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vendredi 30 août 2019

Le Parlement européen cautionne le financement de Sylvie Goulard et les emplois fictifs du MoDem

Connivence dans l'entre-soi du nouveau Parlement européen qui soutient Sylvie Goulard

Les euro-députés valent-ils mieux que les députés ou l'IGPN ?

Résultat de recherche d'images pour "sylvie goulard Macron"
Quelle activité souterraine Le Drian a-t-il déployée
contre la morale politique ?

Comment vont-ils pouvoir désormais voter des textes contraignants et édifiants pour les autres ? 

Européiste fanatique, la candidate de Macron est en marche pour la Commission européenne, malgré ses casseroles, des soupçons d'implication dans une affaire d'emplois fictifs d'assistants des eurodéputés du MoDem, ainsi qu'une affaire de financement par un think tank américain proche d'Obama, alors qu'elle était pourtant eurodéputée. Un mauvais signal pour les électeurs naïfs, mais des babioles, selon ses confrères et le chef de l'Etat français.

La Commission européenne s'est comportée comme l'IGPN, sans crainte de se choisir, avec Sylvie Goulard, une commissaire décrédibilisée et affaiblie qui nuit à l'image de l'institution déjà passablement décriée : elle a marqué des points personnels, grâce à la mafia des influenceurs que PaSiDupes a signalés (lien PaSiDupes). Confisquant le pouvoir au peuple qui a élu des représentants influençables au Parlement de Strasbourg, les nouveaux venus, aux convictions faibles, comme leurs prédécesseurs, ont blanchi leurs semblables européens accusés d'emplois fictifs destinés à financer le MoDem national. "Le cas au Parlement européen est clos. Il y a des irrégularités administratives mineures notées, non systématiques et non intentionnelles. Le remboursement lié à cette affaire a été effectué", a déclaré une porte-parole du Parlement européen. Est-ce Inga Rosinska qui préfère garder l'anonymat, avec la complicité de la presse ? Circulez, assure-t-elle: il n'y a plus rien à voir... L'opacité "au service" des citoyens européens...

L'effarement des "gens qui ne sont rien" à l'annonce de la désignation mercredi de Sylvie Goulard par  Macron leur passera...

Les électeurs occupés à leur retour au travail ont la tête ailleurs et peu leur chaut a priori qui occupe le poste de la France à la Commission européenne dont personne ne sait vraiment à quoi elle sert, sinon à leur gâter la vie.  La participation aux élections européennes a dépassé 50%, du jamais vu depuis 25 ans. L'affaire Goulard promet un nouveau record d'abstention, dans cinq ans.

Elle retrouvera Nathalie Loiseau, ex-ministre de Macron chargée des Affaires européennes dans le second gouvernement Edouard Philippe, qui a quitté le Gouvernement sur ordre du président pour conduire la liste de la majorité aux européennes de 2019. Macron s'était personnellement investi, comptant sur un plébiscite de sa liste, mais ses 79 candidats ne parvinrent qu'à une deuxième position, avec 22,4 %, face à celle du Rassemblement national, 23,3 % : un vote sanction, sachant que Loiseau avait été membre du cabinet du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, mais aussi le vilain petit canard qui avait dénigré l'ENA où elle s'était sentie, révéla-t-elle, comme une "Romanichelle"... Entre autres bavures, elle avait aussi porté des critiques en off à l'encontre d'Angela Merkel, de Manfred Weber (son candidat à la présidence) et des élus du groupe ADLE, dont l'ex-Premier ministre belge Guy Verhofstadt, un soutien de Goulard !

Eurodéputée centriste (2009-2017), Sylvie Goulard avait dû quitter son poste de ministre des Armées un mois à peine après sa nomination par Macron en 2017, en même temps que les centristes François Bayrou - fugitif ministre d'Etat, garde des Sceaux, ministre de la Justice au gouvernement Philippe - et Marielle de Sarnez - dont l'assistante parlementaire est soupçonnée d'avoir été, en réalité, la secrétaire particulière de François Bayrou, en France, rémunérée par le Parlement européen pour un emploi fictif - éphémère ministre chargée des Affaires européennes en 2017, mais démissionnée dans la même affaire de détournement d'argent et de tromperie du Parlement européen.

Goulard ne sera même pas convoquée et auditionnée 

La Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, n'a pas hésité à reconnaître que le Parlement européen a blanchi l'ancienne ministre après une "enquête interne"
"Le Parlement européen, pendant deux ans, a lui-même regardé [de loin?] ce qui s'était passé, a assuré Amélie de Montchalin dans un entretien vendredi matin sur la chaîne BFMTV, et la sous-ministre  - pour qui ce qui se conçoit bien ne s'énonce pas clairement - a conclu qu'il n'y a pas d'informations amenant à penser qu'elle n'a pas fait les choses selon les règles"...

Le gros gibier échappe à la "justice interne", comme les policiers violents à leur police des polices.
L'enquête judiciaire française serait en marche néanmoins, à petits pas comptés, mais c'est le menu fretin (d'anciens assistants parlementaires et quelques eurodéputés) ont été auditionnés. 
A ce jour, Sylvie Goulard n'a pas été convoquée. Elle ne saurait pas être abaissée au respect des règlements et de la déontologie communs. Mais ça ne fait pas partie de l'arrogance reprochée au pouvoir macronien dont il y a seulement quelques semaines, le président avait annoncé la fin. 

dimanche 27 juillet 2014

Zone euro : Pierre Moscovici ne sait plus s'il est dedans ou dehors

Le lapsus embarrassant d'un impétrant incompétent

Moscovici a-t-il la tête de l'emploi?

L'ancien ministre des Finances a tenté de défendre sa crédibilité pour le poste de commissaire européen. Mais il en profite pour faire une bourde au passage.
"On n'est pas candidat à une telle fonction. C'est un projet que j'ai formé avec le président de la République il y a quelques temps", a commencé par raconter Pierre Moscovici, mardi sur Europe1, qui brigue pourtant bien un poste de commissaire européen. L'ancien ministre des Finances doit en effet produire un CV en béton pour convaincre de la qualité de sa candidature, lequel  ne convainc pas l'Allemagne, d'autant que le poste est également brigué par la sémillante Élisabeth Guigou.

"Je suis un Français, je suis un Européen. Toute ma vie a été marquée par cette double filiation. J'ai été ministre des Affaires européennes, député européen", a ainsi défendu le député PS du Doubs. 
Avant de lâcher une bulle : "Quand j'étais ministre des Finances, je me suis battu pour redresser la compétitivité de la France, pour réduire les déficits mais aussi pour que nous fassions en sorte de sortir de la zone euro". L'ancien ministre a probablement voulu dire "rester" dans la zone euro !...

Le lapsus est d'autant plus malheureux que des Allemands lui reprochent d'avoir été incapable de tenir les objectifs de réduction de déficit lorsqu'il était au gouvernement ? "Il y a eu un déclin de la croissance, c'est pour ça que les objectifs de réduction de déficit n'ont pas été tenus", se débat Pierre Moscovici. 

Les États européens ont jusqu'à fin juillet pour désigner le commissaire qui les représentera au sein de l'exécutif de l'Union européenne. Il reste donc quelques jours au socialiste pour prouver à l’Élysée que sa nomination ne fâchera pas trop Outre-Rhin.


Un cadeau à la gracieuse Elisabeth Guigou ?
 
Si elle tire les budgets aussi sévèrement qu'elle s'est faite tirer les chairs, ça va hurler en Europe !...

samedi 14 janvier 2012

Standard and Poor's est-il suspect de malveillance politique ?

Le jeu de massacre semble en effet programmé par les agences


... mais pour Hollande, et à point nommé,
alors qu'il se faisait remonter dans les sondages !


Un vendredi 13, à 100 jours de l'échéance présidentielle...

Des agences de notation suspectes de complot

Depuis le début de la crise de la dette, le calendrier des annonces des agences de notation financière suscite régulièrement la colère des dirigeants de la zone euro, dont certains n'hésitent pas à parler de "complot".
La décision de Standard & Poor's (SP) de dégrader la note de sept (et non neuf pays) de la zone euro, dont la France privée de son triple A, est venue des Etats-Unis, ce vendredi 13, au moment où l'Union monétaire voyait poindre une accalmie, avec des Bourses stabilisées et une détente sur les taux obligataires.

"
Je reste étonné du moment choisi par l'agence Standard and Poor's et sur le fond, de son évaluation qui ne prend pas en compte les progrès actuels", a pointé samedi dans une déclaration le très modéré commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier.

Le Premier ministre François Fillon est également perplexe
Il estime en effet que la dégradation de la note de la France arrive "à contre-temps au regard des efforts engagés par la zone euro, des efforts que les investisseurs d'ailleurs commencent à reconnaître".

Un commissaire européen exprime de sérieux doutes, le premier
Chargé des Affaires économiques, Olli Rehn avait été le premier à monter au créneau dès vendredi pour "regretter la décision aberrante" de S&P. Ironique, il a assuré avoir auparavant "vérifié que le moment n'a pas été choisi au hasard", vendredi 13 oblige ! Pour l'anecdote, le calendrier 2012 en compte deux autres à venir, en juillet, mais dès avril, justement, au profit de François Hollande.


Ces agences sont-elles inféodées à l'administration démocrate d'Obama ?

Dès 2008, les agences de notation furent critiquées pour leur manque d'indépendance et leur incapacité à anticiper la crise.


S'il y a rarement de bons moments pour annoncer les mauvaises nouvelles, le fait est que les annonces de S&P, ou de ses rivales Moody's (américaine) et Fitch (sous le contrôle du holding français Fimalac, à Londres) sont particulièrement mal tombées pour la zone euro au cours des derniers mois.

Standard & Poor's avait déjà jeté un froid le 5 décembre, en annonçant la mise sous surveillance de 15 des 17 pays membres de la zone euro (qui a abouti à a décision de vendredi) à trois jours d'un sommet européen présenté par de nombreux observateurs comme vital pour la survie de la monnaie unique.

Après cette annonce, plusieurs personnalités politiques avaient d'ailleurs évoqué un "complot" contre la zone euro.
A la différence de Aubry et Hollande, le chef de file des socialistes au Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, avait jugé en décembre "étonnant que de tels avertissements soient toujours publiés avant les sommets européens et semblent rendus publics de manière calculée". "Cela est très suspect", avait-il jugé.

Une dizaine de jours plus tard, le 16 décembre, Fitch a menacé d'abaisser la note des dettes souveraines de six pays, dont l'Italie, au moment même où Rome remportait un important vote de confiance ouvrant la voie à un plan d'austérité drastique pour tenter de redresser ses finances publiques.
En France, l'annonce de la perte du triple A de S&P est tombée à 100 jours pile du premier tour de l'élection présidentielle, le 22 avril.
Moody's, Standard & Poor's et Fitch, les trois grandes agences de notation mondiales surnommées les "Big Three", ont à de nombreuses reprises été conspuées pour leur rôle dans les crises économiques à travers le monde depuis leur création au début du siècle dernier.


Cette succession de semonces est-elle le fait de l'internationale socialiste ?
Etrangement, les suspicieux de l'opposition n'expriment aucun soupçon...

Le milliardaire Marc de Lacharrière qui détient la société financière Fimalac et par conséquent Fitch est serein.

Or, il a versé son bonus Fimalac d'un million d'euros à sa fondation Culture et Diversité (2006), gérée par sa fille, Eléonore.
Aux soirées de la fondation au Théâtre du Rond-Point (dont il est partenaire), Ladreit de Lacharrière rayonne. Quant à Jamel Debbouze et les slammeurs, ils sont à l'abri du besoin.

mercredi 4 mai 2011

Schengen: Bruxelles se rallie au point de vue de la France



L'opposition française est dans l'erreur

La Commission européenne a proposé mercredi une plus grande latitude pour rétablir les contrôles aux frontières nationales au sein de l'espace Schengen, comme le demandaient les autorités françaises, préoccupées par l'arrivée de migrants tunisiens passés par l'Italie et hébergés par la gauche populiste.
Le rétablissement temporaire des contrôles aux frontières nationales pourra être autorisé en cas de "défaillance" d'un Etat dont les confins sont les frontières extérieures de l'Union européenne.

Les contrôles aux frontières nationales pourront également être rétablis lorsqu'une partie de la frontière extérieure de l'Union européenne est soumise à une pression migratoire "forte" et "inattendue".

Paris a immédiatement salué cet "effort", et les propositions mises sur la table ont été qualifiées de "contribution utile" et de "très bonne base de travail" par le ministère des Affaires étrangères.

"Nous sommes satisfaits, car Schengen manquait d'une arme de dissuasion" pour contraindre les Etats à respecter leurs obligations, a pour sa part confié un négociateur français.

Le bons sens s'est imposé à la commissaire chargée des questions d'immigration, .

Attachée au principe de la libre-circulation en Europe tout en défendant la proposition de la Commission, Cecilia Malmström a mis en garde contre "les solutions populistes" et a dit attendre en contrepartie des gestes d'ouverture de Paris en matière d'asile.

Sur la même longueur d'onde que la France, elle a en outre insisté sur le caractère "temporaire" du rétablissement des frontières nationales, autorisé dans des "circonstances exceptionnelles" et selon des règles à définir.
"Tout doit être fait pour qu'on ne s'en serve pas", a approuvé le négociateur français.

Les deux cas de figure ajoutés par la Commission étaient réclamés par la France.


Actuellement, un pays peut temporairement rétablir les contrôles à ses frontières nationales en cas de menace grave à l'ordre public et à la sécurité.
"Ce n'est pas très précis", a reconnu mercredi Mme Malmström.


Ils sont directement inspirés par la défaillance de la Grèce dans le contrôle d'une partie de sa frontière avec la Turquie, pays de transit pour les immigrants clandestins, et par la décision de l'Italie de régulariser quelque 25.000 migrants tunisiens arrivés sur son territoire avec la volonté affichée de se rendre en France.

Selon Cecilia Malmström, catégorique, les 25.000 migrants tunisiens arrivés en Italie ne sont pas un flux migratoire énorme justifiant la mise en oeuvre de mesures exceptionnelles.
Un premier débat est prévu lors d'une réunion extraordinaire des ministres européens de l'Intérieur le 12 mai à Bruxelles et un arbitrage politique est attendu en juin à l'occasion d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE.

La France attend que cet arbitrage se traduise par une proposition de loi.


Ses négociateurss'attendent à des "débats difficiles" entre les 27, mais se disent confiants.

La Commissaire Malmström entend batailler pour imposer des critères "très précis" et veut que la possibilité de rétablir temporairement des contrôles aux frontières nationales soit "une décision européenne, sinon on risque de mettre en danger tout le système", a-t-elle averti.

La France en convient.

"Il vaut mieux que ces mesures ne soient pas unilatérales pour fonder la confiance", a assuré un de ses représentants.

L'espace Schengen compte 22 des 27 membres de l'UE (le Royaume-Uni, l'Irlande, Chypre, la Bulgarie et la Roumanie sont en dehors) et trois pays non membres (Norvège, Suisse, Islande, et bientôt Liechtenstein).


mardi 19 octobre 2010

Roms: Reding va renoncer à poursuivre Paris

Mieux informée, la commissaire européenne retrouve ses esprits
Bidonville ou camp Rom clandestin ?
Recul européen

Fin septembre 2010
, la Commission européenne faisait savoir qu'elle n'ouvrirait pas de procédure d'infraction contre la France pour sa politique à l'égard des Roms. Bruxelles enverrait un "simple courrier" demandant des informations complémentaires à Paris.

Supplément d'information

A la mi octobre, Eric Besson avait déjà fait un premier pas en direction de la Commission européenne en annonçant que la France était prête à transposer des éléments du texte communautaire "dans la loi sur l'immigration qui sera en fin d'année ou au début de l'année prochaine au Sénat".

La commissaire européenne à la Justice a retrouvé sa sérénité

Viviane Reding va maintenant proposer à la Commission de renoncer définitivement à la procédure d'infraction contre la France.


De source européenne, la Luxembourgeoise estime désormais "suffisantes" les garanties données par Paris pour modifier sa législation sur la libre circulation des citoyens européens.

Le cas pendant du Luxembourg
A quel rang le Luxembourg se situe-t-il ?
(source: Libération)

On ignore en revanche si le Luxembourg, pays d'origine de la vertueuse commissaire européenne, procédera aux mêmes ajustements.

mercredi 29 septembre 2010

Rom: la commission européenne désavoue la gauche européenne

Pas de procédure d'infraction contre la France sur les Roms

Une campagne politicienne pour rien

La Commission européenne ne va finalement pas ouvrir de procédure d'infraction contre la France pour sa politique à l'égard des Rom en situation irrégulière. La gauche hexagonale, menée par Aubry-la-menteuse (selon Bartolone, cf. lien PaSiDupes et Malek Boutih, cf. lien PaSiDupes), a pourtant tout fait pour humilier son pays, mais sa campagne démagogique ne trouve pas, ce mercredi dans l'Union européenne, l'écho que la presse engagée lui a accordé.

La gauche européenne fait fuiter l'information
"Non, pas de procédure d'infraction aujourd'hui", a laconiquement confirmé l'une des sources européennes à l'origine des fuites. Voire amèrement.

La gauche française plonge l'U.E. dans l'embarras

L'exécutif communautaire cherche simplement à retrouver la face
après son emballement sous la pression de nos eurodéputs Verts (Europe Ecologie) et socialistes. Il se limiterait donc à envoyer aux autorités françaises un nouveau courrier demandant des informations complémentaires sur les expulsions de Rom sans papiers. Or, on sait parfaitement que la France y est disposée.
La semaine dernière, le gouvernement français a d'ailleurs adressé là la commissaire en charge de la Justice, Viviane Reding, une note sur la circulaire controversée du 5 août concernant expressément les renvois de Rom, ainsi que les explications sur son retrait et des précisions sur l'illégalité des camps évacués, pour assurer sa pleine et entière information.

Viviane Reding a cru à une discrimination et elle devait jusqu'à ce jour démontrer à ses collègues le bien fondé de l'ouverture d'un contentieux avec Paris. Or, "les faits doivent primer sur les intentions", souligne-t-on à Bruxelles.
Enfin, la luxembourgeoise Reding se trouve en porte à faux avec la législlation de son propre pays qui fait de la discrimination à lencontre des clandestins roumains et bulgares. cf. doc ci-dessous:
La stigmatisation politicienne de la France aura ainsi eu pour effet que la commissaire en charge de la Sécurité Cecilia Malmström et le commissaire en charge de l'Inclusion Lazlo Andor, maintiennent leur présentation de la situation des Rom dans l'ensemble de l'Union européenne.

Le président de la Commission José Manuel Barroso n'est donc pas certain de son fait et hésite à attaquer la France, avoue son entourage.

Dans l'hypothèse où une nouvelle procédure était lancée, les autorités françaises sont préparées et le président Nicolas Sarkozy a assuré que les erreurs éventuelles seraient "corrigées".
Le Chef de l'Etat rencontrera aussi le Souverain pontif, le 8 octobre prochain.

lundi 2 février 2009

St-Lô : préfet et directeur de la sécurité publique responsables mais pas coupables ?

L’opposition se range du côté des hauts fonctionnaires

Le 2e parti de France colle au train de la minorité extrémiste

Ils n’avaient jamais vu un Président de la République autrement qu’en photo


A Saint-Lô le 12 janvier, le chef de l'Etat avait fait le déplacement pour rencontrer les Français chez eux.
Une pratique en rupture avec la tradition du Chef de l’Etat à l’abri dans son palais. Quand ils étaient dans l’opposition, les malveillants critiquaient les présidents successifs coupés des réalités des Français. N. Sarkozy rompt avec la tradition et innove en assurant le contact avec la population. Mais les mêmes malveillants trouvent maintenant qu’il se déplace trop et qu’on le voit trop !
Le Président passe outre les récriminations permanentes des immobilistes que rien ni personne ne peut jamais contenter.
Il a donc présenté ses voeux aux personnels de l'Education Nationale, des serviteurs de l’Etat. Mais un petit nombre d’excités opposés à tout, auxquels s’étaient ajoutés quelques militants extrémistes mobilisables et hurlants à merci, sur simple convication SMS, avait accueilli le chef de l’Etat avec la courtoisie républicaine due au premier personnage de l’Etat et le respect dû au vote de la majorité démocratique.
Tenus à distance par la police dans le centre-ville, des manifestants avaient fait couverts les acclamations de leurs cris et sifflets lors du discours présidentiel et l'avaient hué à sa sortie, ce qui le soir avait fourni le thème des reportages télévisés du service public militant. Il y avait eu quelques échauffourées mais "ni violences ni incidents graves", selon la presse.
A partir de quel seuil de violence la presse engagée parle-t-elle d’incidents graves? Combien de morts ? Combien, dans les forces de l’ordre, faut-il de victimes hospitalisées pour un manifestant que l’on traîne, parce qu’il oppose sa force d’inertie ? Combien de violences policières sur manifestants agressifs qui se débattent sous l’œil des caméras. Combien de clips de portables militants sur Internet ?

Sanctions à l’encontre des fonctionnaires défaillants, grands et petits

Lors du Conseil des Ministres du mercredi 27 janvier, le préfet du département de la Manche, Jean Charbonniaud, a été placé hors-cadre auprès du Conseil supérieur de l'administration territoriale de l'Etat. Jeudi, le ministère de l'Intérieur a par ailleurs confirmé le déplacement de Philippe Bourgade, directeur départemental de la sécurité publique, qui s'est vu "proposer une nouvelle affectation".

Plusieurs personnalités du gouvernement, dont son porte-parole Luc Chatel et la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie ont confirmé que ces mutations étaient en rapport avec les faits du 12 janvier, en indiquant que les fonctionnaires sont au service de l’Etat. Et non pas de leurs syndicats.
"Il y a périodiquement des mutations de préfet, ce n'est pas un élément nouveau dans l'histoire de la République. Celle-là ne me paraît pas anormale", a souligné vendredi sur RTL Raymond Soubie, conseiller de Nicolas Sarkozy chargé des Affaires sociales.

L'affaire rappelle le limogeage du patron des forces de sécurité en Corse, Dominique Rossi. Les syndicats de police avaient alors estimé que la sanction n'était pas justifiée. Elle faisait pourtant suite, le 30 août 2008, à la violation par des nationalistes du domicile de Christian Clavier, parce qu'il est un proche du chef de l'Etat.
Les fonctionnaires ne sont pas inamovibles.


La gauche soutient les hauts fonctionnaires

Les mutations du préfet et du directeur de la sécurité publique de la Manche après cette visite de Nicolas Sarkozy ont suscité les protestations de la gauche et de certains membres de la classe politique locale.

> "On a le sentiment de vivre à une autre époque. C'est le fait du prince dans son arbitraire, c'est le prince qui a été dérangé dans son déplacement et son emploi du temps", a déclaré vendredi Marisol Touraine. C'est une fille de...! Du sociologue Alain Touraine et aussi l'épouse de Michel Reveyrand, ambassadeur de France au Mali depuis 2006. Conseillère d’Etat, vice-présidente du Conseil Général de l'Indre-et-Loire, elle fut battue à la députation, mais est néanmoins secrétaire nationale du PS à la Solidarité et la protection sociale.

> Le PS excessif dans son indigence
parle dans un communiqué de "décisions autoritaires et capricieuses". "Le président veut museler l'expression des Français dans les manifestations, et demande aux services de l'Etat de mettre en oeuvre cette volonté", écrit-il.

La majorité locale frileuse se désolidarise de son parti

Dans la Manche, plusieurs élus UMP péteux ont dénoncé les mutations : ils se sont bravement ralliés à ceux qui font le plus de bruit.
>Jean-François Le Grand (cf. libellé), président du Conseil général, né en 1942, a déclaré à France 3 : "Je trouve parfaitement lamentable qu'on puisse utiliser un représentant de l'Etat comme si on utilisait un Kleenex. C'est scandaleux". Il n’est en revanche pas scandaleux qu’après s’être opposé au cumul d'un mandat parlementaire et d'une fonction exécutive, le sénateur soit maire de Lessay et Conseiller général, Président de la Communauté de communes du canton de Lessay.
Lors des dernières législatives, il soutint la candidature dissidente du conseiller général Marc Lefèvre qui fut largement distancé par le député sortant (10% conte 41%) au premier tour.
> Le député-maire UMP Philippe Gosselin trouve également "très regrettable" la sanction prise à l'encontre du préfet. "C'est un mauvais signal politique", a-t-il dit à la presse. Né en 1966, ce professeur de droit en classe préparatoire à Sciences-Po et membre de la Commission des lois, est un carriériste nommé membre de la CNIL en juin 2008.

Les réactions des professionnels

> Sans critiquer les mutations, le Syndicat national des commissaires de police il émet des réserves.
"En terme d'ordre public, dire qu'il y a une faute professionnelle c'est toujours très maladroit, dans la mesure où encore une fois les manifestants sont quand même dans une démocratie et doivent avoir un peu de marge de manoeuvre", a-t-il ajouté.
Il a invité ses adhérents à prendre désormais leurs précautions lors des visites présidentielles et a souligné le problème posé par une sanction liée, en régime démocratique, à une manifestation d'opposants.

> Mais le Syndicat national des commissaires de police appelle toutefois les fonctionnaires à "se donner les moyens de réussir la mission qu'on leur confie et de penser en second lieu aux coûts financiers", a déclaré Emmanuel Roux, numéro deux du Syndicat national des commissaires de police.
Il explique qu'il est possible moyennant un important déploiement de forces d'isoler totalement le président de la foule, comme selon lui cela a été fait à Nîmes, le 13 janvier.

Pourtant, les hauts fonctionnaires doivent-ils être organisés en caste, mieux protégés que les sans grade de la République et traités en privilégiés de la fonction publique. Tous les représentants de l'Etat, de l’instituteur et du facteur au préfet ou au commissaire, sont responsables devant leur hiérarchie.

« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

Les animaux (socialistes) malades de la peste
(La Fontaine)