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mardi 1 mai 2018

1er Mai: la gauche anti-républicaine se révèle dans toute sa violence

L'ultra gauche l'a belle quand les syndicats s'opposent aux forces de l'ordre

Des milices anarchistes, antifa et autonomes, font dérailler la manifestation parisienne

L'AFP écrit : "Des 'black blocs' manifestent en marge du défilé parisien du 1er Mai 2018", alors qu'ils prennent la tête du cortège. La gauche exemplaire accuse de violence ses propres éléments extrémistes. "Les casseurs décrédibilisent tout": la présence d'un grand nombre de "black blocs", qui ont provoqué les forces de l'ordre et tout saccage sur leur passage, a fait "dérailler la manifestation parisienne du 1er Mai, qui n'a pas pu se dérouler comme prévu". Un jugement partisan de l'AFP. 

Partie vers 15h00, la manifestation a très rapidement dégénéré, bloquée par quelque "1.200 black blocs" recensés par la préfecture de police - donc largement plus nombreux et non assumés par les organisateurs - sur les 14.500 manifestants, "une configuration inédite," selon une source proche du dossier qui ne souhaite pas être identifiée. Et pour cause, car l'appréciation est fausse. 

Leurs activistes sont incontrôlables, mais les organisateurs maintiennent le défilé

Côté syndicats, la police a recensé 20.000 manifestants et la CGT 55.000. Face aux affrontements et dégradations, les forces de l'ordre ont tardivement riposté par des tirs de gaz lacrymogènes et avec deux lanceurs d'eau. De nombreuses dégradations ont été commises par les militants habillés de noir, casqués et encagoulés, puisque des associations et la LDH, marquée à gauche, s'opposent à l'interdiction des cagoules et des masques, au nom de la liberté de manifester. 

"On en a marre de ce système capitaliste qui détruit tout, de la répression policière brutale contre ceux qui s'y opposent, grondent pourtant les anarchistes, antifa et autonomes. On veut un changement radical, qu'on écoute la société; on veut de l'écologie, de l'altermondialisme", a dit l'un d'entre eux, se décrivant comme un "étudiant de 19 ans", interrogé - sous couvert d'anonymat - par l'AFP qui rapporte ses propos sans vérifier ses déclarations. 

Près de 200 "black blocs" - revendiquent-ils cette appartenance ou est-ce pur supputation? - ont été interpellés, selon la préfecture de police, qui a également mentionné six autres interpellations, pour port d'arme prohibé ou jets de projectiles. Ont-ils une carte d'adhérent à ces milices de gauche révolutionnaire hyper-violentes ? 

Bien qu'absent de l'Elysée, le président de la République Emmanuel Macron a condamné les faits. 
Ses services ont fait le travail sur Twitter, dénonçant "avec une absolue fermeté les violences" qui ont "dévoyé les cortèges du 1er mai". Sans renouveler la langue de bois politique, son entourage prête à Macron, depuis l'Australie, ces mots convenus : "Tout sera fait pour que leurs auteurs soient identifiés et tenus responsables de leurs actes". Ainsi, sa police a réussi à interpeller plus de 200 individus, sur les 1.200 voyous... Des gardes à vue auraient même été prononcées.

Dans un communiqué, le premier ministre, Edouard Philippe, a également condamné  ces violences et "l'irresponsabilité des discours radicaux qui encouragent de tels agissements". 

Venu manifester en famille, Mathieu Gourmelon, 54 ans, a regretté que les "blacks blocs" - en fait, des anarcho-autonomes ordinaires, jusqu'à plus ample informé - aient éclipsé les autres participants, qui défilaient en troupeau : "Les casseurs [possiblement encartés, en vérité] décrédibilisent tout," estime ce militant. 

Face à l'impossibilité pour la manifestation syndicale de se dérouler comme prévu par les organisateurs, Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, a dû "inviter" les organisateurs - CGT et FSU (communistes), Solidaires (trotskistes),  et des fédérations franciliennes de FO (sensibilités diverses, parfois extrêmes) - à modifier l'itinéraire, ce qu'ils ont fait. "Mais il a fallu batailler, a raconté le trotskiste Eric Beynel, porte-parole de Solidaires (organisation non représentative), qui s'exonère de toute responsabilité, par entêtement révolutionnaire : "la préfecture de police nous a demandé à plusieurs reprises d'arrêter la manifestation, ce qu'on s'est refusé à faire. On n'avait pas de raison de ne pas aller jusqu'au bout". Les violences et dégradations prouvent le contraire.

Le secrétaire général de la CGT  a évidemment critiqué les autorités pour leur gestion de son désordre et Philippe Martinez a réclamé des explications au préfet de police et au ministre de l'Intérieur... C'est à eux "de prendre les mesures pour que de telles choses ne se passent pas", a-t-il estimé, couvrant l'incompétence de son propre service d'ordre pourtant réputé muscle et efficace en fonction des ordres donnés. 

Le syndicat UNSA-police a déploré qu'aucune "interpellation en amont" n'ait eu lieu. "Quand les exactions ont commencé, il y avait au moins un millier de personnes (des extrémistes pro-migrants clandestins, comme à Calais ou à la frontière franco-italienne, et à Notre-Dame-des-Landes ou à Tolbiac) entre eux et les forces de l'ordre," estime-t-il dans un communiqué
L'AFP assure en revanche que les milices d'"antifa" et d'"autonomes" étaient "en marge" du cortège... 

Les principaux leaders politiques de l'opposition s'en sont également pris au gouvernement après ces violences. 
"On ne pouvait pas intervenir", a expliqué le préfet de police. "Nous voulions éviter à la fois parmi les manifestants, mais aussi parmi les forces de l'ordre, qu'il y ait des blessés voire des morts", a ajouté le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, impuissant. 
Au moins quatre personnes, dont un policier, ont été légèrement blessées, selon le préfet de police. -
Dans la plupart des grandes villes, à l'inverse de Paris, les manifestations, auxquelles participaient aussi les organisations étudiante et lycéenne UNEF et UNL, et parfois La France Insoumise (LFI), le NPA (SUD), le PCF ou Lutte ouvrière (LO), se sont déroulées sans débordements. 

La convergence syndicale n'a pas eu lieu

Ph. Martinez a regretté que FO et la CFDT aient boudé l'appel de sa confédération, "alors qu'il y a beaucoup de luttes unitaires dans tout le pays". Bernadette Groison (FSU, suiveurs du PCF), lui a fait écho, déplorant cette "tradition française" de division syndicale. 

Au total, les manifestations ont rassemblé 210.000 personnes en France, selon la CGT qui n'a pas hésité à qualifier la mobilisation de "réussite", 143.500 selon le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police de Paris. Les cheminots participaient en nombre aux cortèges. 

Présent à Marseille, où la manifestation a rassemblé 4.200 personnes, selon la police, le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui travaille à sa candidature à la mairie, a établi un distinguo optimiste, assurant  que "la jonction des forces est, malgré les apparences, en train de se faire" entre mouvement social et forces politiques, constatant toutefois que "rien n'est réglé pour ce qui est de la division syndicale"
De fait, la journée internationale du Travail est l'occasion pour chaque organisation syndicale de faire étalage de sa force, comme ce fut le cas en 2002 quand elles firent bloc pour "faire barrage" à Jean-Marie Le Pen.

Plus radical que son prédécesseur, Jean-Claude Mailly, Pascal Pavageau, le nouvel patron de Force ouvrière, a annoncé sa volonté de contacter ses homologues pour discuter d'une éventuelle "unité d'action". Sa centrale est cependant restée fidèle à son habitude de défiler séparément le 1er Mai. 

vendredi 19 décembre 2014

Le tombeur FN du maire PS de Hayange déclaré inéligible pour un an

La justice au secours de la gauche: le maire FN de Hayange déclaré inéligible pour un an 

Le maire FN de Hayange a été déclaré inéligible pour un an


Le tribunal de Strasbourg  a condamné ce cégétiste rallié au Front national pour "manquement d'une particulière gravité" dans ses comptes de campagne.

Le tribunal a condamné Fabien Engelmann sur 1.575 euros de frais de création et d'impression de tracts électoraux que le candidat aurait omis d'intégrer à ses comptes de campagne, dont le total déclaré s'élevait à quelque 12.000 euros.
La somme aurait été avancée par une colistière, son ex-première adjointe Marie Da Silva aujourd'hui entrée en dissidence. Mais pour Fabien Engelmann, il s'agit d'une "erreur technique" et non d'une "fraude", comme l'en accuse Marie Da Silva. "M. Engelmann ne peut se prévaloir que les paiements auraient été effectués à son insu par sa colistière, car il n'apporte aucun élément pour corroborer" cette thèse, a estimé mardi la magistrate Guénaëlle Haudier, rapporteur public, nouvelle appellation du commissaire du gouvernement, au sein du Conseil d'État depuis le 1er février 2009, pour créer l'illusion de leur indépendance.

Ancien cégétiste rallié au Front national

Un symbole du glissement de l'extrême gauche à l'extrême droite
Ouvrier territorial à Nilvange, Fabien Engelmann, 35 ans, avait commencé par adhérer à Lutte ouvrière (2001-2008) qui en avait fait sa tête de liste trotskiste aux élections municipales de 2008 à Thionville.

Il a rejoint par la suite le NPA en 2009. "Sidéré par la candidature d’une femme voilée, il quitte le parti d’Olivier Besancenot et rejoint Marine Le Pen, "une femme gauloise au sacré culot". 
Sa candidature aux cantonales de 2011 lui vaudra son exclusion de la CGT. "J’ai ouvert les yeux sur l’immigration et sur l’islam", explique Fabien Engelmann. Pour lui, "la préférence étrangère est une injustice scandaleuse. À voir la politique du PS, qui trahit les classes populaires, Jean Jaurès doit se retourner dans sa tombe". À l’en croire, "le vote FN n’est plus un vote de contestation mais un vote d’adhésion." 
Dans sa ville, l’ex-syndicaliste pointe le matraquage fiscal et "l’escroquerie à la charité" sur la question des Rom. "Ici, l’affaire Leonarda a fait rire tout le monde, relève-t-il. Et Hollande qui se met à genoux devant cette gamine…" Dans la ville, "il n’y a même plus de boucheries françaises dans le centre, mais deux boucheries halal"!

Candidat du Front national en mars 2012, il avait fini en tête du second tour des élections municipales avec 34,7% des suffrages devant le maire socialiste sortant, Philippe David.
Il a d'ores et déjà déclaré qu'il fera appel. "Le Front national est derrière moi, Marine Le Pen également, et bien entendu nous allons faire appel au Conseil d'Etat", a-t-il déclaré, rappelant que son recours était suspensif.

Cette condamnation va-t-elle lui coûter son fauteuil ?

Fabien Engelmann et Marie da Silva
Cette décision ne contraint pas l'élu frontiste à la démission dans l'immédiat, Fabien Engelmann prévoyant "bien entendu" de faire appel, et d'aller devant le Conseil d'Etat, si besoin.

Si la décision venait à être confirmée en appel, l'élu serait poussé à la démission, mais cela n'entraînerait pas automatiquement de nouvelles élections. Le premier non élu de la liste du maire déchu ferait son entrée à sa place au conseil municipal, lequel devrait alors se réunir pour choisir un nouveau maire.

Sur BFMTV, il a dénoncé une justice à deux vitesses.
Avant ce jugement , il avait également chargé la presse. "Les media n'ont pas hésité à m'accuser de tous les maux : fraudeur, magouilleur, tricheur, incapable", a-t-il accusé. "Je n'ai trompé personne, ni magouillé, ni fraudé l'Etat et encore moins les habitants de la ville", a souligné le maire.

La gauche chassée de Hayange entretient la polémique
Des socialistes, dont Gilles Wobedo, président de l’association "Hayange plus belle ma ville" qui mena la querelle des wagonnets de mine repeints aux couleurs tricolores, critiquent la gestion de leur ville perdue, près de 16. 000 habitants, sinistrée depuis la crise de la sidérurgie lorraine. Outre la procédure devant la justice administrative, les comptes de campagne du maire sont visés par une enquête préliminaire du Parquet de Thionville, ouverte en septembre à la suite d'une plainte de son ex-première adjointe, Marie Da Silva.
Après cinq mois à la mairie FN d'Hayange en Moselle, Fabien Engelmann avait décidé de retirer ses délégations à sa première adjointe, estimant qu'il était "impossible" de travailler avec elle, révéla, le jeudi 28 août, le "Républicain Lorrain", propriété du groupe mutualiste Crédit Mutuel-CIC (la BFCM, Banque fédérative du Crédit mutuel). Le quotidien régionale écrivait que Maria Sa Silva ne supportait plus "les dérives autocratiques" du maire.

Dans son numéro du 28 décembre 2011, Le Canard enchaîné révéla que les agences de presse appartenant au Crédit mutuel (notamment Le Républicain lorrain) ont accès aux informations bancaires des clients du groupe ce qui donne lieu à une enquête de la CNIL.

jeudi 1 mai 2014

1er-Mai: seulement 100.000 manifestants, selon les autorités

La CGT avance, quant à elle, le chiffre de 210.000 manifestants

Les syndicats n'ont pas réussi à mobiliser les Français, malgré leur opposition à François Hollande.  

La question du nombre de manifestants fait débat. 
Selon la CGT, 65.000 personnes ont battu le pavé dans la capitale, et 210.000 dans toute la France. Les autorités ont, quant elles, dénombré moins de 100.000 manifestants dans toute la France.
Une entreprise toulousaine pense avoir trouvé la solution au problème du comptage. Grâce à un outil qu’elle utilise pour connaître les déplacements des personnes dans les commerces, elle pense qu’elle sera capable d’estimer un nombre minimum de manifestants.

Seulement 32% des Français font confiance aux syndicats

selon les résultats d’un sondage IFOP  tombé à pic le matin même.
"Le gouvernement n'a pas entendu la claque des municipales. Mais il a intérêt à entendre le message. Celui sorti des urnes, et celui que font entendre les salariés et les représentants que nous sommes", renchérit le leader de CGT, qui dit craindre la montée des "idées d'extrême droite". Une crainte partagée par toutes les organisations syndicales et dont elles rendent Hollande responsable.. Mais qui ne les a, une fois encore, pas conduit à défiler ensemble. 

FO et la CGT s'étaient entendus pour protester contre la politique du gouvernement. 
En revanche, pour la première fois depuis longtemps, la CFDT, proche du gouvernement, et la CGT, en compagnie de la FSU et Solidaires, n'ont pas défilé ensemble.

A la mi-avril, le secrétaire de la CGT Thierry Lepaon avait appelé les organisations syndicales à se rassembler. Laurent Berger, le numéro un de la CFDT,  lui avait alors opposé que les deux syndicats "ne pratiquent pas tout à fait le même type de syndicalisme". Avec l'UNSA, la CFDT a donc fait bande à part et ils ont réuni environ 200 militants, sur le thème de l’Europe.

Dans le "gros" cortège, plusieurs milliers de personnes, unies contre le pacte de responsabilité et la politique du nouveau gouvernement
ont scandé une multitude de slogans contre "l'austérité". Quelques personnalités de gauche leur ont aussi apporté leur soutien : Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent du Front de gauche, Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier, syndicaliste chez PSA, de Lutte ouvrière (LO) et Olivier Besancenot (NPA). La ligne était donc claire. «Nous voulons redire notre opposition au pacte tel que conçu par Hollande et Gattaz. 
Ancienne magistrate "indépendante" et "apolitique", candidate écologiste radicale (EELV) à la présidentielle, Eva Joly s'était affichée avec l'extrême gauche révolutionnaire.

A Lyon, le 1er mai a réuni un millier de personnes environ jusqu'à la place Bellecour, invitées à acheter les "muguets des communistes". De leur côté, Jean-Claude Mailly et FO étaient rassemblés dans le quartier de La Croix-Rousse, comme chaque année, devant la plaque commémorant la mémoire des Canuts, en souvenir de la révolte de ces ouvriers de la soie dans les années 1830.

1er-Mai : 100.000 manifestants selon les autorités
Manifestation à Lyon jeudi matin
A Marseille, 20.000 manifestants, selon les organisateurs (près de 3.000 selon la police) ont également dit leur "colère" face à la "politique d'austérité" du gouvernement de Manuel Valls, deux jours après le vote à l'Assemblée du programme de stabilité. 

La dénonciation du pacte de responsabilité a été au coeur de tous les défilés, qui ont rassemblé de 1.300 à 3.000 personnes à Rennes, selon les sources, de 950 à 1.200 personnes à Rouen, et environ 450 à Saint-Nazaire.


A Toulouse, la CGT a revendiqué 6.000 manifestants (2.800 selon la police). A Bordeaux, entre 4.000 et 10.000 personnes étaient dans la rue, davantage qu'en 2013. "Cela ne peut plus durer, ça va péter", scandaient les manifestants.

Manifestation unitaire le 15 mai

Preuve supplémentaire que l'union n'était pas au rendez-vous, Jean-Claude Mailly, le numéro un de FO, a martelé que "le patronat ne prendra jamais d'engagements en matière d'emplois et de rémunération". Mais il l'a dit depuis… Lyon.

Toutefois, les différents leaders ont récusé l'idée de guerre syndicale. Tout juste ont-ils reconnu la "désunion" actuelle. Et, de fait, les sections "fonction publique" de tous les syndicats appellent à manifester de façon unanime le 15 mai contre le gel du point d'indice de fonctionnaires, qui sert de base à leur rémunération. 
Hollande réclame l'austérité aux Français après avoir recruté 60.000 fonctionnaires pour l'Education, auxquels il tolère que s'ajoutent 31.000 agents territoriaux de plus. A sept mois des élections dans la fonction publique, aucune centrale ne veut apparaître comme faible. Vu les circonstances, le 18 avrilLaurent Berger a énoncé ce paradoxe qui se vérifie à nouveau: "souvent l'unité se fait dans l'opposition"
Pour le gouvernement, ce 15 mai sera donc le vrai test de la mobilisation contre sa politique.

samedi 4 mai 2013

5 mai: l'extrême-gauche veut une démonstration de force

Mélenchon joue-t-il son avenir politique, le 5 mai ?

Mélenchon, combien de divisions ?


Objectif: 100 000 manifestants
C'est le seuil que le PCF fixe à Jean-luc Mélenchon pour  sa marche "contre l'austérité", organisée ce dimanche, à la veille du premier anniversaire de l'accession à l'Elysée de François Hollande, mais aussi dans la perspective d'une stratégie commune aux municipales 2014. 
"Il y a une gauche dans ce pays et vous allez la voir le 5 mai", défie, vendredi sur BFMTV-RMC, le coprésident du Parti de gauche, qui se plait à répéter depuis plusieurs jours qu'il se verrait bien à Matignon

L'ancien candidat du Front de gauche (FG) à la présidentielle se dit certain du succès de son rassemblement. 
"Parce que ce nous sommes en train de faire est une chose inouïe. C'est une manifestation de gauche sous un gouvernement de gauche, contre une politique sociale libérale et pour changer les institutions, c'est énorme, personne n'a jamais fait ça." 

En reprenant l'idée internationaliste de cette manifestation "contre l'austérité, contre la finance et pour la VIe République" en plein scandale Cahuzac, le porte-parole du Front de gauche avait parlé d'un "coup de balai". «Pas la bonne expression», avait rectifié plus tard Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et autre porte-parole du FG. 
Septembre 2012 au Portugal:


Avec le NPA, mais sans les Verts ni LO

Manifestation et grève en Italie
contre l'austérité
La méthode Mélenchon divise. 
Ainsi, Europe Ecologie-Les verts (EELV), qui compte deux représentants au gouvernement, ne défilera pas. "La manière dont cette manifestation a été montée, les thématiques de cette manifestation, le "tous du balai", les injures autour des ministres de la République, ne correspondent pas à notre vision de la VIe République", a opposé Pascal Durand, chef de file des écologistes. 
"Oui, j'irai à ses côtés (de Jean-Luc Mélenchon) et j'appelle à manifester le 5 mai pour clairement dire que nous voulons la VIe République", a affirmé la binationale.
Nîmes, Perpignan et Montpellier 
ou Béziers pour la 
journée européenne contre l'austérité
"Nous voulons la fin du cumul des mandats et nous voulons un vrai combat contre la finance, nous voulons un vrai combat contre la fraude fiscale, contre la corruption et les mesures prises jusqu'à maintenant sont totalement insuffisantes", a poursuivi la députée européenne.
Eva Joly n'est pourtant plus dans le secret des dieux. Sur la participation d'autres responsables d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) à la manifestation. "Je ne le sais pas encore", a-t-elle avoué, estimant toutefois que "beaucoup de nos militants y seront".

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot sera présent, mais "avec ses propres mots d'ordre et son propre cortège"
"Pour contribuer au plus large rassemblement possible afin de mettre en échec la politique du gouvernement et défendre la perspective d'une démocratie réelle, par en bas, qui ne peut se matérialiser par le seul changement de numéro d'une République", estime le mouvement dans un communiqué. 

Espagne
Lutte Ouvrière (LO) ne participera pas. 
"Ce n'est pas notre politique, c'est celle de Jean-Luc Mélenchon", déclare Nathalie Arthaud, porte-parole de LO. "Jean-Luc Mélenchon Premier ministre, cela ne changerait rien pour les travailleurs", assure l'ex candidate à la présidentielle, pour qui "c'est aller d'illusion en illusion". En en désillusions ?


Ceux qui sont annoncés à la manifestation du 5 mai

Des syndicalistes, des militants associatifs, des sympathisants sont annoncés pour ce grand défilé, de la Bastille à Nation. 
"Plus d'une centaine de bus" étaient déjà prévus, annonçait le Front de gauche en début de semaine. "Cela s'annonce comme une grande marche (...) il y aura beaucoup de monde", prédit Pierre Laurent, dont le parti fournira le gros des troupes mobilisées dimanche. Le Parti communiste entend d'ailleurs faire de cette marche «une première grande étape» avant les Assises pour une «refondation sociale et démocratique» le 16 juin. Cette fois, les écologistes ont répondu présents.

VOIR et ENTENDRE Mélenchon interrogé sur BFMTV-RMC ce vendredi:



Mélenchon se sent prêt à prendre les rênes du gouvernement à la place de Jean-Marc Ayrault.

Interrogé le 22 avril par Europe 1, le leader du Front de gauche ne cache pas ses ambitions. Vendredi matin, il a franchi une nouvelle étape sur BFM TV en se disant "prêt", si François Hollande l'appelle ! "S'il me propose, bien sûr, j'irai", a t-il fanfaronné face à Jean-Jacques Bourdin, sachant que si Montebourg est une peste pour Hollande, Mélenchon, c'est le choléra.


Manifestation contre l'austérité
  à Athènes, le 20 février 2013 

"Je sais quoi faire, je suis prêt à démarrer demain matin. Si je mettais Eva Joly à la Justice, dans trois jours, la guerre est commencée avec les paradis fiscaux" a fanfaronné l'ancien ministre socialiste de l'enseignement professionnel (2000 à 2002) au micro de BFMTV-RMC. Il garderait même Arnaud Montebourg, si celui-ci était évincé du gouvernement, comme le suggère A. Pulvar. 

L'arrivée de Jean-Luc Mélenchon à Matignon serait la première cohabitation de gauche de l'histoire de la Ve république ! 
Mais selon une enquête de BVA pour l'émission CQFD de i-Télé, 79% des personnes interrogées ne pensent pas que Jean-Luc Mélenchon "serait un bon Premier ministre". 19%, au contraire, le pensent. 
VOIR et ENTENDRE Mélenchon se déclarer prêt pour le service:


lundi 2 avril 2012

Nancy: Sarkozy rappelle ce qu'il a fait pour Florange


Le président-sortant a fustigé l'action partisane de la gauche politique et syndicale



15 mars à Paris: des métallurgistes CFDT, CGT et FO manifestent violemment devant le QG de campagne du candidat Sarkozy

 

Les syndicats se mêlent ouvertement de politique



La CGT est entrée en opposition frontale

Mardi 31 janvier, la CGT a clairement appelé à un changement à la tête de l’État.
Cette prise de position publique marque une rupture des organisations syndicales avec leur relative neutralité traditionnelle face aux échéances électorales.

Au meeting que la centrale syndicale communiste tenait dans au Zénith le 31 janvier pour revendiquer le retour à la retraite à 60 ans, la salle a été incitée à huer le nom de Nicolas Sarkozy.

Mais surtout, Bernard Thibault, qui appelle à manifester contre l’austérité, a lancé : " Vous aurez du mal, Monsieur le futur candidat (?), à trouver dans cette salle et chez ceux qui nous écoutent beaucoup de supporteurs pour vous aider à rempiler cinq ans de plus à l’Élysée. "



Au premier rang, quatre candidats de l'extrême gauche étaient à la fête

Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, avec lequel Bernard Thibault a récemment tenu une conférence de presse commune, les trotskistes Philippe Poutou (syndicaliste CGT et NPA), avec  Nathalie Arthaud pour Lutte Ouvrière (LO) ainsi que Gro-Eva Joly d’Europe Ecologie-les Verts (EELV). 


Outre la candidate altermondialiste binationale,
le Parti socialiste, lui, s’était fait représenter par Jean-Marc Ayrault

Les partis de droite et du centre, quant à eux, n’avaient pas été conviés...

Le président-candidat avait donc de bonnes raisons de villipendér, outre la radicalisation de la gauche, son "incompétence affichée" dans sa manière d'aborder le dossier du site ArcelorMittal de Florange.


Puis il a énoncé quelques faits que la propagande dénature
"Qui a dû discuter pied à pied avec les actionnaires d'ArcelorMittal ?, a-t-il interrogé. 
Nicolas Sarkozy a d'ailleurs expliqué qu’il ne laisserait "jamais tomber la sidérurgie parce que ma conviction, c'est que la production d'acier est essentielle pour une grande économie comme l'économie française".
Nicolas Sarkozy était donc particulièrement justifié à fustiger l'entrée des syndicats sur la scène politique, parrainés par le PS.

Lundi 2 avril, interrogé sur l’aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle) dans un entretien à L’Est Républicain, Le Républicain lorrain et Vosges Matin, Nicolas Sarkozy a mis sur la place publique le rôle néfaste de la confédération et singulièrement des " permanents de la CFDT " du site, après ceux d'ailleurs de SeaFrance, à propos desquels le secrétaire général, François Chérèque, avoua sur RTL en janvier avoir "un peu honte" du comportement "pas honorable" des militants de la CFDT.


Le candidat fait valoir les efforts du président Sarkozy

Nicolas Sarkozy évoqua les métallos de la CGT


"Ils trahissent la confiance des salariés." Ils sont venus m’insulter et essayer de casser mon siège de campagne.
" Mais " nous accuser d’avoir voulu casser son QG de campagne alors que nous étions venus à Paris pour dialoguer, c’est instiller la haine et le mensonge ", a aussitôt prétendu Édouard Martin, l’un des syndicalistes visés, omettant de préciser que le rendez-vous était prévu le lendemain !...

Le président-sortant a épinglé les élus socialistes



A Nancy, Nicolas Sarkozy n'a pas épargné Aurélie Filippetti raillant "l'incompétence affichée" dans sa manière d'aborder le dossier du site Arcelor Mittal  pour qu'à Florange on remette 17 millions d'euros ? (...) Je les ai obtenus de l'actionnaire d'ArcelorMittal, je me suis battu pour cela (...) C'était mon devoir."

Membre de l’équipe de campagne de François Hollande,
la députée PS de la circonscription de Florange avait accusé Nicolas Sarkozy avec brutalité de "démagogie anti-syndicale".

"Je vois que Mme Filippetti est bien bavarde quand il s'agit de parler de moi. Mais qu'est-ce qu'elle a fait pour convaincre les actionnaires? 

Le chef de l'État a également apporté les mises au point qu'imposent les caricatures de son adversaire de gauche, François Hollande

"J’ai tenu mes engagements, je les tiendrai. Quant aux autres, qu’est-ce-qu’ils font ? " a-t-il interrogé. Il a d'ailleurs évoqué la légèreté du candidat socialiste qui "a pris un engagement qu’il tiendra. Il est venu et a dit – je ne promets rien –, il tiendra", a-t-il déploré.

Le candidat de la gauche a donc reçu son petit paquet-cadeau
Quant à monsieur Hollande, il a pris un engagement qu'il tiendra. Il est venu et il a dit : 'Je ne promets rien'. Et "il tiendra !", a-t-il ironisé

Il a encore cité le candidat de la gauche qui pensait se flatter: "Quand je ne suis pas sûr, je ne dis rien". Une fine remarque sur laquelle le chef de l'Etat le railla : "Il ne dira rien" !

"Dans mon identité, le mot renoncement n'existe pas, j'essaie toujours, je me bats toujours", commenta-t-il.
Il a insisté sur les 17 millions d'euros d'ArcelorMittal qu'il a obtenu pour les salariés de Florange.  "Je les ai obtenus de l'actionnaire d'ArcelorMittal, je me suis battu pour cela (...) C'était mon devoir", a souligné Nicolas Sarkozy à l'attention de ses détracteurs de mauvaise foi.

Avant cette réunion publique, Nicolas Sarkozy a visité la centrale solaire de Toul-Rosières, la plus grande d'Europe, installée sur une base aérienne désaffectée et qui doit produire à partir de l'été prochain l'équivalent de 115 mégawatts, soit la consommation d'une ville de 60.000 habitants. "Je crois à la vocation industrielle de la Lorraine qui a beaucoup souffert", a-t-il assuré devant les salariés enthousiaste de la centrale, construite par EDF Energies Nouvelles.

lundi 31 août 2009

Parti de Gauche – Mélenchon attaque sur tous les fronts

L'ex-socialiste réclame « une union de toute la gauche de la gauche »

Jean-Luc Mélenchon a tout à craindre de la poussée à gauche du PS sous l'impulsion de la Ch'tite Aubry à l'université d'été de La Rochelle.

  • Dans Libération, "Martine Aubry a repris la barre, voire fixé un cap", se félicite Paul Quinio. "Le grand corps malade qu'est le PS n'est pas guéri" et sa première secrétaire "a du pain sur la planche", tempère-t-il, "mais la planche est moins savonnée que la droite ne l'espérait". La droite n'a nul besoin de savonnette...
  • Dans l'Humanité, Michel Guilloux note des "éléments de repositionnement (du PS) dans un débat de gauche", "plus audibles et nécessaires au peuple qu'un bal des ego ou une danse du ventre devant le MoDem".

  • Dans Le Figaro, Paul-Henri du Limbert croit observer que le PS "a choisi de n'être plus ridicule" (malgré la saillie de Dany-le-Rouge sur son hostilité à la la taxe carbone), ce qui "constitue un petit événement dans la vie politique française". Mais lui aussi souligne que la maire de Lille aura du "pain sur la planche": entre les appels à l'extrême gauche et ceux au MoDem, "le temps des grandes contradictions est venu".
  • La numéro un socialiste s'est déclarée satisfaite
    Alors que la presse considère qu'en reprenant les idées des autres, elle a encore manqué l'occasion de s'affirmer en chef de parti, dans son discours de clôture, elle a fait de l'auto-satisfaction: "J'ai aimé cette université, parce qu'au fond, elle a été à l'image de ce que doit être le Parti socialiste, ouvert sur la société, sur la gauche, mais aussi ouvert sur le monde". Sur le monde ? La planète aussi, qui sait ?
    Après de désastreuses européennes, le show socialiste semblait avoir réhaussé l'image fanée du PS. L'amère Royal, l'épine dans le pied du Premier secrétaire, a tenté de passer un baume sur ses plaies: "c'est une bonne séquence", a-t-elle consenti sur France 2. Mais le naturel reprenant le dessus, la bonne camarade a ajouté: "il était temps..."

    Ex-socialiste, le fondateur du Parti de gauche, stresse

    Les journées d'été du Parti de gauche n'ont bénéficié que d'une couverture médiatique minimale et la presse qui s'en prend volontiers au bipartisme, est une nouvelle fois prise en défaut. Le Nouveau Centre s'est d'ailleurs plaint que son université d'été d'Agen n'a pas été annoncée et pareillement négligée par la presse ségolénienne, arrogante et partisane.
    Mieux, pendant que les militants et sympathisants du Nouveau Centre étaient réunis à Barbaste, une délégation de la Coordination Rurale a déversé plusieurs tonnes de légumes devant le domicile du député maire, Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre), vainqueur du PS. Or, à titre indicatif, en avril 2003, bien qu'apolitique, ce syndicat agricole soutint la demande de grâce présidentielle pour ...José Bové ! La liberté de la presse autorise les media à priver les défavorisés de la politique de leur liberté d'expression. A quand une université d'été sous des tentes Décathlon et sur les quais de Seine ?

    Le Parti de Gauche tente de rassembler à la gauche du PS
    Le chef du Parti de gauche a proposé dimanche à Clermont-Ferrand, "une union de toute la gauche de la gauche pour les trois prochaines élections", afin de ne pas laisser "le parti socialiste et ses primaires prendre tout l'espace politique et médiatique". Jean-Luc Mélenchon a précisé que son projet d'union était ouvert aux communistes et aux trotskistes du NPA du Che-Besançenot et de Lutte Ouvrière. "Notre proposition est globalisante: un paquet de 3 élections sur 3 ans -- régionales, présidentielle, législatives", a déclaré Mélenchon.
    "L'alliance sur les trois élections n'est pas une condition préalable, mais nous sommes disponibles pour une telle alliance, car on pense que c'est plus facile de s'entendre en liant les scrutins", a-t-il ajouté. Il n'est donc question d'alliance, mais nullement de programme de gouvernance.
    "J'ai l'impression que les muscles sont un peu froids à la rentrée", a admis J.-L. Mélenchon, interrogé sur la faisabilité d'une telle union. "Mais je devrais être entendu favorablement", a-t-il espéré, soulignant que le PCF avait souhaité prolonger l'alliance au-delà des élections européennes. Même son de cloche du côté trotskiste ?

    Le Parti de gauche ne cherche qu'à contrecarrer le PS

    "Si on ne fait rien et qu'on laisse le parti socialiste et ses primaires prendre tout l'espace politique et médiatique, on ne pourra s'en prendre qu'à nous mêmes", a-t-il insisté.

    Il a tout aussi clairement condamné avec fermeté un rapprochement entre les socialistes et le MoDem.
    "C'est un facteur de confusion total: Bayrou n'a jamais dit, ni pensé, ni écrit qu'il soutiendrait la gauche, et il ne faudra pas que les sociaux-démocrates s'étonnent que leurs électeurs finissent par préférer l'original à la copie" en votant Bayrou, a prévenu l'ex-socialiste.
    "Ce genre de coalition s'est toujours terminé par un désastre pour la gauche, et l'exemple le plus désastreux est celui de l'Italie, où, après des primaires et des alliances, il n'y a plus un seul élu de gauche au parlement".

    Le Parti de gauche mobilise contre la privatisation de La Poste
    Mélenchon a en outre appelé les élus de gauche à se mobiliser pour le "référendum" sur la Poste, le 3 octobre, en organisant la consultation, notamment dans les mairies.
    Le Comité national contre la privatisation de La Poste a lancé en juillet une campagne pour une consultation nationale le 3 octobre, en invitant les Français à se prononcer sur le changement de statut de l'établissement public en société anonyme à capitaux publics.
    Les journées d'été du PG, baptisées "Remue-méninges", se sont déroulées de vendredi à dimanche à Clermont-Ferrand.