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samedi 13 décembre 2014

Ukraine: le Congrès US vote à Obama la fourniture d'armes offensives

Les marchands d'armes Obama et Hollande menacent-ils la paix du monde?

Le Congrès américain a voté vendredi une augmentation de l’aide militaire à l’Ukraine, avec la fourniture d'armes mortelles 

Escalade militaire : jusqu’à présent Washington fournissait seulement du matériel d’assistance à Kiev (radars antimortiers ou gilets pare-balles). 
A l'unanimité, les parlementaires autorisent désormais la livraison de munitions ou encore de drones. Le budget dégagé par le Congrès pour renforcer le soutien militaire américain à l’Ukraine s'élève maintenant à 350 millions de dollars sur trois ans.  
Alors que la dernière trêve annoncée mardi n'a pas empêché les combats de se poursuivre dans l'est de l'Ukraine, Kiev a salué un vote historique. Tournée vers l'Occident pour cause de faillite économique, depuis des mois, l'Ukraine réclame de surcroît un renfort en armement à ses alliés occidentaux.

La loi prévoit par ailleurs de nouvelles sanctions économiques contre la Russie

Le président américain est poussé à accorder ses actes à ses paroles
Barack Obama est acculé à prendre ses responsabilités en décidant ou non de promulguer le texte, après avoir déclaré qu'il n’est pas favorable à la livraison d’armes offensives à l’Ukraine. Et il a qualifié d’erreur de calcul l’idée selon laquelle le renforcement, encore et encore, des sanctions, finirait par faire céder Vladimir Poutine. 
Moscou, de son côté, a immédiatement réagi en accusant le Congrès de vouloir détruire le peu de coopération qui subsiste entre les deux pays.

Dans ce numéro de duettistes, le président n'est pas officiellement favorable à la livraison d'armes offensives et, suivant la méthode Hollande consistant à pousser des commissions ad hoc et des comités divers d'experts dévoués à décider pour lui,  Barack Obama souhaiterait coordonner les sanctions avec ses partenaires européens...
Une menace sur la paix qui sera probablement au cœur des discussions entre le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov, qui doivent se rencontrer ce lundi 15 décembre à Rome.

Une bonne année pour la France

Alors que le sort des livraisons de deux navires porte-hélicoptères Mistral russes n'est pas scellé,
Le Drian annonce 6,9 milliards d'euros de commandes de matériels militaires en 2013. Contre 4,8 milliards en 2012: les affaires reprennent ! Des annonces de ventes d'armes -non concrétisées- au Liban (3 milliards), à l'Arabie saoudite (4 milliards), à l'Inde (9 milliards) et à d'autres pays encore (Émirats arabes unis, Qatar, entre autres) font en outre briller les boules du Sapin de Bercy.

La croissance pourrait venir de l'extérieur...
Visite-éclair d'acclamations de
Hollande au Mali (février 2013)
En trois ans, le va-t-en-guerre socialiste a engagé trois opérations militaires extérieures: le 11 janvier 2013 au Mali, le 5 décembre de la même année en Centrafrique et le 19 septembre dernier dans le ciel de l'Irak, contre l'État islamique. Début septembre 2013, si Washington et Londres n'avaient pas déclaré forfait, le schizophrène français aurait ordonné aux avions français de bombarder la Syrie pour "punir" Bachar el-Assad d'avoir utilisé des armes chimiques.
Plus belliqueux que ses prédécesseurs, le 23 septembre dernier à New York, la "gauche molle" a eu des paroles particulièrement martiales pour déclarer "la guerre contre le terrorisme" et rappeler solennellement que la France ne céderait à "aucun chantage, aucune pression, aucun ultimatum". 
Depuis, le dernier otage français aux mains des terroristes d'Aqmi a été échangé contre 4 djihadistes maliens, "compensation" et non "rançon", mais monnaie d'échange inéquitable qui dresse le Mali contre des pratiques rappelant la période sombre de la ...colonisation.

mercredi 5 novembre 2014

Mi-mandat: vote sanction contre Obama

Le parti démocrate perd le contrôle du Sénat américain

Les Républicains se sont assuré mardi la maîtrise des deux chambres du Congrès
 
en prenant le contrôle du Sénat lors des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, ce qui devrait fortement limiter la marge de manoeuvre de Barack Obama pour ses deux dernières années de présidence.

Le mécontentement des électeurs contre la politique du chef de l'Etat démocrate a facilité la tâche des Républicains. Les améliorations du système de santé des Américains (seulement dix millions des 319 000 000 habitants des USA bénéficient d'une assurance santé) et de l'économie américaine - grâce au gaz de schiste - n'ont pas contrebalancé la gestion des conséquences aux Etats-Unis de l'épidémie d'Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest, le manque de détermination dans la lutte au Proche-Orient contre l'Etat islamique ou l'échec de sa politique de soutien à l'Ukraine face à Poutine.

Les Républicains ont remporté des sièges dans des Etats où les démocrates étaient favoris

Ainsi des états du sud comme la Caroline du Nord, tandis que leur chef de file,
Mitch McConnell, sénateur du Kentucky, est réélu au terme d'une rude bataille face à la démocrate Alison Lundergan Grimes, devenant le chef de la nouvelle majorité à la chambre haute.
Les Républicains devraient obtenir au moins 52 sièges sur les 100 du Sénat dont un tiers (36) était renouvelé mardi.

Pour la première fois depuis les élections de 2006, les Républicains contrôleront les deux chambres lors de l'entrée en fonction du nouveau Congrès en janvier prochain.
Les républicains avaient besoin de six sièges pour contrôler le Sénat. Mardi en fin de soirée, ils en avaient sept.

La bascule de la victoire s'est faite quand la Républicaine de l'Iowa, Joni Ernst, a été déclarée gagnante contre le démocrate Bruce Braley et que le Républicain Thom Tillis a battu le sénateur sortant démocrate Kay Hagan en Caroline du Nord, état que Barack Obama avait qualifié de crucial. "Si nous perdons la Caroline du Nord, alors nous perdons le Sénat. Et si nous perdons le Sénat, alors les républicains seront maîtres du programme", avait déclaré le président métis.
Les Démocrates ont également perdu l'Arkansas, le Colorado, le Dakota du Sud, le Montana et la Virginie-Occidentale.
Les Républicains devraient comme prévu conserver la majorité à la Chambre des représentants. Selon le site internet de la chaîne de télévision NBC, le Grand Old Party (GOP) remporterait 242 sièges à la Chambre, plus ou moins huit sièges, contre 233 actuellement.
Parmi les sièges gagnés par les républicains, la victoire d'un jeune élu, le représentant Tom Cotton, 37 ans, a été particulièrement remarquée. Il a battu le sénateur démocrate sortant de l'Arkansas Mark Pryor, malgré le soutien apporté à ce dernier en fin de campagne par l'ancien président démocrate Bill Clinton, qui fut gouverneur de l'Etat.
En Virginie-Occidentale, la républicaine Shelley Moore Capito, 60 ans, qui a effectué sept mandats à la Chambre des représentants, l'a emporté face à la démocrate Natalie Tennant. Le sénateur sortant, le démocrate Jay Rockefeller, ne se représentait pas après cinq mandats.
En Louisiane toutefois, la sénatrice démocrate sortante Marie Landrieu bénéficiera d'un second tour en décembre contre le républicain Bill Cassidy. En Géorgie, autre Etat très disputé, le Républicain David Perdue a évité un second tour contre la Démocrate Michelle Nunn, selon CNN.

A noter la contre-performance des candidates démocrates, notamment en Georgie, Géorgie, Kentucky et Virginie-Occidentale, alors qu'à 69 ans en 2016, Hillary Clinton pourrait être la candidate démocrate à la présidence.

Les 435 élus de la Chambre des représentants étaient entièrement renouvelés lors de ces élections de mi-mandat, lors de laquelle 36 sièges de gouverneurs étaient également en jeu.
Le Grand Old Party (GOP) a également remporté des postes de gouverneurs dans les Etats où les démocrates étaient donnés gagnants et notamment dans l'Etat d'origine de Barack Obama, l'Illinois.

Une période de cohabitation difficile s'ouvre pour Barack Obama. 

"Le message des électeurs est clair: ils veulent que nous travaillions ensemble", a déclaré Harry Reid, le chef des démocrates au Sénat qui a en outre appelé Mitch McConnell pour le féliciter. "J'ai hâte de travailler avec le sénateur McConnell pour que des choses soient faites pour la classe moyenne," a-t-il déclaré. Le président a, sans tarder, convoqué les chefs de file démocrate et républicain des deux chambres pour une réunion à la Maison blanche vendredi. 

Mitch McConnell est prêt à jouer un rôle constructif de rééquilibrage
"Il est temps de redresser ce pays. Je ne m'attends pas à ce que le président se réveille demain et considère le monde différemment (...). Il sait que moi non plus. Mais nous avons tous les deux une obligation de travailler ensemble sur les questions sur lesquelles nous pouvons être d'accord" a-t-il observé lors de son discours de réélection dans le Kentucky.