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vendredi 7 mars 2008

Mises au point de Sarkozy : halte aux ragots de la gauche

Ni plan de rigueur, ni grand remaniement
Les attaques de la gauche sont ainsi démenties par Nicolas Sarkozy interrogé dans le Figaro du 6 mars 2008.
Fillon est le meilleur à son poste
Ces derniers jours, on évoquait un simple "réajustement" de l'équipe ministérielle. Nicolas Sarkozy le confirme. Le président de la République affirme qu'il n'y aura "pas de grand remaniement après les municipales". Selon lui, le Premier ministre François Fillon est "le meilleur pour mettre en oeuvre" sa politique, dit-il. Pourtant, l'écart qui se creuse dans les sondages entre les deux hommes, avec un avantage historique en faveur du chef du gouvernement alimente les spéculations sur une tension au sommet de l'exécutif.
Pas de plan de rigueur
A quatre jours des municipales, Nicolas Sarkozy affirme également qu'il n'y "aura pas de plan de rigueur" après ces élections. Il répond ainsi à son opposition de gauche qui affirme que l'exécutif n'aura pas d'autre recours que d'augmenter les prélèvements pour combler les déficits.
Les réformes
Le chef de l'Etat confirme ses projets de réformes économiques et sociales et assure que le pouvoir d'achat est un "objectif central" de sa politique. Il répète que le Smic ne sera pas augmenté au-delà du minimum légal, que les aides aux entreprises seront conditionnées à des discussions salariales et que les chômeurs qui refuseront deux offres "acceptables" d'emplois verront leurs allocations baissées ou supprimées.
Pour augmenter le pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy veut développer l'intéressement des salariés aux bénéfices des entreprises, qui fera l'objet d'un texte de loi en juin, et compte sur des mesures déjà mises en oeuvre comme les heures supplémentaires exonérées de charge et d'impôts, le monétisation des RTT et la libération de la participation. Selon le président de la République, "le contexte international doit même nous encourager à accélérer les réformes. Si demain il y a avait 10% de croissance aux Etats-Unis, il faudrait malgré tout aménager notre droit du travail et notre fiscalité."
Retraites
Concernant les retraites, le chef de l'Etat renvoie l'allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein à la future "discussion" prévue avec les partenaires sociaux, tout en rappelant que la loi de 2003 prévoit le passage progressif de 40 à 41 ans "sauf décision contraire fondée sur des éléments nouveaux".
Fonctionnaires
Nicolas Sarkozy confirme le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite l'an prochain dans la fonction publique d'Etat. "Chacun doit comprendre qu'il n'y a pas d'alternative en France à la réduction des dépenses publiques."
Loi sur la rétention de sûreté
Contre les récidivistes, Nicolas Sarkozy dit vouloir "aller jusqu'au bout". Le chef de l'Etat fait cette déclaration alors que le conseil constitutionnel a partiellement censuré la loi instaurant la rétention de sûreté pour certains criminels jugés dangereux à l'issue de leur peine. Cette censure partielle, au nom de la non-rétroactivité, fait que cette disposition devient largement inapplicable avant 2023, puisqu'elle vise les condamnés à au moins 15 ans de prison.
Laïcité
Autre loi, autre polémique. Nicolas Sarkozy promet dans cette interview publiée de ne pas toucher la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat pour ne pas déclencher une "nouvelle guerre" en France mais évoque tout de même des "modifications techniques", notamment "sur le statut fiscal de telle ou telle association".
Les sondages
Le chef de l'Etat affirme qu'il ne se laissera pas "distraire par les péripéties" des sondages. "Pendant six ans, j'ai connu des sondages à leur zénith", observe le chef de l'Etat. "Et mes adversaires expliquaient que cela ne signifiait rien. Aujourd'hui, après deux mois de baisse, les mêmes expliquent que la situation est très grave". "Bien sûr", commente le chef de l'Etat, "les bons sondages facilitent les réformes et les mauvais les compliquent". "Le rôle du chef de l'Etat, c'est de garder une certaine distance par rapport au quotidien. Il n'a pas le droit de céder à l'agitation", observe-t-il.
Société Générale
A propos d'un éventuel rachat de la banque, le président estime que les pouvoirs publics doivent être vigilants sur une éventuelle prise de contrôle par un groupe étranger. "Je ne suis pas protectionniste. Mais il n'est pas possible que les pouvoirs publics ne soient pas vigilants quand un grand acteur bancaire français est menacé", déclare le chef de l'Etat.
Union pour la Méditerranée
Nicolas Sarkozy apporte plus de précisions sur la forme que prendra l'Union pour la Méditerranée. Elle sera "co-présidée par un président de la rive du nord et un président de la rive du sud", des présidences réservées "aux riverains" de cette mer. "Il y aura une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement tous les deux ans. Les décisions seront prises ensemble". "Tous les pays membres de l'Union pourront participer au processus", dit encore Nicolas Sarkozy à propos de ce qui est un de ses grands projets de politique étrangère.
UIMM et Medef
Le chef de l'Etat réaffirme son soutien à la présidente du Medef Laurence Parisot dans sa volonté de réorganiser l'UIMM. "C'est une affaire interne du Medef. De surcroît, il y a une procédure judiciaire qui suit son cours. Cela dit, je comprends la position de Laurence Parisot", déclare le chef de l'Etat. "Elle souhaite que les chefs d'entreprise donnent une bonne image. La France en a besoin", ajoute-t-il.
EADS Pour le chef de l'Etat, le réchauffement des relations entre la France et les Etats-Unis a rendu possible la signature du contrat géant entre EADS associé à Northrop Grumman et l'armée de l'Air américaine. "Peut-on penser une minute que le contrat qu'a gagné magnifiquement EADS pour les avions ravitailleurs aurait été signé dans le climat de tension qu'on a connu entre les Américains et les Français ?", lance-t-il.
Source TF1

mardi 20 novembre 2007

Aschieri: "la grève est réussie"!

Gros Gérard comme devant est content
Guerre des chiffres.
Avant même le rassemblement de l'après-midi, le secrétaire général de la FSU, syndicat de gauche, s'est cru autorisé à affirmer que la grève est largement majoritaire dans le premier et le second degré". Selon lui, dans les écoles maternelles et primaires, 65% des enseignants auraient cessé le travail, confirmant nécessairement des prévisions annoncées, dès lundi avant la grève de ce mardi, par le SNUipp-FSU, syndicat majoritaire dans le premier degré. C'était prévu comme ça avant, on ne va pas se déjuger après… Dans les collèges et les lycées, on aurait "un taux global de grévistes de 58%", selon le SNES-FSU. "La mobilisation est particulièrement forte dans les collèges, avec des taux de 60% et des pics à 80%", comme au bac (!), a déclaré une porte-parole du SNES.

Des sources 'objectives', par conséquent... Ces chiffres sont collectés par le syndicat auprès d'un échantillon de 200 "établissements-tests". Sur des critères non communiqués. Mais on sait que les enseignants malades, ou qui n'ont pas cours ce jour là, sont comptés absents, DONC grévistes! Leurs élèves sont du même coup déclarés grévistes, et non pas victimes de l'absence de leurs professeurs. Un prof (des écoles ou non)°absent à 8 heures ou 8 heures 30 et c'est entre 24 et 30 élèves déclarés grévistes. Une même cause peut rapporter deux fois. La double peine peut être positive, alors?
Les chiffres du ministère de l'Education nationale ne confirment pas! Le ministère a "démenti formellement les chiffres de la FSU". Selon lui, Une moyenne de 38,98%
des enseignants du primaire et du secondaire étaient en grève ce mardi dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires.
Qui fait grève et pourquoi?

- Les huit fédérations de la fonction publique d'Etat, des hôpitaux et des collectivités territoriales, qui peut concerner jusqu'à 5,2 millions de salariés.
- En détail : Education nationale (écoles, collèges et lycées sous l'emprise de la FSU), hôpitaux, finances (impôts, douanes, Banque de France, sous l'emprise de la CGT), aéroports, entreprises (La poste, France Télécom, (lorsqu'elles sont aussi sous l'emprise de la CGT), presse (Nouvelles Messageries de la presse parisienne, qui est CGT !).
Ils font grève
- Pour leur pouvoir d'achat. Les fonctionnaires souhaitent obtenir des hausses de salaire, soulignant qu'aucune augmentation n'a été accordée pour 2007.

- Contre les 22.900 suppressions de postes prévues au budget de l'Etat en 2008.
Lorsqu'il s'agit par exemple des 11000 et quelques postes dans l'Education, il n'est pas inutile de rappeler aux parents qu'ils ne sont pas tous des postes d'enseignants…
Les perturbations attendues dans les services publics ce mardi:
- La Poste, les Impôts, les hôpitaux mais également le trafic aérien devraient être perturbés. Bien que les contrôleurs aériens ne soient ni des précaires ni de bas salaires, loin s'en faut, la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) s'attend à des perturbations pour les aéroports d'Orly et de Marseille, et Air France annonce une modification du programme de ses vols intérieurs au départ et à l'arrivée d'Orly pour mardi en début de matinée, sans plus de précisions.
- "Il y aura vraisemblablement des écoles primaires fermées et des cours non assurés dans les collèges et lycées", a prévenu la FSU, qui se défend de mener un grève politique de soutien aux cheminots.
Les camarades de la SNCF et de la RATP n'ont pourtant pas été solidaires des enseignants lorsque leur régime de retraite a été aligné sur celui du privé en 2003. La FSU n'est donc pas crédible en prétendant ne pas viser le gouvernement, d'autant que les revendications des enseignants sont très distinctes de celles des SNCF ou de la RATP. Sachant que certains hôpitaux tourneront également au ralenti, on constate que cette grève planifiée de longue date pour le 20 novembre, comme celle des magistrats pour le 29, n'est que la manifestation du refus des scrutins démocratiques de mai et juin derniers.
Quelle est la position du gouvernement vis-à-vis de cette grève des fonctionnaires ?
Le gouvernement conteste que les fonctionnaires aient perdu du pouvoir d'achat, mais le ministre du Budget est à l'unisson avec le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, qui a souhaité que "des gestes" soient accomplis en leur faveur, sans se focaliser sur la question salariale.
La coalisation des mouvements sociaux :
- La grève se poursuit à la SNCF et RATP tout comme l'agitation dans les facs.
- Les syndicats CGT, FO et FSU ont évoqué d'éventuelles convergences entre ce mouvement et le conflit sur les régimes spéciaux de retraite, qui se poursuit à la SNCF et RATP.