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lundi 13 mai 2019

Otages libérés au Burkina: des zones d'ombre persistent

Ce que l'on sait de l'opération et des ravisseurs; ce qu'on nous cache

Trois otages concentrent l'attention

Le compte n'y est pas !
Trois otages sur quatre : où est l'Américaine ?
La presse annonce la libération de quatre otages par les forces spéciales françaises, mais 'les gens' n'ont toujours pas pu voir le quatrième.
Sur les deux Français enlevés au Bénin au début du mois, seul l'un d'entre eux prend la parole et la Coréenne du Sud qui apparaît sur les images parle le moins possible.  
Seul le mystère sur les preneurs d'otages intéresse les media, dont l'identité reste encore inconnue. Il est "trop tôt pour se prononcer", a avoué ce vendredi la ministre des Armées Florence Parly, mais les connexions entre les groupes armés du nord du Burkina Faso et la katiba Macina dans le centre du Mali, à qui étaient semble-t-il destinés les otages, laissent à penser que des membres du groupe Ansarul Islam pourraient être les auteurs de l’enlèvement des deux touristes français au Bénin. Les deux autres étaient déjà retenus au Burkina Faso quand le couple de Français en voyage de noces y firent une pause.

L'alerte de l'enlèvement des deux touristes français au Bénin a été donnée le 2 mai et cinq jours après les forces spéciales françaises ont mené une première opération sur le sol burkinabé. La mission était de récolter du renseignement. Selon Ouagadougou, "des téléphones sont récupérés". Ils ont peut-être permis de remonter la piste des preneurs d'otages. Ensuite, grâce à un important travail de renseignement des services américains, le véhicule des ravisseurs est repéré. Arrivés à la frontière malienne, à environ 70 km de Djibo, les ravisseurs stoppent leur progression. Une nouvelle fois les informations sont minutieusement recoupées, afin d'être sûr que les otages français se trouvent bien dans les huttes qui servent de caches aux terroristes. Les observations permettent de conclure que les otages sont aux mains de six islamistes. Autrement dit, c'est le moment d’agir, car il y a un risque que les Français soient transférés vers un groupe armé "plus aguerri", précise une source militaire. 

Dans la nuit de jeudi à vendredi 10 mai, l'opération est lancée. L’infiltration a lieu de nuit. Les forces spéciales neutralisent la sentinelle, mais il s’ensuit un échange de coups de feu. A l'intérieur des huttes, les commandos découvrent quatre otages et non deux, comme ils l’avaient imaginé au départ : les deux Français, une Américaine et une Sud-Coréenne. Dans l'assaut, deux militaires d'élite d'une trentaine d'années sont mortellement touchés. Quatre terroristes sont tués, deux autres sont en fuite. L'objectif de la mission a été rempli, mais le prix à payer a été élevé pour les commandos marine. Surtout si on n'omet pas de mentionner le guide africain dont le cadavre a été retrouvé atrocement mutilé.  

Le groupe Ansarul Islam soupçonné
L’identité des ravisseurs reste incertaine. Selon des sources concordantes, les soupçons portent sur les hommes de Jafar Dicko, le frère d'Ibrahim Malam Dicko qui a été tué en 2017. Il dirige Ansarul Islam, un groupe terroriste qui recrute principalement dans la communauté peule, agissant dans le nord du Burkina Faso, avec des connexions avec la katiba Macina d'Amadou Koufa au centre du Mali. La ministre des Armées Florence Parly est incapable de confirmer l'information, mais elle "assure prudemment" "qu'il est encore trop tôt pour se prononcer" sur l'identité des ravisseurs.
Deux groupes terroristes opèrent dans la zone.
Comme l'a rappelé la ministre, deux mouvements terroristes opèrent dans la zone. L'un affilié à al-Qaïda, le Front de libération du Macina. En mars 2017, le chef de guerre, Amadou Koufa apparaissait en personne sur la vidéo de formation du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans aux côtés du djihadiste Iyad Ag Ghali. L'autre mouvement est plus proche de l'Etat islamique. Il s’agit de l'Etat islamique au Grand Sahara, dont le chef de guerre Abdoual Hakim, un proche d'Adnane Abou Walid al-Sarahoui opère non loin de là, un peu plus vers l'Est, côté malien. Cette zone frontalière entre le Mali, le Burkina et le Niger sert de base arrière aux groupes terroristes régionaux. C'est pourtant la zone de vacances choisie par le couple de Français, enlevés au Bénin au début du mois,  Laurent Lassimouillas et Patrick Picque.
L'objectif de la mission a été rempli, commente la presse institutionnelle, mais "le prix à payer" a été élevé pour les commandos marine. Sauf que le sacrifice de deux militaires valeureux aurait pu être réservé à une mission plus noble que le sauvetage de deux adultes inconscients mettant la vie d'autres en péril mortel.

VOIR et ENTENDRE comment la presse minimise la responsabilité de Jean-Yves L Drian, puisque le site du Quai d'Orsay indiquait en orange une zone à risques, laquelle a été passée au rouge dans les heures qui ont suivi la libération des quatre otages. 
En clair, à l'origine, la zone du parc de Pendjari n'était pas pour autant classée en rouge comme le laissait entendre le ministère des Affaires étrangères  :

On notera aussi que Le Drian se défausse sur les agences de voyages...
La ministre des Armées en a profité pour rappeler que "l’heure n’est pas aux polémiques". 


A ce propos, l’ex-otage Nicolas Hénin, capturé au cours d'un reportage en tant comme correspondant de l’hebdomadaire Le Point par l’Etat islamique en Syrie en 2013, estime qu’elle est "déplacée". En septembre 2014, consécutivement aux révélations du journal Le Monde, cette belle âme confirme que le suspect de la tuerie du Musée juif de Belgique, Mehdi Nemmouche, a été l'un de ses geôliers en Syrie et qu'il a été "maltraité" par celui-ci.
Les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la sous-direction antiterroriste. Les ouvertures d'enquêtes ne servent pas qu'à imposer le silence à l'opinion, rassurez-nous !
Que Parly n'hésite pas à nous prévenir quand le temps sera venu...

Mais est la quatrième? Qu'est-elle devenue ?


Le focus sur les trois otages accueillis par Macron floute l'Américaine... Si Macron a pu se pavaner à Villacoublay misant sur un gain de quelques misérables points dans ses sondages, c'est que les services secrets américains étaient déjà sur le coup et qu'il a pu profiter de la qualité du Renseignement du président dénigré par notre presse alignée sur le New York Times et le Washington Post qui ont fait campagne pour Hillary Clinton.

Ce qu'on veut bien nous dire des deux otages sud-coréenne et américaine.
Lorsque les services secrets de Trump ont dirigé le commando français de marines sur le point de détention des deux otages français, ce commando d’élite a découvert dans le campement terroriste la présence d’une Américaine et d’une Sud-Coréenne. Elles étaient captives depuis vraisemblablement 28 jours. "Nous n’étions pas au courant de leur présence", a admis Florence Parly. "Les contacts que nous avons eus avec les Etats-Unis et la Corée du Sud montrent que probablement ces pays-là n’avaient pas nécessairement conscience de la présence de ces deux ressortissantes en territoire burkinabé", a hasardé la ministre.

La Sud-Coréenne retrouvée au Burkina-Faso voyageait au Bénin en tant que "simple touriste", a affirmé ce lundi 13 mai un responsable de son ambassade à Paris. 
"Elle voyageait simplement, elle ne travaillait pas. Ca faisait près d’un an qu’elle était en route", indique ce responsable. Avant d’arriver au Bénin, l’ex-otage s’était rendue au Sénégal et au Mali. Elle avait été enlevée par des hommes armés alors qu’elle tentait de traverser en voiture la frontière entre le Bénin et le Burkina. Elle était alors avec l’Américaine. Elle a quitté le Burkina Faso samedi 11 mai avec les deux captifs français, faute de représentation diplomatique sud-coréenne sur place. L’ambassadeur sud-coréen en France était présent à Villacoublay à son arrivée. Elle a été prise en charge à l’hôpital militaire pour vérification de son état de santé. "Elle ne souffre pas de problèmes particuliers", a indiqué le responsable de son ambassade à Paris. Elle devrait rentrer chez elle ce lundi ou mardi.

Quant à l’Américaine, elle ne se trouvait à l'évidence pas là par hasard...
La chaîne ABC assure pourtant qu’il s’agit d’une touriste. Mais aucune autre information n’a filtré. Un responsable du département d’Etat américain a remercié la France pour sa libération, sans donner plus de précisions. Elle devait être rapatriée "indépendamment". Dimanche, Le JDD publie une photo des ex-otages, mais l’Américaine n'y apparaît pas, "à la demande des autorités de son pays". Elles n'ont pas osé dire "à la demande de sa famille"...

Il se murmure que
l'Américaine s'est évaporée dans la nature, parce qu'elle appartiendrait à la CIA.

lundi 26 juin 2017

Ingérence russe dans la présidentielle américaine: Obama a manqué de réactivité

Le président dilettante critiqué pour avoir agi trop tard 

La CIA l’avait averti dès août 2016

Obama, président passif se tournant les pouces
Il est accusé d'avoir su que des piratages auraient été ordonnés par Vladimir Poutine pour aider Donald Trump, révèle le Washington Post, pourtant marqué à gauche… L’affaire des ingérences russes supposées dans la présidentielle américaine empoisonne la présidence de Donald Trump, mais n’épargne pas son prédécesseur démocrate. Barack Obama, briefé par la CIA sur le dossier dès août 2016, selon la presse, a subi ces derniers jours de vives critiques de toutes parts,  du milliardaire, mais aussi de son propre camp.

Le Washington Post confirme le bien-fondé de la contre-attaque de Donald Trump  ce week-end contre l’ancien président démocrate, à qui il reproche de n’avoir "rien" fait contre l’ingérence russe. "C’est un truc incroyable. Et s’il avait l’information, pourquoi n’ont-ils rien fait ? Il aurait dû faire quelque chose", a martelé le président en exercise dans un entretien avec l’émission Fox and Friends diffusée dimanche.
Obama averti dès août 2016.
Selon le Washington Post de vendredi, l’agence centrale américaine de renseignement, la CIA, avait averti Barack Obama dès août 2016 que des piratages du parti démocrate avaient été ordonnés par le président russe Vladimir Poutine dans le but de ré-équilibrer la campagne médiatique de la démocrate Hillary Clinton et d’aider Donald Trump dans sa présidentielle du 8 novembre.

En octobre, toutes les agences du renseignement américain s'étaient entendues pour faire état publiquement d’une ingérence de Moscou. En janvier, elles affirmaient que Poutine en était le cerveau. Le 29 décembre, Barack Obama avait annoncé des sanctions contre la Russie, expulsant notamment 35 diplomates considérés comme des agents russes.


Salve de tweets accusateurs de l’administration Obama

L'addiction aux tweets du président républicain n'a pas faibli ce weekend. Depuis vendredi, il multiplie les tweets visant l’administration Obama, soulignant qu'elle n'a pas agi, pour "ne pas nuire à Hillary" Clinton. 

"Puisqu’on a dit bien avant l’élection de 2016 à l’administration Obama que les Russes interféraient, pourquoi aucune mesure n’a été prise ? Concentrez-vous sur eux, pas sur T" (Trump), s’est-il indigné dans un autre tweet samedi.
Donald Trump nie que la Russie ait pu avoir un quelconque impact sur les résultats de l’élection

Des propos de Donald Trump avaient été interprétés comme une reconnaissance que Moscou avait pu participer à des piratages du parti démocrate, mais le président américain n’a jamais repris véritablement à son compte les conclusions des agences de renseignement selon lesquelles la Russie aurait interféré dans la présidentielle américaine par des piratages informatiques et une campagne de désinformation.

Trump fait ainsi valoir que les machines et les systèmes électoraux eux-mêmes n’ont pas été piratés. Il dément aussi systématiquement toute "collusion" entre des membres de son équipe de campagne et le renseignement russe, à propos de laquelle le procureur spécial Robert Müller enquête actuellement.

S'il y a une "grave erreur", elle vient d’Obama

Image associéeLe rôle du président Obama dans ce dossier suscitait dimanche des interrogations, jusque  dans son propre camp. 
Adam Schiff, chef de file des Démocrates à la commission du Renseignement de la chambre des Représentants, lui a reproché de n’avoir pas agi plus tôt contre Moscou. "Compte tenu de la gravité de la question, l’administration aurait dû intervenir plus tôt contre la Russie, dissuader et sanctionner la Russie plus tôt, car c’est une erreur grave", a-t-il déclaré sur CNN.

Le sénateur démocrate Ron Wyden s’était également dit déçu vendredi
sur CNN que l’administration Obama ne se soit pas montrée plus agressive. "Je suis perturbé par ces nouvelles informations selon lesquelles l’administration Obama n’en a pas fait beaucoup".

Barack Obama avait reconnu début janvier avoir "sous-estimé" l’impact de ces interférences sur les démocraties. 
"Je pense avoir sous-estimé la manière dont, dans cette nouvelle ère d’information, il est possible que la désinformation, les attaques informatiques et ce genre de choses aient un impact sur nos sociétés ouvertes", avait-il concédé sur ABC.

samedi 3 octobre 2015

Obama bombarde un hôpital en Afghanistan, mais suspecte les cibles de la Russie en Syrie

Centre de soins de Médecins sans Frontières à Kunduz, ville afghane, "très fortement endommagé" par des bombardements

Rony Bauman n'exclut pas que l'hôpital ait pu être pris pour "cible"

Dans la nuit de vendredi à samedi, les bombardements ont frappé la ville Kunduz, ville afghane reprise par l'armée régulière aux taliban -fondamentalistes musulmans- et c'est le centre de soins de Médecins sans Frontières (MSF) qui a payé le plus lourd tribut. Cela pourrait être une très grave bavure de l'armée américaine. 

Cette frappe a coûté la vie à 19 personnes, 12 employés, et sept patients, parmi lesquels trois enfants, selon MSF. Tous les membres du personnel décédés sont de nationalité afghane, précise Mathilde Berthelot, membre de MSF, qui s'est exprimés ce samedi soir sur BFMTV. 
MSF a également mis en ligne une photo d'une intervention chirurgicale à la suite du bombardement.
Un habitant de Kunduz avait raconté avoir tenté de joindre, en vain, six de ses amis, tous médecins et infirmiers à l'hôpital de MSF. "Je n'ai aucune nouvelle d'eux. Ils sont peut-être morts", avait-il dit. 

L'ONU qualifie ce bombardement d' "inexcusable" et de "potentiellement criminel". 
Pour le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, cette frappe aérienne pourrait relever du "crime de guerre" si elle était jugée "délibérée par la justice". Il a appelé à une enquête approfondie et transparente.
A Kaboul, le palais présidentiel a assuré que le général américain John Campbell, chef de la mission de l'OTAN en Afghanistan, a "présenté ses excuses" au président Ashraf Ghani dans une conversation téléphonique. Mais l'Alliance atlantique n'a pas officiellement reconnu que le bombardement de l'hôpital de MSF est bien lié à un raid américain et se limite à parler de "possibles dommages collatéraux" d'une opération aérienne.
L'hôpital de MSF hébergeait-il des Taliban ? 

Une "erreur" d'une trentaine de minutes  

MSF assure que l'établissement a été bombardé "pendant plus de 30 minutes", malgré le fait que l'ONG a averti les armées américaine et afghane qu'une première frappe l'avait touché. MSF exige que "toute la lumière soit faite rapidement" sur cette attaque. 

Au moment du bombardement, 105 patients et 80 membres du personnel, des Afghans et des étrangers, étaient présents dans le centre de soins. Ce centre de MSF a apporté une aide cruciale à la population civile depuis lundi et la prise de Kunduz par les taliban, puis la contre-offensive des forces de sécurité afghanes. C'est le seul hôpital dans cette région du nord de l'Afghanistan capable de traiter des grands blessés. "MSF a traité 394 blessés depuis lundi", a expliqué le docteur Bart Janssens, directeur des opérations de l'ONG. "Nous sommes profondément choqués par cette attaque. Nous pressons toutes les parties au conflit à respecter la sécurité des structures de santé et du personnel médical", a-t-il ajouté. L'ONG rappelle qu'elles sont toutes au courant des coordonnées GPS de ses hôpitaux. 

Or, selon les forces internationales, des Taliban se trouvaient autour et peut-être dans l'hôpital de MSF
Le Pentagone ouvre une enquête
Le chef du Pentagone, Ashton Carter, a affirmé ce samedi qu'une "enquête exhaustive" est en cours, mais sans confirmer si le bombardement a été mené par des forces américaines. Le secrétaire à la Défense américain souligne dans un communiqué que "les forces américaines en soutien aux forces de sécurité afghanes opéraient à proximité, tout comme les taliban". Ashton Carter a affirmé que l'enquête était menée "en coordination avec le gouvernement afghan" et que les Etats-Unis vont "continuer à travailler avec (leurs) partenaires afghans pour tenter de mettre fin à la violence dans et aux alentours de Kunduz".
Kunduz, verrou stratégique du nord de l'Afghanistan, est le théâtre d'âpres combats entre les taliban et les forces de sécurité afghanes, qui ont repris le contrôle de la ville jeudi. MSF a démarré ses activités en Afghanistan en 1980.

Barack Obama a accusé la Russie de ne pas faire la distinction entre l'EI et les groupes d'insurgés plus modérés.

Alors que l'OTAN prend les populations civiles pour cibles, le président américain a critiqué vendredi 2 octobre la politique russe de frappes en Syrie et mis en garde le président russe Vladimir Poutine.
Le ministère de la Défense russe assure, vidéos à l’appui, avoir bombardé mercredi "l’organisation terroriste internationale Isis" (acronyme anglais pour l’Etat islamique autoproclamé), les Etats-Unis comme France avancent qu'à Hama, Homs et Lattaquié, où l'EI n’opère pas, les forces russes s’en seraient prises à des rebelles syriens "armés et entraînés" par la CIA, opposés à Bachar el-Assad, dont Poutine reste un fidèle allié.

Qui sont ces rebelles qui veulent renverser le régime syrien et ont les faveurs de Obama et Fabius?

Ceux qui se battent contre les troupes d’Assad sont certes les militaires et les appelés qui ont fait défection, mais aussi des djihadistes rompus au combat. 
L’Armée Syrienne Libre (ASL) est constituée d’une majorité de jeunes militaires appelés au service militaire, qui ont quitté leurs lieux d’affectation pour rejoindre la rébellion ou leurs villes et villages à travers le pays. En premier lieu, pour protéger les manifestants des attaques des Chabihas ou juste pour être auprès de leur famille, puis pour harceler l’armée d’Assad, avant de passer aux attaques frontales qui se sont multipliées avec le début de l’été.
Car ils sont sous l'influence des rebelles qui ont fait de la Syrie une terre de djihad.
En septembre 2013, François Hollande annonce depuis Bamako que la France va finalement fournir des armes à l'ASL "dans un cadre contrôlé" et "élargi avec un ensemble de pays". En décembre 2013, le même indique que, contrairement aux États-Unis et au Royaume-Uni, il maintient "ses livraisons d'aide militaire non létale": plusieurs livraisons ont ainsi eu lieu au cours de l'année 2013, comprenant notamment des mitrailleuses de calibre 12,7 mm, des lance-roquettes, des gilets pare-balles, des jumelles de vision nocturne et des moyens de communication. Les livraisons sont toujours en cours à l'été 2014.
Ces "rebelles modérés" que la France équipe, c'est par exemple le Front al-Nosra, groupe armé salafiste djihadiste affilié à al-Qaïda, apparu dans la guerre syrienne, dans le nord-ouest de la Syrie, mais aussi au Liban. À partir de novembre 2013, il devient l'un des plus importants groupes rebelles, après avoir provisoirement rallié l'organisation État islamique d'Irak, puis à al-Qaïda. En mai 2014, le groupe est placé sur la liste de l'ONU des organisations terroristes.


dimanche 11 mai 2014

Ukraine: les rebelles de Kiev protestent contre la visite de Poutine en Crimée

L'Humanité rapporte la présence de mercenaires américains au côté de Kiev

Forts du soutien occidental, les insurgés de Kiev haussent le ton



Sans attendre une éventuelle légitimité par les urnes, le ministre ukrainien des Affaires étrangères a exprimé une "ferme protestation" contre la visite aujourd'hui du président russe Vladimir Poutine en Crimée. 

Le gouvernement transitoire veut ignorer l'Histoire

Paradoxalement, les insurgés de Kiev, portés au pouvoir par la rue, nient la volonté populaire de deux régions russo-phones frontalières de la Russie
Cette visite sur un territoire "temporairement occupé" est une "violation flagrante de la souveraineté ukrainienne", estime le rebelle du gouvernement auto-proclamé de Kiev, lequel .    
"Cette provocation confirme une nouvelle fois que la Russie ne veut pas rechercher d'issues diplomatiques" aux tensions entre les deux pays.

Rappel historique à l'attention des dirigeants de Kiev et d'Occident

Le Premier ministre de Crimée a appelé Poutine à aider à restaurer la paix et le calme.

La Crimée a obtenu le statut de "République autonome de Crimée" au sein de l'Ukraine devenue indépendante en 1991. Elle a sa capitale propre, Simféropol. En 1991, bien qu'étant de majorité russophone,  la ville stratégique de Sébastopol, grand port de guerre sur la mer Noire au sud-ouest de la péninsule, ne fait pas partie de la République autonome de Crimée, mais dispose d'un statut administratif particulier au sein de l'Ukraine, lorsqu'en mars 2014 et par décision du parlement, la Crimée fait sécession pour devenir la "République de Crimée", puis proclame son rattachement à la Russie. La communauté internationale sous la domination de l'OTAN refuse de reconnaître la volonté de la population et considère toujours la Crimée comme un territoire de l'Ukraine, malgré l'absence de légitimité du gouvernement de Kiev.
Il est pourtant abusif de parler d'annexion de la République de Crimée par la Russie. Sa "capitale" fédérale, Sébastopol, accueille la flotte russe de la mer Noire depuis le XVIIIe siècle et a obtenu le statut de "ville fédérale russe" à partir du 18 mars 2014.

Plus encore, en 2010, après de longues négociations, l'Ukraine a prolongé le bail de la Russie sur le port de Sébastopol, jusqu'en 2042.

Ce que L'Humanité sait mais que les autres ont ordre d'occulter

Les Ukrainiens sont-ils déjà passés sous la tutelle de Washington?
L'économie ukrainienne en faillite est maintenue sous respiration artificielle par le président démocrate Obama.
Les Occidentaux lorgnent sur la Crimée, stratégique en Mer Noire. En conflit d'intérêts, Washington, Paris, Berlin et Londres jouent un jeu trouble.

Politiquement, la démocratie est bafouée par des pays républicains.
Le référendum d'autodétermination proposé aux Ukrainiens de l'Est ce dimanche est maintenu, selon le quotidien communiste,
malgré les appels au report et à l’apaisement de la Russie.

La présence de mercenaires américains aurait été confirmée, selon le quotidien d'extrême gauche et les violences ont repris dès les premières heures du vote autour de Slaviansk.

"Plus de sept millions d'Ukrainiens de l'Est sont appelés à se prononcer sur l'"indépendance" des "républiques populaires" autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, deux régions très industrialisées, frontalières de la Russie, qui représentent 16% du PIB du pays. Autour de 1.200 bureaux de vote ont été mis en place, ouverts entre 8h00 et 22H00. Sur les bulletins, figure la question: 
"Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Donetsk ?" 
ou 
"Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Lougansk ?".
Si le "Oui" a de fortes chances de l’emporter, la participation reste incertaine, un taux de 30% de votants à midi pour Donetsk, la principale ville de cette région minière du Donbass, a été avancé par les autorités locales. A Slaviansk, le maire autoproclamé Viatcheslav Ponomarev a promis samedi une "participation de 100%". A Donetsk, le chef de la commission électorale Roman Lyaguine, a parlé de "millions" de votants. "Aucune participation minimale n'est fixée pour valider le vote", a-t-il prévenu.

Le gouvernement transitoire de Kiev et les Etats-Unis ont d'ores et déjà prévenu qu'ils ne reconnaîtront pas le résultat de ces référendums, "illégaux en vertu du droit ukrainien et (qui) sont une tentative pour créer des divisions et des troubles". 
Le chef de l'État français lui a fait écho: Ces "vraies-fausses consultations" n'ont "aucun sens" et sont "nulles et non avenues", a-t-il estimé de son côté, affirmant que "la seule élection qui vaudra" en Ukraine sera l'élection présidentielle du 25 mai organisée par les rebelles de Kiev. 

Des mercenaires de Blackwater

Le Figaro confirme les révélations
de l'hebdomadaire allemand et de l'Humanité
Dès avant l’ouverture du scrutin, les combats menés par des troupes soutenues par des Occidentaux contre Slaviansk. De nombreuses et très fortes détonations ont retenti dès le début de matinée. Après des tirs nourris pendant une grande partie de la nuit, les combats ont repris notamment dans le village d'Andriïvka sur la "ligne de front", rapporte l'AFP. La ville de Slaviansk reste encerclée par les forces rebelles ukrainiennes, qui continuent de qualifier les pro-russes de "terroristes". Selon le journal allemand Bild am Sonntag, 400 mercenaires d'une entreprise privée américaine sont déployés autour de Slaviansk, aux côtés des soldats et de la police ukrainienne. "Ces barbouzes sont des membres de feu Blackwater, maintenant renommée Academi, suite aux nombreuses bavures dont ce groupe est accusé en Irak et Afghanistan. Ils coordonneraient et dirigeraient des opérations de guérilla contre les séparatistes. Le Bild am Sonntag ne sait pas qui les a engagés, mais c’est ce même journal qui avait révélé la semaine dernière que des agents de la CIA et du FBI aidaient Kiev à mettre un terme à la rébellion et à mettre en place un dispositif de sécurité efficace."

mercredi 4 septembre 2013

Et pourquoi les preuves ne se fabriqueraient-elles plus depuis l'expérience irakienne ?

Guerre d'Irak : comment tout a commencé il y a dix ans

Les enseignements de l'Histoire

Quand, le 20 mars 2003, l'armée américaine intervient en Irak, George W. Bush et les faucons de son gouvernement n'auront de cesse de convaincre leurs alliés que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive.

"Toutes les guerres sont des erreurs", confie le général australien Peter Cosgrove, qui dirigeait les forces australiennes en Irak en 2003. "Dans le cas de l'Irak, ajoute le Suédois Hans Blix, il y a eu une tentative de la part de certains pays d'éradiquer des armes de destruction massive qui n'existaient pas". Hans Blix sait de quoi il parle. Il dirigeait à l'époque la commission de l'ONU chargée de rechercher la présence d'armes de destruction massive en Irak.

L'invasion, le 20 mars 2003, de l'Irak par la coalition menée par les États-Unis fut en effet une immense partie de poker menteur qui se solda par plusieurs centaines de milliers de morts. Dix ans plus tard, le bilan fait honte à une bonne partie des Américains eux-mêmes. L'Irak est loin d'être cette démocratie rêvée par George W. Bush et ses éminences grises, ces néoconservateurs qui se refusent toujours à lever le voile sur les coulisses de ce conflit: le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ou bien son secrétaire adjoint Paul Wolfowitz…

L' "Axe du Mal"

Saddam Hussein était-il impliqué dans les attentats du World Trade Center (11 septembre 2001)? 
C'est la question posée dès le lendemain des attaques par George W. Bush à ses subordonnés. Un rapport des services de celle qui est alors conseillère pour les questions de sécurité, Condoleezza Rice, assure que non: il n'y a aucun lien entre l'Irak et al-Qaida. N'empêche, les spéculations vont bon train. James Woolsey, qui dirige alors la CIA, évoque un "mariage très fructueux entre Saddam Hussein et Ben Laden". Le ministre de la Défense italien Antonio Martino se risque à aller encore plus loin. Selon Martino, Oussama Ben Laden pourrait n'être qu'un simple exécutant d'un État voyou… Ainsi va naître "l'Axe du mal", un remake de «l'Empire du mal» de Ronald Reagan. En 2002, le vice-président américain Dick Cheney entreprend une tournée diplomatique, où il martèle que Saddam "développe des armes de destruction massive". Il rencontre notamment le premier ministre britannique Tony Blair qui se rallie sans peine à ce scénario au point, quelques mois plus tard, de présenter un rapport de 55 pages démontrant que l'Irak développe non seulement des armes chimiques et bactériologiques, mais aussi des armes nucléaires qui pourraient être opérationnelles d'ici un à cinq ans…

Une tache dans la carrière de Colin Powell
Devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Hans Blix et Mohamed ElBaradei, à la tête des inspecteurs de l'ONU, indiquent pourtant n'avoir trouvé aucune preuve de ces allégations. La France de Jacques Chirac appelle à la prudence. Le 5 février 2003, le prestigieux Colin Powell, alors secrétaire d'État, tente de convaincre le Conseil de sécurité des Nations-Unies de la "légitimité" d'une intervention militaire. Il s'appuie sur des photos satellitaires, des écoutes téléphoniques et agite une fiole supposée contenir de l'anthrax. Il insiste: "Chacune des déclarations que je fais aujourd'hui s'appuie sur des sources solides". Mais tout est "bidon" et le général Powell le regrettera amèrement. Une «tache dans ma carrière», va-t-il reconnaître quelques années plus tard.

Le 20 mars 2003, malgré l'hostilité de la France, de la Russie et de la Chine, Washington décide de lancer l'opération "Irak Freedom" sans l'aval du Conseil de sécurité. Une guerre éclair qui aboutit en quelques jours à la chute du régime de Saddam Hussein, mais plongera durablement l'Irak dans le chaos. Le 13 décembre 2003, Saddam Hussein est débusqué dans sa cachette près de Tikrit, barbu, hirsute, méconnaissable. Il sera exécuté par pendaison un an plus tard.

L'attentat contre un mausolée chiite de Samarra, au nord de Bagdad, en février 2006, donne le coup d'envoi d'un conflit confessionnel d'une violence inouïe. Combats de rue, attentats, assassinats mettant aux prises insurgés chiites et sunnites d'un côté, forces de la coalition de l'autre. Al-Qaida et ses affiliés s'implantent dans le pays. L'apocalypse commence. Chaque mois, les victimes se comptent par milliers. Dix ans plus tard, la situation sécuritaire, si elle n'est pas comparable à celle qui prévalait de 2005 à 2008, demeure précaire. Mardi, cinquante-deux personnes ont été tuées lors d'une nouvelle série d'attentats anti-chiites revendiqués par al-Qaida.

Une "faillite" du renseignement américain

Aucune arme de destruction massive n'a été retrouvé en Irak. Alors, qui a menti? La CIA a plaidé coupable. Les informations collectées n'étaient pas solides, les analyses bâclées et les conclusions fondées sur des hypothèses erronées. Le résultat, affirme un rapport officiel d'enquête publié en 2005, a été "l'une des faillites du renseignement les plus préjudiciables de l'histoire américaine".

Mais la communauté du renseignement n'est pas seule en cause. "Affirmer que tout le processus a été imperméable au climat politique n'est tout simplement pas crédible", affirme Paul Pillar, un ancien de la CIA, spécialiste du Moyen-Orient, aujourd'hui professeur à l'université Georgetown. En février 2011, un certain Rafid Ahmed Alwan al-Janabi révèle dans un entretien avec le quotidien britannique The Guardian qu'il est à l'origine de cette vaste "intox". Proche des services secrets américains, "Curveball" - c'est son nom de code - affirme avoir tout inventé pour convaincre les États-Unis de renverser Saddam Hussein. Outré d'avoir été aussi grossièrement manipulé, Colin Powell sort de sa réserve et demande que la CIA et le Pentagone lui expliquent pourquoi ils lui avaient transmis des informations erronées. "C'est absurde", lui répond Donald Rumsfeld qui admet des "erreurs", mais se défend, sans convaincre, d'avoir été «malhonnête».

L'enjeu pétrolier

Pourquoi l'Amérique de Gorge W. Bush a-t-elle envahi l'Irak? Pour y chasser un tyran et y parachuter des valeurs démocratiques, comme l'affirment les avocats de l'administration Bush? En réalité, il est clair qu'outre une volonté d'influencer les évolutions politiques de la région, l'intervention militaire de 2003 a permis aux États-Unis de reprendre pied dans un pays stratégique du point de vue énergétique et d'en évincer la Chine et la Russie, qui y avaient développé leurs intérêts.

À l'époque, les Américains n'ont d'autre choix que de projeter leur puissance là où se situent les réserves pétrolières essentielles à la poursuite de leurs activités économiques. Les stratèges de l'administration Bush entretenaient des liens étroits avec les milieux d'affaires. Président en 1995 d'Halliburton, Dick Cheney assurera ainsi au géant de l'équipement pétrolier de mirobolants contrats. Dans son livre 'Le Temps des turbulences' paru en 2007, Alan Greenspan, qui dirigea la Réserve fédérale de 1987 à 2006, n'a pas hésité à dire tout haut "ce que tout le monde sait: l'un des grands enjeux de la guerre d'Irak était le pétrole".

Pour Hollande,
 
le grand enjeu des frappes aériennes envisagées sur la Syrie est-il seulement la gloriole ?

mardi 14 août 2012

Syrie: des ONG accusent les rebelles de violations des droits de l'Homme

L'Occident découvre les exactions des rebelles syriens !

VOIR et ENTENDRE une video qui interpelle:




C’est une vidéo dérangeante qui a été postée sur le web par les révolutionnaires syriens : elle montre l’exécution sommaire, mercredi, de prisonniers par les insurgés ns la ville d’Alep, en violation de toutes les règles internationales.


Les sept hommes exécutés dans un déluge de feu de kalachnikov, tiré par des combattants de l’Armée syrienne libre (ASL), sont des Chabbihas , des miliciens au service du régime de Bachar el-Assad, et pas des soldats de l’armée régulière syrienne.

Pour expliquer leur geste, qui a suscité de nombreuses critiques y compris parmi les ennemis du régime de Damas et de la part des organisations de défense des droits de l’homme, les insurgés affirment que ces hommes, appartenant à un clan connu à Damas, les Barri, venaient de tuer quinze de leurs hommes lors de l’attaque d’un commissariat par l’ASL.

Des rebelles syriens se livrent à des exécutions sommaires, égorgent ou jettent des corps du toit d'un bâtiment... Ces images choquantes circulent actuellement sur Internet. Des vidéos qui n'ont pas encore été authentifiées, mais les observateurs confirment que la rébellion commet des exactions. 


VOIR et ENTENDRE
un premier reportage accusateur des insurgés:


Mais Reuters, CNN et NBC le révélent, Barack Obama a signé une directive "secrète" autorisant la CIA "à apporter plus de soutien en termes de renseignement aux forces anti-Assad qu’il avait été précédemment admis officiellement"