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lundi 15 août 2016

Ces associations musulmanes qui confondent islamophobie et racisme, manipulent l'opinion et menacent notre civilisation

Pourquoi il faut dissoudre le CCIF et expulser ses dirigeants

Dès le 3 novembre 2015, Riposte laïque publiait cet article de Lucette Jeanpierre


Le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) nous a dégoté un nouveau porte-parole
bien propre sur lui, le nommé Yasser Louati. Il est vrai qu’il faut rassurer les Français, après les propos qu’avait tenu un ancien porte-parole du CCIF, l’inquiétant Marwan Muhammad, qui, oubliant les règles les plus élémentaires de la 'takkya' [prudence], avait annoncé la couleur un peu maladroitement.
"Qui a le droit de dire que la France, dans trente ou quarante ans, ne sera pas un pays musulman ? […] Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là , de nous nier le droit d’espérer une société globale fidèle à l’islam".
Dans un pays normal, il se serait retrouvé dans un avion en 24 heures, mais nous sommes dans la France de Hollande-Valls-Cazeneuve, et dans l’Union européenne de Juncker-Merkel.
Double visage
Il faut par ailleurs reconnaître que Yasser présente mieux que Marwan, ci-contre à gauche…
[Encore faut-il distinguer la photo posée de Yasser Louati et la photo du même sur le vif (ci-contre à droite), regard froid et dur, voire haineux.]
Ce nouveau porte-parole, bien propre sur lui, barbe parfaitement taillée, costard sur mesure (qui paie ?), gémit. Alors qu’il avait déposé plainte contre Ivan Rioufol et Marc-Olivier Fogiel [RTL], accusés d’incitation à la haine, ces derniers ont été relaxés.
VOIR et ENTENDRE Y. Louati dénoncer une décision de justice et lancer un défi du CCIF: 
En déposant cette nouvelle plainte liberticide, le CCIF a confirmé son vrai visage: un organisme de combat contre la liberté d’expression, au service de l’offensive de l’islam. Il a montré une nouvelle fois, en voulant criminaliser l’islamophobie, qu’il était un satellite, sur le territoire français, des Frères musulmans, très influents au sein de l’OCI [l'Organisation de la Coopération Islamique, située en Arabie saoudite, promeut la coopération intergouvernementale de 57 états-membres dans les domaines économiques, sociaux, culturels et scientifiques (grâce notamment à la Banque islamique de développement)], qui multiplient, partout dans le monde, dans les structures où ils sont présents, dans les pays où leurs militants sévissent, les pressions visant à adapter les lois locales aux Droits de l’Homme en Islam. Rappelons le texte, signé en 1990 au Caire, qui conditionne la parole libre au respect de la charia, rien de moins.

Cela n’a nullement empêché le Parti socialiste de Cambadélis de nouer des contacts avec ses dirigeants, suscitant la colère de seulement quatre socialistes [Mehdi Ouraoui, ancien dir cab d’Harlem Désir, Naïma Charaï (députée suppléante de Noël Mamère et présidente de l'Acsé (Agence nationale de la cohésion sociale et l'égalité des chances, un établissement public), Stéphane Delpeyrat-Vincent (vice-président et chef du groupe PS du Conseil régional d'Aquitaine présidé par Alain Rousset) et l’ancienne présidente du Mouvement des jeunes socialistes, proche de Martine Aubry, Charlotte Brun], qui faisaient remarquer : "Le CCIF est également proche de Tariq Ramadan, théoricien étroitement lié aux Frères musulmans : dans un message vidéo qu’il a adressé au gala, un repas en sa compagnie était mis aux enchères auprès des convives. Penses-tu que cela soit la place d’une porte-parole du premier parti de la gauche française, héritier et porte-flambeau de la laïcité et des Lumières?Le Parti socialiste n’a pas à côtoyer de telles personnalités, par clientélisme communautaire, par mauvaise conscience, par déconnexion avec les réalités de la société ou par renoncement à nos valeurs fondamentales". [PLUS: Feiza Ben Mohamed, porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des Musulmans du Sud, dans "La mairie de Cannes interdit le burkini à la plage"] 

Des protestations qui firent un flop, et ne rencontrèrent aucun écho chez les socialauds. Il faut sauver le maximum de camarades conseillers régionaux, et tout est bon pour cela, surtout l’achat du vote musulman.

Si le CCIF est une officine au service d’une propagande étrangère, comme le disent ces quatre socialistes, il doit être dissous, tout simplement.

Et il faut alors tirer toutes les conséquences de cela. Le nommé
Yasser Louati, comme Marwan Muhammad et les dirigeants de ce collectif, sont des agents de l’islam, des agents de l’étranger, dont les objectifs sont incompatibles avec les valeurs de notre pays, de notre République, de notre laïcité, de notre démocratie.

Tout comme la France a déjà expulsé, par le passé, des personnages qui n’avaient plus leur place sur le territoire national, elle se doit de virer immédiatement les dirigeants du CCIF, et bien d’autres, comme propagandistes du totalitarisme islamique. Ils se comportent comme des ennemis intérieurs, des membres de la cinquième colonne musulmane, des agents actifs de l’islamisation de notre pays. Les laisser continuer à sévir sur notre sol, c’est permettre à un corps étranger à la France, l’islam, de continuer à gangrener notre pays. 
[En janvier 2016, Manuel Valls critiqua la tribune ("NousSommesUnis") que Jean-Louis Bianco, un proche de Marie-Ségolène Royal, ex-concubine du locataire de l'Elysée, avait signée le 15 novembre 2015 avec notamment Samy Debah et Yasser Louati, directeur et porte-parole du CCIF, l'association interconvictionnelle Coexister (dont le fondateur, Samuel Grzybowski, fut menacé et chassé, comme trop conciliant avec les activistes musulmans qu’ils désignaient par ailleurs comme des menaces pour la laïcité),  
et Nabil Ennasri, un proche des Frères musulmans et admirateur du modèle Qatar comme du théologien Yûsuf al-Qaradhâwî, chef de file de l'islamisme mondial sunnite, malgré ses appels à l'assassinat de personnalités politiques et religieuses du monde arabe (Kadhafi, Assad, le cheikh syrien al-Bouti, etc.), ni ses appels au djihad en Syrie, ni ses agressions antisémites et antisionistes: sur la chaîne Al Jazeera, le 30 janvier 2009, al-Qaradâwî tient ces propos : "Tout au long de l'histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu'il leur a fait — et bien qu'ils [les Juifs] aient exagéré les faits —, il a réussi à les remettre à leur place. C'était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des croyants.". Ils affirmaient en choeur que "l'Observatoire de la laïcité ne peut pas être quelque chose qui dénature la réalité de cette laïcité."]. Ce jeune trentenaire qui a étudié à l'université d'Aix-en-Provence a été formé aux sciences religieuses à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon, l’école des imams de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Il est aussi président du Collectif des musulmans de France (CMF), une structure associative 'Qatar friendly'. Fondé en 1992, le CMF avait pour vocation de libérer la communauté musulmane française de la tutelle des puissances étrangères. L'un des fondateurs est amer: "Ennasri a fait du CMF un organe ultralibéral et complaisant à l’égard du Qatar. Il ramène le CMF dans le giron de l’UOIF. C'est toute l'histoire de cette association qui disparaît peu à peu."
Rappelons-nous l’avertissement que nous lançait le professeur Sami Aldeeb : "on ne peut pas laisser l’islam infecter la France"

Pour confirmer ce diagnostic, examinons les dessous de cette
affaire qui a opposé cette officine musulmane à traîner, pour la première fois de sa vie, Ivan Rioufol au tribunal.

En octobre 2012, le CCIF lançait une spectaculaire campagne contre l’islamophobie, sur le thème : "L’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit", assimilant donc l’islamophobie à du racisme.
En novembre 2012, le CCIF mena un mois de campagne
pour assimiler l’islamophobie au racisme.
Noter le détournement d'une oeuvre artistique du patrimoine
et l'ambiguïté du slogan
Ils bénéficièrent de tarifs préférentiels pour inonder les chaînes publiques et privées de leur propagande, sachant que leur campagne fut financée par le milliardaire Georges Soros, le même qui arrose les Femen.
Exaspéré, Ivan Rioufol réagissait sur RTL, à l’émission de Marc-Olivier Fogiel, et tenait ces propos : “…Ce Collectif est en train de démontrer ce qu’on reproche précisément à cet islam radical (…) Ils refusent de s’intégrer dans la mesure où ils présentent des femmes qui affichent leur religiosité (…) et naturellement ils s’approprient la nation à travers ce slogan (…) Et ça donne un argument à tous ceux qui disent qu’il y a effectivement une sorte de grand remplacement”.
Sur son blog, apprenant sa convocation devant la police judiciaire (ce qui, curieusement, n’émut aucun de ses confrères), le journaliste persistait et signait. http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2013/06/tandis-que-la-gauche-alerte.html
Pour la première fois de ma carrière journalistique (débutée en 1976), j’ai reçu, samedi, une convocation pour être entendu par la Police Judiciaire, suite à une plainte déposée par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Je vais devoir répondre de propos tenus le 15 novembre 2012 dans l’émission On refait le Monde, animée par Marc-Olivier Fogiel, sur RTL (1) également visés par la plainte. Le CCIF, qui oeuvre à l’islamisation des musulmans, me reproche d’avoir critiqué sa campagne d’affichage : 
"Nous sommes la nation". Il s’agit du détournement du tableau de David, Le serment du Jeu de Paume. Se substituant aux acteurs de la Révolution française, l’image représente très majoritairement des femmes voilés, des barbus, des encapuchonnés et des jeunes des cités. Financée à hauteur de 35.000 euros par l’Open Society Institute du milliardaire américain George Soros, qui a des comptes à régler avec l’Europe, la campagne avait pour but de promouvoir la visibilité islamique dans la République laïque, en revendiquant un refus de l’assimilation et de l’intégration, au profit d’une 'inclusion" intimant d’accepter les musulmans tels qu’ils sont. Avec sa plainte, le CCIF porte évidemment atteinte à l’élémentaire liberté d’expression. La lutte contre l’islamophobie dont il se réclame revient à interdire tout débat.Inutile d’insister, j’imagine, sur l’extrême gravité de cette tentative de pénaliser l’esprit critique, d’intimider des journalistes, de censurer des médias, de réintroduire le délit de blasphème. Mais je m’étonne néanmoins de l’indifférence générale qui est portée à ce genre d’organisme, qui respecte si peu la France, son histoire et ses valeurs, sinon pour instrumentaliser les droits de l’homme dans le sens de ses intérêts propres. Dans son livre déjà cité (Islam, épreuve française) Elisabeth Schemla rappelle cette déclaration d’août 2011, à la mosquée d’Orly, de Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF : "Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam. Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française". Il est d’ailleurs intéressant de s’arrêter au logo du CCIF ; il est stylisé de telle manière qu’il peut se lire Sif, c’est-à-dire "Le glaive de l’islam" [Ribery appelle son premier fils "Glaive de l'islam"]. Pour ma part, je vais évidemment répondre à ma convocation. J’espère néanmoins pouvoir y dénoncer ces inqualifiables méthodes et le danger qu’elles représentent pour la république. Elles ne me feront évidemment pas taire. Tout au contraire.  http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2015/09/poursuivi-par-le-collectif-con.html
Ivan Rioufol, trois ans après les faits, deux ans après sa convocation (c’est long, la justice) nous [Riposte laïque] racontait le déroulement du procès.

Poursuivi par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) pour des propos tenus en 2012 sur RTL, j’étais vendredi dernier sur le banc des prévenus de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris. Je ne vais pas revenir sur l’affaire, expliquée ici le 10 juin 2013, le 14 juillet 2013 et le 30 septembre 2013. Pour résumer, le CCIF me poursuivait pour avoir notamment déclaré, le 15 novembre 2012 dans l’émission 'On refait le Monde', au sujet d’une campagne d’affichage du collectif intitulée : "Nous sommes la nation" et représentant le détournement du Serment du Jeu de Paume : "Ce collectif est en train de démontrer ce qu’on reproche précisément à cet islam radical, c’est-à-dire de refuser de s’intégrer et de s’approprier la nation. Il refuse de s’intégrer dans la mesure où il représente des femmes qui affichent leur religiosité, si je puis dire, et naturellement il s’approprie la nation à travers ce slogan qui est en train de dire : La France, c’est nous ; et ça donne argument à tous ceux qui disent qu’il y a effectivement une sorte de grand remplacement, de substitution de population et qu’il y a une sorte d’offensive islamiste, et on en voit l’illustration dans cette campagne". 
A l’issue de trois heures et demi de débats, le procureur de la République a requis la relaxe, en estimant que mes critiques relevaient de la libre opinion et n’étaient pas diffamatoires. La relaxe a aussi été requise pour Marc-Olivier Fogiel, animateur du débat, qui n’était pas présent à l’audience. Mis en délibéré, le jugement sera rendu le 29 octobre. 
La veille, le site islamiste Al Kanz avait relayé sur l’Internet un texte du CCIF invitant ses soutiens à venir à l’audience. Il y était écrit : "Vous pouvez venir accompagné d’une personne. Nous allons aussi solliciter les médias pour que cette affaire ne soit pas étouffée. Nul besoin de vous rappeler que nous devons donner l’image d’un groupe soudé et discipliné, en fait rien d’autre que la réalité (…) Nous comptons vraiment sur vous, vous serez encore sollicités dans le futur, mais quel combat peut gagner à temps partiel ?". 
Dans ce texte, les deux accusés étaient présentés ainsi : "Les faiseurs d’opinion et polémistes ne sont pas des journalistes mais des personnes payées pour faire de l’audience, peu importe la tenue [teneur?] de leurs propos (…)". Dans la salle, derrière moi, j’ai pu comptabiliser une vingtaine de femmes voilées et des barbus, silencieux. [La juge n'a en revanche rien dû voir, face à elle...]

A l’invitation de la présidente, j’ai pu dire devant le tribunal, avant que mon avocat Me Jean Ennochi ne prenne la parole, ce qui me tenait à cœur. Après avoir rappelé qu’en quarante ans de carrière, dont vingt ans comme éditorialiste, c’était la première fois que j’avais à répondre d’une opinion devant la justice, j’ai dénoncé l’atteinte à la liberté d’expression que représentait, à mes yeux, la plainte abusive du CCIF et sa tentative de judiciarisation du débat sur l’islam. D’autant que ce collectif, sollicité par RTL ce soir-là du 15 novembre pour intervenir en direct dans la controverse, était revenu sur son accord à la dernière minute. J’ai fait valoir l’insécurité, physique et judiciaire, dans laquelle vivaient aujourd’hui les journalistes qui traitent de l’islam, en regard des pressions, des intimidations, des menaces dont ils peuvent être l’objet par des groupes radicaux. 
J’ai rappelé que l’accusation en islamophobie, qui dénonce indifféremment le raciste qui rejette le musulman pour ce qu’il est et celui qui, comme moi, dénonce l’islam politique et totalitaire, était vide de sens et empêchait de désigner le djihadisme et la judéophobie. J’ai cité les propos de Manuel Valls, qui, ministre de l’Intérieur, avait admis que ce concept était "utilisé à des fins politiques par des adversaires de la démocratie et de la République"

Plus gravement, j’ai soutenu devant la présidente du tribunal que cette accusation en islamophobie, abondamment reprise par les réseaux sociaux s’agissant de ma personne, pouvait être comprise par un esprit faible ou exalté comme un permis de tuer. J’ai rappelé que les journalistes de Charlie Hebdo avaient été assassinés au prétexte qu’ils avaient été jugés "islamophobes". 
Dans une plaidoirie outrancière et sinueuse, l’avocat du CCIF, Me Henri Braun, a assuré : "On n’est pas des censeurs (…) On est prêts à se battre pour que cette liberté d’expression subsiste car elle est menacée (…) Tout dans notre action est pour défendre la laïcité". "Le voile, c’est républicain", a-t-il aussi assuré, avant de longuement décortiquer et critiquer mes propos et de déclarer, au sujet de mon confrère : "Il ne faut pas laisser s’exprimer dans les médias M. Fogiel". Bref, la liberté d’expression, mais pas trop…

Le véritable scandale est que, même relaxé, Ivan Rioufol ait pu devoir aller s’expliquer devant un tribunal, et que cela lui a coûté de l’argent, du temps et de l’énergie. Le véritable scandale est qu’un avocat comme Maître Braun (également avocat des Indigènes de la République) gagne sa vie en plaidant systématiquement contre la France, son histoire, ses valeurs, sa liberté d’expression et son droit à la libre critique de tous les dogmes. Le véritable scandale est que ce machin, le CCIF, soit reconnu d’utilité publique, comme le dénonçait Jean Pavée dans ce remarquable texte. http://ripostelaique.com/le-ps-menace-par-le-chantage-electoral-du-ccif.html 

Un gouvernement
exerçant le pouvoir au nom de la France et des Français mettra hors d’état de nuire ce bidule, en prononçant au plus vite sa dissolution, et en expulsant de France ses propagandistes, qui auront tout le loisir de mettre en application leur islam chez ceux qui les arrosent, et les 57 pays musulmans qui se réclament de ce dogme totalitaire, barbare, raciste et liberticide.


Lucette Jeanpierre

lundi 11 janvier 2016

Hollande enverrait Laurent Fabius sommeiller à la présidence du Conseil constitutionnel

Un septuagénaire au Conseil constitutionnel: le Sénat paraît jeune !

Le ministre français des Affaires étrangères est donné favori pour une nomination à la présidence du Conseil constitutionnel

Fabius pris d'un malaise à Prague en août 2015
François Hollande doit annoncer en février son choix pour succéder à Jean-Louis Debré, qui quittera ses fonctions en mars prochain, et deux sources au Parti socialiste ont confirmé l'idée d'une nomination prochaine de Laurent Fabius.
"C'est plus que fondé, c'est quasiment certain", a déclaré lundi un responsable socialiste anonyme qu'on imagine bien membre du réseau du ministre français des Affaires étrangères.

Trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel doivent être nommés en février, respectivement par les présidents de la République, du Sénat et de l'Assemblée, pour remplacer Jean-Louis Debré, Renaud Denoix de Saint-Marc et Guy Canivet, qui arrivent en mars au terme de leur mandat de neuf ans non renouvelable.

Laurent Fabius n'a ni démenti ni confirmé.
"Je ne rentre pas dans ces spéculations et, de toute façon, je conserve mon rôle de président de la COP21", a déclaré le chef de la diplomatie française lors de ses voeux. En clair, ce siège convoité pourrait en effet lui échapper: il est officiellement à la tête de la COP jusqu'en... novembre prochain !
Un cumul des fonctions de président du Conseil constitutionnel et de la COP21 paraît difficilement compatible, les Sages étant soumis à une obligation de réserve.
Un responsable socialiste qui, cette fois, milite pour un autre réseau, a abondé dans le même sens, estimant qu'il s'agit surtout pour Laurent Fabius de faire monter les enchères avant sa nomination au sein du cénacle de 12 personnes- Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, deux anciens présidents de la République qui en sont membres de droit, n'y siégeant plus depuis respectivement 2013 et 2011.

Les rivaux de Fabius

Pour succéder à Fabius au Quai d'Orsay, des noms circulent: 
Martine Aubry, 65 ans, qui n'a pas ou peu d'expérience à l'international, mais qui pourrait être muselée, 
Jack Lang, 76 ans, ancien ministre de la Culture et qui s'étiole à l'Institut du monde arabe, 
Bertrand Delanoë, 65 ans, qui n'est pas juriste, mais se tient en réserve de la République depuis qu'il a quitté la mairie de Paris en 2014, 
Elisabeth Guigou qui, à 69 ans, est présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. 
Segolène Royal, 62 ans, qui est candidate à tout poste de prestige et se verrait bien succéder à son vieil adversaire Laurent Fabius. mais qui a échoué au perchoir...
Toutes ces personnalités souffrent du même handicap: ce sont des chevaux de retour de l'époque mitterandienne et le changement promis par Hollande serait une fois de plus absent au rendez-vous du quinquennat.   
Fabius en ajoute un souci d'ordre personnel: son fils Thomas est sous le coup d'un mandat d'arrêt aux Etats-Unis et il a dû démentir les signes répétés d'une santé chancelante. L'avenir pourrait s'annoncer moins radieux que prévu.

Les personnalités libres pour une accession au Conseil constitutionnel
Les trois noms de membres du Conseil le plus souvent cirés:
la ministre de la Justice, Christiane Taubira
du ministre des Finances, Michel Sapin
et de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault sont également cités pour la nomination qui sera effectuée par le président de l'Assemblée Claude Bartolone.
Mais là encore, l'Elysée pourrait faire pression sur le battu des régionales en Ile-de-France pour mettre au placard les personnalités encombrantes.

C'est le président de la République qui nomme le président du Conseil Constitutionnel.
Les potentiels successeurs de Jean-Louis Debré s'agitent, prêts à manœuvrer pour récupérer un poste si prestigieux. Ni Jean-Louis Bianco, 73 ans, ni Lionel Jospin ne refuserait de faire don de sa personne, voire même un avocat sexagénaire, Jean Glavany
C'est surtout l'ancienne garde des Sceaux, Elisabeth Guigou, encore elle, qui, toque blonde et casaque noire et blanche, paraît sortir en tête de la dernière ligne droite - par défaut, si Fabius n'obtient pas de l'ONU d'être dégagé de ses obligations à la COP21 -, d'autant qu'il est de tradition ces dernières années de respecter une certaine parité hommes-femmes et de trouver un équilibre entre juristes et politiques dans ces nominations.

mercredi 28 mai 2014

Valls chasse les immigrants des camps de Calais

Les vertueux invoquent l'alibi ...sanitaire

Cette évacuation "n'est pas une opération d'ordre public"
,
se défend le pouvoir socialiste, mais une opération "sanitaire" menée "dans un cadre humain", clame Beauvau. 
C'est néanmoins la police qui s'est chargée de la besogne d'expulsion des clandestins de trois camps de Calais, qui concentrent quelque 650 personnes depuis plusieurs mois. L'opération a commencé ce mercredi peu avant 8 heures et s'est terminée en fin de matinée. 

Ces centaines d'illégaux occupaient
des camps mis en cause pour leur taille critique et leur manque d'hygiène. C'est toutefois le ministère de l'Intérieur - et non celui de la santé -  qui a lancé cette évacuation au prétexte notamment d'éradication d'une épidémie de gale qui touche les migrants depuis plusieurs semaines, assurent les autorités. 
VOIR et ENTENDRE un reportage de France 2 sur l'expulsion des clandestins :

Une expulsion lancée au lendemain de la victoire du FN aux Européennes

L'opération a été huée par les militants associatifs. "Les gens stressent", dénoncent les associations en colère, mais de nombreux migrants ont quitté d'eux-mêmes leurs abris lorsqu'ils ont vu arriver les forces de l'ordre. Dans le calme, selon les autorités, et sous les objectifs des nombreuses caméras des media convoqués par le ministère, les policiers, parfois assistés d'un interprète, inspectaient les tentes une à une, évacuant "les rares personnes restantes", rapportent les journalistes en service commandé. 

Plusieurs dizaines de  clandestins encadrés de militants s'étaient déjà regroupées sur le bord de la route, à l'écart du plus gros camp, dit camp des Syriens, qui regroupe également beaucoup d'Afghans et environ 400 personnes, toutes nationalités confondues.

VOIR et ENTENDRE ce récit hyper minimaliste du quotidien socialiste Le Monde:

L'hypocrisie de la com' gouvernementale ne trompe personne

"salam" signifie "bonjour" en Dari (Afghan)
en Ouzbeck, en Farsi (Iranien)   
"Un objectif de santé publique", sans Marisol Touraine. L'objectif de l'opération était double, a expliqué le préfet du Pas-de-Calais Denis Robin. "Premièrement un objectif de santé publique. Tous les rapports sont convergents, il y a une épidémie de gale. Ces camps sont très importants, et ils se situent en plein centre de Calais", a-t-il souligné. 
br>L'opération visait également à "mettre fin à un rassemblement devenu beaucoup trop important, lâche-t-il finalement. A Calais on sait, depuis la 'jungle' de 2009, que (cela) présente des risques : pour eux, qui sont sous la loi des passeurs, admet le préfet, pour leur sécurité, les rixes augmentent, les risques sanitaires, la gale en est un témoignage", selon le préfet qui dresse un tableau de cour des miracles.

VOIR et ENTENDRE un reportage plus complet d'Euronews, tronqué par Le Monde (ci-dessus)

Un traitement contre la gale improvisé, selon les organisations humanitaires. Le traitement contre la gale a débuté mardi soir à la faveur de la  distribution des repas par l'association Salam. Bien que l'aspect sanitaire soit mis en exergue, l'organisation des soins, prétexte à la rafle, étaient "tout sauf professionnelle". "C'était le carnaval", a affirmé Cécile Bossy, qui a notamment dénoncé l'absence de décontamination de vêtements. "Ils n'ont pas proposé les douches qui étaient supposées être mises en place lors de l'évacuation", a-t-elle ajouté.

"Un simulacre de prise en charge médicale". "On assiste à un simulacre de prise en charge médicale, sous-tendu par une volonté délibérée d'expulser et de dissuader ces jeunes migrants précaires, dont la plupart veut passer en Angleterre, de rester sur le territoire."

Taubira mise en cause.
 "L’objectif est essentiellement de répondre à des décisions de justice en matière de destruction de campements. Cela ne va pas favoriser le soin des migrants", abonde Jean-François Corty, directeur des Opérations France de Médecins du monde , interrogé par Europe 1.

Migrants: démantèlement annoncé de trois camps... par BFMTV

Près de 1.000 sans-papiers à Calais. Entre 800 et 850 clandestins sont actuellement présents dans le Calaisis, dont 600 à 650 pour la seule zone portuaire de Calais, qui souhaitent pour la plupart passer en Angleterre. Leur nombre a doublé ces derniers mois.
VOIR et ENTENDRE une présentation  de BFMTV plus critique, mais insistant sur l'absence de violences policières au cours de cette opération sanitaire:
Les sans-papiers de l'Erythrée (britannique de 1941 à 1952 dans l'Ethiopie) et de Syrie (les Syriens réclamèrent le départ des Français, avec l’appui des Britanniques) veulent pénétrer au Royaume Uni pour des raisons historiques liées à la colonisation, mais ils s'arrêtent à Calais parce que les Anglais leur refuse la "terre promise".

Devoir de mémoire: Sangatte et la "Jungle de Calais"


En septembre 2009, le campement des sans-papiers de Calais avait été évacué par les forces de l'ordre et que proposait le PS ?

Martine Aubry, alors première secrétaire du PS, avait estimé que le démantèlement de la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais) était un "acte totalement inhumain"jugeant que cette décision du ministre de l'Immigration Eric Besson revenait à "faire semblant, comme quand on a détruit Sangatte".

"La situation à Sangatte était tellement catastrophique que, lorsque j'étais ministre [de Jospin], avec le ministre de l'Intérieur [Jean-Pierre Chevènement], nous avons décidé pour des raisons humanitaires d'implanter Sangatte [1999] qui a été ensuite détruit dans les conditions que vous savez", a déclaré Mme Aubry lors d'une conférence de presse à la Cité de la bande dessinée à Angoulême

"Il faut un centre géré par les associations", affirme Jean-Louis Bianco, estimant que la fermeture du centre de Sangatte par Nicolas Sarkozy en 2002 était "une erreur". Si la gauche revient au pouvoir, "elle rouvrira le centre", promettait le député.
Le septuagénaire Bianco est aujourd'hui conseiller spécial de Ségolène Royal, ministre de l'Écologie.

Hollande en 2009 et l'effet boomerang de 2014

Le 19 septembre 2009, Hollande rédigea pour Slate une tribune édifiante sur l'évacuation de Sangatte 

(...)


Marine Le Pen (FN) a fait plus de 33% aux Européennes 2014
Ce score a visiblement sorti le gouvernement de sa léthargie. Valls et Cazeneuve ont soudainement lancé cette alerte -"sanitaire"- trois jours après le scrutin laquelle se révèle être une opération médiatique menée dans la plus grande improvisation


jeudi 25 avril 2013

Hollande en Chine, en violation de tous ses principes et promesses

François Hollande va quémander l'aide des Chinois

Le président français est arrivé ce jeudi à Pékin pour une visite d'Etat de deux jours

Hollande se rend dans l'un des pays 
 totalitaires au monde

L'objectif est intéressé: relancer les exportations françaises vers l'un des pays les plus totalitaires au monde. La Chine serait moins puissante qu'elle serait boycottée. Il rencontrera donc le numéro un chinois, Xi Jinping, à 15h15.

Pour le chef de l'Etat, cette visite est une première  qui vise à rééquilibrer les échanges commerciaux très défavorables à la France, et faire connaissance de la nouvelle direction chinoise, un souci qu'il n'a pas pour le nouveau pape


Au cours de cette visite de 37 heures - autant que de voyage- qui le mènera également vendredi à Shanghai, la capitale économique du pays, le président français s'entretiendra à trois reprises avec son nouvel homologue chinois, Xi Jinping, qui a pris ses fonctions de chef de l'Etat il y a cinq semaines. François Hollande est le premier dirigeant d'une puissance occidentale reçu par Xi Jinping avec les égards d'une visite d'Etat dans la capitale chinoise. 


Hollande profite ainsi de la relation singulière depuis que la France du général de Gaulle a reconnu la République populaire de Chine de Mao Zedong, le 27 janvier 1964, devenant la première grande nation à franchir le pas.


Réduire le déficit commercial français
Hollande plaidera pour une réduction du déficit commercial abyssal qui plombe le commerce extérieur français avec la Chine. Nicole Bricq, la ministre (ci-contre) l'a encore laissé s'élever l'an dernier à près de 26 milliards d'euros, soit 40% environ du déficit extérieur global accusé par l'économie française. Plusieurs accords institutionnels et quelques contrats pourraient être signés jeudi. De nouvelles commandes d'Airbus A320 et de long-courriers sont ainsi attendues. 


Dans le nucléaire civil, n'en déplaise aux ministres Verts (EELV), deux lettres d'intention seront vraisemblablement signées, portant sur la construction d'un centre de retraitement des déchets similaire à celui de La Hague (ouest de la France), ainsi qu'une nouvelle tranche de deux réacteurs EPR à Taishan. Renault pourrait également signer pour la construction, en alliance avec son partenaire chinois Dongfeng, une usine qui produirait 150 000 véhicules par an à Wuhan. 

La France espère signer aussi plusieurs accords institutionnels ou contrats dans des secteurs qui reflètent l'évolution du mode de vie chinois: le développement urbain durable, l'agroalimentaire, la santé ou l'économie numérique. 


Une importante délégation, dont des ...touristes
L'Europe envahie par la Chine
Le président Hollande emmène avec lui huit ministres ainsi qu'une soixantaine de dirigeants d'entreprises, parmi lesquels des fleurons du CAC 40 (Total, EDF, Saint Gobain, LVMH, Alstom) mais aussi de grosses PME ou PMI (ETI, 350 à 5 000 salariés). Mais que font en Chine la maîtresse présidentielle, Martine Brochen-Aubry comme invitée spéciale du ministère français des Affaires étrangères,  Bruno Le Roux, le premier des députés socialistes, sinon qu'il est aussi totalitaire que les cadres du parti communiste chinois. 
Au chapitre diplomatique, il devrait interroger son homologue chinois sur son analyse du regain de tension dans la péninsule coréenne, Pékin restant le principal allié du dictateur de Pyongyang.

Hollande "abordera certainement" la question des droits de l'homme en Chine
Peu avant la visite de François Hollande en Chine, les 25 et 26 avril, deux 'bêtes noires' de Pékin, le premier ministre tibétain en exil, Lobsang Sangay, et la dissidente ouïgoure Rebiya Kadeer ont effectué un déplacement parisien. Arrivés séparément le même jour, jeudi 18 avril, ils ont effectué des visites discrètes, sans rencontres de responsables français, mais l'ambassade de Chine à Paris s'est malgré tout émue de l'organisation de réceptions pour ces deux personnalités à l'Assemblée nationale et au Sénat. Des pressions ont été exercées pour qu'elles soient annulées, en vain. Même sur le sol français, il est devenu difficile d'évoquer les sujets qui fâchent avec la deuxième puissance économique mondiale.

Devoir de mémoire
1989: place Tiananmen

Après la répression sanglante du mouvement démocratique en 1989, des étudiants chinois en fuite furent accueillis en héros et fêtés à Paris à l'occasion du défilé célébrant le bicentenaire de la Révolution. "Un régime, qui, pour survivre, en est réduit à faire tirer sur la jeunesse qu'il a formée et qui se dresse contre lui au nom de la liberté, n'a pas d'avenir", déclarait alors François Mitterrand.

En 2004, alors que le numéro un chinois, Hu Jintao, devait s'exprimer à l'Assemblée nationale, des élus du PS, dont Laurent Fabius, avaient demandé aux députés socialistes de ne pas cautionner par leur présence "un dictateur qui bafoue les droits de l'homme". Jean-Marc Ayrault, alors président du groupe socialiste à l'Assemblée, jugeait que le chef de l'Etat avait "franchi les bornes de la Realpolitik ".

VOIR et ENTENDRE , vingt ans après, en 2009, l'évocation des événements qui ont fait des milliers de victimes du pouvoir communiste:


Avec François Hollande, il s'agit, selon l'Elysée, de parler -peut-être- de ces sujets sensibles" dans le respect et sans fracas" et d'"avancer de manière pragmatique". "Il ne faut pas faire un grand show idéologique, car cela braque les Chinois. Mais ne pas en parler serait un signe de faiblesse", explique-t-on dans l'entourage du président. La gauche revenue au pouvoir, les  tonitruantes déclarations socialistes appartiennent désormais au passé, priorité semble être donnée au pragmatisme, comme au temps de la droite: le changement, ce n'est pas maintenant sur ce sujet non plus.

"Les immolations au Tibet ont évidemment jeté la consternation"


Le Tibétain Jamphel Yeshi, 27 ans, réfugié en Inde depuis 2006, s'était transformé en torche humaine (ci-contre) pour protester contre la visite à New Delhi du président chinois Hu Jintao. Il est mort le 28 mars 2012


Selon Fabius,  "il n'y a pas d'autre piste pour avancer, s'agissant du Tibet, que le dialogue entre les autorités chinoises et le dalaï-lama, pour parvenir à une solution durable qui respecte pleinement l'identité culturelle et spirituelle tibétaine, dans le cadre de la République populaire de Chine, dont fait partie le Tibet".Le chef de la diplomatie qui accompagnera François Hollande lors de cette visite, a répondu à l'Assemblée nationale à la question d'un député sur le non-respect par Pékin de l'autonomie du Tibet, sur les immolations de moines tibétains et sur l'emprisonnement du Prix Nobel de la paix Liu XiaoboLe président François Hollande "abordera certainement" la question des droits de l'homme au cours de sa visite en Chine jeudi et vendredi, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, mercredi 24 avril. "Mais il le fera avec le souci de l'efficacité et sans esprit de provocation", a-t-il précisé. En foireux, donc.


Lu Xiaobo détenu depuis 2009


"A chaque fois qu'il nous est donné de parler avec les autorités chinoises, nous abordons ces questions. Je l'ai fait moi-même, il y a quelques jours en étant reçu par les plus hautes autorités chinoises, (...) non pas avec à l'esprit telle ou telle provocation mais dans le souci de l'efficacité", a dit le ministre. Et d'ajouter : "Il en est de même s'agissant du Prix Nobel et de son épouse."


Liu Xiaobo, un intellectuel accusé de "subversion", purge depuis 2009 une peine de onze ans de réclusion pour avoir corédigé un texte prônant la démocratie en Chine. Son épouse, Liu Xia, est en résidence surveillée depuis plus de deux ans, et très rares sont les personnes à avoir réussi à rompre l'isolement qui lui est imposé.

Pour le sociologue Jean-Louis Rocca, chercheur au CERI à Sciences Po, on assiste à un "jeu de théâtre d'ombres qui ne fait guère avancer les choses". "Les Occidentaux doivent en parler sans en parler ; les Chinois se fâcher sans se fâcher, car il faut d'abord faire du business", explique-t-il.

En 2008, la répression chinoise au Tibet soulèva le débat d'un éventuel boycottage partiel ou total des Jeux Olympiques de Pékin. 

Agression contre de la porteuse 
de la flamme olympique à Paris
Jean-Louis Bianco, député PS des Alpes-de-Haute-Provence, vice-président du Groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée nationale déclara alors: - "Je suis fermement convaincu que menacer de boycotter la cérémonie est une bonne idée. Et qu'il faudra mettre la menace à exécution si rien ne bouge, non seulement sur la question du Tibet, mais pour les droits de l'homme en Chine en général, et les centaines d'opposants et de journalistes emprisonnés."
Noël Mamère, député-maire Verts (EELV) de Bègles (Gironde), membre du Groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée nationale :
- "Il faut évidemment brandir la menace de boycott des Jeux Olympiques de Pékin. Mais il faut avant tout que l'ensemble de la communauté internationale se mobilise contre les massacres de Tibétains. Nous l'avons déjà fait il y a quelques années lors de la visite de Li Peng, dit 'le Boucher de Tiananmen'".
Ségolène Royal sur 
la muraille de Chine en janvier 2007
Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français (PCF) : "Face à cette question du boycott des Jeux olympiques, au lieu de se retourner vers le monde sportif, je crois que c'est aux autorités politiques de prendre leurs responsabilités. Or, on assiste à beaucoup d'hypocrisie car ceux qui appellent aujourd'hui au boycott sont les mêmes qui vont en Chine pour signer des contrats ou pour aller chercher la 'bravitude' sur la grande muraille. "
François Hollande, le premier secrétaire du PS, avait indiqué qu'il fallait "évoquer l'hypothèse" d'un boycott de la France aux JO, ajoutant qu'il fallait "utiliser toutes les armes et toutes les pressions internationales".

Jean-Pierre Raffarin chaperonne Hollande pour éviter tout accrocOn se souvient en effet que le  "président normal" a commis un impair au Maroc...