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vendredi 19 décembre 2014

Le tombeur FN du maire PS de Hayange déclaré inéligible pour un an

La justice au secours de la gauche: le maire FN de Hayange déclaré inéligible pour un an 

Le maire FN de Hayange a été déclaré inéligible pour un an


Le tribunal de Strasbourg  a condamné ce cégétiste rallié au Front national pour "manquement d'une particulière gravité" dans ses comptes de campagne.

Le tribunal a condamné Fabien Engelmann sur 1.575 euros de frais de création et d'impression de tracts électoraux que le candidat aurait omis d'intégrer à ses comptes de campagne, dont le total déclaré s'élevait à quelque 12.000 euros.
La somme aurait été avancée par une colistière, son ex-première adjointe Marie Da Silva aujourd'hui entrée en dissidence. Mais pour Fabien Engelmann, il s'agit d'une "erreur technique" et non d'une "fraude", comme l'en accuse Marie Da Silva. "M. Engelmann ne peut se prévaloir que les paiements auraient été effectués à son insu par sa colistière, car il n'apporte aucun élément pour corroborer" cette thèse, a estimé mardi la magistrate Guénaëlle Haudier, rapporteur public, nouvelle appellation du commissaire du gouvernement, au sein du Conseil d'État depuis le 1er février 2009, pour créer l'illusion de leur indépendance.

Ancien cégétiste rallié au Front national

Un symbole du glissement de l'extrême gauche à l'extrême droite
Ouvrier territorial à Nilvange, Fabien Engelmann, 35 ans, avait commencé par adhérer à Lutte ouvrière (2001-2008) qui en avait fait sa tête de liste trotskiste aux élections municipales de 2008 à Thionville.

Il a rejoint par la suite le NPA en 2009. "Sidéré par la candidature d’une femme voilée, il quitte le parti d’Olivier Besancenot et rejoint Marine Le Pen, "une femme gauloise au sacré culot". 
Sa candidature aux cantonales de 2011 lui vaudra son exclusion de la CGT. "J’ai ouvert les yeux sur l’immigration et sur l’islam", explique Fabien Engelmann. Pour lui, "la préférence étrangère est une injustice scandaleuse. À voir la politique du PS, qui trahit les classes populaires, Jean Jaurès doit se retourner dans sa tombe". À l’en croire, "le vote FN n’est plus un vote de contestation mais un vote d’adhésion." 
Dans sa ville, l’ex-syndicaliste pointe le matraquage fiscal et "l’escroquerie à la charité" sur la question des Rom. "Ici, l’affaire Leonarda a fait rire tout le monde, relève-t-il. Et Hollande qui se met à genoux devant cette gamine…" Dans la ville, "il n’y a même plus de boucheries françaises dans le centre, mais deux boucheries halal"!

Candidat du Front national en mars 2012, il avait fini en tête du second tour des élections municipales avec 34,7% des suffrages devant le maire socialiste sortant, Philippe David.
Il a d'ores et déjà déclaré qu'il fera appel. "Le Front national est derrière moi, Marine Le Pen également, et bien entendu nous allons faire appel au Conseil d'Etat", a-t-il déclaré, rappelant que son recours était suspensif.

Cette condamnation va-t-elle lui coûter son fauteuil ?

Fabien Engelmann et Marie da Silva
Cette décision ne contraint pas l'élu frontiste à la démission dans l'immédiat, Fabien Engelmann prévoyant "bien entendu" de faire appel, et d'aller devant le Conseil d'Etat, si besoin.

Si la décision venait à être confirmée en appel, l'élu serait poussé à la démission, mais cela n'entraînerait pas automatiquement de nouvelles élections. Le premier non élu de la liste du maire déchu ferait son entrée à sa place au conseil municipal, lequel devrait alors se réunir pour choisir un nouveau maire.

Sur BFMTV, il a dénoncé une justice à deux vitesses.
Avant ce jugement , il avait également chargé la presse. "Les media n'ont pas hésité à m'accuser de tous les maux : fraudeur, magouilleur, tricheur, incapable", a-t-il accusé. "Je n'ai trompé personne, ni magouillé, ni fraudé l'Etat et encore moins les habitants de la ville", a souligné le maire.

La gauche chassée de Hayange entretient la polémique
Des socialistes, dont Gilles Wobedo, président de l’association "Hayange plus belle ma ville" qui mena la querelle des wagonnets de mine repeints aux couleurs tricolores, critiquent la gestion de leur ville perdue, près de 16. 000 habitants, sinistrée depuis la crise de la sidérurgie lorraine. Outre la procédure devant la justice administrative, les comptes de campagne du maire sont visés par une enquête préliminaire du Parquet de Thionville, ouverte en septembre à la suite d'une plainte de son ex-première adjointe, Marie Da Silva.
Après cinq mois à la mairie FN d'Hayange en Moselle, Fabien Engelmann avait décidé de retirer ses délégations à sa première adjointe, estimant qu'il était "impossible" de travailler avec elle, révéla, le jeudi 28 août, le "Républicain Lorrain", propriété du groupe mutualiste Crédit Mutuel-CIC (la BFCM, Banque fédérative du Crédit mutuel). Le quotidien régionale écrivait que Maria Sa Silva ne supportait plus "les dérives autocratiques" du maire.

Dans son numéro du 28 décembre 2011, Le Canard enchaîné révéla que les agences de presse appartenant au Crédit mutuel (notamment Le Républicain lorrain) ont accès aux informations bancaires des clients du groupe ce qui donne lieu à une enquête de la CNIL.

lundi 24 novembre 2014

La socialiste Filippetti attaque le pouvoir sur tous les fronts

L'ex-ministre est-elle la chose du marionnettiste Montebourg

Aurélie Filippetti érige Florange en symbole de "la crise de la parole politique"
Le manque de volontarisme du pouvoir sur le dossier de Florange a favorisé l'émergence du FN, estime la ministre démissionnaire, tout en accompagnant François Hollande en Lorraine ce lundi. Bien que le président l'ait conviée à l'accompagner pour sa troisième visite sur le site des hauts fourneaux, la députée de Moselle n'entend pas lui dérouler le tapis rouge.
"Ça a été le tournant, le quinquennat n'aurait pas eu le même visage s'il s'était battu jusqu'au bout", assène au président Aurélie Filippetti ce lundi matin, invitée de France Info, chaîne publique très marquée à gauche.  "Ce qui a fait défaut, c'est la volonté de soulever des montagnes. Il y avait les espoirs de tout le peuple de gauche à Florange", regrette amèrement  l'ex-députée pour avoir elle-même fustigé le quinquennat précédent et fait des promesses non tenues. La fermeture des hauts fourneaux est à mettre au nombre de ces échecs qui font plonger François Hollande dans les sondages, estime-t-elle aujourd'hui, toujours dans la facilité langagière. "A chaque Président son drame de l'acier. A chaque Président sa croix de Lorraine couchée sur le sol froid de la vallée des anges", écrit cette littéraire coupée de la réalité.

La ministre de la culture démissionnaire fait de la bataille Florange le tombeau de la crédibilité de l'exécutif. Dans une tribune parue dimanche sur ...Médiapart, (offerte gratuitement dans son intégralité !), intitulée "Florange, l'adresse d'Aurélie Filippetti à François Hollande", modeste "J'accuse" de la prétentieuse, elle considère que "l'histoire de Florange est l'histoire de la crise de la parole politique. De la confiance en la parole politique", analyse la députée. Elle dessine le refus de la nationalisation du site [souhaitée par ...Montebourg] comme la matrice de la crise politique qui traverse, selon elle, le pays: "Tous les Français ont lu dans cette ville, dans ce combat, un chapitre politique et économique clef. Un peu de leur espoir s'est refroidi, glacé, pétrifié avec les hauts fourneaux". Formules ciselées sur le rythme ternaire enseigné dans les écoles de France. "C'était pour cela, pour la camionnette juchée au-dessus des regards brandis ["regards brandis"?] comme des étendards, que l'on y avait cru, à cette campagne", ajoute encore l'amère Filippetti, hyper-lyrique.

Filippetti réclame d' "indispensables" primaires à gauche

Elle accuse l'indécision du pouvoir d'avoir permis la percée de Marine Le Pen dans la région: "Depuis mars dernier, Hayange est passée aux mains du FN. On voit finalement les conséquences des non-décisions, de ce manque de volontarisme: nos électeurs ont basculé dans les extrêmes", regrette, désenchantée, celle qui fut porte-parole de François Hollande pendant la campagne de 2012.
Pour enfoncer le clou au micro de France Info, la députée s'appuie sur cette mise en scène d'Edouard Martin syndicaliste aussitôt reclassé député européen du PS. "Les Français avaient une image forte de lui (François Hollande) juché sur la camionnette devant les salariés. Il y avait des solutions, il y avait un repreneur (…) Des soutiens de l'UMP et du centre (…) Il fallait utiliser ce moment-là, ça aurait sans doute changé les sondages que l'on voit aujourd'hui" [lyrisme dans les chaussettes]. 

Une primaire pour "revivifier" les électeurs déçus
Les retrouvailles ne devraient donc pas être des plus chaleureuses entre Aurélie Filippetti et François Hollande. Les deux responsables politiques font ce lundi leur première sortie publique ensemble, depuis la démission fracassante de trois membres du gouvernement (Montebourg, Hamon et Filippetti, classés à l'aile gauche du PS) pour des désaccords politiques à la fin d'août dernier. 
Pour ne rien arranger, l'ancienne ministre lance dans les pattes avants du président l'idée de  l'organisation d'une primaire pour 2017, à laquelle François Hollande devrait se soumettre. Sur France Info, la députée de Moselle a en effet déploré que certains veuillent "fermer à l'avance tout débat sur l'organisation de primaires".
"Mais évidemment qu'il faut" ce débat, a ajouté l'ancienne ministre de la Culture. Avec le chef de l'Etat sortant? "Tous les candidats qui voudront se présenter pourront le faire et tous seront les bienvenus" s'ils remplissent les conditions, a-t-elle précisé. Y compris le président sortant.
Ces primaires lui semblent "indispensables". "On a besoin de revivifier nos militants et de redonner aux citoyens français la possibilité de participer à la définition de la prochaine campagne. C'est ce qui fait un peu défaut aujourd'hui, les gens se sentent exclus de ce qui se passe au sommet du pouvoir", juge Aurélie Filippetti, vacharde.

Sera-t-elle ce "malheur" que le syndicaliste CFDT, Edouard Martin, promettait à Hollande sur le site de Florange ?

lundi 25 août 2014

Hayange: la gauche conteste le maire sorti des urnes républicaines aux municipales 2014

Manifestation contre le "patriotisme frauduleux" du maire FN

Un coup de peinture fraîche enflamme les mauvais perdants
A Hayange, annexée par les Allemands (1871-1918), 
ces couleurs  font s'insurger la gauche 
cosmopolite et internationaliste
Une cinquantaine d'aigris de gauche a protesté samedi matin d'Hayange (Moselle) contre la décision de la nouvelle municipalité frontiste de repeindre des wagonnets de mine aux couleurs tricolores. Ces opposants ont manifesté pour dénoncer le "patriotisme frauduleux" de la municipalité FN. "Il s’agissait de dénoncer la tentative de réinterprétation de l’Histoire et le patriotisme frauduleux de la municipalité", qui en repeignant ces wagonnets aux couleurs françaises oublie que des immigrés de seize nationalités différentes se sont retrouvés au fond des mines de la région, a déclaré l’un des organisateurs, Gilles Wobedo, président de l’association "Hayange plus belle ma ville", membre du réseau national des comités de vigilance républicaine des villes gérées par l'extrême-droite, dont les socialistes de SOS Racisme et de l'UEJF avaient appelé à la création en mars 2014 lors de leur campagne municipale (perdue) à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais. "Avec cette mise en peinture, la municipalité tente de 'nier notre histoire commune", estime-t-il. 

Dans ces wagonnets devenus des bacs à fleurs, les manifestants ont planté des drapeaux des pays d’origine des mineurs de Hayange, de la Turquie à l’Italie en passant par la République tchèque. Ils tirent ainsi un trait sur la forte représentation maghrébine qui a intégré la communauté ouvrière d'Hayange dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. Hayange a en effet une puissante tradition de gauche comme centre d'une communauté d'agglomérations associant 10 communes de l'ouest de Thionville, créée en 2000 sous le nom de Val de Fensch.
Selon Gilles Wobedo, l’ambiance a changé "principalement dans les services municipaux, où il règne une ambiance glaciale parmi le personnel" depuis la victoire du candidat FN Fabien Engelmann aux dernières municipales perdues par un PS établi depuis vingt ans (1995). Les services municipaux se sont en effet constitués en poche de résistance du PS clientéliste.   

Une volonté démentie par le maire, Fabien Engelmann

Cachez ces couleurs
que je ne saurais voir!

"Nous voulions rendre hommage à tous ces immigrés" qui ont forgé l’identité locale", a-t-il expliqué. A l'occasion du traitement contre la rouille de ces vestiges du patrimoine minier, il dit aujourd'hui avoir simplement voulu "porter haut et fort nos couleurs". "J’ai moi-même des origines italiennes, et ma grand-mère était ravie d’obtenir la nationalité française, donc je ne vois pas pourquoi on en fait tout un cinéma", a-t-il ajouté, en estimant qu’Hayange était "une terre d’immigration réussie", les immigrés des mines s’étant bien intégrés à la société française.
L'infiltré trotskiste, vainqueur des municipales dans la ville minière sinistrée de Moselle, Fabien Engelmann est passé du NPA au FN. 

mardi 29 juillet 2014

Hayange: l'oeuf bleu et la poule rose

De la fermeture des hauts-fourneaux (2011) à l'oeuf brouillé

La municipalité de Hayange 
a fait repeindre une sculpture du centre-ville, jugée "sinistre"
L'oeuf de la discorde

Lequel des deux oeufs
valorise le mieux la place d'Hayange?

Où est le problème? 
La municipalité est Front national depuis mars dernier. Le créateur de l'œuvre, Alain Mila, pourrait donc saisir les juridictions administratives. 
C'est d'abord par un appel anonyme qu'il a appris que son œuvre, une fontaine avec un œuf en son centre, avait été repeinte d'un coup de pinceau bleuPuis "un ami artiste qui réside non loin d'Hayange, m'a envoyé la photo. J'ai vu que l'œuf était fort bien peint, en bleu. Et là j'étais sidéré. C'est pas possible, on n'intervient pas sur une œuvre comme ça. J'ai appris que c'était la mairie d'Hayange qui avait fait peindre cette œuvre par les services techniques".

Amateur d’art contemporain, le maire FN de la ville, Fabien Engelmann, assume son choix et dit ne pas comprendre tout ce remue-ménage: "Nous sommes élus depuis quelques mois; on essaie de redonner un peu de gaieté à la ville," explique-t-il. "Il n'y avait rien de mal à faire cela. On a une ville assez lugubre, sinistre; on a voulu l'égayer. On a repeint le fond en bleu piscine, le reste en bleu turquoise... Ce n'était en aucun cas pour détériorer la fontaine", a-t-il expliqué.

Conciliant, il fait une offre. 
"Si l'artiste veut absolument, on lui propose de lui revendre son œuvre; on lui fera un prix." Il a rappelé que la mairie PS avait payé le chef d'oeuvre "près de 9000 euros, sans le moteur et la tuyauterie", en 2001.

Mais Alain Mila, qui juge que le bleu utilisé "est très proche de celui du logo du Front national", a attaqué la collectivité devant le tribunal administratif de Strasbourg. "Que l'on enlève la peinture", a-t-il exigé, déplorant "une atteinte à tout (son) travail et à (ses) valeurs". Autant dire que le FN s'en est pris au bleu du ciel...

La ministre de la Culture a un oeuf à peler avec le FN

Ancienne élue de Lorraine d'un parti, le PS, chassé de la ville ancrée jusqu'ici à gauche depuis l'après-guerre, Aurélie Filippetti parle de violation manifeste de la protection du patrimoine et d'un incident révélateur, selon elle, de la conception de la politique culturelle qu’ont les élus du Front national.


Si l'artiste peut avoir de bonnes raisons, la ministre est quant à elle hors sujet. Visiblement soucieuse de se faire reluire après sa gestion désastreuse du conflit avec les intermittents du spectaclea-t-elle condamné les dégradations des antisémites pro-palestiniens qui ont souillé de croix gammées la statue de la place de la République samedi à Paris? Quels condamnation a-t-elle prononcée à la suite de la détérioration, la semaine dernière, de la célèbre Maison Carrée de Nîmes par des tags de supporters de football montpelliérains ?

A-t-elle protesté quand, en mars dernier, des anarchistes ont décoré de tags le Sacré-Cœur de Paris: "Ni Dieu ni maître" ou "Vive la Commune !" ?
Lien 

Quelle a-t-elle donc entrepris, la ministre partisane, pour la restitution des 32 œuvres des musées nationaux (peintures et sculptures) et 675 meubles des ateliers nationaux, prêtés depuis des années aux différentes résidences présidentielles, mais portés à pertes et profits, malgré le rapport de la Cour des comptes.

De quelle indignation nous a-t-elle gratifié quand un Iranien de 28 ans a fracassé, le 24 mars 2013, à coups de masse, l’horloge du XIVe siècle de la cathédrale Saint-Jean de Lyon, sous le prétexte que sa beauté empêcherait les croyants musulmans de se concentrer pendant leurs prières ?
Quand les Femen s’attaquent aux cloches de Notre-Dame, quand par dizaines les églises sont vandalisées, parfois de manière irrémédiable, notre ministre, là encore,détourne-t-elle le regard ?…

Le maire sacrilège fait valoir, mais en vain, qu'il a remis en état une fontaine qui ne coulait plus. 
Maintenant, le murmure de l'eau pourrait bien  perturber le sommeil de la population.


vendredi 28 mars 2014

Municipales 2014: Florange élit l'UMP Michel Decker au premier tour , avec 57,63%

Florange bascule à droite pour la première fois depuis 1989. 

L'UMP l'emporte dès le premier tour
Face au maire sortant PS Philippe TarillonMichel Decker reçoit la mairie avec 57,63% des suffrages, dans la ville symbole de la désindustrialisation depuis la fermeture des Hauts Fourneaux d'ArcelorMittal.

Un ancien CGTiste passé au FN est en tête à Hayange, autre ville-martyre. 
À Hayange, on attendait le Front national : sans réelle surprise, le candidat frontiste, Fabien Engelmann, arrive en tête, avec 30,40% des voix. Avec un taux d'abstention de 50%, la surprise vient plutôt de la suite du peloton : Thierry Rohr (DvD) est le deuxième homme, avec 20,39% des voix. 
Edouard Martin (CFDT, à droite)
a trahi les sidérurgistes
En troisième place, le maire sortant, Philippe David, PS, proche de la CFDT, avec 19,20% des voix, suivi par Alain Leyder (Divers) 13,33%, qui se revendique représentant de la société civile, Isabelle Iorio (divers gauche) avec 13,28%, et par le Parti ouvrier indépendant (3,38%) des voix. 
Une situation qui ne surprend pas les habitants de ces communes.
"Quand un parti politique réussit à écœurer les gens, que font-ils ? Ils font ça par dégoût. Ils ne votent pas FN parce qu'ils sont racistes", analyse un riverain.

Hollande et Montebourg ont fait le lit du FN

A Florange, des syndicalistes de FO avec
la plaque denonçant la trahison de Hollande,
24 avril 2013
Les habitants de ces communes du nord-est évoquent un vote de "dégoût" et de "mécontentement"
 
"La ville s'est dégradée à vitesse grand V. En votant FN, les gens expriment leur mécontentement", estime un habitant de Hayange.

Malgré la promesse de François Hollande en campagne présidentielle, le site sidérurgique ArcelorMittal de la ville a fermé définitivement ses fourneaux en novembre 2012. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, considère Florange comme son "échec le plus cuisant".
Le président Hollande avait été accueilli par des sifflets lors de sa dernière visite en septembre 2013 dans cette commune lorraine de plus de 11.000 habitants.