POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Michelin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Michelin. Afficher tous les articles

mardi 10 février 2015

Valls invite la Chine à investir en France où on peut...licencier !



"L'image selon laquelle nous ne réformons pas notre marché du travail, et qu'il est impossible de licencier en France, est fausse", lâche Valls

"Je le dis ici à Shanghai: Huanying lai Faguo" ("bienvenue en France"),
Le VRP qui fait la gueule au centre, c'est Valls, vendeur de la France à la Chine,en vantant nos facilités de licenciement social...
a ânonné Premier ministre Manuel Valls dans un discours prononcé devant les milieux d’affaires franco-chinois. Cinquante ans après John Fitzgerald Kennedy, alors président des États-Unis qui, le premier, dans un discours à Berlin-Ouest, le 26 juin 1963, à l'occasion des quinze ans du blocus de Berlin, eut cette formule "Ich bin ein Berliner" ("Je suis Berlinois"), le démagogue de Matignon s’est ainsi livré à l’exercice répétitif des trois mots en langue étrangère. Après son "My government is pro-business" à Londres et le "Ich mag die Unternehmen" (J’aime les entreprises) à Berlin, a tenté de se faire passer pour Chinois....


Et les plaisanteries les meilleures étant les plus courtes, d'ajouter: "Je crois que le message est clair". Sur le fond, le Premier ministre a pratiqué le comique de répétition, martelant un seul et même message répété ad nauseam depuis son arrivée jeudi 29 janvier 2015: "La France, plus que jamais, est désireuse d’accueillir les entreprises chinoises", qui sont les "bienvenues".

Même si la France a des "défis lourds" à relever, elle est compétitive, a-t-il assuré. "L’image selon laquelle nous ne réformons pas notre marché du travail, et qu’il est impossible de licencier en France, est fausse", a fait valoir Manuel Valls comme argument majeur de vente. 
Et, avec finesse, Valls a enfoncé le clou. "La protection de l’emploi est plus élevée en Allemagne qu’en France".
Il s'est enfin vanté que les 35 heures ne sont "qu’une durée de référence"... Valls a ainsi démontré qu'il a vraiment la stature d'un chef d'Etat avisé !

Arrivé dans la matinée depuis Pékin, le Premier ministre a commencé sa journée dans la capitale économique chinoise par l’inauguration officielle des chrysanthèmes d’un centre de recherche et développement du géant français des pneumatiques Michelin. Il a eu droit à la photo souvenir avec un employé costumé en Bibendum, provoquant les rires de la salle. Il y a rencontré des cadres d’entreprises francaises dans le pays, qui lui ont fait part de leurs doléances diverses, mais aussi de points de progrès, dans leurs relations avec l’administration chinoise.

Après son discours, le Premier ministre a rencontré à la mi-journée huit entrepreneurs chinois, dont le nouveau patron du Club Med, Fosun, et le fondateur du site de commerce en ligne jd.com. 
Au terme d’une entrevue avec le maire de Shanghai, Yang Xiong, il est allé se promener dans le quartier du Bund, emblématique de la mégalopole, déambulant avec Laurent Fabius sur les quais, face aux immenses gratte-ciels de Pudong, sur l’autre rive. La promenade s’est poursuivie dans les locaux design de l’agence de communication française Fred&Farid, pour une discussion avec de jeunes entrepreneurs français.

Le calendrier diplomatique franco-chinois restera bien chargé pour l’année, avec la visite à Paris du négociateur chinois sur le climat, Xie Zhen Hua. Le Premier ministre chinois Li Keqiang se rendra lui en France avant l’été, Laurent Fabius ayant évoqué le mois de juin.

Quant au voyage de François Hollande, il devrait avoir lieu "plutôt au second semestre" en amont des grandes négociations sur le climat à Paris fin 2015. Même s’il faut encore "lever un certain nombre d’obstacles", "les choses bougent", a assuré Manuel Valls, comme Michel Sapin sous Ayrault à propos du redressement de la courbe de l'emploi... A son arrivée en Chine, il avait toutefois demandé une plus grande "réciprocité" dans les relations commerciales entre l’Europe et la Chine.

Bilan du "pro-business": Manuel Valls termine sa visite en Chine quasi-bredouille...

Le Premier ministre s’est entretenu vendredi avec le président chinois Xi Jinping au Grand palais du peuple, place Tiananmen, où il avait été déjà reçu la veille par son homologue, Li Keqiang, avec lequel il aurait signé
une douzaine d’accords, chiffre fou et contenu imprécis, car aucun n'aura un impact majeur. 
Après s’être adressé à la communauté française de Shanghai, le Premier ministre devait reprendre l’avion pour Paris, tout penaud, mais frémissant.

samedi 19 avril 2014

Hollande dit n'avoir "aucune raison d'être candidat" en 2017

Si le chômage ne baisse pas d'ici 2017, il abandonnera !

Faut-il souhaiter que la courbe se maintienne ?
 
 Harakiri de Pépère !
Le chef de l'Etat a évoqué clairement son éventuel retrait de la prochaine présidentielle, pour la première fois le 18 avril 2014, lors  d'un déjeuner avec une vingtaine de salariés, de dirigeants et de syndicalistes d'une usine Michelin, près de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).  

Un joueur de poker à l'Elysée
"Si le chômage ne baisse pas d'ici à 2017, je n'ai, ou aucune raison d'être candidat, ou aucune chance d'être réélu." C'est dire la confiance qu'il a en ses capacités...  Autant jouer à la roulette russe ! 

Le président a également rappelé que l'emploi est sa "priorité" et tout particulièrement l'emploi des jeunes. "On va y mettre toute notre énergie parce qu'il n'y a pas d'autre enjeu", a-t-il ajouté. Voilà près de deux ans qu'on va voir ce qu'on va voir !

Le président sortant ne se qualifierait pas pour le second tour de la prochaine élection présidentielle... 

...si le premier tour avait lieu le dimanche suivant, a prévenu un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI publié mardi.  Et ce dimanche-là, c'est bientôt, en cas de dissolution !  

D'autre part, cette étude indiquait que 83% des personnes interrogées se déclarent mécontentes de son inaction, soit une chute de 9 points sur la seule nnée passée. 
Son impuissance contre le chômage suscite justement le plus de mécontents, 88%.


dimanche 19 janvier 2014

Fagor Brandt: maintien d'un seul des quatre repreneurs annoncés, l'Algérien

Montebourg brade à l'Algérie nos entreprises en difficultés 

Cevital, seul postulant au rachat du français Fagor Brandt 
  
Suite au retrait de tous ses concurrents, Cevital a été "retenu" ! Il est le  seul repreneur éventuel de l’usine Fagor-Brandt en cessation de paiement en France après le retrait de tous ses concurrents. L’homme d’affaire Issad Rebrab a déposé une proposition de rachat avant la fin du délai fixé au 17 janvier 2014 à 17h, alors que le chinois Haier, le turc Beko et le mexicain Mabe ont préféré se retirer. Selon le journal Le Figaro, d’autres repreneurs parmi les grands noms de l’électroménager auraient manifesté un certain intérêt, mais Bosch-Siemens, Whirlpool et Candy n’ont finalement fait aucune offre de reprise de l’entreprise en liquidation.

Né en Kabylie, Algérie en 1944, Rebrab sera fixé sur son offre de reprise au cours du mois prochain, après l’examen du dossier par l’administrateur judiciaire du groupe d’électroménager. Il est à noter cependant que l’issue de l’offre de Cevital se joue plus en Algérie qu’en France, puisque Rebrab devra passer par une autorisation de la Banque d’Algérie afin de transférer l’argent nécessaire au rachat de l’usine française. Selon le site d’information "Algérie patriotique" qui a révélé, il y a quelques semaines, l’intention de l’homme d’affaires de racheter l’usine française, une demande de dérogation de la Banque d’Algérie aurait déjà été introduite par Cevital en vue effectuer la transaction en France. Une autorisation qui n’est pas simple à obtenir, étant donné les restrictions sur le transfert de monnaie imposées depuis quelques années.

En cas de refus, il restera peut-être à Rebrab la possibilité de faire racheter l’usine par une de ses filiales à l’étranger
S’il est allé jusqu’au bout de son projet, en formulant officiellement sa demande de rachat, Rebrab doit avoir imaginé les solutions possibles, surtout qu’il bénéficie apparemment d’un soutien de taille, en la personne du ministre français du Redressement productif. Arnaud Montebourg, d'ascendance partiellement algérienne, semble envisager très favorablement sa démarche de rachat en France d’entreprises en difficulté. Un souhait que le ministre français avait d’ailleurs publiquement exprimé, en souhaitant "voir de grands groupes algériens investir et produire en France", lors du comité économique algéro-français qui s’est tenu en décembre 2013 à Alger. 

Rebrab n’en est pas à son premier coup d’essai dans sa quête de rachat d’entreprises en crise en France

Après avoir été
devancé par un concurrent lors de la reprise du volailler français Doux, 
il a réussi à opérer en juin 2013, le rachat de l’entreprise Oxxo spécialisée dans la fabrication des portes et des fenêtres en PVC, au bord de la faillite. Le ministre du Redressement productif s'est rendu  à Cluny lundi 30 septembre 2013 dans cette entreprise de 420 salariés reprise - dans son fief de Saône-et-Loire - en juin dernier par le groupe algérien Cévital, après avoir été placée en redressement judiciaire en février. (lien)
 
En Algérie, Rebrab a annoncé une reprise de l’usine Michelin de Bachdjerrah, après un accord conclu avec le groupe français, mais l’affaire risque de lui échapper définitivement après la décision du gouvernement algérien de faire appliquer le droit de préemption de l’Etat. Rebrab ne s’avoue apparemment pas vaincu, puisqu’il poursuit sa stratégie de rachat d’entreprises françaises en difficulté, comme c’est le cas cette fois-ci pour l’usine Fagor Brandt.

L’entreprise qui appartenait au groupe espagnol Fagor Electrodomesticos avant son rachat en 2011, par un industriel français, est située près d’Orléans et emploie plus de 1.800 salariés, alors que la plus importante entreprise privée algérienne emploie 12.000 personnes. 
FagorBrandt a été placée en redressement judiciaire le 2 janvier 2014 assortie d’une période d’observation de 6 mois. Sa tentative de relance par le développement de nouvelles activités, dont notamment la production de véhicules utilitaires électriques SITL, afin de remplacer l’activité initiale, a échoué. (lien PaSiDupes)

mardi 11 juin 2013

Michelin : Montebourg a-t-il déjanté ?

Sapin, nouveau redresseur, réclame une réindustrialisation du site près de Tours
L'improductif Montebourg a-t-il été dessaisi du redressement de l'industrie ?
Suite à la sortie de route de Montebourg, le ministre du Travail s'en est pris mardi à Michelin, qui a annoncé l'arrêt de la production de pneus poids lourds à Joué-lès-Tours (agglomération de Tours en Indre-et-Loire): accablé par une cascade de plans sociaux,  Michel Sapin a exigé de l'entrepreneur une réindustrialisation du site. "Il ne faut pas qu'il y ait un salarié de Michelin qui se retrouve à Pôle Emploi", a décrété Michel Sapin sur France Inter. Mais comme il craint que l'accompagnement des 730 salariés concernés par la restructuration ne soit pas suffisant, l'ancien président de la région Centre (1998-2000 et 2004-2007) a eu une exigence de plus:  "Je veux qu'il y ait une réindustrialisation du site", a-t-il ajouté depuis Bercy.

Le patron de Michelin, Jean-Dominique Senard, a essayé de ramener le ministre à la raison. "Il n'y a même pas de licenciement, il n'y a pas de préoccupation à avoir. M. Sapin le sait, il peut être serein de ce côté-là", a déclaré M. Senard sur BFM Business.
Michelin a annoncé lundi l'arrêt de la fabrication de pneus poids lourds à Joué-lès-Tours et le regroupement en France de cette activité à la Roche-sur-Yon, ce qui va entraîner la perte de 730 emplois à Tours sur 930.

M. Senard a répété que
Michelin "aidera tous les employés" concernés, le groupe clermontois prévoyant d'investir 800 millions d'euros dans ses activités en France.  
         "Nous avons assuré les collectivités que Michelin aiderait à la création de 730 postes dans les entreprises du bassin d'emploi", a indiqué un porte-parole du manufacturier.

Mais les élus locaux, qui ont rencontré la direction du groupe mardi matin à Joué-les-Tours, ne sont pas optimistes
.

"Michelin a tourné en boucle", a regretté le maire de la commune, Philippe Lebreton. "Il nous répète que le plan de compétitivité de l'activité poids lourds aurait coûté 200 millions à Joué, contre 100 millions à La Roche-sur-Yon. Mais ils ne viennent jamais nous voir pour qu'on les aide. Ils ne font pas appel aux PME de la région pour leurs marchés de sous-traitance. Les représentants de la direction semblaient découvrir les lieux et la réalité du territoire où ils sont implantés depuis 1961. Si Michelin est piloté à vue, il faut nous le dire", commentait l'élu PS.
"Nous avons demandé à Michelin de renforcer l'activité industrielle", a déclaré le maire de la ville, qui a refusé le mois dernier une proposition du manufacturier. "Ils sont venus nous proposer la vente de 7 hectares au profit d'une chaîne d'hypermarchés. Nous avons ce qu'il faut de ce côté-là. Nous voulons de l'emploi industriel, pas de nouveaux magasins qui flingueraient les autres", s'est-il insurgé.

Vers l'épreuve de force

Le président de l'agglomération de Tours, Jean Germain, a souligné que
la région Centre héberge à Orléans le pôle de compétitivité Elastopôle, auquel adhère Michelin.
"Pour l'instant, rien dans l'explication de Michelin ne nous convainc. Sur le critère de l'accessibilité, Tours est au carrefour de plusieurs autoroutes et axes ferroviaires (...) Je ne suis pas convaincu par le choix de La Roche-sur-Yon. Ni par celui de transférer en Espagne des pneus de métro ensuite assemblés en France", a-t-il déclaré.

Du côté des syndicats, l'inquiétude domine. 
"Tout le monde se doute que Michelin, qui veut des usines plus grandes et plus rentables, ne va pas garder un site de 200 personnes", dit Olivier Coutant, secrétaire SUD du comité d'établissement.

La direction de Michelin rencontrera vendredi matin les organisations syndicales pour fixer un calendrier
 "Cette réunion permettra de fixer un calendrier" de négociations, a précisé une porte-parole. Elle se tiendra au siège du groupe à Clermont-Ferrand, en amont d'un comité central extraordinaire prévu le 26 juin. Elle comptera les quatre syndicats représentatifs, la CGT, la CFDT, la CFE-CGC et SUD.                

samedi 14 juillet 2012

PSA :Vilvorde, un douloureux précédent socialiste de PSA

Législatives de 1997 : Jospin et Renault-Vilvorde

En février 1997, Renault annonce la fermeture de son centre de Vilvoorde (Belgique) 

Il s'agit déjà, avant la crise internationale, de rationaliser sa production en Europe. Environ 3 100 salariés sont menacés.

VOIR et ENTENDRE un rappel des faits:

Mais Lionel Jospin reste les "bras ballants", comme dirait l'autre
Il promet à deux reprises que le dossier sera réexaminé - Montebourg dit "regarder", aujourd'hui ! - si le Parti socialiste remporte les élections. La  gauche remporte les législatives, mais, quelques mois plus tard, Jospin avoue son impuissance :
 "J'ai une sensibilité et une opinion en tant que responsable politique, mais je ne peux pas apporter une réponse à une question industrielle."
VOIR et ENTENDRE quelques repères prometteurs de "changement maintenant" ou, qui sait, un jour en France:
Socialistes experts en incantations
C'est une constante avec les gouvernements socialistes: Jospin et Ayrault s'indignent abondamment et menacent les patrons, mais baissent les bras.  Ainsi,  Arnaud Montebourg affirme-t-il que le gouvernement " n'acceptera  pas le plan en l'état ", faisant replonger le titre PSA en bourse - action qui s'était envolée après l'annonce des licenciements... 
La confirmation en juillet 2012 par PSA de la fermeture de son usine d'Aulnay en 2014 et de la suppression de 8 000 postes  a néanmoins  provoqué un " véritable choc ",  selon le navrant commentaire du Premier ministre.

VOIR et ENTENDRE
les promesses de Jospin et Mauroy, ainsi que les réactions de Lienemann ou ...Aubry sur la fermeture de Vilvorde et la destructions d'emplois: 


Mais le pouvoir socialiste  présidé par la "gauche molle" s'est voulu réactif hier. 

Jean-Marc Ayrault a demandé  une " concertation sans délai " et François Hollande a fait part de sa " vive préoccupation ".  Une impressionnante détermination qui tranche  avec celle de  Lionel Jospin, en 2000, lorsqu'il annonça chez Michelin que  " l'État ne peut pas tout " ...
L'impuissance politique n'est pas forcément moins forte aujourd'hui qu'hier... Gardons-nous donc d'ironiser sur les propos de Jospin qui poursuivit son propos avec une affirmation: ce qui  " ne veut pas dire que l'État ne peut rien " !

VOIR et ENTENDRE les propos démagogiques de F. Hollande,  candidat de la primaire socialiste, face aux travailleurs de Goodyear sur les délocalisations et les licenciements boursiers:



En 1997, Jospin, le premier ministre socialiste, évita de contraindre Louis Schweitzer, le PDG de Renault, à la démission et les salariés belges n'obtinrent pas le rendez-vous promis avec un membre du gouvernement. Ils organisèrent donc une journée d'action le 10 juin 1997. Ils furent 1 500 à se rendre à Paris le jour de la manifestation pour l'emploi et de l'assemblée générale des actionnaires de Renault.
Droit d'alerte
Affligé par le drame social qui se passait, le législateur de l’époque votait en urgence la loi dite « Renault » permettant notamment aux représentants des travailleurs (ayant eu vent d’une vague de restructuration) d’interroger les employeurs à propos de leur intention de licencier collectivement et de formuler des contre-propositions pour préserver un maximum d’emplois !

Rappel PaSiDupes: Le candidat Hollande bientôt à Vilvorde ? - Après Vilvorde avec Jospin Gandrange avec Aubry et PSA avec Hollande/Ayrault


Dans Slate, on peut lire ce jugement d'Eric Le Boucher  porté sur l'action de sauvegarde du tissu industriel français par le gouvernement Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy: " ces sauvetages médiatisés  d’usines ou de sociétés –Lejaby, SeaFrance, Petroplus, etc.– par les partis politiques à la pêche aux votes donne un spectacle affligeant." 
Tout est dit de la presse et de la nouvelle équipe au pouvoir.

dimanche 30 août 2009

La presse d'opposition au secours des paradis fiscaux: elle dénonce une « chasse » aux fraudeurs

L'évasion fiscale serait-elle devenue un exercice de résistance citoyenne ?
Action-réaction mais opposition

Que la droite fasse ce que la gauche a fustigé dans l'opposition tout en laissant courrir une fois aux affaires est de nature à ternir l'image sociale de son leader socialiste hégémonique et d'irriter les beaux parleurs vertueux privés de matière à leur démagogie.

Les « bras ballants » ?

Le lundi 10 mars dernier, lors d'un entretien téléphonique, le ministre français du Budget, Eric Woerth, et le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, avaient confirmé leur intention de coopérer étroitement dans la lutte contre la fraude fiscale, notamment dans l'affaire mise au jour au Liechtenstein. Le mardi 31 mars 2009, le groupe pétrolier Total et l'équipementier de pneumatiques français Michelin avaient démenti "formellement" les informations du Parisien, qui affirmait que les deux groupes, ainsi que Adidas, pourraient faire l'objet d'une enquête pour "blanchiment de fraude fiscale".
Une enquête préliminaire confiée au Service national des douanes judiciaires (SNDJ) a ensuite été ouverte dès le mercredi 1er avril par le parquet de Paris à la suite d'une dénonciation par Bercy d'une éventuelle fraude fiscale au Lichtenstein commise par des entités susceptibles d'être rattachées à Adidas, Michelin et l'ex-Elf, aujourd'hui propriété de Total.
La gauche et la presse d'opposition auraient pu logiquement applaudir, mais peut-on attendre de sectaires qu'ils soient cohérents ?

France Info défend le riche et le fraudeur

Aujourd'hui, cette radio de service public dénonce en effet une action du gouvernement qualifiée de « menace »: le ministre du budget invite les fraudeurs à se « dénoncer ». Ainsi, la radio engagée prenait-elle ce matin le parti des détenteurs de comptes secrets en Suisse.
Ces nouvelles victimes, qui suscitent la compassion de la presse de gauche, seraient « dans le colimateur » du gouvernement. Attention ! «J'ai des noms ironise le quotidien Libération sans pourtant rien proposer de plus que le copié-collé de la dépêche de l'A*P.
Les vertueux condamnent donc la moralisation de la recette fiscale et la volonté du gouvernement, en assainissant les finances publiques, de combattre pour plus de justice face à l'impôt. Inutile en outre de demander au NPA s'il confirme que ce n'est que de la poudre aux yeux... ou à l'amère Royal si ce serait également « absurde » et « injuste », au même titre que .

Faut-il sauver les fraudeurs fiscaux ?

Les autorités françaises ont dressé une liste de 3.000 contribuables Français détenteurs de comptes bancaires en Suisse non déclarés, "dont une partie correspond très probablement à de l'évasion fiscale", indique le ministre du Budget Eric Woerth.

Cette annonce intervient seulement deux jours après la signature entre Paris et Berne d'un accord permettant l'échange d'informations dans les cas de fraude fiscale.
"La majorité des noms ont été obtenus par le biais du renseignement fiscal, de manière non anonyme et sans contrepartie financière et d'autres, par des déclarations d'établissements bancaires", a encore précisé le ministre.
"Ces comptes sont ouverts dans trois banques et représentent des avoirs à hauteur de trois milliards d'euros", déclare Eric Woerth dans un entretien mis en ligne sur le site Internet du "Journal du Dimanche". Il ajoute que les autorités françaises disposent non seulement des "noms", mais aussi des "numéros de comptes" et "montants en dépôt" de ces contribuables.

Dernier carat

Le ministre du Budget appelle les contribuables concernés "à régulariser au plus vite" leur situation avant le 31 décembre 2009
, en utilisant notamment la "cellule de régularisation" mise en place par le gouvernement en avril pour les résidents français détenteurs d'avoirs dans les paradis fiscaux. "S'ils ne le font pas, nous utiliserons le contrôle fiscal dans toute sa rigueur : enquête détaillée et saisie de la justice au besoin", prévient-il.

Information, dialogue et concertation
Le ministre fera un point prochainement avec Didier Migaud (PS) et Gilles Carrez (UMP), respectivement président et rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée nationale, sur ces informations.

E. Woerth exclut toute amnistie pour les fraudeurs

"Tout le monde doit bien comprendre que nous avons changé d'époque", a poursuivi "Ce serait une injustice insupportable", explique-t-il. "N'attendez pas une amnistie. Nous refusons même d'y réfléchir".
Toujours plus haut, toujours plus juste

Eric Woerth souhaite réunir prochainement les représentants des banques installées en France pour leur demander l'identité des contribuables ayant transféré leurs avoirs à l'étranger.
"Si leur collaboration est insuffisante, le droit fiscal prévoit d'ores et déjà des sanctions dissuasives (pénalité représentant 50% des sommes transférées)", a averti le ministre.
Depuis son ouverture en avril, la cellule de régularisation a "instruit 200 dossiers, bouclé 20 régularisations et 80 autres sont en cours de traitement", selon le ministre qui a précisé que les 20 premiers dossiers ont représenté "une collecte d'impôt d'un demi-million d'euros".

La lutte contre l'évasion fiscale avait enregistré un succès spectaculaire en février 2008 lorsque Bercy avait mis la main sur une liste d'environ 200 noms de personnes ayant ouvert des comptes au Liechtenstein.

Au total, Bercy a contrôlé 34 "groupes familiaux" dans le cadre de cette enquête.
Interrogé sur le montant de l'évasion fiscale en France, Eric Woerth a dit ne pas la mesurer. "Le chiffre de 50 milliards d'euros circule mais il comprend la fraude à la TVA et aux prélèvements sociaux", selon le ministre qui a demandé à la "Délégation nationale de lutte contre la fraude d'élaborer une méthodologie de chiffrage".

lundi 13 juillet 2009

La France veut "gagner la bataille de la voiture décarbonée"

Un programme de développement de véhicules peu émetteurs en C02

"La révolution est en route", s’est exclamé Jean-Louis Borloo à la mi-juin 2009, alors que onze projets de véhicules "décarbonés" étaient présentés jeudi 18 dans la cour du ministère de l'Ecologie et du Développement durable.

Objectif du ministère

Proposer aux Français une offre diversifiée de voitures peu émettrices de CO2 dès 2011 pour que
15% des achats de voitures concernent des véhicules décarbonés "d’ici deux ans et demi à trois ans".
L’idée simple, c’est qu'il y ait de manière standardisée, industrialisée, à un prix normal, autant de voitures différentes électriques ou presque électriques que les Français le souhaitent ».

Le financement

Le gouvernement se donne les moyens : "un gros milliard d’euros" au développement des véhicules décarbonées (électriques et hybrides). 450 millions d’euros sur quatre ans sont octroyés par les fonds démonstrateurs de l’Ademe (mis en place en 2008), 200 à 250 millions par l’Agence nationale de recherche, et 200 millions sur trois ans par le programme Prédit.
En investissant dans le développement des voitures "décarbonées", Jean-Louis Borloo veut faire de la France un leader mondial dans le secteur : "La France a tout ce qu'il faut pour assumer le leadership, a-t-il insisté : les capacités de recherche, les constructeurs, la volonté populaire. On va gagner la bataille de la voiture décarbonée."

Les acteurs

« La France a tout ce qu’il faut pour assumer le leadership : les capacités de recherche, les constructeurs, la volonté populaire. On va gagner la bataille de la voiture décarbonée », a assuré Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie .

Pour « gagner la bataille », l’Etat mobilise de grands constructeurs et équipementiers. Des grands constructeurs et équipementiers – Michelin, PSA, Renault, Toyota – sont impliqués dans les recherches, mais également de plus petits, comme Heuliez ou Aixam. Sont également partenaires le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), EDF ou l'Institut français du pétrole (IFP).

Les recherches

Les recherches concernent aussi bien les véhicules que les équipements : voitures équipées de petits moteurs électriques intégrés aux roues, autobus électrique se rechargeant directement sur les abribus, ou encore flottes expérimentales de véhicules hybrides rechargeables. Une diversité annonciatrice de l’avenir de la voiture, selon la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno : "on n'aura plus un véhicule type, mais plein de véhicules différents" selon les usages.

L’Etat va montrer l’exemple

Pour prouver que « la révolution est en route », même au plus haut sommet de l’Etat, le gouvernement a prévu un programme d’achats publics de 100 000 véhicules décarbonés dans les quatre ans à venir. Pour les véhicules électriques, 5 millions de bornes de recharges seront également installés sur tout le territoire en trois ans (5 à 600 000 en 2010).