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jeudi 18 juin 2015

Le quinquennat de François Hollande est-il toujours utile ? s'interroge Philippe Bilger

Y a-t-il un président à l'Elysée ?

A mi-mandat, François Hollande semble déjà en campagne pour 2017

La faute au quinquennat. Doit-on le remettre en cause? Le magistrat s'interroge.

Depuis plusieurs semaines, le président de la République multiplie les déplacements. François Hollande revient tout juste d'Algérie, où il a rencontré son homologue, Abdelaziz Bouteflika.  Le week-end dernier, il était à Bordeaux pour le Salon du vin et aujourd'hui il se rend à un salon consacré aux PME. " Comment ne pas être frappé durant le mandat de François Hollande par le fait que, durant trois ans, il a présidé bien ou mal et que, maintenant, depuis quelques mois, il est totalement en campagne présidentielle", affirme Philippe Bilger.

Pour le magistrat honoraire, "la France ne peut pas se permettre d'avoir aujourd'hui un président qui n'est plus un président, mais un candidat et qui bat la campagne, fait des déplacements-éclair, des entreprises aux manifestations sportives, sans autres ambitions que de renouer avec les Français".

Hollande occupe le terrain de la gauche

"Lorsqu'on désire nouer avec les Français et que c'est la seule obsession, alors que l'on doit présider avec ce qu'il faut de courage, de lucidité et d'impartialité, eh bien, on se dit peut-être que le quinquennat dans la version de François Hollande est une véritable catastrophe pour la France." Pour le magistrat, l'ambition de François Hollande est claire : "Coaguler la gauche, faire qu'aucun candidat dissident ne se présente." Philippe Bilger va plus loin : "Son désir n'est plus véritablement de s'occuper des intérêts de la France."
VOIR et ENTENDRE cet-ex-magistrat promouvoir le septennat non renouvelable:

jeudi 1 janvier 2015

Elysée: le cabinet de François Hollande s'est vidé

Que reste-t-il du cabinet originel à mi-mandat?

De nouveaux départs au cabinet de Hollande, version toilette sèche

François Hollande se voit sans cesse contraint de remanier son cabinet.
Ce n'est pas le seul cas de découragement au sommet de l'État. La directrice de cabinet de François Hollande, Sylvie Hubac, jette l'éponge: elle a abandonné ses fonctions "à la fin de cette année."  En poste depuis mai 2012, membre de la promotion Voltaire de l'ENA, comme le président de la République et conseillère d'État, Sylvie Hubac a repris sa liberté et sera remplacée par le préfet Thierry Lataste à partir du 5 janvier. A 60 ans, l'homme a été directeur de cabinet de Manuel Valls au ministère de l'Intérieur. Dans le passé, il a aussi participé à la négociation de l'accord de Nouméa en 1998, puis a été Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie. Constance Rivière, auditrice promue maître [maîtresse?] des requêtes au Conseil d'État, conseillère au cabinet du président de la République, à 33 ans,sur les questions d'administration et service public, va, de son côté, monter en grade, après seulement un an à l'Elysée et sans aucune expérience professionnelle. Elle est nommée directrice adjointe du cabinet. 

L'Élysée a aussi annoncé le départ de Philippe Léglise-Costa, membre du pôle diplomatique de l'Élysée, a souhaité être déchargé de ses fonctions au cabinet du Président de la République", a expliqué l'entourage du président. F. Hollande l'a recasé avec la charge de "conduire une réorganisation du suivi des affaires européennes afin de renforcer la cohérence de l'action du gouvernement dans ce domaine, les échanges avec les institutions européennes, ainsi que les liens avec tous les acteurs concernés". 

Ce mouvement intervient quelques mois après le vaste remaniement du mois de juin. À l'époque, quelques jours après le départ de Pierre-René Lemas, secrétaire général, une demi-douzaine de conseillers avait quitté la présidence de la République. David Kessler, chargé de la Culture, Thierry Rey, conseiller en charge des Sports et Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint, avaient pris le large vers la banque Rothschild pour se constituer une rente.

Qui reste-t-il de l'équipe de mai 2012?


A son arrivée à l'Élysée, François Hollande avait installé une équipe de proches, avec Pierre-René Lemas et Sylvie Hubac sa directrice de cabinet. Les deux étaient issus de la promotion Voltaire de l'ENA. Avec eux, Philippe Leglise-Costa incarnait son monsieur "Europe", avec le succès que l'on sait, mais il a rapidement cristallisé une large part des critiques sur la soumission de Hollande à l'Union européenne.

Parmi la trentaine de collaborateurs, 
 Aquilino Morelle, un proche d'Arnaud Montebourg, a été viré de son poste de conseiller politique, comme son modèle, mais pour consommation excessive de biens de consommation élyséens et de cirage, ainsi qu'abus de brosse à reluire sur son lieu de travail. Depuis, le petit marquis a quitté le sommet de l'État au milieu d'une polémique sur ses relations avec des laboratoires pharmaceutiques et sur son train de vie aux dépens du prince. Il menace maintenant de publier un livre annoncé comme une véritable bombe à fragmentation. 

Le principal conseiller diplomatique était Paul Jean-Ortiz, décédé à l'été 2014.
 

Face à la pénurie, F. Hollande a rappelé son ex-secrétaire général adjoint, qui n'est autre que... Emmanuel
Macron, dont il a fait son ministre de l'Économie, en remplacement du précédent, Arnaud Montebourg, lequel avait fait de la "gauche molle" son âme damnée. 

Les abandons de poste à la présidence de la République laissent Hollande désemparé. A la presse et à la communication, François Hollande avait choisi Christian Gravel, les (larges) oreilles de Manuel Valls. Mais il a lui aussi quitté l'Élysée pour rejoindre le Service d'information du gouvernement. (SIG). 
Le responsable de la cellule web, Romain Pigenel ne gère plus non plus l'agenda du chef de l'État.
Hollande avait nommé le préfet Pierre Besnard chef de cabinet en mai 2012. Parti aussi, en juillet 2013, pour devenir préfet des Hautes-Alpes. 

Parmi ceux qui restent, Hélène Le Gal, madame "Afrique" de François Hollande, ainsi que son collègue Emmanuel Bonne, Constance Rivière, qui est donc montée en grade, le professeur Olivier Lyon-Caen, conseiller santé et recherche médicale, Michel Yahiel, conseiller social, et une petite poignée d'autres conseillers mineurs. Mais la grande majorité de l'équipage initial a quitté le pédalo.

jeudi 6 novembre 2014

Série noire des chiffres catastrophiques de Hollande à mi-mandat

Hollande est-il rééligible en 2017 avec ...10% d'éternels ravis ?

A mi-mandat, seulement 13% des Français trouvent le bilan de François Hollande positif
, selon un sondage BVA pour L'Obs.
François Hollande est-il encore en capacité de retrouver la confiance des Français ? Il s'y efforcera jeudi soir, lors d'une émission sur TF1. Cependant rien n'est moins sûr, tant les chiffres de notre sondage BVA-"l'Obs", réalisé à l'occasion de sa mi-mandat, dressent un tableau d'une noirceur sans pareil. Une avalanche de chiffres inquiétants.

# 13% seulement jugent le bilan de Hollande positif

Les Français portent sur les deux ans et demi passés d'Hollande à l'Elysée un jugement sans appel : seulement 13% estiment que son bilan est positif, contre 87% qui le jugent négatif, dont 55% "très négatif". C'est là un score très inférieur à celui mesuré pour son prédécesseur à mi-mandat. En octobre 2009, 38% des Français jugeaient le bilan de Nicolas Sarkozy positif.

# 8 Français sur 10 sont déçus

François Hollande a déçu 81% des Français. C'est 13 points de plus qu'en mars 2013.

# 69% des sympathisants de gauche trouvent son bilan négatif

François Hollande ne recueille plus guère de soutiens au sein de son électorat. Seulement un électeur sur trois du premier tour de la présidentielle de 2012 juge son bilan positif (37%), un chiffre qui tombe à un électeur du second tour sur quatre (27%).
 Les trois-quarts des personnes qui ont voté pour François Hollande au second tour de la présidentielle se disent déçus (76%,+32 points par rapport à mars 2013). 

# 6% jugent la politique de Hollande efficace contre le chômage

Seuls 6% des Français considèrent que la politique menée par François Hollande en matière de lutte contre le chômage a été plutôt bonne. 92% la jugent mauvaise. "François Hollande a très largement déçu ses électeurs qui lui reprochent une action politique inefficace sur les objectifs centraux de son quinquennat", observe Erwan Lestrohan, directeur d'études de BVA Opinion.
Mais les critiques sont majoritaires quelque soit le sujet, y compris l'éducation, qui recueille le score le moins médiocre (27%).

# 21% pensent que Hollande est compétent 

Seulement 21% des Français jugent que François Hollande est compétent (15 points de moins qu’en avril 2013). Seuls 14% pensent qu’il explique bien son action et 10% qu’il est dynamique. Signe d’une incapacité à fédérer unanimement perçue, seuls 10% des Français estiment que François Hollande est rassembleur, soit encore 17 points de moins qu’en avril 2013.

# 18% pensent qu'il peut encore redresser la situation

Le quinquennat en est seulement à la moitié. Mais seulement 18% des Français pensent que François Hollande pourra redresser la situation de la France au cours des deux années et demi qui lui restent.

# 10% souhaitent qu'il se représente

Seulement 10% des Français souhaitent que François Hollande brigue un second mandat en 2017. Et ils sont 56% à penser qu’il ne se représentera pas. Le rejet massif est même partagé par son socle électoral de 2012, les sympathisants du Parti socialiste (67%), les personnes qui avaient voté pour lui au premier (71%) et au second tour (77%) de l'élection présidentielle.
- Enquête réalisée les 3 et 4 novembre par internet auprès d'un échantillon de 1.335 personnes recrutées par téléphone, représentant la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).



mercredi 5 novembre 2014

Mi-mandat: vote sanction contre Obama

Le parti démocrate perd le contrôle du Sénat américain

Les Républicains se sont assuré mardi la maîtrise des deux chambres du Congrès
 
en prenant le contrôle du Sénat lors des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, ce qui devrait fortement limiter la marge de manoeuvre de Barack Obama pour ses deux dernières années de présidence.

Le mécontentement des électeurs contre la politique du chef de l'Etat démocrate a facilité la tâche des Républicains. Les améliorations du système de santé des Américains (seulement dix millions des 319 000 000 habitants des USA bénéficient d'une assurance santé) et de l'économie américaine - grâce au gaz de schiste - n'ont pas contrebalancé la gestion des conséquences aux Etats-Unis de l'épidémie d'Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest, le manque de détermination dans la lutte au Proche-Orient contre l'Etat islamique ou l'échec de sa politique de soutien à l'Ukraine face à Poutine.

Les Républicains ont remporté des sièges dans des Etats où les démocrates étaient favoris

Ainsi des états du sud comme la Caroline du Nord, tandis que leur chef de file,
Mitch McConnell, sénateur du Kentucky, est réélu au terme d'une rude bataille face à la démocrate Alison Lundergan Grimes, devenant le chef de la nouvelle majorité à la chambre haute.
Les Républicains devraient obtenir au moins 52 sièges sur les 100 du Sénat dont un tiers (36) était renouvelé mardi.

Pour la première fois depuis les élections de 2006, les Républicains contrôleront les deux chambres lors de l'entrée en fonction du nouveau Congrès en janvier prochain.
Les républicains avaient besoin de six sièges pour contrôler le Sénat. Mardi en fin de soirée, ils en avaient sept.

La bascule de la victoire s'est faite quand la Républicaine de l'Iowa, Joni Ernst, a été déclarée gagnante contre le démocrate Bruce Braley et que le Républicain Thom Tillis a battu le sénateur sortant démocrate Kay Hagan en Caroline du Nord, état que Barack Obama avait qualifié de crucial. "Si nous perdons la Caroline du Nord, alors nous perdons le Sénat. Et si nous perdons le Sénat, alors les républicains seront maîtres du programme", avait déclaré le président métis.
Les Démocrates ont également perdu l'Arkansas, le Colorado, le Dakota du Sud, le Montana et la Virginie-Occidentale.
Les Républicains devraient comme prévu conserver la majorité à la Chambre des représentants. Selon le site internet de la chaîne de télévision NBC, le Grand Old Party (GOP) remporterait 242 sièges à la Chambre, plus ou moins huit sièges, contre 233 actuellement.
Parmi les sièges gagnés par les républicains, la victoire d'un jeune élu, le représentant Tom Cotton, 37 ans, a été particulièrement remarquée. Il a battu le sénateur démocrate sortant de l'Arkansas Mark Pryor, malgré le soutien apporté à ce dernier en fin de campagne par l'ancien président démocrate Bill Clinton, qui fut gouverneur de l'Etat.
En Virginie-Occidentale, la républicaine Shelley Moore Capito, 60 ans, qui a effectué sept mandats à la Chambre des représentants, l'a emporté face à la démocrate Natalie Tennant. Le sénateur sortant, le démocrate Jay Rockefeller, ne se représentait pas après cinq mandats.
En Louisiane toutefois, la sénatrice démocrate sortante Marie Landrieu bénéficiera d'un second tour en décembre contre le républicain Bill Cassidy. En Géorgie, autre Etat très disputé, le Républicain David Perdue a évité un second tour contre la Démocrate Michelle Nunn, selon CNN.

A noter la contre-performance des candidates démocrates, notamment en Georgie, Géorgie, Kentucky et Virginie-Occidentale, alors qu'à 69 ans en 2016, Hillary Clinton pourrait être la candidate démocrate à la présidence.

Les 435 élus de la Chambre des représentants étaient entièrement renouvelés lors de ces élections de mi-mandat, lors de laquelle 36 sièges de gouverneurs étaient également en jeu.
Le Grand Old Party (GOP) a également remporté des postes de gouverneurs dans les Etats où les démocrates étaient donnés gagnants et notamment dans l'Etat d'origine de Barack Obama, l'Illinois.

Une période de cohabitation difficile s'ouvre pour Barack Obama. 

"Le message des électeurs est clair: ils veulent que nous travaillions ensemble", a déclaré Harry Reid, le chef des démocrates au Sénat qui a en outre appelé Mitch McConnell pour le féliciter. "J'ai hâte de travailler avec le sénateur McConnell pour que des choses soient faites pour la classe moyenne," a-t-il déclaré. Le président a, sans tarder, convoqué les chefs de file démocrate et républicain des deux chambres pour une réunion à la Maison blanche vendredi. 

Mitch McConnell est prêt à jouer un rôle constructif de rééquilibrage
"Il est temps de redresser ce pays. Je ne m'attends pas à ce que le président se réveille demain et considère le monde différemment (...). Il sait que moi non plus. Mais nous avons tous les deux une obligation de travailler ensemble sur les questions sur lesquelles nous pouvons être d'accord" a-t-il observé lors de son discours de réélection dans le Kentucky.

lundi 3 novembre 2014

Mi-mandat : 97% des Français estiment que Hollande a échoué

Hollande fait la quasi unanimité sur son incompétence

A mi-mandat, l
a quasi-totalité des Français estiment qu' François Hollande a "plutôt" échoué 

en matière d'emploi (97%), et sept sondés sur dix font "plus confiance" à la politique socio-libérale de Manuel Valls "pour décider des grandes orientations en matière économique et sociale", selon un sondage publié lundi.
A la question "le président de la République a-t-il jusqu'à présent plutôt réussi ou plutôt échoué", seules 3% des personnes interrogées répondent que le président a "plutôt réussi" dans le domaine de l'emploi, selon un sondage Odoxa pour RTL, contre 97% qui répondent qu'il a "plutôt échoué".

En matière de fiscalité, 88% des sondés jugent que François Hollande a "plutôt échoué"

contre seulement 12% qu'il aurait "plutôt réussi". Ils sont 78% à estimer qu'il a "plutôt échoué" en ce qui concerne la politique familiale, et 22% à avoir "plutôt réussi".

71% des personnes interrogées font "plutôt" confiance à Manuel Valls

Parmi les sympathisants de gauche, 94% considèrent que le chef de l'État a "plutôt échoué" dans le domaine de l'emploi, tandis que 5% maintiennent qu'il a "plutôt réussi". 
72% disent qu'il a "plutôt échoué" dans le domaine fiscal (27% qu'il a "plutôt échoué") 
et 55% qu'il a "plutôt échoué" dans la politique familiale (44% qu'il a plutôt réussi). 

100% des sympathisants de droite affirment qu'il a échoué dans l'emploi, 98% dans la fisalité, et 94% dans sa politique familiale.

Par ailleurs, 71% des sympathisants interrogées déclarent faire "plus confiance" à Manuel Valls qu'au président "pour décider des grandes orientations en matière économique et sociale". 
22% des sympathisants font "plus confiance" à François Hollande, et 7% ne se prononcent pas.

Si on considère l'ensemble des sympathisants de gauche, PS et extrême gauche, François Hollande devance son Premier ministre avec 49% contre 45% (6% ne se prononcent pas), mais Manuel Valls inspire davantage confiance à 87% des sympathisants de droite (7% ne se prononcent pas).

"Plutôt" morose l'avenir de la France avec Hollande pendant encore plus de deux ans...