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samedi 2 avril 2016

Pédophilie: les intentions de l'accusateur Axel Kahn sont-elles saines ?

Les révélations tardives du polémiste septuagénaire révèlent-elles de la malfaisance? 

"Si j'étais le cardinal Barbarin, je quitterais mes fonctions"

L'objectif à atteindre est clairement énoncé. Le scandale de pédophilie dont les libres-penseurs accablent actuellement le diocèse de Lyon trouve chez Axel Kahn un écho particulier mais peu surprenant de sa part. Invité de BFMTV/RMC ce vendredi matin, le généticien et essayiste militant est revenu sur les attouchements dont il avait été victime dans son enfance, chez les scouts, soixante ans après.


L'occasion surtout  de s'en prendre au cardinal Barbarin que le scientifique connaît personnellement. "Si j'étais le cardinal Barbarin - pour qui j'ai une estime intellectuelle, c'est un homme intelligent - j'essayerais de privilégier l'intérêt de l'Eglise, de l'institution, compte tenu de tout ça, et bien je préférerais qu'il y ait un successeur à sa position actuelle."

"Le cardinal Barbarin doit quitter l'épiscopat des Gaules", a-t-il décrété, froidement, en mettant en relief le titre de primat des Gaules, conféré depuis 1079 aux archevêque de Lyon, en tant qu'ancienne capitale des Trois Gaules.

D'ascendance juive alsacienne et laïque, Kahn se dit soucieux d'apporter "la sérénité" à l'institution.
Pour mémoire, ce fils de philosophe - enseignant au Cours Privé Godéchoux, interné au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) d'où il a réussi à s’évader et mettra fin à ses jours en 1970 -,  prend la parole au moment où un nouveau prêtre lyonnais est soupçonné d'agressions sexuelles depuis ce jeudi. Un scandale de plus, alors que cinq plaintes -plus ou moins spontanées- ont été déposées contre le cardinal Barbarin, en tant qu'archevêque.

Odon Vallet vient pourtant de souligner que la gestion du diocèse est  relâchée du fait que plusieurs prédécesseurs incriminés de Mgr Barbarin - lui-même frappé par des problèmes cardiaques -  ont été successivement atteints de cancers. 
17 ans, Axel Kahn s'encarta au Parti communiste alors qu'il était élève au lycée Buffon, comme son père membre du Parti communiste de 1932 à 1952 et que le PCF était alors engagé dans la "déstalinisation" et marqué par le départ ou l'exclusion d'une partie de ces militants.

Sommes-nous en présence d'une cabale de la gauche radicale ?

Axel Kahn est moins connu du grand public pour des avancées scientifiques que pour ses actions de vulgarisation scientifique et ses prises de positions partisanes sur des questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies – notamment contre le clonage et les OGM – en particulier dans la cadre de son travail au Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et datant maintenant d'une douzaine d'années.
Le professeur Kahn soutient aussi très activement le mouvement des chercheurs Sauvons la recherche, en faveur de la nationalisation de la recherche et contre l'autonomie des universités.
L'un des ses porte-parole, Alain Trautmann, frère de l'ex-ministre Catherine Trautmann, chercheur en biologie et directeur de recherches à l'Institut Cochin, est très ancré à gauche. Lors de la la manifestation pour l’enseignement supérieur et la recherche, à laquelle appelaient une quinzaine d’organisations (les enseignants, personnels et chercheurs, à la tête de leurs étudiants de l'UNEF et de la FAGE) du 16 octobre 2015 à Paris, il s'en était pris au président socialiste. "Le quinquennat de François Hollande est une énorme déception, observait Alain Trautmann, chercheur à l’Inserm. "Après Nicolas Sarkozy, nous pensions qu’il n’existait pas d’homme politique plus profondément ignorant de ce qu’est la recherche fondamentale, lançait-il avec mépris. Le premier geste de François Hollande, une fois élu, a été de déposer une gerbe à l’institut Curie à Paris. Il a fait un magnifique discours sur ce que doit être notre mission… Depuis, il applique la politique de Sarkozy: financer des applications industrielles ou sociétales avec un retour sur investissement immédiat."
A la différence de Geneviève Fioraso, Matthias Fekl ou Marisol Touraine, futurs ministres de Hollande, ni A. Kahn, ni A. Trautmann n'avait été signataire du texte du 9 juin 2011, "L'audace d'innover", revendiquant une identité social-démocrate du projet socialiste pour 2012. En 2006, Axel Kahn se disait proche de Pierre Larrouturou, candidat à l'élection présidentielle avec l'objectif de "sonner le tocsin" qui appelait à voter Royal en 2007 et non pas pour lui-même. 

Or, Pierre Larrouturou est fondateur (avec Stéphane Hessel) et porte-parole de Nouvelle Donne (novembre 2013), avec des membres tels que Susan George (ATTAC), Christiane Hessel (veuve de Stéphane et présidente d'honneur de l'association EJE (Les Enfants, le Jeu, l'Education), antenne palestinienne de La Voix de l'enfant) ou Isabelle Attard (EELV).

Avec le scientifique Albert Jacquard (association Droit au logement, DAL, comité de parrainage du tribunal Russell sur la Palestine, soutien à Ph. Meirieu, tête de liste Europe Écologie, EELV, aux régionales de 2010 en Rhône-Alpes) et le chercheur Alain Trautmann notamment, A. Kahn avait lancé le collectif "Urgence sociale" pour réclamer une "nouvelle donne" sociale, démocratique et européenne. Le collectif proposa ainsi de passer à la semaine de quatre jours pour lutter contre le chômage, d'en "finir avec le cumul des mandats" et de "créer une loi d'initiative citoyenne" pour "bâtir une démocratie réelle".

En 2011, à 67 ans,
Axel Kahn se lança dans la politique en se présentant aux législatives sous la bannière PS contre François Fillon. Malgré son enracinement dans la deuxième circonscription parisienne, son nom recueillit seulement 43,54% des voix contre 56,46 en faveur de l'ancien premier ministre de N. Sarkozy.

Pour mémoire, rappelons un précédente cabale


Celle qui brisa Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse. En 2003, alors qu'il était président du CSA, Dominique Baudis fut sali dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre (cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols). Futur Défenseur des droits, il révéla publiquement cette sordide affaire au cours du journal de Claire Chazal sur TF1. On l'accusait de proxénétisme, de viol, de meurtre et d'actes de barbarie. Les instigateurs de cette campagne de diffamation seront mis en examen deux ans et demi plus tard. 
Six années plus tard, Fanny et Patricia, les deux ex-prostituées, furent reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Toulouse en 2009.

Karl Zéro, à l'époque présentateur sur Canal+, a bénéficié d'un non-lieu en mars 2007 à la suite de sa mise en examen pour "sortie illicite de correspondance", violation du secret de l'instruction" et "violation du secret professionnel" après avoir lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre affirmant l'implication de Dominique Baudis dans cette affaire.  

Dominique Baudis a également poursuivi La Dépêche du Midi et son directeur franc-maçon Jean-Michel Baylet, actuel ministre radical de Hollande (MRG), ainsi que le trotskiste Edwy Plenel (alors au Monde), actuel patron du site subversif Mediapart, d'avoir contribué à propager la rumeur.

Sept ans plus tard, il mourra - à seulement 66 ans - des suites d'un cancer généralisé, le 10 avril 2014, et le président de la République François Hollande lui rendra un hommage national, le 15 avril 2014, aux Invalides.

vendredi 8 mai 2009

Rue89 : information ou militantisme sur les violences à la fac de Lyon 2 ?

Libération prend parti sur son site Internet

A la 13e semaine des perturbations de l’Université par des minorités contre les réformes Pécresse et Darcos, les étudiants, enseignants et personnels de Lyon 2 étaient appelés lundi 4 mai à voter pour ou contre le blocage de l'université Lyon 2, qui dure depuis le 4 mars.
La consultation voulue par le président élu d’université était contestée par les étudiants pro-blocage, pour qui seule une assemblée générale peut décider de la levée ou non de ce blocage. La vérité est tout autre : un vote secret de tous les étudiants serait intolérable à la minorité qui noyaute les AG et impose des votes à main levée sous la pression de réprésailles.
A la suite d'une tentative de fraude au vote, cinq étudiants, dont deux syndicalistes, ont d’ailleurs été arrêtés. Selon plusieurs témoignages choisis, les interpellations auraient été particulièrement violentes.
VOIR et ENTENDRE les interlocuteurs sélectionnés par Libération:

Rien de grave : seulement de l’eau de javel dans les urnes !

Vers 15h00, site des Berges du Rhône, quelques étudiants opposés à la consultation de la présidence investissent le bureau de vote, dans l'intention de le « bordéliser » en vidant de la javel dans les urnes. Rapidement repérés, ils se font appuyer par un groupe plus important qui tente d'entrer par la force dans le bureau. Cris, bousculades, pétards, la confusion est totale. Les vigiles doivent s'interposer.

Deux versions :


  • Selon des bloqueurs-fraudeurs, des vigiles auraient répondu à la tentative de passage en force des étudiants en aspergeant de gaz lacrymogène le visage de certains d'entre eux. Un des étudiants qui voulaient verser de la javel témoigne :
    « Ils se croyaient dans une guerre civile avec leur barricade. Nous, nous étions à l'intérieur, coupés de nos soutiens. Un vigile a alors aspergé de lacrymo le visage d'un copain qui se trouvait à terre. Il n'y a eu ni fumigène, ni pétards à l'intérieur. Finalement, ils ont fini par nous laisser sortir quand une secrétaire asthmatique s'est plaint de ne pouvoir respirer. »
  • Stéphane Nivet, le responsable de la communication de Lyon 2, raconte :
    « J'ai repéré des bloqueurs. Une foule a alors essayé de forcer le passage en cognant au besoin sur les vigiles qui ont répliqué avec les lacrymo. On a essayé de bloquer la porte, mais ils se sont emparés des barrières et les ont retournées contre nous. Le tout en nous aspergeant avec un extincteur et en nous jetant des pétards et des fumigènes.
    On en voyait aussi sur les marches. On s'est dit que ça allait être la même chose. On a pris les isoloirs, les tables et les chaises pour les empêcher de rentrer. C'était violent. Il y a des personnes traumatisées. »
  • Et celle de Rue89/Libération
    Durant la demi-heure de confusion, la présidence de Lyon 2 appelle la police :
    « On ne savait pas qui étaient les meneurs, explique Stéphane Nivet. Les interpellations étaient impossibles. Le président a donc demandé à la police de ne pas entrer à l'intérieur de l'université. » Postée à l'extérieur, la police respecte les consignes du président de l’université et attend que les étudiants sortent afin d'effectuer des interpellations.
    Mais Rue89 commente ainsi: « C'est en tout cas ce que comprennent les étudiants. La suite leur donnera raison. Après s'être réunis dans un amphi, environ 200 étudiants et quelques enseignants décident de sortir groupés pour éviter des arrestations.
    Dans la rue Chevreul, à quelques pas de l'université, ils sont rapidement pris en tenaille par les forces de l'ordre qui procèdent à cinq interpellations. Selon plusieurs témoins, dans des conditions particulièrement violentes. Un pistolet à impulsion électrique, un Taser, aurait notamment été utilisé.
    » Taser contre javel…

    Ces arrestations sont clairement politiques », juge Rue89

    « Il y avait des CRS devant nous, d'autres derrière avec des chiens, explique une étudiante. La BAC était sur le côté. Ils ont fait des percées à grands coups de matraque pour interpeller ceux qu'ils voulaient. Ils les attrapaient, les mettaient à terre puis les traînaient. J'ai même vu une fille se prendre un coup de taser dans le ventre ». Une faible fille, puisqu'on n'a pas d'enfant sous la main à la fac, ça n'impressionne peut-être pas suffisamment, alors c'est le ventre qui est visé ! C'est en tout cas ce qu'elle a vu...

    Camille Hamidi
    , maître de conférence en science politique, participait avec d'autres collègues du même département à une réunion d'information avec des étudiants sur les modalités d'évaluation du semestre. Elle a rapidement été mise au courant de la tournure des événements :
    « On s'est dit qu'il fallait sortir tous ensemble, car la police allait certainement arrêter les militants les plus en vue. C'est ce qui s'est passé. »
    Parmi les personnes arrêtées figurent deux militants du syndicat FSE (majoritaire à Lyon 2), très actifs (!) depuis le début du mouvement.

    L'enseignante, dont Rue89 privilégie le témoignage, a publié quelques ouvrages ou articles, qui donne un aperçu de son engagement, parmi lesquels :
    - « Eléments pour une approche interactionniste de la politisation. Engagement associatif et rapport au politique dans des associations locales issues de l’immigration » (février 2006) ;
    - La société civile dans les cités. Engagement associatif et politisation dans des associations de quartier ( 2009) ;
    - « Les raisons de l’engagement associatif. Le cas de trois associations issues de l’immigration maghrébine », oct.-déc. 2002.

    Libération laisse la parole à Camille Hamidi qui poursuit :
    « Ces arrestations sont clairement politiques puisque ces deux étudiants étaient présents à la réunion d'information. Ils n'ont donc pas pu participer à l'action ! [Faux témoignage ?] En tant que membre de la liste “Pour une Autre Université” (PAU), j'étais favorable au boycott du vote de la présidence, en estimant qu'il y avait d'autres questions à poser que celle portant sur le blocage et que cette consultation ne faisait que casser le mouvement et attiser les tensions. Les problèmes étaient courus d'avance. »

    Les soutiens du mouvement sont-ils des modérés ?

    Dans un communiqué, plusieurs organisations manipulatrices de chlore (?), dont l'UNEF, la FSE, SUD et le PCF condamnent « les violences auxquels se sont livrés les vigiles, en perdant leur sang froid [appréciation subjective...], et les violences policières [qui manipulaient l'eau de javel ?], ainsi que les arrestations préméditées » [maintien de l'ordre avec préméditation !].

    La FSE, des démocrates?
    Dans un souci louable d’information, Rue89 (Libération), ne nous précise pas que la dame qui s’exprime longuement est membre de Pour une autre Université, collectif des personnels mobilisés de Lyon 2 .
    La FSE (Fédération syndicale étudiante) se revendique du syndicalisme de lutte et non pas de négociation, pas plus que SUD. Elle cherche d’ailleurs à favoriser les convergences syndicales, ce qui explique qu'elle co-signe certains de ses tracts avec un nombre restreint d'organisations étudiantes, mais toujours avec SUD Étudiant. En septembre 2005, la FSE a lancé au niveau national le "processus de fusion du syndicalisme de lutte" visant à rassembler l'ensemble des syndicalistes de lutte (militants de SUD Étudiant, de la TTE-UNEF, de la CNT-FAU, de syndicats locaux comme l'AGEN) dans une nouvelle organisation. Divers journaux comme Le Monde ou Le Figaro, dans des articles sur les mouvements étudiants, classent la Fédération syndicale étudiante et plusieurs autres organisations impliquées comme appartenant ou étant proche de l'extrême gauche ! N’est-ce pas bien peu dire ?
    Si la FSE n'est pas un syndicat représentatif dans le monde étudiant, puisqu’elle ne dispose d'aucun d'élu au sein du CNOUS ou du CNESER, elle l’est toutefois assez pour Libération et Rue89…

    La présidence de Lyon 2 a décidé la fermeture administrative du site des Berges du Rhône en tenant compte de « graves violences ».

    Le 6 mai sur France Inter, dans un débat avec Isabele This ('sauveteur' de Sauvons la Recherche), le Président de la CPU, Louis Collet, appelait à "la reprise des cours" et rappelait que la CPU demande "un réel report" de la réforme des IUFM. Il souhaite que, pour l'année transitoire, "l'année de stage soit maintenue immédiatement, et non pas une année après le concours sous prétexte qu'il (le jeune enseignant) doit préparer un Master".

    Rappel des violences à Lyon2
    :
    lien Jeunes Populaires
  • mercredi 1 avril 2009

    Université: entre manifestation et rattrapage des cours

    Allons-nous vers une nouvelle braderie des diplômes ?

    A l'heure du G20 à Londres, la crise économique internationale ne responsabilise guère le monde enseignant à Paris. La réforme des moeurs syndicales n’est pas à l’ordre du jour dans le monde enseignant.
    Déjà deux mois de perturbation des universités

    La mobilisation universitaire contre les réformes gouvernementales (statut des enseignants-chercheurs, formation des enseignants, emploi) est entrée lundi dans sa huitième semaine et les heures de cours non données s'accumulent.

    Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en appelle au sens des responsabilités de tous
    «J'ai demandé que des rattrapages soient organisés» pour que les examens de fin d'année puissent se dérouler «dans de bonnes conditions», a déclaré Valérie Pécresse sur France 2.
    La ministre n'a en revanche pas précisé de date pour ces rattrapages puisque les universités sont autonomes.

    La responsable des universités a aussi ajouté que le report des examens au mois de juillet n'était pas envisagé, estimant lundi qu'«une trentaine d'universités (sur 83) sont perturbées, à titres divers».

    Mais une nouvelle journée d'actions ce jeudi

    Des enseignants qui sacrifient l’année d’élèves consentants ou non, des parents de la FCPE proche de la FSU, certains étudiants et des étudiants fantômes, les chercheurs de gauche, se mobilisent encore pour une nouvelle journée d'actions demain jeudi, sur le slogan de "1.000 manifestations et rassemblements devant les établissements scolaires, les universités et sur les places publiques", partout en France.

    Les organisateurs veulent une nuit chaude
    Défilés, pique-niques, retraites aux flambeaux, nuit des écoles: 25 organisations, dont des syndicats enseignants, donnent surtout rendez-vous en fin d'après-midi et en soirée "après l'école ou le travail". La Sorbonne, l'EHESS et Science Po devraient encore trinquer du fait des chevaux de Troie habituels. Il n'y a pas d'appel national à la grève, mais à des désordres locaux, en fonction des situations, mais parfois des préavis de grèves ont toutefois été déposés.

    Ils protestent toujours contre les suppressions de postes dans l'Education (13.500 en 2009) et dans l'Enseignement supérieur et la recherche (900 en 2009).
    Les universitaires sont partie prenante de cette journée, alors qu'ils sont entrés lundi dans leur neuvième semaine de mobilisation contre les réformes du gouvernement, sous l'impulsion notamment de la Coordination nationale des universités et d'une intersyndicale FSU et l'UNEF, la CGT-Educ'Action et Solidaires, FO, et les saint-bernard Sauvons l'université et Sauvons la recherche (cf.libellés PaSiDupes).

    Les universités, toujours en proie à des perturbations à des degrés divers, pourraient aussi connaître de nouveaux blocages.

    Mercredi, sur les 79 universités de France métropolitaine, seulement 9 étaient en grève ou faisaient l'objet de blocage total (contre 18, le 10 mars), 34 étaient sujettes à des mouvements sporadiques de grève partielle et un tiers (25) fonctionnaient normalement.
    POUR INFO
    􀂃 22% de plus que la moyenne de l’OCDE, c’est la dépense réalisée pour un lycéen en France.

    􀂃 La loi de finances pour 2008 prévoit le non renouvellement de 11 200 postes dans l’Education nationale.

    􀂃 Mais les enseignants et les lycéens vont aussi manifester contre : la rénovation des programmes du primaire ; la suppression des cours le samedi matin ; le soutien scolaire ; les stages de remise à niveau ; les heures supplémentaires proposées aux enseignants volontaires, etc.

    dimanche 6 juillet 2008

    Le CA du CNRS approuve le plan de réforme

    Des têtes chercheuses anti-républicaines font un blocage
    Le plan stratégique de réforme du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a été adopté mardi matin par son Conseil d'Administration.
    "Le plan a été adopté par 18 voix contre 6", a annoncé Daniel Steinmetz, représentant du personnel CGT au conseil d'administration et interlocuteur privilégié de la presse que l'on dit pourtant dévouée au Chef de l'Etat. Fidèles comme partout ailleurs à leur politique d’obstruction systématique, les 4 représentants du personnel et les représentants de la CGT et de ses clones de la FSU au niveau national avaient voté contre.
    Le plan stratégique a arrêté le principe d'une organisation du CNRS en instituts dont les modalités devront être définies au mois de septembre.
    Outre la création des instituts, qui géreront les laboratoires, le le texte voté doit notamment redéfinir les relations entre le plus gros organisme de recherche français et les universités qui deviendront autonomes.

    Entre 100 et 150 chercheurs (estimation scientifique à 50% près) étaient présents mardi matin dans la cour du siège du CNRS à Paris pour protester contre l'adoption du plan stratégique. Que représente cette centaine d'extrémistes? En effet, ces chiffres brandis par la presse manipulatrice ne précisent pas que le CNRS est une usine à gaz et qu’en 2007, il employait environ 30 000 personnes : 26 100 permanents (11 700 chercheurs et 14 400 ingénieurs, techniciens et administratifs) et 4000 contractuels). De quoi relativiser et estimer à sa juste portée l’agitation d’une centaine de chercheurs agités, brasseurs d’idéologie surannée.

    Certains anti-libéraux en sommeil dans leurs labos ont eu un sursaut de vitalité pour regretter que les syndicats n'aient pas pris l'initiative d'un nouveau blocage de la tenue du CA, qui avait permis le 19 juin d'obtenir un amendement du projet initial. Une délégation syndicale a été reçue après le CA par la présidente du CNRS Catherine Bréchignac.
    En effet, ce collectif organisa des États généraux de la recherche, pour faire le point les mesures législatives. Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2007, il invita tous les candidats à mieux définir leur programme en matière de recherche lors d'une conférence tenue le 16 février 2007 à Illkirch. Les propositions établies au cours des États généraux de la recherche sont majoritairement reprises dans le programme sur la planification de la recherche du parti socialiste, qui n’a encore pas de réflexion propre sur ce sujet. Or, les élections furent remportées par l'UMP et le collectif Sauvons la recherche s'opposa au projet de loi sur l'autonomie des universités, qui comprend un large volet sur les problématiques liées à la recherche et aux chercheurs. Battu et pas content ! Ces chercheurs n’ont pas tardé à trouver aigreurs et haine en leurs cœurs.
    "On sait que la suite va être dure", a estimé Trautmann en appelant les chercheurs à rester mobilisés, notamment sur la question du budget et des postes.

    "Le gouvernement a remporté une petite victoire tactique" mais "il est indéniable qu'il y avait des reculs" par rapport à la première mouture du projet qui visait " à démanteler le CNRS", a déclaré Alain Trautmann, qui n’est pas le président du collectif Sauvons La Recherche, comme l’affirme l’agence de presse française, mais l’un de ses porte-parole …. Il n’est pas membre du CNRS, non plus, mais agitateur professionnel qui a eu son heure de gloire avec l’appel de Cochin, lancé en avril 2003 par le personnel des laboratoires de recherche de l'Institut Cochin.
    Alain Trautmann (ci-dessus), 55 ans, qui a mené la fronde des chercheurs contre ce qu'il estime être un manque de moyens accordés par les Français aux laboratoires, est biologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Quand il ne manifeste pas, il co-dirige le laboratoire "Activation lymphocytaire et synapse immunologique" au sein de l’Institut Cochin à Paris. Lorsqu’il ne passe pas son temps avec la presse à de multiples passages au JT de 20 heures, les recherches de l’équipe qu’il co-dirige à mi-temps lui ont valu d’être primé par le conseil scientifique de la Ligue nationale contre le cancer en 2003. Cela ne lui confère ni des droits pour diriger le monde de la recherche ni le titre de sauveur de la recherche?

    Ce porte-parole de l’ambitieux ‘Sauvons la Recherche’ est le beau-frère de Catherine Trautmann, diplômée de théologie protestante, ministre de la Culture et de la Communication de Jospin (1997-2000) -très critiquée sur ses projets de réforme des chaînes de télévision, elle quitta le ministère lors d'un remaniement-, porte-parole du gouvernement (1997-1998), députée européenne (1989-1997 et depuis 2004) et ex-députée du Bas-Rhin, n’a pas jugé Sa Cynique Majesté Royal à sa convenance, puisqu’il ne fait pas partie des signataires de l’appel d’avril 2007 en faveur de la candidate de la gauche anti-libérale à la présidentielle. Mais alors, s’il ne se reconnaît pas de ceux qui appelaient "tous les électeurs de la gauche, dans la diversité de ses composantes, à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal" en avril 2007, son appartenance politique serait-elle encore moins avouable, voire anti-républicaine ?