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mercredi 6 avril 2016

Thomas Thévenoud, taxeur socialiste, mais père mauvais payeur

Le député PS a (aussi) oublié de payer la cantine de ses enfants...

Les parents du Ve de Paris paient pour ses enfants depuis 5 ans

Contraint à la démission après la révélation de sa fraude fiscale pathologique, le député PS n'a toujours pas dominé sa "phobie administrative"Le Canard enchaîné révèle ce mercredi que ce député exemplaire et bon père de famille ne paie pas la facture de la cantine de ses enfants depuis 5 ans. choisi par Hollande pour être secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur. 

Grivèlerie: 1.048,82 euros que la mairie n'osait pas réclamer
C'est le montant cumulé des factures de cantine impayées par Thomas Thévenoud. Selon le Canard enchaîné, qui s'est procuré un document de la trésorerie des établissements publics de la ville où sont scolarisés les enfants Thévenoud, le député de Saône-et-Loire n'aurait pas réglé ses factures de cantines depuis ...2011. 

A noter que, bien que
député de Saône-et-Loire, il a son domicile à Paris où ses enfants sont scolarisés. Florence Berhout, la maire LR du Ve arrondissement, celui de Jean Tibéri, au Quartier latin, a fait preuve d'une patience que lui envieraient les maires PS Frédérique Calandra (XXe), François Dagnaud (XIXe) ou François Vauglin (XIe), s'il s'agissait d'un(e) élu(e) d'opposition...

Contacté par le journal satirique, Thomas Thévenoud reconnaît volontiers cette dette. Il y a 15 jours, il affirmait pourtant à L'Express être à jour de toutes ses factures: "J'ouvre toutes mes enveloppes, chaque jour. Je suis mensualisé, je déclare et je paie en temps et en heure."

Une phobie récidivante non référencée

La révélation de ce nouvel abus de notoriété du député PS, qualifié d'"oubli" de paiement, pourrait être un argument de vente: il a publié la semaine dernière chez Grasset 'Une phobie française', récit de la chute libre de l'éphémère secrétaire d'Etat au Commerce extérieur qui, 9 jours après sa nomination, à l'automne 2014, avait été contraint de démissionner du gouvernement pour des oublis et des irrégularités dans le paiement de ses impôts.  

Pour sa défense, ce grand malade avait alors plaidé la "phobie administrative". Gageons que ce profiteur de la République n'oubliera pas d'aller réclamer ses droits d'auteur à son éditeur.

En attendant, il est grand temps d'alerter une assistance sociale pour maltraitance à enfants par personne ayant autorité ! En effet, la progéniture de ce "sans dents" est-elle correctement alimentée ou souffre-t-elle de malnutrition ? 

samedi 26 septembre 2015

Auxerre: pastille rouge pour les sans porc des cantines

Faut-il avoir honte de ne pas manger du porc? 

Coup de gueule de Malika Ounès
Son indignation lors du conseil municipal de jeudi soir a très vite franchi les murs d'Auxerre et les frontières de l'Yonne en Bourgogne. La conseillère municipale DVD a en effet dénoncé le dispositif mis en place dans l'école primaire des Piedalloues dans la commune, pour distinguer les enfants en fonction de leur régime alimentaire : un collier avec une grosse pastille rouge pour ceux qui ne mangent pas de porc et un collier avec une pastille jaune pour ceux qui ne mangent pas de viande du tout, comme le rapporte Creusot Infos.  
"Voilà ce qui est mis autour du cou des gamins pour montrer qu'ils ne mangent pas de porc", a dénoncé jeudi soir Malika Ounès, présentant la fameuse ficelle assortie de sa pastille rouge. Sur le coup, le maire socialiste d'Auxerre, Guy Ferez, qui découvrait vraisemblablement ce système de colliers distinctifs, n'a pas semblé s'en émouvoir outre mesure. 

VOIR et ENTENDRE Malika Ounès interpeller le maire lors du conseil municipal:  
C'est une mère de famille outrée qui a prévenu l'élue de l'opposition municipale, sa fille ayant ramené par hasard le collier à la maison. "C’est révoltant. Cela renvoie à des heures sombres", estime Malika Ounès dans la presse locale, sans crainte des clichés faciles, sachant que les persécutions staliniennes sont également à l'origines d'horreurs.

Le maire socialiste d'Auxerre fait pourtant l'innocent 

Le maire est celui qui a autorité pour signer les menus servis dans les cantines scolaires de sa ville, mais ses services se désolidarisent de l'école en question. "Une initiative malheureuse, maladroite et isolée", déclare la mairie. Cette surprenante initiative n'aurait pourtant pas été décidée à la mairie, mais directement au sein de l'équipe en charge de la restauration à l'école des Piedalloues. 
La mairie d'Auxerre assume maladroitement la maladresse commise par "ses agents qui ont voulu bien faire". "Quand on a appris ça, on est tombés de la chaise. Evidemment, ça va à l'encontre de ce qu'on défend depuis 12 ans. Dès qu'il a eu connaissance de la situation, monsieur le maire a lancé une enquête administrative [mais n'a pas pris la parole en public].
La mairie avoue un fichage

Sur plus de 1.500 élèves, ça ne concernait que 18 enfants, tous en maternelle ou en primaire. Bien évidemment, puisque la mairie n'est pas en charge des cantines du second degré ! 

La plupart ne sachant pas lire
[au primaire ?], ce code couleur a été utilisé pour les distinguer, se défend la mairie. D'autant que la responsable de ce point de restauration est nouvelle et ne connaît pas encore tous les élèves", rapporte Christian Sautier, directeur de la communication à la Ville, donnant matière à l'accusation de délit de faciès. 

Ce communicant affirme par ailleurs que l'initiative n'a duré que le temps d'un repas : "Contrairement à ce qui a été dit, il ne s'agit pas d'un système, mais d'une initiative isolée, maladroite et malheureuse qui a eu lieu lundi et c'est tout. Dès que le problème a été rapporté par des parents, le personnel municipal chargé de la restauration scolaire y a mis un terme". 

Responsable des cantines, la mairie pourtant n'assume pas ce faux-pas
Les faits ne se suffisent pas: la majorité municipale estime que la stigmatisation ne ferait pas polémique sans proximité des Régionales.  Malika Ounès (DVD) est en effet candidate aux régionales contre le maire Guy Ferez (PS)... 
Le fichage des enfants musulmans par la mairie d'Auxerre n'aurait-il pas fait plus de bruit dans les media si la discrimination s'était déroulée à Béziers.
Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education nationale, a-t-elle condamné  Ferraz ?

 

dimanche 16 août 2015

Et maintenant des menus végétariens dans les cantines scolaires


Jégo veut rendre obligatoire un menu végétarien

Le débat sur les menus de substitution relancé par une proposition d'alternative végétarienne obligatoire dans les cantines  scolaires.

C'est  le député UDI de Seine-et-Marne Yves Jégo qui a eu cette idée. Sur BFM TV vendredi, il a déclaré vouloir déposer à la rentrée une proposition de loi pour rendre obligatoire la présence de ce type de menu. "Il faut rendre obligatoire dans les cantines scolaires en alternative aux repas servis un repas végétarien, sans viande, ni poisson", a lancé le maire de Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne. Cela permettra aux enfants "qui pour des raisons médicales, pour des raisons éthiques, pour des raisons religieuses ne veulent pas manger de viande parce que ceci parce que cela (...) de ne pas les stigmatiser", a-t-il fait valoir. "C'est simple et cela garantit l'apport en protéines." 
Depuis, chaque matin, Jégo fait état sur Twitter du nombre de soutiens à sa proposition.
Parmi ceux-ci, un tweet à l'orthographe ambigu de l'écologiste radicale, Cécile Duflot, ancien ministre incompatible avec le gouvernement Valls:



Quand les motivations politiques s'y mettent la gauche est à son affaire. Il y voit le menu "le plus laïc de tous". Jeudi, le tribunal administratif de Dijon a qui conforte  la décision du maire de Chalon-sur-Saône de ne pas supprimer le porc des menus de substitution  dans les cantines de sa ville. Une partie de l'échiquier politique a salué dans cette décision de justice une "victoire de la laïcité", hérissant toutefois de nombreux responsables politiques.

Des menus végétariens déjà servis dans plusieurs villes 

La question des menus de substitution a ainsi été relancée avec le cas de Chalon-sur-Saône. Jeudi 13 août, estimant qu’il n’y a pas urgence à statuer dans la mesure où aucun repas contenant du porc ne sera servi avant le 15 octobre, le tribunal administratif de Dijon a rejeté le référé déposé par la Ligue de défense judiciaire des musulmans (LDJM) citant la décision du maire de supprimer les menus de substitution sans porc dans les cantines de sa ville. Fondée en 2011 par Karim Achoui, surnommé l'avocat des voyous", la LDJM -association internationale- a été rejointe par de nombreuses personnalités, tel Jacques Vergès. Suites à plusieurs condamnations, K. Achoui a été radié du barreau de Paris par un arrêt rendu par la cour d'Appel de Paris, en janvier 2011. Franco-algérien, il a récupéré sa robe d'avocat en février 2015en prêtant serment en Algérie.

A la rentrée 2015, la mairie de Chalon-sur-Saône va pouvoir servir du porc au menu de ses cantines, car "l’accès aux services de restauration scolaire de l’ensemble des usagers, y compris les enfants de confession musulmane, ne paraît pas compromis". La condition d’urgence, qui justifie la procédure en référé, "n’apparaît dès lors pas remplie", ajoute-t-il.

Yves Jégo n'est pas le premier à défendre la solution du menu végétarien.
Une proposition dans ce sens date de mars dernier. Les journalistes Aymeric Caron et Franz-Olivier Giesbert et le moine bouddhiste et écrivain Matthieu Ricard faisaient partie des signataires du texte. "L’alternative n’enlève rien aux non-végétariens, tandis que le menu unique ôte à ceux qui ne mangent pas de viande, ou qui refusent le porc, le droit d’avoir un repas équilibré, qu’ils ont payé comme les autres", si bas soit-il du fait de la solidarité nationale, expliquaient les signataires de la tribune.
 
Plusieurs villes de droite et de gauche ont déjà décidé de servir des menus sans viande dans les cantines.
C'est le cas à Lyon (PS) -renommée pour sa charcuterie- depuis 2008, ou à Pau. 

A Perpignan, la mairie Les Républicains a décidé en juin de ne plus servir de menu de substitution au porc et de proposer un menu végétarien. 
Le mois dernier, la mairie de Toulouse (LR) a aussi annoncé qu'elle proposera  un menu sans viande à la rentrée.

jeudi 11 décembre 2014

Ecole: le halal pour tous, projet gouvernemental ?

La presse combattrait la culture française qu'elle ne s'y prendrait pas autrement

French bashing: tout ce qui vient de l'étranger est mieux...

Dans une cantine de Sarthe, c'est du porc ou rien ! Une décision absurde et stigmatisante, selon L'Obs. A Sargé-lès-Le Mans, Sarthe, on aime les rillettes et le maire de la commune, 64 ans, se demande bien pourquoi sa petite commune s'empoisonnerait la vie et les finances. Il a donc décidé de ne plus proposer une viande de substitution lorsqu’un plat de porc était au menu de la cantine de l’école. Pourquoi ? "Pour respecter le principe de laïcité". De quoi piquer au vif du problème...  

Stéphane Fouéré, président de la fédération de gauche de parents d'élèves (FCPE de la Sarthe et administrateur national), en fait tout un plat.
Gag !
"Vendredi dernier en ouvrant "Ouest France", je suis tombé des nues, raconte cet avocat au barreau de Saint Nazaire, spécialisé en droit social: le maire divers droite [information capitale] de Sargé-lès-Le Mans a décidé de ne plus proposer un choix de viande aux élèves lorsque du porc était inscrit au menu de la cantine. Il n'y a que les pays riches pour offrir des repas scolaires à la carte et les pays du Sahel ou du Maghreb nous envient, mais cet avocat n'y voit aucune indécence. Nul doute pourtant qu'il s'indigne par ailleurs de la faim dans le monde.

La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) n’en était pas informée, s'étonne ce défenseur de la co-gestion dans l'Education nationale. "C’est comme si Monsieur le maire avait tenté de faire passer ça sous silence, l’air de rien", commente-t-il, sans y croire: à 3 km du Mans, on n'est pas exactement dans le Nord du Mali, aux mains des djihadistes. "Cette décision est totalement inopportune et insupportable. Ce n’est ni plus ni moins qu’une provocation," s'exalte-t-il.

Au nom de la laïcité ?

Marcel Mortreau "argumente", un droit de la défense que cet avocat ne peut contester au maire, ni à aucun citoyen. "Mais connaît-il vraiment le principe de laïcité ?" interroge, condescendant, ce représentant de parents. Il fait la leçon à l'élu: "La laïcité, c’est le fait de respecter ceux qui croient et ceux qui ne croient pas en dieu, c’est apprendre à vivre ensemble." Le débat commence déjà à se gripper: le "vivre ensemble", quand on vient d'ailleurs, c'est apprendre et respecter les usages du pays d'accueil et non pas lui imposer les siens. 

Me Fouéré poursuit avec des reproches. "Au lieu de vouloir à tous prix créer de la différence entre ses administrés, le maire de Sargé-lès-Le Mans ferait mieux de trouver ce que les enfants et leurs parents fréquentant les écoles de la commune ont en commun, ce qui les rapprochent. L'angle de vue de la FCPE est clairement biaisé. L'idéologie embrume l'esprit de son représentant qui ne réalise pas un instant que l'accusation de "créer de la différence" s'applique d'abord, et avant les autres, aux partisans du halal obligatoire "à tout prix" dans les écoles laïques et non pas aux enfants qui ont appris à manger de tous les plats. Les rillettes de porc au repas des cantines n'est certes pas un objectif sain (même au Mans), mais la faculté  de raisonner sain semble ici prise dans les graisses chez S. Fouéré
  
A preuve encore, son anathème sur les mangeurs de porc comme Marcel Mortreau. "Son choix contribue à stigmatiser une partie de la population : les parents et élèves de confession musulmane. Car il faut bien le dire: ce sont toujours les mêmes qui sont pointés du doigt." Pourtant, comment cet avocat explique-t-il que les Juifs qui, comme les musulmans, sacrifient à l'abattage rituel, n'ont jamais tenté d'imposer leurs usages religieux à la majorité des enfants des écoles ?


Gare à la stigmatisation, gronde la FCPE


Décidément braqué comme une parabole satellitaire sur La Mecque, l'avocat perd le Nord et de vue la définition qu'il a lui-même brandie. "La laïcité a une nouvelle fois bon dos", estime-t-il cette fois, considérant qu'elle s'applique aux seuls Chrétiens. Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec ces mamans qui étaient interdites de sorties scolaires sous prétexte qu’elles portaient un voile. A leur différence, les bonnes soeurs ont abandonné leurs cornettes pour vivre avec leur temps et servir leurs semblables sans entraves. Comme leurs homologues masculins qui ont abandonné la djellaba  soutane, elles ressemblent à des voitures de police banalisées, mais ont donné l'exemple - à tous et toutes (sauf aux avocat-e-s) - de ce que devrait être une parfaite intégration.
"Au nom de quoi devrait-on interdire à une partie de la population de participer à une sortie, à un repas, à la vie d’une école ?" interroge-t-il. Réponse: au nom de la laïcité !

L'empathie du cher maître pourrait prêter à sourire. 
Il a en effet le sentiment que "ce genre de pratiques peut avoir des répercussions sur des élèves qui, pointés du doigt, se sentent exclus. Priver un enfant d’un repas important, souvent le seul de la journée, l’isoler, n’est absolument pas acceptable." Priver un enfant de nourriture! On atteint le délire. Chacun sait que la cantine trouve son origine dans le local d’abord mis à disposition pour y réchauffer et y manger le contenu de la gamelle. Pour peu qu'on soit ouvert sur le monde, on sait qu'aujourd'hui encore, toutes religions confondues et donc sans discrimination aucune, les enfants d'Angleterre peuvent choisir apporter leur "lunch box" (photo) pour midi.

"Parents et élèves ont besoin d’une écoute, d’un accueil, et non de se sentir "à part", affirme ce partisan. A l'en croire, la France serait l'Irak ou la Syrie et traiterait les musulmans, parents et enfants, comme des Chrétiens persécutés dans l'Etat islamique (ou Daesh). "Les parents ont besoin de confiance, d’être écoutés et de participer à la vie de l’école, alors que le fossé se creusent [sic] entre les relations familles/école," assure ce prosélyte du multiculturalisme.

En Sarthe, il n’y a pas que du cochon

"Le maire déclare que seul deux repas par mois sont à base de porc. Je trouve ce chiffre très étonnant : pense-t-il aux variantes lardons, rillettes et jambon ?" objecte le "baveux". Des rillettes à la cantoche? Europe Ecologie-les Verts va aller chercher des poux dans la tête de Najat Vallaud-Belkacem qui néglige les règles les plus élémentaires d'hygiène alimentaire de nos petites têtes blondes ou non. "Les établissements scolaires ne suivent aucune réglementation précise concernant le système des cantines. Cette décision est donc un choix purement politique, mais elle impacte l’ensemble de la société."

"Monsieur Mortreau explique que sa décision est également liée à une augmentation "de la charge de travail" auprès du fournisseur. Cet argument ne me semble pas non plus très pertinent dans la mesure où nous nous trouvons dans un département rural dans lequel le type de viande est suffisamment varié (les viandes sont certainement variées, mais "le type" de viande(s) au singulier?) pour ne pas poser de problème. Il n’y a pas que du cochon !" assure cet avocat de Saint-Nazaire, breveté à Montpellier. Plus sensible à la culture religieuse d'outre-Méditerranée que de France et de Bretagne, il prône une interdiction particulièrement mal-venue dans une région créatrice d'emplois dans la production et la transformation du porc. Il y avait du poulet "made in France", y en a-t-il encore? L'agro-alimentaire est sinistré sans que ça " pose de problème" à cet avocat social. La filière porcine peut bien être en grand péril et le sort des employés des abattoirs Gad menacé, comme celui du volailler Tilly-Sabco qui a dû se vendre à l'étranger, l'hôte de L'Obs n'en a cure.

Instaurer un nouveau système

Le parent FCPE ne craint pas d'aggraver son cas. "Parler de 'plat de substitution' a déjà une connotation stigmatisante," estime-t-il encore. Une idée fixe qui ne connaît pas le sens alterné. Le sectarisme dresse des barrages à gauche, tantôt le principe de laïcité, tantôt le dogmatisme, mais qu'il bloque notre société devient insupportable au quotidien, voire antirépublicain dans notre société chrétienne tolérante, sans appétence pour la conversion. Le prosélytisme pro-musulman de l'intelligentsia gauchiste est, pour le coup, "stigmatisante" pour la majorité des Français qui sont attachés à la culture de leurs parents et qui aspirent à vivre en paix, sans être montrés du doigt par les collabos d'une culture communautaire étrangère.
"Il ne devrait y avoir qu’un plat principal dans lequel les ingrédients ne varieraient pas, mais où l’élève aurait la possibilité de choisir sa viande," suggère le parent FCPE, dans le respect improbable du travail des personnels municipaux de restauration. "Qu’est-ce que ça peut faire de remplacer du porc par de la dinde ?" Le blanc de dinde est vendu 7,69 €/kg et la côte de porc 5,95 €/ kg, mais qu'est-ce que ça peut faire ? Et puis, de quel droit priverait-on de porc les petits blonds ? Les ayatollahs ne sont pas tous musulmans. Ils sont également écologistes et les municipalités dont on dit qu'elles ont des difficultés financières se sont vu imposer le bio. Et pourquoi pas des produits exclusivement issus  du commerce éthique et équitable?

Les querelles partisanes alimentées par le multiculturalisme ne doivent pas rejaillir sur notre société. En revanche, le problème des allergies si délicat soit-il, doit être pris en compte, car vital, quant à lui. Mathias, 9 ans, est mort après un déjeuner à la cantine de son école, le 27 novembre 2014 à Jujurieux (Ain). Le décès serait dû "à une forme majeure d'allergie", selon les résultats de l'autopsie.

Le représentant de la FCPE fait de l'escalade sans le savoir
Celui qui, il y a un instant, se satisfaisait d' "un plat principal dans lequel les ingrédients ne varieraient pas, mais où l’élève aurait la possibilité de choisir sa viande", relève maintenant son niveau rêvé d'exigence. "Dans l’idéal, nous souhaiterions qu’un nouveau système soit mis en place : il y aurait un plat de viande (porc et non porc) [ce qui fait deux] et un plat végétarien." Et nous y voilà ! Le doux rêveur n'est pas gestionnaire des crédits municipaux. "Il suffit de faire preuve d’un peu d’imagination pour trouver des solutions," conclut l'individu. 

Une évident pression politique de la gauche sur le maire sans étiquette réélu 
"Pour le moment, nous n’avons pas encore eu de retour de la part des parents d’élèves de cette école, mais j’invite le maire à se rétracter pour que la situation ne s’enflamme pas davantage." On notera que si les familles ne bronchent pas et que le feu n'a encore pris que dans le cabinet de Me Fouéré. 

"Monsieur le maire, à l’école, il ne faut pas créer de la défiance, mais plutôt instaurer de la confiance," plaide le moralisateur binaire. Sans commentaire !


"Il n'y a pas de religion dans les assiettes", dénonce quant à lui le Parti de gauche de la Sarthe dans un communiqué qu'il faut expliciter par leur soutien pro-palestinien. "Les élèves qui déjeunent dans les restaurants scolaires peuvent avoir des contre-indications alimentaires à propos des arachides, du gluten ou tout simplement être végétarien... La stigmatisation sur la viande de porc est tout simplement scandaleuse et raciste."

Pour Christophe Langevin, responsable de la société Restauval ouest, prestataire de services de la mairie pour la cantine scolaire depuis septembre 2014, sa société "n'a rien à voir avec tout cela." "Nous n'avons fait que répondre à un appel d'offres. Nous exécutons la prestation qu'on nous a demandé d'effectuer", affirme-t-il, précisant qu'elle ne comportait pas de plat de substitution. "Cela arrive depuis des années et dans plus de villes qu'on ne croit. Les cantines signalent juste que tel plat contient du porc, mais il n'y a pas de plat de substitution".
Une pratique légale, puisque dans un rapport de mars 2013, le défenseur des droits soulignait l'absence de réglementation sur le sujet. Un nouveau diktat va tomber.

lundi 15 septembre 2014

Gestion catastrophique des cantines scolaires du 12e par la mairie PS

La maire PS vire le patron de la caisse des écoles du 12e au bord de la cessation de paiement
La nouvelle maire du 12e arrondissement de Paris a été obligée de se débarrasser du patron de la caisse des écoles du 12e arrondissement de Paris, 
Jean-Jacques Hazan, que Bertrand Delanoë lui avait laissé sur les bras.

Ce proche du PS avait déjà dû quitter  ses fonctions de président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) après cinq ans, il y a quelques mois, à la suite de dissensions internes. Le collectif "Ambitions FCPE", né il y a deux ans, dénonçait en effet sa gestion calamiteuse de rapport en rapport et l'accusait par d'autocratie et de soutien aveugle au ministre Peillon.


Jean-Jacques Hazan avait pourtant été fait chevalier de la Légion d'honneur ! 

C'est ainsi que, par décret du 18 avril 2014, juste avant son départ précipité, Vincent Peillon lui avait remis les insignes de chevalier. "Ce sont deux choses distinctes. Ce n'est pas nous qui attribuons les médailles, se défend-on au cabinet de la maire de Paris. C'est un organisme indépendant de la Ville de Paris qui possède la personnalité morale. La mairie n'avait pas à connaître particulièrement sa gestion. C'est à l'occasion d'un dialogue de gestion entre 2012 et 2013 que nous nous sommes rendu compte d'un certain nombre d'irrégularités."

Risque de cessation de paiement

JJ. Hazan et H. Désir
La mauvaise gestion dure pourtant depuis 2006, selon un rapport de l'Inspection générale (IG). Preuve s'il en est que la mairie était déjà au courant de la situation financière désastreuse de la caisse : elle lui a attribué à plusieurs reprises des "aides exceptionnelles" d'un total de plusieurs centaines de milliers d'euros, entraînant des débats houleux avec l'opposition. Pendant toutes ces années, Jean-Jacques Hazan n'est pas un inconnu. 

L'ex-président de la FCPE gravite dans la sphère socialiste depuis longtemps. 
Ancien camarade de route du trotskiste Jean-Christophe Cambadélis à l'UNEF dans les années 80, il s'intéresse rapidement aux affaires éducatives. Jusqu'à devenir, en 2001, conseiller auprès d'Éric Ferrand, adjoint de Delanoë à la vie scolaire. Lien Le Parisien : c'est "l'homme qui connaît certainement le mieux l'école à Paris et ses petits tracas".
 ©  DR

La caisse des écoles du 12e arrondissement gère 12 centres de production de repas, 51 salles de restauration à destination des élèves du premier degré, des collégiens et des lycéens. Au total, elle représente 1,5 million de repas servis en 2012. Et assure ainsi la restauration scolaire de 9.600 élèves avec un budget de l'ordre de 10 millions d'euros
Or, la caisse d'endette  depuis de nombreuses années, et ce, avant l'arrivée de Jean-Jacques Hazan à sa tête en 2002. La peur de voir la caisse entrer en cessation de paiement à la fin de l'année 2014 a poussé la mairie à prendre des mesures radicales pour évincer son patron. Jean-Jacques Hazan avait pourtant été nommé en 2008 pour redresser une situation financière devenue incontrôlable sous la présidence de Faride Hamana.

"Chef d'orchestre d'une organisation gérée au jour le jour"

En août 2013, un audit interne est enfin lancé par la mairie. Le résultat est sans appel : "Le directeur de la caisse est le chef d'orchestre d'une organisation gérée au jour le jour en fonction des besoins immédiats.Le rapport révèle qu'entre entre 2008 et 2012 les dépenses globales ont progressé de près de 30 %, quand les seules dépenses d'alimentation ont augmenté de moitié. Il n'y a plus de  depuis 2006. "La part des achats hors marché est de 100 %", soutiennent les services de la mairie. 

Mieux. "La diététicienne a été chargée de rédiger les pièces de marché, mais elle a indiqué ne pas connaître la réglementation", souligne le rapport. Dépenses "systématiquement sous-évaluées", "recettes surévaluées", sur-effectif de l'ordre de vingt agents... Les dérives sont impressionnantes. 
Notant des "problèmes récurrents dans la gestion de cet établissement", après six années, Bertrand Delanoë demande en janvier 2014 un audit de l'Inspection générale pour approfondir l'analyse de ces services, avant son départ de la mairie. Là encore, le rapport est troublant. La mission conclut à "un risque de cessation de paiement à court ou moyen terme, peut-être même dès la fin de 2014".

Un "phobique administratif  comptable"

Le directeur de la caisse "n'a jamais cherché à redresser la situation financière par des mesures d'économies appropriées", assure l'IG, qui relève également un risque d'une "exploitation médiatique importante". Il faut "éviter toute cessation de paiement de la caisse qui mettrait à mal la continuité du service public de la restauration scolaire", précise-t-elle. La responsable comptable, qui aurait pu donner l'alerte depuis bien longtemps, reconnaît elle aussi qu'elle a été formée "sur le tas". 
Dès les premiers résultats de la mission, le 21 mai 2014, la mairie suspend de ses fonctions Jean-Jacques Hazan. "Il a aujourd'hui été licencié", ajoute un proche d'Anne Hidalgo. Selon l'entourage de la maire, un signalement a même été fait "avant l'été" auprès du procureur de la République. Une direction intérimaire a pris la tête de la caisse des écoles et tente d'assainir ses finances. 

Pour toutes ces lacunes, en matière de gestion budgétaire et d'absence de marchés publics, "la responsabilité du directeur paraît donc, sur ce point, pleine et entière", insiste encore l'IG. Si aucun enrichissement personnel n'est relevé par la mission d'audit, les services de l'Inspection concluent leur rapport par une dernière bombe : "Le risque d'image, lié à une éventuelle procédure pénale, ne doit pas être sous-estimé. 

En pratiquant hors le cadre légal, le directeur de la caisse a aussi fait courir un risque de mise en cause de l'ex-présidente de la caisse des écoles et ex-maire du 12e arrondissement." Il s'agit de Michèle Blumenthal, née en 1943, qui avait ravi la mairie à la droite en 2001, permettant ainsi à Delanoë de prendre les clés de Paris et réélue dans le 12e arrondissement en 2008 jusqu'en avril dernier.

Reste à recaser Jean-Jacques Hazan à l'Inspection générale...