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mercredi 22 juin 2011

Bientôt des profs évalués sur le modèle du secteur privé


Réformer leur notation d'ici à la fin de l'année et assurer un meilleur suivi


La promotion au mérite, véritable révolution de Luc Chatel

Le très controversé système d'évaluation et de promotion de l'Éducation nationale a fait l'objet d'un état des lieux par le cabinet Alixio, dirigé par Raymond Soubie. Dans un document d'une trentaine de pages, il propose maintenant des pistes pour leur évolution.

Les équipes de l'ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy ont mené fin mars une vaste consultation par Internet auprès de près de 4500 enseignants.

Principales conclusions
:
des inspections trop peu fréquentes et donc des possibilités rares de propmotion,
des notes peu discriminantes, sous la pression des syndicats,
un manque de suivi, outre l'isolement et à l'inverse le sentiment de toute puissance: l'enseignant est 'maître dans sa classe',
faible prise en compte de l'investissement dans l'établissement.

Alors que la performance d'un enseignant est censée compléter l'ancienneté pour le passage à l'échelon supérieur, déterminant sa rémunération, elle n'influe souvent qu'à la marge. Les syndicats ont participé à cette sclérose en imposant à chaque échelon un écart de notes, pour limiter les disparités et sécuriser la carrière, avec pour avatar le nivèlement par la base.

Lettre de mission

Alixio recommande de «conserver les échelons mais de donner plus de souplesse au système».
Surtout, il suggère de «donner aux évaluateurs la possibilité de réduire ou d'allonger le passage d'échelon après l'évaluation pour valoriser financièrement le travail
».

C'est la levée d'un tabou.
Plus concrètement, l'étude suggère une réorganisation de l'évaluation, notamment avec des inspections tous les deux ou trois ans au maximum, avec une moindre part donnée à la note de l'inspecteur et une meilleure prise en compte du travail en équipes. Le risque sera de soumettre en fait les enseignants au bon vouloir de chefs d'établissement dont on sait qu'ils sont souvent de bons gestionnaires, mais de piètres pédagogues, qui ont trop souvent fui l'enseignement où ils ne réussissaient guère, pour se réfugier dans l'administration.

Un suivi régulier entre l'enseignant et plusieurs interlocuteurs comprenant des conseils, mais aussi l'élaboration d'une «lettre de mission» pour chaque enseignant, tous les quatre à cinq ans. Aussi appelé «contrat de progrès», ce document s'apparente aux feuilles d'objectifs en vigueur dans le privé.

Réactions des partenaires

Présentées en début de semaine aux syndicats, ils ont aussitôt opposé leur défiance à ces différentes pistes.
Après la première consultation cette semaine, le ministre de l'Éducation nationale compte boucler les négociations d'ici à la fin de l'année.

Né en 1945, le système de promotion de la fonction publique, très codifié, reste aux antipodes de celui du secteur privé, où prévaut l'entretien annuel avec le supérieur hiérarchique, dont le résultat conditionne l'augmentation de salaire, mais également les objectifs de l'année suivante, voire des formations. «Un tel système a du mal à entrer dans la fonction publique, tant le fonctionnaire a une véritable hantise de l'arbitraire pour sa carrière, souligne Fréderic Petitjean, directeur délégué du cabinet IDRH. D'autant que dans des métiers comme celui d'enseignant, de cheminot ou de postier, il ne côtoie que rarement son chef.» Un reproche valable dans le secteur privé où les petits chefs sont très visibles, mais les décideurs peu accessibles, voire distants et hautains.
Si, depuis quelques années, les entretiens ont fait leur entrée dans certaines administrations, il reste cependant encore du chemin à parcourir.

La FSU rattrapée par Désirdavenir Royal
VOIR et ENTENDRE la déclaration de la candidate à la présidentielle 2007 en janvier 2009, en catimini, à Angers, et révélée en novembre 2006:

Profs: Ségolène en off par Jules-ferry

Elle s'était livrée à cette agression "à l'insu de son plein gré" et s'est défendue d'avoir marqué sa défiance envers les enseignants...

Sa Cynique Majesté Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, prétendante permanente à l'Elysée et candidate actuelle de troisième rang, faisait déjà campagne pour l'élection présidentielle de 2007. Invitée de l'émission phare de Jean-Michel Aphatie "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI", elle avait qualifié d'"atteinte à l'honneur et même à l'honnêteté" l'apparition sur internet de cette vidéo où elle prône la "révolution" des 35 heures au collège.
Les enseignants peuvent bien se suicider suite à la chasse aux sorcières qu'elle a déclenché (lien PaSiDupes), la FSU reste droite dans ses bottes !

L"amère Royal a jugé franchement "scandaleux" ce procédé visant à insinuer qu'elle pensait que les enseignants ne travaillent pas assez dans l'Enseignement public, au profit de rémunérations dans le ...secteur privé.

Les enseignants, qui constituent la principale élite éclairée du Parti Socialiste français, ont voté le jeudi 16 novembre 2006 pour Désirdavenir Royal, contre Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, convaincus qu'elle serait la meilleure pour les mener à la victoire présidentielles de 2007.
Nicolas Sarkozy fut élu largement...

samedi 1 mai 2010

L'échec du 1er Mai conforte le gouvernement sur la réforme des retraites

Les syndicats bloqueurs désavoués par les travailleurs
La grande armée en déroute

La démonstration de force a tourné court.

Samedi, entre 195.000 et 350.000 Français (selon les statistiques de la police et de la CGT) ont battu le pavé en France au nom de la défense de l'emploi, du pouvoir d'achat, des services publics et de la retraite à 60 ans. Soit deux fois moins que la mobilisation du 23 mars et trois fois moins que le 1er Mai 2009 dont les syndicats espéraient égaler la performance.
Cet échec place le gouvernement en position plutôt favorable juste avant de confirmer ses premières orientations sur la réforme des retraites.

La majorité est modérément confiante
Plusieurs ténors de la majorité ont appelé hier à ne pas crier victoire trop tôt.
«Je n'en tire pas de conclusions majeures», a commenté sur Canal + Éric Woerth, le ministre du Travail, non sans avoir remarqué qu'il y avait eu «moins de manifestants que prévu».
Raymond Soubie, le conseiller social du président de la République, a lui aussi relativisé dans Le Journal du dimanche la contre-performance des syndicats, en précisant que «cela ne signifie pas que la réforme se présente comme un chemin de roses.»
Même avis sur Radio J du secrétaire général de l'UMP.
«Il ne faut pas en tirer la conséquence que ça voudrait dire qu'on ne s'intéresserait pas à cette question, notamment chez les salariés», a nuancé Xavier Bertrand, l'ancien ministre du Travail en charge de la précédente réforme des retraites en 2008.

La crise et les réformes divisent l'opposition

L'unité syndicale qui prévalait en 2009 a volé en éclats.
La CFE-CGC n'a pas appelé à manifester, FO a fait bande à part (lien PaSiDupes)en centrant son message sur les seules retraites et la CFTC a demandé à ses militants de ne se mobiliser qu'au niveau local. Une division qui a pesé sur le nombre de manifestants.

Même pas ridicules ?

Les excuses ne trompent personne

Le temps était trop ensoleillé, ici, mais trop pluvieux, là !

L'appel lancé par la CGT, la CFDT, l'UNSA, la FSU et Solidaires (SUD) est ensuite tombé le samedi des retours de vacances de la zone de Paris et de Bordeaux, ce qui a là encore limité la capacité de mobilisation. Samedi, la police n'a en effet comptabilisé que 21.000 personnes défilant dans la capitale, contre 65.000 à 160.000 en 2009.
Il est bien connu que les Français souffrent: ils sont angoissés par la crise, le chômage, le pouvoir d'achat et les retraites, mais partent en vacances. Et quand il ne faut pas...

Autre mauvaise raison
Les syndicats affirment qu'il était difficile de faire descendre les Français dans la rue contre un projet de réforme des retraites dont les détails concrets restent inconnus pour le moment, notamment un éventuel allongement de la cotisation ou report de l'âge légal. Les Français n'auraient-ils pas tout simplement compris que la liberté de manoeuvre était réduite et que les syndicats français font de l'obstruction.

Hermétiques au dialogue

L'ensemble des syndicats, à l'exception de FO, aura besoin de se retrouver jeudi pour tirer les enseignements de la faible mobilisation et préparer la suite !

La CGT réfléchit ainsi à « de nouveaux rendez-vous revendicatifs avant la fin du mois de mai ». Bernard Thibault a appris à se contenter de peu: "On ne sait pas exactement ce que le gouvernement va mettre dans sa loi, mais on a là un socle intéressant de mobilisation pour lancer d'autres initiatives", a -t-il assuré.

Pas de plans larges, cette année !

La CFDT, plus réaliste et moins bornée, entend temporiser.br>Pour se prononcer, la centrale de François Chérèque préfère attendre les résultats du sommet sur l'emploi le 10 mai à l'Élysée et surtout les premières orientations du gouvernement sur la réforme des retraites, quelques jours plus tard.

La presse de gauche, au mieux de sa forme

Nouvel Observateur, le 30 avril:
L'ampleur de la mobilisation, samedi, sera déterminante pour les syndicats qui, malgré leurs divisions, entendent peser sur la réforme des retraites, et sur le sommet social prévu à l'Elysée le 10 mai.

Libération, le 1er mai:

« 1er Mai : faux départ pour les mobilisations
La journée parisienne avait mal commencé. Privés de banderole de tête, volée peu de temps avant le départ de la manif, les dirigeants des cinq organisations syndicales (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires), qui appelaient à manifester samedi... »
Les faiseurs d'opinion ne seraient-ils pas des branquignols !
Confiance: ils vont nous décrypter tout ça...

dimanche 12 avril 2009

Peillon, le ‘vent mauvais’ qui pousse les salariés aux séquestrations de patrons

Woerth peut lui réclamer 3000 euros d’impôts…

Le ministre du Budget peut-il refuser de Peillon 3.000 euros d’impôts ?

Fin mars, l'eurodéputé socialiste Vincent Peillon s'était déclaré dans un débat sur France 5, prêt "par solidarité" à payer "3.000 euros d'impôts de plus" sur ses revenus (Lire PaSiDupes). Bombant le torse, la « tête de gondole » PS aux Européennes parachutée de Picardie dans le grand Sud-est a révélé disposer, avec son épouse, d'un revenu annuel "d'un peu plus de 100.000 euros".
"Nous ne sommes pas dans les classes moyennes, nous sommes dans les classes supérieures et je paie 12.000 euros d'impôts par an", s’est-il en outre défendu.
Il ne tient qu’au philosophe socialiste de modifier ses mensualités de lui-même. Si jamais, qu’il n’oublie pas de le faire savoir haut et fort…


La polémique sur les séquestrations de dirigeants d'entreprise a rebondi
Le moment choisi par l’indécent socialiste pour se flatter est particulièrement mal choisi.

Jeudi soir 9 avril au soir, on jouait sur les mots politiquement corrects: trois cadres de l'équipementier automobile Faurecia ont été "retenus" - et non pas séquestrés selon les termes de l'entreprise, nuance ! - pendant plusieurs heures par des salariés sur le site de Brières-les-Scellés, dans l'Essonne. Les salariés entendaient protester contre un plan social qui prévoit 1.215 suppressions de postes chez la filiale de PSA.
Des séquestrations de cadres ou dirigeants ont eu lieu ces dernières semaines dans plusieurs entreprises en France, dont le japonais Sony, le groupe pharmaceutique américain 3M, l’américain Caterpillar et le Britannique Scapa.

Vendredi 10 avril, un vif échange à distance a opposé le secrétaire général de la CGT et le porte-parole de l'UMP

  • Bernard Thibault (CGT) a nié sur RTL que ces séquestrations sont des prises d'otages et qu’elles sont par conséquent tout à fait défendables tant que l'intégrité physique des patrons n'est pas menacée.
    Le secrétaire général de la CGT a affirmé qu’il comprend parfaitement ce type d'actions, si toutefois elles sont "syndicales, coordonnées" et organisées. Or, elles sont tout sauf ce qu’il décrite et il craint donc que les séquestrations soient une condamnation du syndicalisme de négociation, une manière d’écarter les syndicats représentatifs et une manifestation de la radicalisation qui s’opère sans la CGT, à l’extrême gauche anti-républicaine.

    Thibault a senti le vent du boulet lui siffler aux oreilles à chacune des séquestrations. Mais
    loin de reconnaître que la CGT est débordée sur sa gauche, l’apprenti sorcier syndicaliste a accusé le président Nicolas Sarkozy et le gouvernement de porter une part ( !) de responsabilité dans cette radicalisation, pour ne pas avoir entendu la colère des salariés.

  • Ses homologues de la CFDT, de FO-CGT, de la CFTC et de la CGC en ont profité pour mettre en cause un défaut de dialogue social. Autrement dit, si ce n’est pas eux, c’est l’autre et cet autre ce n’est pas SUD, donc Besancenot et les trotskistes du NPA (ex-LCR)…
    Les patrons ne sont même plus responsables.
    "Notre objectif de syndicalistes, c'est d'éviter au maximum ce type d'affrontement. Mais dans toutes les entreprises où ça arrive, il y a eu un manque de dialogue", a dit François Chérèque après une réunion des partenaires sociaux à l'Elysée. Le désarroi des principaux syndicats est si grand, qu’ils changent de cible. Ils zappent le patronat et se tourne directement vers le pouvoir politique.
    "On en parle beaucoup trop", a ajouté une autruche, le secrétaire général de la CFDT. "Il n'est pas bon que les responsables politiques fassent des polémiques sur ces sujets-là."

  • En revanche, les cadres de la CGPME ont lancé un appel à ne pas négocier sous la contrainte et à porter plainte.
    Interrogé à la sortie de la réunion de l'Elysée, le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, a pour sa part invité les patrons à ne pas négocier sous la menace.
    "J'en profite pour demander à tous les chefs d'entreprise qui m'entendent de ne pas céder à ces séquestrations, ou tout du moins à ne pas commencer une négociation avec le pistolet sur la tempe", a-t-il dit à la presse. "Pas de négociations si vous êtes séquestrés !"
    Dans un communiqué, la CGPME a ensuite appelé "les personnes concernées à déposer plainte en justice".


  • Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a réagi en accusant Bernard Thibault d'avoir marqué "un but contre son camp". Contre les salariés, peut-être aussi ?
    "En justifiant les séquestrations, et en légitimant des méthodes méprisant la personne humaine, M. Thibault donne vraiment une piètre image du syndicalisme, alors même qu'il dénonce, à juste titre, en période de crise, certaines pratiques irrespectueuses du droit de la part de certaines entreprises", a-t-il dit dans un communiqué.

  • Le gouvernement et le chef de l'Etat ont dénoncé ces derniers jours ce type d'actions, qui se multiplient en France.
    ->
    "Les séquestrations sont contraires à l'esprit de dialogue social, elles sont une atteinte à la liberté individuelle", a pour sa part déclaré vendredi le conseiller social de Nicolas Sarkozy,
    Raymond Soubie, pour qui "elles ne doivent pas être acceptées, même si, hélas, elles sont une constante dans l'histoire sociale de ce pays."
    ->
    Jean-Michel Fourgous, député UMP et président du groupe PME à l'Assemblée nationale, s'est dit, dans un communiqué, "scandalisé par la chasse aux patrons orchestrée par une gauche radicale et obsédée par un anti-sarkozysme primaire."
    ->Un conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a pour sa part déclaré sur RMC qu'il appartenait aux personnes séquestrées de porter plainte pour faire valoir leurs droits.
    -> Un autre conseiller du chef de l'Etat a estimé qu'il fallait faire "très attention" à la médiatisation de ce type d'action et à l'image qu'elles donnent de la France à l'étranger.

    Au PS, on se singularise au mépris de la personne humaine
    Les socialistes se démarquent des appels à la modération et au retour à des pratiques républicaines.

  • Peillon, socialiste nanti proche de Sa Cynique Majesté Royal
    Député européen socialiste et flagorneur, Vincent Peillon était l'invité de l'émission "Dimanche soir politique" sur iTélé, dimanche 5 avril. Oublieux de l’appel de Sa Cynique Majesté Royal à un « vent de révolte », l’intello V. Peillon a déploré, sans ciller, "un vent mauvais dans la communication et les media" qui pousse les salariés d'entreprise en difficulté à la surenchère pour que l'on s'intéresse à leur cas !
    VOIR et ENTENDRE

  • Mélenchon, en rupture avec le PS, mais pourtant député socialiste qui s’est rallié au PCF pour les élections Européennes du 7 juin prochain,
    Invité de RTL pour un débat, JL Mélenchon a soutenu les travailleurs qui luttent pour leur survie et dont les usines sont fermées sans aucune forme de négociation ni d'accompagnement financier. Sans démagogie, il se place du côté des luttes sociales et propose une perspective politique pour répondre à la crise.
    VOIR et ENTENDRE


    Les salariés ont trouvé d’utiles soutiens… Pourvu qu’ils leur créent aussi des emplois !
  • lundi 2 février 2009

    St-Lô : préfet et directeur de la sécurité publique responsables mais pas coupables ?

    L’opposition se range du côté des hauts fonctionnaires

    Le 2e parti de France colle au train de la minorité extrémiste

    Ils n’avaient jamais vu un Président de la République autrement qu’en photo


    A Saint-Lô le 12 janvier, le chef de l'Etat avait fait le déplacement pour rencontrer les Français chez eux.
    Une pratique en rupture avec la tradition du Chef de l’Etat à l’abri dans son palais. Quand ils étaient dans l’opposition, les malveillants critiquaient les présidents successifs coupés des réalités des Français. N. Sarkozy rompt avec la tradition et innove en assurant le contact avec la population. Mais les mêmes malveillants trouvent maintenant qu’il se déplace trop et qu’on le voit trop !
    Le Président passe outre les récriminations permanentes des immobilistes que rien ni personne ne peut jamais contenter.
    Il a donc présenté ses voeux aux personnels de l'Education Nationale, des serviteurs de l’Etat. Mais un petit nombre d’excités opposés à tout, auxquels s’étaient ajoutés quelques militants extrémistes mobilisables et hurlants à merci, sur simple convication SMS, avait accueilli le chef de l’Etat avec la courtoisie républicaine due au premier personnage de l’Etat et le respect dû au vote de la majorité démocratique.
    Tenus à distance par la police dans le centre-ville, des manifestants avaient fait couverts les acclamations de leurs cris et sifflets lors du discours présidentiel et l'avaient hué à sa sortie, ce qui le soir avait fourni le thème des reportages télévisés du service public militant. Il y avait eu quelques échauffourées mais "ni violences ni incidents graves", selon la presse.
    A partir de quel seuil de violence la presse engagée parle-t-elle d’incidents graves? Combien de morts ? Combien, dans les forces de l’ordre, faut-il de victimes hospitalisées pour un manifestant que l’on traîne, parce qu’il oppose sa force d’inertie ? Combien de violences policières sur manifestants agressifs qui se débattent sous l’œil des caméras. Combien de clips de portables militants sur Internet ?

    Sanctions à l’encontre des fonctionnaires défaillants, grands et petits

    Lors du Conseil des Ministres du mercredi 27 janvier, le préfet du département de la Manche, Jean Charbonniaud, a été placé hors-cadre auprès du Conseil supérieur de l'administration territoriale de l'Etat. Jeudi, le ministère de l'Intérieur a par ailleurs confirmé le déplacement de Philippe Bourgade, directeur départemental de la sécurité publique, qui s'est vu "proposer une nouvelle affectation".

    Plusieurs personnalités du gouvernement, dont son porte-parole Luc Chatel et la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie ont confirmé que ces mutations étaient en rapport avec les faits du 12 janvier, en indiquant que les fonctionnaires sont au service de l’Etat. Et non pas de leurs syndicats.
    "Il y a périodiquement des mutations de préfet, ce n'est pas un élément nouveau dans l'histoire de la République. Celle-là ne me paraît pas anormale", a souligné vendredi sur RTL Raymond Soubie, conseiller de Nicolas Sarkozy chargé des Affaires sociales.

    L'affaire rappelle le limogeage du patron des forces de sécurité en Corse, Dominique Rossi. Les syndicats de police avaient alors estimé que la sanction n'était pas justifiée. Elle faisait pourtant suite, le 30 août 2008, à la violation par des nationalistes du domicile de Christian Clavier, parce qu'il est un proche du chef de l'Etat.
    Les fonctionnaires ne sont pas inamovibles.


    La gauche soutient les hauts fonctionnaires

    Les mutations du préfet et du directeur de la sécurité publique de la Manche après cette visite de Nicolas Sarkozy ont suscité les protestations de la gauche et de certains membres de la classe politique locale.

    > "On a le sentiment de vivre à une autre époque. C'est le fait du prince dans son arbitraire, c'est le prince qui a été dérangé dans son déplacement et son emploi du temps", a déclaré vendredi Marisol Touraine. C'est une fille de...! Du sociologue Alain Touraine et aussi l'épouse de Michel Reveyrand, ambassadeur de France au Mali depuis 2006. Conseillère d’Etat, vice-présidente du Conseil Général de l'Indre-et-Loire, elle fut battue à la députation, mais est néanmoins secrétaire nationale du PS à la Solidarité et la protection sociale.

    > Le PS excessif dans son indigence
    parle dans un communiqué de "décisions autoritaires et capricieuses". "Le président veut museler l'expression des Français dans les manifestations, et demande aux services de l'Etat de mettre en oeuvre cette volonté", écrit-il.

    La majorité locale frileuse se désolidarise de son parti

    Dans la Manche, plusieurs élus UMP péteux ont dénoncé les mutations : ils se sont bravement ralliés à ceux qui font le plus de bruit.
    >Jean-François Le Grand (cf. libellé), président du Conseil général, né en 1942, a déclaré à France 3 : "Je trouve parfaitement lamentable qu'on puisse utiliser un représentant de l'Etat comme si on utilisait un Kleenex. C'est scandaleux". Il n’est en revanche pas scandaleux qu’après s’être opposé au cumul d'un mandat parlementaire et d'une fonction exécutive, le sénateur soit maire de Lessay et Conseiller général, Président de la Communauté de communes du canton de Lessay.
    Lors des dernières législatives, il soutint la candidature dissidente du conseiller général Marc Lefèvre qui fut largement distancé par le député sortant (10% conte 41%) au premier tour.
    > Le député-maire UMP Philippe Gosselin trouve également "très regrettable" la sanction prise à l'encontre du préfet. "C'est un mauvais signal politique", a-t-il dit à la presse. Né en 1966, ce professeur de droit en classe préparatoire à Sciences-Po et membre de la Commission des lois, est un carriériste nommé membre de la CNIL en juin 2008.

    Les réactions des professionnels

    > Sans critiquer les mutations, le Syndicat national des commissaires de police il émet des réserves.
    "En terme d'ordre public, dire qu'il y a une faute professionnelle c'est toujours très maladroit, dans la mesure où encore une fois les manifestants sont quand même dans une démocratie et doivent avoir un peu de marge de manoeuvre", a-t-il ajouté.
    Il a invité ses adhérents à prendre désormais leurs précautions lors des visites présidentielles et a souligné le problème posé par une sanction liée, en régime démocratique, à une manifestation d'opposants.

    > Mais le Syndicat national des commissaires de police appelle toutefois les fonctionnaires à "se donner les moyens de réussir la mission qu'on leur confie et de penser en second lieu aux coûts financiers", a déclaré Emmanuel Roux, numéro deux du Syndicat national des commissaires de police.
    Il explique qu'il est possible moyennant un important déploiement de forces d'isoler totalement le président de la foule, comme selon lui cela a été fait à Nîmes, le 13 janvier.

    Pourtant, les hauts fonctionnaires doivent-ils être organisés en caste, mieux protégés que les sans grade de la République et traités en privilégiés de la fonction publique. Tous les représentants de l'Etat, de l’instituteur et du facteur au préfet ou au commissaire, sont responsables devant leur hiérarchie.

    « Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

    Les animaux (socialistes) malades de la peste
    (La Fontaine)

    mardi 20 novembre 2007

    Aschieri: "la grève est réussie"!

    Gros Gérard comme devant est content
    Guerre des chiffres.
    Avant même le rassemblement de l'après-midi, le secrétaire général de la FSU, syndicat de gauche, s'est cru autorisé à affirmer que la grève est largement majoritaire dans le premier et le second degré". Selon lui, dans les écoles maternelles et primaires, 65% des enseignants auraient cessé le travail, confirmant nécessairement des prévisions annoncées, dès lundi avant la grève de ce mardi, par le SNUipp-FSU, syndicat majoritaire dans le premier degré. C'était prévu comme ça avant, on ne va pas se déjuger après… Dans les collèges et les lycées, on aurait "un taux global de grévistes de 58%", selon le SNES-FSU. "La mobilisation est particulièrement forte dans les collèges, avec des taux de 60% et des pics à 80%", comme au bac (!), a déclaré une porte-parole du SNES.

    Des sources 'objectives', par conséquent... Ces chiffres sont collectés par le syndicat auprès d'un échantillon de 200 "établissements-tests". Sur des critères non communiqués. Mais on sait que les enseignants malades, ou qui n'ont pas cours ce jour là, sont comptés absents, DONC grévistes! Leurs élèves sont du même coup déclarés grévistes, et non pas victimes de l'absence de leurs professeurs. Un prof (des écoles ou non)°absent à 8 heures ou 8 heures 30 et c'est entre 24 et 30 élèves déclarés grévistes. Une même cause peut rapporter deux fois. La double peine peut être positive, alors?
    Les chiffres du ministère de l'Education nationale ne confirment pas! Le ministère a "démenti formellement les chiffres de la FSU". Selon lui, Une moyenne de 38,98%
    des enseignants du primaire et du secondaire étaient en grève ce mardi dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires.
    Qui fait grève et pourquoi?

    - Les huit fédérations de la fonction publique d'Etat, des hôpitaux et des collectivités territoriales, qui peut concerner jusqu'à 5,2 millions de salariés.
    - En détail : Education nationale (écoles, collèges et lycées sous l'emprise de la FSU), hôpitaux, finances (impôts, douanes, Banque de France, sous l'emprise de la CGT), aéroports, entreprises (La poste, France Télécom, (lorsqu'elles sont aussi sous l'emprise de la CGT), presse (Nouvelles Messageries de la presse parisienne, qui est CGT !).
    Ils font grève
    - Pour leur pouvoir d'achat. Les fonctionnaires souhaitent obtenir des hausses de salaire, soulignant qu'aucune augmentation n'a été accordée pour 2007.

    - Contre les 22.900 suppressions de postes prévues au budget de l'Etat en 2008.
    Lorsqu'il s'agit par exemple des 11000 et quelques postes dans l'Education, il n'est pas inutile de rappeler aux parents qu'ils ne sont pas tous des postes d'enseignants…
    Les perturbations attendues dans les services publics ce mardi:
    - La Poste, les Impôts, les hôpitaux mais également le trafic aérien devraient être perturbés. Bien que les contrôleurs aériens ne soient ni des précaires ni de bas salaires, loin s'en faut, la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) s'attend à des perturbations pour les aéroports d'Orly et de Marseille, et Air France annonce une modification du programme de ses vols intérieurs au départ et à l'arrivée d'Orly pour mardi en début de matinée, sans plus de précisions.
    - "Il y aura vraisemblablement des écoles primaires fermées et des cours non assurés dans les collèges et lycées", a prévenu la FSU, qui se défend de mener un grève politique de soutien aux cheminots.
    Les camarades de la SNCF et de la RATP n'ont pourtant pas été solidaires des enseignants lorsque leur régime de retraite a été aligné sur celui du privé en 2003. La FSU n'est donc pas crédible en prétendant ne pas viser le gouvernement, d'autant que les revendications des enseignants sont très distinctes de celles des SNCF ou de la RATP. Sachant que certains hôpitaux tourneront également au ralenti, on constate que cette grève planifiée de longue date pour le 20 novembre, comme celle des magistrats pour le 29, n'est que la manifestation du refus des scrutins démocratiques de mai et juin derniers.
    Quelle est la position du gouvernement vis-à-vis de cette grève des fonctionnaires ?
    Le gouvernement conteste que les fonctionnaires aient perdu du pouvoir d'achat, mais le ministre du Budget est à l'unisson avec le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, qui a souhaité que "des gestes" soient accomplis en leur faveur, sans se focaliser sur la question salariale.
    La coalisation des mouvements sociaux :
    - La grève se poursuit à la SNCF et RATP tout comme l'agitation dans les facs.
    - Les syndicats CGT, FO et FSU ont évoqué d'éventuelles convergences entre ce mouvement et le conflit sur les régimes spéciaux de retraite, qui se poursuit à la SNCF et RATP.