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mercredi 20 septembre 2017

Rhône : on recherche une députée LREM fantôme

Après les coups de casques assénés par un élu macronien 'déséquilibré" sur un socialiste, une "fake news" ?

Les électeurs de la 5eme circonscription du Rhône sont en colère


Austère chignon, le temps de la photo
auprès de son gourou
Ils sont sans nouvelle de leur députée, Blandine Brocard, 35 ans, élue à la surprise générale, en juin dernier, face au député LR sortant, révèle LyonMag. Wauquiez l'a-t-il enlevée pendant son jogging ?

Trois actes de présence à l'Assemblée, entre le 11 et le 27 juillet... 
On a perdu de vue cette juriste et ancienne adjointe aux sports et aux ...loisirs de la commune de Saint-Germain-au-Mont-d’Or (3.100 habitants), dans le Rhône. 

N'allez surtout pas croire que c'est une "fainéante"...
Sa famille n'a pas réclamé cette adjointe de mairie, membre d'une association des maires ruraux de France, et pourtant, elle est mariée et mère de trois enfants. Sa candidature avait été poussée par Renaud George, le maire de Saint-Germain-au-Mont-d’Or, allié de Gérard Collomb. 
"Je sais ce que ça veut dire de s’engager pour les autres, œuvrer pour l’intérêt général, faire qu’on vive bien, ensemble", affirmait la candidate. Elle s'est d'ailleurs démultipliée en affichant ses valeurs à grand renfort de ...hashtags sur Twitter : #CulturePourTous #Parité #Egalité #Fraternité #VivreEnsemble #Dialogue #Solidarité. Et ça marche, le populisme !

"Je ne ferai pas l'erreur d'être déconnectée des réalités,"  affirmait Blandine Brocard en campagne dans Le Progrès. 
Un article du site d'actualités locales Lyonmag a compilé les plaintes de ses électeurs. "Personne n’a vu Blandine depuis trois mois ; elle ne répond pas aux mails, elle n’a ni collaborateur ni permanence sur le terrain", note un marcheur interviewé par le média régional. Mangé par les lions ?


On rapporte toutefois qu'un quidam dit qu'un inconnu pense l'avoir reconnue à une réunion dans la ville de Caluire, le 10 septembre.

Cette défection et ce silence seraient-ils dus à son assiduité au Palais Bourbon ?

Selon le site "nosdeputes.fr", la députée de la 5e circonscription du Rhône se fait très ...discrète également en commission (des Affaires étrangères : son goût des voyages aux longs cours ?) et à l'Assemblée (Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes : pour combattre le harcèlement dont souffrent les femmes, elle travaille  à l'élargissement des trottoirs ). 



Est-ce à dire que cette élue au double visage a aussi séché le séminaire de mise au pli des députés ? 

Une conception agressive du mandat de député



Résultat de recherche d'images pour "Blandine Brocard LREM"
Elue en tenue, elle aussi, vaporeuse
Blandine Brocard est ...apparue et se révèle mordante sur les réseaux sociaux qui l'ont interpellée. 
"Rassurez-vous, beaucoup de choses sont en préparation, et c'est sur ces choses-là que nous travaillons avec mon équipe, quand l'agenda parlementaire nous en laisse le temps. Je ne fais pas d'effets de manche; ce n'est pas mon 'style', mais quand il faudra mordre, je mordrai, soyez-en certain", a-t-elle écrit sur son compte Facebook.
Les morsures, dans le Rhône, ils en redemandent...
Image associée
Les électeurs doivent-ils se rassurer d'avoir retrouvé la trace de leur députée ? Si, à la faveur des vacances estivales, leur députée en marche n'est pas en stationnement prolongé sur une plage ensoleillée, ses électeurs attendent toujours de pouvoir dialoguer avec leur représentante fantôme.
Après minuit seulement ?

mardi 9 février 2016

Réforme constitutionnelle: près de 75% des parlementaires étaient absents lors du vote sur l'état d'urgence

Pas d'urgence pour l'état d'exception, selon 441 députés



A peine plus d'un député sur quatre était présent pour voter le premier article de la révision constitutionnelle sur l'état d'urgence, lundi 8 février, en soirée. Pour ce débat sur la modification de la loi fondamentale de la République française, le taux d'absentéisme n'était pas fait pour donner l'exemple de l'assiduité professionnelle et du civisme. Ils n'étaient que 441 des 577 députés.
Cet absentéisme confirme la polémique déjà assez gonflée par les media sans ce désintérêt affiché. 

Les réseaux sociaux se sont substitués à la presse dévote pour divulguer la politique du siège vide des élus.

Certains internautes se sont inquiétés de la retenue sur indemnités qu'ils encourent pour avoir manqué trop de votes ou de réunions en commission. En 2015, leur rémunération, assortie des avantages et privilèges, s'élève à 5.300 euros net d’indemnité de base, 5.700 euros d’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), soit 11.000 euros net par mois, cinq abonnements téléphoniques, des voyages SNCF illimités en première classe, 40 allers-retours vers leur circonscription en avion, un crédit informatique, et une enveloppe de 9.500 euros pour rémunérer leurs assistants. Sans compter les députés qui, à ce tarif, embauchent leurs proches comme assistants. Citons notamment Bartolone, qui salaria… son épouse mais qui fit preuve d'une bonne foi aussi socialiste que républicaine. "Je n'ai pas embauché ma femme, j'ai épousé ma collaboratrice," expliqua le président de l'Assemblée nationale.
Depuis 2009, l'article 42 de son règlement prévoit une retenue sur l'indemnité de fonction des députés qui ne sont pas assez présents aux travaux des commissions permanentes le mercredi matin. Cette disposition est venue renforcer l'article 159 qui prévoit depuis 1994 une autre sanction, à ce jour encore jamais appliquée, pour ceux qui ne participent pas à un nombre suffisant de scrutins publics solennels.
De cette sanction, il est parfois question à l'Assemblée, mais si les questeurs à plus de 8.000 euros mensuels prétendent qu'elle est appliquée, ils se refusent à fournir des données.

D'autres farceurs ont craint pour eux une sanction dans les urnes, évoquant une loi, votée en catimini par tous les groupes, permettant à tous les députés non-réélus de continuer à percevoir leur indemnité parlementaire pendant encore 60 mois, au lieu de 6 actuellement. 

Raphaël Glucksmann, fils de... (et essayiste) s'est mélangé à la masse des twittos décriés par la presse

Certains députés présents se sont distingués en se démarquant de la légèreté de leurs collègues. Ainsi, le député PS de Seine-et-Marne, Eduardo Rihan Cypel, natif du Brésil, a fustigé les absents:
 
es députés https://t.co/OOpKrOINrB— France Info (@franceinfo) 9 Février 2016

Cécile Duflot ne s'est pas satisfaite de dénoncer cet absentéisme sur les réseaux sociaux. 
Comme Fabius, Duflot est payée à dormir
Elle a aussi dénoncé un "débat un peu triste" sur La Chaîne Parlementaire. "441 parlementaires absents au moment où on constitutionnalise l'état d'urgence - c'est une décision lourde, grave - ça ne peut pas ne pas poser question. Ensuite il y a la volonté d'abréger les débats; donc je suis assez déçue par la manière dont on conduit un débat qui est un débat essentiel pour notre pack fondamental."


Malgré ce faible taux de participation et puisqu'aucun quorum n'est nécessaire,
l'article 1er de la révision constitutionnelle a été adopté par 103 voix contre 26
Les députés pourraient en revanche se mobiliser davantage mercredi 10 février, pour le vote de l'article sur la déchéance de nationalité.

mercredi 3 juin 2015

La député du Parti Radical de Gauche, trop occupée pour siéger à l'Assemblée

Assidue, mais dans la tribune de Roland-Garros

L'élue de gauche préfère 
sécher les questions d'actualité au gouvernement pour aller à Roland-Garros

Tribune officielle pour députés 'bâcheurs
Ce n'est pas Roger-Gérard Schwartzenberg qui a pu signaler son absence. Le président du Parti radical de gauche (PRG) n'est pas lui-même un grand assidu et il n'a donc pas dû remarquer l'absence de sa voisine d'hémicycle, Dominique Orliac. Solidarité de groupe oblige ! Mais peut-être ne l'a-t-il  d'ailleurs pas beaucoup vue et, à 72 ans, a oublié jusqu'à son existence. La dame n'est que vice-présidente du parti. 

Le président PS de l'Assemblée, Claude Bartolone, ne s'est pas préoccupé de cette disparition. 
L'absence de la députée du Lot (2007) Dominique Orliac (PRG) ne se remarque pas: pensez donc,  parmi treize membres du groupe ! Et c'est elle qui est médecin ophtalmologue, pas lui...
C'est dans cette optique qu'elle fait le choix du mandat unique: si Dominique Orliac a le don d'ubiquité, elle est pourtant cohérente en défendant le non-cumul des mandats.
En janvier 2014, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lui a confié une mission auprès de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur: l’accessibilité des personnes handicapées dans le domaine électoral. A Roland-Garros, la députée était donc en mission ...

VOIR et ENTENDRE
combien la députée est passionnée de QAG:
Quand  sèche les questions d'actualité au gouvernement pour aller à Roland-Garros...

Cette élue de la majorité, ça tombe bien, souhaite réprimer les citoyens français 

Son groupe et elle veulent punir les citoyens français qui ont choisi de s’assurer ailleurs qu’aux régimes de sécurité sociale français: "Toute personne qui refuse délibérément de s’affilier ou persiste à ne pas engager les démarches en vue de son affiliation à un régime de sécurité sociale sera punie d’un emprisonnement de six mois et/ou d’une amende de 15.000 euros.

Alors la question est maintenant: quelle pénalité Bartolone envisage-t-il à l'encontre de cette tenante de la répression ? Va-t-il attendre que ses électeurs s'en charge ?

samedi 11 octobre 2014

Hollande sape l'institution scolaire en se comportant en parent FCPE

François Hollande signe le mot d’absence de lycéens venus le flatter pour sécher

Des lycéens ont pu faire sauter quelques heures de cours, 
avec la complicité du président de la République 

La ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem
applaudit-elle avec la FCPE ?
François Hollande a signé des mots d’excuses à la place des parents. Ce comportement irresponsable  de potache en dit long sur le respect que Hollande porte aux enseignants. 
"Merci d’excuser l’absence de 1ères S SI, le motif étant l’accomplissement de leur devoir civique pour la visite de Monsieur le président de la République." Signé: François Hollande. 

Agrien Gindre, le petit journaliste qui suit Hollande pas à pas pour BFMTV, a même posté sur Twitter la photo du mot d’absence collective rédigé et signé par le président démagogue en exercice, au cours de sa visite à Angoulême.

Le gracieux journaliste godillot affecté au président par la chaîne d'info en continu n'a jamais brillé pour son sens critique:

Qui a autorité sur un mineur ?

"Toute absence doit être obligatoirement signalée au service de la vie scolaire, le jour même par téléphone ou par courriel. Dès son retour, l’élève doit obligatoirement présenter un justificatif écrit à la vie scolaire (billet du carnet de correspondance ou certificat médical) avant d’être autorisé à reprendre les cours", stipule le règlement intérieur du lycée Charles Augustin Coulomb.

Par ailleurs, un décret datant de 2004 sur l’assiduité des élèves précise que "s’il s’agit d’une absence prévisible, l’information devra en être donnée préalablement avec indication des motifs". Une absence qui, dans le cas des jeunes d’Angoulême, était prévisible.
 
Or, si des raisons médicales figurent dans les motifs d’absence "valables", l’accomplissement de pseudo-devoirs civiques n'est pas un motif réglementairement valable. Mme le proviseur du lycée Charles Augustin Coulomb n’était pas joignable jeudi matin pour indiquer si l’excuse présenté par ses élèves serait acceptée...

En tout cas, sur Twitter, de nombreux internautes ont réagi, estimant notamment que le président aurait dû leur dire d’aller en cours...

Hollande pâle copie d'Obama

François Hollande n’est pas le premier chef d’Etat à signer des mots d’excuses..
En septembre dernier, Barack Obama avait ainsi écrit un mot d’excuse à une fillette de cinq ans en visite officielle à la Maison Blanche pour assister à une cérémonie à Washington en hommage aux blessés de guerre.

Et pendant sa campagne, le futur comique de l'Elysée avait signé un "Bon pour un jour de vacances le 6 mai 2012"...

En France, depuis le 1er janvier 2014, le jour de carence pour maladie des agents publics est en revanche supprimé. Par conséquent, tout arrêt maladie ayant débuté avant cette date reste soumis à la non rémunération du 1er jour de congé.

 

mardi 2 août 2011

Les députés absentéistes travaillent à la réduction de la dette publique

Le directeur de campagne de Tartine Aubry fait faire des économies à l'Assemblée






L'idée répugnait à Mitterrand
qu'on puisse s'enrichir
en dormant...





Les candidats PS Hollande et Montebourg luttent en tête contre les déficits publics

Payés au mérite, Michel Delebarre (PS), Patrick Balkany (UMP), et ...Arnaud Montebourg (PS) ont gagné la palme de l'absentéisme au Palais-Bourbon pour la session 2010-2011, selon une étude menée par le collectif Regards citoyens, qui s'est intéressé à l'assiduité des députés en commission, où s'effectue l'essentiel du travail législatif.

Depuis deux ans, le règlement de l'Assemblée nationale prévoit que tout député absent plus de deux fois par mois en commission, le mercredi matin, se verra infliger une retenue financière de 355 euros sur son indemnité. A moins d'avancer une excuse valable :
•être président de groupe ;
•être élu dans une circonscription située hors d'Europe ;
•avoir une réunion au même moment dans une commission spéciale ou une assemblée internationale ;
•être malade ;
•être victime d'accident ;
•être occupé par un événement familial grave ;
•être en mission pour le gouvernement ;
•ou avoir – bingo ! – un « empêchement insurmontable ».

102 députés encourent des sanctions
Selon le décompte de Regards citoyens, une fois considérés les mots d'excuses envoyés par 64 élus, 102 députés encourent ces sanctions financières. En cumul annuel, les sommes atteignent :

•4 615 euros pour l'UMP Patrick Balkany (Hauts-de-Seine), qui a séché 33 réunions sur 33 ;

•4 260 euros pour l'élu PS Michel Delebarre du Nord, absent de 30 réunions sur 33 ;

•3 905 euros pour le socialiste Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire), invisible 29 fois sur 29 ;

•2 485 euros pour le socialiste François Lamy (Essonne), le directeur de campagne de Martine Aubry, absent 18 fois sur 21 ;

•1 420 euros pour Jean-François Copé (Seine-et-Marne), le patron de l'UMP, absent 25 fois sur 25 ;

•1 065 euros pour le socialiste François Hollande (Corrèze), absent 15 fois sur 25 ;

•355 euros pour Nicolas Dupont-Aignan (Essonne), absent 14 fois sur 21. Souvent absent, peu sanctionné, le candidat de Debout la République à l'élection présidentielle utilise à merveille les ambiguïtés de ce système : il s'arrange pour faire acte de présence presque à chaque fois qu'il risque une pénalité.

En avril 2009, seulement 46 socialistes étaient rentrés de vacances...
Lien PaSiDupes

Fabius et Montebourg villipendés par leurs collègues

Au total, calculent les auteurs de l'étude, ces sanctions représentent une économie de 95 140 euros pour l'Assemblée nationale.
Et une vraie motivation pour les députés, estime Tangui Morlier, l'un des cofondateurs de Regards citoyens :
«
On remarque un accroissement général de la présence en commission. Les députés sont deux fois plus présents le mercredi matin qu'à l'époque où ces sanctions n'existaient pas."
Le récalcitrant Montebourg est un flagrant contre-exemple: en 2010 déjà, il avait joué les intermittents du spectacle parlementaire.
Lien PaSiDupes: Nono ne sort qu'à la lueur des projecteurs

T. Morlier admet que les filous existent parmi les 'vertueux' socialistes: "Même si certains repartent aussitôt après avoir signer : Laurent Fabius s'est ainsi fait remarquer par ses collègues UMP de la commission défense. »


Balkany (qui, l'an dernier, avait voté une proposition de loi visant à lutter contre l'absentéisme… scolaire) et Montebourg (qui, échaudé, a annoncé qu'il ne prendrait pas à nouveau le risque de se représenter) sont régulièrement interpellés sur leur assiduité.
En juin, le candidat de la démondialisation à la primaire socialiste avait même été pris à partie par sa collègue Sandrine Mazetier sur Twitter :
« Pour la cinquième fois aujourd'hui, je vote à la place de Montebourg. J'annonce à son altesse que c'est la dernière. »

Mais l'élu ric-rac de Saône-et-Loire estime n'avoir de comptes à rendre à personne. Seulement voilà, il se croit le droit de donner des leçons à tout le monde !

mercredi 18 août 2010

Débat sur l'allocation de rentrée scolaire

Un bilan s'impose: l'angélisme est-il concevable en temps de crise ?



Vive la rentrée
et
l'Allocation
scolaire
de rentrée







L'ARS
(allocation de rentrée scolaire) est une dépense importante de l'Etat
: un milliard et demi d'euros. Qui ne sont payés ni par Total, ni par L'Oréal...
Elle est versée, sous condition de ressources, à 2,9 millions de familles - à plus ou moins juste titre déclarées modestes- pour contribuer aux frais de scolarité et désormais d'habillement (et pas seulement la tenue de sport) de 10 millions d'enfants. À la dernière rentrée, l'aide était de
- 280,76 euros pour un enfant de 6 à 10 ans (à qui les communes peuvent payer jusqu'aux cartouches d'encre);
- de 296,22 euros pour les 11-14 ans (ce qui ne tient pas suffisamment en compte les poussées successives de croissance et stigmatise les grands);
- et de 306,51 euros pour les 15-18 ans (qui n'inclut pas la fourniture des préservatifs au distributeur du lycée et stigmatise les plus 'chaud(e)s' matures: un prime aux doublants récidivistes, victimes présumées innocentes du système éducatif ?)

Compte tenu du taux d'absentéisme scolaire, le gouvernement trouve avec l'ARS un moyen de ramener les absentéistes à l'école
, plutôt que de leur offrir les moyens vestimentaires d'abandonner le radiateur du fond de la classe...
Lire PaSiDupes sur la responsabilisation des parents

Les familles de plus de trois enfants ne sont pas typiquement occidentales. Le taux de fécondité français a passé le seuil de deux enfants par femme en 2008 (2,02, contre 1,98 en 2007, 2 en 2006), un niveau record en Europe, (le nombre de familles avec enfant de moins de 25 ans était à 8,7 millions en 2005). Le nombre d'enfants de famille polygame (bien souvent mono-parentale)est estimé à 400 000.


Cette année, l'ARS sera versée le 19 août (ce qui stigmatise les parents les plus prévoyants). Les montants de l'allocation ne bougeront pas (ce qui stigmatise les familles les plus proléfiques). En revanche, davantage de familles pourront y prétendre puisque les plafonds de ressources ont été augmentés de 2,8% par rapport à l'an dernier (et "le compte n'y est pas", si on anticipe le discours des démagogues encore en vacances ?).

Pourquoi un versement en bons d'achat ?

L'UMP Édouard Courtial souhaite participer à la lutte contre la gabegie dans la répartition des fonds publics. Il revendique «une forme de moralisation de l'aide sociale ». Bien mal lui en a pris !
Secrétaire national de l'UMP aux fédérations, E. Courtial propose que cette allocation soit versée sous forme de «bons d'achat », et non en argent liquide, comme actuellement. Comme tous les élus de terrain et les « citoyens vigilants » objectifs, il a observé que «cette aide est manifestement dévoyée par certaines familles. » Il ne met donc pas en cause l'ensemble des bénéficiaires, comme le prétendent les ravis de la crèche politique.
Les vertueux devraient saluer cette recherche exigeante de morale sociale, mais l'élu, parce qu'UMP, doit pourtant se justifier. « J'ai recueilli de nombreux témoignages : certains bénéficiaires attendent son versement pour s'acheter un téléviseur ou effectuer d'autres dépenses qui n'ont rien à voir avec l'école », déclare-t-il dans le JDD. Il précise en outre que sa proposition de loi «a reçu 115 signatures de députés UMP ».
Dans l'esprit de cet élu, l'objectif est de « seconder les familles qui ne sont pas assez attentives à la réussite scolaire, en les contraignant à équiper leurs enfants pour le travail en classe ». Bref il s'agirait de «contrôler les devoirs » des bénéficiaires et non de faire des économies en cette période de disette budgétaire.

La marginalité plutôt que la légalité ?
Fournitures scolaires

Nadine Morano est plus 'politique'...
« La proposition d'Édouard Courtial part d'un bon sentiment. D'ailleurs, moi aussi, je me suis posé les mêmes questions. Bien sûr qu'il y a des abus, mais ils sont marginaux comme le démontre une étude conduite auprès de 10.000 familles par dix caisses d'allocations familiales », confie-t-elle au Figaro.

Des abus reconnus d'utilité publique ?
Elle estime que la mise en place de bons d'achat présente aussi des inconvénients. « Elle renchérirait le coût de gestion de l'allocation et risquerait de créer des distorsions de concurrence entre les grandes chaînes du commerce et les petits commerçants. Sans compter que l'on ne serait pas à l'abri d'abus avec ces bons d'achat», poursuit-elle.

Une allocation scolaire qui ne mérite plus son nom
Plus largement, la secrétaire d'État assure que, pour réussir sa scolarité, un enfant n'a pas seulement besoin de vêtements et de fournitures scolaires. « Il lui faut aussi un bon lit pour bien dormir, un bureau pour faire ses devoirs et pourquoi pas un nouveau papier peint pour la réfection de sa chambre », dit-elle ajoutant que « pour bien travailler, un enfant doit étudier dans de bonnes conditions ». De ce point de vue, les écrans plats offrent un plus grand confort pour suivre les programmes de télé-réalité . Non! Les programmes éducatifs cryptés de Canal+ Aidez-moi ! De Arte, c'est ça ! J'ai trouvé...
Et contre les tensions diverses, Zahia, en option, ferait-t-elle aussi l'affaire?

La presse apprécie la chasse au gaspi à la tête du client
Surprise ! Edouard Courtial ne rencontre pas le succès du député PS René Dosière, grand scrutateur du train de vie de l'État. Celui de certaines familles peut bien interpeller leur entourage et nous pouvons bien avoir tous été témoins d'anomalies criantes, la presse n'a rien observé, la gauche n'a rien remarqué et certains responsables politiques ne veulent rien entendre. Ce n'est pourtant pas l'imminence d'élections qui, cette fois, explique leur frilosité.

Mais si E. Courtial veut manifester du respect aux contribuables qui, par leur travail, versent des impôts et contribuent ainsi à l'ARS, il ne trouve semble-t-il pas le consensus que son initiative devrait rencontrer.

Il a, à vrai dire, le soutien de tous ceux que la presse militante n'interroge pas et des acteurs politiques qui ne font que veiller à leur réélection. Il ne s'agit certes pas seulement de mettre un terme aux versements aux possesseurs des 150 Ferrari du 9.3 (lire PaSiDupes) ! Si des excès aussi manifestes ne parviennent pas à indigner les populistes patentés, comment des abus par milliers, si discrets mais réels soient-ils, le pourraient-ils? Logique ! L'éradication des escroqueries sociales est insupportable aux professionnels de la justice sociale. Ces « humanistes », puisque telle est leur carte de visite, ne sont pas seulement de fieffés démagogues. Ils achalandent en effet le marché frontiste en travailleurs laborieux, lucide et mécontents. Qui en effet apprécie de travailler pour des allocataires de l'ARS qui ne sont même pas tous des escrocs, mais pour la plupart de simples profiteurs des facilités qui leur tendent les bras.

La presse honorable faillit à sa mission en ne présentant pas les contre-enquêtes qui s'imposent en réaction à la propagande.
Qu'importe si les accusations de stigmatisation des parents à l'encontre d'E. Courtial sont injustes et si la gauche fait bien peu cas de la charge fiscale. «Ce projet, je l'avais déjà proposé il y a deux ans », dit-il ajoutant avoir reçu à l'époque «près de 400 courriels de soutien, y compris de gens de gauche ».
Alors que les exploiteurs de l'Etat sont de plus en plus nombreux, le politiquement correct interdit de les démasquer et les efforts louables en faveur du respect des réglementations sont présentés comme autant de stigmatisations des contrevenants.

L'illégalité devient la règle
, qu'il s'agisse des clandestins ou des gens du voyage qui occupent des terrains communaux par la force.
Madame la ministre déçoit beaucoup en ne remplissant pas sa mission d'assainissement.

jeudi 22 juillet 2010

Assemblée Nationale: A. Montebourg n'apparaît qu'avec les caméras ?

Papillon rose attiré par la lumière des projos

Buffet et Montebourg, épinglés parmi les députés les plus sanctionnables à gauche

Le rénovateur du PS est encroûté dans ses vilaines habitudes

Bien que - depuis juillet 2008 - le rôle des commissions ait été considérablement renforcé par la Loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République, 93 députés dilettantes sont passibles de sanctions pour absentéisme répété lors des travaux en commissions, selon une étude du collectif Regards citoyens.
Le nouveau règlement de l'Assemblée (article 42, alinéa 3), adopté dans la foulée de la révision constitutionnelle de 2008, a en effet mis en œuvre des sanctions en décembre 2009, et les députés absents plus de deux fois par mois, en commission le mercredi matin, se font ainsi ponctionner une retenue financière égale à 25% de l'indemnité de fonction, qui s'élève à 1.400 euros sur un total de 7043,69 euros d'indemnité. Les plus réfractaires au travail parlementaire encourent des sanctions allant de 353 à 2119 euros en fonction du nombre de réunions manquées sans justification.
Selon une source parlementaire, «10 à 20» députés «par mois» se font pointer, soit une fourchette de 70 à 140 députés depuis l'entrée en application de ces sanctions.

Et au top sept des fantômes du Palais Bourbon, classé immédiatement après François-Xavier Villain (non inscrit, divers droite) et Marie-Josée Roig (UMP) avec 1766 euros de retenue, les plus gros contributeurs à la politique d'économies sont Arnaud Montebourg (PS), David Douillet (UMP), Renaud Muselier (UMP), Michel Vauzelle (PS) ou encore Marie-George Buffet (PCF): les élus 'nantis' ne sont pas à 1.000 ou 1.400 euros près.
Il est d'ailleurs tout à fait vraisemblable que Buffet et Montebourg souhaitent apporter leur quote-part à la rigueur. «La somme de ces sanctions représenterait 52.986,38 euros d'économies possibles pour l'Assemblée», indique le collectif.
Lire PaSiDupes sur la suspension des allocations aux parents d'élèves défaillants

L'amer Mamère, expert en « république bananière », se retiendra-t-il de fustiger Nono Montebourg, Michel Vauzelle et MG. Buffet, alors que c'est en commission que s'établissent la plupart des grands et difficiles compromis dont débattent les députés pour défendre les amendements de leur groupe.

Montebourg confond-il 'activisme' et 'activité' ?

Des téléspectateurs trompés sur l'assiduité réelle du paradeur ?
L'activité de ce député socialiste vibrionnant à la vue des micros et caméra retomberait en fait aussitôt les projecteurs éteints. Le m'as-tu-vu apparaît souvent dans la lumière, mais s'éclipse à la chute du jour.

Arnaud Montebourg ferait-t-il donc illusion ?
Si on en croit cette étude conduite par l'association "Regards citoyens", composée de jeunes observateurs de la vie parlementaire, le député socialiste figure dans la liste des députés les moins actifs.
Il suffirait donc d'obtenir un siège sur la trajectoire des caméras pour tromper son monde. Il faut dire que sa concubine – la journaliste Audrey Pulvar (France Inter et i>tele - peut aisément lui arranger le coup. Lien PaSiDupes

Cumulard dépassé
Toutefois, A. Montebourg, député depuis 1997 de la 6éme circonscription de Saône et Loire et d'un cheveu brushé à la dernière législative s'agite passablement. Il est même au four et au moulin.

=> Elu en mars 2008, conseiller général du canton de Montret, il préside aussi le Conseil général depuis plus de deux années.

=> Au sein du parti socialiste, Arnaud Montebourg est de surcroît secrétaire National chargé de la rénovation (et de la préparation des primaires)...

=> Interrogé sur le non-cumul des mandats
Montebourg avait répondu qu'il n'entend rien lâcher et "qu'il préférait conserver les fonctions de Président du Conseil général "…
Les prochaines législatives ne se dérouleront qu'en 2012, et Arnaud Montebourg cumule toujours bien ses fonctions de parlementaire, d'élu local et au sein du PS national.
Lire PaSiDupes
Et sa présence effective à l'Assemblée, direz-vous?
Celle de l'éclipse de la face de la lune.

mardi 25 mai 2010

Allocations rétroactives pour soutenir l'assiduité scolaire

La carotte et le bâton

Le Président de la République était présent ce mardi matin à Beauvais (Oise) pour un rencontre consacrée à l’absentéisme scolaire, mais également aux problèmes de violence au sein des établissements scolaires.
Nicolas Sarkozy a annoncé que les allocations familiales seraient «versées rétroactivement» dans le cas du retour de l’élève sur les bancs de l’école, et non pas seulement dans l'enceinte de son établissement.

Il y a un mois

Nicolas Sarkozy avait annoncé que les allocations familiales seraient «systématiquement» suspendues en cas d’absentéisme scolaire injustifié et répété.
Une proposition de loi d’Eric Ciotti (UMP) en ce sens sera examinée le 16 juin par l’Assemblée nationale.
S’exprimant lors d’une réunion de travail à la préfecture de l’Oise, Nicolas Sarkozy a fait valoir que «tout l’Etat doit se mobiliser autour de ce cancer» qu’est l’absentéisme à l’école.


Aujourd'hui: «Contrat de responsabilisation parentale»

A cette réunion consacrée à l’absentéisme et aux violences scolaires, participaient trois ministres - Luc Chatel (Education), Brice Hortefeux (Intérieur) et Eric Woerth (Travail) - des responsables d’établissements scolaires, le procureur de la République James Juan, ainsi que la maire de Beauvais, Caroline Cayeux (UMP).

Lors de son intervention, le chef de l’Etat a décliné de nouveau les décisions évoquées plusieurs fois depuis fin avril, notamment lors d’un déplacement à Bobigny pour l’installation de Christian Lambert, ancien patron du Raid, comme préfet de Seine-Saint-Denis (9.3).

=> S’agissant de l’absentéisme scolaire
Le président a répété qu’au bout de quatre journées et demi d’absence non justifiées, le principal proposera un «contrat de responsabilisation parentale». «En cas de récidive les allocations seront supprimées». Il a précisé que ces allocations seraient versées «rétroactivement», dès le retour de l’élève à l’école.

=>
S’agissant des violences scolaires: jet de bouteille

Un peu plus tôt, la visite au collège Charles Fauqueux de Beauvais a donné lieu à un léger incident dans la cour de l’établissement où s’étaient pressés nombre d’élèves pour entourer et serrer la main du Président. Mais un jeune garçon a jeté, dans sa direction, une bouteille d’eau en plastique qui ne l’a pas atteint.

A son arrivée dans le collège, le chef de l'Etat avait exprimé sa préoccupation, auprès du principal, des élèves sortant du collège sans affectation (environ 20/25 sur 120 à la fin de la 3e dans cet établissement). «On trouve des places à tous», lui a assuré l'administratif.

Sarkozy s’est ensuite entretenu avec les enseignants, à huis clos durant un peu plus d’une demi-heure.
Il a aussi visité des ateliers de peinture, discuté avec des élèves de 4e dont l’atelier avait pour thème «exprime ta peur»...
- « Et si j'ai pas peur, m'sieur? »
- « C'est pas possible: tout le monde doit avoir peur de nos jours. Sinon, ne lis surtout pas Maupassant, tu as Marianne !

mercredi 29 avril 2009

Assemblée Nationale: seulement 46 socialistes étaient rentrés de vacances...

La rentrée des députés tourne au vinaigre

Les députés de gauche absents dans l'hémicycle mardi 28 avril
Les députés UMP ont voulu que nul n'en ignore

Les socialistes n'ont pas de leçons à donner aux élus de la majorité qui étaient massivement présents dans l’hémicycle face à une gauche pelée.

La «leçon» a tourné à une nouvelle prise de becs opposant le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, à celui du groupe UMP, Jean-François Copé et au président de l’Assemblée nationale (UMP) Bernard Accoyer.
«Vous vous êtes payés pour pas cher une belle quinzaine d’antiparlementarisme. J’en ai honte pour votre groupe», a grondé Jean-François Copé s'adressant aux socialistes. Il faisait référence au rejet fortement médiatisé, le 9 avril, du projet de loi Création et Internet, en raison de la présence d'une vingtaine de socialistes, en léger surnombre: pas de quoi se vanter !
«A la minute où nous avons constaté, par cet incident de séance, que le texte était rejeté, nous avons pris l’initiative de demander sa réinscription. Ce texte va être adopté. Nous avons une majorité rassemblée car nous ne nous laisserons pas prendre une deuxième fois», a poursuivi Copé.
Il n'empêche que, ce matin-là, France Info assura à ses lecteurs que la réinscription avait pris tout le monde par surprise... Pour sa part, PaSiDupes l'avait pourtant annoncée, le 16 avril. (lien PaSiDupes)

La riposte UMP n'a pas été médiatisée
La presse d'opposition n'a pas fait le même tapage partisan dans les deux cas.

A la «belle leçon d’absentéisme» qu’a voulu donner le vertueux PS, Copé a demandé l’adoption de l’ordre du jour de l’Assemblée par scrutin public. Histoire de «voir si vous êtes si nombreux que cela cet après-midi», a-t-il lancé, face à des bancs socialistes clairsemés. En clair, il s'agissait d'officialiser la désertion des bancs socialistes, mais les media -que l'on dit pourtant (cf. Marianne, entre autres) soumis à la majorité- ont négligé de le claironner sur tous les toits des Français, sauf probablement France Info, pour son ultime bulletin, à 1h du matin...

Des minutes plus tard, abandonnant, qui le coiffeur, qui la manucure, quelques députés de gauche sont entrés précipitamment en scène, sous les applaudissements et les railleries des députés de droite. «Le rideau, le rideau!», scandaient les uns, en rappel de l’arrivée impromptue des députés socialistes, cachés sournoisement derrière les rideaux, qui avaient fait basculer le scrutin le 9 avril. «Et où ils sont les socialos ?», lançaient d’autres.

Un vote écrasant (279 contre 46)

Le premier rôle socialiste, Ayrault-La- Voix-de-Son-Maître (Hollande) a quitté son banc sous les huées des élus UMP avant d’apostropher Bernard Accoyer du pied de la tribune du Président. «Il s’est fait insulter par Copé. Il exigeait de répondre, ce que M. Accoyer ne lui a pas permis», a prétendu, dans les couloirs, un collaborateur anonyme du groupe socialiste.

L'exception parlementaire socialiste

Les donneurs de leçons socialistes ne veulent pas qu'on leur fasse ce qu'ils font aux autres.
A la reprise des débats, l’ambiance était toujours électrique. «Vous avez tourné le vote en dérision», s'est plaint Jean-Marc Ayrault, soulignant la valeur du vote du 9 avril sur le texte Hadopi. Vexé, le chef du parti bananier accusa alors Jean-François Copé de «discréditer le Parlement».

La mascarade socialiste était-elle respectueuse du Parlement et des Français? «Vous nous faites honte, vous donnez une image lamentable», a rétorqué Jean-François Copé.

samedi 25 avril 2009

Liste noire des députés européens sortants

Les euro-sceptiques se mobilisent
Etrangement, ce sont les noms des absents au Parlement Européen qui sont livrés à la critique des électeurs.
La mission de la presse consiste à nous informer, mais ne peut-elle donc être un peu bienveillante? Une polémique par jour, telle est la ration quotidienne servie tiède chaque par les media. Sommes-nous libres de repousser le plat, puisqu'il se trouve toujours un organe de presse ami, une association, collectif ou un réseau, un parti ou un syndicat pour l'inscrire au menu du JT, que nous le voulions ou non. La presse se dit tributaire de l'actualité, mais, privée de tsunami, de pandémie, de séquestrations ou de violences urbaines et sociales diverses, elle crée l'événement à partir de la moindre rumeur fétide et nous impose son point de vue biaisé, par militantisme et démagogie associés.
Les Européens seraient-ils donc incapables de déduction à partir d'un palmarès qui mettrait les gros travailleurs parlementaires à l'honneur ? On note en effet que ces derniers sont bien souvent d'illustres inconnus et que, à droite comme à gauche, les ténors politiques se consacrent davantage à leurs circonscriptions hexagonales, laissant le tiers féminin d'entre eux aux fourneaux strasbourgeois de la cuisine européenne.

Quelques jours après la parution des récompenses du Guide Michelin et à quelques semaines du scrutin européen, paraît un palmarès de l’assiduité des euro-députés français. Il ne s'agit pas tant de louer les grands chefs de l'Europe législative que de lister. En pointant les gargotiers absents, on jette le discrédit sur la cuisine européenne tout entière, sans rendre justice aux trois étoiles.
Rendue publique le mercredi 22 avril, une étude épingle plusieurs des têtes de liste qui font en ce moment campagne pour le 7 juin prochain. Son auteur, Flavien Deltort, est un assistant parlementaire. En fait, il le fut, d'un élu du Parti radical italien, Marco Cappato , mais ne l'est justement plus... Coup de sabot de l'âne ?
Pendant deux ans, il a compilé des données accessibles au public, mais n’a pas consulté certains registres gardés secrets sur lesquels pointent les eurodéputés.
Le résultat de cette enquête jette un peu plus le discrédit sur institution mal considérée par les citoyens Français. “Mon but est que les mauvais élèves ne soient pas reconduits” explique M. Deltort qui tempère : “beaucoup de députés travaillent très sérieusement quand même”. Soit !

L'acerbe journaliste de France Info, Raphaëlle Duchemin, claironna dès 8 heures pour sa part que « c’est un rapport qui pourrait faire du tort à certains », soulignant que c'était bien le but recherché...
De sa voix tonitruante, elle opposa Pervenche Berès (PS) 9/10 à Marine Le Pen 0/10. Succès garanti. Mais, sa neutralité de journaliste une nouvelle fois prise en défaut dût-elle en souffrir, cette militante d'opposition sur le service public aurait pu tout aussi bien dénoncer les paresseux Harlem Désir (PS) ou Daniel Cohn-Bendit (Verts ou Grünen), car tous trois siègent déjà au Parlement européen et, comme Marine Le Pen dans le Nord, Harlem Désir et Daniel Cohn-Bendit sont également têtes de liste des socialistes et des Verts en Ile-de-France. Que ne l'a-t-elle fait, sinon pour satisfaire les syndicats maison dominants?
  • Le premier des deux têtes de listes en région Ile-de-France épargnés compte récidiver : il ne peut que faire des progrès d'assiduité.
  • Quant au second, il a traversé ce qui reste de frontière de l'Allemagne vers la France, le 7 juin prochain. Il a été élu comme tête de liste des Verts en France: sa liste obtint alors 9,72 % des voix en juin 1999.
    Le 20 octobre 2008, il a ouvert la campagne électorale des écologistes pour 2009, avec Jean-Paul Besset, Eva Joly, Cécile Duflot (Secrétaire nationale des Verts), José Bové, Yannick Jadot, Monica Frassoni (coprésidente du groupe Vert au parlement de l'Union Européenne).

    Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE le vertueux écolo Verts à ne pas prendre avec des pincettes des baguettes Au Parlement Européen, il avait tenu à serrer la main de Nicolas Sarkozy, mais avait pris à partie le président en exercice.


    Cohn-Bendit n'est pas seulement minable, mais aussi odieux : cet é
    ducateur, soixante-huitard braillard et adepte du « jouir sans entraves » , a publié ceci, en 1975, dans Le Grand Bazar: « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais: "Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas les autres gosses?". Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même ». Ca ne suffisait pas et il ajouta donc: « « J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi ». Un candidat comme on souhaite en avoir beaucoup dans sa région ?

    Mais que le service public ne s'attarde pas sur d'autres cas extrêmes est proprement indigne et fort peu respectueux de l'auditeur-électeur.
    En termes d'activité; et non pas seulement de présence, Mme Berès, la pistonnée socialiste de la journaliste R. Duchemin (Radio France) voisine pourtant avec le président français du groupe conservateur (PPE), Joseph Daul (UMP), lui-même tête de liste dans l'Est, qui n'a pas les honneurs du palmarès tendancieux de France Info. Il ne suffit pas en effet de faire acte de présence...
  • Une trentaine de députés français sortants, dont certains "étoilés" et qui sont encore en lice le 7 juin, n'ont pas écrit un seul rapport entre juin 2004 et décembre 2008.
    Les élus français affichent des performances très honorables en terme de fréquentation de l'hémicycle strasbourgeois. Les trois quarts des eurodéputés sortants peuvent se prévaloir d'un taux de présence d'au moins 80 % lors des réunions plénières. Plusieurs d'entre eux se font même un devoir de ne rater aucune session mensuelle dans la capitale alsacienne.
    La performance est nettement moins flatteuse en ce qui concerne l'engagement dans les commissions, un des lieux où se fait pourtant l'essentiel du travail parlementaire, en amont des votes en plénière.

  • "Le problème, c'est qu'il est très compliqué de distinguer le quantitatif du qualitatif, observe la vicieuse Marielle de Sarnez (MoDem). Ce n'est pas forcément les dix plus présents qui sont les dix meilleurs parlementaires européens. Mais ce n'est pas obligatoirement les dix derniers non plus."
  • "Dans un groupe parlementaire, certains assument des responsabilités, d'autres non, se défend Harlem Désir, tête de liste PS en Ile-de-France. La présence en commission, c'est très important, mais les présidents de groupe et les vice-présidents n'ont pas le temps de travailler en commission. A l'inverse, le député coordonnateur sur tel ou tel sujet sera très présent en commission mais écrira peu de rapports."
    Ainsi, les appréciations subjectives tendent-elles à prévaloir sur les critères objectifs, lorsqu'on est de mauvaise foi.

    Une trentaine d’élus sortants sont en position éligible

    Parmi les plus en vue, les socialistes Benoît Hamon ou Vincent Peillon, Marielle de Sarnez, pour le MoDem, ne brillent de tous leurs feux que par leur absence à Strasbourg. Pourquoi le taire ?

    Alors qui sont les travailleurs les plus ardents?
    Des élus socialistes, UMP, Verts, ou libéraux figurent parmi les plus assidus. Aucun eurosceptique français ne pointe dans les 300 premières places du classement. En comparaison, on y trouve 45 Allemands et 24 Espagnols.

    En février 2009, le quotidien Lyon Capitale publiait un autre classement, avec cette fois dans le trio de tête François Grossetête, (UMP), 2ème sur 65 députés. Elle écope pourtant d’une note moyenne (5/10) dans l’enquête de Flavien Deltort. Joseph Daul (4ème), et Pervenche Bérès (recule en 6ème place), restent cependant bien classés.
    Hélène Flautre passe à la 35ème place, ce qui ne fait plus d’elle l’une des meilleurs. Jean-Luc Benhamias reste stable à la 38ème position, toujours proche de la moyenne mais légèrement en dessous. Il est devancé par son collègue Jean-Marie Beaupuy (29ème), pourtant parmi les moins bons dans l’analyse de l’assistant parlementaire, avec une note de 2/10.
    En très mauvaise passe dans l’analyse précédente, et bien que Strasbourgeoise (!), Catherine Trautmann (PS) refait quelque peu surface (30ème). Jacky Henin (PCF, Calais) s’enfonce à la 52ème position, placé plutôt dans le dernier quart. Tandis que Marine Le Pen reste en queue du classement (avec l'excuse de combattre la construction eropéenne) , et que Philippe De Villiers se retrouve bon dernier.

    On note donc quelques contradictions importantes entre les deux études.
    Et pourtant les critères utilisés sont les mêmes : l’assiduité aux séances et en commissions parlementaire et leur travail épluché au travers des rapports, questions, avis, résolutions, propositions et autres interventions

    Le débat est donc malsain et il est parfaitement adapté de le qualifier de polémique. De polémique stérile, si ce n'est pas un pléonasme.