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vendredi 10 décembre 2010

Siné fait condamner Charlie Hebdo

L'humoriste se met 40 000 euros dans la poche





Siné n'a pas fini de 'doigter'
ses anciens camarades de Charlie Hebdo


Siné: ni retraite à 60 ans, ni pénibilité

A la tête de son propre hebdo depuis septembre 2008, Maurice Sinet, dit Siné, le caricaturiste, retrouve une soudaine verdeur à 82 ans: pas question de retraite. Dans le métier, la pénibilité, c'est Siné.

Le 2 juillet 2008, Siné écrivit dans Charlie Hebdo une chronique basée sur une information donnée par Patrick Gaubert, président de la LICRA, au journal Libération. Elle fut dénoncée comme « antisémite » par Claude Askolovitch et son auteur fut renvoyé de la rédaction du journal par Philippe Val afin d'« éviter un procès » au magazine. Lien PaSiDupes vers la condamnation de Patrick Gaubert pour diffamation

Aperçu des péripéties judiciaires

Siné fut d'abord cité à comparaître le 9 septembre 2008 devant la 6e chambre correctionnelle (presse) du Tribunal de Grande Instance de Lyon par la LICRA pour « incitation à la haine raciale ». L'audience sur le fond fut alors fixée au 29 janvier 2009, mais elle se tint finalement les 27 et 28 janvier 2009.
Lien PaSiDupes

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En 10 septembre 2008, Siné lancera Siné hebdo, le bien nommé, puisqu'il placera sa femme Catherine au poste de rédactrice en chef. Les actionnaires en sont Siné, sa femme, Guy Bedos, Michel Onfray et un ami anonyme (!) du couple Sinet, ainsi que l'Association des Mal Elevés.

D'après Siné, « ce sera un journal d'humour, libertaire, ce qu'aurait dû être Charlie s'il était resté dans la tradition initiale », « un canard qui ne respectera rien » et « qui chiera tranquillement dans la colle et les bégonias sans se soucier des foudres et des inimitiés de tous les emmerdeurs ».
Parmi les collaborateurs se trouvent Guy Bedos, Philippe Geluck, Christophe Alévêque, Jackie Berroyer, Benoît Delépine, Isabelle Alonso, Denis Robert, Michel Onfray, Delfeil de Ton... Mais il ne suffit pas de « faire chier » pour intéresser, et faute d'audience, le journal s'est arrêté le 28 avril 2010.
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Le 24 février 2009, il fut relaxé à Lyon
, les juges considérant que Siné avait usé de son droit à la satire. Le juge a une préférence pour la satire scatologique.

Or, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris vient tout juste de condamner les Editions Rotatives, société éditrice de Charlie Hebdo, à lui verser 40 000 euros de dommages et intérêts. En prime, le journal devra publier en Une le communiqué judiciaire sur un bandeau de 15 cm.

Le TGI prend fait et cause pour Siné


  • Le jugement du TGI est double
    D'une part, il a estimé que la rupture du contrat du dessinateur, licencié le 16 juillet 2008, était abusive, et, d'autre part, que les accusations d'antisémitismes proférées à son endroit par le directeur de la publication de l'époque, Philippe Val, ne sont pas fondées.
    "Il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Siné sont antisémites... ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant", a jugé le Tribunal, qui précise en outre qu'"il ne pouvait être demandé à Siné de signer et faire paraître une lettre d'excuse", comme l'avait réclamé Val.
    Enfin, Charlie Hebdo avait commis l'erreur de signifier à Siné son licenciement avant de lui avoir envoyé une lettre de rupture.

    Le TGI règle des les comptes
    Le préjudice économique de Siné a donc été estimé à 20 000 euros, auxquels s'ajoute le préjudice moral : "la médiatisation de la rupture et le caractère humiliant de son annonce apprise en même temps que les lecteurs par la publication du numéro du 16 juillet 2008, ont causé à Siné un préjudice moral qu'il convient d'indemniser en lui allouant la somme de 20 000 euros".
  • Charlie devra publier le communiqué sur sa Une sous peine de 2000 euros d'astreinte par numéro : "Par jugement du 30 novembre 2010, le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné la société Les Editions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à M. Maurice Sinet, dit Siné, la somme de 40 000 euros à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration à la suite de la parution de la chronique de Siné dans le numéro du 2 juillet 2008".

    Siné renonce au « parachute doré »

    Siné n'est certes pas perdant, mais il évaluait néanmoins sa souffrance à 148 000 euros.

    Pour plus d'équité, il convient de rappeler que, dans un entretien accordé à Fluctuat en novembre 2009, l'élégant Siné insultait Philippe Val :
    "Lui, apparemment, c'est vraiment un sale type qui va faire un sale boulot. Et il va continuer en plus, il a été nommé pour ça. Il va faire le ménage à France Inter. Déjà on s'était aperçu qu'il avait été catapulté par Sarko, mais on va vraiment avoir la preuve. Tout le monde serre les fesses (...) Je serais pas rassuré à la place de Guillon, les mecs qui bossent sur Inter j'ai bien l'impression qu'ils vont sauter cette année. Ils finiront pas l'année 2010."

    Stéphane Guillon et Didier Porte, des types bien, sous tous rapports, comme Siné …
    Farouchement anticlérical, antisioniste et anticolonialiste, l'humoriste est de sensibilité anarchisante. Ainsi appella-t-il en 2004 à voter pour la liste Euro-Palestine. Agressif dans ses dessins comme dans la vie, on imagine mal qu'il milite pour la non-violence.
    Il n'est pas responsable des actes de son père naturel, Laurent Versy, ferronnier d'art condamné plusieurs années aux travaux forcés, mais si son parcours contribue à sa haine de l'État, de la police et de la justice, celle-ci ne la lui rend pas !

  • mercredi 23 juin 2010

    Nettoyage de printemps à France Inter: Guillon et Porte débarrassent

    Ils ont dépassé les bornes sur le service public: du balai !

    L'agression et la vulgarité ne sont pas drôles

    Stéphane Guillon, auteur d'attaques à répétition à l'antenne contre ses dirigeants et Nicolas Sarkozy, a prononcé mercredi sa dernière chronique sur France Inter, annonce le PDG de Radio France, Jean-Luc Hees.

    L'hystérique Stéphane Guillon n'a pas su se maîtriser
    Malgré de multiples rappels à l'ordre, l'auteur d'attaques insensées à l'antenne contre ses dirigeants et Nicolas Sarkozy avait atteint ses limites. Il a prononcé mercredi sa dernière chronique sur France Inter et pourra suivre un traitement.

    La radio publique se séparera également de Didier Porte
    L'autre kamikaze de l'émission matinale de France Inter a obtenu ce qu'il cherchait désespérément. Sa direction a saturé lors d'une ultime chronique consacrée à l'ex-Premier ministre, Dominique de Villepin, qu'il tenta de dévergonder en l'incitant à insulter le président français de la pire manière.
    Le directeur de France Inter, Philippe Val, a envoyé une lettre recommandée à Didier Porte pour le licencier. Le provocateur ne perd pas seulement sa chronique matinale, mais également sa participation au « Fou du roi ».

    La gauche épargnée soutient ses bouffons

    Cette annonce a suscité une vague de réactions à gauche. Elle dénonce la tentative de "remise au pas" d'une station appréciée pour son indépendance.

    De l'impertinence à l'insulte, gage d'indépendance
    Pressé de dire, dans un entretien accordé au Monde, si les deux hommes seraient à nouveau à France Inter en septembre, Jean-Luc Hees répondit : "Non (...) Si l'humour se résume à l'insulte, je ne peux le tolérer pour les autres mais également pour moi."
    "L'humour ne doit pas être confisqué par de petits tyrans. Je prends cette décision non pas sur une quelconque pression politique mais en m'appuyant sur des valeurs minimales d'éducation et de service public", dit Jean-Luc Hees, qualifiant de "misère intellectuelle" la tranche d'humour de la matinale.

    Les deux déséquilibrés épargnaient la gauche
    Nicolas Sarkozy et le ministre de l'Immigration Eric Besson ont été les autres victimes de la psychose obsessionnelle de Stéphane Guillon, qui déblatérait trois matins par semaine.
    Le malheureux a entendu des voix: "J'ai entendu ici et là que mon départ serait une décision politique", a-t-il plaidé, juge et partie, mercredi matin. "Si c'est politique, c'est stupide : que je sois ou non sur cette antenne, le président dévisse" dans les sondages, a-t-il estimé.
    Martyr paranoïaque
    "Emissions emblématiques à la trappe, journalistes sur la touche, rédacteurs en chefs remplacés, mais surtout, mesdames et messieurs, liquidation totale des humoristes", a-t-il dit pour décrire la grille de rentrée 2010 de France Inter.

    La crème de la presse dévoyée ne soutient pas ses confrères

    Côté solidaire, Birenbaum est sobre: « J'aime la liberté de ton de Didier Porte, son courage, son engagement... » Il en profite pour faire un peu de marketing de ses chroniques... Respectable attitude !
    Côté critique, il est plus prolixe: «J'pense qu'il a un peu, là, pété les plombs. Il a eu beaucoup de presse, donc il est un peu sur un piédestal et il commence à donner des leçons un peu à tout le monde... Donc, je n’oublie pas de rappeler que Stéphane Guillon, y a trois ans, il n’en avait rien à foutre de de [sic] la politique. Il a jamais eu la queue d'un début d'engagement politique sur quoi que ce soit. Et son anti-sarkozysme est de pure circonstance. Il a découvert la politique, il y a trois ans (...). Donc... Je ne le considère pas comme le premier opposant à Sarkozy. Je ne le trouve pas fracassant sur le plan politique ... »

    Bruno Roger-Petit ?
    « J'aime beaucoup Stéphane Guillon. Il a commis ce matin un éditorial qui, dans n'importe laquelle de nos stations de radios et télévision modernes, menerait droit à la porte l'impétrant ordinaire qui s'y hasarderait. » C'était en novembre 2009, déjà.
    Il explique: «Je n'avais vu ou entendu un salarié se payer la tête de son employeur avec un tel culot d'acier. […] Le président de Radio France passe désormais pour un type qui se pochtronne aux frais de la princesse dans un restau branchouillé de Paris (et en plus pas très bon, note personnelle) et conçoit devant sa cour (également composée de pochtrons, si l'on en croit Guillon), entre trois rasades de rouge de blanc et de digestif un programme unique, convenu et barbant façon ORTF... Nul doute qu'il appréciera... Lui qui disait il y a quelques jours que "certaines chroniques me font grincer", ce matin dans son entourage, ils doivent être nombreux à faire de l'huile. »

    VOIR et ENTENDRE la chronique en question qui n'interdit pas à la gauche d'assurer que la décision vient de plus haut:

    Mais les syndicats radicaux et partis politiques d'opposition systématique ont perdu tout jugement. Le PS nous donne ainsi un aperçu de ce que pourrait être la "société du care" de Titine Aubry...


    Des syndicats se mobilisent

    A main levée, des journalistes de ce repère de radicaux de tous poils ont voté la semaine dernière une motion contre Philippe Val, directeur de France Inter, concernant la grille annoncée.

    => Le Syndicat national des journalistes (SNJ) de Radio France, majoritaire dans la profession avec 49,59 %, dénonce une "politique de la terre brûlée" et une "entreprise d'autodestruction" de la part de la direction. L'agence de presse qui fait le boulot des salles de rédaction a tout de même jugé bon de censurer leur accusation « irrespect des auditeurs » !...
    Il fallait le dire: "Nous ne sommes pas l'équipe de France. Nous n'attendrons pas d'avoir touché le fond pour réagir", menace son communiqué.

    => L'improbable chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a servilement ménagé la presse et Jean-Luc Hees dont il juge la position "extrêmement inconfortable", sans porter de jugement sur sa décision.
    Il a en revanche fait trinquer l'exécutif avec Jean-Luc Hees. "Mais il y a un problème qui ne lui est pas propre, c'est à partir du moment où le président de la République nomme lui-même, (...) on lui rappellera tout le temps que c'est Sarkozy qui l'a nommé", a-t-il prévenu sur LCP.

    Les Jeunes Socialistes gesticuleront
    Ils appellent à manifester en se bâillonnant vendredi à 10h00 devant la Maison de la Radio, dans le XVIe arrondissement de Paris.

    Pour le Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, un orfèvre de l'insulte, le licenciement des vulgaires lui "coupe le souffle" et "relève d'un autre âge".

    Le NPA d'Olivier Besancenot dénonce "le temps des coupeurs de tête."

    Et le PC, vous dites-vous ?
    C'est le SNJ. La boucle est bouclée.

    mardi 12 mai 2009

    Charlie Hebdo entre à Radio France avec Philippe Val

    Jean-Luc Hees appelle un fauteur de troubles
    Ca sent déjà le soufre sur la radio publique

    Philippe Val rejoint Jean-Luc Hees, le nouveau président (1951, France Inter et Radio Classique) de Radio France, après 17 ans à la tête de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.
    Charlie Hebdo a officialisé mardi dans un communiqué le départ de Philippe Val, directeur de la publication et de la rédaction de l'hebdomadaire satirique. Philippe Val rejoint le groupe public Radio France. La décision de Philippe Val "était déjà prise à l'issue du procès des caricatures de Mahomet" en 2007 et 2008, mais "divers événements l'ont ensuite contraint à en différer l'application", précise l'hebdomadaire satirique.

    La fonction à Radio France de Philippe Val n'est pas précisée dans le communiqué mais son nom circule pour prendre la direction de France Inter. Le journaliste est un proche du nouveau président du groupe, Jean-Luc Hees (ci-contre, à droite). "Val, je le connais depuis 20 ans et c'est quelqu'un avec qui je partage énormément de choses intellectuellement", a déclaré Jean-Luc Hees dans un entretien au Monde daté de mardi. "Bien sûr que l'on collaborera mais je ne sais pas à quel niveau", a dit Philippe Val au quotidien et à l'A*P (reproduction de plusieurs paragraphes par Libération et LePost).

    "A Charlie Hebdo, le dessinateur et chroniqueur Charb sera le nouveau directeur de la publication et le dessinateur Riss occupera les fonctions de directeur de la rédaction, avec pour adjointe la journaliste Sylvie Coma".(A*P, Libération et LePost, et dans les mêmes termes)

    En savoir plus sur Philippe Val ?

    Philippe Val (né en 1952) affiche une sensibilité politique de gauche. Il participa aux galas de financement du journal Libération et collabora un temps au journal pour quelques reportages. C'est ainsi qu'il rencontra Cabu.

    En 1992, il lança l'hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo, fondé et dirigé de 1969 à 1981 par l'équipe de feu Hara-Kiri (Georges Bernier, Delfeil de Ton, Cavanna,...). Il est l’un des actionnaires principaux de Charlie-Hebdo -- avec les dessinateurs Gébé et Cabu et le chanteur Renaud.

    Ph. Val a l’expérience de la radio.

    Il collabora parallèlement à divers journaux et radios dont Libération et France Inter,
    d’abord chez Jean-Luc Hees, dans l’émission Synergie, puis aux côtés de son successeur, Albert Algoud dans l'émission La partie continue et de Frédéric Bonnaud dans l'émission Charivari.

    En 2006-2007, il participe tous les vendredis à l'émission hebdomadaire de
    José Artur et David Glaser Inoxydable sur France Inter. Depuis septembre 2007, il donne une chronique hebdomadaire dans Le Sept dix de France Inter.

    Ses adversaires les plus déterminés sont ses camarades d'hier

    Un bouffon? Un vendu? Un sarkozyste déguisé en contestataire? Ses ex-camarades s'interrogent...
    « À l'origine engagé politiquement à gauche, Philippe Val prend progressivement au cours des années 2000 des positions idéologiques néo-libérales, néo-conservatrices, occidentalistes et islamophobes, qu'il exprime chaque semaine dans ses éditos "polémiques" de Charlie-Hebdo. Intellectuel autodidacte autoproclamé philosophe, infatué et autocrate, l'ancien gauchiste devenu réactionnaire provoque de nombreux conflits au sein de la rédaction et plusieurs collaborateurs sont contraints de se soumettre ou de quitter le journal. Plusieurs d'entre eux l'accusent aujourd'hui d'être un imposteur. Pro-israélien et philosémite notoire, Philippe Val se fait également une spécialité de voir des antisémites partout. Il devient parallèlement l'un des chouchous des médias et tient chronique sur plusieurs radios et chaînes de télévision, de Canal+ à iTélé en passant par France Culture et France Inter. Le petit écran fait aussi régulièrement appel au personnage lorsqu'il s'agit de diaboliser la mouvance de gauche: altermondialistes, libertaires, "islamo-gauchistes", "nonistes" au Traité de Constitution européenne et même Ségolène Royal qu'il qualifie de "degré zéro de la politique". »
    Philippe Val abandonne un Charlie-Hebdo qu'il a en partie sabordé -- son concurrent Siné-Hebdo l'a rapidement supplanté sur le marché de la presse satirique (selon La République des Lettres) Les haineux se flattent d'anti-sémitisme, les arrogants fustigent les autodidactes et les sectaires gauchistes louent le conservatisme !

    Ph. Val est souvent présenté comme un
    patron de presse dirigiste et autoritaire.
    Ses détracteurs contestent notamment sa direction de la rédaction, lors de plusieurs cas d'opposition ou de démission (
    Philippe Corcuff, Olivier Cyran, Lefred-Thouron…), voire de licenciements (par exemple l'actuelle collaboratrice du Monde diplomatique Mona Chollet). Val n'est pas François Hollande...

  • Ainsi, le 15 juillet 2008, avec l'approbation du directeur adjoint de la rédaction Bernard Maris, du rédacteur en chef Gérard Biard et du rédacteur en chef adjoint Charb), il licencie de l'hebdomadaire le caricaturiste Siné pour ses propos antisémites. Selon Wikipedia, de sensibilité anarchisante, viscéralement anticolonialiste, Siné est également profondément antisioniste: il appella à voter en 2004 pour la liste Euro-Palestine. Siné s'amusa par ailleurs de ce que « le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, [vienne] de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme avant de l’épouser », ajoutant que « dans cette famille, on se souvient finalement d’où l’on vient ».
    Plantu dessinera Val en nazi lors de l'affaire du licenciement du dessinateur antisémite mais aussi xénophobe.

  • Ce débarquement, intervenant trois semaines après une polémique entre Siné, Polac et Val au sujet de l'affaire Clearstream et du journaliste Denis Robert (qui avait reproché à Charlie Hebdo son traitement de l'affaire Clearstream, cf. plus bas) occasionne de vives protestations de nombre de personnalités d'horizons très variés comme les dessinateurs Plantu, Philippe Geluck, Willem, Vuillemin ou Tignous remettant en cause Val au-delà de sa décision.
    Val reçoit par ailleurs le soutien d'éditorialistes tant du
    Figaro que de Libération, de Bernard-Henri Lévy ou de la ministre Christine Albanel avec celui de différentes associations comme la Licra, le Crif ou l'UEJ;
  • au contraire, Willem, Delfeil de Ton (autre fondateur du journal), Carali, Barbe, Geluck, Malingrey, Pichon, Pétillon, Got, Faujour, Picha, Tignous (Marianne), Thouron, Tardi, Wiaz ou bien Michel Polac, défendent Siné.
    Fédérateur (!) Cavanna, autre membre historique de Charlie-hebdo, estime que « ni l’un ni l’autre n’a démérité », parlant d'une « erreur d’appréciation de Val » au sujet d'une « plaisanterie, certes dangereuse mais occasionnelle » de Siné, il ajoute que c'est "une gaminerie, une bouffée de panique. Pas de quoi fouetter un chat"...

  • Philippe Val a été accusé d'actes de censure, par exemple lorsque le dessinateur Lefred-Thouron démissionne de Charlie-Hebdo après un dessin refusé sur l'« affaire Font » impliquant Patrick Font dans une affaire de pédophilie. (dessin finalement publié la semaine suivante dans Charlie Hebdo. Chanteur depuis ses 17 ans, Val s'inspira d'auteurs agréés par l'extrême gauche (Jacques Brel, Georges Brassens et autres Léo Ferré) pour se produire dans des cabarets. De sa rencontre avec le chansonnier Patrick Font était né le duo Font et Val en 1970. Cette association artistique n'a jamais autant

    Les détracteurs de Ph. Val critiquent donc l'évolution de ses opinions politiques au fil des années qu'ils jugent parfois en contradiction avec les idéaux qu'il affichait par le passé (d'un anarchisme libertaire, frondeur et irrévérencieux à une position nettement « recentrée » et beaucoup plus conservatrice) :
    son soutien à l'intervention de l'OTAN au Kosovo, son soutien à la candidature « libéral-libertaire » de Daniel Cohn-Bendit lors des élections européenne de 1999, sa position en faveur du projet de traité constitutionnel européen en 2005, ses critiques systématiques à l'égard de l'extrême gauche (dans laquelle on le classait autrefois), son positionnement vis-à-vis de l'islamisme, son soutien aux États-Unis et à Israël.(source Wikipedia)

    Ainsi, à l’été 2007 , sa présence à deux colloques
    a particulièrement retenu l’attention des militants 'libres' de rester figés:
  • il s’est d’abord exprimé à l’université d’été des Gracques, un regroupement d’anciens hauts fonctionnaires socialistes prônant l’alliance du PS avec le centre autour de valeurs « sociales-libérales »,
  • puis à celle du MEDEF.
    Certains sectaires d’extrême-gauche ont qualifié ces deux interventions de dévoiement, et comme le signe du ralliement de Philippe Val à la « pensée unique » néo-libérale. Val s’est justifié en rétorquant que sa présence à ces deux universités d’été ne valait pas approbation des politiques défendues par leurs organisateurs (il a d’ailleurs refusé de signer le manifeste des Gracques), que « dialoguer ou débattre, ce n’est en aucun cas être complice », et que l’essence même du dialogue était de réunir deux interlocuteurs de points de vue différents. Il faudra voir ça à France Inter: ce serait une première ! Ses interventions se situaient toutefois toutes deux à contre-courant du cadre dans lequel elles ont chacune été prononcées : chez les Gracques, Val a évalué Désirdavenir Royal (la jugeant notamment « le degré zéro de la politique ») sur son flanc gauche, alors que ses hôtes se situaient clairement à la droite du PS ; chez les patrons, il a dénoncé la menace que représente selon lui les grands groupes industriels, tels Dassault (propriétaire du Figaro), Bouygues (propriétaire de TF1), Lagardère ou Bolloré pour la liberté de la presse et des media, reprochant à ses hôtes de manquer d’intérêt pour cette question et soulignant qu’ils « aim[ai]ent bien, en général, ce qui s’exprime en faveur de leurs intérêts ».

    Ses multiples apparitions médiatiques, ses fréquentations avec ce qu'il est convenu de nommer « les élites » lui valent des railleries de la part de confrères journalistes qui, d'aucuns seront touchés de l'apprendre) s'excluent donc d'eux-mêmes de l'élite (Bernard Langlois, journaliste nourri par l'ORTF, mais aujourd'hui altermondialiste et membre fondateur de l'association ATTAC, Cyran, le pro-palestinien Daniel Mermet (cf. libellé PaSiDupes), Serge Halimi, et plus généralement les journalistes associés à la critique radicale des media et de la collusion des journalistes avec le pouvoir politique. Il est régulièrement invité dans Le premier pouvoir, émission de critique des medias sur France Culture. Il a régulièrement participé à N'ayons pas peur des mots, une émission de débat contradictoire animée par Samuel Étienne sur la chaîne d'information en continu i>télé.

    Si la liberté était laissée à PaSiDupes...
  • Prenons Cyran, comme exemple de la presse libre mais non libérée.
    Pour l’état-civil, il est en fait Olivier Muller-Cyran, journaliste indépendant allemand vivant en France. Il collabora de 1991 à 2001 au journal Charlie Hebdo avant de mettre en place d'un nouveau journal alternatif: CQFD, dont le comité de rédaction est en recherche d’emploi à Marseille (où précisément on peut croiser l’assassin du Général Audran, Jean-Marc Rouillan, Action Directe, AD) et spécialisés dans la critique des confrères des media, mais aussi dans la dénonciation des violences policières et de la double peine. Il s’active aussi dans d’autres journaux, qui ont reçu son onction, tels que Le Plan B ou Acrimed. On l’a compris, Olivier Cyran est aujourd'hui l'une des principales voix obscures de la presse écrite indépendante: indépendante du pouvoir, mais esclave de l’idéologie.

  • Daniel Mermet en deux mots ?
    Cet autre journaliste objectif et indépendant encore hébergé par le service public mais qui a atteint l’âge de la retraite (1942), sauf s’il compte aller jusqu’à 70 ans, a été poursuivi par l'UEJF, la Licra et Avocats sans frontières (ASF) pour avoir diffusé, en 2002, des propos d'auditeurs concernant le conflit israélo-palestinien, ces associations l'attaquant pour « incitation à la haine raciale ». Reporters sans frontières a dénoncé de la part de Mermet des "pressions croissantes exercées sur les journalistes critiquant la politique d'Ariel Sharon ": ses confrères n’ont pas comme lui la liberté d’être indépendants…

    Au total, la gauche intolérante qui prône la liberté, dont la liberté d'expression, monte au créneau

  • Bousculée dans ses repères, une gauche perturbée et incertaine se radicalise, pour ne pas sombrer dans le doute.
  • Ainsi, à propos de Ph. Val, peut-on lire: « Son ancrage à gauche de l’échiquier politique n’en faisait pas, a priori, le candidat le plus logique du président de la République […] Mais voilà, on le sait, Nicolas Sarkozy aime surprendre ses amis et ses ennemis. Il y a évidemment dans la nomination de Philippe Val, par ailleurs ami de Carla Bruni-Sarkozy, comme dans celle de Jean-Luc Hees la volonté de désarmer les personnels de Radio France, classés à gauche, qui attendaient le président de la République au tournant.», selon la « théorie du zoo » développée par Challenges (Nouvel Observateur)

  • LePost, insolent et donc indépendant, est imprégné de culture, de la culture Star’Ac, à la hauteur de son public : "Si vous pensez que Philippe Val va sur France Inter tapez 1, si vous pensez qu'il va aux chiottes tapez 3", écrit-il, toujours très classe. Les altermondialistes, libertaires, "islamo-gauchistes", "nonistes" au Traité de Constitution européenne ne se reconnaissent plus en lui et, avec les ségoléniens, ont des comptes à régler. Respect !
    Mais pour Evene, "Philippe Val fait valser les conventions et dénonce sans retenue l'extrémisme, le conformisme et la censure en tout genre".

    Radio France va donc être envahie de convulsions et retourner à la grève plus souvent qu'à son tour: fera-t-elle mieux que la FSU ? Un record difficile à battre, mais nous pouvons faire confiance en la presse libre mais objective, respectueuse et éthique !
  • samedi 19 juillet 2008

    Le directeur de Charlie Hebdo, "menacé physiquement" ?

    Rififi dans la gauche anti-républicaine
    Courageux, mais pas téméraire, Philippe Val, le directeur cumulard et de la publication et de la rédaction de Charlie Hebdo déplore la tournure qu'a prise l'affaire autour des propos antisémites liés au projet de mariage de Jean Sarkozy !
    Le licenciement du dessinateur Siné convaincu d’antisémitisme par la grâce de la liberté de la presse agite le landerneau de la gauche extrême, sans que son antisémitisme dans une des ses chroniques du début juillet ne suscite, de qui que ce soit, ni de Siné, ni de ses supporters, aucun regret, à défaut d’excuses…
    Interrogé par le site du Nouvel Observateur, Philippe Val affirme bravement:
    "Je vais arrêter de répondre à tout ça", nous a-t-il dit, ajoutant : "cela devient trop dégueulasse, tellement ignoble". "Je reçois des menaces physiques, ma boîte mail est saturée de centaines de mails d'insultes. On me traite d'ordure sioniste", a-t-il affirmé. Pour Val, cette affaire a pris "une ampleur incroyable". "C'est le monde à l'envers", poursuit-il, "puisqu'on en oublie le fond de l'affaire, c'est-à-dire la tenue de propos antisémites". "Désormais, c'est moi qui suis suspecté", se plaint Philippe Val, pour qui cette polémique "démontre un certain état d'esprit".
    Intégralité de l’article
    Typique de la gauche,
    le coupable se posenen victimes.

    La laïcité militante se laisse aller: le dessinateur Siné, sanctionné

    Une supputation de plus suffit à échauffer les laïcs
    L’humoriste Siné a supputé une conversion de Jean Sarkozy au judaïsme dans sa chronique publiée le 2 juillet dernier dans Charlie Hebdo, qui a déjà dopé ses ventes avec l’affaire des caricatures de Mahomet (Lire PaSiDupes). Tout est bon mais jamais bas, contre les Sarkozy !
    Les faits avérés ne sont pas nécessaires au déclenchement de polémiques. Il est assez de n’importe quelle supputation d’un habitué de la malveillance. Sa Cynique Majesté Royal devrait y aller de son couplet de soutien.
    Siné ironisait en effet sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage annoncé par la presse avec la fille du fondateur des magasins Darty. L’antisémite a depuis été licencié de l'hebdomadaire satirique et libertaire.
    La LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a condamné samedi les propos tenus par le dessinateur en les jugeant "indignes". La liberté d’expression mène à l’indignité, si on perd ses repères de respect dû à tous : la « république du respect », chère à l’opposition, a encore failli et perdu de son crédit !

    L’autocensure est-elle concevable ?
    A force d’insolence et d’autosatisfaction, les impertinents des media de tous poils, protégés par une loi sur la liberté de la presse d’une autre époque, perdent le sens des limites, après avoir perdu tout sens moral depuis longtemps. Le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, Philippe Val, s’est résigné à faire la discipline. Ainsi, la prévention ne serait-elle pas suffisante dans la presse, pas plus qu’ailleurs. Le patron de gauche extrême a reçu le soutien de la LICRA. Il "était parfaitement justifié à sanctionner les propos indignes tenus par Siné sur le fils du Président de la République", a fait savoir la ligue contre le racisme et l’antisémitisme.
    La moralité s’impose-t-elle seulement en matière de racisme et d’antisémitisme ?
    Certes, les différences physiques sont également protégées, aussi bien que les préférences sexuelles, quand elles ne sont pas vulgarisées et encouragées. Il fallait donc rappeler à une certaine presse, comme le fait la LICRA, que "les allégations de trafic d'influence et de cynisme ainsi que le rapprochement glauque opéré entre le Juif et l'argent renvoient aux temps les plus misérables de l'antisémitisme des 19 et 20es siècles". Glauque, Charlie Hebdo ? Est-ce une découverte ?
    Selon la Licra, qui menace de porter plainte, la chronique de Siné "appelle la plus vive et méprisante indignation". Maintenant, la LICRA exprime son mépris d’une certaine presse de gauche pleine de sa ‘liberté d’expression’ dont elle fait si bon usage.
    La presse a terriblement changé, mais les lois obsolètes qui la régissent sont protégées ses profiteurs, les gardiens du temple médiatique, un clergé laïc qui n’a pas fait acte de repentance pour sa pédophilie, son racisme et son antisémitisme, que, dans les écoles de France, la FSU situe …à droite. Faudra-t-il réviser les manuels scolaires choisis par les professeurs militants ? Et les mentalités ?

    jeudi 6 septembre 2007

    Hollande veut faire payer cher la transparence

    Le patron du PS réclame encore des sous !

    Le premier secrétaire du Parti Socialiste, François Hollande, a décidé de s’attaquer au magazine « Choc », qui a publié des photos de vacances de Flamby 1er avec la compagne qu’il tenait cachée depuis bien avant le début de la campagne présidentielle.

    François Hollande avait déjà fait appel à la justice contre le magazine « Closer », mais n’avait pas obtenu l’interdiction de parution du magazine. Il n'avait pas réclamé de dommages et intérêts. Seule sa compagne, la journaliste de Paris Match, Valérie Trierweiler, avait obtenu 15 000 euros en dédommagement du préjudice supposé.

    Le magazine « Choc » a aussi publié des photos de François Hollande avec la même jeune femme. La justice rendra son verdict vendredi. François Hollande a tenu à préciser que l’argent irait directement dans les caisses d’une association d’aide aux chômeurs. Cette fois François Hollande réclame 100 000 euros de dommages et intérêts par l’intermédiaire de M° Bérès.

    On notera que l’avocat de l’ex-concubin de Sa Majesté Royal n’est plus M° Mignard, l’ami du couple et le parrain de plusieurs de leurs enfants. C’est M° Pervenche Berès (photo), députée européenne (groupe du Parti des Socialistes Européens) et présidente de la commission affaires économique et monétaire du Parlement européen, qui représente Hollande dans cette affaire. Est-ce à dire que l’ami intime a fait le choix de la battue de la présidentielle ! Encore un dommage collatéral…

    Les indemnités seront reversées au Mouvement national des chômeurs et précaires (MNPC), a précisé l'avocat Bérès. Comment le tribunal refuserait-t-il de condamner l’hebdomadaire, puisque dommages et intérêts serviront à une bonne cause ?

    Ce choix de l’encore Premier secrétaire du PS soulève tout de même un problème que le tribunal de Nanterre devra toutefois prendre en compte, puisque des photos prises sur une plage publique deviennent un enjeu politique : le MNPC est généralement associé à des organisations très sulfureuses marquées à l’extrême gauche : APEIS (voir le libellé de PaSiDupes), AC ! ou ATTAC, dont les fondateurs –entre autres– sont les journalistes engagés –dans le respect de la déontologie professionnellle, peut-être– Ignacio Ramonet, Daniel Mermet, Bernard Langlois, Philippe Val et les personnes morales parmi lesquelles on compte des syndicats tels FSU, CFDT des transports et des banques, UGICT et Fédération des finances CGT, SUD-PTT, Syndicat unifié des impôts (SUI), Confédération paysanne, Syndicat de la magistrature (SM) ; des associations (Droits devant !!) ; des publications ("Charlie Hebdo", "Politis",…).

    Lors d’une manif de chômeurs à Paris le 13 janvier 1998 , avec Arlette LAGUILLER (LO) et Christophe AGUITTON (AC !), Robert CREMIEUX (MNPC) déclarait: "Nous manifestons contre le patronat", ce qui n’est pas la même chose que de manifester en faveur des chômeurs !…