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mercredi 2 mars 2016

El Khomri, larguée par un conseiller du ministère du Travail

L’ex-conseiller de Myriam El Khomri explique pourquoi il claque la porte 

L'ancien conseiller stratégie de la ministre du Travail s'est mis en congé de la République
 
Pierre Jacquemain ne supportait plus les conditions de travail imposées par son patron. Il a démissionné début février, mais les Français ne l'on appris qu'un mois plus tard, quand le Canard enchaîné l'a révélé la semaine dernière. On pourrait en outre penser que son ancien conseiller au secrétariat d’Etat à la politique de la ville (2014-2015) pointe Myriam El Khomri, mais il dézingue en fait l'avant-projet de loien raison de son désaccord avec le texte et avec l'homme qui tient la main de la ministre, occupe son cerveau et tire les ficelles de sa marionnette. 

Pierre Jacquemain devait notamment se charger de la réforme du code du travail. 
Cependant, face à ce qu’il a considéré comme une trop forte ingérence de Matignon dans la conduite du projet de loi, l'ancienne "plume" de Myriam El Khomri s’est opposée aux orientations du premier ministre et de Myriam El Khomri, pour finalement claquer la porte du ministère du Travail début février et non pas "quitter sa fonction le lundi 29 février", comme l'affirme Le Monde, organe de presse officieux de l'Etat-PS. 
C'est de surcroît à L'Humanité que ce jeune homme  issu de la gauche radicale (il a été collaborateur de Clémentine Autain) et en charge de la stratégie publique de la ministre, livrait lundi les raisons de sa démission.

L'avant-projet de loi de Valls est contesté jusque dans l'entourage de Myriam El Khomri
"Peut-être ai-je été trop naïf sur la capacité de la ministre du travail, Myriam El Khomri, à faire rêver et progresser les travailleurs de notre pays" ? A incarner une parole de gauche, une parole libre, une parole utile, une parole forte. Une parole juste. Celle qui dénonce la paupérisation de la société, celle qui s’insurge devant la précarisation du monde du travail qui conduit des millions de Français à vivre au jour le jour – avec toujours cette peur du lendemain. La réforme de Myriam El Khomri devait porter l’exigence d’un nouveau modèle de société. C’était, je le crois, l’ambition de la huitième ministre du gouvernement." Une place de choix dans la hiérarchie gouvernementale. 

C'était sans compter avec l'autocrate Valls
 
"En réalité, la politique du ministère du Travail se décide ailleurs, à Matignon." C’est le Premier ministre qui  tire les ficelles de son âme damnée. Après le rapport Combrexelle, Myriam El Khomri avait pourtant une grande ambition. Elle a mené une concertation fructueuse avec les partenaires sociaux, qui a débouché sur de réelles avancées, estime son ex-conseiller. Malheureusement, aucune de ces avancées n’apparaît dans le projet de loi final. Le compte personnel d’activité n’est qu’une coquille vide, qui n’est que l’agrégation de droits sociaux déjà acquis. Par ailleurs, à qui veut-on faire croire que la dématérialisation des fiches de paie est une grande avancée sociale ?"
La confirmation que "c’est le premier ministre qui donne le ton" est arrivée ce lundi matin, car c'est bel et bien Manuel Valls qui a annoncé le report à la fin mars de la présentation du texte en Conseil des ministres, pour "lever un certain nombre d'incompréhensions". Les interlocuteurs de ce bac +3 ne comprennent rien à rien !...
 
"Un porte-voix exceptionnel pour donner le 'la' à une réforme majeure du quinquennat dans un gouvernement au parti pris libéral assumé ? Le président de la République lui-même avait fait de cette réforme l’un des tournants de son quinquennat. Ce devait être une réforme de progrès; ce sera au mieux une réforme de compromis – voire de compromission. Au pire, cela restera comme une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères. 
"Ce projet de loi est une erreur historique, assène le conseiller. C’est une régression en matière de droits sociaux, dans la mesure où de nombreux acquis des travailleurs pourront être renégociés à l’échelle des entreprises, où le rapport de force est systématiquement défavorable aux salariés. C’est un non sens économique, parce qu’il n’est pas prouvé que cette loi créera de l’emploi.
C’est enfin
un non sens politique: quand on se dit de gauche, quand on s’estime progressiste, je ne vois pas comment on peut soutenir un tel texte."
Myriam El Khomri était-elle la bonne personne au bon endroit ?

Fleur Pellerin était déjà une erreur de casting. Et c'est une femme de plus que Hollande a jetée comme un Kleenex. 
 
Après la franco-marocaine Najat Vallaud-Belkacem à l'Education, c'était, semble-t-il, au tour d'une autre trentenaire de prendre les commandes d'un grand ministère. Comme d'élire un métis à la Maison Blanche, en le faisant passer pour Black, et maintenant, la première femme, une septuagénaire, en la faisant passer pour agile et équilibrée. Dans dix ans, le PS pourra citer les noms de ces deux calamités, avec celui d'Audrey Azoulay, pour preuve de la promotion socio-politique du Maghreb sous une présidence socialiste, indépendamment de leurs accomplissements et de leur impopularité. 

N'est-ce pourtant pas cette même 
Myriam El Khomri, ministre de Hollande, il faut dire, qui, en novembre 2015, a étalé l'étendue de son incompétence sur le nombre de renouvellements d'un CDD ? Après s'être empêtrée sur ce nombre lors d'une entretien de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, elle a ensuite avoué qu'elle ignorait la réponse.
En fin de matinée, depuis la cour de l'Elysée et en direct sur BFMTV, Myriam El Khomri avait commis l'imprudence de revenir sur cet échange, se disant "très sereine", et considérant qu'il n'est pas dans son rôle de "réciter l'intégralité des articles du Code du travail". Pffftttt....

Si El Khomri a trébuché dans sa douche, 
Trop drôle de gérer le chômage des Français !
c’est parce que c'est une militante fonceuse, nous assure-t-on, comme s'il s'agissait d'une qualité. A 38 ans, la franco-marocaine, qui dépasse Valls d'une tête, a moins que jamais la notion du possible et peut tenir tête au premier ministre, si c'est un petit zizi, ou au président de la République, si c'est un gros mou, car la bécasse a plus d'ambition que de perspicacité: c'est une arriviste à qui son militantisme a tout donné tout cuit, au nom de la promotion de la diversité. Son parcours depuis Rabat, son DESS acquis dans une université amie, au vu de "ses engagements, son expérience à la Ville de Paris et au secrétariat d’Etat à la politique de la ville auraient pu – auraient dû – la conduire à porter haut et fort les revendications des travailleurs, à défendre les salariés d’Air France quand 3.000 postes sont menacés", mais les petits gestes princiers de la main et la distribution de sourires ne règlent rien. S'est-elle fermement opposée au travail le dimanche? N'a-t-elle rien lâché sur les commandes patronales, notamment en matière de licenciement ? Son conseiller dit avoir cru en elle. "Et nous avons échoué", constate-t-il. 

Mais Myriam El Khomri y croit encore, constate son ex-conseiller.
Fonceuse du genre bourrin, ambitieuse qui accepte tout ce qui passe, elle n'a pas imaginé un seul instant que "petit zizi" la fourrait dans un mauvais pétrin, faisant d'elle la mère-porteuse de son projet de réforme du Code du Travail pour ne pas y laisser de plumes. La dinde, oui. Les féministes socialistes se sont mobilisées sur les plateaux de télévision pour faire croire qu'elle est plus maligne qu'elle en a l'air et qu'elle est victime de machisme et, pendant qu'on y était, de sexisme, car si on est une femme, on est forcément supérieure à l'homme. Au même titre que les attentats nous font quelque peu douter de Malraux assurant que "le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas", Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri contredisent la maxime de Louis Aragon selon laquelle "la femme est l'avenir de l'homme"...

"Je n’étais donc plus utile à ses côtés. J’ai quitté son équipe sur un désaccord politique et stratégique majeur." Et Jacquemain d'ajouter: "D’ordinaire, un conseiller ministériel, petite main de l’ombre, ça ferme sa gueule." Mais la petite main prépare sa reconversion: un  changement de majorité est si vite arrivé...   

jeudi 28 janvier 2016

Déchéance de nationalité: sur les apatrides, Valls n'est pas au clair et s’emmêle les pinceaux

Valls a l'esprit confus sur les ratifications de textes internationaux

Encore une annonce foirée
Petit coq frêle et fragile
Venu présenter une série de mesures, Manuel Valls a emmêlé les députés mercredi 27 janvier à la commission des lois de l’Assemblée nationale. Il avait fait le déplacement pour apaiser une partie de la gauche, très rétive à l’idée de réformer la loi – voire la Constitution – pour déchoir de la nationalité française les terroristes binationaux, mais il n'a réussi qu'à épaissir le mic-mac.

Le premier ministre a d’abord assuré que la réforme constitutionnelle ne contiendrait pas d’allusion à la binationalité, comme c’était initialement prévu, puis il a annoncé que la France comptait ratifier une convention sur l’apatridie. Mais, bac +3, Manu-la-Terreur-des-mouches s’est quelque peu égaré dans les différents textes internationaux.

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement

Ce qu'il a raconté :
"Seuls les principes prévus par la Convention internationale de 1954 et la loi du 16 mars 1998 [...] qui proscrivent la création de nouveaux apatrides devront continuer à figurer dans notre droit positif. Et la France s’engagera d’ailleurs dans la ratification de cet accord qu’elle a signé dès 1955."

Où est l'erreur ?
Rappelons-le : la déchéance de nationalité est déjà possible en droit, mais uniquement pour une personne qui a acquis la nationalité française depuis moins de dix ans (quinze ans, en cas de terrorisme). L’idée est d’en étendre l’application à tous, notamment aux personnes nées françaises, histoire de ne pas stigmatiser les gentils étrangers qui auraient fait du tort aux méchants Français, tous colonisateurs et exploiteurs dans le sang.

Mais déchoir de la nationalité une personne qui n’en possède pas d’autre signifie créer un apatride, une personne qui n’est citoyenne d’aucun Etat. Au sortir de la seconde guerre mondiale, on comptait ainsi des centaines de milliers d’apatrides, notamment dans l’est de l’Europe.

La convention de 1954 est déjà ratifiée !

Le Catalan naturalisé ignore que la France existait avant lui et assure donc que, puisque tout reste à faire, la France va "ratifier la convention de 1954 sur la question de l’apatridie". Or, cette convention a déjà été ratifiée, le 8 mars 1960, précisément, et Manu-la-Terreur-des-mouches -si précoce qu'il fut- est né en 1962 à Barcelone. 

Le premier ministre n'a pas non plus compris que la convention de 1954  n’interdit pas l’apatridie: elle  se limite à définir le statut des apatrides et les devoirs des Etats signataires envers eux.

Manuel Valls a sans doute confondu avec la convention de New York du 30 août 1961: trois années d'études universitaires intermittentes -et non sanctionnées du diplôme- ne permettent pas de maîtriser son sujet. C'est cette convention de 1961 qui prévoit, spécifiquement à son article 8, que "les Etats contractants ne priveront de leur nationalité aucun individu si cette privation doit le rendre apatride". Et c'est de cette convention que s'inspire Valls.

Ce dernier texte a été signé mais non ratifié par la France. Techniquement, selon certains juristes, il serait donc possible d’étendre la déchéance de nationalité aux Français de naissance. Mais François Hollande avait d’emblée écarté cette hypothèse, en promettant le 16 novembre 2015 devant le Congrès que "la déchéance de nationalité ne doit pas avoir pour résultat de rendre quelqu’un apatride".

La déchéance limitée de fait aux binationaux

Manuel Valls peut donc affirmer que la notion de "binationalité" ne sera pas inscrite dans la réforme constitutionnelle, mais dans les faits, la déchéance de nationalité continuera à ne viser que les binationaux. 

La seule nouveauté, c’est que désormais, pourront être concernés tous les citoyens binationaux nés en France ou y résidant depuis plus de dix ans.
Sur 15 terroristes islamistes ayant frappé sur le sol français depuis 2011, seul deux, Mohamed Merah et Abdelhamid Abaaoud, étaient binationaux. La France compterait environ trois millions de binationaux. Au bas mot !

Le cas des Français convertis n'est pas soulevé: il n'est pas encore admis qu'ils sont plus agressifs du fait de la pression qui leur est mise de prouver leur sincérité. 
Combien de Français partis faire le djihad en Syrie sont des convertis? 
Or, pour M'hammed Henniche, président de l'Union des Association musulmanes de Seine-Saint-Denis, le phénomène est réel sur le terrain : "Les personnes qui se présentent dans les mosquées pour se convertir sont toujours plus nombreuses depuis le début des années 2000. Ce sont ceux que nous voyons. Mais il faudrait y ajouter tous ceux qui se tournent vers la religion musulmane sans passer par un de nos lieux de culte."
Les musulmans seraient 5 millions en France. Au moins 100.000 d'entre eux seraient des convertis. Parmi ces derniers, le nombre des djihadistes n'est pas évalué.  Ils seront un certain nombre à rentrer un jour en France et, à priori, ces djihadistes ne seront pas menacés de déchéance de nationalité: ce ne sont pas des binationaux.

mardi 26 janvier 2016

Sur l'emploi, Hollande, pas mieux que sa ministre el-Khomri sur le CDD ?

Hollande s'est planté sur la durée de l'indemnisation chômage: bourde ou manipulation ?

La presse militante n'a pas ébruité la boulette commise par le chef de l'État lors de la présentation de son plan pour l'emploi, lundi 18 janvier.
Vers une indemnisation du chômage raccourcie 
et son montant amputé ?
Le 'bras cassé' avait pourtant préparé son discours ! C'était rédigé... Il avait bien pesé chaque mot. Le texte a bien dû être lu et relu une bonne dizaine de fois par plusieurs de ses éminents collaborateurs, experts et analystes de haute volée. 

Mais, tout porte à croire que l'"audacieux" foudre de guerre et "protecteur des Français" s'est malgré tout planté. L'erreur,  supposée ou réelle, officiellement propagée lundi 18 janvier sous les ors de l'Elysée, a aussitôt été minimisée en "approximation". "Je rappelle qu'en France, la durée d'indemnisation (du chômage) est la plus longue d'Europe", a-t-il clamé lors de ses vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi. 

En fait, ce que raconte Hollande est faux. 

Dans notre pays, cette durée pour les moins de 50 ans est de vingt-quatre mois (et jusqu'à 36 mois d'indemnisation pour les plus de 50 ans), comme en Espagne ou au Danemark. Au Pays-Bas, elle court jusqu'à trente-huit mois.  
VOIR et ENTENDRE non pas le lapsus, mais la bourde présidentielle:



Hollande : « En France, la durée d... par publicsenat

Quoi qu'en pensent les services "compétents de l'Elysée, c'est donc aux Pays-Bas que la durée d'indemnisation chômage est la plus longue
. En France, comme au Danemark (état-providence) et en Allemagne, cette durée peut aller jusqu'à 24 mois). En Belgique, la durée d'indemnisation est illimitée (le chômeur touche une allocation dégressive pendant 48 mois, puis une aide forfaitaire sans durée).

Quant au montant de l'aide aux chômeurs, il ne permet pas davantage au socialiste Hollande de vanter les vertus de sa politique sociale, si on considère le taux de remplacement net. Il s'agit en substance de la part de son ancien salaire que touche un demandeur d'emploi. Dans les premiers mois de chômage, cette part atteint 90% au Danemark, 75% aux Pays Bas, l'Espagne ou la Belgique font aussi mieux que la France, où le taux est plafonné à 57% de l'ancien salaire.

Ca sert à quoi que le service public emploie Antoine Krempf à "scruter, décortiquer et vérifier la parole publique" dans son 'Vrai du Faux' sur France Info, si il n'ergote que sur les propos de l'opposition.

Le président est en fait pris en flagrant délit de mensonge 

Il a une mauvaise intention derrière la tête. 
Pour favoriser le retour à l’emploi, Macron veut modifier les règles d'indemnisation chômage et à Davos Manuel Valls a souhaité une "réforme ambitieuse" de l'indemnisation chômage.

Le ministre des Relations avec le parlement, Jean-Marie Le Guen, a parlé d'une nécessité de se montrer courageux face à la question des allocations Paul Emploi (comprendre Pôle Emploi). "Un peu pour des raisons financières, mais aussi pour mobiliser plus de moyens pour la formation des chômeurs, il est assez vraisemblable qu'il faut un petit peu changer les paramètres de notre assurance chômage", a-t-il déclaré sur la chaîne Public Sénat mardi 12 janvier. Cette idée avait déjà été évoquée par Manuel Valls il y a un an.
VOIR et ENTENDRE Jean-Marie Le Guen assurer qu' il faut "un p'tit peu changer les paramètres":

Hollande joue-t-il à l'idiot du village ?

Le montant de l'allocation est compris entre 57 et 75% du salaire brut et c'est trop, selon le patronat qui réclame notamment une dégressivité progressive des aides. "Cela peut inciter les demandeurs d'emploi à rentrer plus vite sur le marché du travail. Tous les pays en Europe qui ont mis en place un système incitatif, à savoir dégressif, retrouvent une mobilité au niveau du marché", selon François Asslin, président de la CGPME. 

La proposition est rejetée par les syndicats alors qu'une réforme des assurances chômage doit être négociée au printemps.
Le 18 janvier, Hollande manipulait donc l'opinion en présence des acteurs économiques satisfaits et avec la complicité des analystes proches du pouvoir et des décrypteurs sourds et muets de la presseL'indemnisation du chômage va-t-elle être revue à la baisse?

jeudi 7 janvier 2016

Logement social pour Christiane Taubira, dans l'élégant 17e arrondissement

La ministre de la Justice de Hollande nie avoir obtenu un logement social

Les obligations de production de logements sociaux ont-elles profité à la ministre du gouvernement Valls ?


Elles ont opportunément été renforcées par le relèvement du taux minimal de production de logements sociaux de 20% à 25% et l’augmentation des sanctions des communes en état de carence.
Or, à la mi-décembre, la ministre de la Justice a emménagé dans un logement social géré par le bailleur ICF Habitat, dans le 17e arrondissement de Paris, assure ce jeudi le magazine Marianne.
ICF Habitat est une filiale à 100 % de SNCF Immobilier censée faciliter la mobilité des salariés du Groupe ferroviaire et accompagner les pouvoirs publics dans la mise en œuvre de leur politique logement. ICF Habitat s'applique à développer une relation de confiance avec les élus et décideurs des collectivités.
La ministre de la Justice peut-elle habiter un logement à loyer "maîtrisé"? 
"Déshéritée" de l'Etat-PS
Le site du magazine Marianne révèle que Christiane Taubira a en effet emménagé dans un logement à caractère social  d'une centaine de mètres carrés, terrasse (14m2) et parking compris, dont le loyer s'élèverait à 2196 euros, charges comprises. Un loyer nettement inférieur aux prix du marché, pratiqués dans le parc privé, soit 2.600 euros hors charges dans le quartier, selon la Fnaim (la Fédération nationale de l'immobilier). Cet appartement de quatre pièces est situé aux Batignolles, non loin du chantier du futur palais de justice de Paris.

"La ministre de la Justice réalise une économie de 700 euros chaque mois", chiffre l'hebdomadaire. 
La presse s'est largement faite l'écho, en juillet 2012, du vote par la majorité parlementaire de réductions des coûts de fonctionnement de l'Etat, dont la baisse des salaires du gouvernement et du chef de l'Etat, mais elle a été plus discrète quand en août 2012 le Conseil constitutionnel a retoqué cette loi. Depuis le 15 mai 2012, date de l'élection de François Hollande, le salaire d'un ministre est de 9.940 euros, au lieu de 14.200 euros auparavant, et celui d'un ministre délégué -ex secrétaire d'Etat- de 9.443 euros, au lieu de 13.490 euros.  
Taubira a résilié "son contrat de bail" et déménagé. 

Comment Christiane Taubira, qui bénéficie déjà d'un logement de fonctions place Vendôme, a-t-elle obtenu ce logement? 



Selon les informations de Marianne, son dossier déposé à l'automne dernier ferait état de ses revenus non pas de 2014, mais de 2013. Or, à ce moment, la ministre avait encore deux personnes à sa charge: sa fille et l'enfant de celle-ci. 

Communiquant en lieu et place de la déshéritée, la chancellerie a plaidé la bonne foi de la ministre. 
La Place Vendôme joue sur les mots avec Marianne assurant qu'il s'agit d'un appartement à "loyer libre", réfutant le qualificatif de logement "social". "La ministre n'est en rien dans un logement social. Tout est légal," assure au Parisien une conseillère, qui menace: "C'est un truc de dingue... C'est diffamatoire". Cette faute de la ministre n'est qu'une erreur: circulez, il n'y a encore rien à voir...

Christiane Taubira a signé le bail "sans savoir qu'ICF Habitat pratiquait une politique tarifaire," assure encore l'entourage de la garde des Sceaux. Lorsque,  craignant la polémique, l'ignorante du gouvernement s'en est aperçue, elle a résilié "son contrat de bail" et a déménagé, assure Le Parisien, prenant fait et cause pour la "défavorisée"

Avec arrogance, ICF Habitat explique à l'Express n'avoir "aucun commentaire à faire". 

Taubira s'est encore fait prendre le doigt dans le pot de confiture

Quelques jours après avoir dû rétropédaler sur son opposition à l'extension de la déchéance de nationalité voulue par François HollandeChristiane Taubira a de nouveau perdu les pédales.


Taubira assura en mars 2014 
qu'elle avait bien connaissance 
de la tenue d'écoutes téléphoniques sur Sarkozy,
mais qu'elle ne savait rien sur le contenu 
qu'elle tenait entre les mains
Celle qui perd la mémoire sur les documents qu'elle détient - et brandit sous le nez des députés ! - n'a-t-elle pas aussi trahi la confiance du peuple en signant la charte de déontologie du gouvernement lors de son entrée au gouvernement, en mai 2012 ? Cette charte ne comporte certes pas de rubrique à renseigner sur l'occupation d'un logement social pour les ministres, contrairement aux conseillers de Paris, élus en 2014, qui ont dû quitter ce type de logement, s'ils en occupaient un, à la demande d'Anne Hidalgo (PS), mais, pour éteindre la polémique concernant son occupation d'un logement social, en 2012, la porte-parole du candidat Hollande puis ministre de l'Ecologie, Delphine Batho avait dû déménager.
Taubira, derrière les barreaux

Batho a même fini par être limogée...
Taubira est actuellement à la rue et recherche un autre appartement," a précisé le ministère. 
Hôtel de Bourvallais, 13 place Vendôme,
siège de la Chancellerie depuis trois siècles
Les 60 m2 à la Chancellerie sont un obstacle à son bien-être et à son épanouissement. Mais peut-être a-t-elle en fait anticipé son éviction du gouvernement et assuré ses arrières. Elle refait donc ses cartons. Définitivement ?Reste que non seulement la nomination de femmes à de hautes responsabilités politiques n'apporte pas le changement promis, mais la déontologie socialiste ne plaide pas en faveur d'une plus large parité. 

 

mardi 6 décembre 2011

Innocents et détraqués n'ont-ils pas tout à craindre des psychiatres

Le droit des innocents



Représentation par Rubens du
Massacre des Saints Innocents




Et si, plutôt que d'ajouter l'impudeur au malheur absolu qui le frappe, nous avions la décence d'entendre l'objurgation du père d'Agnès Marin ? Et si, pour une fois, nous laissions tomber la gauche, la droite, tout cet attirail idéologique, toutes ces empoignades partisanes fort légitimes quand il s'agit de répondre aux problèmes politiques " ordinaires ", mais qui n'ont plus aucun sens face à la mort d'un enfant ? Tous ensemble, nous n'aurions plus alors qu'un seul souci en tête : essayer de faire en sorte qu'une telle tragédie - d'autant plus atroce qu'il semble qu'avec un peu de bons sens, elle aurait pu être évitée - ne se reproduise pas.
Cela vaudrait mieux, assurément - pour les Français et pour l'idée qu'ils se font de l'action politique - que la médiocre polémique alimentée par un Benoît Hamon (heureusement, d'autres responsables socialistes se sont montrés plus dignes) à propos d'une prétendue "instrumentalisation" de ce drame par le gouvernement.

Car enfin, quand François Fillon annonce qu'à l'avenir, les chefs d'établissement devront être systématiquement informés du passé judiciaire des élèves inscrits chez eux, faut-il être de gauche, de droite ou du centre pour s'écrier tout simplement : il était temps ! Quand il ajoute que les mineurs accusés de faits graves devront attendre leur jugement dans un centre éducatif fermé, et non pas dans un collège ordinaire (à propos, combien sont-ils dans ce cas actuellement ?), quel père ou quelle mère de famille ne lui donnerait pas cent fois raison ? La gauche n'a pas voulu voter la création de ces centres fermés ? La belle affaire ! La droite ne s'est pas donné les moyens de les remplir, ou n'en a pas construit assez ? Peu importe ! Maintenant, agissons...

On nous dit - cette semaine encore, un éminent psychiatre (*) dans les colonnes du Monde - qu'en matière de récidive, "le risque zéro n'existe pas". Que prétendre empêcher la répétition d'actes aussi odieux est un " rite conjuratoire ", une "illusion". Mais quel étrange raisonnement ! Imagine-t-on un ingénieur affirmer qu'en matière de nucléaire, la sécurité absolue est un leurre et que dans ces conditions, il est inutile de renforcer les mesures de surveillance ? Un médecin clamer que le cancer ne sera jamais totalement vaincu, et qu'au diable le dépistage ? Un ministre des Transports renoncer à limiter la vitesse au motif que tant que des voitures rouleront, il y aura des accidents ? On crierait au fou, et on aurait raison ! Bien sûr, l'être humain étant ce qu'il est, nul ne saurait prétendre que la récidive - ni le crime - sera un jour éradiquée. Faut-il pour autant renoncer à tendre vers ce but ? Refuser, au motif bien réel que l'objectif est par nature inatteignable, toute mesure qui permettrait, si peu que ce fût, de s'en rapprocher ? Non, évidemment non.

Et puisque les « psys » - ils le reconnaissent eux-mêmes - n'ont ni l'envie ni les moyens scientifiques de « prévoir » quoi que ce soit en matière de récidive, changeons la méthode d'évaluation ! Recommandée chez nous par l'Académie de médecine, et par l'Institut pour la justice (dont la pétition vient de dépasser le cap du million de signatures), une autre technique est depuis longtemps en usage dans le monde anglo-saxon. C'est celle de « l'analyse actuarielle », qui permet de mesurer « objectivement » le risque de récidive sur la base d'un certains nombre de critères statistiques (âge, sexe, situation familiale, nature des faits, mode opératoire, etc.). Elle n'est pas parfaite. Aucune technique ne l'est. Mais - Manuel Valls et Pierre Moscovici y ont fait allusion - elle fonctionne plutôt bien au Canada. Plutôt que d'ajouter un psy à un autre psy, ce qui n'avancera guère le juge, qu'attend-on, au moins, pour l'essayer ?

On nous dit aussi - argument suprême - qu'une demi-douzaine de lois sur la récidive ayant été adoptées depuis 2006 sans en venir à bout, il est urgent de ne pas en rajouter. Ni maintenant : ce serait «surenchérir sous le coup de l'émotion». Ni après la présidentielle : ce serait «exploiter politiquement un drame humain». Ni jamais. Confondant ! Plus un problème est aigu, plus il suscite la légitime indignation des Français, moins il faut tenter de le résoudre ! Si les lois précédentes n'ont pas atteint leur objectif, ce n'est pas qu'elles sont imparfaites, incomplètes, timorées, ou mal appliquées par ceux-là mêmes qui sont censés le faire (combien de magistrats utilisent vraiment l'arsenal répressif « facultatif » mis à leur disposition par le législateur ?), c'est le principe même de la loi qu'il faut condamner...

Une loi ? Deux lois ? Mais qui donc s'en plaindra si nos enfants sont mieux protégés ? Les bons apôtres de la « deuxième chance » (pour les coupables) et du « risque à courir » (pour la société) ? Sans doute. Mais combien d'Agnès Marin, de Laëtitia Perrais, de Marie-Jeanne Meyer, de Natacha Mougel, de Marie-Christine Hodeau ou d'Anne-Lorraine Schmitt (assassinée il y a tout juste cinq ans) leur faudra-t-il, à ces adeptes de la « justice sans peine », à ces apprentis psycho-sorciers, avant d'admettre que le droit des innocents doit aussi - et d'abord - être respecté ?

Alexis Brezet pour Le Figaro Magazine du 26/11/2011

* Psychiatre à l'hôpital de Ville-Evrard (Seine-Saint-Denis) et expert auprès de la cour d'appel de Paris, Daniel Zagury dénonce la stigmatisation des professionnels du monde judiciaire, médical et éducatif. Il s'élève contre la stigmatisation des pseudo-experts et admet que sa spécialité n'est ni scientifique ni divinatoire. Mais alors la psychiatrie serait-elle donc une vaste fumisterie ? "On cherche à instrumentaliser la psychiatrie afin qu'elle obéisse à un objectif de certitude qui lui est parfaitement étranger et à lui faire assumer une fonction qu'elle ne peut que très modestement partager avec les sciences judiciaires, criminologiques et sociales," observe le psychiatre dans Le Monde.
Si tel est bien le cas en effet, à quoi les experts des "sciences [sic !] judiciaires, criminologiques et sociales" jouent-ils eux aussi ? A quoi rime-t-il qu'ils prennent l'avis de faux-savants ne disposant pas d'une "traçabilité du mal", ni de la capacité d'identifier un "trouble nettement repérable" ?
S'il ne sert à rien que la justice les consulte, sinon pour se libérer de toute responsabilité envers les prochaines victimes, n'est-il pas indécent de s'en prendre aux responsables politiques et criminel de leur opposer des arguments d'irrationalité et de : si "M. Guéant confond diagnostic et pronostic, psychiatrie et criminologie", que dire des psychiatres qui, comme lui, polémiquent bien qu'ils ne soient jamais en capacité de produire aucun diagnostic fiable ?

A propos de l'affaire Fourniret, Le Figaro notait: " Avec les docteurs Dubec et Zagury, l'expertise psychiatrique atteint des niveaux stratosphériques. Sans vouloir faire injure aux praticiens qui ont examiné le couple Fourniret-Olivier et déposé précédemment aux assises des Ardennes, c'est un peu comme si on passait sans transition de la Méthode rose à la Salle Pleyel."

Le psychiatre s'affranchit de la présomption d'innocence
Malgré la faiblesse de ses moyens et l'aspect intuitif de sa "science", le Dr Zagury condamne l'accusé, brossant de lui le portrait effrayant d'un homme "entièrement responsable", à la "dangerosité extrême", pour qui la thérapie relève de la "spéculation théorique". Du "tueur en série français le plus achevé", qui ne mérite aucun piédestal, mais un cachot. Un lynchage, au vu des connaissances de la psychiatrie ! Ce qui, telle une lame de guillotine, fait d'autant plus froid au col, de la part d'un "faux-savant et chevalier de l'après-coup " !...

Avec Benoît Hamon, la liste des incapables est donc longue...
Qu'au moins ils soient positifs et évitent de nuire !



dimanche 25 septembre 2011

Bernadette Chirac, réélue conseillère générale, haut la main

Une battante légitimée à son poste par les urnes

Une erreur de comptage effacée

Bernadette Chirac, 78 ans, avait été réélue en mars pour un sixième mandat avec une voix de plus que la majorité requise et 50,04% des suffrages exprimés. La conseillère générale sortante avait recueilli 1.114 suffrages, soit 2.226 des suffrages exprimés.

Le socialiste François Barbazange, maire de la commune de Corrèze, avait totalisé 1.004 voix (45,10%), la candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Murriel Padovani-Lorioux, recueillant 108 voix (4,85%).

Durant le scrutin, deux litiges avaient en effet été consignés sur des procès-verbaux.
A Meyrignac-L'Eglise, 49 enveloppes avaient été comptabilisées quand seulement 48 personnes avaient émargé les feuilles dédiées.
A Eyrein, une ressortissante polonaise avait voté avant que les responsables du bureau ne réalisent qu'elle ne pouvait pas participer à un scrutin cantonal.

Trois électeurs corréziens avaient contesté ces résultats et déposé chacun un recours devant le tribunal administratif (TA) de Limoges.

Le scrutin avait été annulé le 23 juin 2010, les magistrats retenant l'irrégularité constatée dans la commune de Meyrignac-l'Eglise, où 49 enveloppes avaient été comptabilisées alors que seulement 48 personnes avaient signé les listes d'émargement.
Dans une déclaration au quotidien La Montagne, la candidate avait indiqué que la décision du TA " l'attriste beaucoup ". Elle ne se prononcera " qu'ultérieurement " sur un appel : " car aujourd'hui je suis blessée même si, jusqu'à preuve du contraire, je reste votre conseiller général et que mon attachement au canton de Corrèze et à ses habitants demeure intact ", avait-elle indiqué.

L'honnêteté de Bernadette Chirac n'avait pas été mise en cause, le rapporteur public ayant souligné que les problèmes jugés faisaient ""bien davantage penser à une erreur qu'à une manoeuvre". Le tribunal a ensuite noté que l'annulation ne tenait qu'à deux voix "malgré l’écart de voix important entre Mme Chirac et ses adversaires".

Trois recours n'y ont rien fait

Encore dès le premier tour, Bernadette Chirac a été réélue dimanche conseillère générale de la Corrèze
avec 60,81% des voix, a confirmé la préfecture.

L'épouse de l'ancien président français a recueilli 1.153 voix sur les 1.896 exprimées, devant le socialiste Rémy Runfola (392 voix, 20,68%). Sylvain Roch (PCF-Parti de gauche) est troisième (12%).

Le Conseil général de Corrèze est présidé par l'ancien premier secrétaire du Parti Socialiste et candidat à la primaire du parti François Hollande.



vendredi 2 septembre 2011

Bernadette Chirac, réélue conseillère générale, haut la main

Une battante légitimée à son poste par les urnes

Une erreur de comptage effacée

Bernadette Chirac, 78 ans, avait été réélue en mars pour un sixième mandat avec une voix de plus que la majorité requise et 50,04% des suffrages exprimés. La conseillère générale sortante avait recueilli 1.114 suffrages, soit 2.226 des suffrages exprimés.

Le socialiste François Barbazange, maire de la commune de Corrèze, avait totalisé 1.004 voix (45,10%), la candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Murriel Padovani-Lorioux, recueillant 108 voix (4,85%).

Durant le scrutin, deux litiges avaient en effet été consignés sur des procès-verbaux.
A Meyrignac-L'Eglise, 49 enveloppes avaient été comptabilisées quand seulement 48 personnes avaient émargé les feuilles dédiées.
A Eyrein, une ressortissante polonaise avait voté avant que les responsables du bureau ne réalisent qu'elle ne pouvait pas participer à un scrutin cantonal.

Trois électeurs corréziens avaient contesté ces résultats et déposé chacun un recours devant le tribunal administratif de Limoges.

Le scrutin avait été annulé le 23 juin, les magistrats retenant l'irrégularité constatée dans la commune de Meyrignac-l'Eglise, où 49 enveloppes avaient été comptabilisées alors que seulement 48 personnes avaient signé les listes d'émargement.
Dans une déclaration au quotidien La Montagne, elle a indiqué que la décision du TA " l'attriste beaucoup ". Elle ne se prononcera " qu'ultérieurement " sur un appel : " car aujourd'hui je suis blessée même si, jusqu'à preuve du contraire, je reste votre conseiller général et que mon attachement au canton de Corrèze et à ses habitants demeure intact ", avait-elle indiqué.

Trois recours n'y ont rien fait

Encore dès le premier tour, Bernadette Chirac a été réélue dimanche
conseillère générale de la Corrèze avec 60,81% des voix, a confirmé la préfecture.

L'épouse de l'ancien président français a recueilli 1.153 voix sur les 1.896 exprimées, devant le socialiste Rémy Runfola (392 voix, 20,68%). Sylvain Roch (PCF-Parti de gauche) est troisième (12%).

Le Conseil général de Corrèze est présidé par l'ancien premier secrétaire du Parti Socialiste et candidat à la primaire du parti François Hollande.

mercredi 22 juin 2011

Christian Iacono, innocenté et libéré après deux erreurs judiciaires et la prison


Désacralisation par les faits de la parole des enfants





L'exception à la présomption d'innocence en prend un rude coup.





« Mon grand-père, Christian Iacono, ne m'a pas violé »


Gabriel Iacono, qui accusait depuis onze ans l'ancien maire de Vence (Alpes-Maritimes) de viol, s'est rétracté le 11 mai 2011. Son grand-père a toujours crié son innocence.
« Je n'ai pas envie qu'il passe un jour de plus en prison alors qu'il est innocent». Gabriel Iacono, qui accuse depuis onze ans son grand-père - l'ancien maire de Vence Christian Iacono - de viol, s'est subitement rétracté en envoyant un courrier au Parquet de Grasse (Alpes-Maritimes), révèle-t-il mercredi dans une entretien accordé à Nice-Matin.
« J’ai peut-être effectué une transposition, désigné mon grand-père à la place de quelqu’un d’autre », expliquait alors le jeune homme, aujourd’hui âgé de 20 ans. «Je ne peux pas vivre tant que mon grand-père n’est pas totalement blanchi», avait-il ajouté.

« Je me suis lavé des erreurs que j'ai pu commettre. C'est désormais à la justice de faire son travail et de reconnaître les siennes », estime l'accusateur, aujourd'hui âgé de 20 ans et père d'un petit garçon de neuf mois. « Personne ne m'a poussé à l'incriminer. Pour autant je n'ai pas menti. J'y croyais vraiment. Et puis j'ai pris du recul et de la maturité. Dès la fin du second procès, j'ai commencé à me poser des questions. Cela a mis trois mois pour mûrir », explique-t-il longuement.

Christian Iacono, 76 ans, maire démissionnaire (Parti radical) de Vence de 1989 à 2001 puis de 2008 à 2009 a été condamné le 23 février 2011 par la Cour d'Assises à neuf ans de réclusion pour viol et agression sexuelle sur son petit-fils. Depuis, le radiologue à la retraite était incarcéré à la maison d'arrêt de Grasse. En première instance, en avril 2009, il avait déjà écopé de neuf années d'emprisonnement. Il avait alors dû démissionner de son mandat d'élu divers droite.
L'ancien maire, finalement reconnu innocent, avait déposé un pourvoi en cassation.

Donner droit à la parole des enfants ?

Désirdavenir Royal avait déclenché des dénonciations d'innocents
Lien PaSiDupes

Ainsi, les faits incriminés étaient supposés s'être déroulés entre 1996 et 1998, au temps où la petite ministre en mal de notoriété, Marie-sEGOlène Royal, déléguée à l'Enseignement scolaire (juin 1997-mars 2000), s'attachait à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école. Mettant en scène sa vie de mère et de femme, elle fit parler d'elle en se positionnant sur un créneau démagogique porteur: la défense de la cause des enfants victimes d'abus sexuels.

La presse relaya avec complaisance l'action du Gouvernement Jospin: a-t-elle contribué à faire naître des idées malsaines chez l'enfant ?
Le petit-fils avait dénoncé en juin 2000 des faits qui selon lui s'étaient produits dans la villa de Christian Iacono à Vence, alors qu'il avait entre cinq et huit ans.

«
Pour nous, la révélation de Gabriel n'est pas vraiment une surprise, on espérait bien que cela arriverait un jour, a confié mercredi Me Baudoux, avocat de Christian Iacono. À ses yeux, la rétractation de Gabriel pose une fois de plus le problème de « la sacralisation de la parole de l'enfant » dans ce genre d'affaire.
«
C'est la preuve que la justice n'est toujours pas guérie de ça.... Les experts, les médecins... [et les juges] Ils sont nombreux à confondre militantisme et recherche de la vérité.

Les experts sont-ils fiables ?

Au cours des deux procès, l'accusation avait mis en avant des rapports médicaux signalant l'existence, sur le corps de l'enfant, de cicatrices indicatives de sévices sexuels, ainsi que les déclarations réitérées du petit-fils, jugées «crédibles» et «cohérentes» par plusieurs "experts
".
Lien PaSiDupes (bis)
Quelle est la part respective du médical et du politique dans ces expertises ?

Demande de remise en liberté
Il fallu attendre le résultat du pourvoi en cassation.
«Si la Cour accepte de casser la décision de la Cour d'Assises - ce qui devrait arriver au regard de la confession de Gabriel - alors on pourra se diriger vers un troisième procès», explique Me Baudoux.
Un procès qui donnerait à la justice l'occasion de reconnaître deux erreurs judiciaires et de laver l'honneur de Christian Iacono.
Innocent, le grand-père est libéré aujourd'hui

La demande de remise en liberté de Christian Iacono a été acceptée, mercredi, par la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence.

Mercredi, la chambre de l'instruction a décidé la mise en place d'un contrôle judiciaire, qui compte un certain nombre d'obligations pour Christian Iacono : s'abstenir de rencontrer son petit-fils, désormais âgé de 20 ans, se présenter tous les 15 jours à la gendarmerie de Vence où il a l'obligation de résider et ne pas quitter le territoire national. « La liberté est toujours une satisfaction. Gabriel, que je viens d'avoir au téléphone, se réjouit de la libération de son grand-père», a déclaré Me Lucien Simon, avocat du petit-fils.

Vers un troisième procès ?
Le septuagénaire est apparu les traits tirés à l'audience.

Maintenant que sa remise en liberté a été acceptée, après presque une année passée derrière les barreaux, Christian Iacono n'attend qu'une chose : que son pourvoi en cassation aboutisse. « Si la Cour accepte de casser la décision de la Cour d'Assises - ce qui devrait arriver au regard de la confession de Gabriel - alors on pourra se diriger vers un troisième procès».

L'accusateur, bientôt avocat ?
Le jeune homme souhaite désormais se tourner vers l'avenir. Côté vie personnelle, il entend bien « reconstruire une vraie famille et rattraper les onze années perdues».
Et en ce qui concerne son orientation professionnelle, Gabriel Iacono s'apprête à rentrer en capacité (sans le baccalauréat) de droit à Reims. Le jeune homme souhaite en effet embrasser une carrière d'avocat.