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dimanche 15 juin 2014

La sale affaire qui pourrait être fatale à Taubira

Taubira glissera-t-elle sur sa propre peau de banane?

L’affaire des sondages de l’Élysée pourrait connaître de sérieux développements
 
Taubira visiblement toute excitée
fait du rentre-dedans
Dans cette "affaire d’État" dénoncée par l’avocat Gilles-William Goldnadel, qui parle de "grave violation" du secret de l'instruction et de position "intenable", la Cour d’Appel vient de déclarer recevable la plainte de Patrick Buisson contre Christiane Taubira. Une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, est ouverte depuis le 15 février 2011 à Paris dans cette affaire.

Accusée d’être "juge et partie" dans les accusations portées contre Patrick Buisson, ex-conseiller de l'ancien-président Sarkozy à propos de quinze enquêtes d'opinion, Taubira sera entendue par la justice et risque gros. Motif : la garde des Sceaux appartient toujours au comité de parrainage d’Anticor, partie civile dans cette affaire. 

Le député UMP de Vendée Yannick Moreau dénonce aussi  cette "situation inédite"

"C’est la première fois qu’un garde des Sceaux, garant de l’impartialité de la justice, prend parti, par choix militant et lien personnel, en faveur d’une partie civile contre un justiciable", accuse-t-il.

Anticor est une association hautement  bassement partisane fondée en juin 2002. Elle vise à combattre la corruption politique, mais a été fondée par l'ex-juge Éric Halphen, ex-
candidat du Pôle républicain de Jean-Pierre Chevènement dans l'Essonne aux élections législatives de ...2002, et d'une proche du député PS Christain Paul, l'ancienne élue socialiste Séverine Tessier, candidate (non adhérente) sur la liste d'Europe écologie. Anticor est de surcroît présidée par Jean-Pierre Guis, élu socialiste à Paris 12e, depuis 2013.

Les associations sont-elles subventionnées à des fins politiques ?

vendredi 7 mars 2014

L'ancien président Sarkozy sur écoute depuis plus d'un an

Valls et Taubira écoutent aux portes

La Justice avec un grand J n'a aucune retenue
Le ministre Valls, à l'écoute
de l'ancien président Sarkozy
au Parc des Princes, le 2 mars 2014
Elle n'a plus d'encre pour les photocopies, mais elle a mis les moyens  pour éplucher la vie de l'ancien chef de l'État. Nicolas Sakozy et son avocat lui-même ont été placés sur écoute des mois durant, ainsi que Claude Guéant et Brice Hortefeux.

L'Ordre des avocats va devoir réagir 
Au barreau de Paris, l'écoute ordonnée par des juges d'instruction des conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, révélée par Le Monde, surprend-elle? "Le secret professionnel entre un avocat et son client est général et absolu", note laconiquement, pour l'heure, Marie-Alix Canu-Bernard, patronne du bureau pénal au Barreau.

L'affaire n'a pas d'équivalent. On apprend donc qu'un ancien président de la République et deux des anciens ministres de la République, Claude Guéant  et Brice Hortefeux, ministres de l'Intérieur, ont été placés sous écoute par la justice, des mois durant.

La campagne présidentielle de 2007 obsède la justice politique

Tout part de l'ouverture en avril 2013 d'une information judiciaire à Paris pour "corruption" présumée confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman pour vérifier des soupçons de soutien financier de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy par le défunt président libyen Kadhafi. Sans hésiter, les magistrats placent Nicolas Sarkozy sur écoute, mais aussi Guéant et Hortefeux. C'est le branchement de la ligne de ce dernier qui va mettre dans l'embarras l'ancien patron de la PJ parisienne, Christian Flaesch, qui avait souhaité apprendre le premier à son ancien patron qu'il allait être convoqué dans une affaire en tant que simple témoin. Le policier a dû quitter son poste.

Alerté par cet épisode, le camp Sarkozy commence à se méfier des coups qui pleuvent. Les magistrats emploient toutes les techniques judiciaires d'ordinaire appliquées au grand banditisme et découvrent que l'ex-chef de l'État, prudent au téléphone, avait un second mobile qu'ils "branchent" également. Ce téléphone-là a été acheté par l'avocat de l'ex-président, Me Herzog, dans le cadre des relations confidentielles qu'il entend, comme tout conseil, entretenir avec son client. Méfiant, bien qu'en république respectueuse, il a même dû l'acheter sous un nom d'emprunt.

Dans l'ombre, les "magnétophones" (des disques durs) tournent. Et mettent au jour toute la palette de ce qu'un avocat peut tenter pour connaître le sort qui sera réservé à son client. Me Herzog a comme contact un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, de sensibilité proche de l'ancienne majorité. Et celui-ci est prolixe sur le climat au sein de la Cour. Azibert parle librement, trop librement.
Proche de la retraite, il confie à l'avocat qu'il a postulé pour un poste de conseiller d'État à Monaco. Espère-t-il une aide de Nicolas Sarkozy? "Herzog a pu évoquer la chose avec son client, mais on voit mal Nicolas Sarkozy se livrer à ce genre de raisonnement. Si écoutes il y a, dans la bouche de l'ancien président, elles n'accréditent certainement pas la thèse imaginée des magistrats étrangement zélés", assure un préfet qui se dit «stupéfait par le climat quasi soviétique de tous ces règlements de comptes judiciaires».

Une "arme de guerre judiciaire"

Quoi qu'il en soit, le Parquet national financier voulu par la garde des Sceaux, Christiane Taubira, aura été destinataire, à peine créé, de cette "arme de guerre judiciaire", en pleine campagne électorale. Et l'un de ses premiers actes aura été, sur la foi de ces écoutes, d'ouvrir le 26 février dernier une information judiciaire pour "violation du secret de l'instruction" et "trafic d'influence".

Confiée à deux nouveaux juges, Patricia Simon et Claire Thépaut, l'information judiciaire déclenchée par Taubira vise notamment à savoir si Nicolas Sarkozy a eu vent des écoutes qui le concernaient et comment. Les juges à charge cherchent à réunir des preuves que l'ex-président aurait favorisé, d'une manière où d'une autre, Gilbert Azibert.

En quelques petites semaines, le 4 mars dernier, plusieurs juges ont perquisitionné aux domiciles d'Azibert et d'Herzog, assistés d'une police judiciaire dont les grands chefs ont récemment été changés par Manuel Valls, ainsi qu'à leurs bureaux, y compris à la Cour de cassation, où travaille le magistrat. Le 2 mars, Valls devisaient pourtant allègrement avec Sarkozy au cours du match PSG-OM...

Ce qu'ils cherchent à établir? 
Des vacances en famille de Nicolas Sarkozy à Monaco, où il suivait une cure thermale et aurait reçu une fois son avocat, pourraient être retenues contre Sarkozy pour accréditer le fait qu'il aurait tenté d'intercéder en faveur de l'éventuelle nomination de Gilbert Azibert sur le Rocher. Mails, courriels, téléphones, tout ce qui pourrait permettre de le vérifier a été saisi lors des dernières perquisitions. La justice ne ménage pas sa peine et les effectifs à disposition ne sont pas insuffisants…

"Je démontrerai le moment venu qu'il s'agit d'une affaire politique," déclare Me Thierry Herzog dans Le Monde. Un "coup monté de toutes pièces" pour "nuire" à Nicolas Sarkozy. 
Ce ténor du barreau considère, pour sa part, la mise sur écoute de son client avec sévérité: "Ce n'est même pas scandaleux, c'est monstrueux !", s'indigne-t-il.

dimanche 24 mars 2013

L'avocat de Sarkozy s'interroge sur l'impartialité du juge qui met Sarkozy en examen sur des indices

Me Herzog : "Je m'interroge sur les motivations du juge"
ENTRETIEN - Nicolas Sarkozy, qui a décidé de ne pas s'exprimer publiquement, laisse son avocat Me Herzog mettre en cause le juge Gentil. Extraits du JDD du 24 mars 2013.

Thierry HerzogExclusif JDD
Thierry Herzog arrive au domicile de Nicolas Sarkozy 

samedi. (J. Mars pour le JDD)


Que s'est-il passé en fin d'audition, jeudi?
Après neuf heures de confrontation et une courte pause, le juge Gentil nous a demandé de revenir dans son bureau. À cet instant, il a signifié à Nicolas Sarkozy qu'il était témoin assisté pour les faits d'abus de faiblesse de 2008 et de recel de janvier et février 2007, mais mis en examen pour abus de faiblesse pour des faits "commis en février 2007". Nicolas Sarkozy lui a répondu que c'était une "grande injustice". Le juge Gentil lui a rétorqué violemment que son propos était injurieux. Nicolas Sarkozy a répondu "non, c'est une injustice et j'ai la liberté de dire et de penser ce que je veux". Le juge a jouté : "C'est une injure et maintenant, c'est terminé." Nicolas Sarkozy a dit "non, ce n'est pas terminé", signifiant ainsi que comme tout un chacun il userait des voies de recours.

Le Monde d'hier indique que le juge Gentil a pris cela comme "une menace"…
Ce journal n'a même pas pris la peine de m'interroger, ni moi ni ma collaboratrice, Me Gesh Le Fur. Et écrit pourtant que je me serais opposé à la retranscription de ces propos. Je relève d'ailleurs que ces affirmations sont de nouvelles violations du secret de l'instruction. Je suis effaré…
Fabrice Lhomme est journaliste au journal ...Le Monde.
Il est un auteur des principales révélations 
du dossier de l'affaire Bettencourt,
alors qu'il était au au pôle "enquêtes" du site Mediapart

Néanmoins, le magistrat peut-il avoir pris cet échange comme une menace?
Tout justiciable a le droit de considérer que lorsqu'une décision de justice est injuste, il usera des voies de recours. Je constate aussi, que le 22 novembre dernier, le procès-verbal de l'audition de Nicolas Sarkozy s'est retrouvé en ligne moins de vingt-quatre heures après alors que seuls les juges y avaient accès, pas même moi. Nicolas Sarkozy n'est plus président, n'est pas ministre, et la façon dont il a été traité démontre qu'il ne bénéficie d'aucun privilège. Bien au contraire, jusqu'à ce jour, il a été entendu vingt-deux heures et a fait l'objet de quatre perquisitions. Si l'on rapproche ces faits de la tribune politique qu'a signée le juge Gentil contre Nicolas Sarkozy quatre jours avant la perquisition à son domicile, on peut se poser au minimum la question de l'impartialité de ce magistrat.

Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer pareilles accusations?
D'abord, j'observe une chose. Le juge Gentil a signé une tribune politique le 27 juin 2012 dans laquelle il met en cause la politique de Nicolas Sarkozy et celle de son prédécesseur, les accusant de "vouloir protéger les corrompus". Cinq jours après la signature de cette tribune, le même juge a opéré quatre perquisitions au domicile de Nicolas Sarkozy, dans son bureau, ainsi qu'au domicile de sa secrétaire. Tous ses agendas ont été saisis, sous forme de support papier ou électronique. De tout cela, il ressort un élément, qui n'est contesté par personne, Nicolas Sarkozy n'a eu un rendez-vous chez les Bettencourt qu'à une seule reprise, le 24 février 2007.

Laurent Valdiguié - Le Journal du Dimanche
samedi 23 mars 2013