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jeudi 7 mai 2015

Justice politique: l'Etat-socialiste menace l'opposition républicaine et les libertés individuelles

La loi renseignement n'est pas votée qu'elle est déjà mise en oeuvre

Le ministère public provoque une nouvelle mise en examen de Bernard Tapie dans l'affaire Adidas

Pour la énième fois depuis... 1992, lors de la revente d'Adidas par Bernard Tapie (alors ministre de la Ville dans le gouvernement du suicidaire Pierre Bérégovoy), à la demande du président de la République en exercice, François Mitterrand, pour éviter tout conflit d'intérêt), l'ancien ministre a été mis en examen, mercredi 6 mai 2015, cette fois pour "détournement de fonds publics", selon une source judiciaire. Cette mise en examen s'inscrit dans le cadre de l'arbitrage qui lui a accordé 405 millions d'euros de dédommagement dans son litige avec le Crédit lyonnais (LCL, détenue par le Crédit agricole), à propos de la vente d'Adidas.
En février 1993, Adidas fut racheté 472 millions d'euros d'aujourd'hui par SdBO, une filiale du Crédit lyonnais, alors en quasi-faillite. La structure ad hoc chargée de gérer le passif du Crédit lyonnais (le Consortium de réalisation, CDR) injecta 274 millions de francs, avant de céder SdBO au Crédit lyonnais pour la somme modique de 50 millions. Or, la SdBO était non seulement la banque du ministre de Mitterrand, mais elle accordait des découverts bancaires jugés "faramineux" aux membres de la famille Bérégovoy: 199.737, 20 F au mois d'avril 1993, puis des prêts d'argent, notamment à la fille Bérégovoy, de cadeaux à son épouse Gilberte, ainsi que des aides ponctuelles, consenties à Pierre Bérégovoy entre 1986 et 1988 (par exemple l'achat d'un appartement dans le XVIe arrondissement pour l'ancien ajusteur devenu premier ministre socialiste, grâce à un apport "personnel" aidé en 1986 par le prêt d’un million de francs, sans intérêt, de Roger-Patrice Pelat, ami intime de Mitterrand).Pierre Bérégovoy n'aurait remboursé que partiellement la somme due, dont une partie prétendument "sous forme d’objets d’art et de meubles dont on ne connaît ni la nature, ni la valeur". Ce qui peut rappeler à certains une affaire dont la presse à la botte fait actuellement grand cas... Comme l'affaire Pechiney-Triangle, un délit d'initié qui met également en cause un proche de Jacques Attali, Alain Boublil, le directeur de cabinet de Bérégovoy, et Samir Traboulsi, un sulfureux financier libanais, ami de la famille et en délicatesse avec la justice.
B. Tapie a déjà été mis en examen en 2013 pour "escroquerie en bande organisée", tout comme le directeur de cabinet de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et aujourd'hui patron d'Orange, Stéphane Richard, le juge arbitre Pierre Estoup, un avocat de Bernard Tapie, Maurice Lantourne, et un haut fonctionnaire, Jean-François Rocchi. Aujourd'hui directrice générale du FMI, Christine Lagarde a elle été mise en examen pour négligence par la Cour de justice de la République (CJR).  Les juges d'instruction soupçonnent que cet arbitrage de 2008 ait pu être le fruit d'un "simulacre d'arbitrage".

Annulation et soupçons
Le 17 février 2015, la justice avait annulé le jugement arbitral rendu en juillet 2008 pour mettre fin à une longue bagarre après la vente d'Adidas, que Bernard Tapie avait racheté en 1990 et revendu trois ans plus tard. Mais en septembre, dans un second temps, ils sont prononcés sur le bien-fondé de la décision des arbitres et ont annoncé qu'ils indiqueraient s’ils estiment sur le fond que B. Tapie a été lésé ou pas par le Crédit lyonnais.

Les juges recherchent toujours des preuves de relations anciennes et cachées entre Bernard Tapie, un de ses avocats, Maurice Lantourne, et un des trois juges arbitres, l'ancien magistrat Pierre Estoup (88 ans): une chasse aux magistrats qui ne seraient pas de la bonne tendance. Il est pourtant celui qui, en tant que premier président de la cour d'Appel de Versailles, le 18 mars 1991, condamna Jean-Marie Le Pen pour l'affaire dite du "détail de l'Histoire". L'impartialité du juge honoraire est aujourd'hui mise en doute Pour relancer la machine judiciaire, il aura suffi qu'en février, une source judiciaire anonyme informe le journaliste Fabrice Lhomme 
(ci-contre à gauche, avec Gérard Davet à sa gauche), avecde supposées "relations antérieures vieilles d'environ dix ans" entre MM. Estoup et Lantourne et de " relations professionnelles entre les trois" hommes, qui ont été mis en examen à la mi-2013 pour "escroquerie en bande organisée".
A l'appui de leur thèse, les juges ont versé au dossier la dédicace d'un de ses livres faite par Bernard Tapie à Pierre Estoup en 1998, et des échanges de courriers entre le camp Tapie et l'ancien magistrat dès 2006, soit avant l'arbitrage, ce que dément P. Estoup. 


La justice "indépendante" de l'Etat-socialiste valide aussi les écoutes téléphoniques illégales contre Sarkozy

Jeudi 7 mai, à la veille du  congé de l'Ascension, la Cour d'Appel a rejeté la plupart des requêtes de l'avocat de Nicolas sarkozy qui demande l'annulation de la procédure pour corruption et trafic d'influence qui le vise, a annoncé Paul-Albert Iweins, un des avocats de la défense. "Contrairement à ce que nous pouvions légitimement espérer, la cour n'a pas fait droit à l'essentiel de nos moyens de nullité, à une seule exception", a déclaré Me Paul-Albert Iweins à la sortie de la chambre de l'instruction de la cour d'appel.
La France possède désormais la première justice en Europe qui autorise  les écoutes téléphoniques. Gelée depuis l'automne le temps d'examiner les requêtes, l'enquête va donc reprendre et l'ancien président pourrait être renvoyé en correctionnelle. Me Iweins a annoncé un pourvoi en cassation, mais celui-ci n'est pas suspensif.

L'exception mentionnée par l'avocat n'est qu'un alibi du juge, car le point est accessoire. La police s'est livrée à des écoutes illégales pour tenter d'étayer le dossier du juge qui soupçonne l'avocat de l'ancien président d'avoir tenté d'obtenir des informations sur l'instruction de l'affaire Liliane Bettencourt d'un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, qui sollicitait une intercession  de Nicolas Sarkozy pour un poste de prestige à Monaco. 

Or, cette instrumentalisation  politique de la justice intervient au moment où le président de l'UMP s'affirme comme l'adversaire le plus dangereux du candidat PS à la présidentielle 2017
Les écoutes entre Nicolas Sarkozy et Me Thierry Herzog sont centrales dans le dossier. 
"Moi, je le fais monter !", dit-il ainsi le 5 février 2014 à Me Thierry Herzog à propos de Gilbert Azibert. "Je l'aiderai", promet-il, s'exprimant depuis un portable fourni par son avocat et souscrit au nom d'emprunt de Paul Bismuth. L'ancien ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac avait des raisons de croire à la probabilité de sa mise sur écoutes en tant que chef de l'Etat revenu à l'opposition en 2012.
Avril 2013: le "mur des cons" du SM
(hébergé dans des locaux du ministère de la Justice)
est révélé par la presse

Mais soutenir une candidature est-il la preuve de la sollicitation d'un retour d'informations ? Ces échanges entre Nicolas Sarkozy et son avocat "ne suscitent pas d'interrogations quant à leur volonté et leurs attentes", commente pourtant -et toujours sans preuves- une source anonyme proche de l'enquête. La malveillance politique du judiciaire est manifeste, d'autant plus  que le magistrat n'a pas obtenu le poste convoité, ce qui fragilise les soupçons.
En juin 2014, Gilbert Azibert a été mis en examen à l'issue d'une garde à vue, par les juges
Claire Thépaut et Patricia Simon, deux magistrates dédiées aux affaires impliquant des personnalités de droite, ce qui explique leur étiquette de "juges rouges." Mme Thépaut a d'ailleurs choisi d'adhérer et militer au Syndicat de la magistrature, organisation classée à gauche, plutôt qu'à sa rivale, l'USM, plus modérée. La garde à vue de l’ancien président donne en outre du crédit aux accusations d’acharnement et aux soupçons de partialité des deux juges.

Le nouveau statut juridictionnel des présidents de la République a déjà permis deux premières

Moi, président,
ce sera la Terreur !
Depuis 2007, l'inviolabilité, qui empêche toute procédure administrative, civile ou pénale à l'encontre du chef de l'Etat, pour des faits commis en dehors de ses fonctions présidentielles, prend fin un mois après la fin de son mandat.
Cette inviolabilité temporaire du président de la République fut pour la première fois appliquée en novembre 2007, lors de la mise en examen par la juge Xavière Simeoni et la condamnation de Jacques Chirac par le tribunal correctionnel de Paris en décembre 2011 à deux ans d’emprisonnement avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, après une procédure qui n’a donc pu débuter qu'une fois le mandat présidentiel terminé.

Le premier exemple historique de garde à vue d'un ancien chef de l'Etat a frappé son successeur, Nicolas Sarkozy qui a été, à son tour, mis en examen sur des soupçons encore non justifiés et reste donc sous la menace d'un procès en correctionnelle à la fin de l'instruction. Me Herzog et Gilbert Azibert sont également mis en examen.

Bien qu'il ne soit pas sarkozyste, Le Figaro se demande si Nicolas Sarkozy ne serait pas "victime d'un acharnement judiciaire, d'une vindicte personnelle de certains magistrats, voire d'un corporatisme quelconque". Le Fig cite le bâtonnier de Paris Pierre-Olivier Sur, qui critique les conditions des gardes à vue dans cette affaire, ironisant :
"Nous ne sommes pas loin du cadre d'un crime de sang, d'une affaire de terrorisme ou de corruption à l'échelle internationale! Procéder à de telles gardes à vue pour violation du secret de l'instruction, cela crée un énorme précédent."
Un précédent à la loi renseignement, dénoncée comme liberticide ?
A propos de Patricia Simon et Claire Thépaut, le journal décrit par ailleurs deux juges "bunkérisées".

Nicolas Sarkozy avait déjà été mis en examen sur des soupçons dans le dossier Bettencourt, avant que ne soit prononcé un non-lieu.

Et voilà que Franck Louvrier est aussi tracassé par la république du soupçon
La charrette de Christiane Taubira s'alourdit. Franck Louvrier (ci-contre), ex-conseiller de Sarkozy, a été placé ce jeudi en garde à vue à l'office anti-corruption de la police judiciaire, dans le cadre de l'enquête Bygmalion, a fuité une source policière.

La "rafle" de l'Ascension
Répondant à une convocation, l'actuel conseiller régional des Pays-de-la-Loire, dont le domicile avait été perquisitionné fin janvier, s'est présenté à 9 heures et a été placé en garde à vue. "Aucun élément susceptible d'intéresser l'enquête n'a été saisi", avait-on alors assuré à l'époque dans l'entourage de Franck Louvrier.
Franck Louvrier a été notamment conseiller de N. Sarkozy durant la campagne présidentielle de 2012 visée par l'affaire des fausses factures qui auraient dissimulé des dépenses du candidat. Juges et enquêteurs n'ont pourtant pas d'éléments sur la connaissance supposée d'une fraude par les politiques.

Les enquêteurs de l'office anticorruption (Oclciff), qui disposent de nombreux éléments comptables et de témoignages, aimeraient démontrer qu'un système frauduleux aurait été mis en place pour que l'UMP prenne en charge environ 18,5 millions d'euros de dépenses de la campagne, auprès d'Event and Cie, filiale de Bygmalion. Pour cela, Event and Cie a émis des fausses factures à l'adresse de l'UMP pour des conventions dont la plupart n'auraient pas été organisées. L'objectif aurait été d'y inscrire des dépenses au budget de campagne pour ne pas exploser le plafond autorisé. Or, le plafond n'en a pas moins été dépassé. Les soupçons sont donc particulièrement inconsistantes.

Les juges d'instruction ont déjà procédé à des mises en examen à tour de bras: dix personnes dans ce dossier : quatre anciens cadres de Bygmalion, dont trois ont reconnu leur participation ou leur connaissance de la fraude, trois ex-cadres de l'UMP et trois responsables de la campagne, dont son directeur Guillaume Lambert, qui nient toute implication dans un système de fausses factures.

vendredi 4 juillet 2014

Mise en examen: Léonard Trierweiler provoque Louis Sarkozy sur Twitter

Les fils de... s'interpellent

Le fils de l'ancien président avait pris le parti de son père,


Le fils cadet de l'ex-concubine de Hollande
démarche remarquable de la part d'un adolescent.

Mais de quoi se mêle Léonard Trierweiler, qui n'est pas concerné, quand il va chercher Louis Sarkozy par tweet

Le boutonneux Léonard Trierweiler (ci-contre) a répliqué par un tweet adressé à Louis Sarkozy dans lequel il apporte sa caution personnelle à l'impartialité des magistrats dans le procès -fait à certains membres du SM - syndicat très minoritaire - contre une instrumentalisation politique de la justice.

Une "baston" numérique

Louis Sarkozy et Léonard Trierweiler ont en commun d’avoir le tweet facile.
Les deux adolescents ont tous les deux réagi à la mise en examen de Nicolas Sarkozy, mais pas de la même manière. Dans un premier temps, c’est le fils de l’ancien président qui avait pris la défense de son père dénonçant "l’acharnement" dont l’ex-chef de l’État fait l’objet. 
Hier, le fils de l’ex-première dame a lui apporter la contradiction. Dans un tweet adressé à Louis Sarkozy, Léonard Trierweiler a assuré l’autre adolescent que "l'appartenance syndicale n'empêche pas un juge d'être impartial", répétant Libération !  Tout comme l'appartenance familiale. 
Une réplique sous forme de leçon à laquelle était joint un lien (cassé!) censé mener à un entretien proposé par Libération à Matthieu Bonduelle, le secrétaire général du SM, Syndicat de la Magistrature. Pour l’heure, le fils de Nicolas Sarkozy a laissé couler.

Léonard Trierweiler, 16 ans, a également sévèrement commenté l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. Dans un autre tweet, l'ado fait la leçon, déclarant qu'un journal télévisé n'est "pas un prétoire".
 

Léonard, 16 ans, est le 3e fils de Valérie Massonneau comme épouse (1995-1998) de Denis Trierweiler, secrétaire de rédaction à Paris Match, son employeur.


jeudi 3 juillet 2014

Affaire des écoutes illégales sur Sarkozy: le pouvoir judiciaire retombe dans les errements de l'affaire Bettencourt

La mise en examen de Sarkozy "peut devenir une affaire d'Etat", assure Le Maire
Bruno Le Maire réagit à la mise en examen de Nicolas Sarkozy
Il contre-attaque, mercredi 2 juillet au micro de RTL, après la mise en examen de l'ex-chef de l'Etat, rival du président Hollande, en plus de ses adversaires de poids que sont la dette publique et le chômage.


Le champion de la droite face au PS et au FN a en effet été humilié par des juges désignés - malgré, ou du fait de, leur engagement syndical-  par le Parquet, donc le ministère de la Justice, pour la deuxième fois en quatre ans, avec la révélation, déjà par Mediapart (défendu par le SM) de l'existence d'enregistrements clandestins supposés accablants dans l'affaire Bettencourt. Le juge de Nicolas Sarkozy, Jean-Michel Gentil, avait révélé son acrimonie à son encontre, le qualifiant de "monarque"... Celui-ci est de surcroît mis en examen pour ...abus de faiblesse ! Mais le procès qui visait déjà le financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy se termine par un non-lieu, le 7 octobre 2013

Sept mois plus tard, le 1er juillet 2014, alors que se précise la possibilité de son retour en politique, la justice indépendante repart à la charge et fait subir à Nicolas Sarkozy une nouvelle garde à vue qui conduit à sa mis en examen sur des soupçons fondés sur des écoutes téléphoniques illégales dont a eu connaissance la garde des Sceaux, Ch. Taubira. Un rythme qui accrédite aussitôt l'idée d'un acharnement judiciaire dans l'opinion.

Le Maire pointe "les zones d'ombre" de la nouvelle affaire de justice

Il cible la mise sur écoutes par la justice de l'ancien chef de l'Etat et de communications privées avec ses proches. "C'est le cœur de l'affaire", assure l'ex-ministre de l'Agriculture.

Le député UMP de l'Eure suspecte un téléguidage
Le candidat à la présidence de l'UMP revient sur la révélation de la connaissance par le gouvernement -Christiane Taubira, notamment- de la mise sur écoutes de Nicolas Sarkozy.

"Tant que nous ne savons pas quand le président de la République et son gouvernement ont été informés, tant que le président de la République et son gouvernement ne nous disent pas quel était le contenu de ces écoutes et ce qu'ils savaient, cette affaire de justice peut devenir une affaire d'Etat", fait-il valoir.

mercredi 2 juillet 2014

Deuxième mise en examen de Sarkozy sous Hollande

En deux ans, la gauche revancharde n'y va-t-elle pas un peu fort?

La crédibilité malmenée  du principe de séparation des pouvoirs
L'ancien président de la République a été mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel.

L'opération a été bien pensée, puisque son avocat de toujours, Me Thierry Herzog, a d'abord été inquiété dans cette même affaire et mis en examen.
 
L'ex-président de la République s'est donc vu privé de son conseil juridique et ami de trente ans pour l'assister lors de ses auditions.  Me Herzog n'a pas pu l'assister pendant sa garde à vue et sa présentation devant un juge d'instruction.

Après avoir été mis en examen, Nicolas Sarkozy a pu choisir l'un de ses proches pour combler le vide créé par les juges dans sa défense. Si Thierry Herzog reste bien l'avocat officiel de Nicolas Sarkozy, il ne peut toutefois plus l'assister durant ses rendez-vous judiciaires et c'est Me Pierre Haik qui prend la relève. Celui-ci n'a toutefois pas pu le rejoindre avant sa présentation devant les juges d'instruction dans la nuit de mardi à mercredi et après 15 heures de garde-à-vue. "Nicolas Sarkozy a fait appel à un confrère, il a été obligé de le faire devant cette inattendue présentation à un juge : mon confrère Pierre Haik", a informé Me Paul-Albert Iweins, au micro d'Europe 1.

Le Nouvel Obs a la liberté de stigmatiser l'avocat de Sarkozy

L'hebdomadaire de l'ex-propriétaire des sanisettes dresse
 de Me Haïk un portrait à charge.
"Surnommé 'la teigne', Pierre Haik a fait ses armes en défendant des trafiquants de stupéfiants. Avec son ami Me Herzog, il a longtemps été le "défenseur de la pègre", du gang des postiches, des braqueurs de l'UBS, ou encore des dealers", indique Le NouvelObs, tout en étant défenseur de la légalisation du cannabis, en soutien à la sénatrice EELV Esther Benbassa. 
Les magistrats surnommaient le duo les "3 H", pour "Herzog, Haik, héroïne". Ce n'est pas de la diffamation; c'est de la liberté de la presse...



mardi 11 mars 2014

Agendas de Sarkozy: la Cour de Cassation installe la "dictature des juges"

Les Ponce Pilate refusent de statuer sur la saisie des agendas de Sarkozy
Il n'y aurait pas lieu de statuer sur le pourvoi de Nicolas Sarkozy contre la saisie de ses agendas dans l'affaire Bettencourt, 
a estimé la Cour de cassation mardi, dans la mesure où il a bénéficié d'un non-lieu dans ce dossier. Mais les photocopies continuent, au point que les tribunaux sont en manque  d'encre au détriment du justiciable: lien PaSiDupes

Dans son arrêt, la quasi-totalité de la procédure du juge bordelais Jean-Michel Gentil a par ailleurs été validée par la chambre criminelle de la haute juridiction dans le volet des soupçons d'abus de faiblesse de l'affaire Bettencourt.

Des agendas à usage multiple, jusqu'en 2017...
Les agendas de N. Sarkozy figurent également dans la procédure contre Bernard Tapie sur l'arbitrage contesté en 2008 dans son litige avec le Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas.

Ils sont aussi susceptibles d'intéresser les juges enquêtant sur des soupçons  de financement présumé de la campagne de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi.
C'est précisément à propos de ce dossier que des écoutes téléphoniques ont été diligentées visant à surprendre une hypothétique conversation révélatrice entre  Me Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy,  son client et justiciable ordinaire, comme chacun d'entre nous. 

Cette violation des droits sacrés de la défense a donné lieu à l'ouverture d'une information judiciaire pour violation du secret de l'instruction

Ces écoutes ont suscité de vives protestations chez les avocats. Ils ont lancé un appel à signature d'une lettre de protestation qui a recueilli un millier de soutiens.
Pas d'"impunité", a brutalement répliqué la garde des Sceaux Christiane Taubira dans un amalgame démagigique laisant croire que les avocats réclament un privilège pour eux-mêmes, alors qu'ils sont à la lutte contre la magistrature pour le respect de la confidendialité des échanges entre les justiciables et leurs défenseurs.
Dans cet échange, les deux présumés coupables mentionnent la demande d'un haut magistrat à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, qui aurait sollicité des informations sur la procédure concernant les agendas présidentiels.
Or, avocat général dans une chambre civile, Gilbert Azibert n'a aucun rôle à y jouer puisque l'affaire visant Sarkozy se joue devant la chambre criminelle. Mais selon le Monde, qui n'avance aucune preuve et entretient le soupçon avant les élections de mars et mai, il aurait renseigné le justiciable Sarkozy sur les tendances qui se dessinent à la Cour de cassation...

L'un des avocats de N. Sarkozy, Me Patrice Spinosi, n'a pas pu faire autrement que de déclarer mardi qu'il est -quoi qu'il puisse en penser- "absolument persuadé de la totale indépendance, de la totale impartialité" de la Cour de cassation. "Que l'on ne vienne pas dire que cette décision est susceptible d'un quelconque soupçon", a-t-il déclaré après l'arrêt de la Cour.

Lors de l'audience du 11 février, l'avocat général en charge du dossier, Claude Mathon, avait estimé que c'était à tort que la chambre de l'instruction avait refusé d'annuler la saisie des agendas par le juge Jean-Michel Gentil et ses deux collègues, en charge de l'affaire Bettencourt.

La solidarité des juges fait peur et craindre une "république des juges".
Face à cette menace, les juges et magistrats devront-ils être soumis à élection par le peuple?


samedi 8 mars 2014

Ecoutes politiques: "On est en train de dériver vers le KGB", met en garde B. Debré

Menaces de dictature des juges dans un état de droit

Hollande fait encore plus fort que ...Patrick Buisson !
La VIe République
serait-elle "bananière" ?
"Mettre sur écoute un ancien président de la République, deux anciens ministres de l'Intérieur, sans informer l'Elysée, mais c'est impossible", s'est indigné le député UMP de Paris, Bernard Debré. 
"François Hollande revient au pire moment du mitterrandisme, où Mitterrand écoutait tout le monde"souligne le député UMP de Paris, Bernard Debré.  "Il y a une espèce d'amalgame, d'orientation de la justice pour casser Nicolas", alors qu"il n'y a aura rien", a-t-il ajouté. "On est en train de dériver vers le KGB."

Les écoutes par des juges de deux téléphones de Nicolas Sarkozy ont provoqué des réactions diverses aux révélations du "Monde" vendredi 7 mars. Plus ou moins républicaines...

Les déontologues vertueux des droits de l'homme

David Assouline, porte-parole du Parti socialiste
"Les informations publiées ce jour par le quotidien 'Le Monde', et selon lesquelles un magistrat est notamment suspecté d'avoir informé secrètement Nicolas Sarkozy des développements judiciaires de l'affaire Bettencourt sont graves et stupéfiantes. Si la véracité des écoutes pratiquées sur les téléphones de MM. Sarkozy, Herzog, Guéant et Hortefeux venait à être établie, il s'agirait d'un scandale d'Etat, qui acterait l'état de décomposition avancée d'un système clanique, qui a beaucoup abîmé notre démocratie. Mais justement parce qu'il s'agit d'une instruction judiciaire en cours et qui met en cause ni plus ni moins qu'un ancien président de la République, il faut observer une certaine retenue"... Assouline a appris la retenue en quelques heures!



Eva Joly, députée européenne altermondialiste et ancienne magistrate radicale connaît-elle le droit, même norvégien, lorsqu'elle dénonce "un ensemble de mécanismes qui auraient permis à l'ancien président d'échapper à ses responsabilités pénales"
La septuagénaire, qui a déjà manqué une marche,  a dû aussi manquer un épisode: "Si tel était le cas, on aurait enfin levé un coin du voile sur le système sarkozyste que je n'ai eu cesse de dénoncer", déraille dans un communiqué (pourtant écrit) l'écologiste battue à plate couture à la présidentielle de 2012. Et, à côté de la plaque, elle continue à lire l'actualité dans le rétroviseur, disant comme il y a trois ans, que "notre République a souffert d'un système basé sur le mélange des genres et les renvois d'ascenseur, un système qui propulse dans les hautes sphères de la magistrature les membres de cabinets ou les proches politiques pour s'assurer la tranquillité ultérieure. Il est à espérer que la mise sur écoutes et les différentes perquisitions permettent de faire reculer l'impunité. D'ores et déjà, que des juges fassent leur travail en toute indépendance est une bonne nouvelle pour notre démocratie. Il faut saluer leur action comme salutaire pour notre conception de la République exemplaire." Malgré ses lunettes ou vertes ou rouges, elle élude et refuse de condamner ses collègues magistrats, des républicains comme elle: alors qu'elle prétendait accéder à la magistrature suprême, elle réussit le tour de force de ne pas mentionner le "secret professionnel" dans son contexte. Serait-elle sénile? 

Pour l'information de la franco-norvégienne, la Principauté de Monaco pulvérise ses insinuations: "La direction des services judiciaires de la Principauté de Monaco confirme que M. Gilbert Azibert a été candidat à un poste de magistrat à la Cour de Révision, équivalent à Monaco de la Cour de Cassation [...] Elle indique qu'au terme du processus de recrutement sa candidature n'a pas été retenue et qu'aucune intervention extérieure n'est venue interférer dans cette procédure de recrutement." Le Prince va-t-il être mis sur écoute?

Les victimes des "juges rouges" 

Patrick Balkany, maire UMP de Levallois-Perret, proche de Nicolas Sarkozy, interrogé par publicsenat.fr : "Qu’on puisse mettre sur écoute un ancien Président me paraît être une déviance des services de l’Etat, de la justice. Par expérience, je sais que le Président n’engage pas de conversations politiques au téléphone. Il reçoit. Au téléphone, ça dure très peu de temps".

Nadine Morano, ancienne ministre de la Famille sous Nicolas Sarkozy, estime de son côté que l'affaire révélée par "Le Monde" n'est qu'une "tentative d'affaire"


Marine Le Pen, présidente du Front national: "Cela commence à faire beaucoup. Je ne vais pas me prononcer sur le fond de cette affaire [...]. Mais ça commence à sentir quand même beaucoup le soufre." "Les enquêtes doivent se faire mais les libertés publiques doivent aussi être préservées", a-t-elle toutefois ajouté.

Le député PS de Seine-et-Marne, Olivier Faure, trouve matière à ironiser sur les attaques de l'UMP contre la presse : 

La polémique évite la condamnation de la violation du "secret professionnel"...

mercredi 24 avril 2013

Les juges du Syndicat de la Magistrature affichent leur orientation politique partisane

Une justice impartiale ? Manifestement pas, pour un certain nombre de juges du Syndicat de la magistrature qui ont leur mur des cons...



Syndicat de juges rouges,
fléau de la justice

Atlantico a obtenu une vidéo tournée en cachette du "Mur des cons" du Syndicat de la magistrature
Il expose dans son local syndical la tête des adversaires - et des justiciables ? - à abattre [délit de faciès ?]. Parmi eux, de nombreux hommes politiques de droite, des intellectuels… et des journalistes. Une curieuse conception de la justice...


C'est un magistrat qui a fait cette découverte. Accompagnant un collègue au siège du Syndicat de la magistrature à Paris, ce juge apolitique et non syndiqué a eu la surprise de constater la présence d'un gigantesque panneau dans la salle principal du local syndical, surplombé d'une affichette sur laquelle était écrit "Mur des cons". (voir vidéo ci-dessous)

Créé en 1968, le Syndicat de la magistrature représente 1/3 seulement des magistrats de l’ordre judiciaire. Proche de la gauche, il a appelé en 2012 à voter contre Nicolas Sarkozy. C’est la garde des Sceaux, Christiane Taubira, qui a ouvert son 46e Congrès en novembre dernier.
Sur ce mur, des dizaines de photos de personnalités pour la quasi-totalité classées à droite de l'échiquier politique. Nicolas Sarkozy, au premier chef, mais aussi, Eric Woerth, Edouard Balladur, Nadine Morano, François Baroin, Luc Chatel, Michèle Alliot-Marie, Luc Ferry, Eric Besson, Christian Jacob, ou encore Patrick Balkany y figurent en bonne place [c'est-à-dire ceux que les radios et télévisions se plaisent à brocarder jusque dans les émissions de divertissement politique, notamment sur Canal+ ou les émissions de Laurent Ruquier, avec Aymeric Caron, par exemple ]. Certains sont marqués d'un signe supplémentaire "d'infamie" : un autocollant du Front National. Le portrait de l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux est souligné d'une mention particulièrement injurieuse : "L'homme de Vichy" [ce que Mitterrand n'est pas pour eux.





Mais il n'y a pas que des politiques. 
Certains intellectuels comme Jacques Attali, Alain Minc, Guy Sorman, ou encore Alexandre Adler sont mis au pilori syndical. Les journalistes ne sont pas en reste. Eric Zemmour est placardé, bien sûr, mais il y aussi deux patrons de presse, l'ancien directeur du Figaro Etienne Mougeotte, et l'ancien patron de TF1, Patrick Le Lay; l'éditorialiste du Figaro Yves Thréard, la journaliste Béatrice Schoenberg (épouse à la ville de Jean-Louis Borloo) ou encore le présentateur David Pujadas.
[Mais on n'y trouve ni Ruth Elkrief, ni Laurent Joffrin...]

La liste [noire] n'est pas close. 
Le Mur des cons est d'ailleurs évolutif. Chaque magistrat syndiqué est invité à y placarder une prochaine victime. "Avant d'ajouter un con, vérifiez qu'il n'y est pas déjà", averti une seconde affichette placée au milieu des photos.

Effaré, notre visiteur a eu le réflexe de filmer ce Mur des cons à l'aide de son iPhone.


S'agit-il d'une plaisanterie, comme on pourrait en voir dans un local lycéen ? (Essayez donc de plaisanter avec un magistrat en le traitant de "con", vous verrez ce qu'il vous en coûtera). Ou d'un innocent folklore syndical que l'on pourrait comprendre s'il s'agissait de camionneurs ou de sidérurgistes [s'ils ne sont pas homosexuels !] ? Mais le problème est que cette liste noire a été dressée par des magistrats qui se montrent eux-mêmes très sourcilleux lorsqu'il s'agit de poser pour autrui les limites de la liberté d'expression en matière d'injure et de diffamation.



Certaines personnalités qui figurent sur le Mur des cons en ont d'ailleurs fait l'amère expérience. On se souvient de l'affaire Zemmour. Brice Hortefeux a lui aussi été condamné pour une simple plaisanterie jugée "xénophobe" par la 17e chambre correctionnelle. Le raisonnement juridique des magistrats était d'ailleurs un peu spécieux puisque Brice Hortefeux a été relaxé en appel par des juges qui ont souligné l'erreur d'analyse du premier jugement. 

Mais l'essentiel n'est pas là. 
Le Mur des cons du Syndicat de la magistrature semble constituer bien moins un "tableau de chasse" réunissant ceux qui ont déjà eu à connaître des foudres de la justice, qu'une future charrette de justiciables qui auront peut-être du souci à se faire le jour où d'aventure ils se retrouveraient devant les tribunaux. 
Qu'ont donc en effet les syndicalistes-magistrats à reprocher à Etienne Mougeotte, Yves Thréard, Patrick Le Lay, David Pujadas, Alexandre Adler, François Baroin, Luc Chatel… qui n'ont jamais été condamnés, si ce n'est de ne pas être suffisamment porteurs des valeurs de gauche et d'extrême gauche dont le Syndicat de la Magistrature se fait le porte-étendard ? Voilà pourquoi ce petit "pilori privé", installé dans un local syndical - au sein d'un bâtiment du ministère de la justice ! - est une forfaiture qui déconsidère ceux qui en sont à l'origine. Ce mur de la honte constitue une faute grave qui autorise à s'interroger sur les messages - voire les consignes - que le Syndicat de la Magistrature est susceptible de faire passer à ses adhérents.

Plus que dans d'autres domaines, les "affaires" politico-judiciaires imposent aux juges de faire abstraction de leurs propres opinons pour ne faire que du droit. C'est d'ailleurs en invoquant le droit seul que les magistrats assurent tracer la limite entre ce qui est licite de faire et ce qui ne l'est pas. Pareillement, en matière de diffamation, c'est théoriquement en ne faisant que du droit, que les redoutés magistrats de la chambre de la Presse décernent aux uns des brevets de respectabilité et rabaissent les autres au rang de délinquant. Mais le Mur des cons du Syndicat de la magistrature - qui représente 30% de la profession - révèle à quel point les critères politiques peuvent entrer en ligne de compte. Ce dazibao illustré, qui s'inscrit dans la grande tradition maoïste, est-il l'antichambre des futurs condamnés ? Une chose est sûre, y figurer avant de passer en jugement n'est pas un bon signe. C'est plutôt un handicap. 


Le Mur des cons permet de mieux décrypter la jurisprudence et jette un nouvel éclairage sur moult décisions de justice. Soudain, on s'interroge et on en vient à se demander s'il ne vaut pas mieux dans certaines affaires être classé à gauche plutôt qu'à droite ; pourquoi certains hommes politiques se retrouvent mis en examen sur la base d'instructions pour le moins fragiles alors que d'autres semblent bénéficier d'une grande mansuétude des magistrats ; pourquoi le journaliste Eric Zemmour est condamné en raison d'une réplique ambiguë lancée dans le vif d'un débat alors que le rappeur qui l'injurie et se déclare prêt "à payer ceux qui feront taire ce con" est relaxé au nom de la liberté d'expression ; pourquoi un le général Aussaresses est condamné pour "apologie de crime de guerre" lorsqu'il évoque ses mémoires de la guerre d'Algérie, alors qu'un groupuscule d'extrême-gauche est relaxé après avoir publiquement souhaité la mort de soldats français en Afghanistan ; pourquoi le racisme anti-blanc est quasiment ignoré des tribunaux, pourquoi la violence verbale dès lors qu'elle émane de l'extrême-gauche est le plus souvent absoute ; pourquoi Marine Le Pen est régulièrement déboutée, son père régulièrement condamné et pourquoi Arnaud Montebourg, Eva Joly, et Jean-Luc Mélenchon trouvent manifestement une oreille plus attentive [compréhensive et complice ?] lorsqu'ils s'expliquent devant les tribunaux. Ce ne sont-là que quelques exemples et quelques pistes...

Dérapage véniel, que ce Mur des cons ? 
Folklore syndical ? Mais imaginez un seul instant que ce tableau d'affichage des hommes et des femmes à abattre ait été dressé au siège d'un syndicat de policiers réputé de droite. Et que les photos qui y figurent soient ceux d'hommes politiques de gauche et de journalistes bien pensants. Supposez qu'on y découvre les visages d'Edwy Plenel, de Jean Daniel, de Fabrice Lhomme, de Daniel Mermet, de Jean-Luc Mélenchon, de José Bové ou de Najat Vallaud-Belkacem…. Que leurs portraits soient soulignés de mentions telles que "traître à la patrie", ou "dangereux agitateur"… Un deuxième article ne suffirait pas pour décrire les réactions indignées, les prises de positions, les pétitions et les demandes de sanctions qu'un tel scandale ne manquerait pas de provoquer. L'affaire se terminerait devant les tribunaux. On peut tenir le pari que les juges entreraient en voie de condamnation et que ceux encartés au Syndicat de la Magistrature ne seraient pas les plus cléments à l'encontre des fauteurs.



Ce syndicat se met en grève pour moins que tout ça. 
Avec le soutien des journalistes du SNJ. Et pas que, solidarité corporatrice oblige !