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jeudi 4 septembre 2014

Ministres précaires de Hollande: Thévenoud aujourd'hui et Batho ou Bricq hier

La justice a mis fin au "fini-parti"des éboueurs: Reste le "pas fini-déjà parti" des ministres PS

1 - Thomas Thévenoud et Léon Schwartzenberg, 9 jours


Nommé le 26 août secrétaire d'Etat au Commerce extérieur dans le deuxième gouvernement Valls, Thomas Thévenoud n'aura squatté cette fonction qu'une semaine.
Cet élu PS de Saône-et-Loire, proche d'Arnaud Montebourg et joueur de scrabble en séance de l'Assemblée (lien PaSiDupes avec video
a dit avoir quitté jeudi le gouvernement en raison de "retards de déclaration et de paiement" au fisc, désormais "intégralement régularisés". Pourquoi ce retrait, si le vertueux a - sous la pression - régularisé sa situation ?

Le député PS de 40 ans égale le record du cancérologue Léon Schwartzenberg, ministre (radical socialiste, MRG) délégué à la Santé du 29 juin au 7 juillet 1988 dans le gouvernement Rocard II. A cette époque, le professeur avait frappé d'entrée les esprits par des positions tranchées, en faveur d'un dépistage systématique du sida chez les femmes enceintes et de la légalisation des drogues sous contrôle des pouvoirs publics.

2 - Jean-Jacques Servan-Schreiber, 13 jours
Avant Schwartzenberg, le record avait été tenu par Jean-Jacques Servan-Schreiber, ministre  des Réformes du gouvernement Chirac, resté au gouvernement 13 jours, en juin 1974. Le fondateur de L'Express, président du Parti radical socialiste, a été écarté pour avoir manifesté son hostilité à la reprise des essais nucléaires français dans le Pacifique. L'histoire retiendra que son Premier ministre, Jacques Chirac, l'avait surnommé le "turlupin".
3 - Edgard Pisani, 14 jours

En avril 1967, Edgard Pisani -apparenté PS- était resté 14 jours ministre de l'Equipement et du Logement du gouvernement Pompidou IV. Il avait claqué la porte en estimant ne pas avoir les moyens de sa politique. Mais en réalité, il détenait déjà depuis 1966 le portefeuille de l'Equipement dans le troisième gouvernement de Pompidou. Cela ne l'empêchera pas de revenir au gouvernement quelques mois en 1985 en tant que ministre chargé de la Nouvelle-Calédonie.

4 - Pierre Pfimlin et Alain Bombard, 32 jours

Ministre de la Coopération de Pompidou, Pierre Pfimlin, MRP (et oncle de Rémy Pfimlin) avait renoncé à son maroquin en mai 1962, 32 jours après sa nomination. Avec quatre autres ministres du parti centriste Mouvement républicain populaire, il protestait alors contre les propos du général de Gaulle rejetant une "Europe intégrée".

Le navigateur et biologiste Alain Bombard, PS, était lui aussi resté 31 jours au gouvernement, en mai et juin 1981. Nommé par Pierre Mauroy secrétaire d'Etat à l'Environnement, il s'était illustré par son souhait de vouloir abolir la chasse à courre.

5 - Catherine Trautmann et Alain Juppé, 33 jours

Eux auraient certainement aimé rester plus longtemps au gouvernement. Battue aux législatives de juin 1988, Catherine Trautmann - PS- n'avait occupé le poste de secrétaire d'Etat à l'Emploi que 33 jours dans le premier gouvernement Rocard. La socialiste était ensuite devenue neuf ans plus tard ministre de la Culture du gouvernement Jospin.

Plus récemment, c'est Alain Juppé (UMP) qui a fait les frais de cette règle tacite qui veut qu'une défaite électorale conduit un ministre à démissionner. L'ancien Premier ministre avait ainsi dû quitter son poste de ministre de l'Ecologie dans le premier gouvernement Fillon, en juin 2007, après sa défaite aux législatives en Gironde. Avant de revenir en 2010, à la Défense puis aux Affaires étrangères.

Autres éphémères récents: Delphine Batho ou Nicole Bricq 

jeudi 17 septembre 2009

Commission européenne: Barroso, ré-élu dans un fauteuil

Les abstentionistes socialistes et les opposants Verts sont battus

Les 27 pays de l'U.E. se sont rassemblés sur BarrosoJosé Manuel Barroso a été reconduit à l'unanimité par les 27 Etats à l'issue d'un vote qui grandit l'image d'unité de l'Europe dans le monde.
Barroso a été réélu pour un second mandat de cinq ans par le Parlement Européen avec une confortable majorité absolue le plaçant en position de force pour constituer sa future équipe. La gauche européenne et sa presse militante lui opposent son bilan que, contre toute évidence, ils disent contesté.
Exemple de propagande malsaine à laquelle s'adonne avec volupté la presse vertueuse, des journalistes affirment que, dans son propre camp conservateur, certains élus -mais anonymes- confieraient -mais en privé- qu'ils approuveraient sans enthousiasme M. Barroso. Dans ces circonstances, les pleutres -tels ceux de l'agence A*P- font en outre un usage intensif du conditionnel …

L'ancien Premier ministre portugais, 53 ans, sort néanmoins victorieux d'une longue campagne électorale débutée en juin. Il a finalement recueilli 382 voix sur son nom, face à 219 votes contre et 117 abstentions, au cours d'un scrutin à bulletins secrets. Ainsi, J.-M. Barroso a réussi à obtenir l'aval de plus de 50% des 736 eurodéputés, alors qu'une simple majorité de "oui" suffisait. Bien que ce score soit sans appel, la gauche politique et médiatique s'obstine à contester cette ré-élection.

Les contestataires n'avaient pu s'entendre sur un candidat commun...

Proposé par la droite modérée, J.-M. Barroso était le seul candidat en lice. C'est dire que, malgré une campagne de dénigrement, le président reconduit a aussi été soutenu majoritairement par les Libéraux.
Et pourquoi les 184 élus socialistes, ses détracteurs aigris, avaient-ils donc décidé de s'abstenir ? Unis dans l'opposition systématique, la gauche n'avait pas pu se rassembler sur un nom commun.

Ils font plus fort encore
Contre l'avis de Catherine Trautmann, la chef de file française, qui prétend que "M. Barroso nous a montrés qu'il manquait de courage dans des moments critiques", la plupart des socialistes portugais et espagnols ont voté "oui", en cohérence avec leurs gouvernements socialistes.
Président consensuel, le Portugais a atteint la majorité absolue avec le soutien des conservateurs eurosceptiques (britanniques, tchèques et polonais), qui ont constitué un groupe dissident, car ils sont opposés au traité de Lisbonne. Un texte qu'au contraire J.-M. Barroso défend.

"Je suis fier de ce résultat", a commenté M. Barroso, visiblement satisfait. Considérant la campagne négative de l'opposition, ses services avaient bon espoir qu'elle serait contre-productive et permettrait qu'il rassemble sur son nom les voix de plus de la moitié de l'hémicycle. Le journal 20Minutes titre d'ailleurs: «Barroso réélu sans surprise à la tête de la Commission » (lien )
Le président français Nicolas Sarkozy s'est réjoui de pouvoir "approfondir encore" sa coopération avec le Portugais.

Le programme du Président de la Commission Européenne
M. Barroso a publié début septembre de grandes orientations et fait connaître aux partis frondeurs les compromis vers lesquels il est prêt à avancer. Un exercice de dialogue qui a entraîné "des concessions", de l'avis même des socialistes, renforçant ainsi la réputation d'écoute du président consensuel.
C'est "une très bonne chose pour l'Europe", a d'ailleurs renchéri, plus enthousiaste encore, le Premier ministre britannique Gordon Brown. "J'ai dit depuis longtemps qu'il était la bonne personne pour cette fonction", a ajouté le travailliste britannique. Une pierre de plus dans le jardin des socialistes français.

Confirmé, voire renforcé
Le président Barroso va désormais pouvoir réfléchir à la composition de sa future équipe de commissaires, ainsi qu'aux autres postes clés de l'UE, fruit d'inévitables et nécessaires tractations avec les gouvernements.
Il lui faudra "attendre le vote par référendum des Irlandais" sur le traité de Lisbonne le 2 octobre avant toute désignation. Mais "cela n'empêche pas des contacts informels avec des chefs d'Etat et de gouvernements", a néanmoins annoncé M. Barroso. Le résultat devrait permettre d'éviter un second vote si le "traité de Lisbonne" entre en vigueur. Avec ce texte, censé faire fonctionner l'UE de manière plus efficace, une majorité absolue est en effet nécessaire.

Le nouveau Parlement européen élu en juin a exigé, avant de procéder à un vote, que le président à élire présente un programme écrit.
Candidat à sa propre succession, Barroso a donc publié début septembre de grandes orientations et fait des promesses pour convaincre les Etats de l'UE , avant qu'ils ne l'adoubent unanimement.

L'opposition stérile

  • Esbrouffe et peine perdue, exemple d'agitation stérile
    Avant le vote, Sylvie Goulard, MoDem et présidente du Mouvement européen-France, et Daniel Cohn-Bendit cosignèrent sans illusion, le 16 septembre 2009, une tribune dans Le Monde pour appeler les parlementaires à repousser cette candidature.
  • Les ineffables de LePost
    Ces journalistes partisans dénoncent la satisfaction du Français Michel Barnier , candidat à un poste de commissaire européen. De quel droit ces démocrates de haut vol doutent-ils respectueusement en lieu et place de Jean-Marie Cavada (UMP) que le discours de Barroso hier mardi ait pu lui apporter -comme à la majorité des votants- toutes les clarifications nécéssaires sur sa détermination à réguler, et sur ce qu'il entend par "économie sociale de marché". Ils regrettent même le vote à mains levées, comme dans les amphis !...
  • Guy Verhofstadt (1953) devait faire obstacle à Barroso
    Le mardi 29 juin, l'ancien Premier ministre belge et tout nouveau député européen, Guy Verhofstadt, avait été élu Président du groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ALDE) au sein du Parlement européen -par acclamation... Jugé trop fédéraliste, il avait été refoulé par Tony Blair en 2004.
    Dès le débat du 1er juillet, le groupe ALDE avait montré les nom-
    breuses divisions
    qui règnaient déjà parmi les membres, au terme de 3h30 de débat, aucune ligne claire n’était dégagée...
    Les uns, notamment la gauche française(!), plaidaient pour un report à octobre du vote pour l’élection de Barroso, après le referendum irlandais et/ou après l’entrée en vigueur de Traité de Lisbonne. Les autres ne voyaient pas l’intérêt de repousser un tel vote, Barroso étant de toute façon le seul candidat, et, qui plus est, soutenu par le Conseil. A la mi-juillet, la propagande donnait l’alliance APSD-Verts-ALDE suffisante pour empêcher la réélection de Barroso...
    Peut-être son haleine a-t-elle eu raison de ses espoirs (cf. Bush qui détourne la tête...).

    Les ambitions du chef de groupe socialiste

    Martin Schulz se serait bien vu à la présidence.
    Mais si « la stratégie du président du groupe socialiste est très clairement connue et identifiée par tous », « je ne crois pas que cela soit la ligne de tout le groupe socialiste et je ne pense pas qu’il emmène la conviction de tout le groupe sur cette ligne-là”, dénonce Pervenche Berès. “Donc, le groupe est divisé ?”, interrogea euronews. “Je pense qu’il sera divisé, oui.”

    Les socialistes se sont résignés: les Etats unanimes étaient unis sur la candidature Barroso.
    Le groupe socialiste et démocrate a lui-même infléchi sa position en décidant, mardi 15 au soir, par 95 voix contre 43 et neuf abstentions, de faire de l'abstention sa ligne politique officielle, sur proposition de son président, l'Allemand Martin Schulz.

    Daniel Cohn-Bendit avait également pris acte de l'impossibilité de renverser la vapeur.
    Il a encore disjoncté, s'écriant: "C'est José Manuel Obama, Yes he can ! Il peut tout maintenant. Tout ce que vous n'avez pas vu pendant cinq ans, vous allez voir ce que vous allez voir (...) Je crois halluciner. C'est: tout a changé, donc je reste !", a-t-il éructé.
    La campagne “Tout sauf Barroso” a rencontré l'écho que l'on voit dans la vie politique européenne.
    « Je maintiens que M. Barroso n'est pas la personnalité dont l'Europe a besoin », a affirmé sur France 2 le député européen.
    Mais il le dit avec des fleurs:
    Parce que les fleurs, c’est périssable…
  • samedi 25 avril 2009

    Liste noire des députés européens sortants

    Les euro-sceptiques se mobilisent
    Etrangement, ce sont les noms des absents au Parlement Européen qui sont livrés à la critique des électeurs.
    La mission de la presse consiste à nous informer, mais ne peut-elle donc être un peu bienveillante? Une polémique par jour, telle est la ration quotidienne servie tiède chaque par les media. Sommes-nous libres de repousser le plat, puisqu'il se trouve toujours un organe de presse ami, une association, collectif ou un réseau, un parti ou un syndicat pour l'inscrire au menu du JT, que nous le voulions ou non. La presse se dit tributaire de l'actualité, mais, privée de tsunami, de pandémie, de séquestrations ou de violences urbaines et sociales diverses, elle crée l'événement à partir de la moindre rumeur fétide et nous impose son point de vue biaisé, par militantisme et démagogie associés.
    Les Européens seraient-ils donc incapables de déduction à partir d'un palmarès qui mettrait les gros travailleurs parlementaires à l'honneur ? On note en effet que ces derniers sont bien souvent d'illustres inconnus et que, à droite comme à gauche, les ténors politiques se consacrent davantage à leurs circonscriptions hexagonales, laissant le tiers féminin d'entre eux aux fourneaux strasbourgeois de la cuisine européenne.

    Quelques jours après la parution des récompenses du Guide Michelin et à quelques semaines du scrutin européen, paraît un palmarès de l’assiduité des euro-députés français. Il ne s'agit pas tant de louer les grands chefs de l'Europe législative que de lister. En pointant les gargotiers absents, on jette le discrédit sur la cuisine européenne tout entière, sans rendre justice aux trois étoiles.
    Rendue publique le mercredi 22 avril, une étude épingle plusieurs des têtes de liste qui font en ce moment campagne pour le 7 juin prochain. Son auteur, Flavien Deltort, est un assistant parlementaire. En fait, il le fut, d'un élu du Parti radical italien, Marco Cappato , mais ne l'est justement plus... Coup de sabot de l'âne ?
    Pendant deux ans, il a compilé des données accessibles au public, mais n’a pas consulté certains registres gardés secrets sur lesquels pointent les eurodéputés.
    Le résultat de cette enquête jette un peu plus le discrédit sur institution mal considérée par les citoyens Français. “Mon but est que les mauvais élèves ne soient pas reconduits” explique M. Deltort qui tempère : “beaucoup de députés travaillent très sérieusement quand même”. Soit !

    L'acerbe journaliste de France Info, Raphaëlle Duchemin, claironna dès 8 heures pour sa part que « c’est un rapport qui pourrait faire du tort à certains », soulignant que c'était bien le but recherché...
    De sa voix tonitruante, elle opposa Pervenche Berès (PS) 9/10 à Marine Le Pen 0/10. Succès garanti. Mais, sa neutralité de journaliste une nouvelle fois prise en défaut dût-elle en souffrir, cette militante d'opposition sur le service public aurait pu tout aussi bien dénoncer les paresseux Harlem Désir (PS) ou Daniel Cohn-Bendit (Verts ou Grünen), car tous trois siègent déjà au Parlement européen et, comme Marine Le Pen dans le Nord, Harlem Désir et Daniel Cohn-Bendit sont également têtes de liste des socialistes et des Verts en Ile-de-France. Que ne l'a-t-elle fait, sinon pour satisfaire les syndicats maison dominants?
  • Le premier des deux têtes de listes en région Ile-de-France épargnés compte récidiver : il ne peut que faire des progrès d'assiduité.
  • Quant au second, il a traversé ce qui reste de frontière de l'Allemagne vers la France, le 7 juin prochain. Il a été élu comme tête de liste des Verts en France: sa liste obtint alors 9,72 % des voix en juin 1999.
    Le 20 octobre 2008, il a ouvert la campagne électorale des écologistes pour 2009, avec Jean-Paul Besset, Eva Joly, Cécile Duflot (Secrétaire nationale des Verts), José Bové, Yannick Jadot, Monica Frassoni (coprésidente du groupe Vert au parlement de l'Union Européenne).

    Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE le vertueux écolo Verts à ne pas prendre avec des pincettes des baguettes Au Parlement Européen, il avait tenu à serrer la main de Nicolas Sarkozy, mais avait pris à partie le président en exercice.


    Cohn-Bendit n'est pas seulement minable, mais aussi odieux : cet é
    ducateur, soixante-huitard braillard et adepte du « jouir sans entraves » , a publié ceci, en 1975, dans Le Grand Bazar: « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais: "Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas les autres gosses?". Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même ». Ca ne suffisait pas et il ajouta donc: « « J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi ». Un candidat comme on souhaite en avoir beaucoup dans sa région ?

    Mais que le service public ne s'attarde pas sur d'autres cas extrêmes est proprement indigne et fort peu respectueux de l'auditeur-électeur.
    En termes d'activité; et non pas seulement de présence, Mme Berès, la pistonnée socialiste de la journaliste R. Duchemin (Radio France) voisine pourtant avec le président français du groupe conservateur (PPE), Joseph Daul (UMP), lui-même tête de liste dans l'Est, qui n'a pas les honneurs du palmarès tendancieux de France Info. Il ne suffit pas en effet de faire acte de présence...
  • Une trentaine de députés français sortants, dont certains "étoilés" et qui sont encore en lice le 7 juin, n'ont pas écrit un seul rapport entre juin 2004 et décembre 2008.
    Les élus français affichent des performances très honorables en terme de fréquentation de l'hémicycle strasbourgeois. Les trois quarts des eurodéputés sortants peuvent se prévaloir d'un taux de présence d'au moins 80 % lors des réunions plénières. Plusieurs d'entre eux se font même un devoir de ne rater aucune session mensuelle dans la capitale alsacienne.
    La performance est nettement moins flatteuse en ce qui concerne l'engagement dans les commissions, un des lieux où se fait pourtant l'essentiel du travail parlementaire, en amont des votes en plénière.

  • "Le problème, c'est qu'il est très compliqué de distinguer le quantitatif du qualitatif, observe la vicieuse Marielle de Sarnez (MoDem). Ce n'est pas forcément les dix plus présents qui sont les dix meilleurs parlementaires européens. Mais ce n'est pas obligatoirement les dix derniers non plus."
  • "Dans un groupe parlementaire, certains assument des responsabilités, d'autres non, se défend Harlem Désir, tête de liste PS en Ile-de-France. La présence en commission, c'est très important, mais les présidents de groupe et les vice-présidents n'ont pas le temps de travailler en commission. A l'inverse, le député coordonnateur sur tel ou tel sujet sera très présent en commission mais écrira peu de rapports."
    Ainsi, les appréciations subjectives tendent-elles à prévaloir sur les critères objectifs, lorsqu'on est de mauvaise foi.

    Une trentaine d’élus sortants sont en position éligible

    Parmi les plus en vue, les socialistes Benoît Hamon ou Vincent Peillon, Marielle de Sarnez, pour le MoDem, ne brillent de tous leurs feux que par leur absence à Strasbourg. Pourquoi le taire ?

    Alors qui sont les travailleurs les plus ardents?
    Des élus socialistes, UMP, Verts, ou libéraux figurent parmi les plus assidus. Aucun eurosceptique français ne pointe dans les 300 premières places du classement. En comparaison, on y trouve 45 Allemands et 24 Espagnols.

    En février 2009, le quotidien Lyon Capitale publiait un autre classement, avec cette fois dans le trio de tête François Grossetête, (UMP), 2ème sur 65 députés. Elle écope pourtant d’une note moyenne (5/10) dans l’enquête de Flavien Deltort. Joseph Daul (4ème), et Pervenche Bérès (recule en 6ème place), restent cependant bien classés.
    Hélène Flautre passe à la 35ème place, ce qui ne fait plus d’elle l’une des meilleurs. Jean-Luc Benhamias reste stable à la 38ème position, toujours proche de la moyenne mais légèrement en dessous. Il est devancé par son collègue Jean-Marie Beaupuy (29ème), pourtant parmi les moins bons dans l’analyse de l’assistant parlementaire, avec une note de 2/10.
    En très mauvaise passe dans l’analyse précédente, et bien que Strasbourgeoise (!), Catherine Trautmann (PS) refait quelque peu surface (30ème). Jacky Henin (PCF, Calais) s’enfonce à la 52ème position, placé plutôt dans le dernier quart. Tandis que Marine Le Pen reste en queue du classement (avec l'excuse de combattre la construction eropéenne) , et que Philippe De Villiers se retrouve bon dernier.

    On note donc quelques contradictions importantes entre les deux études.
    Et pourtant les critères utilisés sont les mêmes : l’assiduité aux séances et en commissions parlementaire et leur travail épluché au travers des rapports, questions, avis, résolutions, propositions et autres interventions

    Le débat est donc malsain et il est parfaitement adapté de le qualifier de polémique. De polémique stérile, si ce n'est pas un pléonasme.
  • dimanche 6 juillet 2008

    Le CA du CNRS approuve le plan de réforme

    Des têtes chercheuses anti-républicaines font un blocage
    Le plan stratégique de réforme du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a été adopté mardi matin par son Conseil d'Administration.
    "Le plan a été adopté par 18 voix contre 6", a annoncé Daniel Steinmetz, représentant du personnel CGT au conseil d'administration et interlocuteur privilégié de la presse que l'on dit pourtant dévouée au Chef de l'Etat. Fidèles comme partout ailleurs à leur politique d’obstruction systématique, les 4 représentants du personnel et les représentants de la CGT et de ses clones de la FSU au niveau national avaient voté contre.
    Le plan stratégique a arrêté le principe d'une organisation du CNRS en instituts dont les modalités devront être définies au mois de septembre.
    Outre la création des instituts, qui géreront les laboratoires, le le texte voté doit notamment redéfinir les relations entre le plus gros organisme de recherche français et les universités qui deviendront autonomes.

    Entre 100 et 150 chercheurs (estimation scientifique à 50% près) étaient présents mardi matin dans la cour du siège du CNRS à Paris pour protester contre l'adoption du plan stratégique. Que représente cette centaine d'extrémistes? En effet, ces chiffres brandis par la presse manipulatrice ne précisent pas que le CNRS est une usine à gaz et qu’en 2007, il employait environ 30 000 personnes : 26 100 permanents (11 700 chercheurs et 14 400 ingénieurs, techniciens et administratifs) et 4000 contractuels). De quoi relativiser et estimer à sa juste portée l’agitation d’une centaine de chercheurs agités, brasseurs d’idéologie surannée.

    Certains anti-libéraux en sommeil dans leurs labos ont eu un sursaut de vitalité pour regretter que les syndicats n'aient pas pris l'initiative d'un nouveau blocage de la tenue du CA, qui avait permis le 19 juin d'obtenir un amendement du projet initial. Une délégation syndicale a été reçue après le CA par la présidente du CNRS Catherine Bréchignac.
    En effet, ce collectif organisa des États généraux de la recherche, pour faire le point les mesures législatives. Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2007, il invita tous les candidats à mieux définir leur programme en matière de recherche lors d'une conférence tenue le 16 février 2007 à Illkirch. Les propositions établies au cours des États généraux de la recherche sont majoritairement reprises dans le programme sur la planification de la recherche du parti socialiste, qui n’a encore pas de réflexion propre sur ce sujet. Or, les élections furent remportées par l'UMP et le collectif Sauvons la recherche s'opposa au projet de loi sur l'autonomie des universités, qui comprend un large volet sur les problématiques liées à la recherche et aux chercheurs. Battu et pas content ! Ces chercheurs n’ont pas tardé à trouver aigreurs et haine en leurs cœurs.
    "On sait que la suite va être dure", a estimé Trautmann en appelant les chercheurs à rester mobilisés, notamment sur la question du budget et des postes.

    "Le gouvernement a remporté une petite victoire tactique" mais "il est indéniable qu'il y avait des reculs" par rapport à la première mouture du projet qui visait " à démanteler le CNRS", a déclaré Alain Trautmann, qui n’est pas le président du collectif Sauvons La Recherche, comme l’affirme l’agence de presse française, mais l’un de ses porte-parole …. Il n’est pas membre du CNRS, non plus, mais agitateur professionnel qui a eu son heure de gloire avec l’appel de Cochin, lancé en avril 2003 par le personnel des laboratoires de recherche de l'Institut Cochin.
    Alain Trautmann (ci-dessus), 55 ans, qui a mené la fronde des chercheurs contre ce qu'il estime être un manque de moyens accordés par les Français aux laboratoires, est biologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Quand il ne manifeste pas, il co-dirige le laboratoire "Activation lymphocytaire et synapse immunologique" au sein de l’Institut Cochin à Paris. Lorsqu’il ne passe pas son temps avec la presse à de multiples passages au JT de 20 heures, les recherches de l’équipe qu’il co-dirige à mi-temps lui ont valu d’être primé par le conseil scientifique de la Ligue nationale contre le cancer en 2003. Cela ne lui confère ni des droits pour diriger le monde de la recherche ni le titre de sauveur de la recherche?

    Ce porte-parole de l’ambitieux ‘Sauvons la Recherche’ est le beau-frère de Catherine Trautmann, diplômée de théologie protestante, ministre de la Culture et de la Communication de Jospin (1997-2000) -très critiquée sur ses projets de réforme des chaînes de télévision, elle quitta le ministère lors d'un remaniement-, porte-parole du gouvernement (1997-1998), députée européenne (1989-1997 et depuis 2004) et ex-députée du Bas-Rhin, n’a pas jugé Sa Cynique Majesté Royal à sa convenance, puisqu’il ne fait pas partie des signataires de l’appel d’avril 2007 en faveur de la candidate de la gauche anti-libérale à la présidentielle. Mais alors, s’il ne se reconnaît pas de ceux qui appelaient "tous les électeurs de la gauche, dans la diversité de ses composantes, à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal" en avril 2007, son appartenance politique serait-elle encore moins avouable, voire anti-républicaine ?