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samedi 10 mars 2012

La France fait entrer la Corée du Nord dans le concert des nations

Radio France fait ami-ami avec le dictateur coréen

Myung-Whun Chung, directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Radio France, J.-Luc Hees, Pdg de Radio France, J.-Pierre Le Pavec, directeur de la musique de Radio France et Jack Lang à gauche, le 7 mars 2012

Le Philharmonique de Radio France s'est rendu en Corée du Nord pour préparer un concert à Paris

Myun-Whun chung, à la tête du Philharmonique de Radio France depuis 2000, s’envole pour une semaine en Corée du Nord, où il préparera, avec 70 musiciens de l’orchestre Unhasu, le concert exceptionnel mêlant les musiciens des deux pays qui sera donné le 14 mars prochain à la salle Pleyel de Paris.

Ce chef d’orchestre sud-coréen, qui dirige aussi le Philharmonique de Séoul, en Corée du Sud, avait souhaité réunir des musiciens de Corée du Nord et du Sud, mais s’était heurté à des "raisons politiques" , regrette-t-il. Toutefois, du fait de sa nationalité, les deux Corées seront un peu réunies, avec l’aide de la France et de la musique.

Un rapprochement musical avait déjà été tenté en 2006, quand Myun-Whun chung avait été invité à participer à un concert de la paix en Corée du Nord, mais les essais nucléaires de Pyongyang en octobre de la même année avaient annulé l’événement.


Le contribuable français fait la promotion de la dictature militaire coréenne


Kim Jong-eun, dernier dictateur en date de la "dynastie" coréenne, a reçu la république populaire coréenne en héritage de son père,
une démocratie à parti unique


Le concert conjoint de l’Orchestre Philharmonique de Radio France et de l’Orchestre Unhasu de la République populaire démocratique de Corée est programmé. C’est la première fois qu’un orchestre nord-coréen se déplace en Europe et c'est la France qui accorde une reconnaissance diplomatique.

Radio France organise le 14 mars à la salle Pleyel un concert exceptionnel.
L'événement musical politique fait l'objet d'une médiatisation extrêmement discrète: le concert aura lieu en catimini...

La Corée du Nord est le pays totalitaire le plus militarisé au monde avec un total de 9 495 000 hommes d'active, de réserve et paramilitaires, pour une population de 25 millions.
C'est un État doté de l'arme nucléaire.
Après l'essai nucléaire nord-coréen du 9 octobre 2006, la République "populaire démocratique" de Corée est devenue le neuvième État à détenir l'arme nucléaire. Deux ans et demi après son premier essai, elle annonce le 25 mai 2009 qu'elle a réalisé un second essai nucléaire souterrain.
Les altermondialistes de Gro-Eva Joly, de Cécile Duflot et de Noël Mamère auraient reçu des places de faveur au premier rang. Ils n'envisagent pas d'aller manifester devant la Salle Pleyel...Les relations de la Corée du Nord avec les organisations internationales et les ONG sont pourtant très tendues, car elle limite sévèrement l'accès à son territoire, officiellement " pour des raisons de sécurité ", comme c'est le cas à l'égard du Programme alimentaire mondial (PAM), malgré la grande misère qui frappe singulièrement les enfants.
Des communistes de Marie-George Buffet, qui ont confié le parti au trotskiste (!) Jean-Luc Mélenchon, rien ne peut plus nous surprendre. Il faut dire aussi que des pilotes nord-coréens ont participé à la guerre du Kippour dans les rangs des forces arabes. N'en doutons pas, les cadres du PCF seront au balcon !

Prochaine initiative de Radio France afin d’œuvrer en faveur de la détente, de l'amitié et de la paix au Moyen Orient : un concert avec l'orchestre philharmonique de Téhéran ?

mercredi 23 juin 2010

Nettoyage de printemps à France Inter: Guillon et Porte débarrassent

Ils ont dépassé les bornes sur le service public: du balai !

L'agression et la vulgarité ne sont pas drôles

Stéphane Guillon, auteur d'attaques à répétition à l'antenne contre ses dirigeants et Nicolas Sarkozy, a prononcé mercredi sa dernière chronique sur France Inter, annonce le PDG de Radio France, Jean-Luc Hees.

L'hystérique Stéphane Guillon n'a pas su se maîtriser
Malgré de multiples rappels à l'ordre, l'auteur d'attaques insensées à l'antenne contre ses dirigeants et Nicolas Sarkozy avait atteint ses limites. Il a prononcé mercredi sa dernière chronique sur France Inter et pourra suivre un traitement.

La radio publique se séparera également de Didier Porte
L'autre kamikaze de l'émission matinale de France Inter a obtenu ce qu'il cherchait désespérément. Sa direction a saturé lors d'une ultime chronique consacrée à l'ex-Premier ministre, Dominique de Villepin, qu'il tenta de dévergonder en l'incitant à insulter le président français de la pire manière.
Le directeur de France Inter, Philippe Val, a envoyé une lettre recommandée à Didier Porte pour le licencier. Le provocateur ne perd pas seulement sa chronique matinale, mais également sa participation au « Fou du roi ».

La gauche épargnée soutient ses bouffons

Cette annonce a suscité une vague de réactions à gauche. Elle dénonce la tentative de "remise au pas" d'une station appréciée pour son indépendance.

De l'impertinence à l'insulte, gage d'indépendance
Pressé de dire, dans un entretien accordé au Monde, si les deux hommes seraient à nouveau à France Inter en septembre, Jean-Luc Hees répondit : "Non (...) Si l'humour se résume à l'insulte, je ne peux le tolérer pour les autres mais également pour moi."
"L'humour ne doit pas être confisqué par de petits tyrans. Je prends cette décision non pas sur une quelconque pression politique mais en m'appuyant sur des valeurs minimales d'éducation et de service public", dit Jean-Luc Hees, qualifiant de "misère intellectuelle" la tranche d'humour de la matinale.

Les deux déséquilibrés épargnaient la gauche
Nicolas Sarkozy et le ministre de l'Immigration Eric Besson ont été les autres victimes de la psychose obsessionnelle de Stéphane Guillon, qui déblatérait trois matins par semaine.
Le malheureux a entendu des voix: "J'ai entendu ici et là que mon départ serait une décision politique", a-t-il plaidé, juge et partie, mercredi matin. "Si c'est politique, c'est stupide : que je sois ou non sur cette antenne, le président dévisse" dans les sondages, a-t-il estimé.
Martyr paranoïaque
"Emissions emblématiques à la trappe, journalistes sur la touche, rédacteurs en chefs remplacés, mais surtout, mesdames et messieurs, liquidation totale des humoristes", a-t-il dit pour décrire la grille de rentrée 2010 de France Inter.

La crème de la presse dévoyée ne soutient pas ses confrères

Côté solidaire, Birenbaum est sobre: « J'aime la liberté de ton de Didier Porte, son courage, son engagement... » Il en profite pour faire un peu de marketing de ses chroniques... Respectable attitude !
Côté critique, il est plus prolixe: «J'pense qu'il a un peu, là, pété les plombs. Il a eu beaucoup de presse, donc il est un peu sur un piédestal et il commence à donner des leçons un peu à tout le monde... Donc, je n’oublie pas de rappeler que Stéphane Guillon, y a trois ans, il n’en avait rien à foutre de de [sic] la politique. Il a jamais eu la queue d'un début d'engagement politique sur quoi que ce soit. Et son anti-sarkozysme est de pure circonstance. Il a découvert la politique, il y a trois ans (...). Donc... Je ne le considère pas comme le premier opposant à Sarkozy. Je ne le trouve pas fracassant sur le plan politique ... »

Bruno Roger-Petit ?
« J'aime beaucoup Stéphane Guillon. Il a commis ce matin un éditorial qui, dans n'importe laquelle de nos stations de radios et télévision modernes, menerait droit à la porte l'impétrant ordinaire qui s'y hasarderait. » C'était en novembre 2009, déjà.
Il explique: «Je n'avais vu ou entendu un salarié se payer la tête de son employeur avec un tel culot d'acier. […] Le président de Radio France passe désormais pour un type qui se pochtronne aux frais de la princesse dans un restau branchouillé de Paris (et en plus pas très bon, note personnelle) et conçoit devant sa cour (également composée de pochtrons, si l'on en croit Guillon), entre trois rasades de rouge de blanc et de digestif un programme unique, convenu et barbant façon ORTF... Nul doute qu'il appréciera... Lui qui disait il y a quelques jours que "certaines chroniques me font grincer", ce matin dans son entourage, ils doivent être nombreux à faire de l'huile. »

VOIR et ENTENDRE la chronique en question qui n'interdit pas à la gauche d'assurer que la décision vient de plus haut:

Mais les syndicats radicaux et partis politiques d'opposition systématique ont perdu tout jugement. Le PS nous donne ainsi un aperçu de ce que pourrait être la "société du care" de Titine Aubry...


Des syndicats se mobilisent

A main levée, des journalistes de ce repère de radicaux de tous poils ont voté la semaine dernière une motion contre Philippe Val, directeur de France Inter, concernant la grille annoncée.

=> Le Syndicat national des journalistes (SNJ) de Radio France, majoritaire dans la profession avec 49,59 %, dénonce une "politique de la terre brûlée" et une "entreprise d'autodestruction" de la part de la direction. L'agence de presse qui fait le boulot des salles de rédaction a tout de même jugé bon de censurer leur accusation « irrespect des auditeurs » !...
Il fallait le dire: "Nous ne sommes pas l'équipe de France. Nous n'attendrons pas d'avoir touché le fond pour réagir", menace son communiqué.

=> L'improbable chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a servilement ménagé la presse et Jean-Luc Hees dont il juge la position "extrêmement inconfortable", sans porter de jugement sur sa décision.
Il a en revanche fait trinquer l'exécutif avec Jean-Luc Hees. "Mais il y a un problème qui ne lui est pas propre, c'est à partir du moment où le président de la République nomme lui-même, (...) on lui rappellera tout le temps que c'est Sarkozy qui l'a nommé", a-t-il prévenu sur LCP.

Les Jeunes Socialistes gesticuleront
Ils appellent à manifester en se bâillonnant vendredi à 10h00 devant la Maison de la Radio, dans le XVIe arrondissement de Paris.

Pour le Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, un orfèvre de l'insulte, le licenciement des vulgaires lui "coupe le souffle" et "relève d'un autre âge".

Le NPA d'Olivier Besancenot dénonce "le temps des coupeurs de tête."

Et le PC, vous dites-vous ?
C'est le SNJ. La boucle est bouclée.

mardi 12 mai 2009

Charlie Hebdo entre à Radio France avec Philippe Val

Jean-Luc Hees appelle un fauteur de troubles
Ca sent déjà le soufre sur la radio publique

Philippe Val rejoint Jean-Luc Hees, le nouveau président (1951, France Inter et Radio Classique) de Radio France, après 17 ans à la tête de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.
Charlie Hebdo a officialisé mardi dans un communiqué le départ de Philippe Val, directeur de la publication et de la rédaction de l'hebdomadaire satirique. Philippe Val rejoint le groupe public Radio France. La décision de Philippe Val "était déjà prise à l'issue du procès des caricatures de Mahomet" en 2007 et 2008, mais "divers événements l'ont ensuite contraint à en différer l'application", précise l'hebdomadaire satirique.

La fonction à Radio France de Philippe Val n'est pas précisée dans le communiqué mais son nom circule pour prendre la direction de France Inter. Le journaliste est un proche du nouveau président du groupe, Jean-Luc Hees (ci-contre, à droite). "Val, je le connais depuis 20 ans et c'est quelqu'un avec qui je partage énormément de choses intellectuellement", a déclaré Jean-Luc Hees dans un entretien au Monde daté de mardi. "Bien sûr que l'on collaborera mais je ne sais pas à quel niveau", a dit Philippe Val au quotidien et à l'A*P (reproduction de plusieurs paragraphes par Libération et LePost).

"A Charlie Hebdo, le dessinateur et chroniqueur Charb sera le nouveau directeur de la publication et le dessinateur Riss occupera les fonctions de directeur de la rédaction, avec pour adjointe la journaliste Sylvie Coma".(A*P, Libération et LePost, et dans les mêmes termes)

En savoir plus sur Philippe Val ?

Philippe Val (né en 1952) affiche une sensibilité politique de gauche. Il participa aux galas de financement du journal Libération et collabora un temps au journal pour quelques reportages. C'est ainsi qu'il rencontra Cabu.

En 1992, il lança l'hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo, fondé et dirigé de 1969 à 1981 par l'équipe de feu Hara-Kiri (Georges Bernier, Delfeil de Ton, Cavanna,...). Il est l’un des actionnaires principaux de Charlie-Hebdo -- avec les dessinateurs Gébé et Cabu et le chanteur Renaud.

Ph. Val a l’expérience de la radio.

Il collabora parallèlement à divers journaux et radios dont Libération et France Inter,
d’abord chez Jean-Luc Hees, dans l’émission Synergie, puis aux côtés de son successeur, Albert Algoud dans l'émission La partie continue et de Frédéric Bonnaud dans l'émission Charivari.

En 2006-2007, il participe tous les vendredis à l'émission hebdomadaire de
José Artur et David Glaser Inoxydable sur France Inter. Depuis septembre 2007, il donne une chronique hebdomadaire dans Le Sept dix de France Inter.

Ses adversaires les plus déterminés sont ses camarades d'hier

Un bouffon? Un vendu? Un sarkozyste déguisé en contestataire? Ses ex-camarades s'interrogent...
« À l'origine engagé politiquement à gauche, Philippe Val prend progressivement au cours des années 2000 des positions idéologiques néo-libérales, néo-conservatrices, occidentalistes et islamophobes, qu'il exprime chaque semaine dans ses éditos "polémiques" de Charlie-Hebdo. Intellectuel autodidacte autoproclamé philosophe, infatué et autocrate, l'ancien gauchiste devenu réactionnaire provoque de nombreux conflits au sein de la rédaction et plusieurs collaborateurs sont contraints de se soumettre ou de quitter le journal. Plusieurs d'entre eux l'accusent aujourd'hui d'être un imposteur. Pro-israélien et philosémite notoire, Philippe Val se fait également une spécialité de voir des antisémites partout. Il devient parallèlement l'un des chouchous des médias et tient chronique sur plusieurs radios et chaînes de télévision, de Canal+ à iTélé en passant par France Culture et France Inter. Le petit écran fait aussi régulièrement appel au personnage lorsqu'il s'agit de diaboliser la mouvance de gauche: altermondialistes, libertaires, "islamo-gauchistes", "nonistes" au Traité de Constitution européenne et même Ségolène Royal qu'il qualifie de "degré zéro de la politique". »
Philippe Val abandonne un Charlie-Hebdo qu'il a en partie sabordé -- son concurrent Siné-Hebdo l'a rapidement supplanté sur le marché de la presse satirique (selon La République des Lettres) Les haineux se flattent d'anti-sémitisme, les arrogants fustigent les autodidactes et les sectaires gauchistes louent le conservatisme !

Ph. Val est souvent présenté comme un
patron de presse dirigiste et autoritaire.
Ses détracteurs contestent notamment sa direction de la rédaction, lors de plusieurs cas d'opposition ou de démission (
Philippe Corcuff, Olivier Cyran, Lefred-Thouron…), voire de licenciements (par exemple l'actuelle collaboratrice du Monde diplomatique Mona Chollet). Val n'est pas François Hollande...

  • Ainsi, le 15 juillet 2008, avec l'approbation du directeur adjoint de la rédaction Bernard Maris, du rédacteur en chef Gérard Biard et du rédacteur en chef adjoint Charb), il licencie de l'hebdomadaire le caricaturiste Siné pour ses propos antisémites. Selon Wikipedia, de sensibilité anarchisante, viscéralement anticolonialiste, Siné est également profondément antisioniste: il appella à voter en 2004 pour la liste Euro-Palestine. Siné s'amusa par ailleurs de ce que « le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, [vienne] de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme avant de l’épouser », ajoutant que « dans cette famille, on se souvient finalement d’où l’on vient ».
    Plantu dessinera Val en nazi lors de l'affaire du licenciement du dessinateur antisémite mais aussi xénophobe.

  • Ce débarquement, intervenant trois semaines après une polémique entre Siné, Polac et Val au sujet de l'affaire Clearstream et du journaliste Denis Robert (qui avait reproché à Charlie Hebdo son traitement de l'affaire Clearstream, cf. plus bas) occasionne de vives protestations de nombre de personnalités d'horizons très variés comme les dessinateurs Plantu, Philippe Geluck, Willem, Vuillemin ou Tignous remettant en cause Val au-delà de sa décision.
    Val reçoit par ailleurs le soutien d'éditorialistes tant du
    Figaro que de Libération, de Bernard-Henri Lévy ou de la ministre Christine Albanel avec celui de différentes associations comme la Licra, le Crif ou l'UEJ;
  • au contraire, Willem, Delfeil de Ton (autre fondateur du journal), Carali, Barbe, Geluck, Malingrey, Pichon, Pétillon, Got, Faujour, Picha, Tignous (Marianne), Thouron, Tardi, Wiaz ou bien Michel Polac, défendent Siné.
    Fédérateur (!) Cavanna, autre membre historique de Charlie-hebdo, estime que « ni l’un ni l’autre n’a démérité », parlant d'une « erreur d’appréciation de Val » au sujet d'une « plaisanterie, certes dangereuse mais occasionnelle » de Siné, il ajoute que c'est "une gaminerie, une bouffée de panique. Pas de quoi fouetter un chat"...

  • Philippe Val a été accusé d'actes de censure, par exemple lorsque le dessinateur Lefred-Thouron démissionne de Charlie-Hebdo après un dessin refusé sur l'« affaire Font » impliquant Patrick Font dans une affaire de pédophilie. (dessin finalement publié la semaine suivante dans Charlie Hebdo. Chanteur depuis ses 17 ans, Val s'inspira d'auteurs agréés par l'extrême gauche (Jacques Brel, Georges Brassens et autres Léo Ferré) pour se produire dans des cabarets. De sa rencontre avec le chansonnier Patrick Font était né le duo Font et Val en 1970. Cette association artistique n'a jamais autant

    Les détracteurs de Ph. Val critiquent donc l'évolution de ses opinions politiques au fil des années qu'ils jugent parfois en contradiction avec les idéaux qu'il affichait par le passé (d'un anarchisme libertaire, frondeur et irrévérencieux à une position nettement « recentrée » et beaucoup plus conservatrice) :
    son soutien à l'intervention de l'OTAN au Kosovo, son soutien à la candidature « libéral-libertaire » de Daniel Cohn-Bendit lors des élections européenne de 1999, sa position en faveur du projet de traité constitutionnel européen en 2005, ses critiques systématiques à l'égard de l'extrême gauche (dans laquelle on le classait autrefois), son positionnement vis-à-vis de l'islamisme, son soutien aux États-Unis et à Israël.(source Wikipedia)

    Ainsi, à l’été 2007 , sa présence à deux colloques
    a particulièrement retenu l’attention des militants 'libres' de rester figés:
  • il s’est d’abord exprimé à l’université d’été des Gracques, un regroupement d’anciens hauts fonctionnaires socialistes prônant l’alliance du PS avec le centre autour de valeurs « sociales-libérales »,
  • puis à celle du MEDEF.
    Certains sectaires d’extrême-gauche ont qualifié ces deux interventions de dévoiement, et comme le signe du ralliement de Philippe Val à la « pensée unique » néo-libérale. Val s’est justifié en rétorquant que sa présence à ces deux universités d’été ne valait pas approbation des politiques défendues par leurs organisateurs (il a d’ailleurs refusé de signer le manifeste des Gracques), que « dialoguer ou débattre, ce n’est en aucun cas être complice », et que l’essence même du dialogue était de réunir deux interlocuteurs de points de vue différents. Il faudra voir ça à France Inter: ce serait une première ! Ses interventions se situaient toutefois toutes deux à contre-courant du cadre dans lequel elles ont chacune été prononcées : chez les Gracques, Val a évalué Désirdavenir Royal (la jugeant notamment « le degré zéro de la politique ») sur son flanc gauche, alors que ses hôtes se situaient clairement à la droite du PS ; chez les patrons, il a dénoncé la menace que représente selon lui les grands groupes industriels, tels Dassault (propriétaire du Figaro), Bouygues (propriétaire de TF1), Lagardère ou Bolloré pour la liberté de la presse et des media, reprochant à ses hôtes de manquer d’intérêt pour cette question et soulignant qu’ils « aim[ai]ent bien, en général, ce qui s’exprime en faveur de leurs intérêts ».

    Ses multiples apparitions médiatiques, ses fréquentations avec ce qu'il est convenu de nommer « les élites » lui valent des railleries de la part de confrères journalistes qui, d'aucuns seront touchés de l'apprendre) s'excluent donc d'eux-mêmes de l'élite (Bernard Langlois, journaliste nourri par l'ORTF, mais aujourd'hui altermondialiste et membre fondateur de l'association ATTAC, Cyran, le pro-palestinien Daniel Mermet (cf. libellé PaSiDupes), Serge Halimi, et plus généralement les journalistes associés à la critique radicale des media et de la collusion des journalistes avec le pouvoir politique. Il est régulièrement invité dans Le premier pouvoir, émission de critique des medias sur France Culture. Il a régulièrement participé à N'ayons pas peur des mots, une émission de débat contradictoire animée par Samuel Étienne sur la chaîne d'information en continu i>télé.

    Si la liberté était laissée à PaSiDupes...
  • Prenons Cyran, comme exemple de la presse libre mais non libérée.
    Pour l’état-civil, il est en fait Olivier Muller-Cyran, journaliste indépendant allemand vivant en France. Il collabora de 1991 à 2001 au journal Charlie Hebdo avant de mettre en place d'un nouveau journal alternatif: CQFD, dont le comité de rédaction est en recherche d’emploi à Marseille (où précisément on peut croiser l’assassin du Général Audran, Jean-Marc Rouillan, Action Directe, AD) et spécialisés dans la critique des confrères des media, mais aussi dans la dénonciation des violences policières et de la double peine. Il s’active aussi dans d’autres journaux, qui ont reçu son onction, tels que Le Plan B ou Acrimed. On l’a compris, Olivier Cyran est aujourd'hui l'une des principales voix obscures de la presse écrite indépendante: indépendante du pouvoir, mais esclave de l’idéologie.

  • Daniel Mermet en deux mots ?
    Cet autre journaliste objectif et indépendant encore hébergé par le service public mais qui a atteint l’âge de la retraite (1942), sauf s’il compte aller jusqu’à 70 ans, a été poursuivi par l'UEJF, la Licra et Avocats sans frontières (ASF) pour avoir diffusé, en 2002, des propos d'auditeurs concernant le conflit israélo-palestinien, ces associations l'attaquant pour « incitation à la haine raciale ». Reporters sans frontières a dénoncé de la part de Mermet des "pressions croissantes exercées sur les journalistes critiquant la politique d'Ariel Sharon ": ses confrères n’ont pas comme lui la liberté d’être indépendants…

    Au total, la gauche intolérante qui prône la liberté, dont la liberté d'expression, monte au créneau

  • Bousculée dans ses repères, une gauche perturbée et incertaine se radicalise, pour ne pas sombrer dans le doute.
  • Ainsi, à propos de Ph. Val, peut-on lire: « Son ancrage à gauche de l’échiquier politique n’en faisait pas, a priori, le candidat le plus logique du président de la République […] Mais voilà, on le sait, Nicolas Sarkozy aime surprendre ses amis et ses ennemis. Il y a évidemment dans la nomination de Philippe Val, par ailleurs ami de Carla Bruni-Sarkozy, comme dans celle de Jean-Luc Hees la volonté de désarmer les personnels de Radio France, classés à gauche, qui attendaient le président de la République au tournant.», selon la « théorie du zoo » développée par Challenges (Nouvel Observateur)

  • LePost, insolent et donc indépendant, est imprégné de culture, de la culture Star’Ac, à la hauteur de son public : "Si vous pensez que Philippe Val va sur France Inter tapez 1, si vous pensez qu'il va aux chiottes tapez 3", écrit-il, toujours très classe. Les altermondialistes, libertaires, "islamo-gauchistes", "nonistes" au Traité de Constitution européenne ne se reconnaissent plus en lui et, avec les ségoléniens, ont des comptes à régler. Respect !
    Mais pour Evene, "Philippe Val fait valser les conventions et dénonce sans retenue l'extrémisme, le conformisme et la censure en tout genre".

    Radio France va donc être envahie de convulsions et retourner à la grève plus souvent qu'à son tour: fera-t-elle mieux que la FSU ? Un record difficile à battre, mais nous pouvons faire confiance en la presse libre mais objective, respectueuse et éthique !