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jeudi 6 novembre 2014

Série noire des chiffres catastrophiques de Hollande à mi-mandat

Hollande est-il rééligible en 2017 avec ...10% d'éternels ravis ?

A mi-mandat, seulement 13% des Français trouvent le bilan de François Hollande positif
, selon un sondage BVA pour L'Obs.
François Hollande est-il encore en capacité de retrouver la confiance des Français ? Il s'y efforcera jeudi soir, lors d'une émission sur TF1. Cependant rien n'est moins sûr, tant les chiffres de notre sondage BVA-"l'Obs", réalisé à l'occasion de sa mi-mandat, dressent un tableau d'une noirceur sans pareil. Une avalanche de chiffres inquiétants.

# 13% seulement jugent le bilan de Hollande positif

Les Français portent sur les deux ans et demi passés d'Hollande à l'Elysée un jugement sans appel : seulement 13% estiment que son bilan est positif, contre 87% qui le jugent négatif, dont 55% "très négatif". C'est là un score très inférieur à celui mesuré pour son prédécesseur à mi-mandat. En octobre 2009, 38% des Français jugeaient le bilan de Nicolas Sarkozy positif.

# 8 Français sur 10 sont déçus

François Hollande a déçu 81% des Français. C'est 13 points de plus qu'en mars 2013.

# 69% des sympathisants de gauche trouvent son bilan négatif

François Hollande ne recueille plus guère de soutiens au sein de son électorat. Seulement un électeur sur trois du premier tour de la présidentielle de 2012 juge son bilan positif (37%), un chiffre qui tombe à un électeur du second tour sur quatre (27%).
 Les trois-quarts des personnes qui ont voté pour François Hollande au second tour de la présidentielle se disent déçus (76%,+32 points par rapport à mars 2013). 

# 6% jugent la politique de Hollande efficace contre le chômage

Seuls 6% des Français considèrent que la politique menée par François Hollande en matière de lutte contre le chômage a été plutôt bonne. 92% la jugent mauvaise. "François Hollande a très largement déçu ses électeurs qui lui reprochent une action politique inefficace sur les objectifs centraux de son quinquennat", observe Erwan Lestrohan, directeur d'études de BVA Opinion.
Mais les critiques sont majoritaires quelque soit le sujet, y compris l'éducation, qui recueille le score le moins médiocre (27%).

# 21% pensent que Hollande est compétent 

Seulement 21% des Français jugent que François Hollande est compétent (15 points de moins qu’en avril 2013). Seuls 14% pensent qu’il explique bien son action et 10% qu’il est dynamique. Signe d’une incapacité à fédérer unanimement perçue, seuls 10% des Français estiment que François Hollande est rassembleur, soit encore 17 points de moins qu’en avril 2013.

# 18% pensent qu'il peut encore redresser la situation

Le quinquennat en est seulement à la moitié. Mais seulement 18% des Français pensent que François Hollande pourra redresser la situation de la France au cours des deux années et demi qui lui restent.

# 10% souhaitent qu'il se représente

Seulement 10% des Français souhaitent que François Hollande brigue un second mandat en 2017. Et ils sont 56% à penser qu’il ne se représentera pas. Le rejet massif est même partagé par son socle électoral de 2012, les sympathisants du Parti socialiste (67%), les personnes qui avaient voté pour lui au premier (71%) et au second tour (77%) de l'élection présidentielle.
- Enquête réalisée les 3 et 4 novembre par internet auprès d'un échantillon de 1.335 personnes recrutées par téléphone, représentant la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).



vendredi 25 janvier 2013

Les "Mariage pour tous" craignent la comparaison avec la mobilisation des opposants au projet gouvernemental


Les partisans du mariage homo voudraient éviter la guerre des chiffres

La forte mobilisation des opposants au texte affaiblit l'appel à manifester pour le mariage entre personnes du même sexe dimanche 

Deux jours avant l'examen du projet de loi par les députés, le million de manifestants du 13 janvier à Paris délégitimise le projet de loi de la mère-porteuse, Christiane Taubira qui aimerait ouvrir la voie au mariage et à l'adoption aux couples de même sexe.

Plusieurs membres du collectif regroupant les Français qui souhaitent l'arrêt du processus parlementaire et une révision du texte pour remplacer le mariage par une union civile, doivent être reçus entre deux portes par François Hollande à l'Elysée ce vendredi entre 18h30 et 19h00. Faute d'être écoutés, ils menacent d'ores et déjà de battre de nouveau le pavé.

A l'Elysée, on fait état de "la détermination" du président à faire voter ce projet "coûte que coûte" dans  un climat d'amalgame et de désinformation. 
"Je suis confiant quant à l'avenir du texte, mais il y a un besoin pour de nombreux Français d'exprimer un ras-le-bol face au climat d'homophobie décomplexée ambiant et de rappeler le principe d'égalité entre les citoyens", explique Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter LGBT qui appelle avec le collectif "Agissons pour l'égalité nouvelle" à manifester dimanche. 

Les soutiens du projet de saccage du Code civil sont plus clairs que Hollande
"Il s'agit également de rappeler le gouvernement à ses engagements en matière d'égalité, concernant la PMA notamment."
Initialement prévue dans le cadre du projet de loi qui sera examiné à partir de mardi par les députés, la question de la Procréation médicalement assistée (PMA) pour les homosexuelles sera intégrée au projet de loi sur la famille appelé à être examiné en mars. Ainsi en a décidé le pouvoir qui prétend promouvoir le dialogue au mépris des opposants.

Les partisans du "Mariage pour tous" fuient le débat

"C'est indéniable que des gens vont manifester dimanche pour exprimer leur incompréhension après la manifestation du 13 janvier qui s'opposait à une égalité des droits entre les citoyens", interprète Nicolas Gougain.

L'Inter LGBT oppose le mépris
"Mais notre message ne s'adresse pas aux opposants"

Les homosexuels font la leçon aux parlementaires
'Il s'adresse à la société tout entière et aux législateurs qui ont pour devoir de déconstruire les fantasmes et la peur véhiculés par l'opposition."

Les partisans du texte espèrent toutefois réunir plus de manifestants que le 16 décembre. Entre 60.000 et 150.000 personnes avaient alors défilé à Paris pour soutenir le projet de loi du gouvernement socialiste. La police aura un décompte, à n'en pas douter, favorable

L'exécutif banalise par avance l'échec de la manif de dimanche
Invitée sur i>TELE, la porte-parole du gouvernement et prosélyte de la cause homosexuelle dans les collèges, Najat Vallaud-Belkacem, a relativisé vendredi le risque d'une mobilisation moins forte dimanche que le 13 janvier dernier.
"Tous ceux qui ont battu le pavé savent qu'il est toujours plus facile de manifester contre un texte que pour un texte", a-t-elle polémiqué. "Donc rien de bien surprenant." 

Le pouvoir socialo-écolo cherche à contourner le débat

"On verra après tout, mais la mobilisation ne se fait pas que dans la rue, elle se fait dans la société, écoutez ce que vous disent les Français, il y a une revendication d'égalité qu'il ne faut pas sous-estimer."

A quatre jours du début de l'examen du texte, il est donc bien légitime que l'UMP entende utiliser toutes les motions de procédure possibles lors du débat, y compris une motion référendaire. 

L'opposition républicaine a annoncé qu'elle défendra piedpar pied ses nombreux amendements.
"Notre mobilisation dans l'hémicycle sera importante. Nous souhaitons un débat serein mais nous défendrons toutes les procédures", a annoncé Christian Jacob, le président du groupe UMP.

Après le député de Seine-et-Marne Franck Riester, l'ancien ministre UMP, Benoist Apparu a témoigné de sa liberté de pensée en annonçant mercredi son intention de voter en faveur du projet de loi qui marque selon lui "une reconnaissance de l'amour homosexuel".

Dans un entretien au site internet du Journal du Dimanche, la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, a d'ailleurs observé vendredi que la droite est "plus nuancée" que ce qu'en disent les media.
"J'ai entendu, lors de l'examen du texte par la commission des lois, des hommes ou des femmes de droite beaucoup plus mesurés, pondérés, prêts à dire que les couples homosexuels et les familles homoparentales sont une réalité", dit-elle, contredisant ainsi l'affirmation de Christiane Taubira dans l'hémicycle cette semaine. La Garde des Sceaux assurait en effet que l'UMP était introuvable en commission....

"D'autres sont nostalgiques d'un monde qui n'existe plus, d'un monde où il n'y aurait qu'un seul modèle familial. Ce sont parfois des histoires de postures prises par rapport à son électorat, par rapport à ses collègues", a commenté l'apprentie-sorcière.

lundi 31 décembre 2012

Valls, ministre sensible et comptable en voitures brûlées

Spectacle de rues: flambée de voitures du 31 décembre

Il n'y a pas de raisons que ça change !

2010 et 2011
La facilité d'annoncer le pire pour que les Français se satisfassent du mauvais, ça devient une manie gouvernementale. 

"On vous avait prévenus", une annonce qui se traduit par "c'est bien fait !"

Certains pensent pourtant que plutôt que d'annoncer les mauvais chiffres du chômage mois après mois, Michel Sapin ferait mieux de le combattre. A la transparence, les salariés licenciés qui ont connaissance de ces chiffres du malheur avant le ministre préféreraient que Sapin retroussât les manches !

Le perspicace Valls doit penser que cette méthode d'endormissement des masses est la bonne.
Ne voilà-t-il pas en effet qu'il pleure par avance sur les 40 000 voitures brûlées chaque année. 

C'est la faute à pas de chance
Mais cette conviction, répandue par les media, que c'est choquant, suffira-t-elle pour que les salariés se préparent dans la bonne humeur à partir au travail à pied en pensant, sourire aux lèvres, à leur crédit et aux grognements de l'assureur. 

Valls annonce qu'il annoncera

Quoi ? 
Le nombre de voitures brûlées pour le plaisir, au prétexte de l'entrée tout feu tout flamme dans une nouvelle année qui ne s'annonce pourtant pas flamboyante... 
Ainsi le ministre de l'Intérieur affiche-t-il son fatalisme et son impuissance, alors qu'il est supposé protéger les Français. Et cet élu de la "gauche sociale" d'arroser de ses larmes de crocodile les véhicules mis hors d'usage des plus défavorisés parce qu'ils n'ont pas les moyens de se payer un garage. L'ingénieuse Cécile Duflot va-t-elle réquisitionner les garages vides ? 

A défaut d'être volontariste et efficace, Valls se veut compréhensif et larmoyant.
 
Mais en se déclarant "choqué"par ces chiffres lundi sur RTL, ce bon apôtre n'est pas très catholique, puisqu'il glisse que c'est comme ça "chaque année en France", avouant piteusement qu'il n'a plus la baguette magique qu'il avait dans l'opposition, qu'il n'y a donc rien à faire et que les Français doivent s'y résigner: le ministre de l'Intérieur ne peut rien pour eux. 

Valls a confirmé qu'il publiera  les chiffres des véhicules calcinés lors de la Saint-Sylvestre et, puisqu'il est hyper-réactif, cela sera fait dans les meilleurs délais, "dès qu'ils seront consolidés".

Le changement n'est pas pour maintenant
"Ce qui me choque, a dit Manuel Valls, c'est que plus de 40 000 véhicules soient brûlés tous les ans en France, dont un millier pour le 31 décembre." Sont-ce, Monsieur le Ministre, les chiffres de la police ? Si tel était le cas, vous risqueriez de dépasser les prévisions ! Nous osons donc espérer que vous avez prévu de pavoiser grâce aux chiffres gonflés des municipalités dans l'opposition en décembre 2011 et qui réclamaient  des dédommagements à la collectivité... 

Le ministre de l'Intérieur n'entend "pas banaliser des actes qui sont une forme de violence insupportable contre les biens". 
La révélation des chiffres de véhicules incendiés durant la nuit de la Saint-Sylvestre avait été abandonnée en 2010 par les prédécesseurs de droite de Manuel Valls, afin d'"éviter toute surenchère ou compétition entre villes". Brice Hortefeux, alors ministre de l'Intérieur, avait livré seulement une tendance sur le nombre de voitures brûlées à la Saint-Sylvestre 2010.

1 147 véhicules avaient été incendiés au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre en 2009, selon un bilan officiel.
Manuel Valls a par ailleurs annoncé que 65 000 agents des services publics (policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, secouristes, tout compris) seraient au total mobilisés en France pour le passage à l'année 2013. 
Maniant l'hyperbole, le ministre de l'Intérieur a enfin lancé un "message de très grande prudence" pour les automobilistes pour la nuit de la Saint-Sylvestre en leur demandant de respecter strictement la réglementation en matière d'alcoolémie au volant.

Le compte n'y est pas, Monsieur le Comptable !

Le 31 décembre 2011 et malgré les réductions d'effectifs dans la police et la gendarmerie, Claude Guéant, le ministère de l'Intérieur, avait déployé plus de 50.000 hommes sur le terrain pour assurer la sécurité du réveillon. Le Figaro rapportait que "Ce samedi matin, Claude Guéant, ministre de l'Intérieur a annoncé sur RTL qu'au total il y aurait '60.000 policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers et sécrouriste' mobilisés." (lien)

vendredi 29 avril 2011

Le mariage princier de Kate et William en quelques chiffres

La famille royale rassemble la population

Le vendredi 29 avril 2011, après une cérémonie parfaitement orchestrée, les nouveaux mariés Kate Middleton, 29 ans, William Windsor, son cadet de 6 mois, ont répondu aux attentes de la foule: ils ont échangé un baiser, par deux fois, au balcon du palais royal de Buckingham.

« Oui, je le veux », avait répondu Kate Middleton, duchesse de Cambridge, deux heures plus tôt à l'archevêque de Canterbury, sous la nef de l'abbaye de Westminster qui avait vu le couronnement du Normand, Guillaume le Conquérant en 1066.

D'une voix un peu tremblante, elle a promis d'"aimer, réconforter, respecter et entourer" le prince William. Mais, signe de modernité, elle n'a pas fait voeu d'obéissance à son époux, suivant ainsi l'exemple de Diana, la mère de William.

En arrivant à Westminster, la future princesse de conte de féee, une roturière d'extraction modeste, avait mis fin au principal suspense du mariage en sortant d'une Rolls-Royce devant deux à trois milliards de téléspectateurs: elle avait choisi une robe de mariée ivoire pourvue d'une traîne de 2m70. Agrémentée d'un voile et d'un diadème, la tenue a été conçue par Sarah Burton, directrice artistique de la griffe britannique Alexander Mc Queen.

Le prince William, deuxième dans l'ordre de succession au trône, l'attendait devant l'autel en uniforme rouge des Irish Guards.

La cérémonie a duré à peine plus d'une heure, rythmée par un choeur de jeunes garçons et par le son des trompettes. 1.900 invités avaient pris place dans l'abbaye, dont une quarantaine de têtes couronnées.

Le nombre des Britanniques et étrangers présents est estimé à 800.000, selon les autorités.
A toutes fins utiles, voici, à l'attention des syndicats français, ce que ça représente Outre-Manche, pour comparaison avec le million de manifestants qu'ils ont le front d'annoncer à chaque journée nationale d'action:

Au moins un million de personnes s'étaient rassemblées dans Londres le long du parcours du cortège officiel, selon une estimation de la police. A titre de comparaison, la police estime que 600.000 personnes étaient venues sur le parcours du mariage de Charles et Diana en 1981, et plus d'un million lors du jubilé d'or en 2002 de la reine Elizabeth II, qui célébrait le 50e anniversaire de son accession au trône.

VOIR et ENTENDRE la marée humaine se dirigeant vers le palais royal:

Ce qui s'appelle une foule dense...

La messe a été retransmise en direct dans 180 pays. Elle devait être trois fois plus regardée que les noces de Charles et Diana, suivies par 750 millions de personnes.

Dans la foule massée devant l'abbaye, les premiers bouchons de champagne ont sauté au moment de l'échange des consentements. « Ils remettent la monarchie à la mode», se félicitait Louise Akehurst, àgée de seulement 25 ans, qui avait campé dehors pour ne rien rater.

Dans la capitale pavoisée aux couleurs rouge blanc bleu de l'Union Jack, Catherine et William ont parcouru le parcours de Westminster au palais de Buckingham dans une calèche dorée tirée par quatre chevaux gris. Ils étaient suivis par quatre attelages transportant la famille, dont la reine qui vient de fêter ses 85 ans.

VOIR et ENTENDRE les moments forts de la journée:

Escorté par 160 cavaliers, le cortège a défilé devant Big Ben avant de remonter le Mall. Le dispositif policier comptait plus de 5.000 hommes et en milieu d'après-midi une quarantaine de personnes avaient été interpellées pour des incidents sans gravité.

En ce jour férié, plus de cinq mille fêtes de quartier étaient organisées dans l'ensemble du pays, jusqu'au 10 Downing Street, résidence du Premier ministre, David Cameron. Un vin d'honneur était prévu en fin de journée, puis un dîner et une soirée dansante, toujours à Buckingham, aux frais de la Reine.

Non loin de là, les républicains avaient peine à mobiliser, réunissant 200 personnes pour un rassemblement pacifique intitulé « Non au mariage princier ».

Quant au coût de la cérémonie qui mobilisera les républicains grincheux, notamment français, il est indiqué dans ce blog: lien PaSiDupes

Rien n'a filtré sur l'endroit choisi par le couple pour sa la lune de miel. Ont tour à tour été évoqués 6 destinations: les Caraïbes, la Jordanie, les Seychelles, voire l'Ecosse ou les Cornouailles.
Et le Gers, en France.

lundi 11 octobre 2010

Les syndicalistes savent-ils compter ?

L'exemple d'Henri Krasucki

Feu le patron de la CGT nous a laissé un souvenir impérissable...

VOIR et ENTENDRE


Krakra compte maintenant les asticots.

Il nous reste toujours le socialiste Didier Migaud...
Lire PaSiDupes

Ou encore le sénateur-maire de Dijon,Frère Rebsamen, une autre lumière du socialisme
Lire PaSiDupes

Tant de compétence comptable laisse présager des évalutions inouïes du nombre des manifestants, demain12 octobre.

dimanche 3 octobre 2010

Manifestation du 2 octobre: les syndicats plafonnent

Ne pas faire mieux, c'est faire moins bien !

La 3e journée d'action depuis la rentrée n'a pas mieux mobilisé que le 23 septembre.

Elle a rassemblé entre 900.000 et 3 millions de manifestants et le gouvernement est justifié à considérer qu'il n'y a "pas de progression ". Il a n éanmoins confirmé qu'il pourrait y avoir quelques avancées sur le projet au Sénat.

La gauche ne manque pas de souffle

Mêmes querelles de chiffres et d'interprétation qu'à l'issu de la dernière journée d'action, le 23 septembre. Mêmes discours aussi de la part du gouvernement et des syndicats. Alors que la mobilisation de ce samedi a arssemblé de 2,9 à 3 millions de manifestants, elle est en baisse selon les chiffres de l'Intérieur, à moins de 900.000 participants au niveau national.

Un coup pour rien

L'opposition répète obstinément les mêmes arguments contre la réforme des retraites.
  • Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a estimé que le gouvernement devait prendre acte de l'"ampleur de la mobilisation" nationale.
    Plus à gauche, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a affirmé qu'après le "formidable succès" de ce samedi, il importait d'"amplifier la mobilisation pour créer le raz-de-marée qui obligera le gouvernement à céder". Et c'est pour quand, la grande marais ?

    Ni l'opinion, ni la majorité n'est impressionnée
  • Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a souligné que "chacun reconnaît ce soir qu'il n'y a pas d'amplification du mouvement alors qu'on pouvait penser que l'organisation d'une manifestation le samedi drainerait de nouveaux publics". Il a redit que "des avancées" seraient toutefois possibles lors de l'examen du texte au Sénat à partir de mardi.
  • Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, Georges Tron, a lui aussi souligné qu'il n'y avait "pas une progression" du nombre de manifestants, estimant qu'il y a "plutôt une légère inflexion".

    Les grands mots: "Créer le raz-de-marée"

    Patrons pêcheurs du 12 octobre, les dirigeants syndicaux, qui se réuniront donc lundi pour affiner leur stratégie, seront perplexes.
    Désemparés par la stagnation de la mobilisation, malgré les appels aux femmes et aux étudiants, ils se sont retournés contre le gouvernement pour l' exhorter à sortir de son "blocage" alors qu'il a assisté à "l'une des manifestations les plus importantes depuis dix ans", selon la CFDT.

    La tentation de la fuite en avant
    Ils assurent qu'ils ne reculeront pas. Si les grandes centrales divergent sur le bien-fondé de lancer une grève reconductible, elles avaient déjà programmé une nouvelle journée d'action, avec grèves à la clé cette fois, le mardi 12 octobre.
    Ils vont devoir assurer !
  • vendredi 24 septembre 2010

    Retraites: Madame Royal voit Sarkozy en Louis XVI

    Les destins tragiques de Marie-Thérèse, Marie-Olympe et Marie-Ségolène




    Marie-Thérèse-

    Charlotte de France,

    fille aînée du roi

    Louis XVI




    Ce qui irrite la gauche déjà fort susceptible


    Le ministère de l'Intérieur observé que les cortèges des manifestants du 23 septembre ont drainé moins de monde qu'il y a deux semaines.

    Bien qu'il refuse tout dialogue, le PS se mêle au débat, mais par voie de communiqués.
    C'est ainsi que, vendredi 24 septembre, la socialiste Royal a ajouté son grain de sel à la bataille des chiffres. « Ce qui est sûr, c'est qu'il y avait énormément de monde dans la rue, au moins autant que la dernière fois et (...) plus qu'au moment du pic des manifestations contre le CPE » a-t-elle assuré depuis son marais poitevin et du haut de ses 17% dans les sondages.

    La mobilisation contre la réforme des retraites lui a en outre inspiré un commentaire complémentaire: le président lui ferait « penser à Louis XVI dans son palais qui fermait ses volets pour ne pas entendre le peuple gronder » !
    En somme, pour l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, « il faut que Nicolas Sarkozy, que le gouvernement écoutent le peuple français qui exige une autre réforme des retraites, à la fois juste et efficace ». Une réforme qui garantit le maintien du niveau des pensions ne semble donc évidemment pas 'juste et efficace' à celle qui n'en a cure !

    Désirdavenir Royal a enfin le sentiment que « l'écart (des chiffres) est tel qu'il en devient dérisoire ». Ce qui lui permet de conclure, en toute objectivité et par un jugement passe-partout, qu' « en lançant cette polémique, le pouvoir cherche à faire diversion et à ne pas répondre aux vrais sujets ».

    Hormis une promesse dangereuse de retour aux 60 ans, la présidente de Poitou-Charentes a alimenté la polémique, mais n'a encore pas fait progressé le débat sur les retraites.

    L'Histoire pour les Nuls

    => Depuis que Julien Dray l'a initiée, Sa Cynique Majesté Royal s'identifie à la Olympe de Gouges, révolutionnaire féministe.
    Or, pour commencer, Marie-Olympe de Gouges était simplement Marie Gouges (1748), une enfant adultérine. Femme politique et polémiste qui rédigea la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle devint emblématique des mouvements pour la libération des femmes. Mais après avoir soupçonné Robespierre d’aspiration à la dictature, elle fut guillotinée, le 3 novembre 1793 à Paris, pour ses écrits et singulièrement une lettre au président de la Convention où elle s’indignait d'une mesure attentatoire, selon elle, aux principes démocratiques...
    Dans une « profession de foi civique », l’adjudant général ...Aubry de Gouges, par crainte d’être inquiété, renia publiquement sa mère qui mourut sur l'échafaud, comme celui qu'elle avait combattu.

    => Madame Royale
    Marie-Thérèse-Charlotte de France (1778-1851) est la fille aînée de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche. Elle est donc également appelée Madame Royale. Seul membre de la famille royale libérée de la Tour du Temple en 1795, elle partagera l'exil de son oncle, le futur Louis XVIII, et, devenue dernière dauphine de France à la mort de celui-ci, elle ne donnera pas de descendance aux Bourbons.
    La mort de son oncle et beau-père Charles X (1836) fit de Marie-Thérèse, 58 ans, la nouvelle reine de France et de Navarre, aux yeux des légitimistes.
    Marie-Thérèse de France est inhumée dans un monastère de Slovénie, où reposent également son oncle, le roi Charles X.


    Des destins mirroirs
    En termes de similitudes rocambolesques, le premier secrétaire du PS a de quoi être interpelée par le parcours chaotique de Madame Royal, sa 1ère dauphine du Congrès de Reims, exilée en Poitou-Charentes, candidate battue à la présidentielle de 2007, puis à la prise du pouvoir au parti socialiste, et qui vit prisonnière de la tragédie révolutionnaire passée.

    Pathétiques estimations syndicales de participation à la journée du 23 septembre

    Des manifestants, mais moins de grévistes

    La bataille des chiffres

    Les raisons politiques l'emportent sur les raisons sociales et davantage encore sur la raison.
    Les syndicats organisateurs de la grève 'majoritaire' du 23 septembre prétendent que le mouvement grandit, alors que le pouvoir observe «une décélération incontestable de la mobilisation».


    Les inactifs ont défilé
    Alors que l’estimation de fin de journée donnée par le ministère de l’Intérieur indique 997.000 manifestants au total, la CGT a dénombré 3 millions de manifestants hier contre la réforme des retraites en France et la moyenne d'âge des marcheurs était élevée. Ce chiffre contesté se devait d'être supérieur à celui du 7 septembre, mais ce dernier -2 735 000- était déjà surévalué, puisque les services préfectoraux n'en ont vu que 1,1 million. Les syndicats tentent ainsi de convaincre que la mobilisation ne faiblit pas et qu'elle atteint même le pic de 2006 contre le contrat première embauche (CPE). Leur crédibilté est très faible, ne serait-ce en particulier que parce que les jeunes étaient alors dans la rue et qu'ils ne le sont plus.

    Les manifestants ou les grévistes, ce n'est pas pareil !

    Les actifs ont travaillé
    Cette farce des chiffres masque le fond du problème des syndicats. Les organisateurs cherchent dresser un rideau de fumée sur le nombre des grévistes.

  • Pour le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, « le pari est perdu pour le gouvernement ».
    Côté PS, Martine Aubry a de nouveau demandé le retrait du projet de réforme, et assure que « beaucoup de jeunes et de femmes avaient rejoint le cortège », ce qui reste justement à démontrer et qui constitue l'une des faiblesses de ce mouvement.
  • Le gouvernement insiste en revanche sur la grève dans les entreprises. Elle a en effet été moins suivie que lors de la dernière journée d'action, le 7 septembre. Illustration dans un communiqué de l'Elysée paru à la mi-journée : « Soit les Français considèrent que tout cela est déjà derrière eux, soit ils adhérent davantage » au projet de réforme.
    « La raison est en train de l'emporter, nous a aussi confié Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP. Les Français ont compris l'intérêt de la réforme pour eux et pour l'équilibre du système des retraites. »
    Hier soir sur France 2, Eric Woerth constatait, lui aussi, qu'il y avait « une décélération incontestable de la mobilisation, dans la rue et dans la grève ».

    La majorité silencieuse est raisonnable

    Libération et L'Humanité, même combat
    Dans L'Huma, on peut lire que 68% des sondés soutiennent le mouvement. On y rappelle un sondage de la CGT, affirmant que 70% des sondés s'opposent à la politique du gouvernement...
    Libération se situe dans les mêmes eaux. 63% des sondés se situent du côté des grévistes (ce qui n'a guère de sens), 59% sont opposés au report de l'âge légal, 45% se disent révoltés (contre 21% de résignés).

    "Une grande majorité de Français juge la réforme inéluctable", dit-on à l'Elysée selon Le Figaro. Commentaire de LePost: « Reste à savoir de quelle majorité il s'agit, car les chiffres, on leur fait dire ce que l'on veut, manifestement... » 'Manifestement' est bien le mot, mais suspicion unilatérale en est un autre. D'ailleurs, dans ce cas, le misérable site Internet n'a pas les chiffres pourtant à la disposition de tous!

    L'engagement solennel du PS, par la voix de Sa Cynique Majesté Royal, à rétablir la retraite à 60 ans en 2012, ne convainc pas les Français, révèle l'enquête OpinionWay réalisée pour Le Figaro. Manifestement, les Français n'ont pas oublié les promesses non tenues par le PS de revenir sur les précédentes réformes des retraites. Seulement 36% des personnes interrogées semblent croire en effet à la promesse des ténors socialistes de revenir sur les 62 ans, nouvel âge légal de départ à la retraite après le vote de la réforme du gouvernement. Ils sont 63% à estimer que jamais le PS n'abrogera la loi Woerth-Fillon. A comparer avec les sondés de Libération: « 63% se situent du côté des grévistes » !

    L'opposition est à la rue

    => Sondage Le Figaro, à la veille de la grève du 23 septembre
    Les socialistes pourront trouver matière à se rassurer en constatant que 69% de leurs sympathisants croient dur comme fer au retour aux 60 ans. Mais l'adhésion à cette promesse est déjà moins forte chez les Verts (53%) et carrément absente chez les amis de François Bayrou. Seuls 12% des électeurs du MoDem croient ce retour possible. Inversement, 83% des sympathisants UMP jugent impossible l'engagement du PS. La proportion est à peu près la même (81%) chez les partisans du Front national.
    Quant à la perception de la réforme par les Français, elle évolue assez peu par rapport à d'autres enquêtes. Si 70% des personnes interrogées par OpinionWay la jugent «nécessaire», 32% seulement estiment que le projet du gouvernement est «juste». 52% des Français trouvant le gouvernement «courageux» de s'attaquer à l'un des tabous sociaux en France. Le gouvernement peut compter sur un soutien complet des sympathisants UMP. 96% d'entre eux approuvent la réforme et 80% répondent qu'elle est «juste».
    La question n'est jamais posée de la crédibilité du maintien du niveau des retraites avec un retour de la gauche aux affaires...
    À la veille de la seconde journée de mobilisation syndicale, cette enquête n'était pas faite pour rassurer les partenaires sociaux. Après avoir rassemblé entre 1,1 et 2,5 millions de personnes dans les manifestations du 7 septembre, les leaders syndicaux n'ambitionnaient qu'une mobilisation du même ordre pour la journée du 23.

    L'après 23 septembre 2010

    Le mensonge est naturel aux uns

    Au lendemain, les syndicats martèlent des chiffres merveilleux, ceux qu'ils auraient voulus.
    Le mot d'ordre a d'ailleurs été si bien entendu à Marseille que La Provence écrit: « la police a ainsi comptabilisé quelque 22 000 manifestants quand les syndicats en dénombraient 220 000».
    Que dit aussi La Provence ? « [jeudi 23 septembre 2010 à 10H32] Pour cette nouvelle journée d'action nationale contre la réforme des retraites, aujourd'hui dès 10h, la mobilisation est plus forte que le mardi 7 septembre en région. »
    Or, le rassemblement était prévu à 10h30 au Vieux-Port, mais le mot d'ordre était clair et c'est ainsi que la FSU prévoyait: « Le cortège sera dédoublé le jeudi 23 septembre pour répondre à l’affluence historique attendue. »
    Qui s'étonnera donc qu'à Marseille les syndicats mulitplient les chiffres par ...10 !

    Le langage de vérité des autres

    Le 8 septembre, le Premier ministre avait répliqué sèchement au PS: «Depuis 1993, la gauche n'a jamais tenu un seul des engagements qu'elle a pris en matière de retraite.» Et le chef du gouvernement a tenté de rafraîchir la mémoire de l'opposition en refaisant l'histoire des réformes des retraites successives depuis vingt ans: «Vous aviez promis d'abroger la réforme Balladur, vous ne l'avez pas fait. En 2003, vous aviez promis d'abroger la réforme que nous allons porter; vous l'avez aujourd'hui intégrée dans les propositions que vous faites. Et en 2007, vous avez combattu la réforme des régimes spéciaux; je n'ai trouvé aucune phrase dans votre projet qui vise à revenir sur cette réforme. Tout se passe comme si une bonne réforme pour vous, c'était la précédente.»

    Et maintenant ?

    La rue peut-elle défaire ce que l'Assemblée nationale a voté?
    Plusieurs syndicats pensent désormais à une manifestation un week-end, peut-être le samedi 2 octobre, afin de permettre aux salariés d'exprimer leur mécontentement sans perdre une nouvelle journée de salaire. La baisse du nombre des grévistes le 23 septembre engage en effet les organisations syndicales à faire descendre dans la rue les « 68% des sondés [qui] soutiennent le mouvement », selon L'Humanité.

    Du côté des radicaux de FO et de SUD, on pousse à une grève reconductible, pour ne pas effrayer avec le terme de « grève générale ».
    Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndical voudrait lui une journée de grève unitaire de 24 heures pour « contraindre le gouvernement à évoluer », c'est-à-dire le travail parlementaire, élus de la nation. Il veut durcir le mouvement pour forcer l'exécutif à faire marche arrière et donc rayer d'un coup de plume le travail parlementaire et bafouer la volonté des députés démocratiquement élus.

    Après une journée d’action «réussie» selon les syndicats et face à un gouvernement qui n’a pas l’intention de céder, l’intersyndicale va se réunir à 13h, ce vendredi, au siège de la CGT, afin de déterminer les suites à donner au mouvement.

    La rue mène les syndicats à l'impasse

    «La logique du conflit impose la surenchère des chiffres. Ce n’est pas une affaire d’huissier, c’est une affaire de politique», écrit Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro. Cependant, pour cet éditorialiste, «l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est qu’on ne sent pas dans le pays la grande vague susceptible de faire reculer Nicolas Sarkozy».
    Le gouvernement, qui mise sur des divergences de stratégie entre les syndicats, a annoncé qu'il est prêt à bouger, au Sénat, mais seulement à la marge, et en aucun cas sur les bornes des âges de départ à la retraite.
  • jeudi 24 juin 2010

    Environ 800.000 manifestants, selon la police: le compte n'y est pas, selon les syndicats

    On allait voir ce qu'on allait voir
    A St Brieuc, on ne peut affronter la réalité:
    on floute, on maquille les trous...

    L'objectif de l'intersyndicale, sans FO, était de faire naître un mouvement suffisant pour infléchir, voire obtenir la réécriture du projet de loi qui sera présenté en septembre au parlement.

    "Ce n'est pas un avertissement pour le gouvernement", a déclaré le ministre du Travail, Eric Woerth.

    "C'est une mobilisation assez forte" mais "légèrement plus faible qu'en 2003", lors des manifestations contre la loi Fillon sur les retraites, a-t-il ajouté lors d'un point de presse.

    Eric Woerth a donc répété qu'il ne reviendrait pas sur le report de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, principal levier choisi par l'exécutif pour juguler les déficits croissants des régimes de retraite à l'horizon 2018.

    "C'est une nécessité absolue bien évidemment de reculer l'âge de la retraite, comme l'ont fait tous les pays d'Europe".

    Guerre des chiffres

    Les manifestations organisées ce jeudi 24 devaient être massives dans toute la France contre la réforme des retraites.
    La veille, la consigne de Bernard Thibault était d'annoncer 2 millions: justement, les syndicats assurent que l'objectif est atteint.

    Mais la police ne partage pas leur optimisme.
    Or, elle ont rassemblé un total de 797.000 personnes, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

    Mieux qu'en mai; moins bien qu'escompté

    Lors de la précédente journée d'action le 27 mai, la police avait comptabilisé 395.000 manifestants sur tout le territoire, soit deux fois moins. Les syndicats ont donc fait mieux, mais sans obtenir la participation rêvée par la CGT.

    En tout état de cause, le record de 2009 – 3 millions – n'a pas été atteint.

    A Marseille, la CGT a vu 120.000 manifestants, mais la police n'en a compté que 14.500: un écart de 1 à 9 !...

    Le PS se plaint de ne pas être pris au sérieux

    La consultation du footballeur Thierry Henry à l'Elysée, au moment même où la plupart des manifestations démarraient, a été ressentie comme une provocation.
    - M. Thibault s'est étonné que "23 grévistes" (les Bleus) parviennent à modifier l'agenda de Nicolas Sarkozy alors qu'il ne trouve pas le temps de recevoir les syndicats.
    - "Le président de la République, a ironisé M. Chérèque, peut dormir tranquille, il y a plusieurs millions de personnes dans la rue aujourd'hui, il y a des millions de chômeurs, on a des problèmes de pouvoir d'achat et lui passe son temps à écouter les états d'âme d'un footballeur qui gagne 15 millions par an".
    - Martine Aubry y a vu "un pied de nez à tous les Français dans la rue".

    Quoi de commun avec la "journée bien-être" annoncée par Titine Aubry ?

    Ceux pour qui le 24 juin a été une nouvelle galère
    n'ont encore pas réussi à la prendre au sérieux.

    vendredi 28 mai 2010

    Mobilisation unitaire: pas de quoi ébranler le gouvernement

    La propagande syndicale s'accroche au symbole du million de manifestants

    Les hostilités ont commencé dès la matinée, par media interposés

    Tandis que le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, appelait sur Europe 1 jeudi 27 à la « résistance » et annonça une « très grosse journée » (sic), sur iTélé,le ministre du budget François Baroin énonça les mérites d’une réforme « juste », « équitable » et « équilibrée ».
    Au départ de la manifestation parisienne, François Chérèque lança le mot d'ordre: le responsable syndical CFDT se dit persuadé que la journée d’action « atteindra » ou « dépassera » le million de manifestants en France.
    Mais de son côté, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, assura que « rien n’est joué ». « On joue gros », prévint également le leader du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon.

    L'opposition se fonde sur le subjectif

    Le front (CGT, CFDT, CFTC, Solidaires, Unsa et FSU), "unitaire", sans FO, escomptait une mobilisation massive et s'était fixé pour objectif de dépasser la mobilisation du 23 mars dernier. Il a le sentiment d'avoir réussi son test en dépassant, selon lui, largement le nombre de 800.000 marcheurs d'il y a deux mois.

    Cette estimation est évidemment discutée, car fort discutable
    "Cette journée était importante et elle est réussie", a estimé le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, soulignant que les organisations avaient "besoin de cette séquence" pour repartir de l'avant. On comprend donc qu'il affiche ce bel optimisme.
    Car, malgré l'enjeu, les défilés sont toutefois restés loin de ceux qui avaient accompagné les réformes des retraites de 1995 et 2003 et réuni jusqu'à deux millions de personnes, selon les syndicats.

    Information suspecte
  • Quand les chiffres sont plus facilement vérifiables
    La propagande admet que la manifestation parisienne est restée relativement modeste. Bien que les témoins oculaires et les documents photos attestent le contraire, la CGT revendique néanmoins 90.000 manifestants, alors que la préfecture de police annoncé un nombre de 22.000. Même si la vérité était médiane, la centrale syndicale n'aurait pas de quoi pavoiser.
  • Quand les chiffres sont fantaisistes, on ne pense pas assez à Paris
    A Marseille, 80.000 personnes auraient manifesté, selon les syndicats, soit presqu'autant que dans la capitale...
    Le folklore est-il vraiment marseillais ?
    Il faudrait admettre que le soleil n'aurait frappé que la police qui n'en a vus que 12.000.

    Les chiffres officiels font état de 395.000 manifestants pour toute la France, soit à peine plus que le 23 mars (380.000).
    Le secrétaire général de l'UMP a jugé vendredi 28 que la mobilisation contre la réforme des retraites était "très en dessous de ce que les syndicats avaient souhaité".

    On comprend donc mieux que les délires syndicaux sur le front de la presse d'opposition « unitaire » se déploient ce matin sur le mot d'ordre du million. En l'érigeant en certitude, elle tente d'occulter les chiffres beaucoup moins subjectifs.

    Plus concrets et moins sujets à caution, le nombre de grévistes

    La presse fait l'impasse sur les chiffres vérifiables: ceux secteur par secteur.
    Probablement classés « secret défense » par les centrales syndicales totalitaires, ils ne fuitent guère.

  • 15,99 % de grévistes dans les écoles, contre 33% annoncés
    Dans l’éducation nationale, ministère et syndicats donnaient jeudi après-midi, des chiffres très divergents sur le nombre de grévistes. Ils étaient 15,99 % dans les écoles et encore moins - 12,27 %- dans les collèges et lycées (chiffre officiel), environ 40 % dans les collèges et lycées (chiffre Snes-FSU), ce qui n'est pas vraisemblable, car les grévistes les plus radicaux sont les instituteurs du SNU-ipp-FSU.
  • Côté transports, peu de répercussions
    Quelques perturbations à Nice, Clermont-Ferrand, Reims, Charleville-Mézières, ainsi qu’à l’aéroport d’Orly.
    À Paris, seul était affecté le RER B. Du côté de la SNCF, le trafic était « conforme aux prévisions », avec 1TER bloqué sur 4, 1 Transilien sur 5 à l'arrêt et un trafic des TGV quasi normal. Dans l’immédiat, les cheminots font partie des régimes spéciaux privilégiés et ne seront pas concernés par le recul de l’âge légal de départ en retraite.

    En revanche, du côté de ceux qui, eux, ont des comptes à rendre

    Le gouvernement peut également se rassurer en constatant le faible taux de participation aux grèves, comme dans les écoles ou les transports, selon les estimations ministérielles.
    Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel s'est exprimé sur France Info
    "On a très clairement une journée de mobilisation faiblement suivie", en précisant que le gouvernement avait entendu ces manifestants mais que son rôle était de "prendre ses responsabilités (pour) sauver le système par répartition et donc aller au bout de cette réforme". Il est en effet fondé à considérer que l'exécutif est conforté dans sa détermination à mener la réforme des retraites à bien.

    La méthode du gouvernement est validée par la rue

    La gauche joue du pipeau
    Le front syndical du refus aveugle est acculé à la nécessité de chiffres inventés de manifestants pour légitimer son opposition, mais de silences sur le nombre de grévistes.
    Sur ces bases mensongères, les syndicats continuent à jouer la fuite en avant et menacent le gouvernement d'un mouvement de plus grande ampleur s'il engage la réforme des retraites, comme tous les pays européens, quand ils ne l'ont pas déjà entreprise.

    La droite va au charbon
    Quant à lui, le patron de la majorité a déclaré ne croire "absolument pas" à la promesse de Martine Aubry de revenir sur la réforme en cas de victoire à la présidentielle. Rappelant que les socialistes "au pouvoir entre 1997 et 2002" n'étaient "jamais revenus" sur la réforme Balladur qu'ils avaient dénoncée en 1993, et qu'aujourd'hui "ils ne parlent plus" de revenir sur celles de 2003 et 2007, Xavier Bertrand les a jugés "peu crédibles".
    "Le Parti socialiste compte sur nous pour faire des réformes courageuses, pour demander des efforts, mais jamais ils n'ont l'intention de revenir dessus parce qu'ils n'en pensent pas moins", a-t-il souligné.
  • vendredi 27 mars 2009

    La gestion comptable de la grève par les syndicats

    La liberté de la presse mise à mal par la gauche

    Les chiffres sont-ils un gage sérieux ?
    Dans notre société de peu de foi, seule la science convertit les incrédules.
    Les mécréants ont besoin de concret et les chiffres jouent ce rôle tout aussi incertain que les espèces sonnantes et trébuchantes, jusqu’à la crise économique internationale qui favorise plutôt le retour à l’or, valeur refuge éternelle.
    Lorsqu’on est en déficit de croyants,
    les mathématiques confèrent une valeur scientifique aux démonstrations hasardeuses.
    C’est au credo des chiffres et des pourcentages que l’on recourt aussi lorsque l’objectif de crédibilité n’est pas facilement accessible. Les syndicats ont toujours brandi de saints chiffres de participation à leurs manifestations que les mécréants de la police n’ont eu de cesse de contester. Face à ces athées du chiffrage syndical, s’estdressé le sondage. Présenté comme une avancée de la connaissance, le sondage est une escroquerie scientifique, une manipulation de la crédulité humaine.
    A chaque jour son sondage.
    En effet, chaque jour que Dieu fait, les media nous mènent comme au tombeau de Saint Janvier, où les foules se pressent, mais seulement deux fois l’an, pour assister au miracle de la liquéfaction du sang du saint patron de Naples. Le sondage est le nouvel opium des masses laborieuses. L’utilisation des chiffres peut donner du poids à une démonstration farfelue. Leur magie confère l’illusion de la vérité scientifique aux élucubrations les plus insensées. Les écarts infiniment grands des nombres de manifestants, selon les syndicats ou la police, en sont la démonstration. On fait dire ce qu’on veut aux chiffres. Ce qu’en attendent les commanditaires.

    On le sait (lien PaSiDupes), LePost, dont la mission consiste à manipuler les jeunes sur l’Internet, fait fort dans le genre orthographe relâchée, phrases courtes et sujets insipides.
    Ses journalistes experts en copier-coller allégés et satisfaits, s’est lancé dans la désinformation pseudo scientifique avec la bénédiction de l’infâme américain Google. A l’occasion du 19 mars 2009, ils ont publié la « Google Map des manifs ». Un outil informatique paré des vêtements liturgiques de l’église scientifique. De la science ‘molle’ passée au Viagra.

    Une fois surmonté l’obstacle de l’axiome des trois millions de manifestants, une question religieuse taraudait encore ces journalistes échappés du Monde: « Qui s'est le plus mobilisé? »
    au pèlerinage du Lourdes syndical. Les croyants traditionalistes, les malades de la peur ou les sectaires de la politique ? Le pape de la CGT avait annoncé une forte mobilisation. "Il est très clair qu'il y a plus de manifestants qu'il y en avait le 29 janvier", avait prédit Bernard Thibault, avant le départ du cortège. Selon lui, le miracle s’est d’ailleurs produit : il a eu la vision de 3 millions de fidèles, un chiffre rond et médiatique. Les laïcs de la police, trois fois moins !
    De Lourdes, LePost a rapporté de l’eau miraculeuse. Alors, combien de manifestants y a-t-il eu dans les rues ?


    Google fournit la logistique d’une carte (lien Google, que LePost n’indique pas…) et crée l’illusion de la rigueur.
    Elle n’est en effet renseignée par nul autre que LePost qui ne s’en vante pas, par honnêteté déontologique. Vous et moi pouvons pareillement fabriquer une carte semblable et y entrer les informations que nous voulons. C’est le moyen d’ajouter des erreurs volontaires les unes aux autres pour arriver à l’objectif fixé par la CGT, le syndicat le plus optimiste et le plus exigeant. A Poitiers, où Sa Cynique Majesté Royal avait annoncé sa participation, les manifestants étaient pourtant à peine plus nombreux : si le syndicat dit vrai, ce n’est pas gentil pour elle et le retour alternatif de l’union de la gauche n’est pas pour demain.

    Alors que les syndicats comptent traditionnellement 3 manifestants où il n’y en a qu’un seul, on peut constater que la CGT a vu 10 fois plus de manifestants que la police. Mais il faut bien dire que c’est à Marseille, bien connue pour son pastis et ses exagérations…
    LePost, c’est l’opprobre sur toute la profession.
    Mais qui a dénoncé un tel procédé ? Aucun confrère respectueux des lecteurs.

    Voyons donc l’article de LePost

    « Le porte-parole du PS
    était pourtant venu à Compiègne (Oise) pour soutenir les manifestants avec d'autres élus socialistes!
    Lors de la manifestation à Compiègne (Oise) [1ère répétition], qui réunissait ce jeudi midi près de 10.000 manifestants (selon la police et les syndicats), le porte-parole du PS Benoît Hamon
    a été pris à partie par une manifestante. Il était pourtant venu soutenir les manifestants avec d'autres élus socialistes! [2ème répétition ! ] […]
    La presque totalité des employés de l'usine Continental de Clairoix (1.120 employés), qui devrait bientôt fermer, menait un cortège de 10.000 manifestants [3ème répétition] ce jeudi midi à Compiègne (Oise) [4ème répétition], selon la police et les syndicats [5ème nouvelle répétition]. Deux fois plus que lors de la
    grève
    du 29 janvier, selon les syndicats."
    Tout est là ; c’est-à-dire rien. Car de répétition en répétition, cet article est d’une indigence insigne : on n’y apprend rien de plus que dans le titre ! Une escroquerie.

    Incompétence ou bourrage de crâne ?

    Les deux, par respect du lecteur… La « république du respect » n’est qu’un slogan pour Sa Cynique Majesté Royal ; ce n’est qu’un chiffon de papier pour LePost : un Kleenex à jeter.

    Contre la rétention d'information

    VOIR et ENTENDRE
    (wat.tv, puisque LePost est défaillant…)

    La presse censure la presse

    Qui censure qui ?

  • i>télé a-t-il fait retirer la video du site LePost ?
    LePost a-t-il cédé sans lutter aux pressions du PS en retirant cette video peu flatteuse ?

  • François Chérèque dénonçait justement le « rapace » Besancenot qui avec le NPA fait le tour des entreprises en difficultés pour soulever les salariés contre les patrons victimes de la crise. La CFDT condamne l’exploitation du malheur par les partis politiques. Fort bien !
  • Mais alors ne devrait-il pas tourner sa colère -probablement « saine »- contre le Don Juan Hamon et l’aile gauche du PS qui fait de la surenchère de mauvais aloi avec le Che-Besancenot ?

    LePost adopte donc un profil bas militant et courageux, tout à l’honneur de la presse de gauche, donneuse de leçons et garante exclusive de l’insolence rédactionnelle actuellement en vogne et de la liberté d’expression.