POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Me Herzog Th. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Me Herzog Th. Afficher tous les articles

mardi 10 mai 2016

Justice: annulation d'actes de l'enquête sur les écoutes sur Sarkozy

La justice annule des actes de l'enquête qui harcèle Nicolas Sarkozy

L
undi 9 mai 2016: l’enquête se dégonfle peu à peu

La cour d’Appel de Paris a ainsi fait tomber une partie des soupçons  qui valent à Nicolas Sarkozy et à son avocat Thierry Herzog d’être mis en examen pour des soupçons de corruption d’un magistrat. Selon leurs avocats – Jacqueline Laffont, Pierre Haïk et Philippe Dehapiot –, la justice a notamment annulé les convocations et les audiences de N. Sarkozy et Maître Th. Herzog en octobre et novembre 2015, durant lesquelles ils n’avaient pas répondu aux questions des juges. De leur point de vue, leur pourvoi en cassation sur les écoutes téléphoniques, validées une première fois par la cour d’Appel le 7 mai 2015, maintenait la suspension du cours de l’enquête, ce qui rendait leur convocation chez les juges irrégulière à leurs yeux. 
Cette décision en Appel oblige la justice à convoquer une nouvelle fois leurs clients. Selon les avocats, "la chambre de l’instruction a jugé qu’en continuant l’instruction, les juges d’instruction ont commis un excès de pouvoir", s’est félicitée Me Laffont à la sortie de la cour d’Appel, qui a rendu sa décision à huis clos. Les juges d’instruction avaient pourtant clos leurs investigations en février. 

Cet avatar de l’enquête laisse planer la menace d’un renvoi en procès 

Or, l'ancien chef de l’Etat s’apprête à disputer dans quelques mois la primaire présidentielle de son camp. De nouveaux interrogatoires pourraient retarder cette éventuelle échéance mais empoisonner le débat. 
La cour de Cassation avait validé, mardi 22 mars 2016, la quasi-totalité des écoutes téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, ouvrant la voie à un possible procès de l’ancien chef de l’Etat. Pour les magistrats de la Cour de Cassation, le contenu des écoutes entre Nicolas Sarkozy et son avocat "révèle des indices de sa participation à des faits susceptibles de qualification pénale". 

N. Sarkozy reste soupçonné d’avoir tenté d’obtenir début 2014 auprès de M. Azibert, à l'occasion d'une demande de cet ex-magistrat à la cour de Cassation d'intercession auprès de la Principauté de Monaco. La requête n'a pas abouti mais et les soupçons courent toujours sur la recherche présumée, par l’entremise de Me Herzog, d'informations couvertes par le secret dans une procédure judiciaire concernant l'actuel président du parti Les Républicains. 

De son côté, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de contester la légalité des écoutes téléphoniques -notamment privées- dont il a été la cible.
En septembre 2015, quelques mois après validation par la cour d'Appel de Paris de la quasi-totalité de ces écoutes, les magistrats instructeurs avaient repris leur enquête avec opiniâtreté. Ils estimaient pouvoir le faire malgré un pourvoi en cassation de la défense, celui-ci n'étant pas suspensif, d'après eux. Mais les avocats de l'ex-chef de l'Etat et de son conseil jugeaient cette décision irrégulière dans l'attente de l'examen de leur pourvoi.

La chambre de l'instruction de la cour d'Appel de Paris a donné raison à la défense lundi, en estimant - rappelons-le - que les magistrats ont commis un "excès de pouvoir". 
"Nos demandes de nullité n'étaient pas dilatoires puisqu'il y a été fait droit", a fait valoir auprès de la presse à charge Me Jacqueline Laffont, qui représente Nicolas Sarkozy: "C'est un désaveu des juges qui voulaient absolument aller très vite".
Quoi qu'ils décident de faire désormais, les juges vont donc devoir de nouveau notifier aux parties la fin de l'instruction. Mais d'après une source proche - et anonyme - du dossier, la décision de la chambre de l'instruction ne devrait donc pas entraîner de "conséquence irréversible" sur le fond du dossier. Mais elle "modifie le calendrier prévisible du déroulement de la procédure".

lundi 2 novembre 2015

Nicolas Sarkozy cité dans l'affaire Air Cocaïne

"Une atteinte à la vie privée"

Tout est la faute de Macron, sinon c'est Sarkozy !

L'avocat Thierry Herzog dénonce une "instrumentalisation de la justice"
Sur Europe 1 ce lundi, Th. Herzog a réagi aux révélations selon lesquelles une enquête a été menée sur son client dans l'affaire Air Cocaïne et il n'exclut pas "des actions" en justice.

Quel est le lien entre une affaire présumée de trafic de drogue et Nicolas Sarkozy ? 

A priori aucun, mais la juge d’instruction de la Juridiction Interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, Christine Saunier-Ruellan (ci-contre) a pourtant mené une enquête sur l'ancien président de la République (et son entourage, famille incluse), parallèlement au dossier dit Air Cocaïne, a révélé dimanche le JDD. 

L'affaire Air Cocaïne s'ouverte en mars 2013 à Punta Cana en République Dominicaine. Le Falcon 50 d’Alain Afflelou est intercepté, avec à son bord quatre français et 682 kg de cocaïne. Le jet s’apprêtait à décoller en direction du petit aéroport de la Môle près de Saint-Tropez. En France, dans les mois qui suivent, une série d’interpellations est diligentée par l’OCTRIS (Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants). Parmi les gardés à vue, le patron de SN THS (Société Nouvelle Trans Hélicoptère), une société lyonnaise chargée de louer le jet d’affaires de l’opticien quand il ne l’utilise pas.

Début juillet 2014, la juge a désigné un expert aéronautique pour "décrypter et analyser", ces trois vols privés de Nicolas Sarkozy.

10 septembre 2013
, Pierre-Marc Dreyfus est mis en examen, pour notamment importation de stupéfiants en bande organisée. Il est soupçonné d’avoir organisé trois transports de cocaïne au moyen du Falcon d’Alain Afflelou en provenance de l’Equateur et la République Dominicaine.
Selon la logique de la juge Saunier-Ruellan, A. Afflelou devrait être soupçonné et inquiété... 

Ses factures téléphoniques ont pourtant été épluchées et ses portables géolocalisés.
De quoi faire bondir les républicains, comme son avocat. Sur Europe 1 ce lundi, maître Thierry Herzog annonce qu'il va adresser une lettre au procureur de la République de Marseille pour demander "dans quelles conditions des investigations aussi approfondies ont été menées à l'encontre du président Sarkozy"

Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy menacent d'engager "des actions"
, sans préciser si elles prendront la forme d'un dépôt de plainte. L'avocat dénonce "une atteinte à la vie privée" et des "mesures coercitives". Il rappelle que son client dispose du statut d'avocat et qu'à ce titre, toute enquête visant ses communications doivent être signalées au bâtonnier. A ce stade, il ignore si tel a été le cas.

"Aucun contact avec les mis en cause"

L'affaire Air Cocaïne porte sur des soupçons de trafic de drogue entre la République dominicaine et la France via des vols d'affaire. Plusieurs Français sont mis en examen dans cette affaire, dont les deux pilotes qui se sont évadés. 
Si le nom de Nicolas Sarkozy apparaît dans la procédure, c'est parce qu'il a utilisé le fameux Falcon 50, qui a été arraisonné par les autorités dominicaines, pendant la même période, pour trois voyages à Doha, New York et Abu Dhabi, en 2012 et 2013. Il l'utilisait pour intervenir notamment dans des forums internationaux. Ces vols étaient facturés à la société Lov Group, une holding appartenant à Stéphane Courbit, un ami proche de l’ex-président de la République.
Le Point souligne qu'il n'y a rien "d'anormal" à cela, de nombreuses personnalités utilisant l'appareil. Nicolas Sarkozy "n'a aucun contact avec les mis en cause", souligne son avocat Thierry Herzog. 

En réalité, il n'est pas possible d'affirmer à ce stade que la juge d'instruction en charge de l'enquête a soupçonné l'ex-président de participer au présumé trafic de drogue. La magistrate se serait intéressée à lui parce qu'il n'a pas payé ses vols. C'est une société dirigée par l'un de ses amis qui a pris en charge les frais, ce qui pourrait constituer un "abus de bien social"
C'est d'ailleurs ce qu'a glissé la ministre de la justice Christiane Taubira invitée dimanche sur BFMTV en qualité de garde des Sceaux : "Les remontées que nous avons du Parquet général font état de procédures différentes. Ce qu'il y a de commun, c'est la société aérienne, la compagnie qui a affrété les avions".

"Instrumentaliser la justice"

Reste que la juge n'était pas saisie pour une enquête d'abus de bien social. Et la question se pose de savoir si elle n'a pas outrepassé ses prérogatives en demandant les fadettes et la géolocalisation de Nicolas Sarkozy. D'autant que l'exploitation de ces données n'a rien donné. Pour Thierry Herzog, "il y a une volonté de traiter différemment le président Sarkozy". "Nous ne demandons pas un traitement de faveur [...]. En revanche, je n'accepterai pas qu'il soit moins bien traité qu'un autre", s'offusque-t-il sur Europe 1. 

Interrogé sur l'hypothèse d'éventuelles pressions politiques, l'avocat se contente d'affirmer: "On ne peut pas impunément et en permanence instrumentaliser la justice".

"Une affaire de plus pour Nicolas Sarkozy ? C'est pas de chance tout de même," ironisent les cyniques (anonymes) de Marianne. pour qui la présomption d'innocence est probablement sacrée...mais qui titrent sans retenue "Sarkozy, le Falcon d’Afflelou et la coke !"... 
Ca servirait à quoi que la presse soit indépendante du pouvoir exécutif ?

jeudi 3 juillet 2014

Pourvu que le justiciable "ordinaire" soit mieux traité que Sarkozy

Pizza, ascenseur en panne et dialogue de sourds : le récit de la garde à vue de Sarkozy

Ne pourrait-il pas avoir le choix entre pizza et kebab?

Durant dix-huit heures, mardi et mercredi, Nicolas Sarkozy a dû se plier à une garde à vue avant d'être -de toute façon- présenté à des juges. Le journal Le Figaro nous fait pénétrer dans les coulisses. Sait-on jamais: tout justiciable "ordinaire" peut un jour avoir à suivre le même parcours.

Un marathon de dix-huit heures. 
L'ancien président n'a pas à se plaindre: la police ne l'a pas contraint à remettre sa ceinture et ses lacets et c'est un privilège peu républicain.
De 8 heures, mardi matin, jusqu'au milieu de la nuit, Nicolas Sarkozy a dû renouer avec la dure réalité d'une garde à vue, avant la prochaine, suivie d'un défèrement devant deux juges d'instruction qui avaient veillé loin dans la nuit, rien que pour lui. Le Figaro raconte, jeudi 3 juillet, les détails de ces dix-huit heures d'interrogatoires en continu, sans avocat, comme seule la France l'autorise, si on veut excepter les démocraties exemplaires de Corée du Nord, de Cuba ou du Soudan.

Tout commence à 8 heures du matin, lorsque la voiture de Nicolas Sarkozy arrive au siège de la police judiciaire, à Nanterre. A ce moment-là, l'ex-chef de l'Etat ne sait rien, selon ses proches, pas même s'il va être interrogé librement ou sous le statut de la garde à vue. Le suspense ne dure pas bien longtemps : à peine assis dans le bureau des enquêteurs, sa garde à vue lui est notifiée, rapporte Le Figaro, signalant ainsi une préméditation.

Droit à un avocat… et à une pizza

Comme pour tout justiciable en pareilles circonstances, le début de l'interrogatoire est de pure forme. Nicolas Sarkozy est prié de décliner son identité et celle de ses ascendants. Les policiers l'informent qu'il a droit à un avocat. Car l'ex-président est venu seul, sans conseil, en signe de protestation. Voire de solidarité. Son principal avocat, Thierry Herzog, est en effet en garde à vue depuis la veille, dans les mêmes locaux, comme si cette privation d'un conseil était calculée. Sans aucune malveillance.

Photo Europe 1
Ce n'est qu'au bout de trois heures que l'interrogatoire entre dans le vif du sujet. Il aura fallu attendre 11h00. A midi, Nicolas Sarkozy est autorisé à se faire livrer une pizza: est-il autorisé à s'hydrater? Et l'audition se poursuit, calmement, jusqu'à 22 heures. Dix heures, et les policiers envoient les PV d'audition aux deux magistrates du pôle financier, à Paris. Il suffit de quelques dizaines de minutes pour que celles-ci ordonnent que Nicolas Sarkozy leur soit présenté.

"Rien à dire" aux magistrates

Après être resté bloqué vingt minutes avec des policiers dans un ascenseur en panne dans les locaux du tribunal de Nanterre -toute action syndicale mal-intentionnée étant à écartée-, l'ancien chef de l'Etat est conduit - à cinq, car le président court vite, on le sait - dans une voiture de police jusque dans le bureau des juges.
Cette fois, il se fait assister par l'avocat Pierre Haïk. L'interrogatoire tourne au dialogue de sourds. Nicolas Sarkozy accuse les magistrates d'être des "juges politiques" et estime n'avoir rien à leur dire qui n'a pas été dit à la police et consigné dans le rapport entre leurs mains: n'ont-elles pas eu à l'éplucher avant de décider que l'ancien chef de l'Etat leur soit présenté? Une heure trente d'audition plus tard, il rentre chez lui, à 1h50.

Le quotidien souligne que contrairement à son client, Thierry Herzog a dû subir des conditions de garde à vue bien plus dures. A son arrivée, sa ceinture et sa montre lui ont été retirées et son interrogatoire a été mené non dans un bureau, mais en cellule de garde à vue. Lorsque la juge Simon avait perquisitionné le maître du barreau, elle avait exigé qu'il prenne sa douche ...porte ouverte ! Et la dame n'est pas membre du SM...
Raffinement qui ne rappelle pas à Libération les plus sombres années de la Stasi ?

mercredi 12 mars 2014

Ecoutes sur Sarkozy: ras le bol des commentaires; des faits !

Le Parquet financier tente de s'expliquer

Les socialistes se sont plongés dans la tourmente 
Et  le Parquet national financier a maladroitement tenté mercredi de clarifier la chronologie judiciaire des faits. 
Deux téléphones utilisés par Nicolas Sarkozy ont ainsi été placés sur écoute les 3 et 19 septembre 2013 sur ordonnance des juges enquêtant sur les accusations de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 de l'ancien président, a confirmé le Parquet, mercredi 12 mars, et cela, bien qu'il ne fasse pas l'objet d'une mise en examen. 

En revanche, les lignes téléphoniques de Me Thierry Herzog, l'avocat de l'ancien président, "n'ont jamais été interceptées et enregistrées", a expliqué ce Parquet, prenant les Français pour des blaireaux. "Seule une ligne téléphonique, souscrite sous un nom d'emprunt, a été placée quelques heures sur écoute, immédiatement interrompue dès lors qu'elle a été identifiée comme étant la sienne," minimise-t-il, jusqu'à preuve du contraire...

Chacun comprend que si le client est mis sur écoute, son avocat l'est du même coup ! 
Le Parquet semble en outre  cautionner la pratique consistant à espionner tous les interlocuteurs arbitrairement mis sur écoute, responsables politiques de l'opposition, proches et citoyens

Six mois d'écoutes politiques d'un citoyen ordinaire non inculpé

Après l'annonce de ces écoutes,
des avocats - marqués à gauche comme à droite- dont certains ont plaidés contre Sarkozy - ont manifesté leur indignation  d'une atteinte "intolérable" au secret professionnel entre un avocat et son client, un citoyen qui ne fait l'objet d'aucune poursuite. 

Des sources proches du dossier ont auparavant précisé que
l'avocat a été entendu par les enquêteurs de manière incidente, lors de ses conversations avec l'ancien président, qui est la véritable cible des écoutes judiciaires.

N. Sarkozy et Me Herzog étaient bien inspirés d'utiliser des portables acquis sous des identités d'emprunt pour communiquer entre eux: ils semblent bien connaître les hommes du président socialiste. "L'interception des lignes téléphoniques de M. Nicolas Sarkozy a été ordonnée par les magistrats instructeurs le 3 septembre 2013 pour l'une, le 19 septembre 2013 pour l'autre, soit depuis six mois", a affirmé le Parquet.

Les écoutes téléphoniques sont une dérive des dictatures
Les téléphones de Claude Guéant et de Brice Hortefeux ont également été placés sur écoute à la demande des juges.
Des sources proches du dossier ont précisé que c'est encore le cas de l'actuel directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Michel Gaudin, ancien patron de la police nationale.

mardi 11 mars 2014

Agendas de Sarkozy: la Cour de Cassation installe la "dictature des juges"

Les Ponce Pilate refusent de statuer sur la saisie des agendas de Sarkozy
Il n'y aurait pas lieu de statuer sur le pourvoi de Nicolas Sarkozy contre la saisie de ses agendas dans l'affaire Bettencourt, 
a estimé la Cour de cassation mardi, dans la mesure où il a bénéficié d'un non-lieu dans ce dossier. Mais les photocopies continuent, au point que les tribunaux sont en manque  d'encre au détriment du justiciable: lien PaSiDupes

Dans son arrêt, la quasi-totalité de la procédure du juge bordelais Jean-Michel Gentil a par ailleurs été validée par la chambre criminelle de la haute juridiction dans le volet des soupçons d'abus de faiblesse de l'affaire Bettencourt.

Des agendas à usage multiple, jusqu'en 2017...
Les agendas de N. Sarkozy figurent également dans la procédure contre Bernard Tapie sur l'arbitrage contesté en 2008 dans son litige avec le Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas.

Ils sont aussi susceptibles d'intéresser les juges enquêtant sur des soupçons  de financement présumé de la campagne de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi.
C'est précisément à propos de ce dossier que des écoutes téléphoniques ont été diligentées visant à surprendre une hypothétique conversation révélatrice entre  Me Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy,  son client et justiciable ordinaire, comme chacun d'entre nous. 

Cette violation des droits sacrés de la défense a donné lieu à l'ouverture d'une information judiciaire pour violation du secret de l'instruction

Ces écoutes ont suscité de vives protestations chez les avocats. Ils ont lancé un appel à signature d'une lettre de protestation qui a recueilli un millier de soutiens.
Pas d'"impunité", a brutalement répliqué la garde des Sceaux Christiane Taubira dans un amalgame démagigique laisant croire que les avocats réclament un privilège pour eux-mêmes, alors qu'ils sont à la lutte contre la magistrature pour le respect de la confidendialité des échanges entre les justiciables et leurs défenseurs.
Dans cet échange, les deux présumés coupables mentionnent la demande d'un haut magistrat à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, qui aurait sollicité des informations sur la procédure concernant les agendas présidentiels.
Or, avocat général dans une chambre civile, Gilbert Azibert n'a aucun rôle à y jouer puisque l'affaire visant Sarkozy se joue devant la chambre criminelle. Mais selon le Monde, qui n'avance aucune preuve et entretient le soupçon avant les élections de mars et mai, il aurait renseigné le justiciable Sarkozy sur les tendances qui se dessinent à la Cour de cassation...

L'un des avocats de N. Sarkozy, Me Patrice Spinosi, n'a pas pu faire autrement que de déclarer mardi qu'il est -quoi qu'il puisse en penser- "absolument persuadé de la totale indépendance, de la totale impartialité" de la Cour de cassation. "Que l'on ne vienne pas dire que cette décision est susceptible d'un quelconque soupçon", a-t-il déclaré après l'arrêt de la Cour.

Lors de l'audience du 11 février, l'avocat général en charge du dossier, Claude Mathon, avait estimé que c'était à tort que la chambre de l'instruction avait refusé d'annuler la saisie des agendas par le juge Jean-Michel Gentil et ses deux collègues, en charge de l'affaire Bettencourt.

La solidarité des juges fait peur et craindre une "république des juges".
Face à cette menace, les juges et magistrats devront-ils être soumis à élection par le peuple?


vendredi 7 mars 2014

L'ancien président Sarkozy sur écoute depuis plus d'un an

Valls et Taubira écoutent aux portes

La Justice avec un grand J n'a aucune retenue
Le ministre Valls, à l'écoute
de l'ancien président Sarkozy
au Parc des Princes, le 2 mars 2014
Elle n'a plus d'encre pour les photocopies, mais elle a mis les moyens  pour éplucher la vie de l'ancien chef de l'État. Nicolas Sakozy et son avocat lui-même ont été placés sur écoute des mois durant, ainsi que Claude Guéant et Brice Hortefeux.

L'Ordre des avocats va devoir réagir 
Au barreau de Paris, l'écoute ordonnée par des juges d'instruction des conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, révélée par Le Monde, surprend-elle? "Le secret professionnel entre un avocat et son client est général et absolu", note laconiquement, pour l'heure, Marie-Alix Canu-Bernard, patronne du bureau pénal au Barreau.

L'affaire n'a pas d'équivalent. On apprend donc qu'un ancien président de la République et deux des anciens ministres de la République, Claude Guéant  et Brice Hortefeux, ministres de l'Intérieur, ont été placés sous écoute par la justice, des mois durant.

La campagne présidentielle de 2007 obsède la justice politique

Tout part de l'ouverture en avril 2013 d'une information judiciaire à Paris pour "corruption" présumée confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman pour vérifier des soupçons de soutien financier de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy par le défunt président libyen Kadhafi. Sans hésiter, les magistrats placent Nicolas Sarkozy sur écoute, mais aussi Guéant et Hortefeux. C'est le branchement de la ligne de ce dernier qui va mettre dans l'embarras l'ancien patron de la PJ parisienne, Christian Flaesch, qui avait souhaité apprendre le premier à son ancien patron qu'il allait être convoqué dans une affaire en tant que simple témoin. Le policier a dû quitter son poste.

Alerté par cet épisode, le camp Sarkozy commence à se méfier des coups qui pleuvent. Les magistrats emploient toutes les techniques judiciaires d'ordinaire appliquées au grand banditisme et découvrent que l'ex-chef de l'État, prudent au téléphone, avait un second mobile qu'ils "branchent" également. Ce téléphone-là a été acheté par l'avocat de l'ex-président, Me Herzog, dans le cadre des relations confidentielles qu'il entend, comme tout conseil, entretenir avec son client. Méfiant, bien qu'en république respectueuse, il a même dû l'acheter sous un nom d'emprunt.

Dans l'ombre, les "magnétophones" (des disques durs) tournent. Et mettent au jour toute la palette de ce qu'un avocat peut tenter pour connaître le sort qui sera réservé à son client. Me Herzog a comme contact un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, de sensibilité proche de l'ancienne majorité. Et celui-ci est prolixe sur le climat au sein de la Cour. Azibert parle librement, trop librement.
Proche de la retraite, il confie à l'avocat qu'il a postulé pour un poste de conseiller d'État à Monaco. Espère-t-il une aide de Nicolas Sarkozy? "Herzog a pu évoquer la chose avec son client, mais on voit mal Nicolas Sarkozy se livrer à ce genre de raisonnement. Si écoutes il y a, dans la bouche de l'ancien président, elles n'accréditent certainement pas la thèse imaginée des magistrats étrangement zélés", assure un préfet qui se dit «stupéfait par le climat quasi soviétique de tous ces règlements de comptes judiciaires».

Une "arme de guerre judiciaire"

Quoi qu'il en soit, le Parquet national financier voulu par la garde des Sceaux, Christiane Taubira, aura été destinataire, à peine créé, de cette "arme de guerre judiciaire", en pleine campagne électorale. Et l'un de ses premiers actes aura été, sur la foi de ces écoutes, d'ouvrir le 26 février dernier une information judiciaire pour "violation du secret de l'instruction" et "trafic d'influence".

Confiée à deux nouveaux juges, Patricia Simon et Claire Thépaut, l'information judiciaire déclenchée par Taubira vise notamment à savoir si Nicolas Sarkozy a eu vent des écoutes qui le concernaient et comment. Les juges à charge cherchent à réunir des preuves que l'ex-président aurait favorisé, d'une manière où d'une autre, Gilbert Azibert.

En quelques petites semaines, le 4 mars dernier, plusieurs juges ont perquisitionné aux domiciles d'Azibert et d'Herzog, assistés d'une police judiciaire dont les grands chefs ont récemment été changés par Manuel Valls, ainsi qu'à leurs bureaux, y compris à la Cour de cassation, où travaille le magistrat. Le 2 mars, Valls devisaient pourtant allègrement avec Sarkozy au cours du match PSG-OM...

Ce qu'ils cherchent à établir? 
Des vacances en famille de Nicolas Sarkozy à Monaco, où il suivait une cure thermale et aurait reçu une fois son avocat, pourraient être retenues contre Sarkozy pour accréditer le fait qu'il aurait tenté d'intercéder en faveur de l'éventuelle nomination de Gilbert Azibert sur le Rocher. Mails, courriels, téléphones, tout ce qui pourrait permettre de le vérifier a été saisi lors des dernières perquisitions. La justice ne ménage pas sa peine et les effectifs à disposition ne sont pas insuffisants…

"Je démontrerai le moment venu qu'il s'agit d'une affaire politique," déclare Me Thierry Herzog dans Le Monde. Un "coup monté de toutes pièces" pour "nuire" à Nicolas Sarkozy. 
Ce ténor du barreau considère, pour sa part, la mise sur écoute de son client avec sévérité: "Ce n'est même pas scandaleux, c'est monstrueux !", s'indigne-t-il.

mardi 6 avril 2010

Rumeurs sur le couple Sarkozy: son avocat s'interroge sur leur origine

Rachida Dati, victime collatérale d'une machination raciste

La perversité de l'opposition

L'identité des responsables est activement recherchée
Faute d'imagination créatrice, la gauche vertueuse s'est manifestement inspirée du scandale autour de l'infidélité d'Iris (61 ans), l'épouse du Premier ministre irlandais (Ulster), Pete Robinson, qui l'a poussé à se mettre en retrait six semaines. A la recherche d'un moyen probablement démocratique (il suffirait qu'il fût honorable...), l'opposition française a dupliqué cette affaire pour se débarrasser d'un Président de la République jugé hyperactif, mais aux « bras ballants ...

Maître Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, s'est interrogé mardi sur les motivations de ceux qui ont propagé des rumeurs voulant accréditer l'idée que le chef de l'Etat et son épouse ont "une vie dissolue" et a évoqué "des particuliers ou des officines"... (lire PaSiDupes)

Un complot d'envergure

"Le simple fait que deux rumeurs croisées soient publiées dans le même temps, une concernant Mme Carla Bruni et l'autre concernant le président de la République à qui on prête pour chacun une liaison totalement infondée, ce croisement et cette simultanéité permettent de penser que ce n'est certainement pas neutre et que quelqu'un est certainement derrière la propagation de ces rumeurs", a déclaré à RTL M. Herzog.
"Le croisement a l'intérêt de faire accroire l'idée" que les "deux personnes concernées ont chacune de leur côté une vie privée dissolue", a ajouté l'avocat du président.
"L'enquête actuellement en cours a pour but de savoir si ceux qui ont fait paraître ces rumeurs sur ces blogs l'ont fait pour eux-mêmes ou l'ont fait, instrumentalisés soit par des officines, soit par des particuliers", a-t-il indiqué.

Autre plainte
La société éditrice du Journal du dimanche (JDD, groupe Lagardère) a déposé plainte contre X après la publication sur un blog hébergé par le site du journal de rumeurs sur le couple présidentiel, a indiqué samedi la direction du JDD. L'enquête préliminaire "sera menée par la police judiciaire", selon le site de l'hebdomadaire, qui a contacté les services du procureur de la République Jean-Claude Marin.

D'une pierre trois coups

Une troisième victime pourrait être Rachida Dati.
L'ancienne ministre de la Justice "proteste avec indignation contre les allégations de certains organes de presse lui prêtant une quelconque responsabilité dans la propagation de rumeurs absurdes et inadmissibles sur la vie privée du couple présidentiel". "Outre l'exercice de son droit de réponse", Rachida Dati "se réserve le droit d'agir en diffamation contre ceux qui reprendraient cette allégation dénuée de tout fondement et la reliant de surcroît à la suppression naturelle de sa protection policière, présentée comme une sanction", ajoute le communiqué.

Ragot et rapport de causalité
La presse caniveau déborde...
L'interprétation mercredi par Le Canard Enchaîné d'une information révélée le 25 mars dernier par Le Point , selon laquelle elle s'est vu retirer après le 1er tour des régionales, le 14 mars, le bénéfice d'une Peugeot 607 et l'escorte de trois policiers restés à sa disposition depuis son départ du gouvernement, tend à justifier un coup de colère de l'ex-Garde des Sceaux.
Le Journal du Dimanche affirme que l'ancienne porte-parole de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy "est soupçonnée par l'Élysée d'avoir alimenté et même cautionné certaines rumeurs entourant le couple présidentiel". Le JDD va même plus loin, assurant "qu'une enquête des services de renseignement français (...) ciblerait notamment Rachida Dati dans la diffusion d'informations jugées malveillantes à l'Élysée"...

L'ex-garde des Sceaux a reçu le soutien de quelques parlementaires UMP, dimanche.
=> Le président de la commission du Développement durable de l'Assemblée nationale, Christian Jacob, a dénoncé dimanche la "campagne calomnieuse" dont est victime, selon lui, Rachida Dati. En voilà un qui va être soupçonné à son tour de la paternité de la petite Zora ! "Je me fais l'écho de beaucoup de parlementaires qui se disent offusqués par ces attaques complètement folles. Je dénonce cette campagne calomnieuse", a déclaré l'ancien ministre de Jacques Chirac, aujourd'hui bras droit du patron des députés UMP Jean-François Copé.

=> Le sénateur UMP de Paris, Philippe Dominati, a lui aussi volé au secours de l'ancienne ministre : "Ces attaques sont la manifestation d'une prise d'importance de Mme Dati de par ses déclarations télévisées au soir du premier tour des régionales et de par son positionnement de plus en plus dense sur la scène parisienne". "Elle gêne manifestement de plus en plus à Paris", a-t-il déclaré. Rachida Dati n'a jamais fait mystère de ses visées sur la mairie de la capitale.

=> Dominique Sopo, président de SOS Racisme, s'est également "étonné", dimanche soir dans un communiqué, "que le nom de Rachida Dati se trouve lancé en pâture sur des sites Internet et auprès de journalistes comme étant à l'origine des rumeurs sur le couple Sarkozy-Bruni. Je ne peux pas m'empêcher de me rappeler qu'à son entrée au gouvernement, Mme Dati avait fait l'objet d'une virulente campagne manifestement initiée par des individus qui n'avaient pas digéré qu'une personne s'appelant Rachida puisse devenir garde des Sceaux. Il est à espérer que nous ne soyons pas aujourd'hui confrontés à un même type de motivations", ajoute-t-il.

Un procédé ancien de déstabilisation

=> Chacun garde en mémoire une précédente machination visant à discréditer Nicolas Sarkozy.
Airy Routier, un rédacteur en chef du Nouvel Observateur, magazine d'information de la gauche caviar, avait publié un vrai-faux SMS prétendument adressé par Nicolas Sarkozy à sa précédente femme, Cécilia: « Si tu reviens, j'annule tout. » Il était peu élégant pour deux raisons déjà: ce marché avec son ex-épouse il lui avait été prêté, alors que le président était sur le point d'épouser l'artiste et top model Carla Bruni. C'était en février 2008: les élections régionales ont repoussé cette célébration de mauvais aloi du deuxième anniversaire de l'affaire.
Les vigilants malveillants ne pouvaient rester sur un échec
La validité des informations d'Airy Routier fut en effet remise en cause par Claude Perdriel, PDG du Nouvel Observateur qui confirma tranquillement que « Le SMS n'a pas existé effectivement ». Il précisa de surcroît que la date à laquelle ce SMS aurait été envoyé est sujet à caution.
Airy Routier n'a pas été inquiété: c'est la liberté de désinformer.

=> Mais, peu après Mai 98, une rumeur outrageante avait circulé concernant le couple Pompidou.
Dans l'affaire Markovic (garde du corps d'Alain Delon assassiné), davantage sur le modèle actuel, Claude, l'épouse du Premier ministre de de Gaulle, Georges Pompidou (1911-1969), était soupçonnée dans une sombre affaire de moeurs (on parlait de photos d'orgies où Claude Pompidou, sa femme, aurait figuré, photos qui se sont avérées des faux grossiers).

Pourquoi se priver d'une bassesse si elle est assurée de l'impunité ?
Oba-mateur: l'idée d'un prochain scénario ?

A quoi l'amer Mamère, spécialiste du bras d'honneur, reconnaît-il une 'république bananière' ? Aux turpitudes de son opposition ?

vendredi 28 novembre 2008

Laïcité : poupée vaudou jugée attentatoire

Mais autorisée à la vente !
Le commerce vaudou crée-t-il des emplois ?
Toujours est-il que la société qui commercialise une poupée vaudou à l’effigie du Président de la République se déclare "grandement soulagée" d’être autorisée à poursuivre la vente. Elle lance la production de 20.000 exemplaires du coffret comprenant un mode d’emploi d’une poupée sur le chef de l'Etat. Ce chiffre devrait compenser les pertes sur la poupée représentant Désirdavenir Royal…
Pour la première fois, Nicolas Sarkozy poursuit un éditeur depuis son arrivée à l'Elysée, même s'il a déjà saisi à plusieurs reprises la justice sur des questions d'atteinte à son image.

La justice était saisie

  • Le 29 octobre, le TGI de Paris, saisi d'une demande d'interdiction du "Manuel vaudou, Nicolas Sarkozy" -, une poupée à son effigie et un lot de 12 aiguilles - avait débouté le président de la République.

  • En appel, la Cour a estimé vendredi "que l'incitation du lecteur à piquer la poupée (...) action que sous-tend l'idée d'un mal physique, serait-il symbolique, constitue une atteinte à la dignité de la personne de M. Sarkozy".
    Dans un souci courageux de compromis, les magistrats ont toutefois considéré qu'il n'y avait "pas lieu d'interdire la poupée", cette mesure n'étant "pas proportionnée".
    Ils ont donc enjoint à la société éditrice du produit, "d'apposer au besoin par un bandeau, sur tout coffret mis en vente ou proposé à quelque titre que ce soit au public, la mention" de la condamnation.
    L'éditeur, qui s'est engagé vendredi à "demander aux libraires de bien vouloir les appeler si, à titre exceptionnel, des exemplaires du premier tirage leur restaient en stock, afin de leur fournir immédiatement un bandeau à poser sur le coffret", devra verser au président un euro de dommages et intérêts.

  • Vendredi, Me Thierry Herzog s'est déclaré "tout à fait satisfait" de cet arrêt "qui a permis que la loi soit rappelée" sur l’atteinte à la dignité de la personne du président de la République.
    En première instance, les magistrats avaient estimé que la poupée litigieuse ne constituait "ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle", mais un gadget s'inscrivant "dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du droit à l'humour".
    Ecartant le problème de religion suscité par la résurgence de cette pratique religieuse dans une république laïque, le tribunal avait surtout estimé nécessaire de préciser que "nul ne peut prendre au sérieux ce procédé et croire qu'il prônerait un culte vaudou, tel que pratiqué aux Antilles", par exemple. Méprisant ?
    Me Herzog avait soulevé ce problème en appel et avait plaidé qu'inciter des gens à blesser Nicolas Sarkozy en criblant sa poupée d'aiguilles "dépass[ait] de loin le droit à la caricature". La cour lui a donné raison sur ce point. Cette étape vers le passage à l’acte constitue en effet une véritable "incitation à la haine", a rappelé le tribunal. Mais Nicolas Sarkozy n’est pas Mahomet !...

    Les suites judiciaires
    Me Thierry Herzog, l'avocat de N. Sarkozy, devrait s'entretenir avec son client "des suites à donner à cette affaire". Il pourrait en effet décider d'engager une action au civil et réclamer des dommages et intérêts supplémentaires.
    "La caricature et la satire, même délibérément provocantes ou grossières, participent de la liberté d'expression", a librement estimé la Cour, mais "il n'en demeure pas moins une limite, toute personne, quelles que soient ses fonctions, ayant droit à la protection des atteintes à la dignité de sa personne".
    A ce titre, "le fait d'inciter le lecteur à avoir un rôle actif en agissant sur une poupée dont le visage est celui de l'intéressé et dont le corps porte mention d'expressions qui se rattachent à lui, avec des épingles, piquantes par nature, (...) outrepasse à l'évidence les limites admises et constitue une atteinte à la dignité de cette personne sans qu'il soit nullement besoin de se référer à quelque croyance que ce soit".

    Retour du satanisme

  • Les magistrats ont trouvé le moyen de compenser la disparition de la pub sur les chaînes audiovisuelles publiques, à la tombée de la nuit…
    La religion Vaudou a en effet longtemps été réprimée et diabolisée, pour sa proximité avec le satanisme, le cannibalisme, la sorcellerie et les envoûtements. L'objet représentant le mieux cette perception du vaudou est précisément la poupée vaudou, instrument magique de torture. Les longues soirées d’hiver de la France profonde vont être plus animées que prévu.

  • La république de la séparation de l’Eglise et de l’Etat a donc décidé que le commerce vaudou est ouvert en France, tous les jours de la semaine, dimanche inclus. La Cour n’a évoqué la repentance coloniale, ni la diversité française, mais ce culte, originaire du Dahomey, s’est répandu au Bénin, au Togo, en Haïti et en Afrique du Nord et il a donc de quoi contenter une forte proportion de la population française.

  • On dit d’ailleurs que l’équipe Aubry a décidé d’investir dans le vaudou. Elle aurait passé une grosse commande de poupées vaudou – à prix réduit – représentant Sa Cynique Majesté Royal : pour conjurer le sort et éloigner le Mal ?
  • vendredi 17 octobre 2008

    Sarkozy porte plainte contre l'ancien patron des RG

    Dénonciation calomnieuse de Yves Bertrand ?
    Le président Nicolas Sarkozy n'est pas resté les 'bras ballants' à la suite de la publication d'extraits des "carnets secrets" de l'ancien patron du renseignement policier français (ci-contre).

    M. Sarkozy a déposé plainte jeudi contre Yves Bertrand, directeur des Renseignements généraux (RG, services de renseignement de la police) de 1992 à 2004, pour "dénonciation calomnieuse", après la publication dans la presse d'extraits des carnets personnels -23 agendas- tenus par Yves Bertrand et mettant notamment en cause le président, et contenant des affirmations touchant à sa vie privée.
    La plainte vise aussi les chefs de faux et usage, recel et atteinte à l'intimité de la vie privée.


    L'ex-Premier ministre Lionel Jospin, également cité, a évoqué "un scandale d'Etat".

    Lionel Jospin donne un éclairage peu reluisant sur Yves Bertrand.
    "Constamment protégé par le président de la République Jacques Chirac de 1995 à 2007, Yves Bertrand était un amateur de basse police", a accusé l’ancien Premier ministre socialiste, de son côté jeudi. Dans une tribune publiée par l'hebdomadaire Le Point, il s'interroge sur un possible "scandale d'Etat".
    Couvrant une période allant de 1998 à 2003, les agendas manuscrits de l'ancien directeur des RG ont été saisis lors d'une perquisition du 8 janvier dernier dans le cadre de l'enquête judiciaire sur l'affaire politico-financière Clearstream.
    Selon le site internet de l'hebdomadaire Paris Match, la plainte du président vise des extraits des carnets de Bertrand publiés dans Le Point la semaine dernière, selon lesquelles N. Sarkozy aurait "perçu 150.000 francs dans son cabinet" en 2003, alors qu'il était ministre de l'Intérieur.

    Fouille merde aux intentions suspectes
    L'hebdomadaire a affirmé avoir eu accès à ces "carnets secrets" qui fourmillent "d'indiscrétions" et de détails sur des affaires politico-financières récentes, la vie privée et publique du Tout-Paris et des hommes politiques.
    Les "carnets secrets" de Bertrand relatent encore la "bisexualité" présumée d'un ancien ministre, la vie privée de Nicolas Sarkozy avec son ex-épouse Cécilia, ou l'emploi fictif dont aurait bénéficié une "relation" de L. Jospin. "Alors que j'étais Premier ministre (1997-2002), il a, dans le vain espoir de me compromettre, fouillé dans ma vie, celle de ma famille, de mes amis et de membres de mon cabinet", a souligné M. Jospin jeudi.
    La révélation de ces carnets a suscité une vive émotion dans le monde politique et relancé le débat sur certaines méthodes sulfureuses des ex-RG, fondus cette année avec la DST (Direction de la surveillance du territoire, contre-espionnage) dans un service unifié, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

    Explication du fouille merde
    Il assure que pour protéger les personnages politiques, il faut avoir connaissance des rumeurs les concernant. Mais "ce sont des brouillons dans lesquels je notais aussi les rendez-vous avec mon dentiste. Ils ont un caractère privé, non officiel et non vérifié", s'était défendu Bertrand lors de la publication des carnets.

    L'avocat du chef de l'Etat commente
    Me Thierry Herzog explique : "J'ai déposé cette plainte car Nicolas Sarkozy n'entend pas se contenter de droit de réponse dans la presse".
    Nicolas Sarkozy a été le premier président français à déposer une plainte pénale, en février dernier, contre le site internet de l'hebdomadaire Le Nouvel observateur pour un article se livrant à la contrefaçon du contenu d'un SMS prétendument adressé à son ex-épouse Cecilia, à une date inexacte. Il avait retiré sa plainte quelques semaines plus tard après des excuses regrets de l’indélicat journaliste insolent manipulateur. Le Nouvel Observateur l’a maintenu à son poste… Combien d’autres dans ce magazine moralisateur ?

    Bertrand écrit pour publier
    Lors de la parution de son livre Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout (2007), Yves Bertrand fait des révélations sur l'
    affaire de la profanation du cimetière juif de Carpentras. Pour l’auteur, ce fut une manipulation anti-FN orchestrée par François Mitterrand, qui accusa à tort le Front national (FN), afin d'empêcher toute alliance entre celui-ci et la droite parlementaire. A l’issue de l’enquête, aucun lien ne fut établi entre les coupables et le Front national.
    L'affaire s'enflamma quand il fut révélé que le cercueil de Félix Germon, décédé 8 jours plus tôt, non recouvert de terre, avait été sorti de sa tombe, le corps extrait du cercueil avait été posé nu, face contre terre, sur une tombe voisine. Laurent Fabius le déclara "empalé".
    Malgré le souhait des autorités religieuses juives de Paris que la profanation ne soit pas récupérée politiquement par la gauche, François Mitterrand aurait alors fait pression sur les autorités juives pour que la manifestation ait lieu entre la place de la République et la place de la Bastille, lieux traditionnels de rassemblement de la gauche française.
    C’était en mai 1990…

    Les Renseignements Généraux
    Créés en 1911, les RG ont eu pour principal objectif à travers l'histoire de renseigner le gouvernement sur tout mouvement pouvant porter atteinte à l'État.
    Surnommés "les grandes oreilles" du gouvernement français et accusés d’être une "police politique", les RG sont réputés avoir constitué un type de service unique en Europe. Ils ont fait l'objet de critiques récurrentes, mais tous les gouvernements, tous les présidents de la république, les ont maintenus.

    Yves Bertrand
    (né en 1944) intègra l'école des commissaires de police. Rapidement, il rejoignit les renseignements généraux (RG) où il effectua une brillante carrière de 1970 à 2004. Chef de service en province, il fut rapidement nommé chef de section, DRH, directeur adjoint et enfin directeur central des RG de 1992 à 2003.
    Il collabora étroitement aux enquêtes menant à l'arrestation des membres d'Action Directe (AD, cf. Rouillan), de Khaled Kelkal et de l'assassin du préfet de Corse, Claude Érignac. Il intègra ensuite l'Inspection générale de l'administration (IGA) au mois de janvier 2004.