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mardi 1 juillet 2014

Hollande place une ancienne de la promotion Voltaire (ENA) à la tête du cinéma français

Frédérique Bredin, compétente ou proche de la majorité ?

Frédérique Bredin remplace Éric Garandeau à la tête du Centre national de la cinématographie et de l'image animée. 


Cette nomination en conseil des ministres ce matin confirme les rumeurs qui ne cessaient de courir depuis le festival de Cannes. Il faut dire que malgré "une loyauté" reconnue, les relations entre Eric Garandeau nommé par Nicolas Sarkozy et Aurélie Filippetti n'était pas des plus chaleureuses. L'hommage de la ministre de la Culture est pour le moins sobre: "Éric Garandeau a mené à bien d'importantes réformes pour les secteurs cinématographique et de la production audiovisuelle. Il a su gérer avec engagement l'ensemble des dispositifs de soutien et de régulation correspondant à ces domaines d'activités", assure le communiqué laconique de la rue de Valois.

Le gouvernement a donc choisi tout à la fois de nommer une femme proche de la majorité [maire PS de Fécamp, issue de la promotion ...Voltaire de l'ENA, (celle de Hollande et Royal ou Jouyet et Sapin, etc) une fille de... l'ancien responsable du MRG, Jean-Denis Bredin], mais aussi un bon connaisseur des dossiers de l'audiovisuel et de la communication [puisqu'ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports en 1991-1993]. 
À ce titre, son nom avait déjà circulé, fin 2012, pour entrer en tant que sage, au Conseil supérieur de l'audiovisuel. En effet, quoique ministre de la Jeunesse et des Sports, Frédérique Bredin (1956) avait également été conseillère cinéma de François Mitterrand (1986-1988) avant de s'occuper de la culture pour le Parti socialiste dans les années 1990. Député européen entre 1994 et 1996, elle rejoint le groupe Lagardère en 2000. Elle y occupa successivement les fonctions de directeur de la stratégie et du développement du groupe Lagardère Médias, puis de directeur des nouveaux marchés de Hachette Filipacchi Médias jusqu'en 2009. Date à laquelle cette énarque aujourd'hui âgée de 57 ans a retrouvé l'inspection des Finances, son corps d'origine.

Nomination proposée à Hollande par Aurélie Filippetti

Une carte de visite non négligeable aujourd'hui dans la mesure où le CNC est régulièrement visé par les services de Bercy et une partie des députés qui contestent l'autonomie financière de l'une des directions les plus stratégiques du ministère de la Culture et de la Communication, et réclament une réforme en profondeur du système de financement du cinéma en France et plus particulièrement une révision de son budget annuel.

Dans un rapport sorti le 18 juin dernier - le rapport Queyranne - les services de Bercy préconisaient à ce titre de ramener le budget du CNC de 700 à 550 millions d'euros, c'est-à-dire le niveau de 2008. Autant dire que la nouvelle directrice générale du CNC va devoir batailler dur si elle souhaite conserver l'aisance financière de l'institution qu'elle dirigera à l'avenir.

Sa nomination proposée par Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture et de la Communication, et largement adoubée par l'Élysée intervient alors que la Commission européenne s'apprête à clore demain sa première consultation sur les aides d'État à la culture afin de juger si ces dernières sont compatibles avec le droit européen de la concurrence. À cette occasion, une lettre commune de tous les ministres de la Culture européens devrait être adressée à José Manuel Barroso, le président de la commission européenne. Une mobilisation qui en dit long sur l'état d'esprit des instances européennes en matière d'exception culturelle.

En 2011, elle renoua avec la vie politique pour soutenir Arnaud Montebourg dans sa campagne pour la primaire à l'investiture socialiste pour l’élection présidentielle.

samedi 21 juin 2014

Hollande échoue à barrer le chrétien-démocrate, Jean-Claude Juncker, à la tête de la Commission européenne

C'est à Paris que Martin Schulz, candidat des socialistes, se fait écarter

Les candidats Martin Schulz et Jean-Claude Juncker s'étaient l'un et l'autre montrés très confiants 
Schultz vs.Juncker
dans la campagne de succession à José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne. Aucun des deux candidats n'a pu envisager l'hypothèse de l'élection d'un "candidat tiers". "Le futur président de la Commission européenne est ici et ce sera moi", a annoncé Jean-Claude Juncker, tandis que son adversaire socialiste, Martin Schulz, président du parlement européen (2012) a immédiatement assuré que "Monsieur Juncker a raison dans son analyse, sauf sur un point : ce ne sera pas lui le président de la Commission européenne".

Pour la première fois, le Conseil européen qui réunit les chefs d'Etat s'est engagé à proposer le candidat issu du parti majoritaire du Parlement européen lequel doit ensuite " élire" le candidat à la majorité absolue des élus. Martin Schulz et Jean-Claude Juncker font figure de favoris. Alors un mini-sommet, hébergé samedi par Paris, devait réunir les dirigeants de huit pays membres de l'Union européenne à quelques jours d'un Conseil européen très difficile, les 26 et 27 juin à Bruxelles.

François Hollande avait recherché une entente avec le président du conseil italien, Matteo Renzi,
en le recevant avant les autres dans la matinée pour une réunion bilatérale avant le mini-sommet des sociaux-démocrates.

La candidature Juncker était attaquée de toutes parts

  
Le mini-sommet à huit était notamment destiné à fixer en petit comité les conditions du soutien de la gauche européenne à une nomination du candidat de la droite chrétienne-démocrate du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

David Cameron menaçait
Le magazine Der Spiegel avait lancé la polémique en assurant que le premier ministre David Cameron aurait menacé de quitter l’Union européenne si Jean-Claude Juncker était porté à la tête de la Commission. Au lendemain des élections du 25 mai, selon l’hebdomadaire, David Cameron aurait fait valoir auprès de la chancelière que la nomination de l’ancien premier ministre du Luxembourg, jugé trop fédéraliste par les conservateurs britanniques, déstabiliserait à tel point son gouvernement qu’il serait obligé de faire procéder à un référendum à l’issue incertaine sur le maintien de la Grande-Bretagne au sein des Vingt-Huit. Le leader tory avait engagé sa formation à quitter le Parti populaire européen (PPE, groupe conservateur dont font aussi partie la CDU ou l’UMP en France) pour fonder un nouveau groupe en 2009, l’Alliance des conservateurs et réformistes européens AECR, que cherche à rejoindre le parti eurosceptique allemand AfD.
Or, Angela Merkel a tenté mercredi de faire taire la polémique qui enfle en Allemagne sur le sujet. "Certes, la Grande-Bretagne n’est pas un partenaire confortable, mais je considère comme grossièrement irresponsable et inacceptable la nonchalance avec laquelle certains prétendent [dans l’opposition] qu’il importe peu que la Grande-Bretagne approuve ou non la candidature de Jean-Claude Juncker, voire que la Grande-Bretagne reste ou non un membre de l’Union européenne. C’est tout sauf indifférent ou mineur." Mais Angela Merkel ne semble soutenir que mollement la candidature du conservateur luxembourgeois.

La nomination de l'ancien Premier ministre luxembourgeois est combattue par la gauche
Le Bild a claironné à propos de Juncker que "la démocratie se transformerait en farce" si on allait chercher un candidat qui n'avait pas pris part aux élections au Parlement européen. Selon Cameron, Juncker n'a aucune légitimité parce que les députés européens "ne peuvent pas à la fois choisir et élire" le candidat à la présidence de la Commission.
En France, à l’occasion d’une conférence de presse, Harlem Désir, alors premier secrétaire du PS et tête de liste en région Ile-de-France, avait affirmé l’ambition des socialistes européens de s’emparer de la majorité au Parlement européen et du poste de président de l’exécutif européen. "L’Europe […] doit tourner la page des gouvernements libéraux et conservateurs, qui depuis des années ont abîmé le rêve européen. Leur soutien aveugle à la dérégulation, à la concurrence généralisée, au dumping fiscal et social, n’a conduit qu’à l’austérité, au chômage et à la flambée des populismes sur le continent", avait dénoncé Harlem Désir. Et qu'a-t-il désormais à dire le pitoyable secrétaire d'État de Hollande, chargé des Affaires européennes ?...

Hollande a encore perdu sur toute la ligne
Son rôle de majordome des huit ne redorera son blason. C'est en effet le candidat conservateur du Parti populaire européen (PPE), arrivé en tête des élections du 25 mai dernier, qui a reçu le soutien des neufs chefs d'Etat et de gouvernement de gauche réunis samedi à Paris. Le Luxembourgeois est donné largement favori pour présider la prochaine Commission européenne. 

vendredi 27 avril 2012

José Manuel Barroso et Mario Monti isolent déjà Hollande

Le candidat socialiste n'aurait aucun impact sur l'Union européenne


Mise en garde voilée à François Hollande


Le journal Libération fait de l'intox,
en toute lucidité et cynisme,
comme le prouve l'interrogation



F. Hollande, mouton noir de l'Union européenne

Le redémarrage de l'économie en Europe passera par une amélioration de la compétitivité et non par plus de dépense publique, ont affirmé vendredi le président de la Commission européenne et le chef du gouvernement italien, s'inscrivant en faux contre les velléités de Hollande. Le candidat socialiste à la présidentielle en France n'a pas impressionné par sa revendication d'une renégociation du pacte européen de discipline budgétaire renforcée.

Merkel refuse de renégocier le pacte budgétaire européen
La chancelière Angela Merkel, qui est à l'origine du pacte, n'adhère pas à la vision de Hollande   qui, s'il en avait le pouvoir, y ajouterait une dimension de croissance.
Angela Merkel n'a pas apprécié la sortie de François Hollande affirmant qu'il aurait une «discussion ferme et amicale» avec elle s'il était élu le 6 mai. La chancelière allemande a opposé jeudi une fin de non-recevoir au souhait du candidat PS de renégocier le traité européen renforçant la discipline budgétaire, pour y ajouter un volet de soutien à la croissance.

Hollande est en désaccord avec José Manuel Barroso et Mario Monti
 "la croissance ne doit pas se faire en en augmentant les niveaux d'endettement, mais en se concentrant progressivement sur la compétitivité", affirment-ils dans un communiqué commun publié vendredi à l'issue d'une rencontre entre les deux hommes.
Ils écartent ainsi toute idée de relance par la dépense publique. Mais "la rigueur budgétaire devrait aller de pair avec des investissements ciblés, afin de stimuler la compétitivité et de favoriser la demande à court terme", ont-ils ajouté.

Une proposition qui se rapproche des emprunts européens en faveur de projets (project bonds) que prône la Commission européenne et que soutient F. Hollande.

L'intox de l'équipe Hollande

Les dirigeants européens se sont exprimés cette semaine à tour de rôle sur les moyens de renouer avec la croissance, depuis l'appel lancé mercredi par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, à mettre en place un pacte de croissance, en réponse au pacte budgétaire signé en mars. L'équipe Hollande tente de faire croire que cet appel conforterait sa position, mais les moyens évoqués pour stimuler la croissance sont en fait très différents.
Pour le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, "l'austérité est le fondement sur lequel nous devons développer une stratégie complète en faveur de la croissance". "Il n'y a pas de solutions rapides", a-t-il rappelé vendredi dans un communiqué.

S'il peut faire illusion auprès des Français,   son aura fabriquée de toutes pièces par la presse  François Hollande épaulé par les media militants n'illumine pas au-delà des frontières.

vendredi 14 janvier 2011

Agenda Europa: retour à l'envoyeur

Que les professeurs qui se sentent humiliés le retournent


La réalité dépasse la propagande:
l'U.E. se déconnecte de l'héritage chrétien




Une enseignante connaît ses droits


Le blog de Véronique Bouzou nous rappelle qu'ils sont aussi les nôtres
Ce professeur invite parents d'élèves et professeurs indignés à réagir à l'arrogante légèreté de la Commissaire européenne à l'Education, Mme Androula Vassiliou, qui stigmatise les Chrétiens et les humilie au regard des autres religions. Lien PaSiDupes
La Cypriote couvre la provocation de ses services et ne se remet nullement en cause.

Véronique Bouzou rappelle de qui Mme Vassiliou tient ses pouvoirs
"Personnellement, j'ai envie de réagir avec plus de virulence que le Ministre. En ma qualité d'enseignante, j'appelle donc solennellement tous les professeurs qui auraient commandé l'Agenda Europa à le retourner à l'expéditeur, Generation Europe Foundation, unique attributaire de la Commission européenne pour cet agenda. Ou, le cas échéant, à manifester leur mécontentement auprès de cet organisme.

Après tout, dans une rubrique intitulée "Luttez pour vos droits ! ", voici ce qui est mentionné dans l'agenda : "Si le produit que vous avez acheté ne marche pas, renvoyez-le (...) La loi européenne vous autorise à le renvoyer et à demander qu’il soit réparé ou échangé. Vous pouvez aussi demander un rabais ou un remboursement intégral. Ce droit s’applique jusqu’à deux ans après l’achat du produit".

Et à celles et ceux qui ne manqueraient pas de rétorquer que l'agenda leur a été distribué gratuitement, je répondrai qu'il a été intégralement financé par la Commission européenne, et donc, par les contribuables que nous sommes.
"

PaSiDupes invite Mme A. Vassiliou à rendre son tablier

En attendant qu'elle tire toutes les conséquences de son incurie et de son irresponsabilité, qu'elle exprime au moins des excuses pour l'arrogance de ses services qui menacent de rayer purement et simplement les religions de l'Union Européenne supposée être au service de tous les Européens en général et des jeunes en particulier.

La solution finale
Est-il dans les attributions d'une commissaire de décider d'autorité et de manière sélective que toute référence aux cultures religieuses des peuples de l'Union peut être exterminée ?
Il appartient à M. José Manuel Barroso de destituer la méprisante commissaire d'abord pour incompétence et ensuite pour abus de pouvoir.

mercredi 29 septembre 2010

Rom: la commission européenne désavoue la gauche européenne

Pas de procédure d'infraction contre la France sur les Roms

Une campagne politicienne pour rien

La Commission européenne ne va finalement pas ouvrir de procédure d'infraction contre la France pour sa politique à l'égard des Rom en situation irrégulière. La gauche hexagonale, menée par Aubry-la-menteuse (selon Bartolone, cf. lien PaSiDupes et Malek Boutih, cf. lien PaSiDupes), a pourtant tout fait pour humilier son pays, mais sa campagne démagogique ne trouve pas, ce mercredi dans l'Union européenne, l'écho que la presse engagée lui a accordé.

La gauche européenne fait fuiter l'information
"Non, pas de procédure d'infraction aujourd'hui", a laconiquement confirmé l'une des sources européennes à l'origine des fuites. Voire amèrement.

La gauche française plonge l'U.E. dans l'embarras

L'exécutif communautaire cherche simplement à retrouver la face
après son emballement sous la pression de nos eurodéputs Verts (Europe Ecologie) et socialistes. Il se limiterait donc à envoyer aux autorités françaises un nouveau courrier demandant des informations complémentaires sur les expulsions de Rom sans papiers. Or, on sait parfaitement que la France y est disposée.
La semaine dernière, le gouvernement français a d'ailleurs adressé là la commissaire en charge de la Justice, Viviane Reding, une note sur la circulaire controversée du 5 août concernant expressément les renvois de Rom, ainsi que les explications sur son retrait et des précisions sur l'illégalité des camps évacués, pour assurer sa pleine et entière information.

Viviane Reding a cru à une discrimination et elle devait jusqu'à ce jour démontrer à ses collègues le bien fondé de l'ouverture d'un contentieux avec Paris. Or, "les faits doivent primer sur les intentions", souligne-t-on à Bruxelles.
Enfin, la luxembourgeoise Reding se trouve en porte à faux avec la législlation de son propre pays qui fait de la discrimination à lencontre des clandestins roumains et bulgares. cf. doc ci-dessous:
La stigmatisation politicienne de la France aura ainsi eu pour effet que la commissaire en charge de la Sécurité Cecilia Malmström et le commissaire en charge de l'Inclusion Lazlo Andor, maintiennent leur présentation de la situation des Rom dans l'ensemble de l'Union européenne.

Le président de la Commission José Manuel Barroso n'est donc pas certain de son fait et hésite à attaquer la France, avoue son entourage.

Dans l'hypothèse où une nouvelle procédure était lancée, les autorités françaises sont préparées et le président Nicolas Sarkozy a assuré que les erreurs éventuelles seraient "corrigées".
Le Chef de l'Etat rencontrera aussi le Souverain pontif, le 8 octobre prochain.

dimanche 14 février 2010

Cohn-Bendit, au Parlement Européen: « Ta gueule »

Dany-le-Rouge dénigre: « c'est toujours les autres ! »

Dénigrement frontal ad hominem

Le 9 février 2010, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a présenté devant les députés européens le collège des commissaires pour les 5 prochaines années. Cette séance a été l'occasion pour le président du groupe des Verts/ALE, Dany Cohn-Bendit, de déblatérer contre, haletant et baveux.

L'impuissant Verts agonit les élus européens de reproches

Cohn-Bendit a encore démontré qu'il est un incapable hystérique.
Incapable, il accuse la majorité de réaliser la politique pour laquelle elle a été élue. Ses reproches sont un aveu criant de son impuissance à promouvoir les orientations des Verts et ses vociférations hystériques ne convainquent pas le Parlement ! Est-il utile à sa place ? Ses co-listiers sont plombés par un tel meneur et les sondages indiquent un recul des intentions de vote derrière le PS.

=> 'Une coalition des hypocrites!'
Dénonçant ‘une coalition des hypocrites’, Daniel Cohn-Bendit part bille en tête et lance un premier pavé: ‘Juste avant la Saint-Valentin, on dit à Mr Barroso je t’aime, moi non plus, on ne te croit pas mais on va voter pour toi’. Accusant la Commission Barroso d’avoir été incapable de prendre des décisions au sommet de Copenhague ou plus récemment lors du tremblement de terre à Haïti, le meneur de Mai 68 lance un secont pavé, déduisant que ‘la somme des zéros fait des plus, c’est les nouvelles mathématiques de la Commission Barroso!’.
=> 'Ta gueule!'

Martin Schulz
, le président du Parti socialiste européen, directement visé par le discours confraternel de Cohn-Bendit réagit faiblement mais reçoit un cocktail molotov: le courtois meneur écologiste le gratifie d’un élégant ‘Ta gueule’. A bas l’hypocrisie, clame Daniel Cohn-Bendit depuis sa barricade !

VOIR et ECOUTER l'intervention du grossier braillard d'Europe Ecologie, chef de file des candidats aux régionales 2010, avec l'affreux Jojo Bové et la Joly juge Eva:

Cohn-Bendit-Investiture de la Commission Barroso II
envoyé par EurodeputesEE

Peut-être les électeurs français veulent-ils de cet énergumène à la tête d'une région ?

lundi 14 décembre 2009

Rachida Dati: le Parlement européen lui pèse

Ecoute téléphonique: M6 vole une confidence

Les journalistes de M6 ne sont pas des paparazzi, mais...

Une équipe de « 66 Minutes », sur M6, a suivi Rachida Dati dans les travées du Parlement Européen, à Strasbourg, pour les besoins d'un reportage.

Mais des journalistes se permettent ce qui est interdit à la police

Par respect de la personne qui vient tout juste de leur accorder un entretien, ils abusent de sa confiance en laissant son micro-cravate ouvert, alors qu'elle livrait ses impressions et sentiments à une proche, au téléphone.
Et ces vertueux du journalisme éthique, qui aimeraient par ailleurs se distinguer de la presse caniveau, n'ont pas de complexes, puisque les voyous de M6 ont diffusé dimanche soir les propos volés à l'ancienne Garde des Sceaux.

Et des organes de presse -tel le site Rue89 (de Libération)- qui peinent à faire leur place sur le Net, en font un copié-collé tout à leur honneur.

Amateur du travail tout fait, ils ne se livrent à aucune analyse ou « décryptage », comme ils se plaisent à dire.
Malgré aussi leur insolente bienveillance, et leur compassion pour les employés de France Télécom, ils restent imperméables à la souffrance d'une ex-ministre de premier plan qui fait la douloureuse expérience d'un premier mandat électif qu'elle n'a pas choisi de briguer. Dans ces media, les psychologues de service ne se sont pas encore penchés sur les inconvénients du métier de député européen, car il n'en connaissent que la face supposée rose. Un journaliste n'est pas censé en effet connaître le sujet qu'il couvre.
« Là, tu sais où je suis, je suis à ma place, et je ne sais pas si tu entends derrière, je suis dans l'hémicycle du parlement de Strasbourg, là. Je n'en peux plus, je n'en peux plus ! Je pense qu'il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat, là. » Les professionnels de la polémique politique savent parfaitement ce qui rend cette situation insupportable à la maire du VIIe arrondissement parisien. Pourquoi la sortent-elle, croyez-vous, du contexte du jour?

L'ancienne Garde des Sceaux en dit un plus long, mais les morceaux choisis reproduits par la presse ne nous permettent pas de nous faire une opinion en situation.
« Je suis obligée de rester là, de faire la maline, parce qu'il y a juste un peu de presse et, d'autre part, il y a l'élection de Barroso. Oui, oui, il va être élu mais si tu veux, quand tu es à Strasbourg, on voit si tu votes ou pas. Sinon, ça veut dire que tu n'es pas là » Un piège doré qui convient mieux aux inactifs.

Or, à la décharge de cette cible de la presse d'opposition, son planning portait ce jour-là sur les « perspectives pour la septième législature » à la Commission des affaires économiques et monétaires ». Elle avait donc décidé de participer à une réflexion d'importance et, dans l'attente, s'impatientait à l'idée de perdre son temps à une confirmation solennelle d'un vote déjà officialisé.
Les temps morts comblent les élus au bout du rouleau et les m'as-tu-vu du Parlement européen. Mais aussi les fabricants de buzz...

A noter qu'à la date de diffusion, nous sommes le 14 décembre et que les écoutes téléphoniques remontent au 16 septembre, lors de l'approbation par le Parlement de la reconduction de José Manuel Barroso à son poste. Trois mois plus tard.

La trahison fait partie de l'impertinence d'une certaine presse...

jeudi 17 septembre 2009

Commission européenne: Barroso, ré-élu dans un fauteuil

Les abstentionistes socialistes et les opposants Verts sont battus

Les 27 pays de l'U.E. se sont rassemblés sur BarrosoJosé Manuel Barroso a été reconduit à l'unanimité par les 27 Etats à l'issue d'un vote qui grandit l'image d'unité de l'Europe dans le monde.
Barroso a été réélu pour un second mandat de cinq ans par le Parlement Européen avec une confortable majorité absolue le plaçant en position de force pour constituer sa future équipe. La gauche européenne et sa presse militante lui opposent son bilan que, contre toute évidence, ils disent contesté.
Exemple de propagande malsaine à laquelle s'adonne avec volupté la presse vertueuse, des journalistes affirment que, dans son propre camp conservateur, certains élus -mais anonymes- confieraient -mais en privé- qu'ils approuveraient sans enthousiasme M. Barroso. Dans ces circonstances, les pleutres -tels ceux de l'agence A*P- font en outre un usage intensif du conditionnel …

L'ancien Premier ministre portugais, 53 ans, sort néanmoins victorieux d'une longue campagne électorale débutée en juin. Il a finalement recueilli 382 voix sur son nom, face à 219 votes contre et 117 abstentions, au cours d'un scrutin à bulletins secrets. Ainsi, J.-M. Barroso a réussi à obtenir l'aval de plus de 50% des 736 eurodéputés, alors qu'une simple majorité de "oui" suffisait. Bien que ce score soit sans appel, la gauche politique et médiatique s'obstine à contester cette ré-élection.

Les contestataires n'avaient pu s'entendre sur un candidat commun...

Proposé par la droite modérée, J.-M. Barroso était le seul candidat en lice. C'est dire que, malgré une campagne de dénigrement, le président reconduit a aussi été soutenu majoritairement par les Libéraux.
Et pourquoi les 184 élus socialistes, ses détracteurs aigris, avaient-ils donc décidé de s'abstenir ? Unis dans l'opposition systématique, la gauche n'avait pas pu se rassembler sur un nom commun.

Ils font plus fort encore
Contre l'avis de Catherine Trautmann, la chef de file française, qui prétend que "M. Barroso nous a montrés qu'il manquait de courage dans des moments critiques", la plupart des socialistes portugais et espagnols ont voté "oui", en cohérence avec leurs gouvernements socialistes.
Président consensuel, le Portugais a atteint la majorité absolue avec le soutien des conservateurs eurosceptiques (britanniques, tchèques et polonais), qui ont constitué un groupe dissident, car ils sont opposés au traité de Lisbonne. Un texte qu'au contraire J.-M. Barroso défend.

"Je suis fier de ce résultat", a commenté M. Barroso, visiblement satisfait. Considérant la campagne négative de l'opposition, ses services avaient bon espoir qu'elle serait contre-productive et permettrait qu'il rassemble sur son nom les voix de plus de la moitié de l'hémicycle. Le journal 20Minutes titre d'ailleurs: «Barroso réélu sans surprise à la tête de la Commission » (lien )
Le président français Nicolas Sarkozy s'est réjoui de pouvoir "approfondir encore" sa coopération avec le Portugais.

Le programme du Président de la Commission Européenne
M. Barroso a publié début septembre de grandes orientations et fait connaître aux partis frondeurs les compromis vers lesquels il est prêt à avancer. Un exercice de dialogue qui a entraîné "des concessions", de l'avis même des socialistes, renforçant ainsi la réputation d'écoute du président consensuel.
C'est "une très bonne chose pour l'Europe", a d'ailleurs renchéri, plus enthousiaste encore, le Premier ministre britannique Gordon Brown. "J'ai dit depuis longtemps qu'il était la bonne personne pour cette fonction", a ajouté le travailliste britannique. Une pierre de plus dans le jardin des socialistes français.

Confirmé, voire renforcé
Le président Barroso va désormais pouvoir réfléchir à la composition de sa future équipe de commissaires, ainsi qu'aux autres postes clés de l'UE, fruit d'inévitables et nécessaires tractations avec les gouvernements.
Il lui faudra "attendre le vote par référendum des Irlandais" sur le traité de Lisbonne le 2 octobre avant toute désignation. Mais "cela n'empêche pas des contacts informels avec des chefs d'Etat et de gouvernements", a néanmoins annoncé M. Barroso. Le résultat devrait permettre d'éviter un second vote si le "traité de Lisbonne" entre en vigueur. Avec ce texte, censé faire fonctionner l'UE de manière plus efficace, une majorité absolue est en effet nécessaire.

Le nouveau Parlement européen élu en juin a exigé, avant de procéder à un vote, que le président à élire présente un programme écrit.
Candidat à sa propre succession, Barroso a donc publié début septembre de grandes orientations et fait des promesses pour convaincre les Etats de l'UE , avant qu'ils ne l'adoubent unanimement.

L'opposition stérile

  • Esbrouffe et peine perdue, exemple d'agitation stérile
    Avant le vote, Sylvie Goulard, MoDem et présidente du Mouvement européen-France, et Daniel Cohn-Bendit cosignèrent sans illusion, le 16 septembre 2009, une tribune dans Le Monde pour appeler les parlementaires à repousser cette candidature.
  • Les ineffables de LePost
    Ces journalistes partisans dénoncent la satisfaction du Français Michel Barnier , candidat à un poste de commissaire européen. De quel droit ces démocrates de haut vol doutent-ils respectueusement en lieu et place de Jean-Marie Cavada (UMP) que le discours de Barroso hier mardi ait pu lui apporter -comme à la majorité des votants- toutes les clarifications nécéssaires sur sa détermination à réguler, et sur ce qu'il entend par "économie sociale de marché". Ils regrettent même le vote à mains levées, comme dans les amphis !...
  • Guy Verhofstadt (1953) devait faire obstacle à Barroso
    Le mardi 29 juin, l'ancien Premier ministre belge et tout nouveau député européen, Guy Verhofstadt, avait été élu Président du groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ALDE) au sein du Parlement européen -par acclamation... Jugé trop fédéraliste, il avait été refoulé par Tony Blair en 2004.
    Dès le débat du 1er juillet, le groupe ALDE avait montré les nom-
    breuses divisions
    qui règnaient déjà parmi les membres, au terme de 3h30 de débat, aucune ligne claire n’était dégagée...
    Les uns, notamment la gauche française(!), plaidaient pour un report à octobre du vote pour l’élection de Barroso, après le referendum irlandais et/ou après l’entrée en vigueur de Traité de Lisbonne. Les autres ne voyaient pas l’intérêt de repousser un tel vote, Barroso étant de toute façon le seul candidat, et, qui plus est, soutenu par le Conseil. A la mi-juillet, la propagande donnait l’alliance APSD-Verts-ALDE suffisante pour empêcher la réélection de Barroso...
    Peut-être son haleine a-t-elle eu raison de ses espoirs (cf. Bush qui détourne la tête...).

    Les ambitions du chef de groupe socialiste

    Martin Schulz se serait bien vu à la présidence.
    Mais si « la stratégie du président du groupe socialiste est très clairement connue et identifiée par tous », « je ne crois pas que cela soit la ligne de tout le groupe socialiste et je ne pense pas qu’il emmène la conviction de tout le groupe sur cette ligne-là”, dénonce Pervenche Berès. “Donc, le groupe est divisé ?”, interrogea euronews. “Je pense qu’il sera divisé, oui.”

    Les socialistes se sont résignés: les Etats unanimes étaient unis sur la candidature Barroso.
    Le groupe socialiste et démocrate a lui-même infléchi sa position en décidant, mardi 15 au soir, par 95 voix contre 43 et neuf abstentions, de faire de l'abstention sa ligne politique officielle, sur proposition de son président, l'Allemand Martin Schulz.

    Daniel Cohn-Bendit avait également pris acte de l'impossibilité de renverser la vapeur.
    Il a encore disjoncté, s'écriant: "C'est José Manuel Obama, Yes he can ! Il peut tout maintenant. Tout ce que vous n'avez pas vu pendant cinq ans, vous allez voir ce que vous allez voir (...) Je crois halluciner. C'est: tout a changé, donc je reste !", a-t-il éructé.
    La campagne “Tout sauf Barroso” a rencontré l'écho que l'on voit dans la vie politique européenne.
    « Je maintiens que M. Barroso n'est pas la personnalité dont l'Europe a besoin », a affirmé sur France 2 le député européen.
    Mais il le dit avec des fleurs:
    Parce que les fleurs, c’est périssable…
  • samedi 28 mars 2009

    Les socialistes européens penchent à droite ?

    En France, Aubry, à la recherche du père, a trouvé Chirac

    Jacques Delors, le père biologique de Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, ne fait plus l’affaire. Il vient de recommander François Fillon, Premier Ministre de Nicolas Sarkozy, à la présidence de la Commission Européenne.
    Martine Aubry, à la recherche d’un père de substitution, s’est trouvé Jacques Chirac.
    La numéro 1 du PS a en effet déclaré lors de l'enregistrement de l'émission "Vivement dimanche" dont elle est l’invitée en ce dimanche de changement d’heure et de remise à l’heure des horloges, que "finalement", elle regrettait Jacques. Nostalgique et sincère, Titine ? Ou plutôt socialiste fielleuse qui manie l’ironie avec le naturel de Sa Cynique Majesté Royal dans l’invective, à l’adresse de Nicolas Sarkozy ?

    L’avenir de Titine est derrière elle

    De juin 1997 à octobre 2000, Martine Aubry a été ministre de l'Emploi et de la Solidarité dans le gouvernement Jospin. C'était le bon temps de la présidence de Jacques Chirac (1995-2007). "J'étais à côté de lui au Conseil des ministres", pendant la cohabitation de 1997, s'est-elle souvenue. "Je me dis que finalement, on le regrette".

    Car, nostalgique, elle insiste. "On a eu beaucoup de désaccords, mais on avait de bons moments", a poursuivi la maire de Lille, qui était alors numéro deux du gouvernement Jospin, en charge des affaires sociales. "Il avait au moins une qualité, c'est de connaître la réalité de la France", a-t-elle encore dit.
    Ils étaient jeunes et beaux
    "Et puis, nous avions des goûts communs, je pense au Maroc ; j'ai quelques souvenirs assez sympathiques", a ajouté Mme Aubry. Il sentait bon le sable chaud ?

    Y a-t-il encore un pilote dans l’avion PS?

  • Delors soutient la droite et la première secrétaire du PS le renie.
  • Lang, Kouchner, Jouyet et Rocard ont fait le choix du service de la France contre son blocage par une opposition haineuse et nuisible aux Français.
  • Le Parti Socialiste Européen (PSE) soutient le portugais José Manuel Barroso, qui se veut « modéré, réformateur et anti-étatiste » et attaché au libéralisme économique, mais il est très critiqué par une partie de la presse européenne de gauche. L’actuel président de la Commission européenne (depuis le 23 novembre 2004) est membre du Parti social-démocrate (PSD, parti potugais conservateur) et du Parti populaire européen (PPE, un parti chrétien-démocrate-conservateur), comme l’UMP. Il est candidat à sa propre succession en 2009 pour faire deux mandats comme le français …Jacques Delors. Et le revoilà ! Un peu contrarié que Barroso égale son score ? Ce qui expliquerait qu’il lance Fillon –qui n’a rien demandé- contre Barroso…

    Les dirigeants socialistes
    , réunis le 19 mars à Bruxelles, juste avant le Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement, ont été à nouveau incapables de s'entendre sur un candidat qui aurait porté leur couleur lors des élections européennes du 7 juin. Et il est douteux qu'ils y parviennent le 24 avril, à Lille, lors du lancement officiel de la campagne socialiste.


    Aubry-la-Zizanie a participé au blocage d'une candidature socialiste
    , une exception politique des socialistes français, passés maîtres en blocages divers. Elle a déclaré : « Pour les Français, il ne peut y avoir d'incarnation d'un nouveau sens de l'Europe que par une personne qui sera avec force notre candidat pour être président » de la Commission. « L'Europe que je veux, ce n'est pas une Europe dirigée par M. Barroso avec ses amis Sarkozy et Berlusconi, c'est une Europe qui s'incarnera dans un humanisme, un homme ou une femme, volontaire, qui portera les valeurs de l'Europe et la volonté de transformer l'Europe ».
    Ni homme, ni femme: une idée, une pure notion !
    Mais l’idéologue lilloise était bien isolée. Il a même été demandé à la Ch’tite Aubry de mettre de mettre un peu d’eau dans la piquette de son anti-Barrosisme primaire...

    Détail de l’histoire : Martine Aubry s’inspire des Le Pen.


    Souvenez-vous de cette petite phrase de Marine Le Pen : "On en vient à regretter Chirac »
    C’était le samedi 14 mars dernier, au cours de l’entretien que la fille de J.M. Le Pen accorda au Parisien/Aujourd'hui en France, à l’occasion du lancement officiel à Arras de la campagne du FN des Européennes.
  • vendredi 12 décembre 2008

    Sarkozy met l’Europe d’accord sur la crise, le climat et le traité de Lisbonne

    La présidence française relance l’Union Européenne

    Dans l’attente d’un échec des Vingt-Sept sur la question débattue du climat, l’opposition -et sa presse militante- étaient narquoises, tant les intérêts divergents des Etats-membres rendaient impossible la mission du président en exercice, Nicolas Sarkozy.
    Des accords ont pourtant été trouvés vendredi au Conseil Européen sur une réponse coordonnée à

    - la crise économique et financière,

    - le paquet "énergie-climat"

    - et sur un scénario de ratification du traité de Lisbonne.

    Excusez-les du peu…
    Car déjà, les socialistes français, qui de six motions n’arrivent pas à faire une synthèse, observent finement que les accords à 27 sont un compromis !…

    Le président Sarkozy était justifié à souligner que les Vingt-Sept s'étaient retrouvés de manière unanime sur ces trois dossiers, qui étaient au menu du dernier sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du semestre de présidence française de l'Union Européenne.

  • Réponse coordonnée à la crise économique

    Elle qui était préparée depuis septembre et les dirigeants de l'UE se sont effectivement engagés sur l'objectif de
    consacrer 1,5% du produit intérieur brut (PIB) européen, soit environ 200 milliards d'euros, aux plans de relance économique.
    "Tout le monde a montré son accord absolu sur la gravité de la crise, pas une voix discordante. Tout le monde est d'accord sur la nécessité d'une relance sur la base du projet du président Barroso, aux environs de 1,5 point de PIB", a déclaré le président en exercice de l’UE, le chef de l'Etat français, lors d'une conférence de presse.
    La France s'est également montrée satisfaite des résultats obtenus sur la question des taux réduits de TVA, même si un accord n'a pas été trouvé dans le secteur de la restauration.
    "On a décidé, sur la TVA à taux réduit, qu'une décision serait prise avant le mois de mars, plus exactement au conseil Ecofin de mars", a précisé Nicolas Sarkozy, qui a précisé que ce sujet avait fait l'objet de discussions et d'un accord avec la chancelière allemande Angela Merkel.

  • Accord historique sur le climat

    Plat de résistance du sommet, le paquet "énergie-climat", un vaste plan de lutte contre le réchauffement climatique, a été adopté par l'ensemble des Etats membres, en dépit des réticences initiales de certains grands pays industriels et des nouveaux pays de l'UE, qui réclamaient des compensations financières.
    "Ce qui se passe est historique. Il n'y a pas un continent au monde qui ne se soit doté de règles aussi contraignantes que celles que nous venons d'adopter à l'unanimité. Pas un continent au monde", a souligné Nicolas Sarkozy.
    "Ce n'est pas au moment où les Etats-Unis se dotent d'un président élu qui met la défense de l'environnement au coeur de ses priorités que l'Europe va abandonner ses priorités. Cela n'aurait aucun sens, ce serait historiquement lamentable."
    "Les objectifs restent les mêmes", a-t-il ensuite ajouté en référence à la réduction programmée de 20% des émissions européennes de gaz à effet de serre d'ici 2020.

    Le président français, qui avait fait de ce plan l'un des priorités de la présidence française de l'UE, a indiqué que des dérogations avaient néanmoins été négociées pour les pays d'Europe centrale et orientale.
    > Les producteurs d'électricité polonais, très dépendants du charbon, obtiendront ainsi des exemptions d'acheter des droits à polluer jusqu'en 2020.
    > De leur côté, des pans entiers de l'industrie européenne seront exemptés de participer au système d'enchères européen de droits carbone, pour les protéger de la concurrence internationale venant de pays moins réglementés.
  • Marche en avant institutionnelle

    Enfin, les leaders européens sont parvenus à un compromis sur la manière de dépasser le "non" irlandais au traité de Lisbonne de juin dernier.
    > Nicolas Sarkozy a annoncé que les Irlandais se sont engagés à revoter sur le texte courant 2009 et les Vingt-Sept se sont engagés à répondre aux préoccupations de l'Irlande sur certains points du texte, en particulier le maintien d'un commissaire européen par Etat membre. Le traité prévoyait un exécutif communautaire resserré, mais les Etats membres se sont mis d'accord pour modifier cette règle sans rouvrir un nouveau processus généralisé de ratification.
    > Les autres assurances portent notamment sur la neutralité militaire irlandaise, le "droit à la vie" et une série de compétences en matière de fiscalité, d'éducation ou de santé.
    > En cas de "oui" irlandais, le traité de Lisbonne entrerait en vigueur à temps pour que la nouvelle Commission, nommée après les élections européennes du mois de juin, soit installée sous le nouveau régime institutionnel européen.

    Bilaln
    "
    L'Europe recommence sa marche en avant institutionnelle", a souligné Nicolas Sarkozy, qui aura été l'un des moteurs les plus actifs et déterminés de ce "mini-traité" adopté à Lisbonne en décembre 2007 après l'échec de la Constitution européenne.

    "C'est reparti. C'est tous ensemble qu'on va affronter la crise".