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lundi 5 octobre 2015

Air France: des affrontements font 7 blessés, dont un grave

De violents affrontements se sont produits ce lundi matin lors d'un CCE chez Air France 
Ils ont fait sept blessés dont un grave, annonce la direction, ce lundi.
Pour Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du Travail [que les trotskistes de Mediapart estampillent "officine patronale issue de la collaboration et de l’anticommunisme"...], les relations sociales au sein d'Air France évoluent à rebours de celles des entreprises en France, où le dialogue progresse, à ce qu'il dit.
Evacuation de force du DRH 
d'Air France, avant lynchage
Le Figaro - La tournure violente qu'a pris ce lundi le conflit social chez Air France marque-t-elle une rupture dans les relations sociales de la compagnie?

Bernard Vivier. - Oui clairement. C'est une rupture chez Air France, où les relations sociales ont longtemps été «confortables» et où les conflits sociaux durs, comme celui que connaît la compagnie aujourd'hui, étaient rares. Les syndicats comme la direction valorisaient le statut, comme un cadre stabilisateur et protecteur. Le SNPL, syndicat majoritaire parmi les pilotes, était directement associé aux décisions de la direction dans une forme de cogestion de l'entreprise. L'exposition d'Air France à une concurrence exacerbée - notamment des compagnies à bas coût ou, à l'inverse, haut de gamme, venue des pays du Golfe - a fait voler ce modèle social en éclat, de même que l'unité des salariés de la compagnie.

Cette évolution va-t-elle à rebours de celle des relations sociales en France ces dernières années?

Oui. Les conflits sociaux qui se soldent par des voies de fait sont devenus rares ces dernières années [depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir et malgré la montée du chômage] au sein des entreprises - les mouvements de protestation des agriculteurs, des transporteurs ou encore des médecins obéissent à une logique complètement différente. Les derniers débordements notables remontent à janvier 2014, lorsque des salariés de Goodyear et des syndicalistes de la CGT avaient séquestré deux cadres de l'entreprise.


Les conflits sociaux diminuent heureusement à la fois en nombre et en intensité, parce que le dialogue social gagne en maturité dans l'Hexagone [?]. 35.000 accords ont été signés l'année dernière dans les entreprises françaises ! Les débordements observés chez Air France sont des modes de protestation plus caractéristiques du 20e siècle que du 21e siècle. Même si les entreprises du secteur des transports, soumises à une concurrence très rude et en phase de transformation, restent plus sujettes aux mouvements sociaux.

A qui profitent ces débordements?

Ni aux salariés ni aux syndicats. Ils se révèlent in fine rarement profitables. Les dernières élections chez Air France, qui se sont déroulées en mars après la plus longue grève qu'ait connue l'entreprise, montrent qu'une partie au moins des salariés d'Air France sont conscients que la négociation reste plus fructueuse que le conflit: le SNPL [Syndicat National des Pilotes de Ligne] a perdu six points, et la CGT a essuyé un revers, au profit des syndicats modérés, notamment la CFE-CGC. Ces derniers n'ont d'ailleurs pas manqué de se désolidariser des heurts qui ont eu lieu ce lundi matin. La stratégie du SNPL et des manifestants qui ont fait preuve de violence risque plutôt de se retourner contre eux...


Rapidement,
les séquences, filmées par l'AFP, sont reprises par nos voisins européens, comme le site du Telegraaf, premier journal des Pays-Bas, ainsi qu'Euronews, chaîne basée à Lyon, qui traduit la situation en une dizaine de langues, dont l'anglais, le russe ou le portugais. Vers 13h, la Belgique diffuse les images dans ses journaux, peu après avoir évoqué la situation dramatique dans le sud de la France, après des inondations ce week-end. Enfin, la BBC a permis une diffusion mondiale de la situation via son canal international, BBC World News.
A chaque fois, les mêmes scènes: Xavier Broseta (images 1 et 2) et Pierre Plissonnier (image 3), violemment pris à partie, après la confirmation de la possible suppression de 2.900 postes, des salariés forçant une grille d'entrée, des cris "à poil, à poil", "démission" et enfin, les deux cadres torses nus, chemises déchirées, évacués au dessus d'un grillage.

C'est le "dialogue social" apaisé ...

mardi 6 décembre 2011

Innocents et détraqués n'ont-ils pas tout à craindre des psychiatres

Le droit des innocents



Représentation par Rubens du
Massacre des Saints Innocents




Et si, plutôt que d'ajouter l'impudeur au malheur absolu qui le frappe, nous avions la décence d'entendre l'objurgation du père d'Agnès Marin ? Et si, pour une fois, nous laissions tomber la gauche, la droite, tout cet attirail idéologique, toutes ces empoignades partisanes fort légitimes quand il s'agit de répondre aux problèmes politiques " ordinaires ", mais qui n'ont plus aucun sens face à la mort d'un enfant ? Tous ensemble, nous n'aurions plus alors qu'un seul souci en tête : essayer de faire en sorte qu'une telle tragédie - d'autant plus atroce qu'il semble qu'avec un peu de bons sens, elle aurait pu être évitée - ne se reproduise pas.
Cela vaudrait mieux, assurément - pour les Français et pour l'idée qu'ils se font de l'action politique - que la médiocre polémique alimentée par un Benoît Hamon (heureusement, d'autres responsables socialistes se sont montrés plus dignes) à propos d'une prétendue "instrumentalisation" de ce drame par le gouvernement.

Car enfin, quand François Fillon annonce qu'à l'avenir, les chefs d'établissement devront être systématiquement informés du passé judiciaire des élèves inscrits chez eux, faut-il être de gauche, de droite ou du centre pour s'écrier tout simplement : il était temps ! Quand il ajoute que les mineurs accusés de faits graves devront attendre leur jugement dans un centre éducatif fermé, et non pas dans un collège ordinaire (à propos, combien sont-ils dans ce cas actuellement ?), quel père ou quelle mère de famille ne lui donnerait pas cent fois raison ? La gauche n'a pas voulu voter la création de ces centres fermés ? La belle affaire ! La droite ne s'est pas donné les moyens de les remplir, ou n'en a pas construit assez ? Peu importe ! Maintenant, agissons...

On nous dit - cette semaine encore, un éminent psychiatre (*) dans les colonnes du Monde - qu'en matière de récidive, "le risque zéro n'existe pas". Que prétendre empêcher la répétition d'actes aussi odieux est un " rite conjuratoire ", une "illusion". Mais quel étrange raisonnement ! Imagine-t-on un ingénieur affirmer qu'en matière de nucléaire, la sécurité absolue est un leurre et que dans ces conditions, il est inutile de renforcer les mesures de surveillance ? Un médecin clamer que le cancer ne sera jamais totalement vaincu, et qu'au diable le dépistage ? Un ministre des Transports renoncer à limiter la vitesse au motif que tant que des voitures rouleront, il y aura des accidents ? On crierait au fou, et on aurait raison ! Bien sûr, l'être humain étant ce qu'il est, nul ne saurait prétendre que la récidive - ni le crime - sera un jour éradiquée. Faut-il pour autant renoncer à tendre vers ce but ? Refuser, au motif bien réel que l'objectif est par nature inatteignable, toute mesure qui permettrait, si peu que ce fût, de s'en rapprocher ? Non, évidemment non.

Et puisque les « psys » - ils le reconnaissent eux-mêmes - n'ont ni l'envie ni les moyens scientifiques de « prévoir » quoi que ce soit en matière de récidive, changeons la méthode d'évaluation ! Recommandée chez nous par l'Académie de médecine, et par l'Institut pour la justice (dont la pétition vient de dépasser le cap du million de signatures), une autre technique est depuis longtemps en usage dans le monde anglo-saxon. C'est celle de « l'analyse actuarielle », qui permet de mesurer « objectivement » le risque de récidive sur la base d'un certains nombre de critères statistiques (âge, sexe, situation familiale, nature des faits, mode opératoire, etc.). Elle n'est pas parfaite. Aucune technique ne l'est. Mais - Manuel Valls et Pierre Moscovici y ont fait allusion - elle fonctionne plutôt bien au Canada. Plutôt que d'ajouter un psy à un autre psy, ce qui n'avancera guère le juge, qu'attend-on, au moins, pour l'essayer ?

On nous dit aussi - argument suprême - qu'une demi-douzaine de lois sur la récidive ayant été adoptées depuis 2006 sans en venir à bout, il est urgent de ne pas en rajouter. Ni maintenant : ce serait «surenchérir sous le coup de l'émotion». Ni après la présidentielle : ce serait «exploiter politiquement un drame humain». Ni jamais. Confondant ! Plus un problème est aigu, plus il suscite la légitime indignation des Français, moins il faut tenter de le résoudre ! Si les lois précédentes n'ont pas atteint leur objectif, ce n'est pas qu'elles sont imparfaites, incomplètes, timorées, ou mal appliquées par ceux-là mêmes qui sont censés le faire (combien de magistrats utilisent vraiment l'arsenal répressif « facultatif » mis à leur disposition par le législateur ?), c'est le principe même de la loi qu'il faut condamner...

Une loi ? Deux lois ? Mais qui donc s'en plaindra si nos enfants sont mieux protégés ? Les bons apôtres de la « deuxième chance » (pour les coupables) et du « risque à courir » (pour la société) ? Sans doute. Mais combien d'Agnès Marin, de Laëtitia Perrais, de Marie-Jeanne Meyer, de Natacha Mougel, de Marie-Christine Hodeau ou d'Anne-Lorraine Schmitt (assassinée il y a tout juste cinq ans) leur faudra-t-il, à ces adeptes de la « justice sans peine », à ces apprentis psycho-sorciers, avant d'admettre que le droit des innocents doit aussi - et d'abord - être respecté ?

Alexis Brezet pour Le Figaro Magazine du 26/11/2011

* Psychiatre à l'hôpital de Ville-Evrard (Seine-Saint-Denis) et expert auprès de la cour d'appel de Paris, Daniel Zagury dénonce la stigmatisation des professionnels du monde judiciaire, médical et éducatif. Il s'élève contre la stigmatisation des pseudo-experts et admet que sa spécialité n'est ni scientifique ni divinatoire. Mais alors la psychiatrie serait-elle donc une vaste fumisterie ? "On cherche à instrumentaliser la psychiatrie afin qu'elle obéisse à un objectif de certitude qui lui est parfaitement étranger et à lui faire assumer une fonction qu'elle ne peut que très modestement partager avec les sciences judiciaires, criminologiques et sociales," observe le psychiatre dans Le Monde.
Si tel est bien le cas en effet, à quoi les experts des "sciences [sic !] judiciaires, criminologiques et sociales" jouent-ils eux aussi ? A quoi rime-t-il qu'ils prennent l'avis de faux-savants ne disposant pas d'une "traçabilité du mal", ni de la capacité d'identifier un "trouble nettement repérable" ?
S'il ne sert à rien que la justice les consulte, sinon pour se libérer de toute responsabilité envers les prochaines victimes, n'est-il pas indécent de s'en prendre aux responsables politiques et criminel de leur opposer des arguments d'irrationalité et de : si "M. Guéant confond diagnostic et pronostic, psychiatrie et criminologie", que dire des psychiatres qui, comme lui, polémiquent bien qu'ils ne soient jamais en capacité de produire aucun diagnostic fiable ?

A propos de l'affaire Fourniret, Le Figaro notait: " Avec les docteurs Dubec et Zagury, l'expertise psychiatrique atteint des niveaux stratosphériques. Sans vouloir faire injure aux praticiens qui ont examiné le couple Fourniret-Olivier et déposé précédemment aux assises des Ardennes, c'est un peu comme si on passait sans transition de la Méthode rose à la Salle Pleyel."

Le psychiatre s'affranchit de la présomption d'innocence
Malgré la faiblesse de ses moyens et l'aspect intuitif de sa "science", le Dr Zagury condamne l'accusé, brossant de lui le portrait effrayant d'un homme "entièrement responsable", à la "dangerosité extrême", pour qui la thérapie relève de la "spéculation théorique". Du "tueur en série français le plus achevé", qui ne mérite aucun piédestal, mais un cachot. Un lynchage, au vu des connaissances de la psychiatrie ! Ce qui, telle une lame de guillotine, fait d'autant plus froid au col, de la part d'un "faux-savant et chevalier de l'après-coup " !...

Avec Benoît Hamon, la liste des incapables est donc longue...
Qu'au moins ils soient positifs et évitent de nuire !



jeudi 14 juillet 2011

Troupes françaises endeuillées en Afghanistan


Afghanistan : confirmation du retrait des troupes


Les célébrations de la Fête nationale prennent un tour tragique après l’ attentat qui a frappé les forces françaises, dans la région de Kapisa, au lendemain de la visite du chef de l’Etat.

L'attentat du 12 juillet constitue le coup le plus dur subi par l’armée française en Afghanistan, depuis l’embuscade d’Uzbin le 18 août 2008, il y a près de trois ans, où dix militaires français avaient trouvé la mort.
Le kamikaze a perpétré son acte fanatique dans l’enceinte d’un poste de la police afghane, à proximité duquel se déroulait une choura (assemblée de notables de la région) dans la vallée de Tagab, a été particulièrement sanglant, faisant des victimes innocentes parmi la population civile afghane.
Cette guerre qui dure depuis près de dix ans s’est imposée dans la campagne présidentielle en France. Avec une certaine retenue, François Hollande s’est engagé, s’il était élu en 2012, à ce qu’il n’y ait « plus un seul soldat français en Afghanistan » dès mai 2013.
Mais Martine Aubry polémiquait à chaud dès hier « l’urgence d’un plan précis et concerté de retrait de nos troupes d’Afghanistan ».

Une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale, où le Premier ministre, François Fillon, venait de rendre hommage aux soldats français tombés au combat et saluer leur sacrifice. « Leur courage est grand et leur professionnalisme est reconnu, c’est pourquoi leurs adversaires usent des méthodes les plus lâches ».

Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi le calendrier de retrait des troupes françaises d'Afghanistan qu'il avait précisé lors de son séjour surprise sur le terrain mardi.

« J'ai annoncé un calendrier de retrait de nos troupes en Afghanistan, le retrait commencera dès cette année et s'étalera jusqu'en 2013 », a déclaré Nicolas Sarkozy sur TF1 et France 2 à l'issue du traditionnel défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées. « Ce calendrier doit être fait d'une façon concertée, organisée avec nos alliés et en accord avec les Afghans qui vont prendre en main la sécurité de leur pays (...) L'opération avait été décidée il y a dix ans maintenant, alors que Jacques Chirac était président de la République et Lionel Jospin Premier ministre. En accord avec nos alliés, notamment le président (américain Barack) Obama, nous avons décidé de passer la responsabilité de la sécurité de l'Afghanistan aux Afghans progressivement, entre cette année et 2013. C'est ce que nous faisons »

Juste après, le président est retourné à l'Elysée pour présider un conseil de sécurité à l'Elysée pour adapter les conditions de sécurité des soldats français en Afghanistan, au lendemain de l'attentat-suicide qui a tué cinq d'entre eux. Il a annoncé la tenue de ce conseil jeudi matin, à l'issue d'une visite rendue aux soldats blessés en Afghanistan, à l'hôpital militaire de Percy, alors qu'on apprenait qu'un nouvel attentat-suicide était survenu en Afghanistan à Kandahar. Juste après

Le conseil de sécurité doit permettre d'« organiser les nouvelles conditions de sécurité du travail de nos soldats dans la période de transition qui s'ouvre entre aujourd'hui et le départ des forces françaises d'Afghanistan », a indiqué le chef de l'Etat. « Il y a donc un nouveau contexte, et face à ce nouveau contexte il faut de nouvelles mesures de sécurité », a-t-il précisé.

Mercredi, cinq soldats français et un civil afghan ont été tués par un terroriste kamikaze qui a fait exploser sa bombe lors d'une assemblée de notables dans la vallée de Tagab, au nord-est de Kaboul. Les talibans ont aussitôt revendiqué l'attentat.

Une attentat probablement commis «par des non-Afghans»

Un peu plus tôt ce jeudi matin, le chef d'Etat-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, a estimé que cet attentat avait probablement été commis par des étrangers « non-Afghans » entraînés à l'extérieur du pays. Pour l'amiral Guillaud, ces terroristes se seraient « introduits dans le territoire pour faire le maximum de victimes possible, y compris dans la population, comme hier ».
Cet attentat marque un changement dans la stratégie globale des terroristes : « Les talibans modifient leur guerre, ils ont sans doute compris qu'ils ne pourraient pas gagner sur le terrain et ils sont passés sur le mode de la terreur aveugle, c'est-à-dire attentat-suicide », renchérit l'amiral Guillaud sur Europe 1.

Le chef d'état-major des armées Edouard Guillaud affirme que la France n'est pas particulièrement visée : « Pas plus la France que les autres dans les autres parties de l'Afghanistan, pas plus les armées françaises que l'armée nationale afghane, que la police afghane où que la population (...) Ca se produit sur la totalité de l'Afghanistan », a-t-il souligné.

jeudi 11 novembre 2010

Des chrétiens peuvent bien être persécutés en Irak

Polémique sur l'accueil en France d'Irakiens blessés
Des Irakiens blessés sont arrivés par avion lundi soir à Paris pour être soignés dans le cadre d’un rapatriement sanitaire organisé par la France.

Ces chrétiens sont des victimes de l’attaque de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad, menée le 31 octobre par un commando d’Al-Qaïda.
Lien PaSiDupes

En provenance de Bagdad, l’avion médicalisé de la compagnie aérienne française Aigle Azur s’est posé vers 22 h 45 à Orly. L’appareil transportait 35 personnes blessées lors de l’attentat qui a fait au total 53 morts.
Tout le groupe a été accueilli par le ministre de l’Immigration, Eric Besson, et les blessés ont été immédiatement acheminés vers un ou plusieurs hôpitaux de la région parisienne.

L’évacuation d’Irak et l’arrivée en France s’inscrivent dans le cadre d’une initiative annoncée en 2007 par la présidence française et visant à accueillir des Irakiens « appartenant à des minorités religieuses vulnérables ». Depuis cette date 1 300 chrétiens d’Irak ont été accueillis en France. Un second groupe de 93 Irakiens doit être évacué prochainement.

L'humanitaire fait parfois débat en France

Le premier ministre irakien, d'abord, a appelé à mots couverts Paris à ne pas encourager l'émigration des chrétiens, cibles de plusieurs attentats meurtriers depuis quelques semaines. "Les pays qui ont accueilli les victimes de cette attaque à l'étranger ont adopté une position noble, mais il ne faut pas que cela favorise l'émigration", a déclaré Nouri Al-Maliki en visitant la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du Perpétuel secours, dans le centre de Bagdad, prise d'assaut en pleine messe le 31 octobre par un commando d'Al-Qaida.

Depuis l'automne 2007, la France a accueilli près de 1 300 chrétiens d'Irak, suite à la décision de Nicolas Sarkozy d'ouvrir la porte aux Irakiens "appartenant à ces minorités religieuses vulnérables". Après l'attentat du 31 octobre, Eric Besson avait demandé à ses services d'accueillir 150 personnes supplémentaires, en accordant la priorité aux personnes blessées et à leurs familles.

"La préoccupation du gouvernement français n'est pas de faire venir tous les chrétiens d'Orient et tous les chrétiens d'Irak", a dû se justifier jeudi le ministre de l'immigration français, ajoutant que "l'objectif de la France est la protection renforcée des chrétiens d'Irak et d'Orient dans leur pays pour préserver des sociétés qui sont depuis des siècles des sociétés multiconfessionnelles". Eric Besson a aussi répété que toutes les personnes arrivées lundi obtiendraient l'asile politique si elles en faisaient la demande.

Des victimes chrétiennes


Ceux qui assurent ne ne pas contester les besoins d'aide des victimes des violences irakiennes dénoncent ce qu'ils appellent
le choix de privilégier une communauté.
Comme l'explique l'anthropologue Hosham Dawod dans une tribune publiée dans Le Monde, "il peut paraître incompréhensible pour les Irakiens que, à l'heure des deuils et des enterrements, la France trie dans les victimes".
Le chercheur culpabilise en outre les humanitaires dont le geste pourrait, selon lui, exposer encore davantage les membres de la communauté restés sur place. Il développe la thèse selon laquelle, en venant au secours des chrétiens en priorité, les pays occidentaux risquent de donner du corps à l'idéequ'ils seraient "une excroissance occidentale en Orient". Non sans une ambiguïté certaine, il admet néanmoins sa fausseté, car la présence des chrétiens dans cette région remonte à des milliers d'années... La peur anime l'anthropologue qui soutient qu'en secourant les chrétiens, l'Occisent renforce du même coup les théories d'Al-Qaida, qui a qualifié récemment les chrétiens d'Irak de "cibles légitimes" pour ses actions meurtrières.

La communauté chrétienne de Bagdad est décimée
Elle comptait 450 000 fidèles en 2003, avant la chute de Saddam Hussein, n'en compte plus que 150 000, en raison d'un exode massif vers les pays voisins, l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Australie. Mi-octobre, à l'occasion du synode sur le Moyen-Orient au Vatican, l'archevêque de Kirkouk s'était inquiété de l'"exode mortel" des fidèles de son pays, affirmant que ceux-ci voulaient "vivre en paix et en liberté au lieu de survivre".

Un deuxième groupe de 93 chrétiens d'Irak devrait être accueilli à Paris dans les prochaines semaines. Les 54 personnes arrivées lundi ont toutes exprimé leur souhait de rester en France, évoquant les stigmates de l'attaque et les menaces qui planent sur leurs proches restés à Bagdad.

Il vaut mieux être musulman


Eric Besson, le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit se défendre des accusations de discrimination dans cette affaire – fût-elle positive. De bonnes âmes ont ouvert un débat à l'annonce de ce geste humanitaire et déclenché des réactions pour le moins mitigées.

Bernard Kouchner a annoncé qu'il allait demander un débat au Conseil de sécurité de l'ONU sur la violence en Irak et a écrit au patriarche des Chaldéens pour l'assurer de la solidarité de la France avec les chrétiens d'Irak.

Nice - Le droit d'asile par la force pose parfois beaucoup moins d'états d'âme chez nos vertueux.
Lien PaSiDupes

lundi 1 novembre 2010

Toussaint: Al-Qaïda massacre 52 chrétiens à Bagdad, Irak


Des musulmans font un carnage dans une église catholique


Dernier bilan: 52 morts et 67 blessés

Au moins 52 personnes ont été tuées, dont un prêtre, lors d'une prise d'otage de près de quatre heures dans une église catholique dimanche soir dans le centre de Bagdad, suivie de l'assaut des forces de sécurités irakiennes, ont annoncé lundi matin les autorités irakiennes.

Certains ouvrent une polémique

Ils s'interrogent de savoir si les victimes ont été tuées par les assaillants ou par les forces d'intervention de la police, tard dans la nuit de dimanche, dans un quartier très peuplé de la capitale irakienne. D'autres déplorent qu'au moins un prêtre et dix policiers ont été tués, selon la police et des sources hospitalières.
Selon l'évêque chaldéen de Bagdad, Shlimoune Wardouni, ce sont en fait deux prêtres de l'égilise qui ont été tués et un troisième a reçu une balle dans les reins. «C'est un immense sentiment de tristesse qui m'envahit. Que peut-on dire? C'est inhumain. Même les animaux ne se comportent pas ainsi entre eux», a-t-il déclaré.

Une soixantaine de fidèles ont été blessés, principalement des femmes.
Après avoir affronté les forces de sécurité près de la Bourse de Bagdad, les assaillants armés de grenade et de gilets d'explosifs se sont réfugiés dans l'église Notre-Dame du Perpétuel secours, cathédrale syriaque catholique, en plein coeur de la capitale irakienne, située à proximité, où ils ont pris environ 120 personnes en otages.
Ils ont fait irruption en pleine messe. «Des hommes, portant des habits militaires, ont pénétré dans l'église avec leurs armes et ont immédiatement tué un prêtre. Je me suis réfugié dans une petite salle où se trouvaient quatre autres fidèles», a raconté un otage, âgé de 18 ans, qui n'a pas voulu donner son nom. «Peu après, deux des hommes armés sont entrés dans la pièce, ont tiré en l'air et sur le sol, blessant trois personnes, puis nous ont poussés dans la nef. Il y a eu ensuite des échanges de tirs et nous avons entendu des bruits d'explosions. Des vitres sont tombées sur les gens», a-t-il ajouté.

Les forces de sécurité irakiennes ont donné l'assaut vers 21h (20h à Paris), avec les troupes américaines -qui malgré la fin de leur mission de combat fin août, peuvent toujours utiliser la force, si elles sont attaquées ou si l'Irak sollicite leur aide.

Le nombre d'assaillants est contesté
Un porte-parole de l'armée, le général Qassim al-Moussaoui, a affirmé que les forces de sécurité irakiennes ont abattu huit militants, alors que l'armée américaine en dénombre cinq ou sept. D'après des policiers sur place, trois assaillants ont été tués et sept autres interpellés.

Une "opération préparée de longue date"
La cathédrale ressemble à un champ de bataille. Le sol et les murs sont maculés de sang et criblés de balles. Des morceaux de chair sont visibles dans ce lieu saint. Les pupitres sont détruits ou renversés, et il y a partout du verre brisé. Pour le père Yousif Thomas Mirkis, responsable de l'ordre des Dominicains, «l'opération a été préparée de longue date, au vu des armes et des munitions qui ont été retrouvées dans la cathédrale. Cela prend du temps pour les introduire».

Al-Qaïda, maître chanteur, met ses menaces à exécution

Dans un message posté tard sur le net dimanche sur un site de militants islamistes, l'Etat islamiste d'Irak, lié à Al-Qaïda, revendique l'attaque: ce groupe affirme en effet qu'"il exterminera les Chrétiens irakiens" si les femmes musulmanes en Irak ne sont pas libérées".

Le vicaire épiscopal des syriaques catholiques, Mgr Pios Kasha, qui s'est rendu dans la cathédrale dévastée, a déploré «un vrai carnage».

«Ce qui est certain, c'est que les membres de ma communauté vont tous quitter l'Irak», a-t-il dit. «C'est une situation très triste qui confirme la situation difficile dans laquelle vivent les chrétiens dans ce pays», a affirmé le porte-parole du Vatican Federico Lombardi.

Le pape Benoît XVI a dénoncé lundi une attaque "violente" et demandé un effort uni pour la paix dans la région.
«Je prie pour les victimes de cette violence absurde, d'autant plus féroce qu'elle a frappé des personnes sans défense, réunies dans la maison de Dieu, qui est un lieu d'amour et de réconciliation», a-t-il déclaré. «J'exprime ma solidarité affectueuse à la communauté chrétienne (irakienne), de nouveau frappée. Face aux atroces épisodes de violence qui continuent à déchirer les populations du Moyen-Orient, je voudrais renouveler mon appel pour la paix», a-t-il affirmé.

Persécution des chrétiens d'Irak

Le 12 octobre, lors du synode sur le Moyen-Orient au Vatican, l'archevêque de Kirkouk (nord) s'était inquiété de l'«exode mortel» des chrétiens d'Irak, affirmant que ceux-ci veulent «vivre en paix et en liberté au lieu de survivre». Selon les chiffres de l'Eglise, les catholiques en Irak sont passés de 2,89% de la population en 1980 (378.000) à 0,94% en 2008 (301.000).

A Tibhirine, avant le masacre de ses moines en 1996, le monastère trappiste fondé en 1938 était le dernier signe visible de la présence des Chrétiens en Algérie.
Très intégrés et proches de la population à laquelle ils apportaient une aide médicale notamment, les moines se consacraient à la prière et vivaient du travail de la terre.
Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, à 1 h 15, une vingtaine de personnes pénètrèrent de force dans l'enceinte du monastère, où ils enlevèrent sept moines. Deux membres de la communauté, qui dormaient dans une autre partie du monastère, échappèrent aux ravisseurs.


Rien qu'en Algérie, les groupes islamistes armés sont très actifs dans ces montagnes et les religieux connaissaient le danger.
Entre le printemps 1994 et l'été 1996, dix-neuf religieux catholiques ont été assassinés en Algérie, parmi lesquels les sept moines de Tibhirine, près d'Alger, et l'évêque d'Oran, Mgr Pierre Claverie, tué le 1er août, de l'année 1996, également.

Devoir de mémoire
Rappelons l'assassinat de Michel Germaneau, par les mêmes.
Il avait décidé de consacrer la dernière partie de sa vie à l'Afrique, à travers des projets humanitaires. Enlevé le 19 avril 2010 au Niger, puis détenu au Mali, le retraité français a été exécuté à l'âge de 78 ans par Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).
Lien PaSiDupes

Horrible coïncidence





La Toussaint

est la fête de

«tous les martyrs

et de tous les saints
»








Le massacre de Bagdad intervient précisément le jour de la Toussaint.

C'est l'une des plus meurtrières attaques commises contre les chrétiens en Irak.

samedi 16 octobre 2010

En Vendée, les parents veillent de près sur leurs lycéens

Sa Cynique Majesté Royal, entendue jusqu'en ...Vendée !

La FCPE avait pris peur à la réquisition de leurs enfants par Sa Cynique Majesté Royal

L'amère de Melle les a jétés dans la rue en faisant confiance en leur 'pacifisme'...
On compte hélas des blessés, non pas ses victimes, ni celles des syndicats, mais ...celles des forces de l'ordre, qui ont dû leur lancer -sans qu'on n'en sache rien - un appel à manifester et casser.
Exemple de Geoffrey, 16 ans, le lycéen de Montreuil (9.3) grièvement blessé à un œil.
Lire PaSiDupes

Des parents responsables ?

Les parents de la FCPE ont pris peur
lien PaSiDupes
Ils sont engagés au-delà de toute espérance...
Mais ils avaient bien tort de se faire du souci pour leurs enfants mineurs

A
y bien regarder, ils sont bien plus étroitement surveillés que par des parents laxistes de gauche.
Qui pourrait les prendre sous leur aile coupe, mieux que des staliniens ?
D'ailleurs, cet exemple de manipulation n'est pas isolé: lien PaSiDupes

mardi 27 novembre 2007

Villiers-le-Bel: policiers victimes du devoir

Des journalistes ont été frappés et volés
Une trentaine de policiers ont été blessés, dans la soirée du lundi 26 novembre, au cours de nouveaux affrontements à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), au lendemain de la collision entre une petite moto de moto-cross et une voiture de police. Elle a coûté la vie aux deux adolescents qui roulaient sur la même moto, sans casques ni lumières vers 17h30. Ils n'avaient pas le souci du transport de leurs cartables, ni de leur devoirs à cette heure. Le refus de la priorité à droite et avéré, mais ces jeunes-là réclament le respect pour eux.
Ce sont des tirs de grenaille qui ont blessé huit policiers, dont trois ont été admis à l’hôpital, a-t-on appris de source policière, sans que le problème des pistolets à grenaille ne soit posé. L’un d’eux aurait été blessé au visage, selon la même source, qui a ajouté que leurs jours. Imaginons que des policiers visent à la tête, alors qu'ils n'ont guère le droit de viser les jambes.
Au total, 25 véhicules étaient en feu dans six communes du département: Villiers-le-Bel, Cergy, Goussainville, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse et Ermont, a indiqué la préfecture, qui a également recensé dix feux de poubelles et cinq bâtiments dégradés dans ces villes. Ils ont appris la solidarité et ils appliquent les principes avec discernement…
Les nouveaux affrontements de lundi ont éclaté peu après 19H30, entre une centaine de jeunes et les policiers, à Villiers-le-Bel, à environ 200 m du lieu où la moto-cross est venue percuter la voiture de police.
Selon l'agence de presse, indulgente et gamine, pas de quoi fouetter un chat! Les jeunes, encagoulés, 'jouaient' au chat et à la souris avec les forces de l’ordre, les bombardant de projectiles [indéterminés?] et essuyant en retour des tirs de flashball et de gaz lacrymogènes, à l’entrée d’une des cités de Villiers-le-Bel, ce qui ne paraît pas équitable... En somme, la police fait de l'animation et les jeunes désoeuvrés se sont éclatés! Ils ont d'ailleurs pris possession d’un rond-point dont les CRS ne sont pas parvenus à les déloger, face à une pluie de projectiles [non identifiés?] et cela malgré le nombre de policiers jugé disproportionné par certains médias. Et si les jeunes sont assidus à l'école, malgré des soirées très agitées, les professeurs vont avoir la satisfaction de retrouver la même ambiance ludique et bonne enfant dans leur cours. Considérant une telle ambiance studieuse, ne nous étonnons pas que les résultats au bac soient désormais plus proche des 90 que des 80%.
Un cameraman d’une télévision a reçu des coups au visage et s’est fait dérober sa caméra. N'est-ce pas la preuve de la convivialité et du sens civique de ces jeunes avides de désenclavement, d'animation et de …respect? Dans l’après-midi, une équipe de France 3 Ile-de-France s’était déjà fait voler sa caméra et l’un des journalistes avait été frappé. Par jeu. Quelques jeunes 'manipulaient' des cocktails Molotov, selon les journalistes sur place, qui n'envisagent pas qu'ils puissent s'en servir. Bientôt contre leurs camions...
Il faut probablement entendre un cri pudique! Notre jeunesse désoeuvrée des quartiers défavorisés exprime ainsi son désir d'assimilation des valeurs de la république et d'intégration. Le service national leur fait cruellement défaut et c'est leur façon discrète de revendiquer le retour du service militaire. Or, les élus leur refusent les moyens de devenir des citoyens respectueux et respectables.
D'ailleurs respectueux de leur cadre de vie et demandeurs du maintien de la proximité des services publics, selon certains partis et éducateurs fiables et représentatifs, une école maternelle a pourtant été incendiée, ainsi que, selon des journalistes sur place, un salon de coiffure et une auto-école. Bien que matures, ils ont commis une erreur de jeunesse. Juste un peu agacés par ces "symboles des institutions de la République" (salon de coiffure et auto-école!), nous avait-on expliqué à l'automne 2005.
Plusieurs véhicules étaient en feu, dont une voiture de police et une benne à ordures, ainsi que des poubelles. Des débris de projectiles, notamment du verre, jonchaient la chaussée. Un autre véhicule de la police a été saccagé. Deux gros camions de pompiers n’ont pas pu intervenir sous les tirs de projectile et ont été obligés de rebrousser chemin. Les zones de non-droit n'existe pas et ne sont que le fruit de l'imagination d'odieux malveillants qui ne comprennent pas la jeunesse. Celle-là , en tout cas.
Dans l'après-midi, retour de la barbarie à la respectabilité. Une marche silencieuse à la mémoire des deux jeunes accidentés a rassemblé plusieurs centaines de personnes, dont beaucoup de jeunes et de mères de famille, comme il se doit, pour mettre l'opinion de son côté. Les pères sont sans intérêt pour les médias et l'autorité paternelle est évacuée, puisque la mission des journalistes consiste à accréditer l'idée qu'il n'est d'autre responsabilité que celle de la société. Rue Louise Michel (une Communarde, pourtant!), où s'est produit l'accident mortel, les traces de voitures calcinées témoignent des échauffourées de la nuit dans lesquels 25 policiers et un sapeur pompier ont été blessés.
Alors que le cortège passait devant le commissariat incendié de Villiers-le-Bel, dont seuls les murs tiennent encore debout, des jeunes prenaient des photos [avec des appareils de défavorisés], l'un d'entre eux lâchant: «Ça me fait tellement plaisir de voir ça». Mais pas autant qu'au journaliste qui rapporte les propos. Signe qu'au lendemain des violences qui ont éclaté hier soir dans cette commune du Val-d'Oise, le climat restait très malsain aujourd'hui. Le ressentiment à l'égard de la police comme des médias était palpable. Le sens moral -ou civique- l'était nettement moins…
Les journalistes réalisent que toute leur propagande politicienne est mal reçue. Ils ne sont pas les bienvenus, les équipes de télé sont prises à partie, parfois physiquement. Une équipe de télé de France 3 s'est fait dérober sa caméra, sans violence. L'utilisation par les médias de l'expression «homicide involontaire» n'est pas justifiée ce qui suscite la colère. Il convient de laisser s'exprimer monsieur tout le monde, comme si son témoignage avait une quelconque valeur, hormis celle de propagande. Car les habitants prisonniers du contexte et de la rumeur veulent croire que la collision a été volontairement déclenchée par la patrouille de police, qui aurait ensuite pris la fuite, comme l'affirment certaines parties-prenantes, sans vergogne, mais avec toute l'objectivité dont ils sont capables.
A en croire les habitants du quartier, la tension pourrait vite remonter. Un jeune dans le bus: «Ce soir faut qu'on soit tous là». Pour Ali, 36 ans, né à Villiers-le-Bel, «tant que la vérité ne sera pas faite, ça peut repartir comme il y a cinq mois». Une menace à peine voilée, qui s'appelle prendre ses désirs pour des réalités. Ne peut-on pourtant rêver de meilleure animation de quartiers?
«Ça va être chaud ce soir», annonce sans sourciller, Ikram qui a pourtant réussi dans cet univers hostile et à 23 ans, c'est déjà un exploit, issu de l'immigration ou non...C'est un jeune commerçant qui a habité quinze ans Viliers-le-Bel avant de déménager au Blanc-Mesnil. «Les jeunes ne s'arrêteront pas tant qu'ils n'auront pas cramé le commissariat de Sarcelles», affirme-t-il, comme si c'était logique et naturel. La patrouille de police qui a été heurtée par la moto-cross était rattachée à la circonscription de Sarcelles, commune très proche de Villiers-le-Bel. Autre cible évoquée dans les conversations: le commissariat de Garges-lès-Gonesses, commune limitrophe de Sarcelles.
Des agitateurs font circuler des légendes qui tendent à entretenir le climat. Selon la rumeur colportée par ceux qui ont intérêt à ce que le chaos s'empare de la zone, le père de Larami, 16 ans, l'un des jeunes de la Cité des Cerisaies décédé hier, aurait affirmé qu'un policier aurait menacé son fils la semaine dernière! De quoi mettre le feu aux poudres: on sait comment s'y prendre. Ce dernier a ainsi rapporté un échange qu'il aurait eu avec un policier affirmant que son fils «aura à faire à eux». Ce qui semble se concevoir, car personne n'affirme que les victimes étaient connues pour leur civisme. En revanche, les parents des ados ont appelé la population au calme. Et ce n'est pas une rumeur…
Vers 13 heures lundi, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s'est entretenue avec le maire PS de la ville, Didier Vaillant. A la sortie de l'entrevue, elle a dit partager l'émotion et la tristesse des familles des victimes, et souhaité rencontrer les familles, les pompiers et policiers blessés, ainsi que les commerçants victimes de dégradations. Il n'y a selon elle pas lieu de craindre une généralisation des violences.