"Nos efforts pour infléchir la ligne ont été vains"

"Depuis de longs mois, avec mes camarades frondeurs, je me bats pour infléchir la ligne économique du gouvernement. Force est de constater que nos efforts ont jusqu’ici été vains, le chemin tracé vers une société de plus en plus libérale n’a pas varié", déplore ce proche de Martine Aubry. 
S’il a bien l’intention de se représenter aux législatives, en juin 2017, il ne veut plus d’ici là participer aux enjeux d’appareils du PS. "Je suis socialiste, je le reste, mais je ne crois plus que le PS, en tant que structure politique, puisse être le moteur d’un nouveau départ", affirme-t-il.

Noguès espère entraîner d'autres déçus du "changement" 
Il espère que son initiative fera école chez ses collègues socialistes: il ambitionne même de monter à terme un groupe autonome à l’Assemblée. "Beaucoup de députés socialistes sont comme moi en désaccord avec la politique que l’on mène, mais ils n’osent pas franchir le pas", explique-t-il, avouant que son choix a été "douloureux".
Qui sortira du rang avec cet ancien délégué syndical CFDT?

jeudi 4 juin 2015

Que cache Bruno Le Roux pour être sur la 'liste noire' du Kremlin ?

Bruno Le Roux est-il plus trouble que balourd?

"C’est incompréhensible", estime 
Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement. 


Moscou a déclaré Le Roux "persona non grata" en Russie
A l'attention de Najat Vallaud-Belkacem, cette expression latine signifie que Le Roux est indésirable en Russie. Et lorsque le socialiste a appris samedi qu'il figure sur la liste des 89 personnalités européennes ne pouvant plus entrer sur le territoire russe, Bruno Le Roux déclare avoir trouvé cela "surprenant". Le président du groupe socialiste à l'Assemblée, dont les diplômes sans date ne sont pas prouvés, n'a pu être ministre. Connu comme aboyeur aux pieds du pouvoir exécutif? Il n'est pas en pointe sur le dossier ukrainien, ni particulièrement actif sur aucune scène diplomatique. Certes, il est président de l'amicale France-Chine à l'Assemblée, mais il est aussi le "surprenant vice-président du groupe d'études "Vol libre et aviation légère"! A partir de là, il faut s'attendre à tout de ce lourdaud.

Il semblerait que ce soit essentiellement
en sa qualité de patron des députés socialistes que le nominé se retrouve "blacklisté" par Moscou, comme une réponse de Vladimir Poutine à la présence du président de la Douma Sergueï Narychkine sur la liste des personnalités visées par des sanctions économiques de l'UE dans le cadre du conflit ukrainien. Mais le président du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume, ne bénéficie pas des mêmes attentions. 

Alors pourquoi cet adjudant de quartier ? 
Daniel Cohn-Bendit, Henri Malosse, Bruno Le Roux 
et Bernard-Henri Lévy, interdits de séjour en Russie

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée fait l'innocent et brouille les pistes en émettant des hypothèses non crédibles pour expliquer sa présence sur la liste des interdits de séjour en Russie: réplique aux sanctions européennes, liens entre le FN et Moscou... "Je suis sur cette liste comme président d'un groupe politique (...) qui a toujours soutenu, depuis maintenant plusieurs mois , la position de médiation de la France dans le conflit avec l'Ukraine", estime le député de Seine-Saint-Denis. 
Il mène la troupe de députés à la trique
La décision du Kremlin lui fait désormais "ni chaud ni froid". Pourtant,  il ne se prive pas de la dénoncer: "Si l'enjeu est de faire un parallèle avec des mesures prises par l'Europe contre un certain nombre de Russes liés aux milieux extrémistes, alors ce parallèle n'est pas juste". 

"Ce n'est pas une affaire personnelle, c'est une affaire politique", juge ce dimanche Bruno Le Roux, interrogé sur Radio J. Le président du groupe socialiste ne soupçonne pas encore Gérard Depardieu, mais ne se prive pas de jeter en revanche la suspicion sur les liens Poutine-Marine Le Pen. 
Son accusation est pour le coup  politique et hexagonale. A demi-mot, Bruno Le Roux envisage une autre justification à sa mise à l'index. Avec quelques autres députés socialistes, notamment Razzye Hammadi (député -depuis 2012- de Seine-Saint-Denis, comme lui, mais grâce à un accord entre les états-majors PS et Front de Gauche) et Sébastien Denaja (autre néo-député, proche de Ségolène Royal), il est en effet à l'origine d'une demande de commission d'enquête parlementaire sur le financement du FN, notamment via d'importants emprunts contractés auprès d'une banque russe. "Je suis sur cette liste au moment où nous avons déposé à l'Assemblée une commission d'enquête sur les liens financiers entre le Front national en France et la Russie, puisque Mme Le Pen a été obtenir de l'argent pour financer ses campagnes en Russie, que la liste est dévoilée après qu'elle a été reçue- avec beaucoup de faste d'ailleurs - au Kremlin il y a quelques jours", résume le proche de François Hollande. Or, en 1987, le Parti communiste a reçu 1 million de dollars en provenance des caisses de la Banque d'Etat d'URSS  - planqué  dans deux soi-disant paquets de tracts - pour financer la campagne présidentielle d'André Lajoinie, député de l'Allier (6,8 % des suffrages en 1988), comme le prouve une lettre du Kremlin publiée en 1992 par un hebdomadaire russe.

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis est encore plus frontal: "Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux figure sur cette liste noire qui n'honore pas la diplomatie russe. Monsieur Poutine ne peut laisser des banquiers financer l'extrême droite en France et tenter d'intimider des démocrates", dénonce cet ancien trotskiste, républicain de fraîche date et actuel patron du PS, élu avec un score stalinien.

mercredi 3 juin 2015

La député du Parti Radical de Gauche, trop occupée pour siéger à l'Assemblée

Assidue, mais dans la tribune de Roland-Garros

L'élue de gauche préfère 
sécher les questions d'actualité au gouvernement pour aller à Roland-Garros

Tribune officielle pour députés 'bâcheurs
Ce n'est pas Roger-Gérard Schwartzenberg qui a pu signaler son absence. Le président du Parti radical de gauche (PRG) n'est pas lui-même un grand assidu et il n'a donc pas dû remarquer l'absence de sa voisine d'hémicycle, Dominique Orliac. Solidarité de groupe oblige ! Mais peut-être ne l'a-t-il  d'ailleurs pas beaucoup vue et, à 72 ans, a oublié jusqu'à son existence. La dame n'est que vice-présidente du parti. 

Le président PS de l'Assemblée, Claude Bartolone, ne s'est pas préoccupé de cette disparition. 
L'absence de la députée du Lot (2007) Dominique Orliac (PRG) ne se remarque pas: pensez donc,  parmi treize membres du groupe ! Et c'est elle qui est médecin ophtalmologue, pas lui...
C'est dans cette optique qu'elle fait le choix du mandat unique: si Dominique Orliac a le don d'ubiquité, elle est pourtant cohérente en défendant le non-cumul des mandats.
En janvier 2014, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lui a confié une mission auprès de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur: l’accessibilité des personnes handicapées dans le domaine électoral. A Roland-Garros, la députée était donc en mission ...

VOIR et ENTENDRE
combien la députée est passionnée de QAG:
Quand  sèche les questions d'actualité au gouvernement pour aller à Roland-Garros...

Cette élue de la majorité, ça tombe bien, souhaite réprimer les citoyens français 

Son groupe et elle veulent punir les citoyens français qui ont choisi de s’assurer ailleurs qu’aux régimes de sécurité sociale français: "Toute personne qui refuse délibérément de s’affilier ou persiste à ne pas engager les démarches en vue de son affiliation à un régime de sécurité sociale sera punie d’un emprisonnement de six mois et/ou d’une amende de 15.000 euros.

Alors la question est maintenant: quelle pénalité Bartolone envisage-t-il à l'encontre de cette tenante de la répression ? Va-t-il attendre que ses électeurs s'en charge ?

mercredi 27 mai 2015

SNCF: l'Etat-PS veut ré-enclaver les ruraux

Décentralisation ou comment se décharger sur les régions en frappant les Français de plus bel au portefeuille

Suppression 
de certaines lignes ou tronçons et de quatre trains de nuit Intercités
Ces lignes touristiques
dont Paris veut l'extinction
Commandé par le ministère des Transports, ce rapport d'un élu PS va sans le sens  de la gestion comptable souhaitée par le gouvernement Valls  
Ces recommandations cherchent à atténuer le déficit annuel d'exploitation des Intercités qui atteindrait entre 300 et 400 millions d'euros, selon les estimations, soit 30 à 40% du chiffre d'affaires total, a publié  Le Parisien/Aujourd'hui-en-France.

Si les préconisations du rapport étaient appliquées, seuls seraient conservés les trains de nuit entre entre Paris et Briançon, Rodez, Toulouse et Latour-de-Carol, le rapport estimant que les autres sont coûteuses et peuvent être remplacées par des liaisons existantes, plus rapides par train ou avion, ou de nuit par... autocar. En journée, la commission préconise de supprimer les Intercités sur cinq tronçons de lignes, sur lesquelles il existe également des dessertes TGV ou TER : Toulouse-Cerbère, Quimper-Nantes, Bordeaux-Toulouse, Marseille-Nice et Saint-Quentin-Cambrai. 

Les 320 trains qui circulent sur les 35 lignes Intercités (35 lignes : 23 de jour et 12 de nuit) transportent quotidiennement quelque 100.000 voyageurs
ce qui correspond à un taux de remplissage moyen estimé à 35%, contre 70% pour le TGV par exemple L'autocar peut prendre le relais du train pour effectuer certaines liaisons rapides entre grandes villes et le gouvernement mobilise ses relais médiatiques pour assurer que "le bon vieux 'corail' a du plomb dans les catenaires", du fait de doublons avec le TER, de la concurrence du bus ou du co-voiturage.
Un aller-retour en InterCités, Quimper-Nantes par exemple, c'est 77€20 plein tarif, 38€ euros pour les jeunes de moins de 26 ans. Il y en 2 par jour : 6h20 et 10h11 au départ de Quimper et retour de Nantes à 15h20 et 19h05. En voiture, le trajet se fait en 2h46 pour 234 km et 29.64€ de carburant. En co-voiturage, il peut revenir à moins de 15€ par passager. Mais les personnes plus âgées? Si on prend toutes les tranches d'âge en compte, les trains Intercités ont leur utilité et leurs adeptes. Les services à la personne, c'est aussi ça. 



Vers un démembrement du réseau Intercités ?


Quand les élus régionaux socialistes sacrifient leurs électeurs à la logique comptable du pouvoir. Le rapporteur Philippe Duron ne tourne pas rond. Le Quimper-Nantes figure parmi les lignes pointées du doigt par le rapport de Philippe Duron, député PS et ex-professeur d'histoire-gographie...
Il est ex-président PS du Conseil régional de Basse-Normandie (2004-2008).
Mieux, il est toujours député du Calvados, en Bretagne, région péninsulaire qui se plaint de façon récurrente de son éloignement des centres décisionnaires parisiens. Mais ils élisent des parlementaires qui les desservent mieux qu'un train SNCF.

Le gouvernement commande mais n'assume pas
Dans un communiqué publié ce mardi, le secrétaire d'Etat foireux aux Transports, Alain Vidalies, se défausse, déclarant que "ce rapport, qui n'engage en l'état pas le gouvernement, va désormais être présenté aux commissions compétentes du Parlement": le désengagement moral et politique du gouvernement socialiste.

L'annonce inquiète certes les usagers mais aussi les écologistes. Il semble même que ce soit cette seule opposition d'EELV qui embarrasse le pouvoir. 
Les Verts estiment qu'une fermeture de ligne serait "un très mauvais signal, au moment où on va faire la Conférence climatique en France, où l'on dit qu'il faut passer des déplacements automobiles vers les transports collectifs", déplore ainsi le député écologiste Denis Baupin, interrogé sur France Info ce matin.

C
ollectif de défense du service public du rail, Convergence Nationale Rail appelle à des manifestations  depuis deux ans pour défendre le réseau des trains Intercités. Après avoir appelé au "sursaut" des élus pour défendre ces liaisons SNCF, le collectif organise des rassemblements sur les lignes menacées de disparition, notamment l'Intercités Aubrac qui relie Clermont-Ferrand à Béziers. Ce matin, France Info interrogeait le vice-président  de ce collectif, sans le nommer:

Didier Le Reste a été patron de la fédération CGT des cheminots jusqu'en 2010, lorsqu'il a pris sa retraite à 55 ans. Pour ce cheminot, "le bus, c’est le début de la fin".


Les trains corails ne seraient "pas assez rentables et surtout vieillots". 
Train Inter-cités 'Le Cévenol'
entre Clermont-Ferrand et Nîmes
A moins qu'ils soient jugés vieillots parce que peu rentables... Quel valeur ce critère de désuétude a-t-il en fait en termes de services publics et de traitement égalitaire des zones les moins peuplées -et en voie d'extinction économique- et d'engagement de l'Etat envers toutes les couches de la population -qui ne se déplacent pas toutes en voiture individuelle? Que signifient en régions les notions d'empreinte carbone laissée par les autobus dont Macron préconise la multiplication ou de développement durable brandies par les acteurs politiques?

L'ex-opposition ne dénonçait-elle pas la désertification des campagnes? En se désengageant, l'Etat laisse aux communes la lutte contre le désert administratif et le sauvetage des services à la population. L'Etat décentralisateur s'éloigne résolument de la France profonde. Hollande a-t-il besoin d'ajouter à son bilan cette nouvelle fracture territoriale ? 

lundi 16 février 2015

Un député PS diffame le FN sur la profanation du cimetière juif de Sarre-Union

Philippe Bies (PS) établit un lien entre la profanation du cimetière juif de Sarre-Union et le FN

Sur quels faits étaye-t-il son accusation ?
il en est une qui honore le Parti socialiste: elle est proférée par son député du Bas-Rhin, Philippe Bies, ci-contre, un nouvel élu de 2012.
Sur les réseaux sociaux, l'élu alsacien a révélé la bassesse des sentiments qu'il avait masqués dans un précédent communiqué où il condamnait "avec la plus grande fermeté cet acte ignoble tant par le symbole que par l'ampleur." Il ne s'en tenait d'ailleurs pas à la langue de bois de cette déclaration "exemplaire" et s'emportait: "Ça suffit ! L’Alsace a été un des théâtres les plus sombres de la persécution des juifs. Persécution à nouveau répétée là, jusque dans leur mort. Nous ne pouvons accepter que l’antisémitisme continue de prospérer."



Or, quand les Juifs subissaient les persécutions nazies, les anciens signataires du "Pacte germano-soviétique" entre Molotov, représentant Staline, et Ribbentrop, envoyé de Hitler, persécutaient eux-mêmes les Juifs. Et malgré leur connaissance de ces faits historiques, Bies et les socialistes exemplaires s'allient toujours avec le PCF, lequel était entretenu par l'Union soviétique.


Bies et ses collègues socialistes indignés sont d'autant plus véhéments que le camarade Staline encouragea l'antisémitisme d’une partie importante des populations d'URSS et renoua avec les théories du "complot juif." Les Grandes Purges staliniennes des années 30 firent de nombreuses victimes juives (cf. libellé PaSiDupes et lien).

Mais, animé par la haine plus que par la raison, posément, froidement, cet élu socialiste a ensuite cherché des têtes

Sur la page FB de Bies
Et c'est par réflexe que le partisan est tombé sur le Front national, sans "calculer" un seul instant les pro-palestiniens du Front de gauche, communistes et Mélenchon, ou NPA de Besancenot, car, dans son univers, les staliniens et les trotskistes sont fréquentables.

Ainsi, son esprit "Charlie hebdo" n'a pas un instant été traversé par le souvenir des quatre morts de la supérette casher de Vincennes, victimes d'Amedi Coulibaly, djihadiste de France, pas plus que par celui, pourtant tout frais, du tueur de Copenhague, un Danois du nom de Omar, qui a tiré des rafales sur les participants à un débat sur "Islam, blasphème et liberté d'expression", en soutien aux offenses libertaires des dessinateurs assassinés du journal anarcho-révolutionnaire de Paris.       

Dans son viseur, l'élu socialiste a les électeurs du FN, qui ont réalisé des scores élevés lors de la législative partielle du Doubs, le 8 février 2015.
Sur Facebook, selon Le Figaro, après avoir posté le même message, l'insinuation du parlementaire n'a pas échappé à l'un de ses "amis" indignés qui, avec modération et fermeté, objecta: "Philippe, je ne pense pas que l'on (puisse) rejeter la faute sur une communauté en particulier, qu'elle soit religieuse ou politique (...) Aucun parti n'incite à de tels actes". Bies a donc des "amis" que la haine du FN n'a pas contaminé. La réponse du socialiste est alors sans équivoque: "Aucun parti n'incite à de tels actes? C'est une blague...", a écrit cet ancien conseiller technique au cabinet de Catherine Trautmann, puis de Roland Ries, maire de Strasbourg, connu pour son accueil du palestinien Yasser Arafat ou de Tomislav Nikolic qui nie le "génocide" de Bosniaques musulmans à Srebrenica en 1995. 



Or, Bies n'assume plus... Le statut du courageux élu socialiste a semble-t-il été épuré depuis, ou du moins caché au public sur sa page Facebook
Quant au Huffington Post, il banalise les profanations, titrant d'abord " Les nombreux précédents de dégradations dans les cimetières juifs", puis rectifiant le tir avec "Profanations de tombes juives: les principaux précédents en France."
A noter que Roger Hanin, beau-frère du président François Mitterrand, a préféré se faire inhumer dans son Algérie natale, plutôt qu'en France.

De quoi provoquer la colère des élus frontistes locaux. 

"Vos insinuations sont insultantes pour les électeurs de Sarre-Union que je représente"
, a écrit sur Twitter Baptiste Pierre, conseiller municipal de Sarre-Union, secrétaire départemental du FNJ. Il a lui-même condamné la profanation, ainsi que plusieurs cadres du FN, à commencer par Marine Le Pen.


Bies est le député des quartiers du Neudorf, de la Meinau, de l'Esplanade ou de Neuhof à Strasbourg. 

Or, c'est là que s'établirent les Black bloc anti-capitalistes du contre-sommet de l'OTAN d'avril 2009 à Strasbourg que dévastèrent ces anarchistes et no-borders (comme les "Anonymous", non-identifiables...) venus de toute l'Europe, ciblant les McDonald's ou les succursales des grandes banques. Les dessinateurs de Charlie hebdo sont aussi des militants anarchistes.