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dimanche 2 décembre 2018

Gilets jaunes: le ministre de l'Intérieur met l'insurrection sur le compte d'une mauvaise communication du gouvernement

Après sa gestion catastrophique du rassemblement citoyen, Castaner fait profil bas  

Alors que la personne de Macron, comme sa politique autoritaire, est mise en question

pour son mépris hautain du mouvement social de rejet de sa politique autoritaire d'austérité, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a taclé l'ensemble des acteurs politiques macroniens, au premier rang desquels l'exécutif, qui a "mal géré" sa communication concernant sa politique économique.

Commentant la troisième journée de mobilisation des "gilets jaunes" qui a viré à l'insurrection sociale violente, à Paris, notamment sur la Place de l'Etoile, en haut des Champs-Elysées, mais aussi en régions, Castaner a admis que la pédagogie macronienne dont l'exécutif nous rebat les oreilles depuis des semaines a été un fiasco. 

Soutiens à 85% du  mouvement revendicatif des Gilets jaunes, les Français refusent la révolution culturelle entreprise par Macron pour un "monde nouveau". Les "gardes rouges" de sa majorité présidentielle de blancs-becs nantis et prétentieux ont échoué à faire passer le message de lendemains qui chanteraient après la hausse des taxes. Leur Petit livre rouge des promesses du candidat est resté lettre morte. Le président élu par défaut en mai 2017 a sous-estimé la capacité de résistance des Français au formatage et à ses tentatives de ré-éducation des esprits : l'expression politique s'est libérée par le canal des nouveaux "dazibao", les réseaux sociaux sur lesquels s'expriment les révoltés. Mao est mort, mais Macron ne va pas bien...

La pédagogie qu'a voulu imposer Macron - pesamment, lors de son "itinérance mémorielle", au prétexte de la célébration du centenaire du 11-Novembre 2018 -  et que ses proches et des élus de sa majorité ont développée, a saturé les Français qui ont le souci, mois après mois, de vivre dignement et survivre, sous le poids des charges fiscales. Des "erreurs de communication", nous dit aujourd'hui Castaner, ministre de l'Intérieur contesté du fait de son incapacité face aux débordements, pillages et violences urbaines à travers le pays. Le bouffon avait atteint son seuil personnel d'incompétence au porte-parolat du gouvernement, mais Macron, solitaire et sans aucune base populaire, n'avait pas de meilleur choix ! Combien d'autres bras-cassés comme lui auprès de Macron, dont les propres limites sautent aujourd'hui aux yeux comme pavés parisiens en Mai 68 ?

La faute au tout-écologique
"On a objectivement mal géré un certain nombre de séquences de communication, de pédagogie sur l'enjeu de sortir du tout pétrole et de cette exigence de souveraineté nationale, de baisses de dépenses, d'augmentation du pouvoir d'achat", a-t-il piteusement lâché, samedi 1er décembre sur BFMTV.

Christophe Castaner pointe notamment les mesures prises par Macron pour assurer la transition énergétique : "Ce sont les mesures que nous avons mises en place et on n'a pas été compris. Par exemple, sur cette communication pour nous battre contre la dépendance pétrolière, on s'est planté".
L'exécutif ne comprend donc toujours pas que la priorité de la population n'est pas la planète, mais son quotidien.
"Est-ce que vous voulez que je vous répondre que tout va bien et qu'il n'y a pas de problème ? Ça serait paraître idiot et surtout vous mentir", a complété le ministre qui avait dénoncé, quelques minutes plus tôt, les violences commises à Paris et la "stratégie des professionnels du désordre".



L'intervention télévisée de Christophe Castaner a constitué un point d'orgue de cette troisième journée de mobilisation des "gilets jaunes", qui protestent notamment contre la hausse des prix du carburant et pour la défense de leur pouvoir d'achat, quand le pouvoir parle "lèpre nationaliste", féminisme ou interdiction de la fessée aux enfants. 
Cette journée pacifique s'est soldée par de multiples incidents et violences en France, et surtout à Paris. Dans la capitale, les heurts 
ont fait une centaine de blessés, dont 14 parmi les forces de l'ordre. 287 interpellations ont eu lieu.

mercredi 8 mai 2013

Hollande a présidé les cérémonies du 8 mai 1945 à Paris

Devoir de mémoire contre commémorations 

Les cérémonies nationales du 8 mai, commémorant la victoire des Alliés   à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, ont débuté mercredi vers 10h40 avec l'arrivée du chef de l'Etat.

François Hollande a présidé mercredi les cérémonies du 8 mai.
Après un dépôt de gerbe au pied de la statue du général de Gaulle, en bas des Champs-Elysées, le chef de l'Etat a remonté l'avenue escorté de la garde républicaine, salué sous un ciel couvert par un public clairsemé.

Le chef de l'Etat était cette année accompagné du président polonais Bronislaw Komorowski, invité des commémorations. 
Une importante délégation des forces polonaises était également présente. La Pologne a particulièrement souffert de l'occupation nazie durant le conflit et les Polonais ont joué un rôle important dans la Résistance intérieure en France.

Les deux responsables ont ranimé conjointement la flamme sur la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, avant que soient interprétés les hymnes nationaux et le Chant des partisans qui célèbre la résistance à l'occupant.

Le président a abordé la polémique française avec l'Allemagne en présence du président polonais

Interrogé à l'issue des cérémonies sur les récentes tensions entre la France et l'Allemagne, le président Hollande a souligné que
Paris et Berlin doivent aujourd'hui se "retrouver ensemble pour une Europe qui soit celle de la croissance et de l'emploi". "C'est le sens du débat que nous avons engagé (...) Il y a un débat et à la fin ça se passe toujours avec un compromis entre la France et l'Allemagne, ce sera encore le cas pour les grands dossiers que nous avons à régler", a-t-il assuré sur France2.

Le chef de l'Etat a également souligné la volonté de Paris et Varsovie de "relancer le triangle de Weimar, c'est à dire l'amitié entre la France, l'Allemagne et la Pologne ensemble pour préparer l'Europe".

A propos du climat politique un an après son élection, il a observé qu'"il n'y a pas de célébration" mais "une obligation de réussir". "Je veux dire aux Français, y compris dans ce moment de gravité, de souvenir, que nous sommes en train de préparer un avenir, nous le faisons en Europe, nous le faisons en France", a-t-il affirmé.

Plusieurs ministres ont également minimisé les tensions récentes entre Paris et Berlin sur les politiques à mettre en place pour sortir de la crise. 
"Il peut y avoir des hauts et des bas dans nos relations avec l'Allemagne, mais ce qui est certain c'est que le couple franco-allemand est déterminant, c'est le socle de l'Europe. Le 8 mai c'est aussi une forme de message et de signe de la réconciliation franco-allemande", a observé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Les cérémonies commémorent chaque année la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie le 8 mai 1945

Le terme de 'génocide' fut forgé à la suite au procès de Nuremberg, peu après la seconde guerre mondiale, après cinq ans du conflit, le plus meurtrier de l'histoire,
sans compter le génocide vendéen et les massacres associés au marxisme, d'URSS ou de Chine, où 
Mao Zedong utilisa ses Gardes rouges pour poursuivre le processus de la révolution culturelle et quand des enfants tibétains furent enlevés à leurs parents entre 1951 et 1955 pour être éduqués au communisme maoïste, à la Corée du Nord ou à la Birmanie, en passant par  la guerre idéologique du Vietnam entre les forces du sud et du nord communiste, qui ont tué environ 1,5 million de Vietnamiens (puis les victimes de l'exode après 1975 et de la répression des années 1980, soit plus d'un demi-million, dont 65.000 à 100.000 exécutions par le régime communiste, 150.000 à 175.000 prisonniers disparus, le reste étant des boat-people) et  génocide cambodgien perpétré par les Khmers rouges, des communistes maoïstes menés par le sinistre Pol Pot.

Jour férié depuis 1953, le 8 mai s'est peu à peu imposé comme la date symbolique de la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 1975, le président Valéry Giscard d'Estaing avait supprimé les commémorations au titre du rapprochement avec l'Allemagne. Mais elles ont été rétablies en 1981 par le socialiste François Mitterrand et ne sont plus remises en cause.

Or, 2014 doit être une année chargée en commémorations, avec, outre celles du 8 mai, les célébrations du 100è anniversaire du début de la Première Guerre mondiale et celles du 70è anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie, le 6 juin 1944.

Mais la binationnale Eva Joly déclara en 2011 que le défilé militaire du 14 juillet symbolise " le passé"
et proposa de lui substituer un "défilé citoyen"...

Aujourd'hui encore,
la gauche considère que les jours fériés de commémorations diverses obèrent les chances de réussite de la politique de Hollande, le "François courage", de Le Drian !...

samedi 10 mars 2012

La France fait entrer la Corée du Nord dans le concert des nations

Radio France fait ami-ami avec le dictateur coréen

Myung-Whun Chung, directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Radio France, J.-Luc Hees, Pdg de Radio France, J.-Pierre Le Pavec, directeur de la musique de Radio France et Jack Lang à gauche, le 7 mars 2012

Le Philharmonique de Radio France s'est rendu en Corée du Nord pour préparer un concert à Paris

Myun-Whun chung, à la tête du Philharmonique de Radio France depuis 2000, s’envole pour une semaine en Corée du Nord, où il préparera, avec 70 musiciens de l’orchestre Unhasu, le concert exceptionnel mêlant les musiciens des deux pays qui sera donné le 14 mars prochain à la salle Pleyel de Paris.

Ce chef d’orchestre sud-coréen, qui dirige aussi le Philharmonique de Séoul, en Corée du Sud, avait souhaité réunir des musiciens de Corée du Nord et du Sud, mais s’était heurté à des "raisons politiques" , regrette-t-il. Toutefois, du fait de sa nationalité, les deux Corées seront un peu réunies, avec l’aide de la France et de la musique.

Un rapprochement musical avait déjà été tenté en 2006, quand Myun-Whun chung avait été invité à participer à un concert de la paix en Corée du Nord, mais les essais nucléaires de Pyongyang en octobre de la même année avaient annulé l’événement.


Le contribuable français fait la promotion de la dictature militaire coréenne


Kim Jong-eun, dernier dictateur en date de la "dynastie" coréenne, a reçu la république populaire coréenne en héritage de son père,
une démocratie à parti unique


Le concert conjoint de l’Orchestre Philharmonique de Radio France et de l’Orchestre Unhasu de la République populaire démocratique de Corée est programmé. C’est la première fois qu’un orchestre nord-coréen se déplace en Europe et c'est la France qui accorde une reconnaissance diplomatique.

Radio France organise le 14 mars à la salle Pleyel un concert exceptionnel.
L'événement musical politique fait l'objet d'une médiatisation extrêmement discrète: le concert aura lieu en catimini...

La Corée du Nord est le pays totalitaire le plus militarisé au monde avec un total de 9 495 000 hommes d'active, de réserve et paramilitaires, pour une population de 25 millions.
C'est un État doté de l'arme nucléaire.
Après l'essai nucléaire nord-coréen du 9 octobre 2006, la République "populaire démocratique" de Corée est devenue le neuvième État à détenir l'arme nucléaire. Deux ans et demi après son premier essai, elle annonce le 25 mai 2009 qu'elle a réalisé un second essai nucléaire souterrain.
Les altermondialistes de Gro-Eva Joly, de Cécile Duflot et de Noël Mamère auraient reçu des places de faveur au premier rang. Ils n'envisagent pas d'aller manifester devant la Salle Pleyel...Les relations de la Corée du Nord avec les organisations internationales et les ONG sont pourtant très tendues, car elle limite sévèrement l'accès à son territoire, officiellement " pour des raisons de sécurité ", comme c'est le cas à l'égard du Programme alimentaire mondial (PAM), malgré la grande misère qui frappe singulièrement les enfants.
Des communistes de Marie-George Buffet, qui ont confié le parti au trotskiste (!) Jean-Luc Mélenchon, rien ne peut plus nous surprendre. Il faut dire aussi que des pilotes nord-coréens ont participé à la guerre du Kippour dans les rangs des forces arabes. N'en doutons pas, les cadres du PCF seront au balcon !

Prochaine initiative de Radio France afin d’œuvrer en faveur de la détente, de l'amitié et de la paix au Moyen Orient : un concert avec l'orchestre philharmonique de Téhéran ?

jeudi 22 décembre 2011

Révisionnisme vs négationnisme: les lois mémorielles, y faut voir...

Le devoir de mémoire, oui, mais ça dépend !



Le devoir de mémoire,
il est sélectif,
avant oubli total...
ou exacerbation concomitante


Et ça dépend de quoi, s'il vous plaît ?

Ah, ben y faut voir; ça dépend de l'époque et des personnes concernées...
Pour faire simple, c'est à la tête du client, au faciès.
Ici encore, la pensée unique en vigueur pèse sur la notion et les critères recevables. C'est ainsi que les soulèvements anti-coloniaux peuvent retenir l'attention, mais que le génocide arménien fait débat. Attention ! La terminologie marque votre positionnement: un "massacre", éventuellement, mais un "génocide", sûrement pas ! Il est seulement toléré de parler de "drame". C'est à peine si les victimes et leurs descendants peuvent être d'un avis différent. Qu'elles fassent entendre leur voix et elles déclenchent des manifestations, parmi les plus démocratiques qui soit, bien évidemment...

En France, il est "politiquement correct" de contester l'armée française confrontée au soulèvement algérien, et il est convenable de parler, non pas de "guerre civile", mais de "guerre anti-coloniale". Les livres d'histoire stigmatisent les tortionnaires sud-américains des régimes Pinochet et Videla, qui ont tenté d’éliminer les activistes de gauche, mais il est en revanche intolérable de seulement évoquer les répressions soviétiques en Tchécoslovaquie (Coup de Prague, prise de contrôle du pays par le Parti communiste tchécoslovaque soumis à l'Union soviétique (URSS), en février 1948, ou les charniers par les Khmers rouges (cambodgiens communistes d'inspiration maoïste qui ont asservi le Cambodge de 1975 à 1979, au régime totalitaire du dictateur Pol Pot).
En Afrique, le Rwanda a bien été victime d'un génocide en 1994, mais l'Education nationale n'a pas retenu qu'en URSS Joseph Staline a ordonné le génocide la déportation du peuple tchétchène en 1944, sous prétexte de collusion avec l’agresseur nazi, ceux du Pacte germano-soviétique de 1939 qui consacra l'alliance de Staline avec les nazis !...

Détails de l'Histoire
La télévision de service public a-t-elle consacré une soirée au génocide de 2 millions de morts civils en 45 ans par les totalitaires communistes de Roumanie dans la période 1946-1989 ? C’est pourtant un cas encore unique de reconnaissance officielle d’un génocide sur critères politiques, religieux et sociaux, voire éthniques (francs-maçons, juifs non-communistes, syndicalistes, intellectuels, artistes trop indépendants et Rom..)
Ainsi, il n'est toujours pas admis que le Goulag soviétique et le Laogaï (plus de 1000 camps de rééducation par le travail - c'est-à-dire camps de concentration qui ont fait 20 millions de morts - en République populaire de Chine de Mao) sont des génocides.
Il a fallu attendre 2005 pour que l'Irak soit reconnu coupable du gazage des Kurdes par Saddam Hussein (par armes chimiques) qualifié par le Tribunal de La Haye de crime de génocide (février à septembre 1988).

Les "lois mémorielles" peuvent-elle établir une vérité historique ?

Le traitement militant de la colonisation française et la ré-écriture partisane de l'Histoire sur ce sujet ont suscité le vote de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui invite à une lecture historique " positive " de la période. Le débat s'est crispé avec le dépôt d'une plainte contre l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, fondée sur la loi Taubira, pour contestation de crime contre l'humanité. Le chercheur contestait que les traites négrières aient été un génocide, car elles n'avaient pas pour but l'extermination d'un peuple, mais ne remettait pas en cause leur caractère de crime contre l'humanité (juin 2005). La plainte a été retirée et cette affaire a débouché sur la création du collectif Liberté pour l'histoire qui réclame l'abrogation de toutes les " lois mémorielles ", dont la loi Taubira. Depuis cette affaire qui ravive la question de l'indépendance idéologique des historiens-chercheurs, l'article de loi engage leur responsabilité. Tout révisionnisme historique devient plus délicat (celui-ci vise à revoir la lecture et l'interprétation historique d'un sujet en se fondant sur l'apport de nouvelles sources ou leur réexamen, plutôt que des interprétations libres. Il se distingue du " négationnisme ", discours ayant pour but de nier la réalité d'un fait historique confirmé par les sources).

Plusieurs conceptions des rapports entre la loi et l'histoire s'opposent
Dans un Etat libre, il n'appartient ni au Parlement ni à l'autorité judiciaire de définir la vérité historique ". C'est le point de vue défendu par les signataires de " Liberté pour l'histoire ", partisans d'une stricte séparation, gage de démocratie, selon eux, mais risque d'égarements idéologiques, pour leurs détracteurs. " Gérard Noiriel, un des inspirateurs de la pétition du 25 mars 2005, concède qu'on ne peut empêcher le législateur d'intervenir sur ce qui touche à la mémoire, mais se dresse sur ses ergots si le politique voulait se mêler de la recherche et de l'enseignement en histoire, car ce serait un frein à l'endoctrinement par l'enseignement et à la manipulation des esprits par la presse, l'un et l'autre engagés. Ce communiste, directeur d’études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), pointe l'ancien article 4 de la loi du 23 février 2005, mais aussi la loi Taubira. Elle établit en effet que les programmes scolaires et de recherche devront accorder à la traite négrière et à l'esclavage la place qu'ils méritent, mais il regrette qu'elle n'impose pas un jugement positif ou négatif sur la question. D'autres historiens, en revanche, soulignent qu'il ne s'agit pas de dicter l'histoire mais de lutter contre l'idéologie de la négation. Dans cette situation, le juge appliquant la législation en vigueur n'est pas compétent pour juger de la véracité des affirmations de l'historien , mais du caractère intentionnellement nuisible ou non de son travail et de ses allégations. Cet historien engagé a été membre du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, avant d'en démissionner en mai 2007 avec 7 autres universitaires, pour protester contre la création par Nicolas Sarkozy d'un ministère associant la question de l'immigration et de l'identité nationale.

Les "lois mémorielles" lance la "guerre des mémoires" et met les victimes en concurrence
La gauche préférerait le statu quo, car la loi du 23 février 2005 confronte deux mémoires et deux idéologies" à la vérité historique. Ainsi, celle des rapatriés et celle des anciens colonisés, ou de leurs descendants présents sur le territoire français, alors que le politiquement correct oeuvre dans le "sens de l'histoire", en faveur de la diversité et du communautarisme. Françoise Chandernagor, écrivain socialiste, ancien maître des requêtes au Conseil d'Etat mais aussi descendante d'esclave et fille d'André Chandernagor, ancien député de la Creuse et ministre du gouvernement Pierre Mauroy, situe le début de ce phénomène avec la loi Gayssot (député PCF). Les opposants à la loi modifiée stigmatisent les élus du peuple qui ont ouvert " la boîte de Pandore : ils agitent leurs chiffons rouges, estimant qu'à partir de ce moment-là, " chaque fraction de la population a voulu la loi "mémorielle" qui sacralisait son propre malheur ". Anticolonialiste et signataire du manifeste des 121, qui dénonce la répression en Algérie en 1960, Claude Lanzmann abonde dans ce sens. Selon lui, il n'y a pas concurrence, mais " universalité des victimes ". Pour lui, " comprendre que la loi Gayssot, qui porte sur le désastre le plus paradigmatiquement antihumain du XXe siècle, est aussi une garantie et une protection pour toutes les victimes ", éviterait la guerre des mémoires et cette concurrence des victimes. Seulement, ce caractère universel échappe aujourd'hui à beaucoup, dont Henri Rousso: " la mémoire de la Shoah est ainsi devenue un modèle jalousé, donc, à la fois, récusé et imitable : d'où l'urgence de recourir à la notion anachronique de crime contre l'humanité pour des faits vieux de trois ou quatre cents ans ".
Derrière ces positionnements, c'est la question de l'opportunisme des historiens et du parti-pris électoraliste de la presse qui est également posée. Lors des événements ayant conduit à la mort d'un jeune palestinien, Mohammed Al Durah, Claude Lanzmann écrivit un article dans Le Monde, dans lequel il déclarait que, selon lui, on ne peut prendre en compte la version d'un "journaliste arabe" dans cette affaire. Que dire d'un historien arabe ou de toute partie prenante?


Ces lois visent à rétablir les frontières entre Histoire et mémoire

L'article 4 de la loi du 23 février 2005 soulignant le caractère positif de la présence française Outre-mer rétablissait un équilibre entre fait historique et commentaire. Il lève une confusion entre Histoire universelle et mémoire personnelle, partisane et politicienne. Il n'appartient pas à l'historien de régenter la mémoire collective, mais pas non plus de faire des choix ni de commenter les faits, car il ne lui appartient pas de juger. Les méthodes de manipulation mentale sont en effet insidieuses, allant du lavage de cerveau par répétition ou matraquage d'images sélectionnées, en passant par le travail sur l'émotivité.
Mais, si l'histoire et la mémoire sont de natures différentes, elles sont néanmoins liées. Le travail de mémoire a permis de renouveler les approches historiques (par exemple : Henry Rousso, Le syndrome de Vichy, 1987) et d'amener les historiens à travailler sur des champs jusque-là négligés. En 2000, le philosophe Paul Ricoeur soulignait l'importance d'un " travail de mémoire " et non pas d'un devoir de mémoire. De son point de vue, l'histoire pourrait être déviée et contribuer à transformer une mémoire malheureuse: une mémoire heureuse et pacifiée serait "juste" ! Mais, que ce soit par négligence partisane, par choix idéologique embarrassée ou volonté délibérée d'occultation, il se trouve justement que le totalitarisme soviétique ne stimule guère les chercheurs vertueux: une mémoire heureuse et pacifiée est parfois hors de portée...

Les lois mémorielles marquent-elles un progrès ?
Certains historiens réclamaient l'abrogation uniquement de la loi du 23 février 2005, mais la plupart ne visaient seulement son article 4 qui tend à rétablir un soupçon d'équité. Mais d'autres souhaitent l'abrogation ou la modification de l'ensemble des quatre lois qui " ont restreint la liberté de l'historien ", ou plus exactement sa liberté de relecture et d'endoctrinement.
D'un point de vue juridique, ces lois sont de nature différente.
La loi Gayssot de 1990 est la seule à créer un délit, la négation du génocide des Juifs, et à prévoir des sanctions applicables par le juge grâce à l'ajout d'un article 24 bis à la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881.
Les trois autres lois, si elles ont en commun de ne créer aucun délit, ni de prévoir aucune sanction, ne se situent pas non plus sur le même plan. La loi Taubira et celle du 23 février 2005 ont une fonction normative, c'est-à-dire qu'elles énoncent des règles de droit qui posent des prescriptions. Ainsi, la loi Taubira permet par exemple aux associations de défense de la mémoire des esclaves de se constituer parties civiles dans des procès pour provocation à la discrimination, à la haine, à la violence, pour diffamation ou injure. Le risque brandit par F. Chandernagor que la loi "mémorielle" ouvre à " chaque fraction de la population" la possibilité de "sacraliser son propre malheur " est donc levé, lorsqu'il s'agit des associations sous contrôle!...

Ceux qu'on peut contrarier et ceux qu'il ne faudrait pas "provoquer"
La loi du 23 février 2005 fixe les droits des Harkis qui, quant à eux, devraient se contenter pour leur défense des cadre des lois déjà en vigueur contre les injures ou diffamations commises à leur encontre.

Mais la loi du 29 janvier 2001, composée d'un article unique reconnaissant le génocide arménien de 1915, a une fonction uniquement déclarative. Elle matérialise un engagement symbolique. Certains juristes estiment que les lois mémorielles, dans ce qu'elles ont de déclaratif, dénaturent la loi, dont le rôle est d'édicter des normes.

Mais ce serait stigmatiser la Turquie et, par amalgame politicien, tout le monde arabe... A commencer par le 9.3 et le socialiste Bartolone !

mardi 22 novembre 2011

Accord Hollande-Duflot : Gérard Collomb ne "pliera pas devant les Khmers verts"

Hollande plie, mais Collomb ne rompt pas

Le maire socialiste de Lyon est consterné

François Hollande et le tandem Cécile Duflot-Daniel Cohn-Bendit (EE-LV) créent de violents remous au PS, suite au volet électoral de l'accord de reniements mutuels signé la semaine dernière, en catimini. " Je me suis toujours battu contre les Khmers rouges, je ne plierai pas aujourd'hui devant les Khmers verts ! ", a lancé Gérard Collomb dans un entretien publié lundi 21 novembre sur le site du Parisien.

Coïncidence malheureuse ou provocation affichée, le même jour s'ouvrait au Cambodge
le procès de trois cadres du régime totalitaire de Pol Pot, qui a massacré 1,7 million de personnes lors d'un génocide entre 1975 et 1979.

" Terrorisme intellectuel "
L'indignation de l'élu lyonnais vise notamment la promesse socialiste d'abandon aux altermondialistes (Europe Ecologie-les Verts) d'une soixantaine de candidats aux élections législatives 2012, dont une trentaine de circonscriptions acquises à la gauche ou jugées prenables.


Par arrivisme, Philippe Meirieu,
casseur de la formation des enseignants en IUFM
est soumis à Cécile Duflot


L'une d'elles est la première circonscription du Rhône, occupée par l'UMP Michel Havard et où le PRG Thierry Braillard, allié de Gérard Collomb, était un candidat confiant.
Le maire de Lyon s'est immédiatement élevé contre la décision de livrer cette circonscription à Philippe Merieu, chef du groupe écologiste au Conseil régional de Rhône-Alpes. " Philippe Meirieu vote systématiquement contre tous les grands projets de l'agglomération lyonnaise ", tonne Gérard Collomb, accusant ainsi Meirieu d'obstructionnisme, ce qui ne manque pas de rappeler la 'stratégie' du PS à l'Assemblée nationale !

Collomb dénonce en fait le totalitarisme des écolos
" Avec ses amis, il [Meirieu] a même été jusqu'à demander à lire les scénarios financés par Rhône-Alpes Cinéma – une de nos institutions culturelles – pour vérifier s'ils sont politiquement corrects... Je ne peux pas accepter cette forme de terrorisme intellectuel.
"
L'élu lyonnais met en garde le PS contre le danger altermondialiste pour la démocratie , en général, et contre le risque de candidatures socialistes dissidentes dans certaines circonscriptions, en particulier.

A la tête du PS, la Ch'tite Brochen-Aubry exerce des réprésailles

Pour Gérard Collomb, la répartition des circonscriptions est une affaire de règlements de comptes après les soutiens de la primaire du PS pour l'élection présidentielle. Tout s'est joué à Solférino, siège du PS tenu par la première secrétaire, Martine Brochen-Aubry, qui était l'adversaire de François Hollande au second tour du scrutin socialiste et proche de Cécile Duflot. " Les circonscriptions cédées aux écolos sont celles où les sortants, ou les mieux placés pour l'emporter, ont soutenu François Hollande à la primaire ", dénonce le maire de Lyon.
" Quand on a soutenu le gagnant et qu'on se fait ensuite massacrer, cela ne pousse évidemment pas à entériner l'accord. De même, Solférino a posé ici ou là des critères avantageant la candidature de soutiens de Martine Aubry. Quand tout est truqué d'avance pour favoriser les siens, on ne peut pas demander aux gens de se sacrifier . "
Cannibalisme
Au PS, la vengeance 'vertueuse' est un plat qui se mange saignant.

lundi 12 septembre 2011

DSK est entendu par les enquêteurs dans l'affaire Banon

La presse fait le choix des puissants, de préférence socialistes

Le choix de la photo
participe de l'éreintement médiatique
de la victime de DSK
en revanche triomphalement accueilli
par les mêmes.



Dominique Strauss-Kahn a été convoqué par les policiers

Arrivé avant 8h00, le pervers présumé a été entendu pendant trois heures, lundi 12 septembre, huit jours après son retour des Etats-Unis, à propos des accusations de tentative de viol formulées contre lui par la romancière [écrivaine] Tristane Banon.
DSK " est actuellement entendu en qualité de témoin par les services de police", avaient annoncé en milieu de matinée ses avocats, Mes Frédérique Baulieu et Henri Leclerc (1934), président de la Ligue des droits de l'homme (1995–2000), et non de la femme... A 77 ans, il est conseiller de la candidate Martine Brochen-Aubry sur les questions de justice pour les primaires socialistes en vue de l'élection présidentielle de 2012. Il a défendu la famille de Pierre Overney, militant maoïste de la Gauche prolétarienne, abattu devant les grilles de l'usine Renault alors qu'il incitait les ouvriers à commémorer le massacre de Charonne de février 1962.

Peu après 11h00, Strauss-Kahn est sorti des locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne dans sa puissante berline, sans faire de commentaires.

La police a exaucé le voeu de DSK
L'ex-patron du FMI voulait être entendu le plus vite possible pour "solder cette affaire" , selon leurs termes de ses avocats. "A la demande" de l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), "cette audition a eu lieu aussitôt que possible au regard du calendrier de l'enquête", ont ajouté ses avocats.

Eléments de l'affaire qui oppose Tristane Banon à DSK

En juin, après l'arrestation de D.Strauss-Kahn en mai à New York à la suite d'"accusations de" [plaintes pour] crimes sexuels de la part d'une femme de chambre [noire immigrée] d'un hôtel de [grand] luxe, Mme Banon avait déposé une plainte contre DSK pour une tentative de viol qui "remontait à [date de] 2003.

Au lendemain du retour de l'ex-patron du FMI des Etats-Unis, le 4 septembre dernier, suite à l'abandon "précipité" des charges contre lui par le procureur de New York, l'entourage de DSK avait annoncé qu'il s'exprimerait "dans les quinze prochains jours".

L'agence de presse française dicte la doxia au reste de la presse
Elle s'obstine en effet à manipuler l'opinion, estimant encore ce matin que la convocation intervient " après l'abandon de toutes les charges pesant sur lui aux Etats-Unis "... Avec insistance, cette presse engagée suggère ainsi l'innocence du soudard pourtant confondu par le rapport médical crédibilisant les déclarations de la victime. Or, l'individu n'est nullement déclaré innocent: le procureur avoue simplement son impuissance à convaincre les 12 jurés à la fois ! Ainsi va la justice américaine...

La plainte de T.Banon fait l'objet d'une enquête préliminaire
Avant que la justice française s'aligne sur le système américain par le biais d'un procédé tout aussi avouable, il fallait amuser la galerie et distraire l'opinion. Plusieurs personnalités ont donc été entendues dans le cadre de cette enquête, comme François Hollande, ancien premier secrétaire du PS, qui s'en lave les mains comme à son habitude, ou le journaliste Patrick Poivre d'Arvor, un autre gros consommateur de proies faciles. Pour achever cette enquête, il fallait aussi que D.Strauss-Kahn soit entendu !

Strauss-Kahn réfute [nie] les déclarations de Mlle Banon
Malgré son palmarès
étalé dans la presse internationale, l'ancien ministre socialiste des Finances "a toujours affirmé que les faits évoqués par Mme Banon depuis 2007 étaient imaginaires", maintiennent ses avocats dans un communiqué du 4 juillet.

A l'issue de l'enquête préliminaire,
le Parquet pourrait ouvrir une information judiciaire, mais aussi bien classer sans suite ou requalifier les faits allégués, "datant de 2003" (rappelle l'agence de presse), en tentative d'agression sexuelle, qui seraient alors prescrits. D'où cette insistance déplacée des media proches du PS.

La presse militante se retranche derrière " des sources proches de l'enquête" pour souligner que l'enquête [l'établissement de la vérité] se heurte à l'absence de preuve matérielle, huit ans après les faits allégués [2003 à nouveau, pour ceux qui auraient oublié].

De son côté, DSK a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse après la plainte de Mme Banon mais son examen devra attendre l'issue des poursuites principales engagées par la romancière.
Le délit de dénonciation calomnieuse, pour être constitué, implique que son auteur ait su que les faits dénoncés étaient "partiellement ou totalement inexacts". Huit ans après, l'établissement de cette preuve-là serait-il plus facile que l'agence de presse ne remonte plus à 2003 ?...

Le retour triomphal de DSK donne la nausée à T. Banon

Strauss-Kahn a eu l'impudeur d'afficher sa victoire sur la justice américaine, mais la presse française a apporté plus que sa part à ce retour triomphal.
Réagissant à ce zèle médiatique, Tristane Banon a regretté dimanche, dans un "long" [sic] texto transmis, que la France ait accueilli "en héros un homme qui n'a pas été blanchi".

L'agence de presse militante éreinte la plaignante
Le media-source met en relief ce qui est naturel et légitime. Envoyé à "plusieurs rédactions", ecrit-elle, ce message, "qui accompagne un appel à manifester le 24 septembre" à Paris, a " également" [sic] été mis en ligne sur le réseau social Facebook par la jeune femme.
"Je ne peux pas croire que mon pays accueille en héros un homme qui n'a pas été blanchi", écrit-elle. "J'entends les gens me dire leur écoeurement, j'avale leur soutien pour tenir debout et pourtant c'est moi qui baisse la tête et longe les murs quand d'autres sourient aux caméras."

vendredi 24 juin 2011

Mai 68: les victimes mineures de la libération des moeurs


Libération, c'est pas triste ?

Dans un livre bouleversant, Franck Demules raconte les épreuves tragiques qu'il a traversées avant de rejoindre celle qui allait devenir la Première dame de France.
Entretien avec Elisabeth Chavelet (Paris Match)

"A 32 printemps, voici dix ans, Franck Demules entre au service de Carla Bruni. Il vient de très, très loin : à 9 ans, il perd son père, puis côtoie les maoïstes avec sa mère ; entre 11 et 18 ans, il est violé par son tuteur pédophile qui lui « vole [son] adolescence ». Il devient élève acteur de Patrice Chéreau au théâtre des Amandiers. C’est là qu’il croise sa première bonne étoile, Valeria Bruni-Tedeschi. Mais le cauchemar continue. Sa femme meurt du sida. Il connaît la drogue, la prison, l’alcool. Et puis, un jour, Carla Bruni l’engage comme chauffeur. Elle lui redonne confiance. Il est aujourd’hui son assistant personnel et se raconte dans un livre bouleversant écrit avec l’aide du journaliste Ludovic Perrin. La douleur reste vive, comme en témoigne cet entretien.

Paris Match. Quel est votre rôle auprès de Carla Bruni ?
Franck Demules. En devenant son chauffeur, j’ai certes renoncé à mon métier d’acteur, mais Carla m’a rendu espoir et vie. Elle m’a confié petit à petit la logistique de sa maison : ampoules à changer, devis de plombier et d’électricien, etc. Vu mon passé chaotique, les gens malhonnêtes, je les renifle... Au fil du temps, elle m’a laissé les clefs, puis de l’argent liquide, enfin sa carte Bleue. Elle m’a appris le goût pour choisir les petits cadeaux aux collaborateurs. Elle m’a présenté ses amis pour que je gère leurs places de concert.

Vous racontez comment, dans les années 70, vous avez été violé par un pédophile, journaliste à “ Libération ”, que tout le monde connaissait comme tel. Comment expliquer une telle lâcheté ?
J’ai été la victime d’une période d’expériences, celle où la gauche intellectuelle, celle des éducateurs et des psys, poussait jusqu’au bout la recherche de la liberté. Pour certains d’entre eux, avoir des rapports avec les enfants, c’était normal. Ça les dérange sans doute qu’aujourd’hui on le dénonce. Le fait est que des victimes comme moi, il y en a eu beaucoup.

La première dame de France connaissait-elle votre passé ? L’a-t-elle découvert dans votre livre ?
Quand je lui ai posé le manuscrit sur son piano, elle ­savait déjà tout. Elle m’a félicité. Son seul conseil : “C’est ton bouquin. On va ­essayer de le ramener sur moi, ne te laisse pas faire.”

Est-elle exigeante envers vous ?
Super exigeante. Elle apprécie que je n’amène pas mes problèmes au boulot, ma capacité d’encaisser, d’avoir des tripes.

Vous révélez que les mêmes amis de Carla, de gauche, qui critiquaient son mariage avec Nicolas Sarkozy, viennent aujourd’hui demander “du boulot, des faveurs et autres requêtes” !
C’est rigolo, et en même temps ça me rend tristounet.

Quel rapport avez-vous avec le chef de l’Etat ?
Des relations d’homme à homme. Je suis viscéralement de gauche, mais j’ai découvert chez lui la faculté de parler des choses entre quatre yeux. Quand je suis revenu, en février, de ma cure de désintoxication, il m’a dit : “C’est maintenant ou jamais qu’il faut que tu te mettes au boulot.”

Comment voyez-vous votre avenir ?
Dans la famille de Carla, on garde le personnel presque à vie. Cela m’inquiète un peu. Certes, ce n’est pas la mine de bosser pour elle, mais j’ai aussi envie de créer, ne serait-ce que pour ma compagne, Emilie, ou ma fille Pandora. Je vais sûrement travailler encore plus.
"

« Un petit tour en enfer », de Franck Demules, éditions du Moment.
Quatrième de couverture:
Comment Franck Demules, enfant élevé en communauté avec des militants activistes de Mai 68, est-il devenu le collaborateur de Carla Bruni-Sarkozy ? Même si l'on prenait cette vie dans l'ordre, elle semblerait en désordre.
Franck a côtoyé les maoïstes, assisté aux débuts de Libération, été adopté par un journaliste pédophile, vu de trop près les ravages du Sida, les hôpitaux, la prison. Il a connu les voyous et les stars bien installées.

Enfant du siècle malgré lui, cet ancien élève de Patrice Chéreau aux Amandiers a démêlé, avec la complicité de son ami Ludovic Perrin,
l'écheveau d'une vie dansée au-dessus du volcan. Des histoires dans l'Histoire, qui racontent un personnage en pleine renaissance.

Un récit cru, violent, émouvant.

mercredi 18 août 2010

Non à Lénine et Mao, les camarades de Frêche (PS)

De Gaulle et Churchill aussi, alibis involontaires
Mimétisme pathologique

Le festival d'été de Montpellier: un nouveau délire de Jojo Frêche

On peut être passionné d'histoire des idées politiques, mais un jardin secret n'est pas fait pour être public, et iconoclaste de surcroît. Avec l'argent de la communauté, le président DVG de l'agglomération de Montpellier s'est payé un gros caprice: il a pris livraison de cinq statues -évidemment monumentales - de trois mètres de haut: celles de Churchill, Roosevelt, de Gaulle, Jaurès, mais aussi Lénine. Un second arrivage est prévu dans quelques mois, rendant cette fois-ci à hommage à Golda Meir, Nelson Mandela, Nasser et Gandhi, pour apaiser certains. Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, le mégalomane socialiste accueillera un monstre de plus, Mao.

Réhabilitation
Les dictateurs marxistes veilleront sur les habitants de Montpellier depuis la place Hélios du quartier Odysseum à Montpellier (Hérault), en bonne compagnie. Le totalitaire local se garde vraisemblaement une place pour le jour de sa mort...

Le despote héraultais justifie les crimes politiques

L'affreux Jojo fait son marché dans l'Histoire
«Il s'agit de rendre hommage aux grands hommes politiques qui ont marqué le siècle dernier. Ce sont tous des chefs d'État, à l'exception de Jaurès. Ces cinq-là, les cinq premiers sont des personnes pour qui je nourris une profonde admiration, en particulier pour Lénine de la révolution de 17», explique le président de l'agglomération montpelliéraine.
Le psychopathe Lénine a fait 8 millions de morts, des ouvriers et des paysans.

«Dans la deuxième série, j'ai choisi Mao Tsé-toung pour la période de la Longue Marche de 1929 à 1949. Après, une fois au pouvoir il était nul. C'est un peu pareil pour Lénine que j'ai élu pour la période 1917-1922», poursuit le président DVG de la région qui hésite, et on le comprend, à inviter Staline sur cette place des grands hommes dont il souhaite qu'elle devienne un site de visite touristique.
Mao est responsable de 65 à 70 millions de morts.

«L'opinion publique n'est pas encore mûre pour Staline. Le choisir serait pris de ma part pour une provocation. Il est considéré, à juste titre d'ailleurs, comme le boucher de l'Europe avec les goulags. Et pourtant, lui aussi a changé le cours de l'histoire avec la victoire de Stalingrad sur les Allemands. À ce titre-là, c'est un grand homme», ajoute Georges Frêche.
Staline a fait au bas mot 20 millions de victimes.

Troubles cliniques: Frêche est un révisionniste
Hitler et Pol Pot ont également marqué l'histoire.

Si le PS est staliniste, et Frêche alors ?
La statue de Saddam Hussein (Irak), recyclable à Montpellier

Depuis son nouvel emplacement historique, le tyran délirant n'oublie pas l'épisode de la dernière campagne régionale, et observe, amusé, les tribulations du Parti socialiste dont ses amis et soutiens sont toujours exclus. «La mission qu'ils ont envoyée ici ? C'est du stalinisme aux petits pieds, les meurtres en moins, encore que les meurtres soient moraux dans cette affaire. Ils voulaient passer l'éponge pour les Pyrénées-Orientales et l'Aude, condamner l'Hérault et le Gard», affirme-t-il sans visiblement lâcher d'un pouce les dossiers régionaux.

Les démocrates s'érigent contre l'iconoclaste
Le début du règne de l'empereur Néron (ci-contre, à gauche ou à droite) fut empreint de plus de modération et de clémence que celui de Jojo-de-l'Hérault.
Il faut donc espérer que Mme Frêche, mère, est morte et enterrée, car Néron en vint à tuer la sienne, tout en restant aussi populaire que l'affreux Jojo. Finalement déclaré ennemi public par le Sénat, le débauché se suicida, non sans avoir au préalable incendié Rome pour faciliter, lui-aussi, des projets d'urbanisme.



Une belle fin pour la statuaire 'soviétique' de Montpellier.

lundi 26 juillet 2010

Tortionnaire maoïste, Douch est condamné à 30 ans de prison

Les khmers rouges ont exterminé un quart de la population cambodgienne

Douch échappe à la perpétuité

L'ancien chef de la prison de Tuol Sleng, où ont été torturées et exécutées 15.000 personnes sous le régime maoïste des Khmers rouges, a été reconnu coupable de crimes contre l'humanité.
La dictature des révolutionnaires khmers a fait périr près de 2 millions de cambodgiens: plus d'un sur cinq. Leurs survivants peuvent-ils accepter la clémence des juges ?

Le tribunal spécial parrainé par les Nations unies a condamné lundi l'ancien chef de la prison de Tuol Sleng, où ont été torturées et exécutées 15.000 personnes au Cambodge entre 1975 et 1979, à 30 ans de prison pour crimes contre l'humanité.
Vêtu d'une chemise bleue, l'accusé a écouté d'un air pensif l'énoncé du verdict. Puis, soulagé, l'ancien bourreau khmer rouge a éclaté en sanglots quand il a appris qu'il n'aurait que 19 ans à passer en prison.

Le juge Nil Nonn a éprouvé le besoin de justifier ce jugement
: «Le rôle de l'accusé en tant que chef incontesté de la prison S-21 a été reconnu par ce dernier, avéré par les témoignages de témoins et des parties civiles». «Chaque personne détenue dans S-21 était condamnée à être exécutée conformément à la ligne du parti communiste du Kampuchéa [Cambodge] consistant à écraser tous les ennemis».
Le tribunal a pris en compte ses 11 dernières années en détention. Son box avait été équipé de vitres pare-balles pour éviter tout acte de vengeance de victimes. Plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées devant le palais de justice pour suivre le jugement, qui été retransmis en direct par les télévisions et les radios du pays. Le verdict a indigné nombre de familles de victimes, qui espéraient que l'ancien bourreau, accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, serait condamné à la perpétuité.

Odieux jugement comptable

Le tribunal s'est livré à une comptabilité indécente qui consacre la double peine des victimes.

Dans les plateaux de la balance, le poids des années de prison du tortionnaire vivant a pesé plus lourd que celui des victimes mortes et enterrées.

Tactique irrespectueuse des morts
Ce tribunal avait d'abord déclaré que Douch serait condamné à 35 ans de prison pour tester la réactivité de l'opinion mondiale. Les communistes et révolutionnaires ont manipulé l'opinion et la peine initiale a été réduite à 30 ans. Par quel tour de passe-passe ?
L'ancien professeur de mathématiques de 67 ans a passé plusieurs années en détention illégale aux mains d'un tribunal militaire entre 1999 et 2007, lorsque le tribunal à participation internationale n'avait pas encore été mis en place. La peine de 30 ans de réclusion est inférieure aux réquisitions du procureur, qui avait réclamé en novembre 2009 quarante ans de prison à l'encontre de Douch, de son vrai nom Kaing Guek Eav.
Lien PaSiDupes

Un monstre zélé protégé du pouvoir communiste

Un khmer rouge modèle
«Méticuleux, consciencieux, attentif à être bien considéré par ses supérieurs» selon les psychiatres, Douch a tenu une administration rigoureuse des activités à Tuol Sleng, fournissant de précieuses données aux juges et aux historiens. Des témoignages inutiles
S'il n'a rien renié de son rôle de patron de l'établissement, il n'a avoué aucune exécution personnelle. Pourtant des témoignages le décrivent abattant personnellement les derniers prisonniers de S-21, en janvier 1979, lorsque l'armée vietnamienne est entrée dans Phnom-Penh.

Sans remords
Après la chute du régime, il a continué d'appartenir au mouvement et travaillé pour des organisations humanitaires, avant d'être retrouvé en 1999 par un photographe. L'image de l'humanitaire s'en trouve grandie...
Devant les juges, Douch, qui s'est converti dans les années 90 au christianisme, a exprimé des remords
Lien PaSiDupes

Mais il a fait machine arrière au dernier jour du procès. Arguant qu'il n'était qu'un simple serviteur du régime de Pol Pot, justifiant son zèle par la peur d'être abattu. Il estimait donc échapper de facto aux compétences du tribunal et sollicitait ni plus ni moins que sa libération.

Bourreau protégé du pouvoir
Certains, dont son avocat français Me Roux, limogé début juillet sans ménagement, ont vu dans ce revirement des pressions du pouvoir pour fragiliser le tribunal. De nombreux anciens khmers rouges sont aujourd'hui membres de l'administration cambodgienne. Le premier ministre Hun Sen, lui-même ancien simple soldat khmer rouge, s'est livré à une mise en garde contre un risque de nouvelle guerre civile si d'autres responsables étaient poursuivis par le tribunal mixte. Malgré son opposition, de nouvelles enquêtes ont été ouvertes sur cinq suspects.

=> Le premier ministre (depuis 1984) ,Hun Sen (PPC) est un ancien milicien khmer rouge passé ensuite dans le camp vietnamien.
=> Autres membres du PPC (Parti du peuple cambodgien ):
Chea Sim, président du PPC, ancien ministre de l'Intérieur de la République Populaire du Kampuchéa, mis en place par l'armée d'occupation vietnamienne;
Sar Kheng, ministre de l'Intérieur;
Sok An, ministre du Conseil des ministres;
Tea Banh, général, ministre de la Défense, un communiste d'origine thaïe;
Hor Namhong, ministre des Affaires étrangères.


Une communauté internationale

Le tribunal mixte est né en 2003 après d'interminables tractations entre le Cambodge et la communauté internationale et n'a commencé ses activités que trois ans plus tard.

Le «cas Douch», première affaire traitée, fera 'jurisprudence'.
La peine de mort a été exclue, ainsi que les compensations financières aux survivants.

Quatre autres anciens dirigeants khmers rouges doivent comparaître en 2011: 1- l'ancien président Khieu Samphan,
2- le «Frère numéro deux» Nuon Chea,
3- l'ancien ministre des Affaires étrangères Ieng Sary,
4- et l'épouse de ce dernier, Ieng Thirith,
Pol Pot, «Frère numéro un», est mort en 1998 sans avoir eu à répondre de ses actes.

Une société internationale d'une faiblesse accablante

La sanction des exactions communistes est bien légère et la FSU va pouvoir banaliser le génocide.

Qui sait si, plutôt que de faire l'impasse, les livres d'Histoire ne vont pas vanter les mérites de la politique des Khmers rouges de ...purification de la race !
Lire PaSiDupes

vendredi 21 mai 2010

Cannes, festival du proche-orient: Iran et Irak

La sélection 2010 dévoilée: politique et partisane, intello et barbante
Le 63e festival ( liste des sélections 2010 ) s'ouvre avec Robin Hood

Le ton est donné ! Ce sont les aventures de Robin des Bois, brigand de légende au grand cœur de la forêt de Sherwood. Comble de bonheur, ce héros archétypal du Moyen Âge anglais était aussi défenseur des pauvres et des opprimés, il détroussait les riches. Bémol: il aurait détroussé les pauvres qu'il aurait été assuré de la Palme d'Or !

Le festival est ensuite largement dédié au monde arabe

IRAN, 2007-2010

En 2007
déjà et sans remonter aux origines, le film « Persepolis », de Marjane Satrapi a obtenu le prix du jury au Festival de Cannes. Il raconte la vie à Téhéran (Iran) avant et après la révolution islamique. L’association Femmes solidaires milite, avec Ana Assieh et Mimi Abdo, pour les luttes des femmes iraniennes, la laïcité et le droit des femmes. A noter que Femmes solidaires n'est autre que la version retoquée de l'anciennement Union des femmes françaises (UFF), par trop connotée communiste (PCF).

En 2010
, les Domenech du festival ont sélectionné « Copie conforme ».
Si c'est le premier long-métrage entièrement tourné hors de son Iran natal par Abbas Kiarostami, un chouchou de la Croisette puisqu'il a remporté la Palme d'or en 1997. Il conte cette fois la rencontre fortuite en Italie entre un écrivain anglo-saxon et une antiquaire française, Juliette Binoche, au comportement étrange.
=> Plus que le film, l'opportunité d'une ingérence politique a séduit le festival. La situation politique de la république islamique d'Iran maintient en effet le cinéma iranien dans l'actualité.
Samedi 15 mai 2010, du haut des marches, Frédéric Mitterrand, le ministre de la culture et de la communication, accompagné d'Abbas Bakhtiari, directeur du Centre Culturel Pouya à Paris et d'Armin Arefi, journaliste franco-iranien, auteur du blog Dentelles et tchador, a lu un texte du cinéaste iranien Jafar Panahi actuellement détenu à la prison Evin de Téhéran. (ci- dessus à gauche, un homonyme) Lion d'or à La Mostra de Venise pour Le Cercle, deux fois récompensé à Cannes pour Le Ballon blanc et L'Or pourpre, Jafar Panahi, ancien assistant d'Abbas Kiarostami (qui concourt pour un prix...) est l'un des cinéastes de la "nouvelle vague" iranienne les plus connus à l'étranger.
Il devait faire partie du jury du Festival 2010, mais auteur d'un film sur la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009, il a été arrêté.

=> Le 7e art est-il à ce point un art mineur que les réalisateurs ne s'en satisfont pas ?
Selon Bernard-Henri Lévy qui, avec l'aide de la famille de Jafar Panahi (le seul, le vra, à gauche), a contribué à faire sortir le texte écrit par le cinéaste depuis le « paradis » de sa prison, l'idée de ce manifeste vient d'Agnès Varda et de Bertrand Tavernier. Les stylos Mont Blanc chauffent: les deux sont aussi signataires de la pétition en faveur de Roman Polanski, qui souhaitaient faire également pression sur les autorités iraniennes afin d'obtenir la libération de leur confrère. Avant eux, dès mars, Amnesty International avait appelé l'Iran à libérer le cinéaste.
Le texte évoque les terribles conditions de détention de Jafar Panahi au « paradis » décrit par Vakili Rad, l'assassin de Chapour Bakhtiar (lire PaSiDupes), ainsi que sa gratitude envers les autorités françaises qui tentent d'obtenir sa libération.

IRAK - 2010

Ken Loach, pensionnaire du festival de Cannes ?
Le dernier film de Ken Loach suit quelques-uns des 160.000 soldats envoyés en Irak, après la mort de l'un d'eux, Frankie, sur la Route Irish, la route la plus dangereuse au monde, qui relie la Zone verte de Bagdad à son aéroport. Mais contrairement au récent Green Zone , de Paul Greengrass (dont le héros enquête sur le mensonge d'État prêté en 2003 à l'administration américaine sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak), l'action ne se déroule pas en Irak, mais à Liverpool.

Mais
le récit de K. Loach patauge dans les lourdeurs et les maladresses de la dénonciation militante des contractors, ces mercenaires d'une guerre privatisée, importent la violence d'Irak en Angleterre. Dans l'univers viril du réalisateur, chaque fois que des hommes se retrouvent entre eux, ils finissent par s'insulter ou se foutre sur la figure.

Loach ne se mobilise pas sur une manipulation gouvernementale, mais stigmatise les businessmen des conflits : d'ex-soldats en cols blancs, qui gèrent des sociétés de protection militaire et qui s'en mettent plein les poches, partout là où des guerres éclatent: "L'Irak, c'est du passé. Allons faire le ménage au Darfour", dit un des businessmen incriminés.
Loach a la haine conviviale et universelle.

Ce trotskiste soutient le NPA du Che-Besancenot et le festival de Cannes est ami de Loach. Lire lematin.ch
Celui-ci est en outre du nombre des intellectuels qui s'opposaient au ministère de l'Identité nationale Lire PaSiDupes

Certaines pages de l'Histoire ne le motivent pas

Un sujet encore non traité ni primé à Cannes:le génocide du peuple cambodgien par les Khmers rouges: lien PaSiDupes
Pol Pot, Ken Loach ne veut pas le connaître ?

À l'origine fixée à 18, la liste s'est enrichie d'une ultime réalisation, 48 heures à peine avant l'ouverture de cette 63e édition : le cinéaste britannique Ken Loach briguera la Palme d'or avec Route irish. Petit coup de pub ?...

Lire aussi
l'article de PaSiDupes sur le film algérien 'anti-français', Hors-la-loi