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mercredi 4 septembre 2013

Et pourquoi les preuves ne se fabriqueraient-elles plus depuis l'expérience irakienne ?

Guerre d'Irak : comment tout a commencé il y a dix ans

Les enseignements de l'Histoire

Quand, le 20 mars 2003, l'armée américaine intervient en Irak, George W. Bush et les faucons de son gouvernement n'auront de cesse de convaincre leurs alliés que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive.

"Toutes les guerres sont des erreurs", confie le général australien Peter Cosgrove, qui dirigeait les forces australiennes en Irak en 2003. "Dans le cas de l'Irak, ajoute le Suédois Hans Blix, il y a eu une tentative de la part de certains pays d'éradiquer des armes de destruction massive qui n'existaient pas". Hans Blix sait de quoi il parle. Il dirigeait à l'époque la commission de l'ONU chargée de rechercher la présence d'armes de destruction massive en Irak.

L'invasion, le 20 mars 2003, de l'Irak par la coalition menée par les États-Unis fut en effet une immense partie de poker menteur qui se solda par plusieurs centaines de milliers de morts. Dix ans plus tard, le bilan fait honte à une bonne partie des Américains eux-mêmes. L'Irak est loin d'être cette démocratie rêvée par George W. Bush et ses éminences grises, ces néoconservateurs qui se refusent toujours à lever le voile sur les coulisses de ce conflit: le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ou bien son secrétaire adjoint Paul Wolfowitz…

L' "Axe du Mal"

Saddam Hussein était-il impliqué dans les attentats du World Trade Center (11 septembre 2001)? 
C'est la question posée dès le lendemain des attaques par George W. Bush à ses subordonnés. Un rapport des services de celle qui est alors conseillère pour les questions de sécurité, Condoleezza Rice, assure que non: il n'y a aucun lien entre l'Irak et al-Qaida. N'empêche, les spéculations vont bon train. James Woolsey, qui dirige alors la CIA, évoque un "mariage très fructueux entre Saddam Hussein et Ben Laden". Le ministre de la Défense italien Antonio Martino se risque à aller encore plus loin. Selon Martino, Oussama Ben Laden pourrait n'être qu'un simple exécutant d'un État voyou… Ainsi va naître "l'Axe du mal", un remake de «l'Empire du mal» de Ronald Reagan. En 2002, le vice-président américain Dick Cheney entreprend une tournée diplomatique, où il martèle que Saddam "développe des armes de destruction massive". Il rencontre notamment le premier ministre britannique Tony Blair qui se rallie sans peine à ce scénario au point, quelques mois plus tard, de présenter un rapport de 55 pages démontrant que l'Irak développe non seulement des armes chimiques et bactériologiques, mais aussi des armes nucléaires qui pourraient être opérationnelles d'ici un à cinq ans…

Une tache dans la carrière de Colin Powell
Devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Hans Blix et Mohamed ElBaradei, à la tête des inspecteurs de l'ONU, indiquent pourtant n'avoir trouvé aucune preuve de ces allégations. La France de Jacques Chirac appelle à la prudence. Le 5 février 2003, le prestigieux Colin Powell, alors secrétaire d'État, tente de convaincre le Conseil de sécurité des Nations-Unies de la "légitimité" d'une intervention militaire. Il s'appuie sur des photos satellitaires, des écoutes téléphoniques et agite une fiole supposée contenir de l'anthrax. Il insiste: "Chacune des déclarations que je fais aujourd'hui s'appuie sur des sources solides". Mais tout est "bidon" et le général Powell le regrettera amèrement. Une «tache dans ma carrière», va-t-il reconnaître quelques années plus tard.

Le 20 mars 2003, malgré l'hostilité de la France, de la Russie et de la Chine, Washington décide de lancer l'opération "Irak Freedom" sans l'aval du Conseil de sécurité. Une guerre éclair qui aboutit en quelques jours à la chute du régime de Saddam Hussein, mais plongera durablement l'Irak dans le chaos. Le 13 décembre 2003, Saddam Hussein est débusqué dans sa cachette près de Tikrit, barbu, hirsute, méconnaissable. Il sera exécuté par pendaison un an plus tard.

L'attentat contre un mausolée chiite de Samarra, au nord de Bagdad, en février 2006, donne le coup d'envoi d'un conflit confessionnel d'une violence inouïe. Combats de rue, attentats, assassinats mettant aux prises insurgés chiites et sunnites d'un côté, forces de la coalition de l'autre. Al-Qaida et ses affiliés s'implantent dans le pays. L'apocalypse commence. Chaque mois, les victimes se comptent par milliers. Dix ans plus tard, la situation sécuritaire, si elle n'est pas comparable à celle qui prévalait de 2005 à 2008, demeure précaire. Mardi, cinquante-deux personnes ont été tuées lors d'une nouvelle série d'attentats anti-chiites revendiqués par al-Qaida.

Une "faillite" du renseignement américain

Aucune arme de destruction massive n'a été retrouvé en Irak. Alors, qui a menti? La CIA a plaidé coupable. Les informations collectées n'étaient pas solides, les analyses bâclées et les conclusions fondées sur des hypothèses erronées. Le résultat, affirme un rapport officiel d'enquête publié en 2005, a été "l'une des faillites du renseignement les plus préjudiciables de l'histoire américaine".

Mais la communauté du renseignement n'est pas seule en cause. "Affirmer que tout le processus a été imperméable au climat politique n'est tout simplement pas crédible", affirme Paul Pillar, un ancien de la CIA, spécialiste du Moyen-Orient, aujourd'hui professeur à l'université Georgetown. En février 2011, un certain Rafid Ahmed Alwan al-Janabi révèle dans un entretien avec le quotidien britannique The Guardian qu'il est à l'origine de cette vaste "intox". Proche des services secrets américains, "Curveball" - c'est son nom de code - affirme avoir tout inventé pour convaincre les États-Unis de renverser Saddam Hussein. Outré d'avoir été aussi grossièrement manipulé, Colin Powell sort de sa réserve et demande que la CIA et le Pentagone lui expliquent pourquoi ils lui avaient transmis des informations erronées. "C'est absurde", lui répond Donald Rumsfeld qui admet des "erreurs", mais se défend, sans convaincre, d'avoir été «malhonnête».

L'enjeu pétrolier

Pourquoi l'Amérique de Gorge W. Bush a-t-elle envahi l'Irak? Pour y chasser un tyran et y parachuter des valeurs démocratiques, comme l'affirment les avocats de l'administration Bush? En réalité, il est clair qu'outre une volonté d'influencer les évolutions politiques de la région, l'intervention militaire de 2003 a permis aux États-Unis de reprendre pied dans un pays stratégique du point de vue énergétique et d'en évincer la Chine et la Russie, qui y avaient développé leurs intérêts.

À l'époque, les Américains n'ont d'autre choix que de projeter leur puissance là où se situent les réserves pétrolières essentielles à la poursuite de leurs activités économiques. Les stratèges de l'administration Bush entretenaient des liens étroits avec les milieux d'affaires. Président en 1995 d'Halliburton, Dick Cheney assurera ainsi au géant de l'équipement pétrolier de mirobolants contrats. Dans son livre 'Le Temps des turbulences' paru en 2007, Alan Greenspan, qui dirigea la Réserve fédérale de 1987 à 2006, n'a pas hésité à dire tout haut "ce que tout le monde sait: l'un des grands enjeux de la guerre d'Irak était le pétrole".

Pour Hollande,
 
le grand enjeu des frappes aériennes envisagées sur la Syrie est-il seulement la gloriole ?

vendredi 8 juillet 2011

Effet Obama: le déficit américain coûte une Grèce par mois !

Bombe à retardement américaine sur l'Union Européenne

La Grèce et le Portugal nous font perdre de vue le risque américain

Alors que tous les regards scrutent le Portugal pointé par Moody's, une agence de notation, et hésitent à donner à la Grèce encore 120 milliards , à fonds perdus, semble-t-il, et au nom de la solidarité européenne bien comprise, pour faire face au défaut de payement, en 2014, [
Marianne] souligne que c'est exactement la somme dont les Etats-Unis - qui ont perdu 6,6 milliards de dollars en Irak - auraient besoin chaque mois pour combler leur propre déficit.

"
C'est [fin juin] que le Parlement grec [a voté] son nouveau plan d’austérité, déclenchant alors le déblocage de la cinquième tranche du plan de sauvetage par la Troïka, soit 12 milliards de dollars. Toute cette semaine, on [nous a revendu] la soupe de ce vilain petit canard de l’Europe, ce nain de 2% de l’économie mondiale qui menace à lui tout seul, l’ensemble du si vertueux système financier mondial. Si les chiffres sont effrayants, ils ne viennent pourtant pas de Grèce, ni même d’Europe. La Grèce, c’est un amuse-bouche pour anorexique, par rapport à ce qui nous attend. Ou plus exactement, c’est un trompe l’œil : quand la Grèce a besoin de 120 milliards en 2014 pour éviter le défaut de paiement, les Etats-Unis auront besoin, à partir d’août - et sur la base des projections du déficit fédéral actuel - de ce montant -120 milliards donc – mais CHAQUE MOIS !

[Fin juin], Nouriel Roubini, le Monsieur catastophe des Subprimes et Georges Soros ce dimanche [26 juin] jugent inévitable la sortie de certains pays de l’Euro, voire l’implosion de l’Union monétaire. « Il n’y a pas de plan B. C’est pour cela que les autorités s’accrochent au statu quo et insistent pour préserver les accords existants plutôt que de reconnaître leurs défaillances »,
déclare le grand manitou de la finance internationale, celui-là même qui fit fortune en spéculant contre la livre britannique en 1992. Mais de qui précisément parle-t-il : de la Grèce, de l’Europe, ou de son pays, les USA ? Car de fait, c’est la question, la vraie : d’où vont sortir les 120 milliards mensuels dont l’Amérique a besoin quand la Chine n’achète plus de dette américaine depuis février dernier, que la FED est en faillite et que le pays a atteint son plafond de dette. Aux Etats-Unis, l’argent n’est pas seulement roi. Il n’a plus aucune valeur.

C’est ce que m’inspire [Flore Vasseur (1973), blogueuse associée, est chroniqueuse dans les Matins de France Culture] cette histoire ubuesque de dollars, 6.6 milliards pour être précise, évaporés sous le soleil de Bagdad entre 2003 et 2005. C’est le Los Angeles Times qui racontait ce week-end l’événement. Nous sommes en 2003. George W Bush veut réussir sa guerre en Irak. Il envoie hommes, armes et beaucoup, beaucoup d’argent. C’est comme tout, pense-t-il, la paix s’achète. Bush veut remettre les ministères au travail et convaincre les élites locales que la vie post Saddam Hussein a du bon.

[Polémique ? 6.6 milliards contre 120: le compte n'y est pas]
Il débloque 6.6 milliards en coupure de 100, tout droit sortis des coffres de la FED de NY dans le New Jersey. Stockés par palette comme de vulgaires pot[S] de beurre de cacahuètes, ils sont emmenés par une noria de fourgons blindés jusqu’à un aéroport militaire du Maryland ; ils sont alors chargés dans des avions, 21 avions cargo Hercule 130. Arrivés à Bagdad, ils sont répartis dans des coffres de la ville, dans d’anciens palaces de Saddam Hussein ou sur des bases militaires. Et à partir de là, pendant deux ans, c’est « open bar ». Tout va très vite, l’argent, 6,6 milliards de dollars donc, est distribué par des fonctionnaires américains à des ministères irakiens ou des prestataires occidentaux oeuvrant tous pour la fameuse « reconstruction ». L’argent transite dans des sacs de sports placés à l’arrière de 4X4 filant pied au plancher dans une ville en feu. Les agents américains n’ont pas le temps, disent-ils de tenir une comptabilité. A sec dès 2005, le Pentagone jure que si on lui donne du temps, il retrouvera l’argent. La commission d’enquête vient de passer 6 ans sur le dossier. Elle n’a pas retrouvé le moindre billet de 100. Pour Stuart Bowen, l’inspecteur général à la reconstruction de l’Irak, « c’est le plus grand vol de l’Histoire ». Cela reste à prouver : à l’heure où les Etats-Unis se retirent d’Afghanistan, on va pouvoir commencer à faire les comptes. Une chose est à peu près sûre : le peuple irakien n’en a jamais vu la couleur. C’est d’ailleurs en son nom que le gouvernement irakien, assurément blanc comme neige, vient de réclamer son argent."

Le tour de force de Marianne

Imputer la dette publique à George Bush et à la guerre d'Irak, sans jamais mentionner ni évoquer une seule fois Barack Obama, bien qu'il soit tout de même au pouvoir depuis janvier 2008.
S'agissant de Nicolas Sarkozy, aucun journaliste de Marianne ne pourrait parvenir à cette gageure !...

vendredi 21 mai 2010

Cannes, festival du proche-orient: Iran et Irak

La sélection 2010 dévoilée: politique et partisane, intello et barbante
Le 63e festival ( liste des sélections 2010 ) s'ouvre avec Robin Hood

Le ton est donné ! Ce sont les aventures de Robin des Bois, brigand de légende au grand cœur de la forêt de Sherwood. Comble de bonheur, ce héros archétypal du Moyen Âge anglais était aussi défenseur des pauvres et des opprimés, il détroussait les riches. Bémol: il aurait détroussé les pauvres qu'il aurait été assuré de la Palme d'Or !

Le festival est ensuite largement dédié au monde arabe

IRAN, 2007-2010

En 2007
déjà et sans remonter aux origines, le film « Persepolis », de Marjane Satrapi a obtenu le prix du jury au Festival de Cannes. Il raconte la vie à Téhéran (Iran) avant et après la révolution islamique. L’association Femmes solidaires milite, avec Ana Assieh et Mimi Abdo, pour les luttes des femmes iraniennes, la laïcité et le droit des femmes. A noter que Femmes solidaires n'est autre que la version retoquée de l'anciennement Union des femmes françaises (UFF), par trop connotée communiste (PCF).

En 2010
, les Domenech du festival ont sélectionné « Copie conforme ».
Si c'est le premier long-métrage entièrement tourné hors de son Iran natal par Abbas Kiarostami, un chouchou de la Croisette puisqu'il a remporté la Palme d'or en 1997. Il conte cette fois la rencontre fortuite en Italie entre un écrivain anglo-saxon et une antiquaire française, Juliette Binoche, au comportement étrange.
=> Plus que le film, l'opportunité d'une ingérence politique a séduit le festival. La situation politique de la république islamique d'Iran maintient en effet le cinéma iranien dans l'actualité.
Samedi 15 mai 2010, du haut des marches, Frédéric Mitterrand, le ministre de la culture et de la communication, accompagné d'Abbas Bakhtiari, directeur du Centre Culturel Pouya à Paris et d'Armin Arefi, journaliste franco-iranien, auteur du blog Dentelles et tchador, a lu un texte du cinéaste iranien Jafar Panahi actuellement détenu à la prison Evin de Téhéran. (ci- dessus à gauche, un homonyme) Lion d'or à La Mostra de Venise pour Le Cercle, deux fois récompensé à Cannes pour Le Ballon blanc et L'Or pourpre, Jafar Panahi, ancien assistant d'Abbas Kiarostami (qui concourt pour un prix...) est l'un des cinéastes de la "nouvelle vague" iranienne les plus connus à l'étranger.
Il devait faire partie du jury du Festival 2010, mais auteur d'un film sur la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009, il a été arrêté.

=> Le 7e art est-il à ce point un art mineur que les réalisateurs ne s'en satisfont pas ?
Selon Bernard-Henri Lévy qui, avec l'aide de la famille de Jafar Panahi (le seul, le vra, à gauche), a contribué à faire sortir le texte écrit par le cinéaste depuis le « paradis » de sa prison, l'idée de ce manifeste vient d'Agnès Varda et de Bertrand Tavernier. Les stylos Mont Blanc chauffent: les deux sont aussi signataires de la pétition en faveur de Roman Polanski, qui souhaitaient faire également pression sur les autorités iraniennes afin d'obtenir la libération de leur confrère. Avant eux, dès mars, Amnesty International avait appelé l'Iran à libérer le cinéaste.
Le texte évoque les terribles conditions de détention de Jafar Panahi au « paradis » décrit par Vakili Rad, l'assassin de Chapour Bakhtiar (lire PaSiDupes), ainsi que sa gratitude envers les autorités françaises qui tentent d'obtenir sa libération.

IRAK - 2010

Ken Loach, pensionnaire du festival de Cannes ?
Le dernier film de Ken Loach suit quelques-uns des 160.000 soldats envoyés en Irak, après la mort de l'un d'eux, Frankie, sur la Route Irish, la route la plus dangereuse au monde, qui relie la Zone verte de Bagdad à son aéroport. Mais contrairement au récent Green Zone , de Paul Greengrass (dont le héros enquête sur le mensonge d'État prêté en 2003 à l'administration américaine sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak), l'action ne se déroule pas en Irak, mais à Liverpool.

Mais
le récit de K. Loach patauge dans les lourdeurs et les maladresses de la dénonciation militante des contractors, ces mercenaires d'une guerre privatisée, importent la violence d'Irak en Angleterre. Dans l'univers viril du réalisateur, chaque fois que des hommes se retrouvent entre eux, ils finissent par s'insulter ou se foutre sur la figure.

Loach ne se mobilise pas sur une manipulation gouvernementale, mais stigmatise les businessmen des conflits : d'ex-soldats en cols blancs, qui gèrent des sociétés de protection militaire et qui s'en mettent plein les poches, partout là où des guerres éclatent: "L'Irak, c'est du passé. Allons faire le ménage au Darfour", dit un des businessmen incriminés.
Loach a la haine conviviale et universelle.

Ce trotskiste soutient le NPA du Che-Besancenot et le festival de Cannes est ami de Loach. Lire lematin.ch
Celui-ci est en outre du nombre des intellectuels qui s'opposaient au ministère de l'Identité nationale Lire PaSiDupes

Certaines pages de l'Histoire ne le motivent pas

Un sujet encore non traité ni primé à Cannes:le génocide du peuple cambodgien par les Khmers rouges: lien PaSiDupes
Pol Pot, Ken Loach ne veut pas le connaître ?

À l'origine fixée à 18, la liste s'est enrichie d'une ultime réalisation, 48 heures à peine avant l'ouverture de cette 63e édition : le cinéaste britannique Ken Loach briguera la Palme d'or avec Route irish. Petit coup de pub ?...

Lire aussi
l'article de PaSiDupes sur le film algérien 'anti-français', Hors-la-loi

samedi 28 février 2009

Irak : Obama veut des sous avant le retrait partiel des troupes US

Processus déjà engagé par G.W. Bush en 2008 ...

Georges W. Bush, avant Barack Obama…

Les commandants militaires en Irak avaient déjà décidé d'amorcer le retrait des troupes américaines dans la province instable de Diyala, une mesure qui marquait un tournant dans l'engagement américain dans le pays.
La brigade qui devait quitter en décembre la province de Diyala n’a pas été entièrement remplacée. A la place, une autre brigade, stationnée dans la province voisine de Salahuddine a vu son secteur de responsabilité élargi, selon plusieurs responsables américains.
Le nombre de brigades américaines en Irak est passé de 20 à 19. Cette réduction marquait le début de ce que le président américain George W. Bush qualifia de tournant dans la mission US dans le pays, un passage de tâches de combat à des fonctions de soutien, comme l'entraînement des soldats irakiens ou le conseil des autorités.
George W. Bush avait annoncé en septembre le retrait de cinq brigades, soit au moins 21.500 hommes, d'ici juillet 2008. Des pacifistes avaient alors minimisé ce départ en observant que ce même nombre de soldats avait été envoyé en renforts en début d'année. Pour les anti-Bush, un moins un n’égale pas zéro.

Pourquoi Obama est-il loué quand Bush est vilipendé ?


  • Maintenant que devant des milliers de Marines de la base de Camp Lejeune, en Caroline du Nord (sud-est),le vendredi 27/02, le président Barack Hussein Obama annonce qu’il retirera le gros des soldats américains d'Irak d'ici à fin août 2010 –dans un an et demi- pour laisser une force de dizaines de milliers d'hommes, soit tout de même 35 à 50.000 hommes, avant un désengagement total qu'il entend achever avant fin 2011, le monde s’extasie.
    Les media n’ont guère retenu l’appréciation de B. Obama. Il a expliqué sa stratégie en faisant valoir que la situation irakienne s'était améliorée, sans doute depuis le 20 janvier, même si "la violence continuera à faire partie de la vie en Irak". Ce ne sera plus son problème.
    Cependant, dans l’entourage du président on précise qu’Obama se réserve la possibilité de revenir sur ses plans en fonction de la situation.

    Sa décision de laisser jusqu'à 50.000 hommes après août 2010 causait cependant des remous parmi les plus hauts dirigeants de son propre parti. En revanche, M. Obama a reçu l'appui de son adversaire républicain à la présidentielle: Ce plan "n'est pas sans risque", a déclaré le sénateur John McCain, mais "je crois (que c'est) un plan raisonnable".
  • Sur l’Afghanistan, les idolâtres d’Obama ne dénoncent pas, comme à l’époque de son prédécesseur George W. Bush, qu'un effort plus grand y serait bien possible.
    Les Américains ne devraient pas lui tenir rigueur du fait qu’il lui faudra 19 mois, et non en 16, pour tenir sa promesse de retirer la plupart des troupes de combat. Ils se débattent avec la récession et l'Irak n'est plus, de loin, leur préoccupation première.

    Obama aura néanmoins besoin de fonds supplémentaires…

    Barack Obama réclame un supplément de 75 milliards de dollars pour les guerres d'Irak et d'Afghanistan durant le reste de l'exercice financier en cours, selon des documents budgétaires publiés jeudi 26 février.

    Dans le cadre de son premier budget, le nouveau président américain demande aussi que 130 milliards de dollars soient affectés aux opérations militaires de ces deux guerres pour l'exercice financier 2010 débutant le 1er octobre.
    Le budget doit financer la stratégie présidentielle consistant à "accroître nos moyens en Afghanistan tout en retirant des brigades de combat d'Irak de manière responsable", indiquent les documents.
    Le Congrès a déjà attribué la moitié des fonds que l'administration Obama juge nécessaires pour l'Irak et l'Afghanistan cette année.
    Le projet de budget 2010 accroîtrait les dépenses militaires américaines de 4%, soit 20 milliards, pour les porter à 533,7 milliards de dollars, sans y inclure le coût des guerres et des recherches en matière d'armements nucléaires.
    De quoi épater le socialiste français en pleine lune de miel avec Barack Hussein.

    Qu’il en profite, tant que dure la période de grâce…

  • Si le projet est approuvé au Congrès, le total des dépenses inscrites dans le budget initial du Pentagone et de celles des guerres atteindrait environ 664 milliards de dollars durant l'exercice financier 2010.
    Le gouvernement prévoit des économies budgétaires importantes au cours des prochaines années dans plusieurs domaines, dont celui des dépenses militaires. Barack Obama estime que la réduction des effectifs déployés en Irak contribuera très sensiblement aux économies budgétaires.
  • Certains analystes privés doutent pour leur part que des réductions de troupes entraînent des économies notables à court terme, parce que l'allègement des forces stationnées en Irak coïncide avec un renforcement des effectifs en Afghanistan.

    Les Américains pourraient bientôt commencer à déchanter.