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samedi 20 avril 2013

Hollande calme le jeu à Notre-Dame-des-Landes, mais pas avec la Manif pour Tous

Notre-Dame-des-Landes : les gendarmes se retirent de la zone 

L’Etat renonce piteusement à son aéroport dans l'état



Dix jours après la publication des rapports de trois commissions préconisant de nouvelles études sur le projet d'aéroport, les gendarmes ont abandonné la zone de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, pendant la nuit de vendredi à samedi, alors qu'ils maintenaient la pression sur les opposants au projet d’Ayrauport depuis fin 2012. Depuis octobre et l’évacuation d’opposants à l’aéroport, entre 150 et 200 militaires, des gendarmes, se relayaient en permanence à deux points de contrôle routier sur la zone d’aménagement différé (ZAD), surnommée "zone à défendre" par les adversaires du projet. 

Samedi 20, la préfecture de Loire-Atlantique a confirmé des témoignages donnés par des opposants à l’aéroport sur place. "Les gendarmes sont partis dans la nuit. On revient à un régime normal de présence de gendarmerie comme sur le reste du département", a déclaré un haut responsable de la préfecture.
"On est en train de réorganiser notre dispositif, c’est-à-dire que l’on tente une configuration qui ne soit plus une présence permanente des forces de l’ordre mais des interventions au coup par coup en cas de besoin", a expliqué le responsable de la préfecture.

Le gouvernement, en la personne de son préfet, Christian de Lavernée, "a souhaité envoyer ce signe", a-t-il ajouté.
Pour la forme et l'honneur, le retrait est soumis à des conditions comme l’absence d’entraves à la circulation, au travail des agriculteurs et à la possibilité pour les différents experts de faire les relevés scientifiques demandés dans les rapports des commissions. "Si on n’y arrive pas, on sera malheureusement obligés de revenir à la situation antérieure", a-t-il menacé.

De leur côté, entre 100 et 300 extrémistes de la gauche anticapitaliste se sont réinstallés dans des cabanes en plein milieu de la ZAD. Après une trêve de plusieurs mois, des affrontements ont opposé gendarmes et "zadistes" lundi, faisant trois blessés du côté des forces de l’ordre et au moins un du côté des opposants. Deux d’entre eux ont été interpellés.

Aucun signe en revanche en direction des opposants à la filiation homosexuelle qui ne renoncent pas à la suppression du projet de loi pour le mariage entre personnes du même sexe.

Il faut dire qu'à la différence des écolos radicaux, ils n'ont pas créé d'entraves à la circulation ni au travail.
Aux démonstrations de mépris du pouvoir socialo-écolo s'ajoute ainsi sa provocation
Certainescontestations françaises sont digne de l'écoute du président, pas d'autres !
Ni  ouverture de dialogue, ni proposition de référendum: est-ce de la haine ?

jeudi 21 mars 2013

Mali: avant d'avoir accompli la besogne, Hollande voudrait se désengager

Hollande veut se retirer avant d'avoir honoré ses engaggements
Couverture du Courrier international
(groupe Le Monde)
Le principal soutien militaire de la France au Mali a appelé jeudi à ne pas crier victoire trop vite dans l'intervention contre les islamistes qui avaient pris le contrôle du nord du pays.

Le Tchad a envoyé 2.400 soldats sur le terrain. 
Ces spécialistes du désert sont en pointe dans les combats pour déloger les islamistes, notamment dans la zone du massif des Ifoghas.
"Je crois que plus de 70% du travail est fait mais il ne faut pas aller trop vite en besogne parce que nous avons un adversaire particulier sur un théâtre particulier", a dit le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat.

La boute-feu français ne peut plus abandonner ses alliés
"Il faut être prudent et je pense qu'on a besoin d'un travail sur l'ensemble du Mali, en particulier à Tombouctou", a-t-il ajouté devant un petit groupe de journalistes lors d'un déplacement à Paris.

Un attentat suicide à la voiture piégée a coûté la vie à un soldat malien dans la nuit sur l'aéroport de Tombouctou. La riposte a fait une dizaine de morts parmi les combattants islamistes.

"Vous avez vu les dernières heures", a souligné le chef de la diplomatie tchadienne. "Il faut continuer. Ça prendra le temps que ça prendra."

Le ministre a rappelé que le Tchad n'a  rien réclamé en échange de son engagement.

"On n'a pas besoin d'être convaincu, on est un ami du Mali", a-t-il dit. "La menace sur le Mali est une menace sur le Tchad. On n'a pas besoin d'être payé pour ça."

Un petit tour et puis s'en vont...
La France a été en pointe dans l'intervention au Mali
Dans la précipitation, le "chef de guerre" blanc a ouvert les hostilités le 11 janvier et a entraîné plusieurs pays africains dans le conflit. 
Il annonce maintenant le retrait progressif des 4.000 soldats de l'opération Serval  à partir de fin avril.
Comment la France pourrait-elle battre en retraite unilatéralement  ? 
L'abandon est-il le prix de la rançon versée aux preneurs d'otages ?

samedi 9 juin 2012

Afghanistan: les Taliban ont encore fait quatre morts français

Les taliban saluent l'arrivée du "bisounours" au pouvoir 

Quatre soldats morts et cinq blessés samedi dans un attentat suicide en Afghanistan

L'Elysée a confirmé les décès de quatre militaires français 

Le palais présidentiel a ajouté samedi matin que cinq soldats avaient également été blessés, dont trois grièvement.Selon le porte-parole de la police dans la province de Kapisa (Est), Ahmad Ahmadzaï, l'attaque s'est produite "contre un convoi de troupes françaises" dans le district de Nijrab. D'après M. Ahmadzaï, ce seraient même six militaires français qui auraient péri.

Les Taliban, des islamistes afghans, ont revendiqué l'attaque

Mais ils dénombrent quant à eux 12 morts dans les rangs français - et quatre chez les policiers afghans - via leur porte-parole Zabiullah Mudjahid. "Un fedayin" a fait détonner la charge dont il était porteur "dans une patrouille à pied française", tuant "12 français" et "4 policiers afghans", a-t-il rectifié dans un message à l'agence de presse française. Comme nos syndicats, les taliban sont cependant coutumiers des bilans gonflés pour leurs besoins de propagande.

La burqa à usage multiple

Le terroriste, "déguisé en femme portant la burqa", s'est "approché des troupes françaises qui patrouillaient" dans un "village du district de Nijrab" et s'est fait exploser, a raconté Sediq Sediqqi, le porte-parole du ministre afghan de l'Intérieur, précisant que "trois civils afghans avaient été blessés".

L'ISAF, la force de l'Otan en Afghanistan, dont les forces françaises font partie, a communiqué sur la mort de "quatre soldats internationaux" dans l'Est, sans préciser leur nationalité, comme à son habitude.

La visite du président Hollande a-t-elle réactivé le fanatisme islamiste ?

Ces victimes sont les premières pour le contingent français depuis le 20 janvier, quand un militaire afghan avait tiré sur des formateurs alors que ceux-ci faisaient leur jogging, sans arme ni protection. Cinq hommes avaient alors péri et 15 avaient été blessés.
Au total, 87 soldats français sont désormais morts en Afghanistan, dont 9 en 2012.

Ces nouvelles victimes sont les premières du quinquennat de F. Hollande 

Environ 3.550 militaires français sont encore déployés à Kaboul et en Kapisa (Est), une région instable proche de la capitale, qualifiée de "coupe-gorge" par une source occidentale.

Hollande embobine l'opinion: "la France doit rester en Afghanistan, mais différemment", a raconté le chef de l'État, dans une dimension plus "civile" ou "économique". Dans le même temps, le président socialiste se dit prêt à engager nos troupes en Syrie... 

François Hollande, grâce aux investissements français à venir, souhaite permettre "aux Afghans d'être autosuffisants".

En mai, le président François Hollande avait confirmé le retrait des "troupes combattantes" françaises d'Afghanistan d'ici fin 2012, comme annoncé durant sa campagne électorale. Quelque 2.000 militaires professionnels auront -autant que possible- quitté  le pays d'ici la fin 2012, soit deux ans avant le retrait prévu du reste de la force internationale de l'OTAN, avait indiqué le chef de l'Etat, lors de sa visite surprise éclair à Kaboul, le 20 mai dernier.

"La menace terroriste qui visait notre territoire, comme celui de nos alliés, en provenance de l'Afghanistan, sans avoir totalement disparu, a été en partie jugulée", avait-il déclaré à cette occasion.

VOIR et ENTENDRE le chef de l'État auprès des troupes françaises à Kaboul le 21 mai pour leur expliquer pourquoi, sans concertation, qu'il a décidé d'anticiper leur départ, à la fin 2012:


Outre le coût, les difficultés logistiques d'un rapatriement improvisé et  l'exposition des troupes françaises, ce départ anticipé risque de surcroît de poser des problèmes en Kapisa.

Taliban et trafiquants de drogue y sont légion. Officiellement, le gouvernement afghan se dit prêt à prendre le relais, alors que le général américain John Allen, commandant de l'ISAF, assure qu'il n'y aura "pas de dégradation de la sécurité" en Kapisa.

Arrivée fin 2001 pour traquer Oussama ben Laden et chasser du pouvoir les fanatiques religieux, qui le protégeaient, la force internationale, composée pour l'essentiel de soldats américains, a effectivement réussi à se défaire de la plupart des éléments d'al-Qaïda basés en Afghanistan, en partie car ceux-ci se sont immédiatement enfuis vers le Pakistan ou, plus tard, ont migré vers d'autres zones de conflit.

Mais malgré 130.000 militaires étrangers en appui d'environ 340.000 soldats et policiers afghans - les forces afghanes monteront à 352.000 éléments à l'automne -, la rébellion dirigée par les taliban est loin d'être matée. Au contraire, elle s'est intensifiée et a gagné du terrain ces dernières années. Plus de 3.000 civils sont morts en 2011 en raison de la guerre.

3.035 soldats étrangers sont morts en Afghanistan depuis 2001, dont 188 cette année, selon le site icasualties.org.
Les craintes que le pays ne s'embrase à nouveau au départ unilatéralement décidé par le président socialiste français, puis des troupes de l'OTAN, sont très répandues en Afghanistan.

Hollande va parler...

Le nouveau président français a décidé de s'exprimer solennellement sur le sujet à 13h00 GMT.

Le sous-secrétaire à la Défense en charge de l'OTAN et de l'Europe, Jim Townsend, a loué la France et a rappelé
à François Hollande la responsabilité des engagements français, exprimant son 
souhait de la voir maintenir des troupes de formation aux côtés de ses alliés.

Le président "exemplaire" s'est déjà attribué le premier prix de vertu internationale, affirmant que "ce n'est pas aux alliés de définir l'avenir de l'Afghanistan" mais "aux Afghans et à eux seuls de prendre le chemin qu'ils choisiront librement", avait-il lancé à Kaboul, à la satisfaction des islamistes.
Eux aussi aimeraient-ils les bisous ?



jeudi 14 juillet 2011

Troupes françaises endeuillées en Afghanistan


Afghanistan : confirmation du retrait des troupes


Les célébrations de la Fête nationale prennent un tour tragique après l’ attentat qui a frappé les forces françaises, dans la région de Kapisa, au lendemain de la visite du chef de l’Etat.

L'attentat du 12 juillet constitue le coup le plus dur subi par l’armée française en Afghanistan, depuis l’embuscade d’Uzbin le 18 août 2008, il y a près de trois ans, où dix militaires français avaient trouvé la mort.
Le kamikaze a perpétré son acte fanatique dans l’enceinte d’un poste de la police afghane, à proximité duquel se déroulait une choura (assemblée de notables de la région) dans la vallée de Tagab, a été particulièrement sanglant, faisant des victimes innocentes parmi la population civile afghane.
Cette guerre qui dure depuis près de dix ans s’est imposée dans la campagne présidentielle en France. Avec une certaine retenue, François Hollande s’est engagé, s’il était élu en 2012, à ce qu’il n’y ait « plus un seul soldat français en Afghanistan » dès mai 2013.
Mais Martine Aubry polémiquait à chaud dès hier « l’urgence d’un plan précis et concerté de retrait de nos troupes d’Afghanistan ».

Une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale, où le Premier ministre, François Fillon, venait de rendre hommage aux soldats français tombés au combat et saluer leur sacrifice. « Leur courage est grand et leur professionnalisme est reconnu, c’est pourquoi leurs adversaires usent des méthodes les plus lâches ».

Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi le calendrier de retrait des troupes françaises d'Afghanistan qu'il avait précisé lors de son séjour surprise sur le terrain mardi.

« J'ai annoncé un calendrier de retrait de nos troupes en Afghanistan, le retrait commencera dès cette année et s'étalera jusqu'en 2013 », a déclaré Nicolas Sarkozy sur TF1 et France 2 à l'issue du traditionnel défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées. « Ce calendrier doit être fait d'une façon concertée, organisée avec nos alliés et en accord avec les Afghans qui vont prendre en main la sécurité de leur pays (...) L'opération avait été décidée il y a dix ans maintenant, alors que Jacques Chirac était président de la République et Lionel Jospin Premier ministre. En accord avec nos alliés, notamment le président (américain Barack) Obama, nous avons décidé de passer la responsabilité de la sécurité de l'Afghanistan aux Afghans progressivement, entre cette année et 2013. C'est ce que nous faisons »

Juste après, le président est retourné à l'Elysée pour présider un conseil de sécurité à l'Elysée pour adapter les conditions de sécurité des soldats français en Afghanistan, au lendemain de l'attentat-suicide qui a tué cinq d'entre eux. Il a annoncé la tenue de ce conseil jeudi matin, à l'issue d'une visite rendue aux soldats blessés en Afghanistan, à l'hôpital militaire de Percy, alors qu'on apprenait qu'un nouvel attentat-suicide était survenu en Afghanistan à Kandahar. Juste après

Le conseil de sécurité doit permettre d'« organiser les nouvelles conditions de sécurité du travail de nos soldats dans la période de transition qui s'ouvre entre aujourd'hui et le départ des forces françaises d'Afghanistan », a indiqué le chef de l'Etat. « Il y a donc un nouveau contexte, et face à ce nouveau contexte il faut de nouvelles mesures de sécurité », a-t-il précisé.

Mercredi, cinq soldats français et un civil afghan ont été tués par un terroriste kamikaze qui a fait exploser sa bombe lors d'une assemblée de notables dans la vallée de Tagab, au nord-est de Kaboul. Les talibans ont aussitôt revendiqué l'attentat.

Une attentat probablement commis «par des non-Afghans»

Un peu plus tôt ce jeudi matin, le chef d'Etat-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, a estimé que cet attentat avait probablement été commis par des étrangers « non-Afghans » entraînés à l'extérieur du pays. Pour l'amiral Guillaud, ces terroristes se seraient « introduits dans le territoire pour faire le maximum de victimes possible, y compris dans la population, comme hier ».
Cet attentat marque un changement dans la stratégie globale des terroristes : « Les talibans modifient leur guerre, ils ont sans doute compris qu'ils ne pourraient pas gagner sur le terrain et ils sont passés sur le mode de la terreur aveugle, c'est-à-dire attentat-suicide », renchérit l'amiral Guillaud sur Europe 1.

Le chef d'état-major des armées Edouard Guillaud affirme que la France n'est pas particulièrement visée : « Pas plus la France que les autres dans les autres parties de l'Afghanistan, pas plus les armées françaises que l'armée nationale afghane, que la police afghane où que la population (...) Ca se produit sur la totalité de l'Afghanistan », a-t-il souligné.

samedi 28 février 2009

Irak : Obama veut des sous avant le retrait partiel des troupes US

Processus déjà engagé par G.W. Bush en 2008 ...

Georges W. Bush, avant Barack Obama…

Les commandants militaires en Irak avaient déjà décidé d'amorcer le retrait des troupes américaines dans la province instable de Diyala, une mesure qui marquait un tournant dans l'engagement américain dans le pays.
La brigade qui devait quitter en décembre la province de Diyala n’a pas été entièrement remplacée. A la place, une autre brigade, stationnée dans la province voisine de Salahuddine a vu son secteur de responsabilité élargi, selon plusieurs responsables américains.
Le nombre de brigades américaines en Irak est passé de 20 à 19. Cette réduction marquait le début de ce que le président américain George W. Bush qualifia de tournant dans la mission US dans le pays, un passage de tâches de combat à des fonctions de soutien, comme l'entraînement des soldats irakiens ou le conseil des autorités.
George W. Bush avait annoncé en septembre le retrait de cinq brigades, soit au moins 21.500 hommes, d'ici juillet 2008. Des pacifistes avaient alors minimisé ce départ en observant que ce même nombre de soldats avait été envoyé en renforts en début d'année. Pour les anti-Bush, un moins un n’égale pas zéro.

Pourquoi Obama est-il loué quand Bush est vilipendé ?


  • Maintenant que devant des milliers de Marines de la base de Camp Lejeune, en Caroline du Nord (sud-est),le vendredi 27/02, le président Barack Hussein Obama annonce qu’il retirera le gros des soldats américains d'Irak d'ici à fin août 2010 –dans un an et demi- pour laisser une force de dizaines de milliers d'hommes, soit tout de même 35 à 50.000 hommes, avant un désengagement total qu'il entend achever avant fin 2011, le monde s’extasie.
    Les media n’ont guère retenu l’appréciation de B. Obama. Il a expliqué sa stratégie en faisant valoir que la situation irakienne s'était améliorée, sans doute depuis le 20 janvier, même si "la violence continuera à faire partie de la vie en Irak". Ce ne sera plus son problème.
    Cependant, dans l’entourage du président on précise qu’Obama se réserve la possibilité de revenir sur ses plans en fonction de la situation.

    Sa décision de laisser jusqu'à 50.000 hommes après août 2010 causait cependant des remous parmi les plus hauts dirigeants de son propre parti. En revanche, M. Obama a reçu l'appui de son adversaire républicain à la présidentielle: Ce plan "n'est pas sans risque", a déclaré le sénateur John McCain, mais "je crois (que c'est) un plan raisonnable".
  • Sur l’Afghanistan, les idolâtres d’Obama ne dénoncent pas, comme à l’époque de son prédécesseur George W. Bush, qu'un effort plus grand y serait bien possible.
    Les Américains ne devraient pas lui tenir rigueur du fait qu’il lui faudra 19 mois, et non en 16, pour tenir sa promesse de retirer la plupart des troupes de combat. Ils se débattent avec la récession et l'Irak n'est plus, de loin, leur préoccupation première.

    Obama aura néanmoins besoin de fonds supplémentaires…

    Barack Obama réclame un supplément de 75 milliards de dollars pour les guerres d'Irak et d'Afghanistan durant le reste de l'exercice financier en cours, selon des documents budgétaires publiés jeudi 26 février.

    Dans le cadre de son premier budget, le nouveau président américain demande aussi que 130 milliards de dollars soient affectés aux opérations militaires de ces deux guerres pour l'exercice financier 2010 débutant le 1er octobre.
    Le budget doit financer la stratégie présidentielle consistant à "accroître nos moyens en Afghanistan tout en retirant des brigades de combat d'Irak de manière responsable", indiquent les documents.
    Le Congrès a déjà attribué la moitié des fonds que l'administration Obama juge nécessaires pour l'Irak et l'Afghanistan cette année.
    Le projet de budget 2010 accroîtrait les dépenses militaires américaines de 4%, soit 20 milliards, pour les porter à 533,7 milliards de dollars, sans y inclure le coût des guerres et des recherches en matière d'armements nucléaires.
    De quoi épater le socialiste français en pleine lune de miel avec Barack Hussein.

    Qu’il en profite, tant que dure la période de grâce…

  • Si le projet est approuvé au Congrès, le total des dépenses inscrites dans le budget initial du Pentagone et de celles des guerres atteindrait environ 664 milliards de dollars durant l'exercice financier 2010.
    Le gouvernement prévoit des économies budgétaires importantes au cours des prochaines années dans plusieurs domaines, dont celui des dépenses militaires. Barack Obama estime que la réduction des effectifs déployés en Irak contribuera très sensiblement aux économies budgétaires.
  • Certains analystes privés doutent pour leur part que des réductions de troupes entraînent des économies notables à court terme, parce que l'allègement des forces stationnées en Irak coïncide avec un renforcement des effectifs en Afghanistan.

    Les Américains pourraient bientôt commencer à déchanter.