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samedi 2 avril 2016

Pédophilie: les intentions de l'accusateur Axel Kahn sont-elles saines ?

Les révélations tardives du polémiste septuagénaire révèlent-elles de la malfaisance? 

"Si j'étais le cardinal Barbarin, je quitterais mes fonctions"

L'objectif à atteindre est clairement énoncé. Le scandale de pédophilie dont les libres-penseurs accablent actuellement le diocèse de Lyon trouve chez Axel Kahn un écho particulier mais peu surprenant de sa part. Invité de BFMTV/RMC ce vendredi matin, le généticien et essayiste militant est revenu sur les attouchements dont il avait été victime dans son enfance, chez les scouts, soixante ans après.


L'occasion surtout  de s'en prendre au cardinal Barbarin que le scientifique connaît personnellement. "Si j'étais le cardinal Barbarin - pour qui j'ai une estime intellectuelle, c'est un homme intelligent - j'essayerais de privilégier l'intérêt de l'Eglise, de l'institution, compte tenu de tout ça, et bien je préférerais qu'il y ait un successeur à sa position actuelle."

"Le cardinal Barbarin doit quitter l'épiscopat des Gaules", a-t-il décrété, froidement, en mettant en relief le titre de primat des Gaules, conféré depuis 1079 aux archevêque de Lyon, en tant qu'ancienne capitale des Trois Gaules.

D'ascendance juive alsacienne et laïque, Kahn se dit soucieux d'apporter "la sérénité" à l'institution.
Pour mémoire, ce fils de philosophe - enseignant au Cours Privé Godéchoux, interné au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) d'où il a réussi à s’évader et mettra fin à ses jours en 1970 -,  prend la parole au moment où un nouveau prêtre lyonnais est soupçonné d'agressions sexuelles depuis ce jeudi. Un scandale de plus, alors que cinq plaintes -plus ou moins spontanées- ont été déposées contre le cardinal Barbarin, en tant qu'archevêque.

Odon Vallet vient pourtant de souligner que la gestion du diocèse est  relâchée du fait que plusieurs prédécesseurs incriminés de Mgr Barbarin - lui-même frappé par des problèmes cardiaques -  ont été successivement atteints de cancers. 
17 ans, Axel Kahn s'encarta au Parti communiste alors qu'il était élève au lycée Buffon, comme son père membre du Parti communiste de 1932 à 1952 et que le PCF était alors engagé dans la "déstalinisation" et marqué par le départ ou l'exclusion d'une partie de ces militants.

Sommes-nous en présence d'une cabale de la gauche radicale ?

Axel Kahn est moins connu du grand public pour des avancées scientifiques que pour ses actions de vulgarisation scientifique et ses prises de positions partisanes sur des questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies – notamment contre le clonage et les OGM – en particulier dans la cadre de son travail au Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et datant maintenant d'une douzaine d'années.
Le professeur Kahn soutient aussi très activement le mouvement des chercheurs Sauvons la recherche, en faveur de la nationalisation de la recherche et contre l'autonomie des universités.
L'un des ses porte-parole, Alain Trautmann, frère de l'ex-ministre Catherine Trautmann, chercheur en biologie et directeur de recherches à l'Institut Cochin, est très ancré à gauche. Lors de la la manifestation pour l’enseignement supérieur et la recherche, à laquelle appelaient une quinzaine d’organisations (les enseignants, personnels et chercheurs, à la tête de leurs étudiants de l'UNEF et de la FAGE) du 16 octobre 2015 à Paris, il s'en était pris au président socialiste. "Le quinquennat de François Hollande est une énorme déception, observait Alain Trautmann, chercheur à l’Inserm. "Après Nicolas Sarkozy, nous pensions qu’il n’existait pas d’homme politique plus profondément ignorant de ce qu’est la recherche fondamentale, lançait-il avec mépris. Le premier geste de François Hollande, une fois élu, a été de déposer une gerbe à l’institut Curie à Paris. Il a fait un magnifique discours sur ce que doit être notre mission… Depuis, il applique la politique de Sarkozy: financer des applications industrielles ou sociétales avec un retour sur investissement immédiat."
A la différence de Geneviève Fioraso, Matthias Fekl ou Marisol Touraine, futurs ministres de Hollande, ni A. Kahn, ni A. Trautmann n'avait été signataire du texte du 9 juin 2011, "L'audace d'innover", revendiquant une identité social-démocrate du projet socialiste pour 2012. En 2006, Axel Kahn se disait proche de Pierre Larrouturou, candidat à l'élection présidentielle avec l'objectif de "sonner le tocsin" qui appelait à voter Royal en 2007 et non pas pour lui-même. 

Or, Pierre Larrouturou est fondateur (avec Stéphane Hessel) et porte-parole de Nouvelle Donne (novembre 2013), avec des membres tels que Susan George (ATTAC), Christiane Hessel (veuve de Stéphane et présidente d'honneur de l'association EJE (Les Enfants, le Jeu, l'Education), antenne palestinienne de La Voix de l'enfant) ou Isabelle Attard (EELV).

Avec le scientifique Albert Jacquard (association Droit au logement, DAL, comité de parrainage du tribunal Russell sur la Palestine, soutien à Ph. Meirieu, tête de liste Europe Écologie, EELV, aux régionales de 2010 en Rhône-Alpes) et le chercheur Alain Trautmann notamment, A. Kahn avait lancé le collectif "Urgence sociale" pour réclamer une "nouvelle donne" sociale, démocratique et européenne. Le collectif proposa ainsi de passer à la semaine de quatre jours pour lutter contre le chômage, d'en "finir avec le cumul des mandats" et de "créer une loi d'initiative citoyenne" pour "bâtir une démocratie réelle".

En 2011, à 67 ans,
Axel Kahn se lança dans la politique en se présentant aux législatives sous la bannière PS contre François Fillon. Malgré son enracinement dans la deuxième circonscription parisienne, son nom recueillit seulement 43,54% des voix contre 56,46 en faveur de l'ancien premier ministre de N. Sarkozy.

Pour mémoire, rappelons un précédente cabale


Celle qui brisa Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse. En 2003, alors qu'il était président du CSA, Dominique Baudis fut sali dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre (cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols). Futur Défenseur des droits, il révéla publiquement cette sordide affaire au cours du journal de Claire Chazal sur TF1. On l'accusait de proxénétisme, de viol, de meurtre et d'actes de barbarie. Les instigateurs de cette campagne de diffamation seront mis en examen deux ans et demi plus tard. 
Six années plus tard, Fanny et Patricia, les deux ex-prostituées, furent reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Toulouse en 2009.

Karl Zéro, à l'époque présentateur sur Canal+, a bénéficié d'un non-lieu en mars 2007 à la suite de sa mise en examen pour "sortie illicite de correspondance", violation du secret de l'instruction" et "violation du secret professionnel" après avoir lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre affirmant l'implication de Dominique Baudis dans cette affaire.  

Dominique Baudis a également poursuivi La Dépêche du Midi et son directeur franc-maçon Jean-Michel Baylet, actuel ministre radical de Hollande (MRG), ainsi que le trotskiste Edwy Plenel (alors au Monde), actuel patron du site subversif Mediapart, d'avoir contribué à propager la rumeur.

Sept ans plus tard, il mourra - à seulement 66 ans - des suites d'un cancer généralisé, le 10 avril 2014, et le président de la République François Hollande lui rendra un hommage national, le 15 avril 2014, aux Invalides.

mercredi 11 mars 2009

Université : 6e journée de manifestation en France

L’agence de presse française se décarcasse pour la cause universitaire
Plusieurs milliers de personnes (à partir de deux, çà en fait déjà plusieurs…) ont repris mercredi 11 leur modeste petit parcours dans Paris, le temps de prendre des photos. Ils ont recommencé le défilé à Paris, de République en direction de Nation, dans le cadre de la sixième journée de manifestations du mouvement universitaire entamé le 2 février.

Il est convenu d’affirmer que le cortège comprenait beaucoup d'étudiants d'universités parisienne et d'Ile-de-France ou d'IUT, où de nulle part, puisqu’on ne leur demande pas leur carte d’étudiant. L'UNEF était pourtant fort discrète. Comme un troupeau transhumant, les moutons allaient droit devant, en suivant une banderole de tête sur laquelle on pouvait lire: "Ensemble de la maternelle à l'enseignement supérieur et à la recherche, pour la défense du service public". Longue et belle, la banderole, remarquez ! Mais qui soulignait qu’en rassemblant de 3 à 73 ans, ça aurait pu faire plus de monde...

Nous avons droit à des commentaires volontaristes

"Cette manifestation montre l'insatisfaction persistante du monde (la planète) de l'Education et-est une étape dans la préparation du 19" [mars], a déclaré un agrégé de lettres classiques, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU.
A combien de journées de grève en est-il personnellement ? Combien de journées retenues sur ses salaires ? Combien d'heures de cours ses élèves ont-ils eu? Et perdu ?
"Nous sommes toujours sur la demande d'un report de la réforme de la formation des enseignants", a affirmé Jean-Fabbri, pour le Sne-Sup (le SNES de l'enseignement supérieur, la branche aînée de la FSU, toujours).
Et le SGEN-CFDT, où était-il ? Il est vrai que le slogan n'était pas "Ensemble du SGEN à la CNT"...
Dans les régions
Tous les personnels étaient conviés à manifester partout en France à l'appel de
- la Coordination Nationale des Universités (des non syndiqués et des représentants de l'UNSA, CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNEF, FSE et SUD),
- d'une intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche (Snesup-FSU, SNCS-FSU, Snasub-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNTRS-CGT, Ferc Sup-CGT, CGT-Inra, Ugict-CGT, SNPTES-Unsa, SGEN-Recherche EPST, SNPREES-FO, SUD-Education, SLR, SLU -Sauvons l’Université- et l'UNEF),
- et de la coordination étudiante, situé par certains observateurs comme l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur comme étant "proche de l'extrême-gauche".
Ils critiquent la réforme de la formation des enseignants et réclament un plan pluriannuel de créations d'emplois dans le supérieur et la recherche.
Outre Paris, des manifestations auraient dû avoir lieu dans au moins 23 villes, en grande majorité dans l'après-midi, à Toulouse, Rennes et à Toulon, d’où plusieurs centaines d'enseignants-chercheurs (flou sur les chiffres) avaient annoncé leur intention de soulever Marseille à partir de 14h00.

Intox sur les blocages

La presse militante qui travaille par téléphone assure que les blocages se multiplient, sans préciser s’ils sont complets et intermittents ou partiels et sporadiques. Il a fallu une consigne de la coordination nationale des universités vendredi en ce sens pour que Montpellier-III vote le blocage mardi soir en assemblée générale, selon la technique démocratique du vote à main levée de quelques extrémistes; à Toulouse deux des trois universités (le campus du Mirail et Paul-Sabatier, comme d’hab) étaient perturbées mercredi; à Perpignan, l'université Via-Domitia était partiellement bloquée.
Par ailleurs, sur 33 IUT ayant tenu une assemblée générale ce mercredi, 22 ont voté la grève reconductible. Date du prochain vote à main levée ?

La liberté d’expression sans abus
Les bureaux de l’agence de presse française sont parties prenantes aux troubles dans le supérieur. Selon les décomptes de l’agence militante, qui sait décidemment tout faire, au moins une quarantaine d'universités, sur 79 en métropole, seraient en grève et/ou bloquées.
Ce chiffrage n’est pas très scientifique : d’une part 'une quarantaine', c’est quelque peu approximatif, et 'au moins', c’est un peu flou et volontariste. Or, sachant qu’à partir d’une heure de cours empêchée, la fac est partiellement bloquée…
Citons les 7 associations, membres de la CLU
Et dont on ne parle pas :
- Collectif pour la Défense de l'Université, qui anime le mouvement côté juristes, autour d’Olivier Beaud (même s’il comprend des représentants d’autres disciplines)
- Qualité de la Science Française (QSF), qui se sent exclue des négociations
- Collectif des enseignants précaires (Papera), reçu au ministère de l'enseignement supérieur le 24 février 2009
- Défense de l'université (majoritairement juristes)
- SAGES (PRAG, professeurs ENSAM et PRCE)
- Sauvons l'Université (SLU)
- Sauvons la Recherche (SLR), qui vise à défendre le financement de la recherche française par les pouvoirs publics et dont l’un des porte-parole les plus médiatisés fut Alain Trautmann, limite hystérique.

vendredi 25 juillet 2008

La dictature de l’écologie et les fuites d’uranium à répétition

Les guerriers Verts répandent la peur dans nos campagnes
PaSiDupes avait l’intuition que la loi des séries des malveillances sur les lignes SNCF lors des manifestations syndicales du printemps dernier s’appliquerait à son tour aux centrales nucléaires dans un proche avenir. En effet, lorsqu’un secteur est placé dans l’œil du cyclone des réformes, le hasard qui fait bien les choses vient soudainement à l’aide des militants qui, sans la main secourable de ce hasard-là, peineraient à prouver qu’un risque quelconque menace, tantôt les emplois ou les retraites, tantôt les installations ou le secteur industriel tout entier.
Or, comme prévu, on apprend précisément d’une agence de presse étrangère que « des salariés » ont été évacués mercredi de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) à la suite d'une alerte et cent personnes ont été légèrement contaminées par des particules radioactives, a annoncé EDF. Notons au passage que « des salariés » sont concernés, selon cette agence de presse, si on a une orientation sociale ou syndicale, voire politique d’une question, mais que, si on a une approche humaniste, on y voit « des hommes », avant tout…

Une porte-parole du groupe EDF apporte des précisions.
"Suite au déclenchement de balises et conformément aux procédures de sécurité, les 97 intervenants d'EDF et d'entreprises extérieures sur les chantiers en cours dans le bâtiment ont été invités à quitter les lieux" dans la matinée.
Chaque personne concernée a été conduite au service médical du site pour subir un examen complet "afin de contrôler la présence d'éventuelles traces de contamination", a-t-elle ajouté. EDF a également fait examiner 32 personnes qui avaient quitté les lieux avant l'incident.
Sur l'ensemble des personnes examinées, 39 présentent des traces inférieures au seuil d'analyse et 61 "de faibles traces de radioéléments, inférieures au quarantième de la limite réglementaire".
Au total, 100 personnes ont donc été légèrement contaminées, et non 70 comme l'entreprise l'avait indiqué dans un premier temps afin d'informer en temps réel, a souligné la porte-parole.
"Des analyses se poursuivent pour déterminer les causes de cet événement qui, qui n'a pas de conséquence ni sur la santé des personnes, ni sur l'environnement", précise EDF dans un communiqué.
Le 7 juillet, 74kg d'uranium en solution s'étaient échappés de l'usine Socatri du site de la centrale nucléaire du Tricastin à cause d'une défaillance d'une cuve de rétention.
Les autorités ont affirmé que cet incident, qui a suscité de vives réactions des écologistes, n'avait pas eu de conséquence ni sur la santé des personnes ni sur l'environnement.
Mais le réseau "Sortir du nucléaire" est évidemment d’un avis différent et a aussitôt réagi. Ce réseau militant s’est derechef livré à une généralisation à toutes les installations nucléaires, toutes générations confondues, et au secteur entier, comme précédemment. Lire PaSiDupes et le comportement d'Alain Trautmann, l’un des activistes anti-nucléaires. Le "nouvel événement grave" de la contamination de salariés de l'usine survenu mercredi "met en cause l'industrie nucléaire."
Le problème est pour eux moins humain que politique.
"Contrairement au discours officiel qui prétend que ces contaminations ne sont pas dangereuses, Sortir du nucléaire rappelle que, dès 1990, la très officielle Commission Internationale de Radioprotection (CIPR) a admis que toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique"
, déclare l'association dans un communiqué.
« Un risque »
Quel risque ? Les dictateurs de l’écologie
brandissent volontiers l’arme de la peur, de préférence ancestrale (celle de la mort) et irraisonnée (incomprise et potentielle), mais désormais génétique, celle qui nous frappera et, après nous, toute notre descendance. L’imposture de ces extrémistes consiste à annoncer l’apocalypse, à désigner des coupables politiques et à prendre la posture de redresseurs de torts. Ces anti-républicains entendent nous dicter nos comportements, nous culpabiliser et nous priver de libertés.
Trautmann vit-il claquemuré dans son logis, de peur, en mettant le nez dehors, de se faire écraser par un fiacre?

dimanche 6 juillet 2008

Le CA du CNRS approuve le plan de réforme

Des têtes chercheuses anti-républicaines font un blocage
Le plan stratégique de réforme du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a été adopté mardi matin par son Conseil d'Administration.
"Le plan a été adopté par 18 voix contre 6", a annoncé Daniel Steinmetz, représentant du personnel CGT au conseil d'administration et interlocuteur privilégié de la presse que l'on dit pourtant dévouée au Chef de l'Etat. Fidèles comme partout ailleurs à leur politique d’obstruction systématique, les 4 représentants du personnel et les représentants de la CGT et de ses clones de la FSU au niveau national avaient voté contre.
Le plan stratégique a arrêté le principe d'une organisation du CNRS en instituts dont les modalités devront être définies au mois de septembre.
Outre la création des instituts, qui géreront les laboratoires, le le texte voté doit notamment redéfinir les relations entre le plus gros organisme de recherche français et les universités qui deviendront autonomes.

Entre 100 et 150 chercheurs (estimation scientifique à 50% près) étaient présents mardi matin dans la cour du siège du CNRS à Paris pour protester contre l'adoption du plan stratégique. Que représente cette centaine d'extrémistes? En effet, ces chiffres brandis par la presse manipulatrice ne précisent pas que le CNRS est une usine à gaz et qu’en 2007, il employait environ 30 000 personnes : 26 100 permanents (11 700 chercheurs et 14 400 ingénieurs, techniciens et administratifs) et 4000 contractuels). De quoi relativiser et estimer à sa juste portée l’agitation d’une centaine de chercheurs agités, brasseurs d’idéologie surannée.

Certains anti-libéraux en sommeil dans leurs labos ont eu un sursaut de vitalité pour regretter que les syndicats n'aient pas pris l'initiative d'un nouveau blocage de la tenue du CA, qui avait permis le 19 juin d'obtenir un amendement du projet initial. Une délégation syndicale a été reçue après le CA par la présidente du CNRS Catherine Bréchignac.
En effet, ce collectif organisa des États généraux de la recherche, pour faire le point les mesures législatives. Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2007, il invita tous les candidats à mieux définir leur programme en matière de recherche lors d'une conférence tenue le 16 février 2007 à Illkirch. Les propositions établies au cours des États généraux de la recherche sont majoritairement reprises dans le programme sur la planification de la recherche du parti socialiste, qui n’a encore pas de réflexion propre sur ce sujet. Or, les élections furent remportées par l'UMP et le collectif Sauvons la recherche s'opposa au projet de loi sur l'autonomie des universités, qui comprend un large volet sur les problématiques liées à la recherche et aux chercheurs. Battu et pas content ! Ces chercheurs n’ont pas tardé à trouver aigreurs et haine en leurs cœurs.
"On sait que la suite va être dure", a estimé Trautmann en appelant les chercheurs à rester mobilisés, notamment sur la question du budget et des postes.

"Le gouvernement a remporté une petite victoire tactique" mais "il est indéniable qu'il y avait des reculs" par rapport à la première mouture du projet qui visait " à démanteler le CNRS", a déclaré Alain Trautmann, qui n’est pas le président du collectif Sauvons La Recherche, comme l’affirme l’agence de presse française, mais l’un de ses porte-parole …. Il n’est pas membre du CNRS, non plus, mais agitateur professionnel qui a eu son heure de gloire avec l’appel de Cochin, lancé en avril 2003 par le personnel des laboratoires de recherche de l'Institut Cochin.
Alain Trautmann (ci-dessus), 55 ans, qui a mené la fronde des chercheurs contre ce qu'il estime être un manque de moyens accordés par les Français aux laboratoires, est biologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Quand il ne manifeste pas, il co-dirige le laboratoire "Activation lymphocytaire et synapse immunologique" au sein de l’Institut Cochin à Paris. Lorsqu’il ne passe pas son temps avec la presse à de multiples passages au JT de 20 heures, les recherches de l’équipe qu’il co-dirige à mi-temps lui ont valu d’être primé par le conseil scientifique de la Ligue nationale contre le cancer en 2003. Cela ne lui confère ni des droits pour diriger le monde de la recherche ni le titre de sauveur de la recherche?

Ce porte-parole de l’ambitieux ‘Sauvons la Recherche’ est le beau-frère de Catherine Trautmann, diplômée de théologie protestante, ministre de la Culture et de la Communication de Jospin (1997-2000) -très critiquée sur ses projets de réforme des chaînes de télévision, elle quitta le ministère lors d'un remaniement-, porte-parole du gouvernement (1997-1998), députée européenne (1989-1997 et depuis 2004) et ex-députée du Bas-Rhin, n’a pas jugé Sa Cynique Majesté Royal à sa convenance, puisqu’il ne fait pas partie des signataires de l’appel d’avril 2007 en faveur de la candidate de la gauche anti-libérale à la présidentielle. Mais alors, s’il ne se reconnaît pas de ceux qui appelaient "tous les électeurs de la gauche, dans la diversité de ses composantes, à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal" en avril 2007, son appartenance politique serait-elle encore moins avouable, voire anti-républicaine ?