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lundi 24 novembre 2014

La socialiste Filippetti attaque le pouvoir sur tous les fronts

L'ex-ministre est-elle la chose du marionnettiste Montebourg

Aurélie Filippetti érige Florange en symbole de "la crise de la parole politique"
Le manque de volontarisme du pouvoir sur le dossier de Florange a favorisé l'émergence du FN, estime la ministre démissionnaire, tout en accompagnant François Hollande en Lorraine ce lundi. Bien que le président l'ait conviée à l'accompagner pour sa troisième visite sur le site des hauts fourneaux, la députée de Moselle n'entend pas lui dérouler le tapis rouge.
"Ça a été le tournant, le quinquennat n'aurait pas eu le même visage s'il s'était battu jusqu'au bout", assène au président Aurélie Filippetti ce lundi matin, invitée de France Info, chaîne publique très marquée à gauche.  "Ce qui a fait défaut, c'est la volonté de soulever des montagnes. Il y avait les espoirs de tout le peuple de gauche à Florange", regrette amèrement  l'ex-députée pour avoir elle-même fustigé le quinquennat précédent et fait des promesses non tenues. La fermeture des hauts fourneaux est à mettre au nombre de ces échecs qui font plonger François Hollande dans les sondages, estime-t-elle aujourd'hui, toujours dans la facilité langagière. "A chaque Président son drame de l'acier. A chaque Président sa croix de Lorraine couchée sur le sol froid de la vallée des anges", écrit cette littéraire coupée de la réalité.

La ministre de la culture démissionnaire fait de la bataille Florange le tombeau de la crédibilité de l'exécutif. Dans une tribune parue dimanche sur ...Médiapart, (offerte gratuitement dans son intégralité !), intitulée "Florange, l'adresse d'Aurélie Filippetti à François Hollande", modeste "J'accuse" de la prétentieuse, elle considère que "l'histoire de Florange est l'histoire de la crise de la parole politique. De la confiance en la parole politique", analyse la députée. Elle dessine le refus de la nationalisation du site [souhaitée par ...Montebourg] comme la matrice de la crise politique qui traverse, selon elle, le pays: "Tous les Français ont lu dans cette ville, dans ce combat, un chapitre politique et économique clef. Un peu de leur espoir s'est refroidi, glacé, pétrifié avec les hauts fourneaux". Formules ciselées sur le rythme ternaire enseigné dans les écoles de France. "C'était pour cela, pour la camionnette juchée au-dessus des regards brandis ["regards brandis"?] comme des étendards, que l'on y avait cru, à cette campagne", ajoute encore l'amère Filippetti, hyper-lyrique.

Filippetti réclame d' "indispensables" primaires à gauche

Elle accuse l'indécision du pouvoir d'avoir permis la percée de Marine Le Pen dans la région: "Depuis mars dernier, Hayange est passée aux mains du FN. On voit finalement les conséquences des non-décisions, de ce manque de volontarisme: nos électeurs ont basculé dans les extrêmes", regrette, désenchantée, celle qui fut porte-parole de François Hollande pendant la campagne de 2012.
Pour enfoncer le clou au micro de France Info, la députée s'appuie sur cette mise en scène d'Edouard Martin syndicaliste aussitôt reclassé député européen du PS. "Les Français avaient une image forte de lui (François Hollande) juché sur la camionnette devant les salariés. Il y avait des solutions, il y avait un repreneur (…) Des soutiens de l'UMP et du centre (…) Il fallait utiliser ce moment-là, ça aurait sans doute changé les sondages que l'on voit aujourd'hui" [lyrisme dans les chaussettes]. 

Une primaire pour "revivifier" les électeurs déçus
Les retrouvailles ne devraient donc pas être des plus chaleureuses entre Aurélie Filippetti et François Hollande. Les deux responsables politiques font ce lundi leur première sortie publique ensemble, depuis la démission fracassante de trois membres du gouvernement (Montebourg, Hamon et Filippetti, classés à l'aile gauche du PS) pour des désaccords politiques à la fin d'août dernier. 
Pour ne rien arranger, l'ancienne ministre lance dans les pattes avants du président l'idée de  l'organisation d'une primaire pour 2017, à laquelle François Hollande devrait se soumettre. Sur France Info, la députée de Moselle a en effet déploré que certains veuillent "fermer à l'avance tout débat sur l'organisation de primaires".
"Mais évidemment qu'il faut" ce débat, a ajouté l'ancienne ministre de la Culture. Avec le chef de l'Etat sortant? "Tous les candidats qui voudront se présenter pourront le faire et tous seront les bienvenus" s'ils remplissent les conditions, a-t-elle précisé. Y compris le président sortant.
Ces primaires lui semblent "indispensables". "On a besoin de revivifier nos militants et de redonner aux citoyens français la possibilité de participer à la définition de la prochaine campagne. C'est ce qui fait un peu défaut aujourd'hui, les gens se sentent exclus de ce qui se passe au sommet du pouvoir", juge Aurélie Filippetti, vacharde.

Sera-t-elle ce "malheur" que le syndicaliste CFDT, Edouard Martin, promettait à Hollande sur le site de Florange ?

jeudi 11 avril 2013

Hollande et Montebourg ont mené les aciéristes de Florange à la mort

Hollande éteint les hauts fourneaux de Florange

Les hauts fourneaux à Florange, c'est fini. 


Un Comité central d'entreprise d'Arcelor-Mittal a entériné ce matin leur arrêt définitif
dans quelques jours. 
Ce 11 avril 2013 restera une date historique marquant la mise à mort  de l'aciérie. Les aciéristes de Florange avaient cru aux promesses de Hollande qui a finalement détruit leurs emplois et enregistré leur malheur dans l'indifférence générale de la presse et du gouvernement Ayrault. 


L'exécutif a enfumé l'opinion avec la moralisation de la vie politique

F. Hollande, marchand de sable
à Florange
Avec l'appui des media, il réécrit déjà l'histoire de la disparition de Florange et de ses travailleurs. 
La gauche du PS et l'extrrême gauche de Mélenchon et de ses amis communistes n'ont prononcé aucune oraison funèbre. Les media leur rendront des hommages posthumes en série, réécrivant l'histoire d'un lâchage de la gauche. 
Les salariés seront portraiturés en héros des combats sociaux de cette gauche pourtant velléitaire mais irresponsable et impuissante.  Le destin tragique de Florange pourrait également sombrer dans l'oubli: n'est-ce pas en effet le sort réservé par Lionel Jospin à l'usine Renault de Vilvoorde en Belgique ? Lien PaSiDupes - " Le candidat Hollande bientôt à Vilvorde ? : Après Gandrange avec Aubry, Vilvorde avec Jospin ?


C'est pourtant l'histoire d'un combat emblématique. 
Mélenchon, agitateur extrémiste
à Florange

"Une tragédie avec ses héros, ses traîtres et ses fantômes. Ou comment un village lorrain inconnu est devenu un haut lieu de la résistance ouvrière", écrit-on déjà sans jamais aucune mise en cause de la "gauche sociale".


Il y a moins de deux ans pourtant Florange n'existait que dans une chanson de Bernard Lavilliers (Fensch Vallée) mais ça, "c'était avant que le groupe indien Arcelor-Mittal ne décide d'en finir avec les derniers hauts fourneaux de son aciérie", souligne les commentateurs engagés qui ne s'interroge pas sur les raisons de la prise de capitale de l'Indien... En 2006, le groupe européen Arcelor était en situation de faiblesse et Mittal Steel Company fit une offre publique d'achat hostile pour 18,6 milliards d'euros. Arcelor se défend vigoureusement, en vain.

Alors Florange s'est rebellée. Les ouvriers sont descendus dans la rue en Moselle et à Paris. Leur porte-voix, Edouard Martin, représentant syndical CFDT s'est démultiplié dans les media, politisant la révolte contre les dérives du capitalisme financier et le cynisme des politiques. 


Déjà, les politiques ne sont plus jamais cités
Montebourg, fauteur de troubles
à Florange

Le rôle néfaste d'Arnaud Montebourg, ministre de Ayrault, est d'ores et déjà occulté. Il voulait exproprier Mittal, mais François Hollande et Ayrault le déjugèrent, l'appelant à la modération. Et puis, non, à l'issue d'un pitoyable psychodrame, démissionnera, démissionnera pas, le redresseur (im)productif rangea son arme de dissuasion "imaginative", en réalité archaïque de 30 années.

La légende enveloppe déjà les salariés anonymes
Objet de toutes les promesses et de toutes les trahisons, les salariés de Florange ont pris plus de coups en moins de deux ans que d'autres n'en prendront en une vie. Ils auraient pu renoncer, prendre l'oseille et se taire, ils ont continué à lutter pied à pied, illustrant en ce début de XXIe siècle ce que Victor Hugo écrivait au milieu du XIXe : "Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent."  Une belle citation d'intellectuel parisien.

La révolte des salariés d'Arcelor-Mittal comme celle des
ouvriers de Continental cinq ans plus tôt - la comparaison n'est pas anodine dans les premières opérations de blanchiment des politique de la gauche - a régulièrement saturé l'espace médiatique. 

Les media se déploient, consacrant cette nouvelle mort tragique


Meneur CFDT, en vedette
Elle suscite aujourd'hui plusieurs documentaires partisans retraçant cette histoire "héroïque et tragique". 
France 5 programme le mardi 16 avril à 20h40 La "Promesse de Florange", d'Anne Gintzburger, proche des milieux d'extrême gauche, ,réalisé par Franck Vrignon. 
Public Sénat a diffusé en février dernier, "Florange, l'acier trompé" de Tristan Thil, produit à l'arrache par l'écrivain, réalisateur et ex-journaliste, Denis Robert, connu pour des enquêtes à charge dans l'affaire Cleastream qui lui vaudront trois plaintes pour diffamation. Ce Lorrain, pourfendeur de la finance occulte, n'en a d'ailleurs pas fini de régler ses comptes avec Arcelor-Mittal: il prépare un nouveau documentaire baptisé, Full Metal Racket, visant cette fois au patron du groupe, Lakshmi Mittal.
Florange est dès à présent instrumentalisé par la propagande anti-libérale. Ces deux documentaires biaisés se croisent et se complètent.
La légende est en construction, un docu corroborant l'autre...
Ils racontent une même histoire avec une sensibilité et des points de vue d'auteur différents, mais partagent le même souci militant de préservation du mythe social de la gauche. Ils s'autorisent certaines impasses,épargnant la gauche socialiste de François Hollande et Lionel Jospin. 



vendredi 7 décembre 2012

Florange: Hollande-Ayrault se font laminer par la presse

Exécutif et  Mittal associés sous la critique de leur liquidation de Florange
Le délégué CFDT E. Martin
 s'adresse à la presse,
à Florange le 6/12/ 2012

Le pouvoir PS et le groupe Mittal sont vendredi sous le feu des critiques
 
Leur gestion opaque de l'avenir des 600 salariés de Florange suscite une montée de la colère des métallos.

C'est l'annonce jeudi de difficultés techniques concernant ce projet de captage/stockage du CO2, qui pourrait naître en partie sur la base de l'un des hauts fourneaux de Florange, qui a ravivé la colère des syndicats et le flot de reproches adressés au gouvernement.

Les croissants de Montebourg
ont un goût amer

La Commission européenne a en effet annoncé qu'ArcelorMittal a retiré une première version d'Ulcos d'un appel d'offres pour obtenir des financements communautaires. Matignon comme l'industriel ont immédiatement tenté de déminer le terrain, affirmant qu'il ne s'agissait que d'un contretemps, prévu dans leur accord passé la semaine dernière.Après l'accablant rebondissement de l'anéantissement des espoirs Ulcosplusieurs éditorialistes se sont lâchés contre l'exécutif, parlant d'une "déroute" du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et d'un "échec" du président François Hollande.


Tardivement jeudi soir, le chef de l'Etat s'est fendu de quelques paroles apaisantes, tentant d'enrayer la polémique en promettant que les engagements pris par ArcelorMittal envers le gouvernement seraient tenus. "J'en serai, avec le gouvernement, le garant", a insisté F. Hollande.

Le président a notamment promis de veiller à ce que l'industriel fasse en sorte que le projet expérimental Ulcos "voie le jour".



ArcelorMittal "sort le problème technique du chapeau

"Casus belli""écoeurement",  
"trahison":
les mots sont durs, violents,
prononcés par E. Martin,  CFDT
Ulcérés par cette reculade, des métallos CFDT ont mené jeudi une action éclair devant les caméras au pied des hauts fourneaux.

Ils ont affirmé avoir "pris le contrôle de l'alimentation en gaz" des installations et promis qu'ils occuperaient réellement les lieux dès qu'ils seront alertés d'une consigne de la direction de couper le gaz permettant leur maintien en veille.

ArcelorMittal "n'a jamais mis sur la table les problèmes techniques d'Ulcos", s'est emporté vendredi matin Edouard Martin au micro de France Inter.

"On l'a mis au pied du mur. La France a dit chiche, on met 150 millions d'euros sur la table" pour Ulcos et l'Europe s'apprêtait à apporter son financement, et il "nous sort le problème technique du chapeau", a-t-il poursuivi.

"Il va être très difficile que Mittal respecte ses engagements. Ce n'est pas dans sa culture. Il n'en veut pas d'Ulcos, il n'en veut pas de la filière liquide de Florange", a assuré E. Martin.

A Florange, recouverte de neige vendredi matin, des réunions syndicales sont prévues pour décider d'éventuelles nouvelles actions à mener la semaine prochaine.
Des syndicalistes ont notamment l'intention d'installer "leur village gaulois" à proximité des hauts fourneaux lorrains.

Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a estimé la veille que tous les syndicats pourraient "appeler à occuper" les hauts fourneaux, à la suite de l'appel lancé par la CFDT du site. "Il faut bien comprendre cette réaction de colère. On nous a bananés [..."sa mère": escroqués]", a-t-il lancé.


L'opposition mêle  sa voix au concert des critiques à gauche.

Assez discuté !...
Jean-François Copé, président proclamé mais contesté de l'UMP, a déploré vendredi un "manque de visibilité" de la politique gouvernementale

L'ancienne ministre de la Justice
Rachida Dati (UMP) a regretté le "camouflet honteux" infligé par Mittal avec la "complicité" du gouvernement.
Lien PaSiDupes - "Ayrault a-t-il conclu un deal avec Mittal pour sa circonscription "le Premier ministre nie tout conflit d'intérêts.

"Déroute" de l'exécutif

Plusieurs éditorialistes se désolidarisent du pouvoir.

Vendredi 7 décembre, ils ont rompu le contrat avec le président Hollande.
"Ce devait être le symbole de la rupture avec le sarkozysme. La marque d'une autre pratique politique", rappelle Vincent Giret  Eric Decouty dans Libération. Or "après avoir balayé la proposition de Montebourg, son ministre du Redressement productif, de nationaliser le site, après avoir affirmé que Mittal s'était plié aux volontés du gouvernement et après avoir fait la sourde oreille aux critiques syndicales justifiées, le Premier ministre a essuyé hier un revers cinglant", poursuit l'éditorialiste du journal de gauche. "La déroute du Premier ministre signe également l'échec du Président", assène-t-il.

Selon Bruno Dive (Sud-Ouest), protecteur du président et xénophobe, c'est avant tout le fusible Ayrault qui sort "laminé" de cet exercice. "On a connu des Premiers ministres conspués par la rue, d'autres secoués par une canicule, d'autres encore - et tout récemment - piétinés par un hyperprésident", souligne-t-il. "Mais jamais encore on n'avait vu de Premier ministre humilié à ce point par un grand patron, qui plus est étranger".

Le Gandrange de François Hollande

C'est un véritable "coup de pied de l'âne qui a été administré, hier, par ArcelorMittal au gouvernement", renchérit Jacques Camus (La République du Centre), parlant d'un "cinglant camouflet pour l'exécutif". "Florange est en train de devenir le Gandrange de François Hollande", ajoute-t-il et il est "grand temps" que le président "se mette vraiment aux fourneaux".
Sans parler de Vilvorde, un précédent occulté par les media qui ménagent Jospin.
Le 7 juin 1997, Libération titrait : "Jospin n'a pas de 'solution industrielle' pour Vilvorde" (lien)


Pour le Premier ministre actuel Jean-Marc Ayrault, Florange "est en train de tourner au chemin de croix de Lorraine, chaque jour contredisant la version de la veille et renforçant les doutes sur la fiabilité du sidérurgiste indien", considère également Hervé Favre (La Voix du Nord), indulgent pour le pouvoir. Mais la véritable question, selon lui, est de "savoir combien de temps François Hollande pourra rester en retrait derrière son Premier ministre?", suggérant de casser le thermomètre pour juguler la fièvre.

Puisque Jean-Marc Ayrault est "grillé sur le dossier ArcelorMittal", il "doit donc s'effacer et laisser la main" à François Hollande, qui 
pourtant n'en veut visiblement, selon Jean-Michel Servant (Le Midi Libre). "Pour stopper cette spirale infernale, le chef de l'État n'aura bientôt plus qu'un seul choix : se séparer plus tôt que prévu du locataire de Matignon. Et en confier les clés à l'un de ses pugnaces ministres : Valls le droitier ou Montebourg le gauchiste". Ce qui permettrait peut-être, espère l'éditorialiste de "connaître, enfin, la direction que souhaite prendre ce gouvernement socialiste."


samedi 14 juillet 2012

PSA :Vilvorde, un douloureux précédent socialiste de PSA

Législatives de 1997 : Jospin et Renault-Vilvorde

En février 1997, Renault annonce la fermeture de son centre de Vilvoorde (Belgique) 

Il s'agit déjà, avant la crise internationale, de rationaliser sa production en Europe. Environ 3 100 salariés sont menacés.

VOIR et ENTENDRE un rappel des faits:

Mais Lionel Jospin reste les "bras ballants", comme dirait l'autre
Il promet à deux reprises que le dossier sera réexaminé - Montebourg dit "regarder", aujourd'hui ! - si le Parti socialiste remporte les élections. La  gauche remporte les législatives, mais, quelques mois plus tard, Jospin avoue son impuissance :
 "J'ai une sensibilité et une opinion en tant que responsable politique, mais je ne peux pas apporter une réponse à une question industrielle."
VOIR et ENTENDRE quelques repères prometteurs de "changement maintenant" ou, qui sait, un jour en France:
Socialistes experts en incantations
C'est une constante avec les gouvernements socialistes: Jospin et Ayrault s'indignent abondamment et menacent les patrons, mais baissent les bras.  Ainsi,  Arnaud Montebourg affirme-t-il que le gouvernement " n'acceptera  pas le plan en l'état ", faisant replonger le titre PSA en bourse - action qui s'était envolée après l'annonce des licenciements... 
La confirmation en juillet 2012 par PSA de la fermeture de son usine d'Aulnay en 2014 et de la suppression de 8 000 postes  a néanmoins  provoqué un " véritable choc ",  selon le navrant commentaire du Premier ministre.

VOIR et ENTENDRE
les promesses de Jospin et Mauroy, ainsi que les réactions de Lienemann ou ...Aubry sur la fermeture de Vilvorde et la destructions d'emplois: 


Mais le pouvoir socialiste  présidé par la "gauche molle" s'est voulu réactif hier. 

Jean-Marc Ayrault a demandé  une " concertation sans délai " et François Hollande a fait part de sa " vive préoccupation ".  Une impressionnante détermination qui tranche  avec celle de  Lionel Jospin, en 2000, lorsqu'il annonça chez Michelin que  " l'État ne peut pas tout " ...
L'impuissance politique n'est pas forcément moins forte aujourd'hui qu'hier... Gardons-nous donc d'ironiser sur les propos de Jospin qui poursuivit son propos avec une affirmation: ce qui  " ne veut pas dire que l'État ne peut rien " !

VOIR et ENTENDRE les propos démagogiques de F. Hollande,  candidat de la primaire socialiste, face aux travailleurs de Goodyear sur les délocalisations et les licenciements boursiers:



En 1997, Jospin, le premier ministre socialiste, évita de contraindre Louis Schweitzer, le PDG de Renault, à la démission et les salariés belges n'obtinrent pas le rendez-vous promis avec un membre du gouvernement. Ils organisèrent donc une journée d'action le 10 juin 1997. Ils furent 1 500 à se rendre à Paris le jour de la manifestation pour l'emploi et de l'assemblée générale des actionnaires de Renault.
Droit d'alerte
Affligé par le drame social qui se passait, le législateur de l’époque votait en urgence la loi dite « Renault » permettant notamment aux représentants des travailleurs (ayant eu vent d’une vague de restructuration) d’interroger les employeurs à propos de leur intention de licencier collectivement et de formuler des contre-propositions pour préserver un maximum d’emplois !

Rappel PaSiDupes: Le candidat Hollande bientôt à Vilvorde ? - Après Vilvorde avec Jospin Gandrange avec Aubry et PSA avec Hollande/Ayrault


Dans Slate, on peut lire ce jugement d'Eric Le Boucher  porté sur l'action de sauvegarde du tissu industriel français par le gouvernement Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy: " ces sauvetages médiatisés  d’usines ou de sociétés –Lejaby, SeaFrance, Petroplus, etc.– par les partis politiques à la pêche aux votes donne un spectacle affligeant." 
Tout est dit de la presse et de la nouvelle équipe au pouvoir.

dimanche 6 mai 2012

vendredi 2 mars 2012

Sarkozy : "M. Hollande veut moins de riches, je veux moins de pauvres"

Le candidat répond aux questions quand le Président ne pouvait pas
Arcelor est né de la fusion d'Aceralia (Espagne), Arbed (Belgique-Luxembourg)
et Usinor (France), le 19 février 2001:
L. Fabius, ministre de l'Economie des Finances et de l'Emploi.
ArcelorMittal fut fondé en 2006 avec la fusion d’Arcelor et de Mittal Steel: premier ministre, D. de Villepin




Il met à bas la légende sur Gandrange développée par le PS

La gauche conteste les 571 salariés de Gandrange reclassés
Gandrange n'est pas Peugeot-Vilvorde de Jospin
Lien PaSiDupes : "Jospin ne pouvait rien pour Vilvorde, Hollande pourrait tout pour Florange "
Interrogé sur France Inter jeudi matin, Nicolas Sarkozy dément ne pas avoir tenu ses engagements sur Gandrange, cette aciérie de Moselle qui a dû fermer. "Il y avait 571 salariés concernés pas la fermeture des activités ; il y en a 571 qui ont été reclassés", déclare le président-candidat.
Vrai ou faux ? Vrai. Ils ont bien été reclassés. Reste qu’ils l’ont été sur des sites ArcelorMittal menacés de fermeture à leur tour, notamment 250 à Florange, et les autres au Luxembourg, à Schifflange et Rodange. Les actions syndicales qui refusent le dialogue y contribuent.
Il a consacré sur France Inter la quasi-totalité de la première partie de son intervention à la désinformation socialiste concernant la sidérurgie.
a aussi expliqué pourquoi il est opposé à la mesure - démagogique mais sans effet - improvisée par François Hollande, de créer un taux d’imposition " à 75% " pour les revenus " au-dessus de 1 M€ " par an. Pris de court et par surprise, Jérôme Cahuzac (PS) en est resté sans voix.

Avec une telle mesure, les riches n'auront "aucun intérêt à rester" en France, a fait valoir le président-candidat, qui a fustigé, ce jeudi matin, "une démagogie insensée". Pour sa démonstration, il s'est appuyé sur un chiffre : cette mesure amènerait en vérité à une imposition réélle de 83%, atteinte par addition des 8% de la CSGaux 75% de la nouvelle tranche imaginée par le candidat socialiste. Or, l'addition de ces deux prélèvements concernant les revenus salariés aurait des effets dramatiques.

"D'abord, c'est pas 75% puisque comme vous le savez, il y a 8% de CSG.
J'imagine que M. François Hollande dans sa générosité bien connue ne va pas exonérer de 8% de CSG. Donc sa proposition c'est 75 plus 8, c'est 83% ", objecte en préambule, Nicolas Sarkozy, ce jeudi matin, à l'adresse du meilleur économiste de France, selon une entreprise commerciale de sondages inféodée.

"La question que je pose, c'est : Y a-t-il un pays dans le monde où il existe une taxation à 83% ?" insiste-t-il. Selon le président-candidat, le contribuable qui gagne aujourd'hui un million d'euros est imposé à hauteur de 53%, CSG comprise. Quel entrepreneur accepterait de travailler demain plus de trois jours sur quatre pour le fisc.

Le journaliste acquis à Hollande souligne involontairement que la mesure de Hollande est populiste et bidon.
Patrick Cohen insiste en effet pour remarquer que les 83% de taxation que le président sortant fustige
correspondent à "une tranche marginale", qui ne s'appliquera que pour la part des revenus dépassant un million d'euros, Nicolas Sarkozy acquiesce à cette condamnation de l'initiative de Hollande et va plus loin : "Mais à 83%, vous convenez parfaitement bien qu'il n'y a aucun intérêt à rester."
VOIR et ENTENDRE le Président-candidat interrogé par Patrick Cohen sur France Inter:

Le Parisien appelle l'ultra minorité trotskiste de SUD pour apporter la contradiction
Un "fiscaliste" dénonce "des amalgames" dans les chiffres avancés par Sarkozy
"Il y a des amalgames qui sont faits. A défaut de clarification, très techniquement, des propositions des uns et des autres, on ne peut pas s'amuser à jeter comme ça ce type de réflexion à l'opinion publique", polémique Serge Colin, dont on n'attend pas qu'il soit d'accord puisqu'il est secrétaire national de Union SNUI-SUD Trésor solidaires et président de l'Union des personnels des finances en Europe. Dans le genre extrémiste de gauche peut-on faire plus révolutionnaire ?
Les contributions s'ajoutent, quelle que soit leur nature
Comme l'indique le site impots.gouv.fr, "la CSG déductible sur ces revenus, est déjà déduite du montant imposable figurant sur vos fiches de paie ou sur le récapitulatif des sommes à déclarer que votre employeur ou vos caisses de retraite, etc… vous adresse". "Aujourd'hui, ce sont deux impôts différents. La CSG n'est pas en tant que telle un impôt, c'est une contribution sociale. Elle a été mise en place avec une assiette plus large et indépendamment du barème de l'impôt sur le revenu", ergote Serge Colin, qui différencie, quand ça l'arrange, les retraits sur nos feuilles de salaires, bien que le résultat soit le même à l'arrivée.

François Hollande a-t-il réfléchi ?
Il est actuellement difficile de se lancer dans de tels calculs sans savoir précisément ce que François Hollande "met dans cette imposition". Le sait-il lui-même ?
"Puisque certains débats visent à dire, est-ce qu'on va fusionner demain l'impôt sur le revenu et la CSG, pour l'instant,donc , ils sont pas fusionnés. Ce n'est pas en tant que tel quelque chose qui peut être additionné", argumente Serge Colin, décidément très proche du PS.

Sarkozy : "M. Hollande veut moins de riches en France, moi je veux moins de pauvres"

"Qu'est-ce qui restera pour le Trésor français? La question que je me pose c'est : Est-ce qu'il vaut mieux que tous ces gens qui ont de l'argent paient 53% d'impôts et restent en France ou paient en théorie 83% et s'en aillent."
" M.Hollande veut moins de riches en France, moi je veux moins de pauvres ", a poursuivi Nicolas Sarkozy, sur France Inter.

Le président sortant dénonce le risque d'exil fiscal

"Si nous sommes les seuls en Europe avec une taxation à 83%
, tous ceux qui ont de l'argent, tous ceux qui ont des moyens ? Ils vont partir dans les pays européens où la vie n'est pas si désagréable et où par ailleurs ils paieront moins d'impôts. Qu'est-ce qu'il restera à la France ? " "En résumé, si vous avez beaucoup d'argent vous payez 83% d'impôts. Au revoir et merci. Qu'est-ce qui restera ? Qui paiera les cotisations ? Qui viendra payer des impôts au Trésor français ?" redit-il, puisque dans notre pays seulement un foyer fiscal sur deux est soumis à l'impôt.
<"Après tout, si demain on a en France un génie, Steve Jobs ou des gens comme ça, est-ce que vous croyez qu'on doit absolument les mettre dehors ? Leur dire de partir ? Ou est-ce qu'on doit au contraire les avoir", renchérit-il. "Si demain il y a un Bill Gates, est-ce que franchement on devrait dire à Bill Gates : Partez, on n'a pas besoin de vous pour l'économie française"


François Hollande et Martine Aubry ont instrumentalisé les ouvriers de Gandrange,
pour effectuer leur premier déplacement commun
sur fond d'affiches PS de la campagne des élections présidentielles


La presse partisane et inconsciente commente: "Et d'agiter le spectre du chômage" (sic)
"La France n'a pas assez de chômeurs, il faut qu'on en ait encore plus ? Il faut absolument faire la chasse à tout ce qui crée ? A tout ce qui innove ?"
Patrick Cohen n'a visiblement pas cette préoccupation.

vendredi 24 février 2012

Jospin ne pouvait rien pour Vilvorde, Hollande pourrait tout pour Florange

Hollande fait des promesses d'avant élections





Le candidat Hollande (PS)
mange le pain des ouvriers de Gandrange






Des promesses d'ivrogne à Florange

Ca ne mange pas de pain

François Hollande, le candidat-suppléant de Dominique Strauss-Kahn à l'élection présidentielle, est venu en passant vendredi dire sa "solidarité" avec les salariés d'ArcelorMittal à Florange
, en Moselle, entreprise sidérurgique menacée.
Les syndicats, qui craignent un arrêt définitif de la filière chaude en Lorraine, souhaitent politiser la crise à quelques semaines de l'élection présidentielle.

Les syndicats demandent au gouvernement d'adopter une loi accordant un droit de préemption à l'Etat en cas d'abandon par un industriel d'une usine rentable comme l'est celle de Florange. Interpellé sur le sujet lors de son passage à Gandrange, ville voisine, le 17 janvier dernier, le candidat socialiste Hollande s'était dit prêt à ..."réfléchir à l'outil législatif" qui permettrait une telle solution: une réponse insuffisante, selon Edouard Martin, représentant de la CFDT, au nom de l'intersyndicale. "On sent les politiques un peu timorés. Face à des géants comme ArcelorMittal, il faut taper sur la table", estime ce partisan du dialogue social.


Et Libération fait du zèle
Pour ce journal partisan, "Hollande dégaine une proposition de loi" .

Les journalistes-militants de Libération ont aussitôt attribué l'initiative de la CFDT à leur champion
et Hollande s'est jeté dessus comme sur du bon pain : "Je suis prêt à ce que nous déposions une proposition de loi" (PPL), a-t-il lancé sans délai: de peur que le "prédateur" lui retire de la bouche ?

Le diviseur des Français a promis: "Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder, nous en ferions obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner une activité supplémentaire", a-t-il dit du haut du camion où il avait été hissé.
Il a indiqué par la suite que la proposition de loi serait déposée dès lundi.

Les communistes qui n'existent pas à Londres sévissent en France à la CGT

La députée Aurélie Filippetti surfe sur les difficultés de la sidérurgie
"Sarkozy a organisé la casse industrielle de la France", clame-t-elle sur les estrades de campagne.

Or, en 1999, alors que Lionel Jospin était premier ministre, Roger Fauroux, ministre de l'Industrie, Elisabeth Guigou, chargée des Affaires Européennes et Pierre Bérégovoy, ministre d'État, ministre de l'Économie, le site sidérurgique de Gandrange a été vendu pour un franc symbolique à l'homme d'affaires indien Lakshmi Mittal
, dont le groupe devint ultérieurement Arcelor Mittal. En janvier 2008, un plan de restructuration prévoya la fermeture de l’aciérie électrique et de la section laminage. Seuls subsisteraient le centre de recherche et le Laminoir à Couronnes et Barres (LCB).
Nicolas Sarkozy hérita de la situation et, en février 2008, la crise économique et financière pris une ampleur sans précédent, si bien que le 31 mars 2009, la section électrique fut définitivement arrêtée, ainsi que le train à billettes (TAB), le 31 décembre 2009.

2012: les communistes de la CGT relancent une campagne de déstabilisation
La veille de l'arrivée du Président, des salariés - emmenés par la CGT - avaient commencé à bloquer la sortie des expéditions de produits, peu avant la réunion d'un comité d'entreprise qui a officialisé la prolongation de l'arrêt des deux hauts-fourneaux du site.

"Je ne suis pas simplement venu vous DIRE ma solidarité; je suis venu vous DIRE ma responsabilité, parce que quand on prétend à la présidence de la République, on doit croire à son industrie, à l'industrie sidérurgique", a lancé François Hollande au micro, juché sur le toit d'une camionnette des syndicats.

"ON VA tout faire pour que ce site, ici, puisse se développer, se moderniser, voilà mon message devant vous", a-t-il promis, devant les nombreux journalistes de sa suite, aux quelque 200 salariés qui devraient attendre encore au moins deux mois.

Des promesses et de la polémique
S'inscrivant en négatif du président sortant, le candidat de la gauche a souligné la nécessité de "tenir parole, parce que c'est cela qui fera la différence au moment du choix, je l'espère, de l'élection présidentielle".
"Il y a les candidats du peuple et il y a les candidats qui prétendent servir le peuple", a-t-il ajouté.


L'un dit, l'autre fait


Presque à la même heure, à l'autre bout du pays, le "candidat-président" Nicolas Sarkozy était allé à la rencontre des travailleurs de la raffinerie hélvétique Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime.

Laurent Fabius
s'était fait inviter par la CFDT et suivait le président-candidat pas à pas...

Le président avait promis, le président-candidat annonce le redémarrage temporaire
"On fera tout pour que Florange rouvre", avait déclaré Nicolas Sarkozy, mardi, lors d'un déplacement en Charente-Maritime.


Hollande promet à Florange ce que Jospin ne pouvait à Vilvorde



L'intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFE-CGC_-
bloque l'usine de Florange (23/02/2012)




1997 - Fermeture de l'usine Renault de Vilvoorde (Belgique
)
Qu'ont donc fait Jospin et Filippetti pour les salariés de Vilvorde abandonnés en rase campagne belge ?

L'internationale socialiste n'a rien su faire

En aparté de la réunion des socialistes européens à Malmö, Lionel Jospin avait laissé filtrer son impuissance, se retranchant derrière son cabinet sur lequel il s'était déchargé pour "regarder ce problème". Rappelant qu'il avait reçu une délégation des ouvriers de Vilvorde, le Premier ministre avait tenu des propos généraux: "C'est une question dont je suis amené à me saisir. J'ai une sensibilité et une opinion en temps que responsable politique, mais je ne peux pas apporter une réponse à une question industrielle."

"De source proche du gouvernement, on réfléchirait à la manière de "reprendre le dossier de zéro", tout en évitant de contraindre Louis Schweitzer, le PDG de Renault d'alors, à la démission, selon Libération. Les salariés belges, qui à la mi-juin n'avaient pas encore obtenu le rendez-vous promis avec un membre du gouvernement socialiste, préparèrent leur descente à 1 500 sur Paris le jour de la manifestation pour l'emploi et de l'assemblée générale des actionnaires de Renault.

Avec la confirmation de la fermeture de l'usine Renault à Vilvorde
, le Premier ministre socialiste était plus que jamais attendu sur ses grands engagements pris pendant la campagne électorale...

En septembre 2011, à l'approche de l'élection sénatoriale, Sa Cynique Majesté Royal est allée afficher son volontarisme à Gandrange: la propagande nous assure que "des chantiers de Saint-Nazaire aux aciéries de Lorraine, Ségolène Royal redonne espoir", mais pour quel résultat ? Qu'a donné sa combativité à Vilvorde, territoire oublié de la gauche sociale, où elle n'a pas même fait une apparition ? Le drame s'est produit hors période électorale, apèrs...


Vilvorde ou l'imposture socialiste


Jospin premier ministre n'a pas bougé le petit doigt pour éviter le désastre
C'est l'histoire d'une casse par ceux-là mêmes qui parlent "d'une reconquête industrielle, d'un état stratège qui se préoccupe de tracer une voie pour le pays, celui de l'excellence environnementale et qui permettra de redonner vie à nos territoires en maintenant des savoir-faire indispensables au pays comme à toute l'Europe"...

A Vilvorde, le socialiste Jospin a-t-il "sauvegardé les valeurs du socialisme" ?

C'était bien avant la crise mondiale actuelle, mais sa seule excuse fut de dire : " L’État ne peut pas tout".

VOIR et ENTENDRE
comment le service public (France 2 et Bruno Masure, journaliste socialiste) et Marc Blondel (CFDT) dédouanent Lionel Jospin, lequel n'aura su que défiler dans les rues - comme Premier ministre - "en solidarité", comme Hollande, avec les licenciés...:


Si, pour un socialiste, tout doit être fait par l’État, c'est pire qu'un aveu de faiblesse: ce n'est pas seulement "la gauche molle", c'est la paire Jospin-Hollande qui est impuissante...