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jeudi 3 janvier 2019

Européennes 2019 : Alain Juppé joue sa propre carte contre 'Les Républicains'

Entre Alain Juppé et Les Républicains, le divorce est consommé

Le maire de Bordeaux a décidé de faire cavalier seul en marge du parti gaulliste, signe de son désaccord avec la ligne majoritaire


Juppé n'a jamais accepté sa défaite à la primaire
Il a été battu une première fois par un autre ancien premier ministre, ne rassemblant que 33,5% des voix contre François Fillon, avec 66,5 % des suffrages au second tour de la primaire à droite pour la présidentielle 2017. A l'issue du premier des débats télévisés, il faisait pourtant la course en tête dans des sondages partisans. Eliminé de l'investiture du parti Les Républicains, il décida "de se retirer de la vie politique nationale, pour l'instant". Il avait pourtant été de nombreuses fois ministre dès le gouvernement de Jacques Chirac en 1986, a été à la tête du RPR puis de l'UMP, a siégé député pendant plus de 12 ans...

En 2004, une condamnation à de l'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris l'a forcé à s'éloigner temporairement de la vie politique. Il s'expatria.
Il se fit battre une seconde fois lors du congrès des Républicains de décembre 2017 : son candidat, Maël de Calan, son ancien porte-parole et conseiller départemental du Finistère, ne rassembla que 9,25% des voix contre 74,64% à Laurent Wauquiez, envers qui il voue depuis une haine tenace, bien que sa légitimité soit clairement établie

Après 42 ans de hauts et de bas au parti gaulliste, le septuagénaire de 73 ans n'a pas renouvelé sa carte. Il a été officiellement rayé de la liste des adhérents au 1er janvier.
 
2019, année de rupture pour Alain Juppé. RPR, UMP, Les Républicains, le maire de Bordeaux a connu le parti gaulliste sous toutes ses appellations et orientations. Il a tout traversé mais il a un passé de diviseur. 
En mai 68, Alain Juppé affirme avoir manifesté une fois dans les rues de Paris, de s’être intéressé aux mouvements marxistes et d'avoir même voté pour Alain Krivine, candidat de la Ligue communiste (LC, fusion de la Jeunesse communiste révolutionnaire et du Parti communiste internationaliste), au premier tour de l'élection présidentielle de 1969, contre le président de la République, ancien premier ministre de Charles de Gaulle, Georges Pompidou manquait de "punch".
En 1992, avec Edouard Balladur ou Jacques Toubon, qui conseillaient à Jacques Chirac de soutenir le "oui" au référendum sur la ratification du traité de Maastricht, Juppé poussa le président  à se mettre en porte-à-faux avec une majorité de membres de son propre parti qui, derrière Charles Pasqua et Philippe Séguin, faisaient activement campagne pour le "non".

En 1993-1995, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Edouard Balladur lors de la 'deuxième cohabitation", Juppé fut notamment mêlé, avec le président socialiste François Mitterrand, à une très trouble affaire de génocide lors d'une opération militaire au Rwanda, dont ils se fit l'avocat.
En 1995, nommé premier ministre par le nouveau président, Jacques Chirac, l'affaire de son appartement et de celui de son fils Laurent rend Juppé impopulaire dès le mois de son entrée en fonction.
La hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) est décidée tandis qu'une contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) est créée, mais les analystes politiques accuse le pouvoir de n'avoir pas expliqué les réformes nécessaires lors de la campagne présidentielle, ce qui est également reproché aujourd'hui à son ami Macron.
 doit également faire face à une résurgence des mouvements de l'immigration illégale. Pour la première fois, des centaines de sans-papiers occupent divers lieux en France, dont l'église Saint-Ambroise ou à l'église Saint-Bernard à Paris, pour arracher leur régularisation.
Outre
une foule de privatisations (Péchiney ou Usinor-Arcelor, les AGF ou CMA, etc), la récession de 1996 lui est largement imputée en conséquence du choc fiscal provoqué par sa hausse de l'ISF.
En 1997, sur les conseils de Juppé notamment, Jacques Chirac risque une dissolution de l'Assemblée nationale le 21 avril: cette décision se solde par la victoire de l’opposition de gauche aux élections législatives et l'arrivée du socialiste Jospin à Matignon.
La direction du parti n'a pas commenté cette désunion purement administrative. En effet, Alain Juppé, comme il l'a reconnu lui-même, n'a pas réglé ses cotisations au titre des années 2017 et 2018. Or les règles internes du parti sont claires : tout adhérent qui ne s'est pas acquitté de son dû pendant deux années consécutives prend la porte. « Je n'ai pas senti qu'il allait verser une larme », rapporte d'ailleurs un proche de l'ancien ministre des Affaires étrangères qui l'a croisé mercredi matin.

Les Européennes en ligne de mire ? 

Cette rupture met en lumière la profonde incapacité d'Alain Juppé à accepter un vote démocratique et à soutenir la nouvelle ligne majoritaire du parti, incarnée par son patron Laurent Wauquiez. Le cacique avait déjà pris récemment ses distances avec LR en expliquant notamment qu'il ne se reconnaissait plus dans le discours du parti sur l'Europe.

Alain Juppé rêve désormais d'un avenir à l'échelle du Vieux Continent
Ainsi aurait-il accepté en décembre de co-écrire un livre de défense de l'Europe. Des proches le voient en queue d'une liste 'La République en marche' (LREM) en pensant qu'il pourrait la pousser. "Mais je ne le vois pas aller dans cette direction. Cela cautionnerait tous les noms de la liste dont certains ne le bottent pas", tempère un proche du maire bordelais dans le quotidien francilien. 

Bataille des européennes ou non, la seule certitude est qu'Alain Juppé mènera ses futurs combats sans Les Républicains. L'incertitude est de savoir s'il va se trouver encore longtemps des Juppéistes pour suivre un perdant.
Elu eurodéputé aux élections européennes de 1989, Alain Juppé ne resta au Parlement européen que quelques mois, démissionnant dès octobre de la même année.
 

lundi 15 août 2016

Ces associations musulmanes qui confondent islamophobie et racisme, manipulent l'opinion et menacent notre civilisation

Pourquoi il faut dissoudre le CCIF et expulser ses dirigeants

Dès le 3 novembre 2015, Riposte laïque publiait cet article de Lucette Jeanpierre


Le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) nous a dégoté un nouveau porte-parole
bien propre sur lui, le nommé Yasser Louati. Il est vrai qu’il faut rassurer les Français, après les propos qu’avait tenu un ancien porte-parole du CCIF, l’inquiétant Marwan Muhammad, qui, oubliant les règles les plus élémentaires de la 'takkya' [prudence], avait annoncé la couleur un peu maladroitement.
"Qui a le droit de dire que la France, dans trente ou quarante ans, ne sera pas un pays musulman ? […] Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là , de nous nier le droit d’espérer une société globale fidèle à l’islam".
Dans un pays normal, il se serait retrouvé dans un avion en 24 heures, mais nous sommes dans la France de Hollande-Valls-Cazeneuve, et dans l’Union européenne de Juncker-Merkel.
Double visage
Il faut par ailleurs reconnaître que Yasser présente mieux que Marwan, ci-contre à gauche…
[Encore faut-il distinguer la photo posée de Yasser Louati et la photo du même sur le vif (ci-contre à droite), regard froid et dur, voire haineux.]
Ce nouveau porte-parole, bien propre sur lui, barbe parfaitement taillée, costard sur mesure (qui paie ?), gémit. Alors qu’il avait déposé plainte contre Ivan Rioufol et Marc-Olivier Fogiel [RTL], accusés d’incitation à la haine, ces derniers ont été relaxés.
VOIR et ENTENDRE Y. Louati dénoncer une décision de justice et lancer un défi du CCIF: 
En déposant cette nouvelle plainte liberticide, le CCIF a confirmé son vrai visage: un organisme de combat contre la liberté d’expression, au service de l’offensive de l’islam. Il a montré une nouvelle fois, en voulant criminaliser l’islamophobie, qu’il était un satellite, sur le territoire français, des Frères musulmans, très influents au sein de l’OCI [l'Organisation de la Coopération Islamique, située en Arabie saoudite, promeut la coopération intergouvernementale de 57 états-membres dans les domaines économiques, sociaux, culturels et scientifiques (grâce notamment à la Banque islamique de développement)], qui multiplient, partout dans le monde, dans les structures où ils sont présents, dans les pays où leurs militants sévissent, les pressions visant à adapter les lois locales aux Droits de l’Homme en Islam. Rappelons le texte, signé en 1990 au Caire, qui conditionne la parole libre au respect de la charia, rien de moins.

Cela n’a nullement empêché le Parti socialiste de Cambadélis de nouer des contacts avec ses dirigeants, suscitant la colère de seulement quatre socialistes [Mehdi Ouraoui, ancien dir cab d’Harlem Désir, Naïma Charaï (députée suppléante de Noël Mamère et présidente de l'Acsé (Agence nationale de la cohésion sociale et l'égalité des chances, un établissement public), Stéphane Delpeyrat-Vincent (vice-président et chef du groupe PS du Conseil régional d'Aquitaine présidé par Alain Rousset) et l’ancienne présidente du Mouvement des jeunes socialistes, proche de Martine Aubry, Charlotte Brun], qui faisaient remarquer : "Le CCIF est également proche de Tariq Ramadan, théoricien étroitement lié aux Frères musulmans : dans un message vidéo qu’il a adressé au gala, un repas en sa compagnie était mis aux enchères auprès des convives. Penses-tu que cela soit la place d’une porte-parole du premier parti de la gauche française, héritier et porte-flambeau de la laïcité et des Lumières?Le Parti socialiste n’a pas à côtoyer de telles personnalités, par clientélisme communautaire, par mauvaise conscience, par déconnexion avec les réalités de la société ou par renoncement à nos valeurs fondamentales". [PLUS: Feiza Ben Mohamed, porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des Musulmans du Sud, dans "La mairie de Cannes interdit le burkini à la plage"] 

Des protestations qui firent un flop, et ne rencontrèrent aucun écho chez les socialauds. Il faut sauver le maximum de camarades conseillers régionaux, et tout est bon pour cela, surtout l’achat du vote musulman.

Si le CCIF est une officine au service d’une propagande étrangère, comme le disent ces quatre socialistes, il doit être dissous, tout simplement.

Et il faut alors tirer toutes les conséquences de cela. Le nommé
Yasser Louati, comme Marwan Muhammad et les dirigeants de ce collectif, sont des agents de l’islam, des agents de l’étranger, dont les objectifs sont incompatibles avec les valeurs de notre pays, de notre République, de notre laïcité, de notre démocratie.

Tout comme la France a déjà expulsé, par le passé, des personnages qui n’avaient plus leur place sur le territoire national, elle se doit de virer immédiatement les dirigeants du CCIF, et bien d’autres, comme propagandistes du totalitarisme islamique. Ils se comportent comme des ennemis intérieurs, des membres de la cinquième colonne musulmane, des agents actifs de l’islamisation de notre pays. Les laisser continuer à sévir sur notre sol, c’est permettre à un corps étranger à la France, l’islam, de continuer à gangrener notre pays. 
[En janvier 2016, Manuel Valls critiqua la tribune ("NousSommesUnis") que Jean-Louis Bianco, un proche de Marie-Ségolène Royal, ex-concubine du locataire de l'Elysée, avait signée le 15 novembre 2015 avec notamment Samy Debah et Yasser Louati, directeur et porte-parole du CCIF, l'association interconvictionnelle Coexister (dont le fondateur, Samuel Grzybowski, fut menacé et chassé, comme trop conciliant avec les activistes musulmans qu’ils désignaient par ailleurs comme des menaces pour la laïcité),  
et Nabil Ennasri, un proche des Frères musulmans et admirateur du modèle Qatar comme du théologien Yûsuf al-Qaradhâwî, chef de file de l'islamisme mondial sunnite, malgré ses appels à l'assassinat de personnalités politiques et religieuses du monde arabe (Kadhafi, Assad, le cheikh syrien al-Bouti, etc.), ni ses appels au djihad en Syrie, ni ses agressions antisémites et antisionistes: sur la chaîne Al Jazeera, le 30 janvier 2009, al-Qaradâwî tient ces propos : "Tout au long de l'histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu'il leur a fait — et bien qu'ils [les Juifs] aient exagéré les faits —, il a réussi à les remettre à leur place. C'était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des croyants.". Ils affirmaient en choeur que "l'Observatoire de la laïcité ne peut pas être quelque chose qui dénature la réalité de cette laïcité."]. Ce jeune trentenaire qui a étudié à l'université d'Aix-en-Provence a été formé aux sciences religieuses à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon, l’école des imams de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Il est aussi président du Collectif des musulmans de France (CMF), une structure associative 'Qatar friendly'. Fondé en 1992, le CMF avait pour vocation de libérer la communauté musulmane française de la tutelle des puissances étrangères. L'un des fondateurs est amer: "Ennasri a fait du CMF un organe ultralibéral et complaisant à l’égard du Qatar. Il ramène le CMF dans le giron de l’UOIF. C'est toute l'histoire de cette association qui disparaît peu à peu."
Rappelons-nous l’avertissement que nous lançait le professeur Sami Aldeeb : "on ne peut pas laisser l’islam infecter la France"

Pour confirmer ce diagnostic, examinons les dessous de cette
affaire qui a opposé cette officine musulmane à traîner, pour la première fois de sa vie, Ivan Rioufol au tribunal.

En octobre 2012, le CCIF lançait une spectaculaire campagne contre l’islamophobie, sur le thème : "L’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit", assimilant donc l’islamophobie à du racisme.
En novembre 2012, le CCIF mena un mois de campagne
pour assimiler l’islamophobie au racisme.
Noter le détournement d'une oeuvre artistique du patrimoine
et l'ambiguïté du slogan
Ils bénéficièrent de tarifs préférentiels pour inonder les chaînes publiques et privées de leur propagande, sachant que leur campagne fut financée par le milliardaire Georges Soros, le même qui arrose les Femen.
Exaspéré, Ivan Rioufol réagissait sur RTL, à l’émission de Marc-Olivier Fogiel, et tenait ces propos : “…Ce Collectif est en train de démontrer ce qu’on reproche précisément à cet islam radical (…) Ils refusent de s’intégrer dans la mesure où ils présentent des femmes qui affichent leur religiosité (…) et naturellement ils s’approprient la nation à travers ce slogan (…) Et ça donne un argument à tous ceux qui disent qu’il y a effectivement une sorte de grand remplacement”.
Sur son blog, apprenant sa convocation devant la police judiciaire (ce qui, curieusement, n’émut aucun de ses confrères), le journaliste persistait et signait. http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2013/06/tandis-que-la-gauche-alerte.html
Pour la première fois de ma carrière journalistique (débutée en 1976), j’ai reçu, samedi, une convocation pour être entendu par la Police Judiciaire, suite à une plainte déposée par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Je vais devoir répondre de propos tenus le 15 novembre 2012 dans l’émission On refait le Monde, animée par Marc-Olivier Fogiel, sur RTL (1) également visés par la plainte. Le CCIF, qui oeuvre à l’islamisation des musulmans, me reproche d’avoir critiqué sa campagne d’affichage : 
"Nous sommes la nation". Il s’agit du détournement du tableau de David, Le serment du Jeu de Paume. Se substituant aux acteurs de la Révolution française, l’image représente très majoritairement des femmes voilés, des barbus, des encapuchonnés et des jeunes des cités. Financée à hauteur de 35.000 euros par l’Open Society Institute du milliardaire américain George Soros, qui a des comptes à régler avec l’Europe, la campagne avait pour but de promouvoir la visibilité islamique dans la République laïque, en revendiquant un refus de l’assimilation et de l’intégration, au profit d’une 'inclusion" intimant d’accepter les musulmans tels qu’ils sont. Avec sa plainte, le CCIF porte évidemment atteinte à l’élémentaire liberté d’expression. La lutte contre l’islamophobie dont il se réclame revient à interdire tout débat.Inutile d’insister, j’imagine, sur l’extrême gravité de cette tentative de pénaliser l’esprit critique, d’intimider des journalistes, de censurer des médias, de réintroduire le délit de blasphème. Mais je m’étonne néanmoins de l’indifférence générale qui est portée à ce genre d’organisme, qui respecte si peu la France, son histoire et ses valeurs, sinon pour instrumentaliser les droits de l’homme dans le sens de ses intérêts propres. Dans son livre déjà cité (Islam, épreuve française) Elisabeth Schemla rappelle cette déclaration d’août 2011, à la mosquée d’Orly, de Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF : "Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam. Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française". Il est d’ailleurs intéressant de s’arrêter au logo du CCIF ; il est stylisé de telle manière qu’il peut se lire Sif, c’est-à-dire "Le glaive de l’islam" [Ribery appelle son premier fils "Glaive de l'islam"]. Pour ma part, je vais évidemment répondre à ma convocation. J’espère néanmoins pouvoir y dénoncer ces inqualifiables méthodes et le danger qu’elles représentent pour la république. Elles ne me feront évidemment pas taire. Tout au contraire.  http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2015/09/poursuivi-par-le-collectif-con.html
Ivan Rioufol, trois ans après les faits, deux ans après sa convocation (c’est long, la justice) nous [Riposte laïque] racontait le déroulement du procès.

Poursuivi par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) pour des propos tenus en 2012 sur RTL, j’étais vendredi dernier sur le banc des prévenus de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris. Je ne vais pas revenir sur l’affaire, expliquée ici le 10 juin 2013, le 14 juillet 2013 et le 30 septembre 2013. Pour résumer, le CCIF me poursuivait pour avoir notamment déclaré, le 15 novembre 2012 dans l’émission 'On refait le Monde', au sujet d’une campagne d’affichage du collectif intitulée : "Nous sommes la nation" et représentant le détournement du Serment du Jeu de Paume : "Ce collectif est en train de démontrer ce qu’on reproche précisément à cet islam radical, c’est-à-dire de refuser de s’intégrer et de s’approprier la nation. Il refuse de s’intégrer dans la mesure où il représente des femmes qui affichent leur religiosité, si je puis dire, et naturellement il s’approprie la nation à travers ce slogan qui est en train de dire : La France, c’est nous ; et ça donne argument à tous ceux qui disent qu’il y a effectivement une sorte de grand remplacement, de substitution de population et qu’il y a une sorte d’offensive islamiste, et on en voit l’illustration dans cette campagne". 
A l’issue de trois heures et demi de débats, le procureur de la République a requis la relaxe, en estimant que mes critiques relevaient de la libre opinion et n’étaient pas diffamatoires. La relaxe a aussi été requise pour Marc-Olivier Fogiel, animateur du débat, qui n’était pas présent à l’audience. Mis en délibéré, le jugement sera rendu le 29 octobre. 
La veille, le site islamiste Al Kanz avait relayé sur l’Internet un texte du CCIF invitant ses soutiens à venir à l’audience. Il y était écrit : "Vous pouvez venir accompagné d’une personne. Nous allons aussi solliciter les médias pour que cette affaire ne soit pas étouffée. Nul besoin de vous rappeler que nous devons donner l’image d’un groupe soudé et discipliné, en fait rien d’autre que la réalité (…) Nous comptons vraiment sur vous, vous serez encore sollicités dans le futur, mais quel combat peut gagner à temps partiel ?". 
Dans ce texte, les deux accusés étaient présentés ainsi : "Les faiseurs d’opinion et polémistes ne sont pas des journalistes mais des personnes payées pour faire de l’audience, peu importe la tenue [teneur?] de leurs propos (…)". Dans la salle, derrière moi, j’ai pu comptabiliser une vingtaine de femmes voilées et des barbus, silencieux. [La juge n'a en revanche rien dû voir, face à elle...]

A l’invitation de la présidente, j’ai pu dire devant le tribunal, avant que mon avocat Me Jean Ennochi ne prenne la parole, ce qui me tenait à cœur. Après avoir rappelé qu’en quarante ans de carrière, dont vingt ans comme éditorialiste, c’était la première fois que j’avais à répondre d’une opinion devant la justice, j’ai dénoncé l’atteinte à la liberté d’expression que représentait, à mes yeux, la plainte abusive du CCIF et sa tentative de judiciarisation du débat sur l’islam. D’autant que ce collectif, sollicité par RTL ce soir-là du 15 novembre pour intervenir en direct dans la controverse, était revenu sur son accord à la dernière minute. J’ai fait valoir l’insécurité, physique et judiciaire, dans laquelle vivaient aujourd’hui les journalistes qui traitent de l’islam, en regard des pressions, des intimidations, des menaces dont ils peuvent être l’objet par des groupes radicaux. 
J’ai rappelé que l’accusation en islamophobie, qui dénonce indifféremment le raciste qui rejette le musulman pour ce qu’il est et celui qui, comme moi, dénonce l’islam politique et totalitaire, était vide de sens et empêchait de désigner le djihadisme et la judéophobie. J’ai cité les propos de Manuel Valls, qui, ministre de l’Intérieur, avait admis que ce concept était "utilisé à des fins politiques par des adversaires de la démocratie et de la République"

Plus gravement, j’ai soutenu devant la présidente du tribunal que cette accusation en islamophobie, abondamment reprise par les réseaux sociaux s’agissant de ma personne, pouvait être comprise par un esprit faible ou exalté comme un permis de tuer. J’ai rappelé que les journalistes de Charlie Hebdo avaient été assassinés au prétexte qu’ils avaient été jugés "islamophobes". 
Dans une plaidoirie outrancière et sinueuse, l’avocat du CCIF, Me Henri Braun, a assuré : "On n’est pas des censeurs (…) On est prêts à se battre pour que cette liberté d’expression subsiste car elle est menacée (…) Tout dans notre action est pour défendre la laïcité". "Le voile, c’est républicain", a-t-il aussi assuré, avant de longuement décortiquer et critiquer mes propos et de déclarer, au sujet de mon confrère : "Il ne faut pas laisser s’exprimer dans les médias M. Fogiel". Bref, la liberté d’expression, mais pas trop…

Le véritable scandale est que, même relaxé, Ivan Rioufol ait pu devoir aller s’expliquer devant un tribunal, et que cela lui a coûté de l’argent, du temps et de l’énergie. Le véritable scandale est qu’un avocat comme Maître Braun (également avocat des Indigènes de la République) gagne sa vie en plaidant systématiquement contre la France, son histoire, ses valeurs, sa liberté d’expression et son droit à la libre critique de tous les dogmes. Le véritable scandale est que ce machin, le CCIF, soit reconnu d’utilité publique, comme le dénonçait Jean Pavée dans ce remarquable texte. http://ripostelaique.com/le-ps-menace-par-le-chantage-electoral-du-ccif.html 

Un gouvernement
exerçant le pouvoir au nom de la France et des Français mettra hors d’état de nuire ce bidule, en prononçant au plus vite sa dissolution, et en expulsant de France ses propagandistes, qui auront tout le loisir de mettre en application leur islam chez ceux qui les arrosent, et les 57 pays musulmans qui se réclament de ce dogme totalitaire, barbare, raciste et liberticide.


Lucette Jeanpierre

dimanche 22 mai 2016

Les gauches du PS règlent des comptes avec Hollande

Hollande, cible d'un complot des gauches de la gauche du PS?

Jean-Luc Mélenchon et d'autres ne désespèrent pas de faire aboutir une motion de censure

"Le 49-3, ce n'est pas fini", assure Mélenchon à qui veut bien l'entendre, fort de l'action jusqu'au-boutiste de la CGT et François Hollande doit prendre au sérieux ce scénario qui retentirait comme le tonnerre dans l'opinion parce qu'initiée par les gauches de la gauche à l'Assemblée, en cas de nouveau recours au 49-3 sur la loi El-Khomri.  Celle-ci doit revenir en deuxième lecture devant l'Assemblée, après améliorations par les sénateurs et l'ancien socialiste et ex-candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle demeure persuadé que le vote d'une motion de censure, déposée par des députés des gauches de la gauche et des frondeurs, et adoptée avec la complicité de la droite, est un objectif accessible. A l’Elysée, François Hollande suit le dossier attentivement.

Ce n'est pas tant Macron et ses ambitions qui l'inquiètent, que l'adoption d'une motion  de gauche provoquée par  un nécessaire nouveau recours à l'article 49-3 sur la Loi Travail.  A compter du 15 juin, nous serons en effet à un an des élections législatives qui feront suite à la présidentielle dont le second tour aura lieu début mai de l'an prochain. C'est alors que se percuteront le problème de François Hollande et les opportunités qu'évalue Jean-Luc Mélenchon. 
A tout moment, le président de la République peut dissoudre l'Assemblée nationale comme l'y autorise la Constitution. Soit pour donner aux Français l'occasion d'harmoniser la majorité parlementaire à une nouvelle majorité présidentielle, comme Mitterrand en 1981 et 1988). Soit pour tenter de se donner une chance de conserver la majorité avant l'échéance prévue, prenant les Français de court (c'est l'exemple de Chirac en 1997). Soit dans le but de sortir d'une crise politique nationale (expérience de de Gaulle après mai 1968). Soit parce que le gouvernement vient d'être renversé par l'Assemblée nationale, ce dernier cas de figure ne s'étant présenté qu'une fois depuis l'entrée en vigueur de la Ve République, en 1962: Pompidou renversé, de Gaulle avait dissous. Mais c'était de Gaulle, au temps de sa légitimité indiscutée, régulièrement entretenue par référendum. 
Or, cette faculté de dissoudre est limitée: le président ne peut dissoudre dans l'année qui suit une dissolution. Ce qui signifie qu'en cas de motion de censure, imposée le 15 juin, il ne serait plus ensuite possible de dissoudre avant un an. Le tout avec une élection présidentielle entre ces deux dates. En clair, passé la mi-juin 2016, l'adoption d'une motion de censure, pour cause de recours à l'article 49-3 engagé sur la loi El-Khomri, limiterait la marge de manoeuvre à venir de Hollande. Un nouveau vote de motion de censure plongerait le président Hollande dans une crise de régime, parce que contraint de renoncer, à quelques mois de l'élection présidentielle, à la dissolution. Une dissolution enclencherait un désordre politique ingérable, institutionnel et politique, qu'il serait impossible de maîtriser. 

Peut-on sérieusement imaginer des législatives anticipées à quelques mois d'une élection présidentielle?
 
Et une cohabitation? Et une victoire de Hollande à la présidentielle? 
Un délai d'un an entre deux dissolutions est un scénario catastrophe pour l'activité économique et administrative du pays, figé dans l'attente. Après le vote d'une motion de censure de trop, Hollande ne serait plus en capacité constitutionnelle de dissoudre. 
Mais le président hésiterait-il à faire du chantage au chaos institutionnel, lui qui use et abuse du terrorisme et de tire sur la ficelle de l'état d'urgence ? On voit mal Hollande en fin de quinquennat prendre des gants avec la Ve République et la réduire à une IVe pour mieux imposer la VIe à son successeur. 

L'opposition de droite, de Sarkozy à Juppé, en passant par Dupont-Aignan, laisserait-elle la statue François Hollande s'écraser ? Elle s'est toujours refusée à conclure une quelconque alliance objective avec Mélenchon, comme le FN de Marine Le Pen avec les gauches de la gauche, bien qu'ils aient recueilli nombre de leurs migrants politiques et syndicaux. Pourrait-elle laisser passer la chance de censurer le gouvernement, alors que le risque de dissolution est réduit à néant ? Le pays pourra-t-il attendre que l'Etat-PS se fracasse ou la rue précipitera-t-elle ce quinquennat vers sa fin ? Les gauches de la gauche rêvent-elles de se reconstruire sur les ruines du PS, comme le PS qui tente de se perfuser au sang anémié des écolos après qu'ils ont fait eux-mêmes imploser leur parti, Europe Ecologie-les Verts. Se hâter vers le chaos  pour en finir au plus vite et dans l'intérêt de la nation avec un PS dénaturé par le  social-libéralisme.
 
Les radicaux, Mélenchon, Duflot et aujourd'hui Montebourg, candidat par défaut de bien des frondeurs socialistes, répugneraient-ils à une défaite historique consentie de grande ampleur en 2017 qui permettrait à la gauche de se reconstruire pour  2022, sur le modèle idéologique porté par Jeremy Corbyn au Royaume-Uni. Il a toutefois manqué deux députés pour atteindre les 58 signatures nécessaires au dépôt d'une motion de censure des gauches, avec la complicité des amis de Martine Aubry pourtant présentée comme la grande prêtresse de la fronde socialiste...

Mélenchon ne renonce pas à convaincre des socialistes légitimistes Il continue de proclamer que "Ce n'est pas fini le 49-3 !" Et voilà pourquoi, aussi, Montebourg pourrait inciter ses troupes à appuyer sur le bouton rouge de la force de frappe lors du vote d'une motion de censure. 

La question de l'intérêt de la droite ne se pose même pas, puisque Hollande est en déséquilibre au bord du précipice. De promesses en reculades et de coups de poker en coups de force, le pouvoir peut précipiter sa propre chute.
L'exécutif démontre chaque jour que le PS au pouvoir est synonyme de désordre et de fractures et qu'il est  irrécupérable.  François Hollande n'a plus de majorité. De même que Marine Le Pen (!), il ne peut plus remporter seul l'élection présidentielle. Une primaire à gauche contribuerait à un déballage nauséabond et ferait des ravages difficilement surmontables avant longtemps, comme l'hémorragie de militants et d'élus qu'elle ne manquerait pas d'entraîner. La primaire de la droite et du centre s'expose à un écueil comparable de moindre ampleur, espère-t-on, dans de meilleures conditions. 
La tentation d'une dissolution provoquée par la droite n'est pas pressante, puisque, sans s'exposer à la critique, il peut laisser le temps accomplir son oeuvre, le quinquennat marchant vers son auto-destruction, un jour en brandissant la menace ou la force et, le lendemain, manifestant sa faiblesse et don errance, d'autant que le risque de voir Hollande passer devant le candidat LR au premier tour de l'élection présidentielle et moindre que celui de ne pas être au second. 
Face à l'adoption d'une motion de censure pour cause de 49-3, il n'est pas une solution qui serait susceptible d'offrir une bouée  efficace au capitaine de pédalo. Reste la carte Emmanuel Macron, mais les gauches du PS n'en seraient que plus exaspérées. Mais alors qui ? 

vendredi 20 mai 2016

EELV: le groupe parlementaire écologiste a implosé au Palais Bourbon

EELV, parti écologiste en voie d'extinction

Le groupe EELV à l'Assemblée s'est dissout 
Une majorité d'entre eux a disparu de la photo
Plusieurs députés écologistes se sont fait hara-kiri en quittant le groupe, provoquent sa dissolution, faute du nombre suffisant de membres. Cécile Duflot, co-présidente du groupe EELV à l'Assemblée, est rendue responsable du chaos vert. 
La menace planait depuis quelques jours, elle a été mise à exécution en début d'après-midi du 19 mai. Six députés EELV viennent d'annoncer qu'ils quittent à leur tour le groupe écologiste à l'Assemblée nationale. Les partants rejoignent le groupe SRC (Socialiste, républicain et citoyen), qui pourrait désormais se nommer, SER (Socialiste, écologiste et républicain). 

Un départ "inéluctable", commente l'élu vert François-Michel Lambert. 
Les rapports entre les écolos se sont un peu plus tendus après une séance très houleuse au sein du groupe EELV la semaine dernière, ainsi qu'après le refus des proches de Cécile Duflot de nommer Véronique Massonneau à la vice-présidence de l'Assemblée nationale, en remplacement du harceleur Denis Baupin. Les six, Éric Alauzet, néo-député du Doubs, Christophe Cavard, député du Gard et ex-membre du Parti communiste, François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône, soutien revendiqué du gouvernement, mais qui réclame une VIe république, Véronique Massonneau, député de la Vienne et célèbre gallinacée de l'hémicycle qui dû se défendre d'être une "poule" en octobre 2015, Paul Molac, député du Morbihan et professeur d'histoire, et François de Rugy, député de Loire-Atlantique et favorable à un retour des écologistes au gouvernement, d'abord pour son humble personne frustrée d'avoir été négligée lorsque son alter-égale, Barbara Pompili y fut appelée, ont donc décidé de claquer la porte et de rejoindre le groupe socialiste, signant de facto l'arrêt de mort du groupe écologiste, qui comptait 16 membres et qu'il faut au moins 15 députés pour exister. Véronique Massonneau devient même coq de la basse-cour écolo.

Cécile Duflot, cornac du groupe qui compta jusqu'à 18 membres, avait cherché sa survie en ralliant des députés non inscrits. Parmi ces derniers, les frondeurs Pouria Amirshahi (ex-PS, qui nie négocier un rattachement) et Philippe Noguès, ainsi que Thomas Thévenoud, l'ancien ministre éphémère du gouvernement Valls. 
Ce croupion de parti peut-il toujours se revendiquer de l'écologie?
Et bénéficier des avantages afférents. "C'est un immense gâchis, confie Emmanuelle Cosse, ex-secrétaire générale d'Europe Écologie-Les Verts et épouse Baupin, le harceleur par qui est arrivé  le scandale qui a précipité la fuite des emplumés. 
Le fait que des gens qui prétendent gouverner la France en soient à ce niveau-là, c'est triste et grave." 

La ministre du Logement vise sans la nommer Cécile Duflot, responsable à ses yeux de l'implosion.

La radicale Duflot souhaitait garder la présidence du groupe seule.  

S'il y a dissolution à l'Assemblée, ce n'est pas suite à un projet de motion de censure de la gauche contre la loi travail...
En cause, la question de la coprésidence du groupe écolo à l'Assemblée nationale qui avait déjà créé quelques tensions au sein des verts, mi-mai, quand Rugy succéda seul à Denis Baupin, soutien de la politique de Hollande et en désaccords avec les choix stratégiques du parti au point de l'abandonner en avril 2016. 
Après Jean-Vincent Placé, François de Rugy, Barbara Pompili, Pascal Durand ou encore Noël Mamère. Et après les trois qui ont accepté d'entrer au gouvernement de Valls et Macron : Jean-Vincent Placé (réforme de l’Etat et de la simplification), Barbara Pompili (biodiversité) et Emmanuelle Cosse (logement), en février. Une hémorragie mortelle...Quinze jours plus tard, huit élues et collaboratrices d'Europe Écologie-Les Verts affirmaient avoir été victimes de harcèlement sexuel, voire d'attouchements, de la part de Denis Baupin sur une période allant de 1998 à 2014.
Le groupe SER (Socialiste, Ecologiste et Républicain) naîtra de cette fracture sanglante, car le terme 'républicain' dans ce sigle ne fait plus polémique parmi les hébergeurs du groupe SRC (Socialiste, Républicain et Citoyen). Il faudra maintenant compter avec .

Actant la disparition du groupe écolo, Bruno Le Roux et François de Rugy ont, sans délai, dénoncé "une dérive sectaire" qui "a saisi EELV, concrétisée par le départ brutal et unilatéral du gouvernement".
"Entretenir et cultiver les divisions de la gauche serait plus qu'une erreur : ce serait une faute, une impasse. Ces constats nous conduisent aujourd'hui à faire œuvre de clarification et de rassemblement.
Les députés écologistes réformistes forment désormais au sein d’un groupe socialiste, écologiste et républicain une composante constituée, libre de ses positions, qui inscrit clairement son action dans le cadre de la majorité."
Bruno Le Roux et François de Rugy expliquent également que "l'animation politique des écologistes réformistes" sera assurée par Véronique Massonneau. Cette dernière devient la vice-présidente du groupe SER. 

Les députés écolos quittant le groupe y sont, eux aussi, allés de leur communiqué. Ils y dénoncent le "coup de force" de Cécile Duflot, l'accusant d'avoir voulu mettre la main sur le groupe écolo. Ils écrivent :
"A l'occasion du drame que représentent les accusations lourdes portées contre Denis Baupin, une des tendances a décidé d'opérer un coup de force qui vise à remettre en cause le compromis fragile sur lequel reposait l'existence du groupe.
En remettant en cause unilatéralement le principe de la coprésidence du groupe au seul profit de Cécile Duflot, autoproclamée seule présidente, en acceptant que deux membres du groupes franchissent la ligne jaune lors du vote de la motion de censure de droite – alors même que les statuts du groupe disposent que 'bien évidemment nous nous engageons à ne jamais mêler nos voix à celles de la droite lors d'un vote de censure du gouvernement', c'est un coup de force qui vide de sa substance l'idée même de groupe écologiste qui a été mené.
Pierre Januel, collaborateur du groupe écolo, a fait part de son "hallucination" après l’annonce de la fin du groupe écolo à l'Assemblée nationale, critiquant notamment la manière dont l’information a été donnée aux principaux concernés.

Quand 6 députés pour lesquels tu travailles d'arrache-pied depuis 4 ans te mettent au chômage en t'informant par tweet-communiqué. 

Le ton est sensiblement différent du côté de Jean-Christophe Cambadélis qui se réjouit de cette nouvelle "belle alliance" [sic]:
Bienvenue aux écologistes dans le groupe pluriel social écologiste. Manifestement une belle alliance!


Qui sont les "sectaires," fidèles à la stalinienne Duflot ?
Le 9 mai, l’ancienne ministre écologiste s’était exprimée dans les colonnes du Monde et Cécile Duflot assurait ne pas vouloir "rester muette" avant les échéances électorales de 2017. "Je me battrai pour que notre candidature soit la plus efficace possible, qu’elle rassemble largement, qu’elle agrège des femmes et des hommes issus de traditions diverses mais réunis par la même volonté de transformation de la société", insistait la députée écologiste de Paris.
"On sait qu’on doit se réinventer", racontait aussi Julien Bayou, l’un des deux porte-parole nationaux d’EELV, le 12 mai.

Restent les députés rouges, purs et durs: 
Michèle Bonneton (Isère - 9e)
Laurence Abeille (Val-de-Marne - 6e)
Brigitte Allain (Dordogne - 2e)
Danielle Auroi (Puy-de-Dôme - 3e)
Sergio Coronado (homosexuel franco-chilien, Français établis hors de France - 2e)
Cécile Duflot (Paris - poste gagé par le PS dans le 6e)
Jean-Louis Roumégas (Hérault - 1re)
Éva Sas (Essonne - 7e)

Et les sénateurs
Ronan Dantec (Loire-Atlantique)
Corinne Bouchoux (homosexuelle du Maine-et-Loire)
Joël Labbé (proche du Bonnet rouge Michel Troadec, Morbihan)
Jean Desessard (ancien de la Ligue communiste révolutionnaire et proche de Daniel Cohn-Bendit, Paris)
André Gattolin (Hauts-de-Seine)
Esther Benbassa (franco-turco-israélienne, Val-de-Marne, qui estime que "le voile n’est pas plus aliénant que la minijupe" et qui, en octobre 2013, commenta l'affaire Leonarda en ces termes: "moi qui pensais que la France n'avait pas perdu la mémoire de sa sombre histoire, j'étais loin d'imaginer qu'en 2013, en tant que parlementaire, élue du peuple, je serais témoin d'une rafle. Car oui, il faut bien le dire, c'est une rafle")
Marie-Christine Blandin (Nord), Jean-Vincent Placé (Essonne), Aline Archimbaud (Seine-Saint-Denis) et Leila Aïchi (Paris) élus sous l'étiquette EELV, ont depuis quitté le parti.