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jeudi 5 janvier 2017

Code de la route: Nicolas Sarkozy, cycliste interpellé par la police

Bientôt une pétition virale contre l'ancien président ? 

Nicolas Sarkozy en flagrant délit d'infraction au Code de la route.
 

Dura lex sed lex: l'ancien chef de l'État en a fait l'expérience samedi dernier, comme le rapporte Nice-Matin.

Alors qu'il était parti comme à son habitude faire une petite balade à vélo autour de sa résidence du Cap Nègre, Nicolas Sarkozy s'est fait rappeler à l'ordre par un gendarme Truchot à Saint-Tropez. L'ancien chef de l'État roulait à contre sens sur le port, quai Gabriel-Péri. 
Le policier municipal a alors demandé à Nicolas Sarkozy, pris en flagrant délit, de s'arrêter. "Je ne sais pas comment il a pu arriver jusque-là... Je lui ai demandé de façon courtoise de descendre de son vélo et de continuer à pied, ne serait-ce que pour des questions de sécurité", a confié à Nice-Matin le policier tropézien.

L'ancien candidat à la primaire de la droite s'est exécuté sans sourciller. 

Nicolas Sarkozy s'est d'ailleurs excusé pour son manquement au Code de la route, avant de repartir tranquillement en tenant son vélo à la main. "Je l'ai arrêté à titre informatif comme je l'aurais fait pour n'importe quel autre cycliste, sans idée de PV. Il n'y a pas eu de traitement de faveur", explique le jeune policier, soulignant que Nicolas Sarkozy a été "très aimable".

Les pétitionnaires professionnels vont-ils savoir se tenir ?
Taubira en vélo à deux roulettes
Il n'est pas garanti qu'ils lui reconnaîtront le droit à l'erreur et qu'ils ne l'accuseront pas d' "insincérité", terme peu usité rendu célèbre par la Cour de justice de la République (CJR) au procès de Christine Lagarde dans l'affaire de l'arbitrage en droit de l'affaire Tapie...

Caroline de Haas à vélo, on voudrait voir ça, quel que soit le sens qu'emprunte la féministe, mais pour sa nocivité d'internaute, on connaît.

Noël Mamère
qui dit circuler à vélo dans Paris, mais qui se fait déposer en taxi, est fort capable d'animer les réseaux sociaux si prompts à la spontanéité...

mardi 5 juillet 2016

Loi Travail: à leur quatrième recours au 49.3, Christiane Taubira condamne Hollande et Valls

L'ex-ministre de la Justice de Hollande juge que "sans débat, la démocratie est un astre mort"

Taubira sort du noir le
 plus profond 
pour dénoncer le nouveau recours à l'article 49.3. 

Ce mardi 5 juillet, Manuel Valls a de nouveau engagé la responsabilité du gouvernement pour faire passer le projet de loi Travail par la force. 
L'article 49, alinéa 3 de la Constitution, permet de faire adopter un texte sans vote des élus de la nation. Le 10 mai, le gouvernement l'avait déjà utilisé lors du premier examen de la loi Travail au Palais Bourbon, face à la gronde de l'opposition sur la loi Travail, mais assurant alors que ce projet de loi porté par Myriam El Khomri était "aujourd'hui cohérent et équilibré".

"Les violences institutionnelles réciproques, 49.3 et défiance, sont toujours un échec. Sans débat, la démocratie est un astre mort", a alors écrit Christiane Taubira sur Twitter.

Une sentence qui n'est pas passée inaperçue alors qu'elle a récemment quitté le gouvernement, en janvier dernier, pour protester contre le projet de révision constitutionnelle permettant la déchéance de la nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme, finalement abandonné par l'exécutif.

Le gouvernement socialiste n'en est pas à son premier court-circuitage autoritaire du Parlement. 
Sur cette loi Travail, Manuel Valls avait déjà engagé la responsabilité du gouvernement lors de la première lecture à l'Assemblée nationale, alors que le 49.3 avait auparavant été utilisé à deux reprises sur la loi Macron en 2015.

jeudi 18 février 2016

Terre brûlée au ministère de la Justice: Taubira a tout fait détruire avant de partir

Urvoas trouve une 'tabula rasa' derrière sa chère camarade

Continuité de l'Etat et faute envers la République ? 
Pour quel motif les conseillers de l'ancienne garde des Sceaux auraient détruit ses archives avant de quitter le ministère: volonté de nuisance ou nécessité de dissimulation? Les données stockées sur les ordinateurs ont également été écrasées, révèle le Canard enchaîné.
Christiane Taubira et ses conseillers avaient réservé une drôle de surprise à Urvoas, pour son arrivée au ministère de la Justice avec ses équipes. 

Avant de vider les lieux, l'entourage de Taubira avait vidé toutes les dossiers: les conseillers de la ministre modèle ont passé à la broyeuse toutes leurs archives, et écrasé les données de leurs ordinateurs, révèle Le Canard enchaîné. Une image bien loin de celle affichée devant les caméras, lors de la passation de pouvoir, où l'on a pu voir Christiane Taubira, souriante, serrer la main de Jean-Jacques Urvoas, avant d'enfourcher son vélo jaune et d'abandonner la Chancellerie.
L'entourage de l'ex-ministre Christiane Taubira 

Jean-Jacques Urvoas, son successeur socialiste, repart de zéro.

Dans les coulisses, la passation de pouvoir entre les deux équipes a été plus tendue qu'il n'y paraît face aux caméras.
Rien d'étonnant donc que, malgré sa promesse au directeur de cabinet précédent lors de son arrivée au ministère, Jean-Jacques Urvoas ne l'ait pas reconduit dans ses fonctions et s'en soit séparé quelques jours plus tard. Aucun des conseillers de Christiane Taubira n'a été conservé. Si Jean-Jacques Urvoas avait proposé à trois d'entre eux de rester, ces derniers ont décliné l'offre.

La broyeuse a chauffé lors des passations de pouvoir.
Les Français l'ont bien jugée... 
Près des trois quarts des Français (73%) sont satisfaits de la démission de Christiane Taubira du ministère de la Justice, où son bilan est jugé mauvais par 65% des sondés, selon une enquête Odoxa pour Le Parisien de jeudi 28 janvier.

jeudi 7 janvier 2016

Logement social pour Christiane Taubira, dans l'élégant 17e arrondissement

La ministre de la Justice de Hollande nie avoir obtenu un logement social

Les obligations de production de logements sociaux ont-elles profité à la ministre du gouvernement Valls ?


Elles ont opportunément été renforcées par le relèvement du taux minimal de production de logements sociaux de 20% à 25% et l’augmentation des sanctions des communes en état de carence.
Or, à la mi-décembre, la ministre de la Justice a emménagé dans un logement social géré par le bailleur ICF Habitat, dans le 17e arrondissement de Paris, assure ce jeudi le magazine Marianne.
ICF Habitat est une filiale à 100 % de SNCF Immobilier censée faciliter la mobilité des salariés du Groupe ferroviaire et accompagner les pouvoirs publics dans la mise en œuvre de leur politique logement. ICF Habitat s'applique à développer une relation de confiance avec les élus et décideurs des collectivités.
La ministre de la Justice peut-elle habiter un logement à loyer "maîtrisé"? 
"Déshéritée" de l'Etat-PS
Le site du magazine Marianne révèle que Christiane Taubira a en effet emménagé dans un logement à caractère social  d'une centaine de mètres carrés, terrasse (14m2) et parking compris, dont le loyer s'élèverait à 2196 euros, charges comprises. Un loyer nettement inférieur aux prix du marché, pratiqués dans le parc privé, soit 2.600 euros hors charges dans le quartier, selon la Fnaim (la Fédération nationale de l'immobilier). Cet appartement de quatre pièces est situé aux Batignolles, non loin du chantier du futur palais de justice de Paris.

"La ministre de la Justice réalise une économie de 700 euros chaque mois", chiffre l'hebdomadaire. 
La presse s'est largement faite l'écho, en juillet 2012, du vote par la majorité parlementaire de réductions des coûts de fonctionnement de l'Etat, dont la baisse des salaires du gouvernement et du chef de l'Etat, mais elle a été plus discrète quand en août 2012 le Conseil constitutionnel a retoqué cette loi. Depuis le 15 mai 2012, date de l'élection de François Hollande, le salaire d'un ministre est de 9.940 euros, au lieu de 14.200 euros auparavant, et celui d'un ministre délégué -ex secrétaire d'Etat- de 9.443 euros, au lieu de 13.490 euros.  
Taubira a résilié "son contrat de bail" et déménagé. 

Comment Christiane Taubira, qui bénéficie déjà d'un logement de fonctions place Vendôme, a-t-elle obtenu ce logement? 



Selon les informations de Marianne, son dossier déposé à l'automne dernier ferait état de ses revenus non pas de 2014, mais de 2013. Or, à ce moment, la ministre avait encore deux personnes à sa charge: sa fille et l'enfant de celle-ci. 

Communiquant en lieu et place de la déshéritée, la chancellerie a plaidé la bonne foi de la ministre. 
La Place Vendôme joue sur les mots avec Marianne assurant qu'il s'agit d'un appartement à "loyer libre", réfutant le qualificatif de logement "social". "La ministre n'est en rien dans un logement social. Tout est légal," assure au Parisien une conseillère, qui menace: "C'est un truc de dingue... C'est diffamatoire". Cette faute de la ministre n'est qu'une erreur: circulez, il n'y a encore rien à voir...

Christiane Taubira a signé le bail "sans savoir qu'ICF Habitat pratiquait une politique tarifaire," assure encore l'entourage de la garde des Sceaux. Lorsque,  craignant la polémique, l'ignorante du gouvernement s'en est aperçue, elle a résilié "son contrat de bail" et a déménagé, assure Le Parisien, prenant fait et cause pour la "défavorisée"

Avec arrogance, ICF Habitat explique à l'Express n'avoir "aucun commentaire à faire". 

Taubira s'est encore fait prendre le doigt dans le pot de confiture

Quelques jours après avoir dû rétropédaler sur son opposition à l'extension de la déchéance de nationalité voulue par François HollandeChristiane Taubira a de nouveau perdu les pédales.


Taubira assura en mars 2014 
qu'elle avait bien connaissance 
de la tenue d'écoutes téléphoniques sur Sarkozy,
mais qu'elle ne savait rien sur le contenu 
qu'elle tenait entre les mains
Celle qui perd la mémoire sur les documents qu'elle détient - et brandit sous le nez des députés ! - n'a-t-elle pas aussi trahi la confiance du peuple en signant la charte de déontologie du gouvernement lors de son entrée au gouvernement, en mai 2012 ? Cette charte ne comporte certes pas de rubrique à renseigner sur l'occupation d'un logement social pour les ministres, contrairement aux conseillers de Paris, élus en 2014, qui ont dû quitter ce type de logement, s'ils en occupaient un, à la demande d'Anne Hidalgo (PS), mais, pour éteindre la polémique concernant son occupation d'un logement social, en 2012, la porte-parole du candidat Hollande puis ministre de l'Ecologie, Delphine Batho avait dû déménager.
Taubira, derrière les barreaux

Batho a même fini par être limogée...
Taubira est actuellement à la rue et recherche un autre appartement," a précisé le ministère. 
Hôtel de Bourvallais, 13 place Vendôme,
siège de la Chancellerie depuis trois siècles
Les 60 m2 à la Chancellerie sont un obstacle à son bien-être et à son épanouissement. Mais peut-être a-t-elle en fait anticipé son éviction du gouvernement et assuré ses arrières. Elle refait donc ses cartons. Définitivement ?Reste que non seulement la nomination de femmes à de hautes responsabilités politiques n'apporte pas le changement promis, mais la déontologie socialiste ne plaide pas en faveur d'une plus large parité. 

 

mercredi 23 décembre 2015

Déchéance de la presse socialiste qui attaque l'opposition sur une réforme que Hollande décide

Son compromis de synthèse est à la hauteur de la cacophonie qu'il a créée...

Hollande décide de ne pas décider sur la privation de nationalité 

Pas de déchéance de la nationalité ? Wauquiez au pilori de la presse pour s'être inquiété d'une nouvelle reculade annoncée du gouvernement 
L'abandon de la déchéance de la nationalité, prématurément annoncé par Christiane Taubira, n'a pas manqué de faire réagir, comme si cette nouvelle incartade de la ministre était calculée pour. Le numéro deux des Républicains a en effet dénoncé "les reniements du gouvernement" à l'annonce intempestive de l'abandon de la déchéance de la nationalité.
En franc-tireur de l'exécutif, Taubira avait simplement pris son désir pour la réalité. Sur une radio publique - à Alger -, la ministre de la Justice avait pris sur elle d' annoncer que l'exécutif renonçait au projet d'inscription dans la Constitution de la déchéance de la nationalité pour les auteurs d'actes terroristes. Laurent Wauquiez, numéro deux des Républicains, a donc condamné mardi "les reniements et les doubles discours du gouvernement". 

Hollande doit "prendre ses responsabilités" 
"Si tel était le projet présenté demain, je ne vois pas comment Les Républicains pourraient voter une telle réforme de la Constitution qui ne serait qu'une coquille vide", a-t-il ajouté. "La présence au gouvernement de Christiane Taubira et de son idéologie laxiste empêche la mise en oeuvre d'une vraie politique de sécurité", a affirmé Laurent Wauquiez à l'Agence de presse française. 
Selon lui, "c'est au président de la République de prendre ses responsabilités et d'entendre les propositions de bon sens de l'opposition. S'il ne le fait pas, il sera comptable de la rupture de l'unité nationale", fit-il valoir.

Sous le coup de l'émotion et en grande pompe, François Hollande avait récupéré l'émotion populaire consécutive aux assassinats islamistes de Paris le 13 novembre dernier pour annoncer dès le 16 novembre devant le Congrès l'inscription dans la Constitution de la déchéance de la nationalité des terroristes binationaux nés français, trois jours après les attentats djihadistes de Paris et Saint-Denis qui ont fait 130 morts.
Depuis, de nombreuses critiques s'étaient élevées à gauche contre ce projet impromptu. 
Le projet de révision constitutionnelle "ne retient pas" cette disposition, a confirmé la ministre de la Justice, Christiane Taubira, dans un entretien sur la radio algérienne Chaîne 3 diffusé mardi. 

Taubira, la Guyanaise s'est un instant rêvée en rassembleuse de la gauche

C'est au moment où le site trotskiste Mediapart publie une accablante enquête sur la disparition de la sniper de la Place Vendôme.
"Elle a été l’icône de la gauche avec le mariage pour tous. Deux ans plus tard, la garde des Sceaux a tout accepté : le virage libéral, le virage sécuritaire avec l'état d'urgence, et une réforme de la justice a minima. En janvier, c’est même elle qui portera la réforme constitutionnelle annoncée après les attentats du 13 novembre."
Elle l'a pourtant combattue: est-elle donc la personne la mieux qualifiée pour défendre un projet dont elle disait qu'il "s'éteindrait de lui-même" ?

Cette ministre intermittente de la Justice -comme à l'Agriculture peut  l'être impunément Le Foll, également porte-parole obtus du gouvernement-, sur son silence face à Cazeneuve depuis le début de l'"état d'urgence" et la mise entre parenthèses de la Justice, sur sa réduction au rôle d'inlassable corneille, c'est à ce moment, donc, que ladite Taubira annonça à une radio algérienne que la mesure hollandienne de déchéance de nationalité va passer à la trappe. 


Mais la corneille a un régime très varié incluant invertébrés, graines, fruits et charognes. Elle peut piller les nids d'autres oiseaux.


Taubira est pour tous ce qu'on appelle un boulet

Elle se gonfle.
Vous voyez bien que j'existe, semble-t-elle rappeler, puisque c'est par ma voix qu'est évacuée une des mesures les plus critiquées par la gauche, la vraie gauche dont j'ai pour fonction d'être, au gouvernement, le totem survivant, la poétesse tutoyant ostensiblement les auteurs morts.
Ce couac de la corneille sera-t-il le dernier ? Ce n'est certes pas par inadvertance qu'elle nuirait contre sa nature profonde. Depuis que Libé l'a annoncé hier, mardi matin, de source sûre mais évidemment anonyme, le microcosme ne bruisse que de l'annonce de ce renoncement supplémentaire de Hollande à cette mesure reprise  à la droite en la tragique circonstance. En l'officialisant dans la journée au micro d'une radio algérienne publique, Taubira aura peut-être voulu étouffer ainsi l'impact de l'enquête de Mediapart. Mais si elle n'a pas eu d'autre souci que de rehausser sa petite personne, la cynique s'est surtout montrée piètre stratège, puisqu'au bout du compte elle a surtout réussi à placer Hollande dans l'obligation de prendre, pour ne pas se déconsidérer un peu plus encore au regard de tous, une décision dont sa collaboratrice ne voulait à aucun prix. 

Ainsi l'indignation de Wauquiez et la fureur de Ciotti ont-elles utilement forcé la décision qui met Hollande en difficulté avec sa gauche radicale,
dans et au-delà du PS.
D'ailleurs, sur le fond après six semaines, le bilan des perquisitions est maigre. D'après le bilan de l'Assemblée Nationale, un bilan par ailleurs peaufiné, tout plein de données géographiques détaillées et totalement inutiles, près de 3.000 perquisitions n'auront mené qu'à 51 incarcérations, la plupart pour trafic de drogue, d'armes, ou situations irrégulières (combien de trafic de drogue ?).
Combien de trafic d'armes ? Combien de situations irrégulières ? Le bilan omet malencontreusement de le préciser). A noter que certaines juridictions de l'est et du nord de la France sont surreprésentées. Exemple avec Colmar, Douai ou Amiens, où ont été menées respectivement 96, 160 et 91 opérations policières.
Il a perdu depuis poids 
et arrogance:
oeil éteint et apathie

Toute cette gesticulation de perquisitions et d'assignations à résidence est ainsi ramenée à sa vraie nature, comme le souligne Laurent Borredon, un journaliste du Monde employé par le gouvernement pour animer un observatoire de l'état d'urgence : l'indépendance de la presse n'est pas un vain mot !
 Ce déontoloque est le co-auteur (avec un confrère tout aussi libre et objectif à L'Obs) d'un ouvrage qui n'a pas eu le don de décoiffé Valls... De la graine d'impétrant au CSA !  

Et Taubira, dans cette embrouille? 
Elle n'est pas en veilleuse. Elle devrait proposer un projet de loi autorisant, hors état d'urgence, les perquisitions de nuit. Mais cette fois,  sous le contrôle des juges. On croyait la dictature des juges installée, mais Valls peut toujours faire pire. La corneille de la place Vendôme pourra, par exemple, twitter: 
"c'est au coeur de la nuit qu'ils ont sonné chez moi.
Mais le procureur avait signé le mandat.
Et le soleil, soudain, brilla". (poétesse inconnue)
Les Romains disaient de la corneille "Brevior est hominum vita quam cornicum", ce que la latiniste Najat Vallaud Belkacem traduit par: "la vie des hommes est plus courte que celle des corneilles". Encore une de ces rumeurs qui demandent à être vérifiées. Sans délai.

dimanche 29 novembre 2015

Allusion au-dessous de la ceinture de Valls, premier ministre dominateur, à Macron, ministre insoumis

Le gouvernement Valls à un niveau de chiotte des garçons

Le Premier ministre s’est récemment permis une remontrance aussi acerbe que graveleuse à l'endroit du ministre de l’Economie

On les dit en froid et les deux hommes continuent en effet de se vanner comme des puceaux de collège unique que l'on dit égalitaire. Ainsi  Le Canard Enchaîné de mercredi a-t-il rapporté à la maîtresse que le petit Manu Valls a taquiné Emmanuel Macron où ça peut chatouiller mais où ça a fait mal à son petit camarade. Lors d’une séance de questions au gouvernement au début du mois, le chef du gouvernement se serait ainsi approché du ministre de l’Economie pour rebondir sur les propos qu’il avait tenus quelques heures plus tôt au micro d’Europe 1 et qui ne lui avaient visiblement pas plu.

"Et ton zizi, il est atone ?"
Alors que sur Europe 1 le 10 novembre dernier, le ministre de l’Economie avait avoué ses inquiétudes de voir la croissance rester "atone" en 2016, soit comprise entre 1% et 1,2%, le premier ministre lui a demandé tout de go : "Et ton zizi ? Il est atone ?" Une agression d'ado inquiet ou d'adulte régressif reprenant certes un aveu du ministre, mais sans lien avec la politique. Mais, loin de se dégonfler, Emmanuel Macron ne se serait pas retenu et lui aurait alors lâché une salve, sur le même ton de l’humour au premier degré : "Heureusement qu’il n’est pas comme la courbe du taux de croissance"...

Cet échange viril n'est pas fait pour raffermir la cohésion gouvernementale

Valls n'a pas avalé
l'aveu de Macron
Le Canard rapporte que leurs entourages respectifs en ont fait des gorges chaudes. La provocation à un concours de celui qui, du quinqua ou du trentenaire, pisse le plus loin a déjà fait le tour de Bercy et de l’Assemblée, sans atteindre Le Monde, ni éclabousser Libération. 

Riposte de la presse aux ordres du gouvernement
C'est pas Valls qui a commencé ! 
Le Premier ministre n’est pas le seul politique à avoir récemment osé une agression sous la ceinture en public. En avril 2014, lors d’une visite à l’usine du fabricant de pneumatiques Michelin à Clermont-Ferrand, François Hollande avait lâché : "L'idée de ce déplacement, elle est venue d'une visite que j'avais faite (...) au salon de l'Auto. Le président Sénard [le président de Michelin] m'avait pris... Enfin, tout à fait correctement, avec beaucoup d'égards. Et m'avait dit : 'ce serait un jour heureux si vous vouliez venir ici' ".
Les socialistes ont-ils transformé l'Elysée en corps de garde lors des conseils des ministres ?

On peut en effet compter sur la grivoise Taubira
Avec un "petit bout", cette spécialiste peut dégeler les atmosphères les plus tendues, comme dans la 'chambre' des députés où la poétesse communautaire étalonne ses interlocuteurs, tel Philippe Gosselin (UMP), lors d'ébats parlementaires sur le mariage entre personnes du même sexe, en février 2013:

Lors d’un autre petit exercice oral en public à l'Assemblée nationale, la ministre de la Justice a en effet déclenché l'hilarité des députés de gauche comme de droite quand la gourmande a entrepris le député des Républicains Eric Ciotti, estimant que "cet hémicycle tout entier a constaté à quel point je vous obsède" et assurant que "si c'était du temps de ma fringante jeunesse, j'aurais supposé un sentiment contrarié !" chez le président du Conseil départemental des Alpes maritimes:

Michel Sapin, ministre impuissant des Finances, n'a pas cherché à contenir un rire gras
qui n'irrita pas ses lèvres gercées par la seule courbe bien dressée du gouvernement, celle du chômage.

dimanche 4 octobre 2015

Bartolone ferait croire que Macron est vraiment "con" *

Ben, non, puisque Bartolone le tacle !

Macron a fait "une erreur et une faute politique," juge Bartolone...



Il ne passe pas pour une lumière, Claude Bartolone, et c'est pourquoi Hollande l'a posé là où il est, au perchoir de l'Assemblée. Il ne faisait pas (trop) de mal, mais depuis qu'il est tête de liste PS aux élections régionales en Ile-de-France, il ne cesse de brandir des anathèmes, à droite et même à gauche. La peur d'une raclée historique le rend non plus seulement fielleux, mais hargneux. Valls l'aurait, dit-on, contaminé...
Dimanche sur Canal+, le petit grand homme a affirmé que le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a fait une erreur et une faute politique" en critiquant le statut des fonctionnaires. "Il faut faire très attention, surtout quand on est ministre, à employer les termes qu'il convient. Le service public est le patrimoine de ceux qui n'ont pas de patrimoine", a-t-il affirmé, lors de l'émission Le supplément, dans un apophtegme qui dispense la gauche de l'obligation de croissance.

C
elui qui s'est fait piéger par les subprimes, au temps où il tentait de gérer la Seine-Saint-Denis emplie des mots qui dépassent son mètre soixante-six. "Jeter l'opprobre sur une catégorie d'hommes et de femmes, qui n'est pas simplement une catégorie de CSP (catégorie socioprofessionnelle), c'est une erreur. C'est une erreur et une faute politique", a-t-il lancé, hyperbolique.

Le ministre de l'Economie de Valls avait aussi affirmé mi-septembre que
le statut des fonctionnaires n'est "plus adapté au monde tel qu'il va" et, "surtout, n'est plus justifiable, compte tenu des missions".
"Le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'
il est tellement nature qu'il ne se rend pas compte, - peut-être parce qu'il n'a jamais été élu - qu'il est écouté", a caillassé Bartolone.

Il a aussi gratifié la presse d'un axiome bartolonien
: "il n'y a pas de Parti socialiste sans débat" ! Et ce n'est pas Pruneau Le Roux qui avouerait qu'il n'y a pas de débat au PS. Bartolone a tout aussi vite ajouté un contre-vérité : "Je revendique la force du débat. Mais après, (vient) le temps du compromis et de l'unité".

Interrogé sur
l'éventualité qu'une liste socialiste soit devancée par une liste de la droite et du centre et doive se retirer du second tour des régionales pour faire barrage au FN, Bartolone a de nouveau refusé de prendre position. "Je répondrai à cette question au soir du premier tour", a-t-il esquivé.

A propos d'Anne Hidalgo, qui avait défendu dimanche dernier la stratégie du front républicain pour les élections régionales, le "parrain" a répliqué que la maire de Paris lui avait assuré qu'elle s'était "faite piéger" (par les journalistes)... D'Anne Hidalgo, Guy Bedos pourrait donc dire que c'est une "conne", et les journalistes dans son sillage. Des "furoncles", pour Me Gilbert Collard, à propos de Ruquier et sa bande. Disons donc un anthrax...

* La gauche a vulgarisé le mot: après le "Mur des cons" Syndicat de la Magistrature (SM), les humoristes (volontaires ou non) l'ont appliqué à leurs ennemis politiques. Il est même très en vogue pour qualifier les femmes rétives. C'est toujours mieux que la lapidation, n'est-ce pas ?... 

Et quand on pense que le mot "singe" avait indigné ces donneurs de leçons ! 
Depuis l'esclandre, Taubira n'a même plus  de race. 
Amputée de toute caractéristique évidente, il est même interdit en effet -et impensable- de dire qu'elle se comporte comme une blonde. 
Que reste-il donc désormais à celle qui, pour exister, arborait des chevelures typées que les blondes ne peuvent imiter, même pas en rêve. 

Mais tout de même, quand à l'Assemblée elle brandit les preuves de ses mensonges, est-ce une singerie ou une "faute politique" de  blonde, selon Bartolone ?

Depuis, ils ont vraiment reculé les limites de la trivialité. 



vendredi 19 juin 2015

Gouvernement: Valls ne maîtrise plus ses femmes sur l'alcool et le travail dominical

Les femmes ministres défient le petit coq

Le Premier ministre a dû mettre les pendules à l'heure avec Taubira

"Il y a les 35 heures, mais le temps effectif est de 39 heures," a-t-il indiqué à la grosse aiguille.
Sa ministre de la Justice rêve en effet à voix haute. "J'estime que l'idéal, c'est que les gens puissent travailler 32 heures dans une semaine," a déclaré Christiane Taubira vendredi à RMC et BFMTV. 

La ministre de la Justice a clairement fait savoir qu'elle est opposé au travail dominical. 
"Je rêve d'un monde où on ne travaille pas le dimanche, où le samedi et le dimanche on ne travaille pas. Je rêve d'un monde où on peut travailler 32 heures", a lancé Christiane Taubira, avant d'expliquer ce que les Français pourraient faire de ce temps de travail en moins. "Aller au musée, à la plage, parler à ses voisins, avoir du temps pour se consacrer aux autres dans des associations, aller au musée, avoir le temps, quand c'est possible, d'aller sur la plage, de déambuler, de marcher, de parler à ses voisins, d'aller en librairie, au cinéma, au théâtre, etc. Voilà la société dont on peut rêver".

Manuel Valls l'a aussitôt reprise de volée depuis le salon du Bourget.
"Les Français, ce qu'ils veulent, c'est du boulot", a estimé le démagogue de Matignon, parlant au nom de la population, malgré ses quelque 36% de satisfaits et un chômage à 10,6% en mars 2015 et 5.590.600 chômeurs, en incluant l’outre-mer que Hollande est allé couvrir de cadeaux. 
Valls a renvoyé sa garde des Sceaux dans les cordes, déclarant en un français d'un médiocre niveau : "vous savez, aujourd'hui, il y a un temps de travail qui existe. Il y a les 35 heures mais le temps effectif est de 39 heures." Et de conclure : "soyons pragmatiques, sortons des dogmes, engageons-nous pour la croissance et le travail pour notre pays. C'est mon action".
VOIR et ENTENDRE Valls réagir et dénoncer... les colères, propos qui blessent et "les comportements qui consistent à crier" (sic):


Le conseiller politique de Nicolas Sarkozy et député les Républicains (LR) de la Haute-Marne,
Luc Chatel, a réagi ce vendredi matin sur le plateau de Parlement Hebdo. "C'est le retour des vieux démons de la gauche. C'est à dire penser que le travail se partage et qu'on va le répartir entre les Français. Ça fait 20 ans que cette théorie a échoué sur le plan économique et qu'elle a bloqué les consciences: on a perdu l'envie de travailler", a-t-il regretté. 

Un argument repris plus tard par le sénateur LR des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi: "Quand toutes les entreprises seront en faillite, les Français ‘flâneront'?", a-t-il raillé.

Marisol Touraine l'a également bravé

La ministre de la Santé n'a pas réussi à garder intacte la loi Evin et Marisol Touraine rend responsable le premier ministre qui soutient la loi Macron. Les députés de la commission spéciale de l'Assemblée nationale, chargée d'examiner le projet de loi Macron, ont voté mardi à une très large majorité un amendement gouvernemental négocié durant la nuit avec les parlementaires. Seuls deux députés socialistes ont voté contre (François Brottes et Dominique Lefebvre) et le rapporteur général du projet de loi, Richard Ferrand, s'est abstenu.

"C'est un coup dur porté à la santé publique, estime Marisol Touraine
Et glou et glou, ...
Un artiste photographe, une agence de tourisme ou un journaliste, voire un président de la République, pourra bientôt faire référence aux paysages de l'oenotourisme ("made in France"), aux savoir-faire des métiers de la viticulture, sans restrictions de publicité de l'alcool instaurées par la loi Evin il y a près d'un quart de siècle.

Intrônisation de la dinde à Vinexpo
Pour Marisol Touraine, la loi Macron sert à détricoter la loi Evin. La ministère de la santé avait appelé les députés à "ne pas changer la loi", soutenue par son collègue Stéphane Le Foll, ministre intermittent de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement. 
Marisol Touraine se dit en colère contre Manuel Valls et "regrette que la loi Macron serve à détricoter la loi Evin. Je veux rappeler que la loi Evin permet depuis 30 ans d'encadrer, et non pas d'interdire, la publicité pour l'alcool. Il ne fallait pas y toucher."
Le vin ne réjouit le coeur de l'homme,
s'il n'est pas catalan
L'amendement contesté libérera de facto la possibilité de faire de la publicité pour l'alcool "et ce, quasiment sans limite", avait mis en garde Claude Evin, père de la loi de 1991. Les alcoologues avaient déjà lancé un cri d'alarme lors de la précédente tentative. Si l'amendement était voté, écrivaient-ils, au président de la République, "c'est l'ensemble de la population, et notamment les jeunes [priorité du président tant qu'il avait été en campagne], qui serait exposée à une promotion sans limite en faveur de la consommation d'alcool".


L'une comme l'autre a dû subir la loi des machos.