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vendredi 20 novembre 2015

Fabius, sur un siège éjectable

Hollande serait sur le point de débarquer Laurent Fabius

Fabius est-il encore approprié au Conseil constitutionnel ?

Fabius en action
Si le plus vieux ministre du gouvernement Valls esquive à l'évocation de son prochain largage de l'exécutif, après la Cop21, un faisceau d'indices interpelle. De nombreux collaborateurs du ministre quittent leur poste ou cherchent une reconversion. Ainsi, sa conseillère en communication, Marianne Zalc-Muller, tenterait de rejoindre le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Son conseiller au développement du commerce extérieur, Grégoire Chauvière Le Drian, serait aussi prêt à partir, tout comme Sima Kammourieh, une autre conseillère. Le directeur et le directeur de cabinet adjoint du ministre auraient, eux, déjà trouvé des postes dans des ambassades. De quoi accréditer la thèse de la succession de Laurent Fabius  à Jean-Louis Debré pour la présidence du Conseil constitutionnel, au mois de mars prochain.

Jean-Louis Debré quittera alors ses fonctions. 
Il reviendra alors à François Hollande de choisir le nouveau président du Conseil constitutionnel. Si Michel Sapin s'est récemment dit intéressé pour intégrer l'institution - mais alors pourquoi pas Bruno Le Roux ! -, le nom de Laurent Fabius circulait encore beaucoup en septembre, selon Le Figaro. Le "deal" entre le Président et son actuel ministre des Affaires étrangères aurait même été passé quelques mois avant la victoire de 2012, assurait le quotidien. Mais la politique diplomatique de la France est la cible de critiques répétées que les événements de terrorisme renforcent. Au boulet de l'affaire du sang contaminé, Fabius a ajouté son aveuglement sectaire anti-Poutine à l'origine de tant de blocus et de blocages qui ont favorisé le développement de l'Etat islamique et la multiplication des attentats djihadistes. Fabius n'a pas seulement le sang contaminé sur les mains. Le Conseil constitutionnel offert en bâton de maréchal à Fabius serait un signal fort de l'indécence socialiste au sommet de l'Etat.  

Les tournants sécuritaire et militaire de Hollande relèguent Laurent Fabius dans la coulisse

La diplomatie pro-rebelles sunnites et anti-Assad du ministre des Affaires étrangères de Hollande a signé son échec et Laurent Fabius sa disgrâce. Quand la guerre devient l’alpha et l’oméga du gouvernement. Le ministre est sanctionné à l'intérieur sur sa politique de va-t-en-guerre à l'extérieur. Outre qu'il est déconsidéré par le retour dans le cénacle occidental de Poutine qu'il a combattu dur la scène internationale, Fabius fait les frais d'un nouveau revirement de  François Hollande sur le dossier syrien. Imposée par les faits de  terrorisme djihadiste meurtrier sur le sol national,  la toute dernière doctrine officielle a viré à  l’adoption d’un positionnement sécuritaro-militaire tous azimuts sur le plan intérieur et l’espace politique dévolu au patron de la diplomatie française s'est réduit. "Il n’est ni au premier rang, ni sur la photo. Il est totalement hors du jeu," commente, amer, un conseiller ministériel.
Il y a d’abord, bien sûr, le net rétropédalage présidentiel sur le départ du président syrien Bachar Al-Assad. Après en avoir fait un préalable non négociable, le lundi 16 novembre dans son adresse au congrès réuni à Versailles, Hollande  a finalement désigné l’Etat islamique (EI ou Daesh) comme l’adversaire numéro un de la France. Une rupture avec la ligne ardemment défendue, de longue date, par L. Fabius, en substance : ni Bachar Al-Assad ni l’EI. 
L'influence néfaste de Fabius a commencé de reculer en septembre, mais un peu tard, quand le président Hollande a amorcé son virage, acceptant d’ordonner des premières frappes aériennes sur les positions islamistes de Syrie...
VOIR et ENTENDRE Ulysse Gosset, éditorialiste international pour BFMTV, a tenté de justifier le rétropédalage forcé du  chef de la diplomatie française sur la lutte contre les djihadistes de l'Etat islamique en Syrie (Grand Angle, du 29 septembre 2015, présenté par Jean-Baptiste Boursier, sur BFMTV):


Le ministre de la Défense sent le vent tourner.
Dans l'affaire de l'annulation de la vente de Mistral à la Russie, Jean-Yves Le Drian avait pesé lourdement. Or, depuis qu'il est avéré que l’avion de ligne russe qui a explosé en vol au-dessus de l’Egypte le 31 octobre, faisant 224 morts, a été la cible d'un attentat revendiqué par l’EI et depuis les carnages du vendredi 13 novembre contre des rassemblements de foules à Paris, désormais, Moscou et Paris ont cause commune qui leur permet d'invoquer la légitime défense pour agir militairement contre l’EI en Syrie.

Poutine s’affirme toujours plus comme un partenaire incontournable dans la grande alliance contre l’EI.
L'allié russe ordonne à sa marine de se coordonner avec le porte-avions français Charles de Gaulle, les prémices d’une alliance. 
Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, évoque désormais un "transition politique" prochaine en Syrie. 
Mais, tandis que la coopération entre les forces russes, qui soutiennent Bachar al-Assad, et les armées américaine et française se concrétise sur le théâtre syrien,  les deux navires de guerre Mistral que Hollande a refusé à Poutine auraient pu contribuer à l'anéantissement  de Daesh et à la sécurité de Paris, le vendredi 13 dernier....
Le septuagénaire du Quai Branly peut maintenant retourner au néant de sa catalepsie chronique. Sans passer par la case Conseil constitutionnel. 

vendredi 11 septembre 2015

Navires Mistral: le démontage des équipements russes prendra quatre mois pour rien

Emblématique: le chantier travaillera à blanc jusqu’en janvier

Méthode Pénélope Hollande: faire et défaire pour maintenir les détenteurs d'un emploi

Les démontages des équipements spécifiques des besoins de la Russie sont la conséquence de la rupture de contrat par Hollande des deux navires de guerre commandés par Poutine. Les Mistral sont restés la propriété de la France depuis que Hollande a refusé de les livrer malgré un engagement  qui liait Paris et Moscou. Stationnés dans le port de Saint-Nazaire dans l'attente d'un repreneur, ils sont actuellement dépouillés de toutes les options commandées par la Russie.  

Ce chantier de démontage devrait durer jusqu’en janvier, selon des informations transmises par un haut responsable français à des parlementaires. Des équipes d’ingénieurs et de techniciens russes, assistées d’équipes techniques françaises, sont à Saint-Nazaire pour effectuer ces travaux. Si le coût de ce nouveau chantier n’est pas encore connu, Louis Gautier, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, a fait savoir, lors d’auditions parlementaires organisées mardi à huis clos, que le montant total des indemnisations à verser au constructeur DCNS devrait grimper à 1,1 milliard d’euros, en attendant une éventuelle revente des navires. Cette estimation inclut notamment des frais de gardiennage et de maintien en état opérationnel des navires – qui s’élèvent à 2 millions d’euros par mois.   

Le gouvernement avait jusqu’à présent prétendu que l’annulation de la vente coûterait moins de 1 milliard d’euros à la France
Le montant exact de la facture avait fait l’objet d’une controverse, notamment après la publication d’informations de l’hebdomadaire satirique français Le Canard enchaîné. Pour un contrat initial de 1,2 milliard d’euros, il évaluait l’addition à 2 milliards d’euros en comptant une série de coûts annexes – frais de modification et de gardiennage des navires notamment, ainsi que l’annulation du contrat de maintenance. 

Négociateur français avec Moscou dans ce dossier, L. Gautier a toutefois nié cette information du Canard Enchaîné, qualifiant le montant d' "absurde". 

Le député Les Républicains Thierry Mariani avait évalué l’addition autour de 1,5 à 1,6 milliard d’euros, tenant compte notamment du coût de "dérussification" des navires, c’est-à-dire le retrait des équipements aux normes russes. 

L’accord de compromis avec Moscou, le 5 août, porta d'abord sur 949,7 millions d’euros à verser par la Banque de France à la Banque de Russie. Cette somme inclut l’avance de 893 millions d’euros versée par la partie russe, plus un montant de 56,7 millions d’euros payé par l’Etat français, qui couvre notamment des frais de formation de marins russes.
Après les mois d'obstination de Hollande, la France s'est retrouvée avec la "pleine propriété et la libre disposition" des deux navires sur les bras, dès le début août. 

La marine française n’ayant pas l’intention de les garder, restrictions budgétaires obligent, Paris s’est mis en quête de nouveaux acquéreurs. Selon le négociateur français, le Canada, l’Inde, Singapour, mais surtout l’Egypte auraient exprimé leur intérêt "sérieux" pour les navires. Un responsable français anonyme avait même lancé au début de septembre que l’Egypte mène des discussions avec "une partie du financement [qui] viendra de pays du Golfe".
Depuis plus d'un mois, le mystère s'épaissit sur les intentions de ces repreneurs potentiels. 
Aucun des quatre ne semble pressé de conclure et, dans le meilleurs des cas, il faut s'attendre à un bradage. 

    

mercredi 12 août 2015

Gabegie sur les Mistral: Les Républicains réclament une commission d'enquête

Un scandale de plus pour le quinquennat Hollande

Et si la France ne parvient pas à revendre les deux porte-hélicoptères de guerre ?

L'affaire des Mistral pourrait bien devenir l'un des dossiers embarrassants de la rentrée gouvernementale. En période de tension budgétaire, la facture finale de la rupture de contrat de livraison à la Russie de ces deux bâtiments militaires, qui restent en rade sur les quais de Saint-Nazaire, alimente nécessairement les réactions de la classe politique. Tout au moins les responsables vigilants.

A gauche, on a défendu l'accord trouvé avec Moscou pour atténuer les effets du comportement de Hollande et régler au moindre coût possible le contentieux franco-russe qui va entrer dans son 10e mois. 

Selon Claude Bartolone, invité d'i-télé ce mercredi, Manuel Valls lui aurait assuré qu' "on s'en tire bien". 
Avouant toutefois ne pas avoir le détail des chiffres, le président de l'Assemblée nationale a poursuivi sa charge contre le premier ministre estimant que la plus grande transparence "sera indispensable" dans ce dossier...

Négocié "directement" entre François Hollande et Vladimir Poutine, l'accord avec la Russie qui, selon l'Elysée, se verra remboursée d'un peu moins d'un milliard d'euros - plus de deux fois plus selon les informations du Canard enchaîné -, doit encore être ratifié par le Parlement après un passage fin août en Conseil des ministres. "J'ai eu une longue discussion avec le premier ministre et il m'a dit (...) que l'ensemble des chiffres seront annoncés et officialisés à la rentrée", a annoncé Claude Bartolone. Dans ce dossier, a-t-il polémiqué, "il est normal que le gouvernement donne la facture au centime d'euro près"

L'opposition de droite est restée vigilante au beau milieu de la torpeur estivale 

"Honte à François Hollande aux décisions diplomatiques néfastes pour la France et très coûteuses pour les Français qui doivent en payer très cher le prix !", a écrit l'eurodéputée LR Nadine Morano sur sur compte Facebook. Le journal Le Parisien réagit en étrillant l'opposition, considérant que la droite qui joue son rôle, "ne pouvait manquer l'occasion d'étriller le chef de l'Etat et le gouvernement."

Guillaume Larrivé, député LR de l'Yonne a posté sur Twitter : "L'affaire des Mistral est un mensonge d'Etat : Hollande cherche à cacher le prix colossal que devront payer les contribuables français."

Dénonçant la politique de François Hollande et de son ministre de la Défense les conduisant à
"entretenir un flou inacceptable"
Les Républicains sont bien décidés à connaître le coût de "cette décision qualifiée par beaucoup d'irresponsable, compte tenu de ses multiples conséquences"
Dans un communiqué publié ce mercredi, ils réclament "une Commission d’enquête parlementaire" afin de "vérifier les chiffres qui devraient être communiqués prochainement au Parlement."
Dans un communiqué, le Front national estime que "les révélations parues dans la presse sur le coût astronomique de la facture supportée par le contribuable dans le cadre du refus de François Hollande de livrer les navires Mistral à la Russie, d’un montant supérieur à deux milliards d’euros, sont d’une gravité sans précédent et ajoutent de l’indécence à l’ineptie de cette décision", s'indigne le parti de Marine Le Pen. En conséquence, le FN appelle à la démission du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.



La gauche extrême reste en vacances...

A EELV, Jean-Vincent Placé intrigue pour prendre la place laissée vacante au gouvernement par le ministre du "Travail", François Rebsamen, qui a préféré déclarer forfait dans la lutte contre le chômage et abandonner les chômeurs au profit des habitants de Dijon. JV. Placé au travail  Travail, c'est à voir avant de mourir... Pour l'heure, il accourt, ventre à terre...

Mais quid de Jean-Luc Mélenchon et du Parti communiste? La mise en péril des salariés du chantier naval de Saint-Nazaire les laisse-t-il indifférents?

samedi 8 août 2015

Aux sanctions européennes, la Russie riposte par un embargo et la destruction des marchandises infiltrées

Le bras de fer se durcit entre Poutine et Obama

Les fruits, les légumes et la viande importés d'Europe étaient censés rester bloqués à la frontière
depuis que certains pays occidentaux ont décidé  en 2014 de sanctions contre la Russie, le président russe a riposté en lançant un nouveau défi aux pays hostiles.

"Vladimir Poutine entend décourager les importations en provenance de l'Europe."  Les mêmes qui accusent la Russie de l'annexion de la Crimée, territoire de l'Empire russe depuis le XVIIIe siècle et de l'URSS de 1922 à 1991, n'hésitent pas aujourd'hui à inverser les données historiques: Obama et ses courtisans, Hollande et Cameron, ont tenté de punir Poutine et d'affamer le peuple en déclenchant des sanctions économiques, militaires, technologiques et énergétiques. Le crash du vol MH 17 dans l'est de l'Ukraine a joué un rôle déclencheur des hostilités de Washington et Bruxelles à l'encontre de la Russie, "qui refuse de reconnaître que l'Ukraine peut suivre sa propre voie", selon le Grand Satan Barack Obama en fin de bail à la Maison Blanche, qui refuse cette liberté aux russophones de Crimée.

C'est dans ces circonstances que, malgré les critiques de Washington et de Londres, Hollande a d'abord exprimé son besoin de livrer tout de même un porte-hélicoptères Mistral, négocié en 2011 et déjà payé par les Russes, subissant bon gré mal gré la pression de ses alliés sur le second, en fonction de l'attitude russe, tandis que l'Allemagne entendait préserver ses intérêts dans le secteur énergétique et que la Grande-Bretagne refusait de saborder la place financière de Londres, très accueillante aux capitaux russes.
La Crimée et Sébastopol sont particulièrement réprimés. Dans ces deux zones, les Etats membres de la coalition occidentale pro-ukrainienne interdisent les nouveaux investissements d'entreprises de leurs pays dans les infrastructures de transports, de télécommunication et dans le secteur de l'énergie. Egalement interdits, les investissements destinés à l'exploitation du gaz, du pétrole et des ressources minérales.

La Russie riposte par un embargo
Décrété le 6 août 2014 par Vladimir Poutine, l'embargo devait avoir une durée d'un an, mais concerne toujours l'ensemble des produits alimentaires, notamment la viande, le poisson, les produits laitiers et les fruits et légumes, très largement français. La valeur des produits touchés par l'embargo est estimée dans un premier temps à 9 milliards de dollars. Les effets de l'embargo sont compensés par les importations russes depuis les pays amis défavorables aux sanctions américaines, dont notamment le Brésil, le Chili, l'Argentine ou encore la Biélorussie. L'embargo stimule même les producteurs locaux russes.

V. Poutine entend décourager les importations en provenance de l'Europe

La Russie détruit les marchandises entrées en fraude.
Les cargaisons qui essaient de contourner l'embargo russe sont saisies et détruites. Des kilos de porc danois ont ainsi été jetés au feu et des camions entiers de fromages européens broyés par les douanes russes. Depuis jeudi 6 août et le dépassement du délai d'un an, au lieu de les renvoyer dans leur pays d'origine, la Russie détruit désormais les produits alimentaires en provenance des pays occidentaux, qu'ils soient saisis à la frontière ou dans les magasins. "Il n'y a aucune étiquette, aucune information sur le producteur, aucune date de fabrication ou d'expiration. Ces produits sont dangereux et impropres à la consommation", explique Andrei Panchenko, le représentant de l'agence nationale de surveillance sanitaire

Une mesure de dissuasion
Avec ces premiers contrôles sanitaires, Vladimir Poutine espère décourager les importations clandestines. La propagande occidentale n'hésite pas à faire parler des anonymes authentiques, s'ils ne sont pas inventés. "Je pense qu'un pourrait trouver un moyen d'utiliser cette nourriture au lieu de la brûler", estimerait un consommateur auquel le secret des sources permet de prêter les mots du journaliste. Une pétition pour que ces aliments soient donnés à des organisations humanitaires a été lancée. Quelle association ? Un collectif, peut-être? Elle aurait déjà réuni plus de 300.000 signatures en moins de 24 heures. 
La déontologie professionnelle autorise l'intox.

jeudi 6 août 2015

Accord avec Poutine sur les Mistral: l'opposition dénonce la politique de Hollande et Fabius

La majorité se félicite-t-elle de 1,5 Mds de pertes ?

L'agence de presse d'Etat pointe, non pas le fiasco de Hollande, 
mais... l'opposition de droite !

L
a presse partisane française joue un rôle que ne renierait pas l'URSS 
Un contrat perdant-perdant pour la France
"Plusieurs élus de droite et d'extrême droite ont dénoncé jeudi l'accord annoncé la veille au soir entre Paris et Moscou sur la non-livraison des navires Mistral par la France à la Russie." Voilà que l'AFP s'extasie d'un "accord" avec le grand Satan Poutine sur l'annulation unilatérale d'une promesse de deux ventes de navires de guerre : on se pince ! 

Derrière l'agence de presse militante, Libération n'est que trop ravi de s'aligner: "Accord Mistral: droite et extrême droite critiquent Hollande... Le journal socialiste Le Monde parle même de "saga", certes "controversée", mais sans mentionner en titre le coût de cet "épilogue," annonçant la fermeture de l'incident...

Au Front national, donc, Marine Le Pen -"qui a souvent pris position pour la Russie depuis le début de la crise ukrainienne à l'origine de la décision de la France d'annuler la vente des deux Mistral à Moscou", rappelle l'AFP- "dénonce" dans un communiqué "une faute lourde de François Hollande, qui porte gravement atteinte à la crédibilité même de la France." "La France socialiste refuse de livrer des navires à la Russie mais équipe l'Arabie saoudite et le Qatar. Quelle honte!", s'indigne quant à lui, le député européen FN Louis Aliot dans un tweet. Une "faute lourde" qui n'appelle aucun développement de la "centrale" de presse... A l'AFP, on ne s'indigne que des critiques de l'opposition...

L'accord fait aussi "bondir" chez Les Républicains. "Hollande a cédé et la France obéit aux USA et à l'Europe. Jour de deuil pour ce qu'il  reste ["ce qui reste", en français] de notre indépendance nationale...", a-t-il souligné par tweet dès mercredi soir le député des Français de l'étranger, Thierry Mariani, "qui a récemment voyagé en Crimée à l'invitation de la Russie", insinue la presse fielleuse d'Etat. Aucune erreur de Fabius et Hollande ne fait "bondir" l'AFP.

"Que valent désormais les engagements pris par la France s'il suffit d'un claquement de doigts des États-Unis, de l'Allemagne et de la Pologne pour remettre en cause notre parole ?", "abonde" Nicolas Dupont-Aignan, président du parti souverainiste Debout la France, dans un communiqué.

L'addition sera d'environ 1,5 à 1,6 milliards (...) payés par le contribuable français"

Thierry Mariani a livré une contre-expertise du coût de l'annulation de cette livraison, avançant "jeudi matin, sur France Inter, que c'est  "bien plus que le montant évoqué par le gouvernement". L'AFP ne conteste pas, mais passe la parole au PS.

Le Parti socialiste a en revanche salué jeudi matin "une bonne nouvelle, qui satisfait les deux parties"... Pour le parti gouvernemental qui n'est pas à une contre-vérité près, l'accord permet à la France d'honorer "sa parole et sa réputation". 

Le ministre de la Défense a affirmé sur RTL que le montant exact sera inférieur au prix d'achat initial de 1,2 milliard d'euros. "Le Parlement recevra bientôt [sic, mais pas avant la rentrée parlementaire] le montant exact du remboursement, annoncé déjà comme étant inférieur au coût initial des deux bâtiments de guerre", assure dans un communiqué le parti, se faisant l'écho de l'engagement de Jean-Yves Le Drian, qui semble avoir lui-même besoin de temps pour développer une thèse foireuse pour sa défense.

"Quel gâchis que le dossier des remboursés à la Russie : la parole, la signature et les finances mises à mal", a également déploré l'ancien ministre Xavier Bertrand, député Les Républicains de l'Aisne, dès mercredi soir sur twitter.

Eric Ciotti, député Les Républicains des Alpes-Maritimes, a de son côté dénoncé jeudi matin sur Sud Radio une "aberration", un "scandale" et une "dilapidation d'argent public". "Isoler la Russie, comme nous le faisons aujourd'hui, me paraît induire notre politique étrangère vers une impasse; nous avons besoin de la Russie, notamment pour combattre Daesh (l'organisation État islamique, terme rejeté par Fabius, inspirateur du fiasco de Hollande) en Irak et en Syrie", a-t-il déclaré.

Les Mistral confisqués à Poutine: un coûteux dédit de l' "audacieux" Hollande

Bataille de chiffres sur le montant du dédommagement versé par Hollande à Poutine

Le fiasco de la politique de Fabius a un coût pour l'Etat   les Français
Hollande implore le ciel pour la clémence de Poutine
Le pouvoir menteur minimise les pertes pour les finances publiques. Et question transparence, la majorité est une nouvelle fois prise en défaut. 
Il est interdit de nommer le grand Satan avec lequel Hollande a passé un "accord", vanté par la presse et le montant exact de la somme versée par la France à Poutine est tellement minimisé qu'il a créé la polémique. Il "sera communiqué au parlement", dans cinq semaines au plus tôt, a tenté d'éluder le ministre de la Défense. Jean-Yves Le Drian a indiqué que le montant pourrait être inférieur à 1,2 milliards. Mais des élus de l'opposition dénoncent le trucage du calcul de l'indemnité de dédit, du fait d'un Hollande en mal respectabilité, sa fiabilité dût-elle en souffrir. Désormais, la parole du petit politicien rond de l'Elysée est totalement dévaluée, partout où la presse étrangère est libre. 

La presse hexagonale relaie les "éléments de langage" officiels
La France et la Russie ont trouvé un "accord" avec Poutine, se félicite-t-elle, dès mercredi soir, en militante protégée par le parrain de l'Elysée.  Sa présentation des faits est biaisée car, selon elle, il n'est jamais question de rupture de contrat: tout au plus, cet accord "met un terme au contrat de vente des deux Mistral", sans que soit identifié celle des deux parties qui ne respecte pas sa signature. 

La presse partisane positive le comportement de Hollande. 
"Paris va donc récupérer "la pleine propriété, après avoir "intégralement" remboursé Moscou. 

Le ministre de la Défense peut mentir sans être contredit. Interrogé sur RTL, Le Drian précise qu'il n'y a plus de contentieux entre les deux pays. "La France remboursera à la Russie l'ensemble des frais engagés pour l'acquisition de ces bateaux. Leur prix initial était de 1,2 milliards d'euros. Le prix de l'accord, qui est le meilleur possible, sera inférieur, puisque la Russie sera remboursée des engagements financiers qu'elle a pu mobiliser", explique-t-il, suggérant que Poutine peine à honorer la facture. Ce n'est plus de la rouerie politicienne ordinaire, c'est -en toute impunité- du mensonge caractérisé à la face des électeurs et des contribuables: cette tromperie de l'opinion est un délit de forfaiture, un crime contre la république. 

La bataille sur la vérité des chiffres a commencé

Un coup de sabot de l'âne au prix du caviar
Plusieurs élus de l'opposition opposent une facture autrement plus salées. Invité de Sud Radio, le député Les Républicains (LR), Eric Ciotti parle d'une "faute absolue", "d'un scandale". Sur Twitter via son compte, il s'interroge même sur le rôle des Etats-Unis : "on a l'impression que dans cette affaire le Président Hollande s'est soumis au dictat américain. #Mistral". 

Egalement député LR, Thierry Mariani a évalué jeudi "l'addition" des navires Mistral non livrés à la Russie à "environ 1,5 milliard à 1,6 milliard" d'euros, soit nettement plus que le chiffre avancé par le gouvernement. "Je pense, sans trop de risque de me tromper, que l'addition sera d'environ 1,5 milliard à 1,6 milliard (...) payés par le contribuable français", s'est-il indigné sur France Inter. "J'aurais voulu un peu plus de transparence", a déclaré Th. Mariani, qui s'est rendu le mois dernier en Crimée pour défendre le choix de la Russie par ses habitants russophones, il y a plus d'un an, contre l'oppression des rebelles ukrainiens au pouvoir à Kiev. Détail de l'histoire que la presse ne peut ignorer: le député est membre de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale.

"On a eu un communiqué sans aucun chiffre de l'Elysée", a-t-il souligné. "Quel sera le coût final de cette opération?", a interrogé l'ancien ministre des Transports. "Très probablement donc ce chiffre d'1,2 milliard, en gros, remboursé aux Russes. (... ) Ca, c'est l'option minima", explique

La question est donc désormais de savoir à qui la France va pouvoir revendre ses deux Mistral. 
L'ancien ministre fait valoir que pour pouvoir revendre les navires, il faut ajouter à ce chiffre,  le coût de leur "dérussification", soit "200 à 300 millions", une partie des équipements à bord (télécommunications notamment) étant aux normes russes.

Avant de trouver un nouveau propriétaire, il faudra engager des frais d'entretien. 
L'audacieux capitaine de pédalo,
porte hélicoptères de guerre
de la communication
Jean-Yves Le Drian se veut (assez) confiant ce jeudi matin: "Un certain nombre de pays, ils sont nombreux, ont fait connaître leur intérêt pour ces bateaux", a-t-il raconté au micro de RTL. Or, "quand il y a du flou, c'est qu'il y a un loup", a mis en garde la Ch'tite Aubry. "Il est souhaitable de le faire le plus rapidement possible", a-t-il admis. "On ne pouvait pas le faire tant que le contentieux n'était pas réglé avec la Russie,  se justifie-t-il. "C'est le cas (...) Il n'y a plus de contentieux". 

Mais deux navires de guerre à quai coûtent cher. Entre l'entretien et les places dans le port de Saint-Nazaire, la facture s'élève à un peu moins de 5 millions d'euros par... mois, selon les informations d'Europe 1. Le gouvernement Valls a donc tout intérêt à les vendre rapidement. Les Français ont quant à eux tout intérêt à ce que Hollande ne les brade pas...

Une question taraude pourtant les citoyens vigilants: 
pourquoi la Russie aurait-elle renoncé à réclamer 1,2 milliards d'euros à la France pour les deux Mistral non-livrés? 
Quelle contrepartie secrète Poutine a-t-il arrachée à l' "audacieux" Hollande pour ce compromis? "Audacieux" ne veut-il pas aussi dire "hasardeux"? 

samedi 13 décembre 2014

Ukraine: le Congrès US vote à Obama la fourniture d'armes offensives

Les marchands d'armes Obama et Hollande menacent-ils la paix du monde?

Le Congrès américain a voté vendredi une augmentation de l’aide militaire à l’Ukraine, avec la fourniture d'armes mortelles 

Escalade militaire : jusqu’à présent Washington fournissait seulement du matériel d’assistance à Kiev (radars antimortiers ou gilets pare-balles). 
A l'unanimité, les parlementaires autorisent désormais la livraison de munitions ou encore de drones. Le budget dégagé par le Congrès pour renforcer le soutien militaire américain à l’Ukraine s'élève maintenant à 350 millions de dollars sur trois ans.  
Alors que la dernière trêve annoncée mardi n'a pas empêché les combats de se poursuivre dans l'est de l'Ukraine, Kiev a salué un vote historique. Tournée vers l'Occident pour cause de faillite économique, depuis des mois, l'Ukraine réclame de surcroît un renfort en armement à ses alliés occidentaux.

La loi prévoit par ailleurs de nouvelles sanctions économiques contre la Russie

Le président américain est poussé à accorder ses actes à ses paroles
Barack Obama est acculé à prendre ses responsabilités en décidant ou non de promulguer le texte, après avoir déclaré qu'il n’est pas favorable à la livraison d’armes offensives à l’Ukraine. Et il a qualifié d’erreur de calcul l’idée selon laquelle le renforcement, encore et encore, des sanctions, finirait par faire céder Vladimir Poutine. 
Moscou, de son côté, a immédiatement réagi en accusant le Congrès de vouloir détruire le peu de coopération qui subsiste entre les deux pays.

Dans ce numéro de duettistes, le président n'est pas officiellement favorable à la livraison d'armes offensives et, suivant la méthode Hollande consistant à pousser des commissions ad hoc et des comités divers d'experts dévoués à décider pour lui,  Barack Obama souhaiterait coordonner les sanctions avec ses partenaires européens...
Une menace sur la paix qui sera probablement au cœur des discussions entre le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov, qui doivent se rencontrer ce lundi 15 décembre à Rome.

Une bonne année pour la France

Alors que le sort des livraisons de deux navires porte-hélicoptères Mistral russes n'est pas scellé,
Le Drian annonce 6,9 milliards d'euros de commandes de matériels militaires en 2013. Contre 4,8 milliards en 2012: les affaires reprennent ! Des annonces de ventes d'armes -non concrétisées- au Liban (3 milliards), à l'Arabie saoudite (4 milliards), à l'Inde (9 milliards) et à d'autres pays encore (Émirats arabes unis, Qatar, entre autres) font en outre briller les boules du Sapin de Bercy.

La croissance pourrait venir de l'extérieur...
Visite-éclair d'acclamations de
Hollande au Mali (février 2013)
En trois ans, le va-t-en-guerre socialiste a engagé trois opérations militaires extérieures: le 11 janvier 2013 au Mali, le 5 décembre de la même année en Centrafrique et le 19 septembre dernier dans le ciel de l'Irak, contre l'État islamique. Début septembre 2013, si Washington et Londres n'avaient pas déclaré forfait, le schizophrène français aurait ordonné aux avions français de bombarder la Syrie pour "punir" Bachar el-Assad d'avoir utilisé des armes chimiques.
Plus belliqueux que ses prédécesseurs, le 23 septembre dernier à New York, la "gauche molle" a eu des paroles particulièrement martiales pour déclarer "la guerre contre le terrorisme" et rappeler solennellement que la France ne céderait à "aucun chantage, aucune pression, aucun ultimatum". 
Depuis, le dernier otage français aux mains des terroristes d'Aqmi a été échangé contre 4 djihadistes maliens, "compensation" et non "rançon", mais monnaie d'échange inéquitable qui dresse le Mali contre des pratiques rappelant la période sombre de la ...colonisation.

dimanche 7 décembre 2014

Mistral: rencontre surprise et capitulation de Hollande face à Poutine à Moscou

Fillon confirme ses contacts avec l'Elysée

Hollande, premier dirigeant occidental à mettre un terme à la cabale contre Poutine 
depuis le début de la crise ukrainienne

Le va-t-en guerre français a pris l'initiative de rencontrer le président russe infréquentable... Qu'a-t-il donc à lui vendre pour s'abaisser ainsi ?

La visite-surprise aura duré 1h30 à l'aéroport. Quelle était donc l'urgence justifiant cette escale impromptue -de nuit- au retour d'une visite au Kazakhstan ? Le tête-à-tête n'était pas prévu à l'agenda officiel, mais côté russe, on parlait d'une "vraie visite de travail", au prétexte de l'épineuse crise ukrainienne en toile de fond de la question de l'embargo français en premier plan, puisque la France refuse d'honorer la commande russe d'un navire de guerre Mistral pourtant prêt à la livraison promise fin novembre.

Hollande sur son chemin de Damas 


La crise ukrainienne cristallise toutes les tensions autour de la Russie. François Hollande s'est prévalu de l'isolement dans lequel les pays occidentaux maintiennent la fière Russie du fait de la préférence de Kiev pour l'Union européenne sur la Russie, en dépit de sa population russophone. "Nous devons éviter qu'il y ait d'autres murs qui viennent (nous) séparer", assure maintenant le Président français, premier dirigeant occidental à venir à Moscou depuis le début de la crise ukrainienne. Ces bons sentiments expliquent-ils à eux seuls ce revirement du fier-à-bras socialiste. La presse française se trouve prise à contre-pied, elle qui prétendait jusqu'ici que quand "les troupes de l'armée ukrainienne en route vers l'est du pays" mènent "une 'opération anti-terroriste' contre les militants pro-russes".

Vladimir Poutine est accusé d'annexion de l'Ukraine entière, après avoir répondu à l'appel à l'aide de la Crimée et pour son soutien aux séparatistes ukrainiens de langue russe. Si le président russe espère "une amélioration", François Hollande exigeait "non pas simplement des avancées, mais des résultats". Or, depuis hier, il juge que "la désescalade est aujourd'hui possible". Qu'est-ce qui a bien pu motiver ces propos de Hollande ? L'homme fort du Kremlin assure certes vouloir "une fin immédiate du bain de sang", mais le cessez-le-feu lors des accords de Minsk, le 5 septembre dernier, et la trêve n'ont guère duré, aux torts partagés des deux camps.

Hollande calme le jeu, avec la livraison des Mistral en tête


D'après le président russe, le sujet de la vente de Mistral n'a même pas été évoqué. Ce contrat signé en 2011 est devenu un casse-tête diplomatique depuis l'ingérence occidentale en Ukraine. Mieux, la situation est pour lui très claire: "Il y a un contrat, nous partons du principe qu'il sera respecté, sinon, nous espérons qu'on nous rendra l'argent que nous avons payé". 
Par soumission à Obama, Hollande a commis l'erreur de refuser de livrer le premier des deux navires Mistral que Paris a vendus à la Russie, un contrat qui déplaît aux Américains. 

Or, Hollande n'a pas les moyens de perdre le bénéfice des ventes de ces deux porte-hélicoptères et de payer des pénalités pour non-respect des engagements de la France. Trouverait-il preneur des deux navires qui lui resteraient sur les bras? La Chine achète tout ce qui passe à portée (arrivée des Chinois au capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac -à hauteur de 49,9%- ou du Club Méditerranée, avec une offre de 540,6 millions).

Vladimir Poutine accepte la main tendue de Hollande. 
Le vendredi 5 décembre, Moscou rappelait encore à la France qu'elle s'expose à des amendes et des dédommagements si la livraison n'est pas menée à son terme. Puis le Kremlin a facilité la démarche de Hollande, promettant qu'en cas de remboursement "nous n'aurons pas de requêtes particulières". 

Hollande est allé à Canossa



Le président socialiste est le premier chef de l'Etat occidental à faire pénitence en se rendant à Canossa Moscou depuis le début de la crise ukrainienne. Dix siècles après la reddition sans condition du souverain germanique Henri IV venu s'agenouiller devant le pape Grégoire VII pour lui demander de lever l'excommunication prononcée contre lui, Hollande capitule devant Poutine contre la livraison de deux navires de guerre. 

Hollande se rend à Moscou pour renouer
 le dialogue qu'il a rompu. Depuis son départ précipité du G20 de Brisbane en novembre à cause des critiques occidentales sur son soutien à la population ukrainienne menacée d'assimilation par les pro-européens de Kiev, Vladimir Poutine n'avait manifesté qu'indifférence pour les amis d'Obama.
Sous la pression économique et financière d'une rupture de contrat qui porterait atteinte à la parole de la FranceHollande est allé à Moscou faire amende honorable, au risque de provoquer la colère et le mépris de Washington. Comme l'a formulé le pénitent français, le marchand d'armes Hollande offre ainsi à Poutine de "saisir l'occasion" (sic) de réintégrer le cercle des grandes puissances. 
Le prochain voyage -avec escale- de la "gauche molle" à Kiev n'est pas pour demain...

A défaut de Hollande, les électeurs socialistes pourront voter Fillon


L'interlocuteur de Jean-Pierre Jouyet, n°2 de l'Elysée, François Fillon a adressé "un satisfecit" au président de la République, au sujet de sa rencontre avec Vladimir Poutine.
"J'ai appris que François Hollande allait faire un détour par Moscou pour rencontrer M. Poutine et défendre les positions de la France. Je félicite François Hollande pour cette initiative." 4


Fillon, éminence grise de Hollande ?
"Cela fait des mois que je lui demande", a expliqué l'ex-Premier ministre, petit mécano de l'axe UMP-PS. Pour ne pas donner raison au FN qui dénonce une hypothétique entente UMPS...