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mercredi 12 août 2015

Gabegie sur les Mistral: Les Républicains réclament une commission d'enquête

Un scandale de plus pour le quinquennat Hollande

Et si la France ne parvient pas à revendre les deux porte-hélicoptères de guerre ?

L'affaire des Mistral pourrait bien devenir l'un des dossiers embarrassants de la rentrée gouvernementale. En période de tension budgétaire, la facture finale de la rupture de contrat de livraison à la Russie de ces deux bâtiments militaires, qui restent en rade sur les quais de Saint-Nazaire, alimente nécessairement les réactions de la classe politique. Tout au moins les responsables vigilants.

A gauche, on a défendu l'accord trouvé avec Moscou pour atténuer les effets du comportement de Hollande et régler au moindre coût possible le contentieux franco-russe qui va entrer dans son 10e mois. 

Selon Claude Bartolone, invité d'i-télé ce mercredi, Manuel Valls lui aurait assuré qu' "on s'en tire bien". 
Avouant toutefois ne pas avoir le détail des chiffres, le président de l'Assemblée nationale a poursuivi sa charge contre le premier ministre estimant que la plus grande transparence "sera indispensable" dans ce dossier...

Négocié "directement" entre François Hollande et Vladimir Poutine, l'accord avec la Russie qui, selon l'Elysée, se verra remboursée d'un peu moins d'un milliard d'euros - plus de deux fois plus selon les informations du Canard enchaîné -, doit encore être ratifié par le Parlement après un passage fin août en Conseil des ministres. "J'ai eu une longue discussion avec le premier ministre et il m'a dit (...) que l'ensemble des chiffres seront annoncés et officialisés à la rentrée", a annoncé Claude Bartolone. Dans ce dossier, a-t-il polémiqué, "il est normal que le gouvernement donne la facture au centime d'euro près"

L'opposition de droite est restée vigilante au beau milieu de la torpeur estivale 

"Honte à François Hollande aux décisions diplomatiques néfastes pour la France et très coûteuses pour les Français qui doivent en payer très cher le prix !", a écrit l'eurodéputée LR Nadine Morano sur sur compte Facebook. Le journal Le Parisien réagit en étrillant l'opposition, considérant que la droite qui joue son rôle, "ne pouvait manquer l'occasion d'étriller le chef de l'Etat et le gouvernement."

Guillaume Larrivé, député LR de l'Yonne a posté sur Twitter : "L'affaire des Mistral est un mensonge d'Etat : Hollande cherche à cacher le prix colossal que devront payer les contribuables français."

Dénonçant la politique de François Hollande et de son ministre de la Défense les conduisant à
"entretenir un flou inacceptable"
Les Républicains sont bien décidés à connaître le coût de "cette décision qualifiée par beaucoup d'irresponsable, compte tenu de ses multiples conséquences"
Dans un communiqué publié ce mercredi, ils réclament "une Commission d’enquête parlementaire" afin de "vérifier les chiffres qui devraient être communiqués prochainement au Parlement."
Dans un communiqué, le Front national estime que "les révélations parues dans la presse sur le coût astronomique de la facture supportée par le contribuable dans le cadre du refus de François Hollande de livrer les navires Mistral à la Russie, d’un montant supérieur à deux milliards d’euros, sont d’une gravité sans précédent et ajoutent de l’indécence à l’ineptie de cette décision", s'indigne le parti de Marine Le Pen. En conséquence, le FN appelle à la démission du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.



La gauche extrême reste en vacances...

A EELV, Jean-Vincent Placé intrigue pour prendre la place laissée vacante au gouvernement par le ministre du "Travail", François Rebsamen, qui a préféré déclarer forfait dans la lutte contre le chômage et abandonner les chômeurs au profit des habitants de Dijon. JV. Placé au travail  Travail, c'est à voir avant de mourir... Pour l'heure, il accourt, ventre à terre...

Mais quid de Jean-Luc Mélenchon et du Parti communiste? La mise en péril des salariés du chantier naval de Saint-Nazaire les laisse-t-il indifférents?

dimanche 16 novembre 2014

Affaire Jouyet : Fillon met en cause Hollande

Fillon soupçonne clairement Hollande de "machination" 

Jouyet est-il un bon exécuteur des basses besognes?
Alors que Jouyet est convaincu de mensonge, François Hollande apporte son soutien public à Jean-Pierre Jouyet, pour la première fois depuis la révélation de ses déclarations sur François Fillon, estimant qu'il est "un bon secrétaire général de l'Elysée".
Un "bon" socialiste et serviteur de Hollande est-il nécessairement un menteur?
"Jean-Pierre Jouyet est secrétaire général de l'Elysée et est un bon secrétaire général de l'Elysée", a-t-il déclaré depuis l'Australie, lors d'une conférence de presse à l'issue du G20 de Brisbane.

Visiblement coincé par une question sur le "mensonge" du numéro deux de l'Elysée qui s'est contredit dans cette affaire, François Hollande a argumenté: "Le secrétaire général de l'Elysée n'était pas présent ici au G20 parce que ce n'était pas sa place et donc je pourrais ne pas répondre à votre question parce qu'elle n'a pas sa place non plus".

Dans un entretien le 20 septembre avec deux journalistes du Monde, Jouyet, dont les propos ont été enregistrés, affirmait que Fillon lui aurait demandé, lors d'un déjeuner le 24 juin, de "taper vite" contre Nicolas Sarkozy en accélérant les procédures judiciaires contre lui pour l'empêcher de "revenir" en lice pour la présidentielle de 2017. Jean-Pierre Jouyet avait d'abord démenti avoir tenu de tels propos avant d'avouer son travestissement de la vérité.
Il se dit, selon Le Journal du Dimanche, que Jean-Pierre Jouyet aurait confié à une source anonyme qu'il ne savait pas qu'il était enregistré par les deux journalistes du Monde. 
Dans leur livre, les journalistes du Monde, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, affirment que, le 24 juin dernier, au cours d'un déjeuner auquel le n°2 de l'Elysée l'aurait invité,  le rival de Nicolas Sarkozy à l'UMP pour la présidentielle de 2017 aurait demandé à l'éminence grise du président Hollande de "taper vite" sur l'ancien président pour ne pas "le laisser revenir". Après un démenti mensonger, le secrétaire général de l'Elysée est revenu sur ses dires, affirmant que François Fillon lui aurait effectivement parlé du dossier Bygmalion et du paiement des pénalités liées à l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

L'ancien Premier ministre juge que le secrétaire général de l'Elysée ne peut "avoir agi seul"

Fillon suggère que François Hollande est à la manœuvre. Invité de BFMTV dimanche 16 novembre, François Fillon a implicitement accusé François Hollande d'être à la manœuvre dans l'affaire qui oppose l'ancien Premier ministre au secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet. "C'est une affaire qui ressemble étrangement à une machination", a commenté François Fillon, qui dément catégoriquement avoir tenu de tels propos.

Fillon : "J'ai du mal à croire que Jean-Pierre Jouyet ait pu agir seul"
"Comme je ne pense pas que le secrétaire général de l'Elysée puisse agir sans au moins en informer le chef de l'Etat, il y a un vrai soupçon que nous soyons en face d'une véritable affaire d'Etat, a-t-il souligné. On a le sentiment que tous ceux qui ont l'audace de vouloir être candidat à l'élection présidentielle à un moment ou un autre de leur existence sont confrontés à des accusations mensongères, à des calomnies", a-t-il poursuivi.



Lundi, François Fillon doit porter plainte contre le secrétaire général de l'Élysée.

lundi 10 novembre 2014

Jouyet: le traquenard de l'Elysée tourne en affaire d'Etat

La voix de Jouyet clairement identifiable sur l'enregistrement du "Monde"

Fillon s'est rendu à l'invitation du n°2 de l'Elysée
Une manoeuvre politicienne de l'Elysée dans le caniveau de la presse
De pseudo-journalistes d'investigation se prêtent à une manipulation d'un pouvoir aux abois. Alors que Hollande sombre dans les sondages, le secrétaire général de l'Elysée organise un repas avec un membre éminent de l'opposition. Or, le journal socialiste Le Monde publie, à peine digéré, le verbatim de la manipulation de l'ancien Premier ministre par le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, au restaurant Ledoyen, le 24 juin, en présence d'un l'entremetteur, Gosset-Grainville, ex-directeur-adjoint de cabinet de F. Fillon et ami commun des deux hommes.
Outragé de s'être laissé piéger  -au vu et au su de tous- par le Palais, l'ancien premier ministre, François Fillon conteste les propos rapportés, selon lesquels il aurait cherché à s'appuyer sur l'Elysée pour déstabiliser Nicolas Sarkozy. 

Les reliefs du "déjeuner de cons" paraissent dans les poubelles de la presse. But de l'opération: démontrer que le président Hollande se refuse, contrairement à ce qui lui est reproché, à toute pression sur le Parquet dans les poursuites judiciaires contre Nicolas Sarkozy. Il s'agit d'accréditer l'idée que le président socialiste ne serait pour rien dans une éventuelle condamnation du rival de l'un, Hollande, et de l'autre, Fillon, que réunit une communauté d'intérêts.

Le Monde fait entendre l'enregistrement aux uns et aux autres
Jérémy Brossard (BFMTV) et Jean-Jacques Bourdin (RMC) participent à la divulgation du complot et à la promotion du bouquin de Davet et Lhomme.
 
Ce qui devait démontrer une lutte interne sans merci à l'UMP apparaît désormais pour ce qu'elle est, un coup à trois bandes. Entre les mains de Jouyet, la queue de billard de Hollande a fait de l'opération de communication de l'Elysée sur l'indépendance de la justice une sombre affaire d'Etat. 

Instrumentalisation de la rivalité Fillon-Sarkozy

Est-ce que François Fillon s’est effectivement interrogé sur la lenteur de la justice ?
, ont interrogé les journalistes, selon Gérard Davet. Surpris, Jean-Pierre Jouyet répond: "vous êtes bien informés !"

L'aveu implicite que l'Elysée peut intervenir auprès des magistrats
Hollande ne "peut pas taper", pas "plus vite", en tout cas !
Sur le fond, sur ces bandes exploitées par Gérard Davet et à Fabrice Lhomme, , Jean-Pierre Jouyet explique que François Fillon lui a fait part, lors d'un déjeuner au mois de juin dernier, de "sa grave préoccupation concernant l'affaire Bygmalion" et aussi soulevé "la question de la régularité du paiement des pénalités payées par l'UMP pour le dépassement des dépenses autorisées dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy". Puis, l'entretien - que BFMTV a pu écouter mais sans pouvoir l'enregistrer - porte sur des questions techniques liées au financement de l'UMP.

Mais Jouyet raconte aux journalistes du quotidien socialiste que
l'ancien Premier ministre aurait demandé à l'Elysée de "taper fort et vite" sur Nicolas Sarkozy "pour ne pas le laisser revenir".

Toujours sur l'enregistrement du coup monté contre Fillon, François Hollande aurait opposé, selon Jean-Pierre Jouyet, une fin de non-recevoir à la requête d'accélérer les procédures judiciaires contre l'ancien locataire de l'Elysée. "Taper plus vite, on ne peut pas", assure le secrétaire général de l'Elysée, citant le chef de l'Etat.  

Sarkozy "s'est-il tuer" ?  Dans ce cas, tout seul ou l'a-t-on aidé ?
La voix du secrétaire général de l'Elysée a aussi été identifiée par le journaliste de BFMTV et de RMC Jean-Jacques Bourdin qui recevait le journaliste du Monde Gérard Davet ce matin et assurait que l'affaire Jouyet n'est qu'un épiphénomène des poursuites contre l'ancien président UMP. "Avant que tout ceci ne sorte, nous lui avons demandé deux fois de confirmer ses propos et il [Jouyet] nous avait assuré qu'il n'y avait pas de problème, qu'il assumait et qu'il était d'accord pour être cité dans le livre", explique-t-il. 
Ces bandes ont-elles été réalisées à l'insu de Jouyet ? 
Un premier secrétaire de l'Elysée a-t-il pu être piégé ou est-il, au contraire, à l'origine de la manipulation?
Gérard Davet et à Fabrice Lhomme les exploitent-ils sur commande de l'Elysée?

Alexis Bachelay apporte ce matin des éléments de réponse.
Selon Bachelay, PS, tout est
la faute de la victime !
Dans Bourdin Direct, ce co-fondateur de La Gauche forte (hostile au FN et à Manuel Valls) insiste d'abord pesamment sur son supposé ressenti ("affligé et désolé de constater que le secrétaire général de l'Elysée soit mêlé à un conflit entre Nicolas Sarkozy et François Fillon"', puis soupçonne Jouyet. 

L'élu socialiste tape à droite et à gauche.
Il estime que "si Jean-Pierre Jouyet dit la vérité et que François Fillon a vraiment fait cette démarche auprès de l'Elysée, c'est proprement scandaleux de la part d'un ancien Premier ministre. Ce serait révélateur de mœurs déplorables. Cela veut dire que probablement cette pratique était courante dans les cinq années du quinquennat de Nicolas Sarkozy [et se poursuit depuis deux ans!]. Sinon pourquoi imaginer que François Fillon fasse cette intervention ?" 
En revanche, à partir du moment où François Fillon porte plainte en diffamation contre Jean-Pierre Jouyet, "la question est de savoir si ce que Jean-Pierre Jouyet rapporte est vrai ou faux. C'est ça le vrai sujet." Alexis Bachelay ajoute que "Jean-Pierre Jouyet s'est mis dans une situation extrêmement délicate et je pense que lui-même devra en tirer les conséquences".
"C’est-à-dire partir, voilà. Pour (mettre fin) à toute forme de suspicion ... Il est secrétaire général de l'Elysée, donc il affaiblit la fonction présidentielle en étant mêlé à cet imbroglio", poursuit le député des Hauts-de-Seine. Selon lui, son départ est "même inéluctable compte tenu des multiples révélations qui viennent d'arriver".

VOIR et ENTENDREBachelay marteler les "éléments de langage du PS:

Jérôme Chartier sort de l'ombre pour voler au secours de Fillon

Le secrétaire général de l'Élysée s'est tiré une balle dans le pied.
Le député (UMP) du Val d’Oise et proche de François Fillon, dénonce avant tout les mensonges du secrétaire général de l'Elysée, face à Jean-Jacques Bourdin ce lundi matin. François Fillon a accusé Jean-Pierre Jouyet de "mensonge" et démenti dimanche soir la nouvelle version proposée par le secrétaire général de l'Elysée selon laquelle l'ancien Premier ministre aurait bel et bien évoqué devant lui l'affaire Bygmalion lors d'un déjeuner.
"Il faut que les enregistrements soient rendus publics"
"C'est donc en réalité une affaire Jouyet contre Jouyet. Le Jouyet de jeudi contre celui de dimanche", assure ce lundi dans Bourdin Direct le député UMP du Val d'Oise. "Mais, ajoute ce proche de l'ancien Premier ministre, il ne répond pas à la question que tous les Français se pose : est-ce que François Fillon a sollicité l'Elysée pour accélérer les poursuites judiciaires contre Nicolas Sarkozy ? A cela, Jean-Pierre Jouyet ne répond pas."
C'est la raison pour laquelle, pour que toute la lumière soit faite dans cette affaire, Jérôme Chartier réitère à plusieurs reprises sur RMC souhaiter que "les enregistrements soient rendus publics". Il faut que "toute la vérité éclate" martèle-t-il. Suite aux derniers rebondissements dans cette histoire, le député du Val d'Oise s'interroge : "Que vaut la parole de M. Jouyet aujourd'hui après les propos qu'il a tenus dimanche ?".

Bruno Le Maire estime que Jouyet doit "remettre sa démission"

Le candidat à la présidence de l'UMP est revenu sur le changement de version du secrétaire général de l'Elysée, dimanche soir dans le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.


jeudi 16 octobre 2014

Affaire d'Etat: le journal Le Monde reçoit ses informations de l'Elysée ?

Et ni Mediapart ni Le Canard n'en a rien su ?

Les rendez-vous secrets de deux journalistes du Monde avec Hollande à l'Elysée
Les investigateurs de l'Elysée, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, 
 militants au journal "indépendant" Le Monde,
bénéficient de la protection de quatre policiers chacun 
et d’une voiture par personne, 
soit un coût de près de 400.000 euros par an pour le contribuable,
depuis septembre 2014


Causeur narre l'affaire ainsi

Ça chauffe dans la presse parisienne. À ma droite, Valeurs Actuelles, à ma gauche, Le Monde. Valeurs Actuelles a ouvert les hostilités en publiant sur son site et dans son édition du 16 octobre un article assez croustillant. Il y est dit que les deux journalistes du Monde en charge des supposées turpitudes politico-financières de Nicolas Sarkozy, nos confrères Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont eu une semaine fort chargée juste après que l’ex-président a officialisé son retour en politique. Et d’ailleurs les lecteurs du quotidien du soir ont pu avoir des preuves de cette semaine chargée puisque Davet et Lhomme ont décroché la Une le 7 octobre sous le titre "Affaire Bygmalion: Sarkozy directement menacé" avant de l’avoir à nouveau le lendemain avec une accroche un rien plus exotique : "Les hélicoptères du Kazakhstan, l’affaire d’Etat qui inquiète Sarkozy". Donc le fait que MM. Davet et Lhomme aient eu un début octobre chargé, tous les lecteurs du Monde le savaient, et même les lecteurs des autres journaux, puisque leurs affirmations ont été reprises un peu partout, sans trop abuser du conditionnel.

Là où l’histoire devient piquante, c’est que d’après Valeurs Actuelles, la semaine de MM. Davet et Lhomme n’a pas seulement été riche en scoops, mais aussi en rendez-vous discrets, pour ne pas dire secrets. Selon VA, "les deux journalistes ont bénéficié d’un rendez-vous à l’Elysée, le vendredi 3 octobre à 19 heures, soit trois jours avant la parution de leur premier article" 

Puis, le lundi 6 octobre "Davet et Lhomme sont reçus à 12h30 au ministère de la Justice." Info confirmée par la chancellerie, dixit Valeurs. 

Enfin, jamais deux sans trois, le même jour, à 15 heures, nos deux confrères auraient été reçus au Pôle financier, ce dont l’hebdo de droite feint plaisamment de s’indigner, le Pôle étant "un lieu en théorie impénétrable par des journalistes puisque les dossiers sensibles qui y sont traités sont protégés par l’ "inviolable' secret de l’instruction."

La suite du papier cesse d’être ironique pour devenir accusatrice 
"Si on ne connait pas la teneur des échanges qui ont eu lieu entre les deux journalistes et leurs interlocuteurs à l’Elysée et au ministère de la Justice, on sait en revanche que les journalistes, ont bénéficié de la violation du secret de l’instruction pour publier deux enquêtes, quelques jours plus tard. »

Si tout cela est vrai, ou disons même si la moitié de tout cela est vrai, ce serait un rude coup pour la crédibilité du Monde dont la plupart des lecteurs ne sauraient imaginer que les scoops maison sont en fait des dossiers livrés clés en mains par d’obscurs commanditaires.

On attendait donc avec impatience le démenti formel des intéressés. 
Et pour tout vous dire, on l’attend toujours. Car que nous dit l’édito furibard publié par Le Monde sous la plume de Gilles van Kote ? Il ne dément ni le rendez-vous de l’Elysée, ni celui de la chancellerie, ni même celui, semble-t-il si fructueux, du Pôle financier. Non, Le Monde monte sur ses grands chevaux de bois et accuse nos confrères de VA d’ "espionnage" ! Non, non, je ne plaisante pas, 
et Gilles van Kote encore moins "Au vu de l’article de Valeurs actuelles, écrit-il, il apparaît maintenant que les faits et gestes de nos collaborateurs étaient surveillés et qu’ils ont été probablement suivis". En conséquence de quoi ajoute mon indigné confrère "Le Monde va saisir la justice. Nous allons demander au Parquet de Paris d’ouvrir une enquête pour espionnage et déposer une plainte pour diffamation et injure." [Ca ne devrait pas poser de problème à ceux qui ont leurs entrées à la Chancellerie...]

Bref, vous avez bien compris. Quand des confrères A ou B , révèlent des pans entiers de dossiers en cours d’instruction, violent le secret de la correspondance, ou celui de la relation entre un avocat et son client, ou encore étalent au grand jour des confidences d’amant à amant, c’est la liberté de la presse. Quand des confrères C ou D, suggèrent que c’est par des moyens illégaux ou immoraux que naissent certains supposés scoops, c’est de la diffamation, de l’injure, et même, roulez tambours, de l’espionnage !

C’est peut-être cette dernière accusation qui amuse le plus. On se frotte les yeux quand les journalistes du Monde, incapables de démentir une info gênante, accusent de barbouzerie d’autres confrères plus malins qu’eux sur ce coup-là. Reste à savoir quels moyens les espions de Valeurs Actuelles ont utilisé pour suivre à la trace les preux chevaliers du Monde. Et si les journalistes-gangsters de VA avaient utilisé les fameux hélicoptères du Kazakhstan ?

jeudi 3 juillet 2014

Affaire des écoutes illégales sur Sarkozy: le pouvoir judiciaire retombe dans les errements de l'affaire Bettencourt

La mise en examen de Sarkozy "peut devenir une affaire d'Etat", assure Le Maire
Bruno Le Maire réagit à la mise en examen de Nicolas Sarkozy
Il contre-attaque, mercredi 2 juillet au micro de RTL, après la mise en examen de l'ex-chef de l'Etat, rival du président Hollande, en plus de ses adversaires de poids que sont la dette publique et le chômage.


Le champion de la droite face au PS et au FN a en effet été humilié par des juges désignés - malgré, ou du fait de, leur engagement syndical-  par le Parquet, donc le ministère de la Justice, pour la deuxième fois en quatre ans, avec la révélation, déjà par Mediapart (défendu par le SM) de l'existence d'enregistrements clandestins supposés accablants dans l'affaire Bettencourt. Le juge de Nicolas Sarkozy, Jean-Michel Gentil, avait révélé son acrimonie à son encontre, le qualifiant de "monarque"... Celui-ci est de surcroît mis en examen pour ...abus de faiblesse ! Mais le procès qui visait déjà le financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy se termine par un non-lieu, le 7 octobre 2013

Sept mois plus tard, le 1er juillet 2014, alors que se précise la possibilité de son retour en politique, la justice indépendante repart à la charge et fait subir à Nicolas Sarkozy une nouvelle garde à vue qui conduit à sa mis en examen sur des soupçons fondés sur des écoutes téléphoniques illégales dont a eu connaissance la garde des Sceaux, Ch. Taubira. Un rythme qui accrédite aussitôt l'idée d'un acharnement judiciaire dans l'opinion.

Le Maire pointe "les zones d'ombre" de la nouvelle affaire de justice

Il cible la mise sur écoutes par la justice de l'ancien chef de l'Etat et de communications privées avec ses proches. "C'est le cœur de l'affaire", assure l'ex-ministre de l'Agriculture.

Le député UMP de l'Eure suspecte un téléguidage
Le candidat à la présidence de l'UMP revient sur la révélation de la connaissance par le gouvernement -Christiane Taubira, notamment- de la mise sur écoutes de Nicolas Sarkozy.

"Tant que nous ne savons pas quand le président de la République et son gouvernement ont été informés, tant que le président de la République et son gouvernement ne nous disent pas quel était le contenu de ces écoutes et ce qu'ils savaient, cette affaire de justice peut devenir une affaire d'Etat", fait-il valoir.

jeudi 13 mars 2014

Nouvel Obs: l'affaire des écoutes sur Sarkozy ne seraient que des erreurs de com'

Une affaire d'Etat réduite à 3 erreurs de com' qui pourtant "pourraient faire basculer le gouvernement Ayrault"

Le Nouvel Obs sort u
n communicant sur-mesures
La presse gouvernementale sent
plus fort que jamais
Affaire Sarkozy? Cette nouvelle affaire que la presse gouvernementale essaie de faire supporter par l'ancien président est une affaire Taubira, pour dire la vérité. C'est même l'affaire Taubira-Valls. Mieux une affaire d'Etat qui implique le Premier ministre, et bientôt le chef de l'Etat qui se tient à distance de peur des salissures. Eclaboussé par Sarkozy? Ou par ceux qu'il a nommé pour faire mieux que les prédécéceurs?... Il est d'abord sémantiquement tordu et malveillant de parler d'écoutes de Sarkozy quand il ne s'agit même pas d'écoutes de Taubira sur Sarkozy, puisque la menteuse nie, avec le soutien de Ayrault.

Le Nouvel Obs trompe certes le lecteur en titre, mais pose-t-il mieux le problème après l'avoir appâté?
"En enchaînant les contradictions [on peut toutefois y voir une accumulation de mensonges] dans l'affaire des "écoutes de Nicolas Sarkozy", les trois personnages-clés du gouvernement que sont Jean-Marc Ayrault, Christiane Taubira et Manuel Valls se sont créés des problèmes, là où il n'y en avait pas." [Il fallait l'oser, c'est fait! Mais pourquoi un "décrypteur, quand on a un Hamon sous le coude, voire des Le Roux ou un Désir, à la botte? 
Bon, voilà qui est clairement posé et présage de nouveaux mensonges par un expert en manipulation. 
Et qui s'interroge! "En quoi ces erreurs discursives peuvent-elles plomber sérieusement le pouvoir ?" [Nous demandons pourquoi appeler "erreurs" ce que est une série de "fautes"?] Décryptage [qui s'annonce sérieux?] de Philippe Moreau Chevrolet, communicant. 

Choix de photo anodin,
qui suggère 
perplexité ou embarras...
Mais avant de plonger dans l'exercice de style de Chevrolet, notons toutefois que la photo choisie aurait pu être celle de Taubira ou Valls ou des deux, puisqu'ils s'adorent et se rejoignent dans la méthode et la transparence. Eh bien, non! C'est encore la victime qui est ciblée en grand format. Aucune des photos des intrigants ne parsème d'ailleurs le "décryptage" dont on s'attend donc qu'il soit pour le moins tendancieux. C'est dire que l'entreprise du manipulateur s'annonce périlleuse.

L’affaire Sarkozy doit-elle entraîner la démission de Christiane Taubira voire la chute du gouvernement ?
[Le communicant se fait les questions et les réponses, créant un effet trompeur d'entretien] Le simple fait qu’on puisse se poser la question montre bien le désastre qu’est devenue la communication gouvernementale, quand le Premier ministre en arrive a démentir sa garde des Sceaux en prime-time, à la veille d’un cycle électoral à hauts risques, à une époque où la défiance des électeurs n’a jamais été aussi importante.

De quoi s’agit-il ? [s'interroge le communicant, devant son miroir]
Un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, est mis sur écoute dans une affaire de trafic d’influence. [Tournure à la voix active qui continue à placer Sarkozy en acteur des turpitudes gouvernementales... Et sur un autre sujet, mais en tout bien, tout "honneur", sans amalgame aucun avec une affaire fabriquée qui n'a pas justifié de mise en examen] On écoute ses conversations avec son avocat, maître Thierry Herzog.[Ce "on" ménage une nouvelle fois le pouvoir]

Taubira, Ayrault, Valls, le billard à trois bandes

[Le communicant ne s'interroge plus, il affirme] L’UMP réagit aussitôt en dénonçant une affaire d'"espionnage politique". [L'UMP surgit dans le décryptage comme l'agresseur bondissant de l'ombre, pour "dénoncer" !] Et au lieu de continuer à parler de Nicolas Sarkozy, toujours de Nicolas Sarkozy, rien que de Nicolas Sarkozy... [honorable suggestion!!], le gouvernement tombe dans le panneau. [Soudaine inversion des rôles et des responsabilités: il n'y a qu'un socialiste pour ce genre d'agilité!] [Non seulement le communicant confirme que la méthode sémantique suivie est abandonnée, mais il suggère aussi une stratégie maligne de l'opposition tout en niant l'évidence d'un mouvement de panique générale dans l'exécutif [plus tôt dans le mois, un polémiste socialiste argumentait en ces termes contre Copé]: ce n'est plus de l'agilité, mais du haut vol].

Il [le gouvernement victimisé] rentre [ou "entre", en français, à moins qu'il n'y retourne] dans le cadrage imposé par l’UMP [ainsi, le premier parti d'opposition serait-il en capacité d'imposer sa tactique à une majorité disposant de tous les pouvoirs: ils sont forts, à l'UMP !]: celui d’une affaire politique téléguidée par l’Élysée, avec la complicité du gouvernement, pour barrer la route de l’élection présidentielle de 2017 à Nicolas Sarkozy. Autrement dit, le gouvernement se retrouve sur la défensive. [Ne faut-il pas que la réalité de la manigance élyséenne soit à ce point prête à éclater pour que Le Nouvel Observateur s'en émeuve et dépêche son démineur de la communication !]

Il ne s’agit plus d’un simple "couac" [ni d'un "malentendu", quoi qu'en dise Pruneau Le Roux, jugulaire-jugulaire, à JJ Bourdin, ce matin]. 
Pour se défendre [ainsi serait-il donc sur la défensive?], le gouvernement déploie des moyens "hollywoodiens". [la Guerre des étoiles?] La ministre de la Justice, Christiane Taubira, choisit le 20 heures de TF1 pour affirmer qu’elle n’était pas au courant des écoutes de Nicolas Sarkozy. Elle est démentie le lendemain, au 20 heures de France 2, par le Premier ministre en personne, Jean-Marc Ayrault, qui est lui-même contredit le surlendemain par Manuel Valls sur RTL. Manuel Valls, qui prétend de son côté n'avoir entendu parler des écoutes de Nicolas Sarkozy qu’a [à] la lecture du journal "Le Monde".

Le triple problème du gouvernement 

1. D'abord, ce cafouillage des ministres sur un scandale en cours rappelle fortement l’affaire Cahuzac. [Certes mais, à y bien regarder, si on est décrypteur de talent, le scandale est provoqué par un quarteron de ministres et non pas par leur cible...] 
Il vient "confirmer" aux yeux de l’opinion que soit les ministres font preuve d’un très grand amateurisme – ils ne sont pas au courant qu'un ancien président de la République vient d'être mis sur écoute – [ils ont tant de vertu, et de mépris, qu'ils ne se soucieraient pas plus de Sarkozy que d'une guigne!], soit ils mentent ou du moins ne disent pas toute la vérité. [Notre Chevy a de la reprise...]

2. Ensuite, on l'a vu [suffit-il de mentionner pour donner à voir?], le gouvernement perd la main sur une affaire où il avait tout à gagner. [Ce qui reste à démontrer, puisque la candidate socialiste à la mairie de Paris, Anne Hidalgo, n'avait rien "à y gagner" et aurait pu au contraire y laisser ses dernières plumes, au seul motif qu'elle partage avec Copé une même amitié pour le douteux Bastien Millot].  Il lui suffisait de surfer sur les séquelles de l'affaire Copé [estime le conseiller qui ne s'avère pas le meilleur payeur]. Une affaire qui laisse des traces [à sens unique, si on est assez téméraire pour tenter de suivre le biais d'un "raisonnement" de décrypteur, communicant de surcroît], puisque les cotes de popularités ["popularité"?] de Copé et Sarkozy semblent partis à la baisse dans le dernier baromètre Ifop-Paris Match. [sondage effectué les 7 et 8 mars, avant l'étalage des mensonges du gang des écoutes, faut-il le rappeler?] L'individualisme ministériel semble être devenu la règle.[Ce qui est bien peu de chose au regard de l'ampleur des violations du secret professionnel et des libertés publiques des citoyens ordinaires...]

3. Enfin, le Premier ministre et le gouvernement tout entier sortent encore plus affaiblis de cette affaire. À tel point qu'on se demande jusqu'à quand ils vont pouvoir tenir. [Inquiet, le communicant?]

François Hollande, comme un boomerang

Des rumeurs de remaniement courent dans tout Paris [et déjà plus au-delà du périph]. [Ce qui, quand les libertés individuelles sont menacées, s'appelle un détournement de l'attention, un "enfumage" sorti de la panoplie gouvernementale d'éléments de langage abandonnée par Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole fragile suppléée par ce bourin de Le Roux] Elles font les gros titres des journaux. [Avant le remaniement éventuel, les municipales peut-être? Et surtout le chômage, non, Phiphi?] Certaines formations comme Europe Ecologie-Les Verts font même déjà monter les enchères. [Taubira est d'ailleurs allée se changer les esprits à Montreuil et tenter de leur prendre la mairie, mais Razzie Hammadi (PS parachuté) n'était pas, dit-on, ravi de la voir polluer son meeting! Et voici que les ministres eux-mêmes, et le premier d'entre eux, se font hara-kiri en prime-time. [CriCri n'est pas seulement une indépendantiste guyanaise honteuse, c'est aussi une tombeuse de ministres].

Certains en appellent donc, naturellement, à l’arbitrage de François Hollande. [Certains ont pour profession de crier dans le désert, tandis que d'autres, pour avoir trop donné, tel Nono Mamère, sont en rupture de stock de bave] Un président de la République qui reçoit en boomerang une affaire qui aurait dû théoriquement couler son adversaire. [Si Hollande est un accidenté de la vie, la République est sous assistance respiratoire et Sarkozy est frétillant !]

Marine Le Pen a de quoi se réjouir [Elle n'en attendait pas moins du PS]

Le grand gagnant de toute cette séquence est, bien sûr, le Front national. [Faut-il s'en étonner, puisque depuis François Mitterrand, le PS instrumentalise le FN pour nuire à l'UMP?] Une très grand faiblesse à gauche, conjuguée à une très grande faiblesse à droite aboutit à une situation de fragilité démocratique sans précédent dans l’histoire de la Ve République. [Sauf le PS, point de salut ?] 

Elle finit par poser la question du rapport des élites aux peuples. A-t-ont ["on"?] perdu à ce point le sens commun [et accessoirement de l'orthographe?], pour ne pas comprendre qu’en pleine crise économique, ces querelles pourraient avoir des conséquences beaucoup plus graves que l’avenir personnel de telle ou telle figure de la majorité ou de l’opposition...? 

Qui dans ce pays, à part Marine le Pen, pense à conserver un rapport au peuple ? Qui dans ce pays pense encore à aller parler aux électeurs de ce qui les concernent ? La fiscalité, l'emploi, la sécurité... Tous les thèmes qui montent dans la campagne en cours. 

La réponse se trouvera dans les urnes les 23 et 30 mars prochains, lors des élections municipales, ainsi que le 25 mai lors des prochaines élections européennes. À moins qu’elle ne se manifeste dans la rue. Avec des conséquences potentiellement graves. Car contrairement aux Français de Mai-68, les Français de 2014 ne s’ennuient pas. Ils n'ennuient pas, non. Ils sont en colère.  Ce "vent de révolte" que sentait monter Ségolène Royal en février 2008 pourrait-il balayer Hollande? 
La Cassandre du Nouvel Obs n'est visiblement pas Jean-Paul II qui exortait à la vertu d'espérance en 1978  à Hollande, le communicant retire même la confiance.

Le Nouvel Obs continue à émettre des effluves de sanisettes...