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vendredi 24 mai 2013

Hollande remet le ruban rouge de la légion d'honneur à la ...Chine, à huis clos

La cérémonie que l'Élysée aurait voulu garder secrète

Hollande casse les efforts "made in France" de Montebourg

François Hollande a remis la Légion d'honneur à l'ambassadeur de Chine en France, en toute discrétion.


En catimini,
car on ne relève pourtant aucune trace de la cérémonie sur le site de l'Élysée... A-t-elle eu lieu de nuit, dans les caves de l'Elysée ?


L'information a circulé sur les sites officiels chinois. Mais pas un mot dans la presse française... Et pour cause : l'Élysée n'a pas communiqué sur le sujet. Peut-être est-il délicat de récompenser le représentant d'un pays souvent pointé du doigt pour ses graves entorses aux droits de l'homme...


En 2008, le président du groupe d'amitié France-Népal à l'Assemblée nationale,  était Jean-Pierre Kucheida. Il appella alors au boycottage des J.O de Pékin par la France et, comme chacun sait,  Kucheida est un paragon de vertu : l'ex-député PS Jean-Pierre Kucheida vient enfin d'être condamné pour abus de biens sociaux (lien PaSiDupes)

Au passage, Hollande taxe la Chine


Insignes de Grand Officier
188 € la médaille, et 783,5 € la plaque

Kong Quan, qui a désormais terminé sa mission à Paris, a reçu vendredi dernier, des mains du chef de l'État, les insignes de grand officier de la Légion d'honneur française à l'ambassadeur de Chine.

Le premier diplomate reçu par Hollande



Hollande défend la liberté de la presse
François Hollande a-t-il récompensé le diplomate ou l'énarque, s'interroge utilement Rue89. Comme F. Hollande, Kong Quan est en effet diplômé de l'école qui infantilise l'élite et fabrique des dirigeants froids et déconnectés. 
Lien Le Nouvel Observateur : L'ENA, facteur de déclin français ?
Le site d'information rappelle que Hollande avait critiqué la France, lors du passage de la flamme olympique à Paris, en 2008.
Le 7 avril 2008, Jean-Marc Ayrault avait déployé une banderole: "Respect des droits de l'homme en Chine". Sylvain Garel, élu Verts de Paris, se félicita des événements: "Le passage de la flamme n'est pas un fiasco mais une grande victoire pour les Droits de l'homme. Je pense qu'aujourd'hui, le Parti communiste chinois doit regretter d'avoir eu les Jeux olympiques." Pour le MoDem, Marielle de Sarnez s'était alignée sur la gauche :"Déployer une banderole sur l'hôtel de ville était la moindre des choses. On aurait pu au moins y ajouter une mention de solidarité avec le Tibet". Aurélie Filippetti, alors porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale, avait approuvé le badge de compromis que les sportifs français souhaitèrent porter à l’occasion du passage de la flamme à Paris et aux Jeux olympiques : "Pour un monde meilleur", tout le monde peut signer ça, y compris les dirigeants du Parti communiste chinois".

Kong Quan a pourtant été le premier diplomate étranger reçu par François Hollande après son élection. Au cours de son récente visite officielle en Chine, le président socialiste a bravement escamoté la question des droits de l'homme.
Un autre négationniste aurait pu brader la Légion d'Honneur à la Chine
Avril 2008: le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon prit le mouvement pro-tibétain en contre-sens, en attaquant violemment la personne du Dalaï lama :
"Je ne partage pas du tout l’enthousiasme béat pour le Dalaï lama ni pour le régime qu’il incarne. Pour moi, le boycott[age] des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. (…) L’autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendue paradis de la non violence ainsi qu’aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes."


La madone en blanc
-couleur du deuil en Chine-
sur la Grande Muraille 
Lorsque le président Hollande se déplace en Chine, il esquive le sujet et aucun godillot PS ne met les pieds dans le plat. En revanche, lorsque Nicolas Sarkozy se rendait en voyage officiel en Chine, le PS alors dans l'opposition exigeait de lui qu'il évoquât la question avec ses interlocuteurs communistes.

Dans une prestation millimétrée et réfléchie sur le sol chinois,
la candidate Ségolène Royal en quête de prestige, avait fait l’éloge de l’efficacité de la Justice chinoise, bien qu'elle soit l’une des plus expéditives au monde et détienne le record d’exécutions capitales. Lors de sa dernière conférence de presse mardi 9 décembre 2006, Ségolène Royal a donné acte à la Justice chinoise de sa rapidité. "J’ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu’en France. Vous voyez : avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison."


jeudi 25 avril 2013

Hollande en Chine, en violation de tous ses principes et promesses

François Hollande va quémander l'aide des Chinois

Le président français est arrivé ce jeudi à Pékin pour une visite d'Etat de deux jours

Hollande se rend dans l'un des pays 
 totalitaires au monde

L'objectif est intéressé: relancer les exportations françaises vers l'un des pays les plus totalitaires au monde. La Chine serait moins puissante qu'elle serait boycottée. Il rencontrera donc le numéro un chinois, Xi Jinping, à 15h15.

Pour le chef de l'Etat, cette visite est une première  qui vise à rééquilibrer les échanges commerciaux très défavorables à la France, et faire connaissance de la nouvelle direction chinoise, un souci qu'il n'a pas pour le nouveau pape


Au cours de cette visite de 37 heures - autant que de voyage- qui le mènera également vendredi à Shanghai, la capitale économique du pays, le président français s'entretiendra à trois reprises avec son nouvel homologue chinois, Xi Jinping, qui a pris ses fonctions de chef de l'Etat il y a cinq semaines. François Hollande est le premier dirigeant d'une puissance occidentale reçu par Xi Jinping avec les égards d'une visite d'Etat dans la capitale chinoise. 


Hollande profite ainsi de la relation singulière depuis que la France du général de Gaulle a reconnu la République populaire de Chine de Mao Zedong, le 27 janvier 1964, devenant la première grande nation à franchir le pas.


Réduire le déficit commercial français
Hollande plaidera pour une réduction du déficit commercial abyssal qui plombe le commerce extérieur français avec la Chine. Nicole Bricq, la ministre (ci-contre) l'a encore laissé s'élever l'an dernier à près de 26 milliards d'euros, soit 40% environ du déficit extérieur global accusé par l'économie française. Plusieurs accords institutionnels et quelques contrats pourraient être signés jeudi. De nouvelles commandes d'Airbus A320 et de long-courriers sont ainsi attendues. 


Dans le nucléaire civil, n'en déplaise aux ministres Verts (EELV), deux lettres d'intention seront vraisemblablement signées, portant sur la construction d'un centre de retraitement des déchets similaire à celui de La Hague (ouest de la France), ainsi qu'une nouvelle tranche de deux réacteurs EPR à Taishan. Renault pourrait également signer pour la construction, en alliance avec son partenaire chinois Dongfeng, une usine qui produirait 150 000 véhicules par an à Wuhan. 

La France espère signer aussi plusieurs accords institutionnels ou contrats dans des secteurs qui reflètent l'évolution du mode de vie chinois: le développement urbain durable, l'agroalimentaire, la santé ou l'économie numérique. 


Une importante délégation, dont des ...touristes
L'Europe envahie par la Chine
Le président Hollande emmène avec lui huit ministres ainsi qu'une soixantaine de dirigeants d'entreprises, parmi lesquels des fleurons du CAC 40 (Total, EDF, Saint Gobain, LVMH, Alstom) mais aussi de grosses PME ou PMI (ETI, 350 à 5 000 salariés). Mais que font en Chine la maîtresse présidentielle, Martine Brochen-Aubry comme invitée spéciale du ministère français des Affaires étrangères,  Bruno Le Roux, le premier des députés socialistes, sinon qu'il est aussi totalitaire que les cadres du parti communiste chinois. 
Au chapitre diplomatique, il devrait interroger son homologue chinois sur son analyse du regain de tension dans la péninsule coréenne, Pékin restant le principal allié du dictateur de Pyongyang.

Hollande "abordera certainement" la question des droits de l'homme en Chine
Peu avant la visite de François Hollande en Chine, les 25 et 26 avril, deux 'bêtes noires' de Pékin, le premier ministre tibétain en exil, Lobsang Sangay, et la dissidente ouïgoure Rebiya Kadeer ont effectué un déplacement parisien. Arrivés séparément le même jour, jeudi 18 avril, ils ont effectué des visites discrètes, sans rencontres de responsables français, mais l'ambassade de Chine à Paris s'est malgré tout émue de l'organisation de réceptions pour ces deux personnalités à l'Assemblée nationale et au Sénat. Des pressions ont été exercées pour qu'elles soient annulées, en vain. Même sur le sol français, il est devenu difficile d'évoquer les sujets qui fâchent avec la deuxième puissance économique mondiale.

Devoir de mémoire
1989: place Tiananmen

Après la répression sanglante du mouvement démocratique en 1989, des étudiants chinois en fuite furent accueillis en héros et fêtés à Paris à l'occasion du défilé célébrant le bicentenaire de la Révolution. "Un régime, qui, pour survivre, en est réduit à faire tirer sur la jeunesse qu'il a formée et qui se dresse contre lui au nom de la liberté, n'a pas d'avenir", déclarait alors François Mitterrand.

En 2004, alors que le numéro un chinois, Hu Jintao, devait s'exprimer à l'Assemblée nationale, des élus du PS, dont Laurent Fabius, avaient demandé aux députés socialistes de ne pas cautionner par leur présence "un dictateur qui bafoue les droits de l'homme". Jean-Marc Ayrault, alors président du groupe socialiste à l'Assemblée, jugeait que le chef de l'Etat avait "franchi les bornes de la Realpolitik ".

VOIR et ENTENDRE , vingt ans après, en 2009, l'évocation des événements qui ont fait des milliers de victimes du pouvoir communiste:


Avec François Hollande, il s'agit, selon l'Elysée, de parler -peut-être- de ces sujets sensibles" dans le respect et sans fracas" et d'"avancer de manière pragmatique". "Il ne faut pas faire un grand show idéologique, car cela braque les Chinois. Mais ne pas en parler serait un signe de faiblesse", explique-t-on dans l'entourage du président. La gauche revenue au pouvoir, les  tonitruantes déclarations socialistes appartiennent désormais au passé, priorité semble être donnée au pragmatisme, comme au temps de la droite: le changement, ce n'est pas maintenant sur ce sujet non plus.

"Les immolations au Tibet ont évidemment jeté la consternation"


Le Tibétain Jamphel Yeshi, 27 ans, réfugié en Inde depuis 2006, s'était transformé en torche humaine (ci-contre) pour protester contre la visite à New Delhi du président chinois Hu Jintao. Il est mort le 28 mars 2012


Selon Fabius,  "il n'y a pas d'autre piste pour avancer, s'agissant du Tibet, que le dialogue entre les autorités chinoises et le dalaï-lama, pour parvenir à une solution durable qui respecte pleinement l'identité culturelle et spirituelle tibétaine, dans le cadre de la République populaire de Chine, dont fait partie le Tibet".Le chef de la diplomatie qui accompagnera François Hollande lors de cette visite, a répondu à l'Assemblée nationale à la question d'un député sur le non-respect par Pékin de l'autonomie du Tibet, sur les immolations de moines tibétains et sur l'emprisonnement du Prix Nobel de la paix Liu XiaoboLe président François Hollande "abordera certainement" la question des droits de l'homme au cours de sa visite en Chine jeudi et vendredi, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, mercredi 24 avril. "Mais il le fera avec le souci de l'efficacité et sans esprit de provocation", a-t-il précisé. En foireux, donc.


Lu Xiaobo détenu depuis 2009


"A chaque fois qu'il nous est donné de parler avec les autorités chinoises, nous abordons ces questions. Je l'ai fait moi-même, il y a quelques jours en étant reçu par les plus hautes autorités chinoises, (...) non pas avec à l'esprit telle ou telle provocation mais dans le souci de l'efficacité", a dit le ministre. Et d'ajouter : "Il en est de même s'agissant du Prix Nobel et de son épouse."


Liu Xiaobo, un intellectuel accusé de "subversion", purge depuis 2009 une peine de onze ans de réclusion pour avoir corédigé un texte prônant la démocratie en Chine. Son épouse, Liu Xia, est en résidence surveillée depuis plus de deux ans, et très rares sont les personnes à avoir réussi à rompre l'isolement qui lui est imposé.

Pour le sociologue Jean-Louis Rocca, chercheur au CERI à Sciences Po, on assiste à un "jeu de théâtre d'ombres qui ne fait guère avancer les choses". "Les Occidentaux doivent en parler sans en parler ; les Chinois se fâcher sans se fâcher, car il faut d'abord faire du business", explique-t-il.

En 2008, la répression chinoise au Tibet soulèva le débat d'un éventuel boycottage partiel ou total des Jeux Olympiques de Pékin. 

Agression contre de la porteuse 
de la flamme olympique à Paris
Jean-Louis Bianco, député PS des Alpes-de-Haute-Provence, vice-président du Groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée nationale déclara alors: - "Je suis fermement convaincu que menacer de boycotter la cérémonie est une bonne idée. Et qu'il faudra mettre la menace à exécution si rien ne bouge, non seulement sur la question du Tibet, mais pour les droits de l'homme en Chine en général, et les centaines d'opposants et de journalistes emprisonnés."
Noël Mamère, député-maire Verts (EELV) de Bègles (Gironde), membre du Groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée nationale :
- "Il faut évidemment brandir la menace de boycott des Jeux Olympiques de Pékin. Mais il faut avant tout que l'ensemble de la communauté internationale se mobilise contre les massacres de Tibétains. Nous l'avons déjà fait il y a quelques années lors de la visite de Li Peng, dit 'le Boucher de Tiananmen'".
Ségolène Royal sur 
la muraille de Chine en janvier 2007
Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français (PCF) : "Face à cette question du boycott des Jeux olympiques, au lieu de se retourner vers le monde sportif, je crois que c'est aux autorités politiques de prendre leurs responsabilités. Or, on assiste à beaucoup d'hypocrisie car ceux qui appellent aujourd'hui au boycott sont les mêmes qui vont en Chine pour signer des contrats ou pour aller chercher la 'bravitude' sur la grande muraille. "
François Hollande, le premier secrétaire du PS, avait indiqué qu'il fallait "évoquer l'hypothèse" d'un boycott de la France aux JO, ajoutant qu'il fallait "utiliser toutes les armes et toutes les pressions internationales".

Jean-Pierre Raffarin chaperonne Hollande pour éviter tout accrocOn se souvient en effet que le  "président normal" a commis un impair au Maroc...

jeudi 27 octobre 2011

Le PS cache bien sa joie de l'accord européen

Ce qu'a fait l'UMP ne serait pourtant plus à faire par la gauche

L'ombre chinoise fait peur à la gauche

Le plan annoncé à Bruxelles pour enrayer la crise de la dette en Europe a été applaudi jeudi à l'UMP qui a salué
la "détermination" du président Nicolas Sarkozy pour un accord "capital".
L'opposition s'est en revanche inquiétée de l'investissement de la Chine: elle reproche à l'Europe d'être allée "faire la quête" en Chine. Le président démocrate Obama - si chargé d'espoirs qu'il ait pu être a priori - a-t-il les moyens d'apporter sa contribution à l'équilibre financier mondial ?

Les socialistes grecs ne font pas tant la fine bouche

Les banques villipendées par la gauche paieront un peu plus de 50% des créances de la Grèce socialiste
, bien que ses responsables -essentiellement socialistes - aient menti sur leur endettement réel au fil des ans. Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi qu"elle va être réduite de 100 milliards d'euros et le gouvernement Papandréou fils n'a pas l'indécence de ses camarades français, ni des Indignés aussi bien espagnols que grecs.

Selon des diplomates européens, Pékin serait prêt à abonder le Fonds européen de stabilité financière (FESF), mais aucun responsable chinois n'a pour l'instant confirmé cette information.

Les observateurs critiquent de mauvaise foi

La future contribution de la Chine fait grincer la gauche

Les Cassandre qui, les babines frémissantes, prédisaient la chute de la zone euro, voient une soumission à Pékin dans le sauvetage qu'ils ne voulaient pas espérer cette nuit.
Gérard Longuet riposte: " on a besoin de partenaires. Il y a là une bonne affaire pour les deux".

La solidarité chinoise irrite le PS et Europe Ecologie-Les Verts, notamment

Dans le camp Hollande
, Jean-Marc Ayrault s'est inquiété au nom des députés PS d'une répartition de l'effort de "
plus en plus injuste, avec des taxes sur les mutuelles, les indemnités journalières ". Michel Sapin redoute quant à lui que la zone euro aille "faire la quête" en Chine et se mette vis-à-vis de ce pays en "situation de faiblesse".
Plus flou, François Hollande estime la participation de pays non-européens comme la Chine, "profondément troublante", pointant une "dépendance de fait". Mais le candidat PS à la présidentielle juge toutefois que "le pire a été évité".


Côté Aubry, à la mi-septembre, le perspicace père de l'amère de Lille critiquait les dirigeants de la zone euro : lien PaSiDupes
Dans le même style, au début août, Sa Cynique Majesté Royal dénonçait le "manque de courage" des Etats dans les réformes: lien PaSiDupes

Plus brutal, 'Schtroumpf grognon', l'euro-député EELV Daniel Cohn-Bendit - qui s'opposa violemment aux JO à Pékin - parle d'"aberration chinoise", considérant que la zone euro se livre "pieds et poings liés aux pays émergents". Tout comme la 'vieille éthique', Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, qui dénonce un "cautère sur une jambe de bois" et une "vente à la découpe de l'Europe à la Chine".

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche (PCF et PG) à la présidentielle, emploie le mot de "désastre". Anti-européen, il juge que "le refus de faire intervenir directement la banque centrale pour prêter aux Etats est une erreur qui coûte chaque jour plus cher à la zone euro" et que "les banques et les agences de notation vont continuer à harceler les Etats". Si c'est l'avis des anarcho-révolutionnaires du mouvement des Indignés, le gouvernement grec ne le partage pas.

En revanche, les acteurs politiques les mains dans le cambouis sont soulagés

Plus nuancé, le ministre de la Défense Gérard Longuet prévient qu'il faudra "voir plus loin" dans la convergence des politiques économiques.

L'ex-ministre et eurodéputée UMP Rachida Dati, fait de même: " l'Europe apporte aujourd'hui une réponse globale et bien plus ambitieuse que certains ne l'imaginaient" et "les Français peuvent être fiers d'être dirigés par un président qui s'engage au quotidien pour les protéger ".
A la différence Libération: lien PaSiDupes

Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale, s'inscrit en faux contre l'image des forceps de l'agence de presse française. Pour sa part, plutôt que de dénigrer, il effectuera lundi un déplacement à Berlin "pour concrétiser ces avancées au niveau parlementaire".

Pour Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, " on peut vraiment se féliciter de cet accord, les enjeux étaient d'une extrême importance ".

Pour Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat aux PME, "défendre l'Europe, c'est défendre les Français", ce qui semble échapper à l'A*P, comme à l'ensemble de la gauche malfaisante restée sur les traces de la Ch'tite Brochen-Aubry.

Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur, estime que " si la zone euro respire mieux ce (jeudi) matin, c'est grâce à la détermination dont ont fait preuve ensemble et Angela Merkel et le président de la République ".

Le président d'honneur du Parti Radical est sur la même longueur d'onde: pour André Rossinot (tendance Borloo) la réponse à la crise " est ambitieuse, globale et crédible ".

Jean-François Copé synthétise les avis des gens de bonne volonté
" Cette nuit, la zone euro a fait un pas décisif vers le sauvetage de la Grèce, de la zone euro et de notre système financier ", s'est félicite le secrétaire général de l'UMP.
Comme de nombreux élus UMP, il salue en outre " la détermination, l'engagement et le courage du président de la République qui s'est impliqué sans compter pour obtenir cet accord essentiel ".

A l'heure du sauvetage, le PS se livrait à sa petite cuisine intérieure...
Faire patienter les militants ou accéder au perchoir !
Mesquin et dérisoire...

dimanche 19 décembre 2010

R. Ménard: « Je n’ai aucune envie qu’il y ait autant de mosquées que d’églises dans notre pays. »

Robert Ménard, un esprit libre

Article de Bénédicte Fournier, dans Valeurs Actuelles daté du jeudi, du 09/12/2010:

Pour le grand public, l’histoire de Robert Ménard se confond avec celle de Reporters sans frontières (RSF). Il faut dire que ce trublion à l’accent méridional en est resté le “patron” pendant plus de vingt ans, jusqu’en septembre 2008. Lors de la fondation de RSF, en 1985, c’était déjà la liberté d’expression qui mobilisait toute son énergie. Redevenu simple journaliste, il n’a pas abandonné ce combat. Une chose a changé cependant : à l’époque, il était de gauche. Il ne l’est plus et ne s’en cache pas.

Mais des étiquettes, il se moque bien ! Rien ne compte plus pour lui que la liberté de penser : la sienne et celle des autres. Sur i>télé, on peut le voir trois fois par jour : une revue de presse, un débat (face à Claude Askolovitch) et, surtout, Ménard sans interdit, à 17h45. Il y reçoit des politiques, des responsables associatifs, des militants, des écrivains qu’il interroge dans le but de «déjouer les vérités officielles». On l’entend aussi sur RTL, dans On refait le monde, après le journal de 18 heures et, chaque samedi, il trousse le portrait d’une personnalité qui marque l’actualité.

Robert Ménard ne fait pas mystère de ses origines pieds-noires : il est né à Oran, en 1953. Sa famille, rapatriée en 1962, s’était installée là-bas en 1850. « À la maison, on ne parlait que de ça. Pour nous, le paradis n’était pas devant nous, mais derrière nous », se souvient-il. Dans les années 1970, le jeune homme poursuit des études de philosophie à Montpellier et fait ses premières armes dans le combat pour les radios libres et à l’extrême gauche. D’abord anarchiste, il rallie la Ligue communiste révolutionnaire, mais ne s’y sent pas à l’aise : « Trop sectaire. » Il adhère ensuite au PS « parce qu’il y avait tout à faire », mais il en démissionne six mois après la victoire de 1981, stupéfait par tous ceux « qui se précipitaient sur les places ». François Mitterrand soutiendra quand même la fondation de RSF.

« Quel chemin parcouru depuis les premiers jours de notre association, montée avec quelques copains dans un quartier de Montpellier…», se souvient-il avec nostalgie. Son plus grand fait d’armes ? « Sans aucun doute, la campagne menée au moment des Jeux Olympiques de Pékin, en 2008. Elle n’a pas porté tous ses fruits à l’époque, mais c’était l’aboutissement d’une méthode de travail. » Malgré les polémiques qu’il provoque alors, il assume tout. Même l’athlète handicapée renversée à Paris alors qu’elle portait la flamme olympique ? « C’est un Tibétain qui a fait ça, pas un militant de chez nous », corrige-t-il.
Ménard insulte le président Sarkozy qui l'a fait chevalier de la Légion d'Honneur: lien PaSiDupes

Depuis qu’il a quitté RSF, Robert Ménard a monté sa propre revue, Médias, et une maison d’édition, Mordicus, pour « faire entendre des points de vue qu’on n’entend pas ailleurs et que les gens se fassent une idée eux-mêmes ». « Je ne suis pas directeur de conscience », précise celui qui ne se soumet pas aux nouveaux clercs. Il est régulièrement accusé de « déraper ». « Je ne dérape pas, je dis ce que je pense », rétorque celui qui est l’auteur, avec Emmanuelle Duverger, de la Censure des bien-pensants (Albin Michel, 2003). Récemment encore, on lui a reproché d’être homophobe : il avait osé dire, sur Paris Première, qu’il préférerait que ses enfants soient hétérosexuels.

Il a reçu par le passé de nombreuses menaces

Rétif à tout esprit de système, Robert Ménard pense qu’il faut arrêter les flux migratoires mais répète à l’envi que la loi contre la burqa est une « ineptie ». Les “laïcards” de tout poil ne trouvent pas grâce à ses yeux même si, fidèle à ses principes, il leur donne la parole régulièrement. Lui assume l’identité chrétienne de la France : « Je n’ai aucune envie qu’il y ait autant de mosquées que d’églises dans notre pays. »
Lien PaSiDupes vers son entretien avec Massira Baradji

Sa liberté de parole dérange d’autant plus qu’il a longtemps occupé le terrain de la défense des droits de l’homme : un milieu qui entretient, selon lui, « des rapports incestueux avec la gauche ». Mais les attaques ne lui font pas peur. Des menaces, il en a reçu de nombreuses depuis qu’il milite. Les dernières en date ont été portées contre sa famille pendant la campagne sur les JO en Chine. Robert Ménard ne craint pas non plus la justice. De toute façon, il estime que toutes les lois qui bafouent la liberté d’expression, à commencer par la loi Gayssot, doivent êtres supprimées. « Les gens veulent la liberté d’expression pour leurs copains. Mais il faut être pour celle de vos pires ennemis,justice, assène-t-il. Sinon c’est trop facile. »
Bénédicte Fournier

jeudi 7 août 2008

Diktat du Verts Dany-le-Rouge à la Chine au nom du droit d’ingérence

Cohn-Bendit et Lionnel Luca restent dans le « sens de l’Histoire » !
Daniel Cohn-Bendit manie communément l’invective démocratique.
Il s’est contrôlé, cette fois, en réitérant sa demande aux dirigeants occidentaux de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, estimant que les autorités chinoises n'avaient respecté aucun de leurs engagements. "C'est une erreur d'aller à l'ouverture des Jeux Olympiques", a jugé le député Vert européen sur France 2.
Nicolas Sarkozy, chef de l'Etat français et président en exercice du Conseil Européen, et le président américain George W. Bush, devraient être à Pékin le 8 août pour la cérémonie d'ouverture des JO, pour ne citer que certains de ceux qui font l’objet de toute l’attention de la clique Robert Ménard (RSF)-Dany-le-Rouge(Les Verts).
L'élu européen sexagénaire (allemand né en France en avril 1945) retrouve de la pugnacité devant les caméras et micros et se libère. "Il était important de faire un signe politique fort à l'occasion de ces Jeux Olympiques, d'autant plus que les Chinois n'ont respecté aucun des engagements, mais vraiment aucun, qu'ils ont pris lorsque la décision a été prise que les Jeux olympiques auraient lieu à Pékin", du 8 au 24 août 2008. On notera au passage l’objectivité de Dany-le-Rouge qui ne connaît ni la nuance ni la vérité, que la suite de l’article soulignera encore.

L’effet J.O.

Des organisations extrémistes et des dirigeants politiques se plaisent à déplorer, selon eux, le manque d'amélioration de la situation en Chine sur le plan des Droits de l'Homme. Des efforts et des progrès considérables ont pourtant été enregistrés en peu de temps à l'approche de ces Jeux. Une certaine presse a même admis que la pollution avait été notablement réduite à Pékin et que cette prise de conscience pourrait avoir des retombées salutaires sur les autres centres industriels. Mais seuls sont pourtant mentionnés les cas à charge, malgré tout le chemin parcouru depuis la révolution culturelle qui fascina tellement la gauche caviare que le socialiste Jack Lang portait des vestes à col Mao ! Un cas présumé de censure a donc été relevé cette semaine sur le service Internet mis à disposition des media couvrant l'événement dans la capitale chinoise.
Comme pour administrer un démenti aux accusations de la clique hostile au régime chinois, le Comité International Olympique (CIO) < /strong> a annoncé vendredi une levée partielle des restrictions d'accès à Internet pour les journalistes présents à Pékin durant les JO, mais certains sites jugés "subversifs" restaient toutefois bloqués. Dany-le-Rouge a-t-il salué cette avancée ? Aucun des progrès démocratiques envisagés par le CIO en offrant l’organisation des JO à la Chine ne peut-il donc être enregistré ?

Le programme commun de la gauche française avait les faveurs de Daniel Cohn-Bendit.
C’était à l’époque où, pour accéder au pouvoir, le PS de Mitterrand s’était rallié les communistes français, qui étaient entrés au gouvernement sans état d’âme socialiste, alors que le Mur de Berlin n’avait pas été abattu et que le PCF et la CGT recevaient leurs ordres et des financements en direct de…Moscou. Aujourd’hui, selon Dany-le-Rouge, "les représentants des pays démocratiques devraient refuser de jouer le jeu d'un Parti communiste chinois qui n'arrête pas d'interpeller, qui n'arrête pas de condamner à mort, qui n'arrête pas de censurer tout le monde, de ne pas laisser les journalistes faire leur travail en Chine", a estimé Daniel Cohn-Bendit. Dany-le-Rouge, qui « n'arrête pas d'interpeller, qui n'arrête pas de condamner, qui n'arrête pas de censurer tout le monde » serait-il membre du Parti communiste chinois, sans le savoir ?

Daniel Cohn-Bendit n’accepte plus les tripotages à genoux ?
La presse française ne nous laisse rien ignore de la moindre des déclarations du gauchiste.
"Il ne s'agit pas de les ignorer", a-t-il assuré, en parlant du 1,3 milliards de Chinois ! "Il s'agit de savoir si on veut se mettre à genoux devant le pouvoir politique actuel au pouvoir en Chine, là est la question". La question du respect d’un état souverain n’a pas effleuré ce doctrinaire plus intransigeant en matière de morale politique universelle que de morale sexuelle personnelle.

Fort d’un mandat probablement planétaire, ce député européen juge l'argument économique avancé par certains Occidentaux "d'une naïveté incroyable". Cohn-Bendit n’aurait-il donc que mépris pour les emplois des travailleurs européens et les risques de chômages technique ou économique en Europe? Ce ‘fonctionnaire’ de la politique européenne n’a donc jamais été frappé par le chômage, pas même pendant les dix ans (1968-1978) où il a été interdit de séjour en France.
Révélant de la mentalité chinoise une connaissance surprenante de la part d’un farouche opposant, obsessionnel à la manière de Désirdavenir Royal, Dany-le-Rouge a estimé que "les Chinois, s'ils ont des besoins économiques, ils négocient avec vous, que vous soyez gentil ou pas gentil. Ils savent ce que c'est qu'un intérêt économique". Plus pratiques et réalistes qu’idéologues sectaires…

Invité sur RTL, le député UMP Lionnel Luca s’est trouvé des affinités avec le gauchiste en dénonçant la "lâcheté" de certains comportements vis-à-vis du pouvoir chinois.
Ces propos ne laissent de stupéfier, puisqu’ils justifient la collaboration avec le régime nazi soit par la peur, soit par l'enthousiasme idéologique ! "On pouvait être 'collabo' il y a 70 ans parce qu'on avait peur, la lâcheté pouvait se comprendre, il y avait l'enthousiasme idéologique", a-t-il avancé, sans frémir mais non sans ambiguïté. "Aujourd'hui il n'y a que le frémissement des contrats et des billets de banque qui explique notre lâcheté". L'enthousiasme idéologique serait inversé et, si chacun en prend peur, les frémissants Dany-le-Rouge et Lucas font en revanche l’impasse sur les risques de chômage pour leurs concitoyens.

L’UMP Luca s’inscrit dans l’Histoire.

Luca fait appel au jugement de l’Histoire !
Faisant une allusion à peine voilée à des propos insultants de Cohn-Bendit à l’égard du Président Sarkozy, le député UMP, membre des amis France-Tibet à l'Assemblée Nationale, s’est laissé entraîner. "
Nous sommes parfois méprisables et ça se paie toujours cher dans l'Histoire", a-t-il aussi estimé. L'élu a émis le souhait que Nicolas Sarkozy, "lorsqu'il sera sur place, rappelle les dirigeants chinois à leurs responsabilités vis-à-vis des droits de l'homme".
Le laïc Lionnel Luca a aussi appelé de ses voeux une rencontre entre le président et le chef spirituel des Tibétains, le dalaï-lama, qui sera en France au mois d'août, ou en décembre.
Les vertueux distribuent les médailles.

lundi 4 août 2008

Reporters sans Frontières est-il bien transparent ?

La face cachée de Reporters sans Frontières
Les Français dans leur immense majorité n’ont pas toujours bien compris ce qui motiva vraiment Reporters Sans Frontières (RSF) dans son agression des organisateurs des Jeux Olympiques 2008, lors du passage de la flamme olympique à Paris sur notre sol (Lire PaSiDupes). C’est un petit (tout petit) nombre d’extrémistes qui a encore accaparé l’attention et attiré sur la France une semblable incompréhension laquelle a viré à la réprobation puis à l’hostilité d'un peuple souverain, victime d'un prétendu droit à l'ingérence.
On a fait valoir que la ‘patrie des droits de l’homme’ ne pouvait accepter que la Chine organisât les J.O. et qu’il était de notre devoir de donner une leçon au milliard de Chinois. Notre commerce extérieur était donc sacrifié sur l’autel des valeurs démocratiques, et des emplois menacés dans le temple hexagonal des droits universels, par la crise de l’hystérique meneur de RSF, Robert Ménard. L’opinion a retenu que le petit bonhomme s’est fait hisser au somment d’une tour de Notre-Dame à Paris pour y déployer son credo laïc sous forme de banderole et que Tintin n’est pas mort. Mais cette opération qui a pu paraître sympathique, a en fait permis la promotion et la vente de T-shirts noirs imprimés de menottes, si bien que l’action de RSF est au bout du compte apparue quelque peu mercantile.
Certains se sont pris à noter quelques bizarreries, comme la tocade de laïcs pour le Dalaï-lama, chef spirituel du Tibet, et cette soudaine animosité contre la Chine, à laquelle Sa Cynique Majesté Royal est pourtant allée rendre visite, pour nous y vanter les mérites du régime communiste et singulièrement de sa justice, pourtant expéditive. Tout cela n’est cohérent que pour RSF. Or, ce qui n’est pas d’emblée compréhensible éveille le doute et la pureté des intentions de ce Réseau devient suspecte.

La devise de Reporters Sans Frontières est simple, trop simple et extensible. « Nous défendons le droit d’expression des journalistes». Le public s’imagine que c’est son droit à l’information qui est en péril et que RSF veut son bien. Or, nous touchons du doigt le principal quiproquo.
RSF ne prétend nullement lutter pour le droit du public à bénéficier d’une information objective. Nulle prétention de protection du lecteur : la seule qui vaille pour RSF, c’est celle exclusive de ses journalistes. Il faut qu’ils aient le droit de publier leurs articles, autrement dit leur propagande. Peu importe qu’elle ravive la douleur des victimes d’un génocide. En avril 2005 au Canada, RSF revendiqua le droit pour les journalistes d’écrire les articles qu’ils jugent nécessaires, fussent-ils « révisionnistes et négationnistes ».
Au cours d’une intervention prononcée le 8 novembre 2002 lors d’un colloque à l'Université de la Paix et au Centre Mondial de la Paix de Verdun,
André Lewin, ancien ambassadeur de France, ancien porte-parole du Secrétaire Général des Nations Unies, exprima publiquement son malaise que le contenu du livre de Robert Ménard (secrétaire général de Reporters sans frontières) « La censure des bien-pensants» (écrit avec son épouse, Emmanuelle Duverger), suscitait en lui : "Pour Robert Ménard, après réflexion, l'appel au génocide [en l’occurrence, au Rwanda] ne peut servir d'argument à quelque censure que ce soit, du moment qu'il émane d'un journaliste, car ce serait selon lui l'expression d'une opinion". D'ailleurs, en toute logique, Robert Ménard écrit ensuite que Faurisson, l'universitaire négationniste contesté, a le droit de prétendre que l'holocauste n'a pas pu exister et n'a donc pas eu lieu. Ménard prétend qu’il a le droit de l'écrire et même de l'enseigner à ses étudiants. Accepter cette « dénégation» d'un fait avéré lui permet de revendiquer la liberté d’expression de toutes les opinions, fussent-elles des contre vérités qui, une fois imprimées, ne sont plus tout à fait des mensonges, puisqu'elles ont acquis en quelque sorte droit de cité. Dans le combat de Robert Ménard, la vérité serait le cadet de ses soucis : ce qui importe, c’est que les journalistes trouvent à s’exprimer. La chasse aux armes de destruction massive (ADM) de Saddam Hussein ne lui inspira aucune campagne de presse : la parole étant libre aux Etats-Unis et dans le monde occidental, c’est aux lecteurs que revient la tâche délicate de faire le tri des informations !

RSF ne marche pas sur les plates-bandes des syndicats de journalistes et ne se mêle pas des restructurations et des licenciements dans les salles de rédaction. Ce n'est qu'un des nombreux reproches qui lui sont adressés. A vrai dire et dans le même temps, l'influence de RSF fait de l'ombre aux syndicats qui voient en lui un rival plus réel que les patrons de presse. Les salariés syndiqués qui noyautent les salles de rédaction ne se laissent plus depuis longtemps imposer une quelconque ligne éditoriale par leurs patrons. Les magnats de la presse servent à renflouer les caisses.
Ce que veut RSF, c’est que les journalistes puissent diffuser chacun leur vérité, quelle qu’elle soit, partout dans le monde, quel que soit le régime. Les amateurs de pensée unique voient donc d’un mauvais œil un combat axé sur plus de pluralisme. Ainsi peut-on envisager un recul progressif de l’unanimisme médiatique, mais si la diversité représente un danger pour les syndicats et partis de gauche, elle constitue une difficulté pour le public que la pluralité peut tirer à hue et à dia, entre propagande et objectivité.
Depuis que la presse n’est plus pauvre, la voix des citoyens les plus défavorisés trouve toujours à s’exprimer par la voix des journalistes nantis et intellos qui font dans le populisme et le vertueux. RSF ne trouve pas là à s’employer. La presse riche rend désormais compte des politiques indépendantistes, alter-mondialistes et écologiques de récupération des peurs ancestrales : la fin du monde est proche ! La pensée unique menace tout autant qu’avant la chute du Mur de Berlin, mais craint désormais d'être contrebalancée. Sous des formes nouvelles, réchauffement climatique, commerce équitable ou développement durable, mais le fil conducteur reste le thème la culpabilisation des braves gens ignorants de l’éthique dont certains seraient les détenteurs éclairés. Les menaces et slogans ont été retoqués, mais véhiculent toujours l’éternel credo de l’exploitation des inconscients laborieux par les riches malfaisants, malgré la vigilance des militants de l’altermondialisme dictatorial.
Dans cette société d’abondance des produits et de grande consommation de l’information, RSF joue la perspicacité des lecteurs et donne la priorité aux droits des contenants au détriment du contenu. A l’opposé, les grands prêtres de la gauche moralisante et culpabilisante considèrent que ce qui compte, c’est l’ivresse de la pensée unique et peu importe le flacon la burette. Chacun son créneau.

Or, la dissociation du droit de dire et du devoir de ne pas mentir est une escroquerie intellectuelle et une atteinte à la démocratie. La désinformation par les sectaires de la pensée unique est une autre atteinte à la démocratie, cette fois au nom de la démocratie ! Le comble de la perversité !
L’absence d’analyse des répercussions de la mainmise des partis et syndicats sur la presse en est une autre perversion de la presse. Clamer que le journaliste doit pouvoir tout écrire en toute liberté, au risque que ce soit n’importe quoi, c’est manquer de tout sens de ses responsabilités. Pareillement, ramener sans cesse le lecteur à des schémas éculés qui ont certes fait leurs preuves dans un lointain passé, que ce soit sans les rénover ou en les recouvrant d’une couche de propreté, c’est nier aux lecteurs le droit de savoir la vérité et toute la vérité. C’est donc le mépriser. Rechigner à renoncer aux vieilles ficelles, aux slogans lapidaires, aux mystifications et autres falsifications, c’est décrédibiliser toute la corporation. C’est encore démontrer combien elle est perméable à l’endoctrinement et soumise aux pressions du milieu. Agir comme si le journalisme était une profession à part, plus qu’une autre intouchable, c’est créer une secte, c’est le désigner comme mafia. C’est bien l’image qu’une certaine presse donne déjà d’elle-même. Or, ceux qui, en visant RSF, dénoncent l’exaltation des réflexes de solidarité corporatiste dès qu’un journaliste ou un organe de presse est mis en cause, affichent leur peur d’un contrepouvoir. Pourtant, les dockers, les chauffeurs de taxis ou les conducteurs de TGV ne se comportent pas autrement, mais avec le soutien de la CGT, FO et SUD, ce qui fait peut-être toute la différence, sans qu’on sache en quoi, sauf à penser que RSF serait vécu par les extrémistes comme un contrepouvoir aux syndicats. Poser en principe que la possession d’une carte de presse et l’accès à un micro confèrent un droit au monologue est-il davantage révélateur d’un penchant autocratique que faire grève avant même l’ouverture de négociations ?

Oui, la liberté d’écrire des contrevérités ou des vérités partielles, de façonner l’opinion par les choix de thèmes arbitrairement priorisés, d’en occulter d’autres, de ne pas rendre de comptes, cette liberté-là est liberticide. C’est précisément cette liberté que menace pareillement la pensée unique : les agences de presse l’outragent par idéologie et les salles de presse l’achèvent servilement, par soumission, paresse et incapacité.
Qu’il suffise à ce propos d’entendre les extrémistes s’élever contre l’affirmation selon laquelle la démocratie fleurit là où paraît une presse nombreuse serait aussi une duperie. Ils ne peuvent admettre le partage ! C’est simple : la démocratie se trouverait là où la presse dirait vrai. L’URSS reste pour eux un modèle dans le genre… Mille journaux ne peuvent dire la vérité et ne valent rien face à la pauvre feuille de chou qui rapporte forcément les faits réels ! Limpide et simpliste. Quand le secrétaire général de RSF explique : « J’ai 52 ans (aujourd’hui 55), je suis de la génération d’après mai 68, et j’ai toujours pensé que le journalisme était une manière, pas seulement de commenter le monde, mais de le changer. », il nous dit tout de go que le travail d’un journaliste consiste à donner son avis et à intervenir politiquement. Il évacue son premier travail : apporter de l’information, vérifiée, sincère, objective, aussi complète que possible. Changer le monde, ce ne serait pas du commerce équitable loyal : c’est le fonds de commerce des partis et syndicats. Chacun son business !
Oublier que les lecteurs ont connu les mêmes écoles que les journalistes (et souvent plus longtemps), et ont eu les mêmes doctrinaires de la FSU, c’est accorder indûment aux seconds une supériorité intellectuelle qui résiste rarement à la confrontation entre le producteur de copies et le consommateur. Affirmer que les journalistes se seraient construits à la lecture des mêmes penseurs est présomptueux. Certes, les journalistes ont subi les cours des mêmes profs mais ceux-ci n’ont jamais eux-mêmes lu les penseurs dans le texte : ils ne connaissent que les ouvrages scolaires ou quelques ouvrages pré-sélectionnés qui leur sont recommandés par quelques responsables reconnus de la bien-pensance et qui savent mieux ce qu’il convient d’avoir feuilleté…

Les politiques et syndicalistes extrémistes, nostalgiques du temps où ils occupaient tous les postes d’influence, s’opposent à toute concurrence idéologique. Ce sont eux qui soutiennent que l’Etat ne doit pas intervenir (légiférer) dans le domaine de la presse. C’est miser sur le non retour de la gauche totalitaire et sur la fin de la pensée unique du temps du rideau de fer. Ils brandissent la menace de soi-disant puissances d’argent qui seraient encore plus hégémoniques, et craignent qu’elles substituent leurs bonimenteurs aux leurs, leurs surenchères seraient encore plus racoleuses, leurs manipulations plus grossières et leurs complots rien moins que des putschs, en lieu et place de la révolution prolétarienne. Apocalyptique, en effet ! Ce serait donc arracher les barbelés de la propagande marxiste sous la pression de l’information libérée.

Pour que la presse soit libre dans son travail, pour que les journalistes soient respectables, pour que le lecteur puisse lire, écouter, visionner en confiance, il faut des media dont le rôle, les droits et les devoirs sont protégés par la loi. Il faudrait des journalistes dont la hiérarchie appartiendrait au métier et non à la politique ni aux syndicats, comme c'est le cas. Il faudrait instaurer des conditions favorables à une minimum d’indépendance sans laquelle il n’est de déontologie professionnelle.
Si le grand public connaît les noms des syndicats ouvriers, étudiants et patronaux, si chacun croit savoir ce que recouvrent les sigles CGT, UNEF, MEDEF, qui peut dire comment les journalistes sont organisés ou ce que sont, par exemple, leurs privilèges fiscaux ?... Qui a entendu une déclaration d’un de leurs syndicats quand un grand reporter est enlevé ou tué ou licencié, ou contraint par le syndicat dominant de jeter son papier à la corbeille ou simplement édité, contrôlé, redressé, comme on peut le voir à la fin des dépêche d’une certaine agence de presse? Un usurpateur s’impose à eux, un intrus s’y est développé, aurait envahi tout l’espace vital, selon les syndicats, un brin paranos.

Ce coucou dans le nid des syndicats de journalistes s’appelle Robert Ménard de Reporters Sans Frontières.
Le secrétaire général de Reporters Sans Frontières a en effet l’air d’un oiseau tombé du nid. Pour ses détracteurs sur sa gauche, RSF serait une aberration génétique : on retombe dans les obsessions des dictateurs écologistes et les OGM… Que ne disent-ils pas ! Le bec de Ménard s’ouvrirait sur un estomac insatiable qui engloutit l’argent des contribuables français et européens, les dons de richissimes sponsors privés, les contributions d’anonymes compatissants et, plus discrètement, les billets verts de l’Oncle Sam.
Le forum du Nouvel Observateur (18 avril 2005
) reprend un article de Diana Barahona dans Northern California Media, daté du 11 mars 2005, qui discrédite RSF: elle prétend que Robert Ménard perçoit des fonds gouvernementaux américains via la NED. Or, le coucou aurait confirmé : «Absolument, nous recevons de l’argent de la NED. Et cela ne nous pose aucun problème.»

Mais on peut proférer de pires accusations
Dans son livre « Ces journalistes que l'on veut faire taire » (Albin Michel, mars 2001), le secrétaire général de Reporters Sans Frontières qualifie d’« anomalie contre laquelle nous luttons » la loi Gayssot, à laquelle il reproche de renforcer « les sanctions visant les propos racistes, antisémites, xénophobes. » les nouveaux chevaux de bataille des gauchistes privés de l’argent, des dons et des contributions des camarades soviétiques de la belle époque du rideau de fer. (voir toutefois le contexte, page 168). Qu’est-ce qui justifie donc cet excès d’honneur fait à RSF, sinon la faiblesse du PS et la mort annoncée du PCF ?
Toujours selon les frères ennemis extrémistes à sa gauche, Reporters Sans Frontières ne répugnerait pas non plus à falsifier l’information.

Les journalistes militants de la pensée unique à l’ancienne se sentiraient donc concurrencés, voire spoliés, par plus spectaculaire et médiatique, sur le terrain de ses moyens traditionnels de propagande. Ainsi, les staliniens demeurés et les maoïstes à la ramasse accusent par exemple RSF de travailler à minimiser les crimes de l’US Army contre les grands reporters. Cela ne manque pas de piquant, venant de ceux qui n’ont qu’indulgence et aveuglement pour le goulag et maintenant les exactions des régimes ou des peuples qui ont leurs faveurs, du Soudan au Vénézuela, en passant par la Corée du Nord et Cuba, sans oublier le Myanma (Birmanie) qui n’est pas le moins du monde opprimée par une dictature militaire, mais un modèle de la démocratie future! Les journalistes n’y craignent rien : ils ne peuvent pas plus y pénétrer qu’en Corée du Nord ! Les critiques révolutionnaires s’offensent des attaques adressées par RSF à la Chine communiste, organisatrice des J O. par la grâce du CIO et de Jacques Rogge, à sa tête. Ils dirigent avec rage leurs tirs idéologiques sur ceux de leurs concurrents politiques qui arrivent sur leur chasse gardée, affirmant qu’ils n’aident ni ne protègent les journalistes, et les accusant de participer à la déconsidération que, pour leur part, leur sujétion au marxisme a depuis longtemps consacrée.


En somme, moins radical mais plus démonstratif, RSF n’est pas le grand satan que décrient les révolutionnaires sournois qu’il met en danger sur leur propre terrain de la désinformation idéologique. Selon la propagande des censeurs extrémistes de RSF, 115 syndicalistes ont été assassinés dans le monde en 2005 et la Colombie est le pays le plus dangereux pour eux : 70 y ont trouvé la mort. Mais il faut compléter cette information parcellaire issue de la gauche révolutionnaire : ce qu’ils taisent, et c’est un comble, c’est que le danger qu’ils décrivent vient de leurs rangs, les Farc, des camarades marxistes révolutionnaires, comme eux ! Or, le syndicalisme est nécessaire à la démocratie.

vendredi 11 juillet 2008

Consensuel, Sarkozy recevra le dalaï lama et se rendra à Pékin

Le PS ostracise et y voit "un manque de cohérence"
Nicolas Sarkozy a confirmé mercredi sa participation attendue à la cérémonie d'ouverture, après une rencontre avec son homologue chinois Hu Jintao au matin de la journée de clôture du sommet du G8 à Toyako.
Le Premier ministre François Fillon a salué sur RTL une décision "sage" et "responsable".
Il a en outre expliqué à ceux qui ne sont pas aux responsabilités qu'en tant que président de l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy avait l'accord unanime des chefs d'Etat et de gouvernement européens. Il a aussi fait valoir que "le président de la République avait demandé qu'il y ait un dialogue qui s'instaure entre le gouvernement Chinois et les représentants du dalaï lama" et que "ce dialogue avait commencé".
En revanche, au Parti socialiste, Laurent Fabius et Arnaud Montebourg ont critiqué le manque de "cohérence" du chef de l'Etat qui selon eux donne l'impression que la France se plie aux "injonctions de la Chine". Fallait-il qu’il se pliât aux injonctions du PS et de Robert Ménard, sachant que le dalaï lama est beaucoup moins intransigeant et borné.
"Ce qui me frappe c'est les modifications de position : pendant un temps c'était oui, ensuite c'était non, maintenant, si j'ai bien compris, c'est oui", a critiqué Laurent Fabius sur
Europe 1. Ce n’est en tous cas pas ‘ni-ni’…
Recourant au ‘on’ universel avec une modestie confondante, l'ancien Premier ministre a estimé qu’ "on perd toujours lorsqu'on manque de cohérence". Est-ce une moralité, selon La Fontaine, ou une maxime de La Rochefoucauld, un Poitevin ?... La France "n'a pas à faire de la provocation vis-à-vis de la Chine -le Tibet fait partie de la Chine- mais on n'a pas à se faire dicter notre comportement", à "se plier aux injonctions d'un autre pays", a-t-il affirmé, dans un élan d’opposition, pour se rappeler aux camarades socialistes. Fafa faisait référence à des déclarations de l'ambassadeur de Chine à Paris demandant à Nicolas Sarkozy de ne pas recevoir le dalaï lama sous peine de "conséquences graves".
Le fielleux n°2 du PS s’est distingué à son tour. "On voit bien comment le pouvoir s'est mis finalement sous la pression du régime chinois avec une ligne qui n'est pas claire", selon le député
PS de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg. "Finalement on a perdu sur tous les terrains, et vis-à-vis des Chinois qui ont gagné, et vis-à-vis des droits de l'Homme que nous avons nous perdu", a-t-il déclaré sur France Inter.
C’est donc une leçon que le tandem Fabius-Montebourde adresse à l’Europe entière, puisque Nicolas Sarkozy peut se prévaloir de l'accord unanime des chefs d'Etat et de gouvernement européens.
Coprésident du groupe des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, s’en est pris frontalement au Président et a dénoncé "un scandale", lors d'un point presse au Parlement européen à Strasbourg.
"Aller à l'ouverture des Jeux comme le font Bush et Sarkozy, c'est faire allégeance au Parti communiste chinois", a-t-il estimé accusant Nicolas Sarkozy d'avoir pris sa décision pour sauvegarder les intérêts économiques de la France qui "veut vendre des centrales nucléaires". Et en passant, créer de l’emploi, tout en promouvant le savoir faire scientifique français.

Quant au secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF), Robert Ménard, l’agité qui a médiatisé l’opposition à la Chine et l’a insultée lors du parcours de la flamme olympique en France, il y voit une "capitulation en rase campagne", estimant que le chef de l'Etat se faisait "rouler dans la farine" et donnait "un chèque en blanc" au régime chinois. Sa Cynique Majesté Royal n’a-t-elle pas fait la promotion de la justice chinoise, sans que Ménard grimpe aux rideaux et aux tours de Notre-Dame ? Cette cohérence que prône la paire Fabius-Montebourg, probablement.

Responsable, la majorité a approuvé mercredi la décision du Président Sarkozy d'assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques à Pékin.
L'UMP a également salué, par la voix d'un de ses porte-parole, Frédéric Lefebvre, une "décision sage et constructive", "seule à même d'aider à l'aboutissement du dialogue entamé entre les autorités chinoises et les représentants du dalaï lama". Rechercher le dialogue fait moins de bruit que gronder à distance, mais administrer la preuve que l’humanisme n’est pas qu’un mot dans les discours.
Le socialisme n'est pas seulement le marxisme chinois, ici dénoncé, c'est aussi le marxisme-léniniste, peu évoqué en la circonstance et qui n'a pourtant rien à lui envier. Si l'agression actuelle de la Chine est calculée pour détourner des massacres staliniens et faire endosser aux seuls pays pro-chinois la responsabilité par milliers du massacre de victimes innocentes, de génocides dans plusieurs pays, comme au Cambodge, le malaise est plus profond que ce qu'en disent les Ménard, dresseurs de rideaux de fumée. Il convient donc de rappeler les vertueux socialistes ou Verts au devoir de mémoire et à un minimum de pudeur, en les incitant à la repentance pour des soutiens devenus inavouables. Les staliniens à coeur ne doivent pas réactiver dans les partis politiques et les syndicats, et donc où que ce soit en France, des comportements dont, sans les nommer, certains ont conservé la nostalgie et l'empreinte.