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dimanche 2 juin 2019

Redressement fiscal de deux membres du gouvernement sur trois en 2018

Mais ils ont des excuses, selon un universitaire partisan

Les deux tiers du gouvernement de Macron ont fraudé le fisc

Il est temps de déclarer vos impôts.
Ils ont été rattrapés par le fisc et ont subi un redressement fiscal l’an passé. 
Mais le président de l’Institut Sapiens (libéral) et porte-parole du think tank économique Fondation Concorde (centre droit), qui plus est professeur d’université - à Bordeaux, zone macronienne de non-droit -, l'omniprésent Olivier Babeau, 43 ans, considère que s''ils sont responsables, ils ne sont surtout pas coupables ! En effet, loin de s'indigner, il accuse l’impôt qui, en France, est décidément trop illisible, surtout pour cette "société civile" qui devait être exemplaire. Et c’est le contribuable qui en pâtit, observe cet auteur de L'Eloge de l’hypocrisie (2018).  

Le rapport 2018 de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique dévoilé par le Canard Enchaîné révèle que 21 ministres sur 35 ont dû "rectifier" leur déclaration d’impôt. [Car un ministre fraudeur bénéficie d'une "rectification fiscale" quand le citoyen écope d'un redressement...]

Les membres de l’exécutif ont un devoir d’exemplarité, mais ce ne sont que des hommes et des femmes ! On avait tendance à l'oublier, en les voyant parader en tête de leur cortège de hauts-fonctionnaires gris. Chargés de mettre en œuvre la volonté générale, la contrepartie du pouvoir qui leur est confié doit être une rigueur extrême dans le respect des règles qu’ils imposent aux autres, assure notre universitaire, le temps de son édifiant préambule. Evidemment, l’hypocrisie de ministres qui répètent à l’envi combien la fraude fiscale est une chose détestable, tout en rendant eux-mêmes des déclarations imparfaites, est révoltante, insiste-t-il, sur le ton du sachant. Mais il y a plus qu’une nouvelle illustration de la duplicité des puissants qui nous dirigent dans ces redressements massifs de 60 % du gouvernement. 
L’HATVP précise que tous les ministres concernés, sauf un, étaient de bonne foi, souligne bientôt notre vertueux. C'est l'amorce de son virage à 180 °... Car cet interlocuteur proche de la majorité présidentielle met en cause la fiscalité elle-même, plus que les contribuables, qui mériterait d’être redressée. Il pourrait même nous démontrer que Jérôme Cahuzac, ex-ministre du Budget, mais pourtant fraudeur fiscal condamné, serait finalement innocent : une erreur judiciaire. 
Laurent Fabius, autre socialiste impliqué dans l'affaire du sang contaminé (par le virus du VIH) était lui aussi de ces "responsables, mais pas coupables", blanchis d'un coup de baguette magique par Georgina Dufoix, ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale de Mitterrand, de 1984 à 1985, avec cette simple formule ("responsables, mais pas coupables"), alors que, sous leur autorité, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) avait sciemment distribué des produits sanguins contaminés. Laurent Fabius et Georgina Dufoix ont été relaxés le 9 mars 1999 par la Cour de Justice de la République, l’accusation d’homicide involontaire n'étant pas retenue à leur encontre.
En février 2016, François Hollande a nommé Fabius président du Conseil constitutionnel le 8 mars suivant. La marche en avant de nos 21 ministres fraudeurs du jour ne sera pas entravée.
Il est très difficile, même en étant de bonne foi, de respecter des règles que nul cerveau ne peut parfaitement connaître, assène O. Babeau

Avant la loi de Gérald Darmanin, d'autres tentatives ont voulu simplifier les démarches administratives françaises.
Notre impôt est devenu, à force d’empilement et de raffinements, un effrayant écheveau de règles incompréhensibles, explique-t-il. Le prélèvement à la source en a été le terrible exemple: mis en place avec le but initial de simplifier, il s’est traduit en pratique par un enchevêtrement à côté duquel les centrales nucléaires sont d’aimables mécanos pour enfant. Il est très difficile, même en étant de bonne foi, de respecter des règles que nul cerveau ne peut parfaitement connaître, juge Babeau, quand il s'agit d'hommes de pouvoir.

La complexité n’est pas seulement le produit du travail de fonctionnaires payés pour la créer, et dont l’efficacité est évaluée à l’aune de leurs idées d’impôts nouveaux. Elle a trois autres fonctions essentielles.
Son premier grand avantage est qu’en créant l’opacité, elle tient à distance. [Tout ce qui est abscons génère des experts qui exercent leur supériorité spécifique sur l'autre, qu'il soit béotien ou chirurgien]. Elle éloigne les importuns, débarrasse la bureaucratie des curiosités malsaines de citoyens prétentieux qui se mettraient en tête de la contester [les cabinets spécialisés font commerce de leur expertise en opacité], voire, les nouvelles technologies aidant, de la concurrencer. "Passez votre chemin, braves gens, semblent dire ces textes empilés, l’Etat veille sur vous du haut d’une expertise aux raffinements prodigieux dont vous ne pouvez même pas comprendre la divine efficacité." [Le monde étant bien fait, en l'occurrence, les 21 piégés sont des macroniens, les puissants méprisants du moment]. 
"Compliquer, c’est régner", écrit Jacques Bichot. La numérisation de l’administration n’y change rien. Les accès en ligne, moteurs de requêtes, forums de discussion, "questions fréquentes" ne parviennent pas à clarifier l’écheveau inouï des obligations, règles, régimes, exceptions qui s’appliquent aux administrés [Visent-ils cet objectif pédagogique ou plutôt l'érection d'une barrière de plus, marquant la distance et renforçant leur tranquillité]. Quiconque a déjà voulu créer une entreprise, faire une déclaration de revenus, verser un salaire à un employé ou pire encore travailler comme indépendant l’a expérimenté [le pékin n'a pas ce souci !]. Comprendre à qui l’on doit des cotisations et les calculer relève en soi de la gageure [il existe pour ça des experts, des comptables: ils sont aussi accessibles que les cabinets d'optimisation fiscale...]. Avoir fait dix ans d’études supérieures vous laissera absolument démuni face au Moloch administratif qui enchevêtre les caisses et a créé d’ahurissantes procédures de "cotisations préalables" assises sur les "revenus de l’année N-2" avec rattrapage à la clé et de cotisations partiellement déductibles [L'administration a sa part, mais le législateur aussi et le partage des responsabilités n'est pas à l'avantage de nos parlementaires].
Ces complications sont en réalité des tirs de barrage: elles signifient que nous devons nous en remettre entièrement au dieu Etat et à son clergé. Exactement comme, avant la Réforme, les fidèles chrétiens n’étaient pas censés comprendre les textes bibliques ni y avoir accès.
Dompter l'Administration, bien d'autres, avant Gérald Darmanin, l'ont tenté avec plus ou moins de succès tant sont fortes les réticences de la haute fonction publique. Dès les années 1990, plusieurs structures ont été chargées de faire fondre la paperasserie, comme la commission pour la simplification des formalités (1994), la commission pour les simplifications administratives, ou encore la Direction générale de la modernisation de l'Etat en 2005.
La mission de lutte contre l’inflation normative qui avait rendu son rapport le 26 mars 2013 a comptabilisé l’existence de
400.000 normes en France. L’enjeu de la simplification est donc de taille. Il s’agit d’alléger les procédures et les démarches administratives, mais aussi de limiter la production continue de normes. Or, en même temps que le gouvernement présente ses mesures de simplification, de nouvelles normes sont adoptées, créant de nouvelles obligations.
Tandis que la réforme de la fiscalité locale promise par Macron prend du retard, les 
5 milliards d'euros de baisse annoncée de l'impôt sur le revenu créera de nouvelles disparités entre les contribuables. 
Une entreprise française est sans doute le lieu le plus réglementé de l’histoire de l’humanité.
L’Etat a réservé à l’activité économique la fine fleur de son savoir-faire en matière de complication. Du droit du travail aux obligations sociales, en passant par les normes de sécurité et de représentation, les entreprises font face à des centaines, à des milliers d’obligations et de déclarations en tout genre. L’encadrement de l’activité économique représente la quintessence de l’esprit bureaucratique. Une entreprise française est sans doute le lieu le plus réglementé de l’histoire de l’humanité. Tout simplement.

Plusieurs économistes ont montré que la taille de l’Etat est inversement liée au degré d’influence directe des citoyens sur les résultats politiques. Autrement dit, plus l’Etat s’abstrait du contact avec les gens, plus il s’en éloigne, plus il grossit. Et, en grossissant, il peut aussi accroître cet éloignement, en plaçant entre lui et les citoyens l’impénétrable rideau de fumée de sa complexité. 

Cercle vicieux, donc. Abrité derrière les murailles des services, bureaux, commissions, agences, l’Etat peut grossir en paix, servir ses clientèles, organiser les spoliations légales et les redistributions préférentielles en toute impunité. Il faut que le système soit incompréhensible, car quiconque le comprendrait serait saisi d’effroi et d’indignation. La transparence provoquerait la révolution. Compris par les foules, le système  ne tiendrait pas trois jours.

L’administration a intérêt à rendre son système fiscal ambigu pour une deuxième raison: cela empêche l’évaluation. L’immense complexité de la machine parvient à jeter le doute sur son inefficacité. "Un moteur si complexe, des tuyauteries si finement réglées, des fils si magnifiquement tendus de toutes parts ne peuvent avoir été placés en vain", pense-t-on. Elle fait de la nocivité du système un sujet de débat et non un fait. Elle brouille les cartes: impossible d’identifier précisément que la plupart de ces complications ne servent à rien, comme ces amas de cordes qui semblent de terribles nœuds mais sur lesquels il suffit de tirer pour obtenir un fil. La complexité donne l’illusion de la précision de la machinerie fiscale, alors qu’elle n’est en réalité qu’éparpillement. Elle permet aussi de multiplier les prélèvements en plusieurs fois pour rendre le rançonnage moins douloureux: le revenu de notre travail est prélevé sous forme de cotisations patronales, de cotisations salariales, d’impôt sur le revenu et de TVA au moment de la consommation. Au bout du processus, c’est souvent 80 % de la valeur que vous avez créée qui vous a été confisquée, et cela sans (trop de) douleur. La complication est une bombe nucléaire d’asymétrie informationnelle que la puissance publique entretient avec passion à son propre profit.

Bercy est une forteresse si puissante qu’aucune remise en cause de notre jungle fiscale ne semble vraisemblable

Le troisième intérêt de la complexité fiscale est qu’il permet l’arbitraire. Il est par exemple à l’œuvre depuis longtemps dans les redressements liés à l’évaluation du patrimoine. Comment en effet évaluer la valeur d’un appartement que l’on ne vend pas? L’administration propose sans vergogne — cas réel qui m’a été rapporté — de redresser la valeur de votre rez-de-chaussée sur cour en la comparant à celle des appartements situés en étage élevé avec une vue magnifique… L’arbitraire tient aussi une place désormais reconnue à travers le fait qu’il est possible de sanctionner des montages fiscaux où dominerait l’intention d’optimisation [de même que les députés de la majorité présidentielle ont accordé aux préfets le pouvoir d'arrestation préventive, ce qui a produit l'effet immédiat, dès décembre 2018, de 50 heures de garde à vue, ponctuées de nombreuses humiliations, pour... une paire de lunettes de protection et un "mini fumigène"]. L’Etat s’autorise à sonder les cœurs en jugeant des buts d’une action et en la punissant quand bien même elle respecte les règles.

Nos gouvernants qui protègent [?] notre système fiscal tout en étant victimes [c'est du Babeau ! Nul n'est censé ignorer la loi, hormis au gouvernement ?] de ses roueries souffrent d’une sorte de syndrome de Stockholm, selon Olivier Babeau [les ministres sont des victimes, mais le contribuable de base est un mauvais payeur, un odieux réfractaire à la solidarité nationale ?]. 
"C’est bien là le drame", tente de nous convaincre Babeau [même si le drame est plutôt celui vécu par le citoyen qui ne peut payer sans se priver, alors qu'un secrétaire d'Etat au Commerce extérieur de Hollande, Thomas Thévenoud, joueur de Scrabble en séance de l'Assemblée, peut opposer une "phobie administrative" (2014) et se voir condamner pour une fraude fiscale de 2012 à du sursis en janvier 2016]. 
Bercy est une forteresse si puissante, la dépendance de notre Etat à l’égard de ceux [parlementaires et ministres potentiels] qui assurent les recettes de son fonctionnement [sic] est si absolue, qu’aucune remise en cause de notre jungle fiscale ne semble vraisemblable.

Le "monde nouveau" de Macron fait du sur-place
En réponse à 20Minutes qui s'interroge gravement : "Les 21 ministres rattrapés par le fisc sont-ils de mauvais contribuables ?, Sibeth Ndiaye, porte-parole du Gouvernement, Philippe, et Amélie de Montchalin, secrétaire d’Etat chargée des Affaires européennes, répondent : ces ministres étaient "de bonne foi". 
Solidarité nationale, non, mais solidarité gouvernementale, oui.

Qui sont ces 21 ministres "exemplaires" de Macron ?
Nul ne saura ! Le secret est mieux gardé que celui des livraisons d'armes de la France au Yémen en guerre...
Seul le cas Laura Flessel nous est donné en pâture. 
Résultat de recherche d'images pour "denis colovic"L'affaire commence lors de la nomination de l'ancienne escrimeuse au gouvernement, en mai 2017. Comme chaque nouveau ministre, elle est soumise à un contrôle fiscal supervisé par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Les comptes du couple, ainsi que ceux de la société dont ils sont conjointement actionnaires, sont alors minutieusement épluchés. L'entreprise, créée en 2006 pour gérer les droits à l'image de la quintuple médaillée olympique, dite "la guêpe" attire l'attention de l'administration fiscale. 
Cette dernière s'interroge sur d'importantes sommes d'argent qui transitent depuis le compte de la société jusque sur celui des époux Laura Flessel-Denis Colovic. "Des revenus qui n'ont par ailleurs pas été déclarés au fisc et alimentent donc un soupçon d'abus de bien social", indique Le Monde.
La société, Flessel & Co, a fait l'objet d'une "dissolution anticipée", le 30 septembre 2017. 
Depuis l'info est verrouillée.

mardi 12 mars 2019

Conseil constitutionnel: exit Lionel Jospin

Les nouveaux venus au Conseil constitutionnel, Alain Juppé, Jacques Mézard et François Pillet, ont prêté serment à ...l'Elysée

Dernier jour de Lionel Jospin comme membre de cette institution, lundi 11 mars 
Le socialiste - et trotskiste - Jospin, en mai 2017
Ils font leur entrée au Conseil constitutionnel mardi 12 mars: l’ancien premier ministre Alain Juppé, l’ancien ministre Jacques Mézard et l’ancien sénateur LR François Pillet prêtent serment devant le président de la République, lundi 11 mars à la mi-journée, au palais de l'Elysée.

Les trois nouveaux membres du Conseil doivent participer mardi à une audience publique pour l'examen deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), dont le recours à des tests osseux pour déterminer l’âge de jeunes migrants.

Trois personnalités cèdent la place, rue de Montpensier, lundi 11 mars, à minuit : l’ancien conseiller de François Mitterrand et ancien ministre Michel Charasse, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010 ; l’ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin, nommé en 2015 pour terminer le mandat de Jacques Barrot, décédé ; et l’ancien parlementaire (RPR-UMP) Jean-Jacques Hyest, nommé en 2015 pour achever le mandat d’Hubert Haenel, décédé.

"Servir encore et différemment la République"

A 81 ans, Lionel Jospin – qui se présentait en 1999 comme "un dogmatique qui évolue, un austère qui se marre et un protestant athée" – voit son mandat au Conseil constitutionnel expirer. A 77 ans, il avait accepté la proposition de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, de le nommer parce qu’il s’agissait de ne siéger "que pendant quatre années", pour terminer le mandat de Jacques Barrot, ancien ministre centriste. Un 'Sage' est habituellement nommé pour une durée de neuf ans et ne peut être reconduit.

"Si je l’ai acceptée, c’est qu’exercer une telle fonction serait pour moi un honneur et me permettrait, différemment que par le passé, de servir encore la République, dans le plein respect de ses valeurs et de ses règles, mais dégagé de l’esprit partisan et animé d’un esprit d’impartialité", déclarait Lionel Jospin devant la commission des lois de l’Assemblée nationale qui l’auditionnait le 17 décembre 2014.

Lionel Jospin va-t-il sortir de sa réserve ?
A l’ancien candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2002, cette nomination a permis de boucler son parcours. Après son échec retentissant dans le scrutin présidentiel, dont il avait été exclu du second tour, Lionel Jospin avait quitté la vie politique et n’avait plus exercé de responsabilités et de mandats. Sauf en 2012, quand il avait présidé, à la demande du président François Hollande, une commission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique.

Rue de Montpensier, où il croisait son ancien rival Laurent Fabius, président de l'institution depuis trois ans, Lionel Jospin a strictement respecté un droit de réserve. Que fera-t-il de sa parole retrouvée ? Aura-t-il envie de s’exprimer sur l’avenir de la gauche ? Quand il était premier ministre durant la cohabitation de 1997 à 2002, Lionel Jospin était le chef de la majorité plurielle, alliance des partis composant la gauche (PS, PCF, radicaux, chevènementistes souverainnistes, écologistes). De cet 'ancien monde', il ne reste désormais que des formations guettées par un risque "populiste", alors qu'elles réclament plus de proportionnelle....

mercredi 23 janvier 2019

Européennes : Le Drian pour mener la liste LREM ?

Le "monde nouveau" de Macron prend un coup de vieux...

Ou comment se débarrasser de Le Drian en douceur

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A l'approche des élections européennes, LREM se cherche toujours une tête de liste. Selon les informations de RTL, celle-ci pourrait être incarnée par l'actuel ministre des Affaires étrangères et de l'Europe. 


Mais le septuagénaire est, comme qui dirait, "usé, vieilli, fatigué" (de Jospin à Chirac, 2002). Impliqué dans l'affaire des passeports diplomatiques que le Quai d'Orsay - comme l'Elysée -  a négligé de récupérer auprès de Benalla, Le Drian semble au bout du rouleau. 
Peut-il encore servir à porter la liste  présidentielle aux Européennes et débarrasser le gouvernement ? C'est ce qu'espèrent quelques impétrants à sa succession. Si la liste ne brillait pas autant que promis par les entreprises commerciales de sondages, la faute incomberait au renégat socialiste. Un pari gagnant-gagnant de l'Elysée. 

L'idée aurait été suggérée par la désignation du trio de chefs de file annoncés par les adversaires politiques de LREM, suppute la journaliste de RTL, Pauline de Saint-Rémy. Il s'agirait de prendre le contre-pied des adversaires en opposant un vieux grigou aux candidats jeunes et peu expérimentés que sont: Jordan Bardella, 23 ans, pour le Rassemblement national (RN), François-Xavier Bellamy, 33 ans, pressenti pour Les Républicains (LR) et Manon Aubry, 29 ans, tête de liste pour la France insoumise (LFI), qui font le pari de la jeunesse et de la reconstruction de partis ébranlés par l'illusion Macron. Le parti majoritaire à l'Assemblée pourrait "jouer la carte de l'expérience", envisage la journaliste, dans sa tête, comme on parie aux courses.



Ce raisonnement trouve aussitôt ses limites, si on n'écarte pas d'office Benoît Hamon. En décembre 2018, le candidat de Génération.s, 52 ans, a annoncé sa candidature à la tête d'une liste d' "alliance citoyenne" : avec LFI, le Front de gauche et le PCF ?

"Il [Le Drian] serait un super choix car il peut 'junioriser' les têtes de liste de l'opposition", confie un ministre de tout premier plan, dont Le Monde voile l'identité. L'ancien ministre de François Hollande reste la personnalité préférée des Français au gouvernement Philippe. Selon un sondage Opinionway pour LCI publié dimanche, Jean-Yves Le Drian recueillerait 48 % d'opinions positives et progresserait de deux points, sans qu'on sache pourquoi : il suffit sans doute que son nom soit connu, depuis  28 ans (1991); son visage l'est déjà beaucoup moins.



Le Drian a pour habitude de se déclarer "non intéressé"

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Après Fabius, la place des narcoleptiques est plutôt
au Conseil constitutionnel
L'entourage de l'intéressé assure que le sujet n'est pas à l'ordre du jour : "il a déjà été candidat à treize élections, il en a gagné douze, ce n'est pas le sujet". Le raisonnement est-il cohérent ? Ca ressemble plutôt à un encouragement à concrétiser la demande...

A l'été 2018, Jean-Yves Le Drian avait balayé l'idée, près d'une année à l'avance : "J'ai lu ça; ce n'est pas dans mes projets. Je suis ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Cette tâche m'a été confiée par le président Macron; j'essaye de l'assurer le mieux possible," avait-il juré sur franceinfo, en langue de bois. 


Parallèlement, les noms de deux femmes auraient été opposés aux hommes de LR et du RN :  Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique, et de la navigatrice Maud Fontenoy auraient également été cités. Cette dernière serait toutefois jugée trop proche du maire de Nice, Christian Estosi. 
Reste Marlène Schiappa. S'il vous plaît, envoyez-la loin, si Strasbourg est assez loin...

mardi 4 septembre 2018

Prélèvement de l'impôt à la source: "Si personne n'est prêt à Bercy, il faut virer tout le monde !"

Le coup de "Kärcher" de Christophe Barbier 

L'ex-directeur de rédaction de l'hebdomadaire L'Express se radicalise !

Il estime qu'un abandon du prélèvement de l'impôt à la source "relèverait de l'incompétence totale". Selon ce coupeur de têtes, il impliquerait même "la démission immédiate" du ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Alors que la réforme annoncée depuis Hollande sur le prélèvement de l'impôt à la source était en marche sur des oeufs, Christophe Barbier, éditorialiste, rappelle que cette réforme "a été lancée par Laurent Fabius en 2000, et elle a été reprise sous le quinquennat précédent".

"Si personne n'est prêt, il faut faire un massacre à Bercy"


Et Barbier d'ajouter, dans cette hypothèse : "Cela relèverait de l'incompétence totale - on passe des spots de pub à la télévision, et les courriers arrivent dans les foyers. Ils nous disent qu'ils sont prêts, alors il faut y aller. Il faut virer tout le monde !".

"J'espère que [la grande prudence d'Emmanuel Macron] est un grand bluff du président pour détourner l'attention et dire aux Français 'je vous protège, je demande des réunions supplémentaires pour être sûr que vous n'aurez pas de mauvaise surprise au mois de janvier', commente encore ce quinqua qui, après avoir épousé une mère de deux enfants issue du métissage (une mère française et un père marchand indien), avança en 2012, que "l'immigration est une bonne chose pour la France, une très bonne chose pour la vitalité française".

Si c'est par crainte que les Français, en voyant leur fiche de paie, aient peur et que la consommation s'effondre, que le gouvernement commence à communiquer sur l'idée que l'argent que d'habitude les salariés mettent de côté pour payer leur tiers prévisionnel de 2018, ils n'en auront pas besoin en 2019, puisqu'ils ne seront pas imposés [un an après] sur leur revenu.

Si la réforme ne se fait pas, Gérald Darmanin devra démissionner immédiatement s'il a le sens de l'honneur, et pourra retourner à Tourcoing - une très belle ville dont il s'occupera très bien ! Il faudra même aller encore plus loin: si ça ne se fait pas, il faudra exiger une commission d'enquête parlementaire - il y en a bien eu deux sur l'affaire Benalla. 

Là, ça a coûté 200 millions d'euros [on dit même 250...], sans compter les entreprises privées qui ont mis au point des logiciels pour les vendre, et à qui on a dit qu'elles pouvaient désormais les jeter à la poubelle. Il y a aussi celles qui ont déjà acheté ce logiciel et ne s'en serviront pas. Bref, ce serait un scandale d'Etat bien supérieur à l'affaire Benalla."

VOIR et ENTENDRE l'ayatollah Barbier sur BFMTV :


samedi 7 juillet 2018

"Principe de fraternité": le Conseil constitutionnel, plus sénile que le Sénat,

Fabius s'aligne sur Mélenchon qui se déclare "épaté" : c'est tout dire de la forfaiture... 

Le Conseil constitutionnel a déclaré la fraternité "principe constitutionnel"

Le socialiste Fabius a commencé jeune à dormir au travail


Ainsi, l'aide désintéressée au "séjour irrégulier" des clandestins ne peut être passible de poursuite : un mauvais signal du septuagénaire endormi du Palais Royal qui "épate" le 'lider maximo' de La France insoumise (LFI) dimanche, trois jours plus tard. 
Fabius n'a jamais cessé de dormir
Mélenchon était nimbé de morale et de religiosité... "Moi qui n'aime guère les conseils constitutionnels d'une manière générale. Je suis épaté :c'est le rappel d'un fondamental de l'identité républicaine", s'est réjoui le chanoine Mélenchon lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos. "L'identité républicaine, c'est Liberté, on connaît, Egalité, et puis Fraternité. Quand on arrive à Fraternité, on pense qu'on est dans un domaine de la métaphysique, ou des sentiments", mais "il faut rappeler quels sont les principes".  
La morale doit donc être désormais comptée au nombre des principes républicains. Le coeur laïc saigne de joie. "Quand on vous raconte ce qu'est l'histoire d'un migrant qui se cache, qui a peur, qui meurt en cours de route ou à la frontière entre la France et l'Allemagne, ça suffit", explique Mélenchon, violon au poing, "la politique, à un moment donné, c'est aussi son coeur (...) et quand les gens sont en route, vous n'avez pas d'autre devoir que la solidarité humaine". 
L'incalculable impact de la décision du Conseil constitutionnel
Citoyen et ministre vigilants
"C'est clair que ça va poser des difficultés au ministre de l'Intérieur, mais c'est la vie, les difficultés", a-t-il raillé, pour commencer. 
Mais, au fond de son coeur, le trotskiste est amer. En effet, à la différence des socialistes, Mélenchon n'est pas partisan d'une béance des frontières, ce qui explique son silence de trois jours. 
Présidé par le socialiste Fabius, le Conseil constitutionnel fait plus fort que l'extrême gauche dans l'irresponsabilité. Et Mélenchon ne peut dissimuler sa déception. Il rappelle d'ailleurs que, face aux migrations, "il faut faire en sorte que les gens ne partent pas de chez eux, car ils ne partent pas par plaisir". 
Cédric Herrou, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), le 15 novembre 2017.Le Conseil constitutionnel a consacré "la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national", a-t-il maugréé, en réponse à une demande de Cédric Herrou, ci-contre, un activiste internationaliste et agriculteur à ses heures dans l'arrière pays niçois, devenu le symbole de l'aide aux clandestins à la frontière franco-italienne, qui réclamait l'abolition du "délit de solidarité". 
Fabius a besoin de récupérer le jour
Son avocat, Patrice Spinosi, a salué une "immense victoire" et Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, s'est félicité que le Conseil constitutionnel n'a pas étendu les exemptions existantes à "l'aide à l'entrée irrégulière" sur le territoire français. Cette dernière restera passible de sanctions, à la différence de l'aide au séjour ou à la circulation des migrants.

Les électeurs des Européennes diront ce qu'ils pensent de cette décision des Douze, du 8 mars 2016 au 14 mai 2017 :
Président : Laurent Fabius (72 ans)
membres nommés :
par le président de la République :
Laurent Fabius, nommé par François Hollande en 2016

Nicole Maestracci, nommée par François Hollande en 2013, bien que considérée comme " une figure" trotskiste du Syndicat de la magistrature (SM), classé à l'extrême gauche (67 ans)
Michel Charasse, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010 (77 ans)
par le président du Sénat :
Michel Pinault, nommé par Gérard Larcher en 2016 (71 ans)
Jean-Jacques Hyest, nommé par Gérard Larcher en septembre 2015 (75 ans)
Nicole Belloubet, nommée par Jean-Pierre Bel en 2013 (devenue ministre du gouvernement Philippe)
par le président de l'Assemblée nationale :
Corinne Luquiens, nommée par Claude Bartolone en 2016 (66 ans)
Lionel Jospin, nommé par Claude Bartolone en décembre 2014 (81 ans)
Claire Bazy-Malaurie, nommée par Claude Bartolone en 2013 (69 ans)
Le prochain renouvellement régulier de membres du Conseil constitutionnel interviendra en février 2019. Après les Européennes de mai.

lundi 6 juin 2016

Loi Travail : des oeufs pour Macron, cadeau de bienvenue à Montreuil

Le maire communiste, Patrice Bessac, sait recevoir...


Une centaine de militants CGT et communistes attendaient le ministre de Hollande,
MONTREUIL (SEINE-SAINT-DENIS), LUNDI. Une centaine de militants a accueilli Emmanuel Macron.  
venu à La Poste de Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour dévoiler le timbre émis pour les 80 ans du Front Populaire, Emmanuel Macron a reçu un accueil hostile.




Accueil "chaleureux" à l'arrivée. @EmmanuelMacron touché par des jets d'oeufs. 

Les militants d'extrême gauche ont lancé de nombreux oeufs sur la délégation ministérielle et
certains ont atteint le ministre de l'Economie, dont un sur la tête: shampoing aux oeufs offert !

Des légumes ont également été lancés, car à Montreuil, devant le local des Restos du coeur, on peut jouer avec la nourriture.



La violence de l'entrée de Macron
des légumes et des oeufs jetés

Avant de commencer sa visite, Emmanuel Macron a dû aller se débarbouiller.


Après 1 shampoing aux œufs, @EmmanuelMacron dévoile le timbre hommage au . Sans @PatriceBessac [maire démocrate et respectueux] qui boycott[e].
Sur twitter, la CGT a estimé que le "patron-ministre" a  été reçu "comme il se doit". En république démocratique, façon soviétique.

Parce que Montreuil n'est pas une ville républicaine ?
C'est une coutume locale en terres communistes
que les opposants à la loi Travail préparent des comités d'accueil à chaque ministre en déplacement. 
Fin mai, Emmanuel Macron, ministre maso, a déjà eu un échange tendu avec deux militants survoltés au cours duquel il avait lancé la remarque de bon sens: "la meilleure façon de se payer un costard c'est de travailler." Lien PaSiDupes: "Macron réclame le respect pour les ministres du gouvernement"

Les militants communistes n'en sont pas à leur premier jet d'oeufs contre un ministre ou ancien ministre.
En 2005, c'est par exemple Laurent Fabius qui avait été accueilli de la sorte à la Fête de l'Huma.
Sifflé, insulté, l'ancien premier ministre avait déjà reçu un oeuf sur le crâne. Avant de débattre avec ses "camarades " de l'ex-"union de la gauche" des années 70, expression désignant aussi la période du 'Programme commun' proprement dite, de 1981 à 1984 et se terminant avec le gouvernement Fabius.
Pendant ce temps,
Mélenchon, obséquieux, devisait aimablement avec un "journaliste", donnant à l'"ami Ricorée" de RMC (BFMTV) du 'Môssieur Bourdin', long comme le bras...
Il ne lui a d'ailleurs pas demandé le prix de la douzaine d'oeufs!