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vendredi 7 avril 2017

Chantiers de St-Nazaire: l'Etat-PS consent à perdre le contrôle

L'Etat devrait signer un accord avec l'italien Fincantieri  pour la reprise de  STX France

Reprise des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire par l'italien Fincantieri bientôt consacrée par le gouvernement français 

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L'Italien, proche de la Chine, a obtenu de Hollande qu'il limite sa participation à moins de 50% du capital des ex-Chantiers de l'Atlantique (chantiers navals de Saint-Nazaire, commune PS, et ceux de Lorient, commune socialiste et fief de Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de la Défense).

Selon ce projet 
d'accord, présenté jeudi par le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, un apparatchik socialiste, le groupe italien reprendrait environ 48% du groupe mis en vente après la faillite de sa maison mère, le sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding. Auxquels s'ajoutent d'autres capitaux italiens, ceux de la fondation  CR Trieste (6,66 %).

Le groupe public militaire DCNS - spécialisé dans l'industrie navale militaire, l'énergie nucléaire et les infrastructures marines - entrerait au capital à hauteur d'environ 12%, l'Etat français conserverait ses 33% et la fondation privée italienne CR Trieste reprendrait le reliquat, soit 55%.
"Fincantieri présente maintenant un projet industriel ambitieux pour les chantiers. Il sera soumis à la consultation des salariés dans les prochains jours", a déclaré Christophe Sirugue devant la presse.

"Il comporte des engagements relatifs à l'emploi, aux liens des chantiers avec leurs sous-traitants, sur la pérennité du site, sur l'indépendance du bureau d'études et de l'ingénierie et de l'autonomie commerciale de l'entreprise", a-t-il ajouté.

Un accord de gouvernance, avec l'équilibre du capital, est proposé pour huit ans, et un pacte d'actionnaires, qui octroie à l'Etat français un droit de veto, notamment sur les décisions stratégiques, est prévu sur 20 ans, a précisé ce rival de Montebourg à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire.
L'Etat conserverait par ailleurs son droit de préemption si Fincantieri se dégageait, le droit de préemption actuel restant ouvert tant que la signature entre Fincantieri et les Coréens n'est pas intervenue.

Christophe Sirugue a indiqué que l'Etat est toujours en discussion avec Fincantieri mais que les étapes difficiles étaient passées.

La direction de STX France a accueilli "comme une bonne nouvelle l’annonce faite ce jour d’une avancée significative dans le traitement du dossier de l’actionnariat de STX France".
"Cette décision met fin à une période trouble pénalisante pour les activités de l’entreprise et permet d’envisager avec sérénité l’avenir industriel du site de Saint-Nazaire" (Loire-Atlantique), déclare Laurent Castaing, directeur général, cité dans un communiqué.

Le PDG de DCNS - société détenue à hauteur de 62 % par l’État français et de 35 % par Thales (groupe d'électronique spécialisé dans l'aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre) - , Hervé Guillou, a salué de son côté une opération qui garantit, "la préservation des intérêts stratégiques de la France tout en renforçant notre capacité d’exportation", selon lui.

La crainte d'une "nationalisation italienne déguisée"

A l'issue de sa présentation du projet  jeudi après-midi, Christophe Sirugue a eu le sentiment que l'accueil des organisations syndicales avait été "plutôt positif, voire très positif" et qu'elles avaient salué les avancées obtenues.

Syndicats et élus locaux craignaient en vérité surtout que le groupe italien soit tenté de rapatrier une partie de la charge de travail de Saint-Nazaire, alors que le carnet de commandes de STX France est plein jusqu'en 2026. Les accords qui le lient aux chantiers navals chinois, et qui incluent des transferts de technologies, inquiètent aussi. 
Fincantieri appartient à la société Fintecna, contrôlée par le ministère italien de l'Economie. Quant aux actionnaires de STX France (ex-Alstom marine), c'est l'entreprise coréenne STX Europe  à 66,66%  et Bpifrance (État français) à 33,34 %.
"C'est préjudiciable aux salariés de STX que l'Etat français n'ait pas été jusqu’au bout de cette idée de nationalisation, même transitoire", a estimé, plus tôt dans la journée, la déléguée syndicale Force ouvrière (FO) aux chantiers navals STX, Nathalie Durand-Prinborgne, exprimant ses craintes, après la publication des grandes lignes du projet d'accord qu'elle a découvertes à la lecture du quotidien Le Monde.

Christophe Sirugue a déclaré qu'une éventuelle nationalisation de STX Francetelle solution avait "toujours été une hypothèse de travail si nous ne parvenions pas à obtenir un projet industriel à la fois solide et sécurisé" avec le Fincantieri.
"Aujourd'hui, la proposition qui nous est faite par Fincantieri (...) et les éléments que nous avons obtenus dans la négociation (...) pour donner un avenir aux chantiers navals", a affirmé le secrétaire d'Etat de Valls (depuis le 27 février 2017), puis Cazeneuve.

Un petit tiers du capital de Fincantieri, créé à Trieste en 1736, est entre les mains d'investisseurs privés et le groupe est coté à la bourse de Milan depuis 2014.
Le groupe s'enorgueillit d'avoir construit plus de 7.000 navires sur 20 chantiers sur quatre continents, dont 15 en Europe (huit en Italie), et d'être un des plus grands employeurs européens du secteur avec 19.000 salariés, dont 7.500 en Italie, auxquels s'ajoutent 80.000 salariés chez ses sous-traitants.
Il a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 4,4 milliards d’euros et possède un carnet de commandes de 21,8 milliards d’euros pour 106 navires commandés et un peu plus de cinq ans de travail ferme assuré.
STX France emploie pour sa part à Saint-Nazaire quelque 2.400 salariés, hors intérimaires et sous-traitants.

Un temps envisagée par le gouvernement, l'hypothèse d'une nationalisation est donc écartée. Fincantieri a été partiellement privatisé en juin 2015, mais l'État italien reste un actionnaire important.


jeudi 25 avril 2013

Hollande en Chine, en violation de tous ses principes et promesses

François Hollande va quémander l'aide des Chinois

Le président français est arrivé ce jeudi à Pékin pour une visite d'Etat de deux jours

Hollande se rend dans l'un des pays 
 totalitaires au monde

L'objectif est intéressé: relancer les exportations françaises vers l'un des pays les plus totalitaires au monde. La Chine serait moins puissante qu'elle serait boycottée. Il rencontrera donc le numéro un chinois, Xi Jinping, à 15h15.

Pour le chef de l'Etat, cette visite est une première  qui vise à rééquilibrer les échanges commerciaux très défavorables à la France, et faire connaissance de la nouvelle direction chinoise, un souci qu'il n'a pas pour le nouveau pape


Au cours de cette visite de 37 heures - autant que de voyage- qui le mènera également vendredi à Shanghai, la capitale économique du pays, le président français s'entretiendra à trois reprises avec son nouvel homologue chinois, Xi Jinping, qui a pris ses fonctions de chef de l'Etat il y a cinq semaines. François Hollande est le premier dirigeant d'une puissance occidentale reçu par Xi Jinping avec les égards d'une visite d'Etat dans la capitale chinoise. 


Hollande profite ainsi de la relation singulière depuis que la France du général de Gaulle a reconnu la République populaire de Chine de Mao Zedong, le 27 janvier 1964, devenant la première grande nation à franchir le pas.


Réduire le déficit commercial français
Hollande plaidera pour une réduction du déficit commercial abyssal qui plombe le commerce extérieur français avec la Chine. Nicole Bricq, la ministre (ci-contre) l'a encore laissé s'élever l'an dernier à près de 26 milliards d'euros, soit 40% environ du déficit extérieur global accusé par l'économie française. Plusieurs accords institutionnels et quelques contrats pourraient être signés jeudi. De nouvelles commandes d'Airbus A320 et de long-courriers sont ainsi attendues. 


Dans le nucléaire civil, n'en déplaise aux ministres Verts (EELV), deux lettres d'intention seront vraisemblablement signées, portant sur la construction d'un centre de retraitement des déchets similaire à celui de La Hague (ouest de la France), ainsi qu'une nouvelle tranche de deux réacteurs EPR à Taishan. Renault pourrait également signer pour la construction, en alliance avec son partenaire chinois Dongfeng, une usine qui produirait 150 000 véhicules par an à Wuhan. 

La France espère signer aussi plusieurs accords institutionnels ou contrats dans des secteurs qui reflètent l'évolution du mode de vie chinois: le développement urbain durable, l'agroalimentaire, la santé ou l'économie numérique. 


Une importante délégation, dont des ...touristes
L'Europe envahie par la Chine
Le président Hollande emmène avec lui huit ministres ainsi qu'une soixantaine de dirigeants d'entreprises, parmi lesquels des fleurons du CAC 40 (Total, EDF, Saint Gobain, LVMH, Alstom) mais aussi de grosses PME ou PMI (ETI, 350 à 5 000 salariés). Mais que font en Chine la maîtresse présidentielle, Martine Brochen-Aubry comme invitée spéciale du ministère français des Affaires étrangères,  Bruno Le Roux, le premier des députés socialistes, sinon qu'il est aussi totalitaire que les cadres du parti communiste chinois. 
Au chapitre diplomatique, il devrait interroger son homologue chinois sur son analyse du regain de tension dans la péninsule coréenne, Pékin restant le principal allié du dictateur de Pyongyang.

Hollande "abordera certainement" la question des droits de l'homme en Chine
Peu avant la visite de François Hollande en Chine, les 25 et 26 avril, deux 'bêtes noires' de Pékin, le premier ministre tibétain en exil, Lobsang Sangay, et la dissidente ouïgoure Rebiya Kadeer ont effectué un déplacement parisien. Arrivés séparément le même jour, jeudi 18 avril, ils ont effectué des visites discrètes, sans rencontres de responsables français, mais l'ambassade de Chine à Paris s'est malgré tout émue de l'organisation de réceptions pour ces deux personnalités à l'Assemblée nationale et au Sénat. Des pressions ont été exercées pour qu'elles soient annulées, en vain. Même sur le sol français, il est devenu difficile d'évoquer les sujets qui fâchent avec la deuxième puissance économique mondiale.

Devoir de mémoire
1989: place Tiananmen

Après la répression sanglante du mouvement démocratique en 1989, des étudiants chinois en fuite furent accueillis en héros et fêtés à Paris à l'occasion du défilé célébrant le bicentenaire de la Révolution. "Un régime, qui, pour survivre, en est réduit à faire tirer sur la jeunesse qu'il a formée et qui se dresse contre lui au nom de la liberté, n'a pas d'avenir", déclarait alors François Mitterrand.

En 2004, alors que le numéro un chinois, Hu Jintao, devait s'exprimer à l'Assemblée nationale, des élus du PS, dont Laurent Fabius, avaient demandé aux députés socialistes de ne pas cautionner par leur présence "un dictateur qui bafoue les droits de l'homme". Jean-Marc Ayrault, alors président du groupe socialiste à l'Assemblée, jugeait que le chef de l'Etat avait "franchi les bornes de la Realpolitik ".

VOIR et ENTENDRE , vingt ans après, en 2009, l'évocation des événements qui ont fait des milliers de victimes du pouvoir communiste:


Avec François Hollande, il s'agit, selon l'Elysée, de parler -peut-être- de ces sujets sensibles" dans le respect et sans fracas" et d'"avancer de manière pragmatique". "Il ne faut pas faire un grand show idéologique, car cela braque les Chinois. Mais ne pas en parler serait un signe de faiblesse", explique-t-on dans l'entourage du président. La gauche revenue au pouvoir, les  tonitruantes déclarations socialistes appartiennent désormais au passé, priorité semble être donnée au pragmatisme, comme au temps de la droite: le changement, ce n'est pas maintenant sur ce sujet non plus.

"Les immolations au Tibet ont évidemment jeté la consternation"


Le Tibétain Jamphel Yeshi, 27 ans, réfugié en Inde depuis 2006, s'était transformé en torche humaine (ci-contre) pour protester contre la visite à New Delhi du président chinois Hu Jintao. Il est mort le 28 mars 2012


Selon Fabius,  "il n'y a pas d'autre piste pour avancer, s'agissant du Tibet, que le dialogue entre les autorités chinoises et le dalaï-lama, pour parvenir à une solution durable qui respecte pleinement l'identité culturelle et spirituelle tibétaine, dans le cadre de la République populaire de Chine, dont fait partie le Tibet".Le chef de la diplomatie qui accompagnera François Hollande lors de cette visite, a répondu à l'Assemblée nationale à la question d'un député sur le non-respect par Pékin de l'autonomie du Tibet, sur les immolations de moines tibétains et sur l'emprisonnement du Prix Nobel de la paix Liu XiaoboLe président François Hollande "abordera certainement" la question des droits de l'homme au cours de sa visite en Chine jeudi et vendredi, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, mercredi 24 avril. "Mais il le fera avec le souci de l'efficacité et sans esprit de provocation", a-t-il précisé. En foireux, donc.


Lu Xiaobo détenu depuis 2009


"A chaque fois qu'il nous est donné de parler avec les autorités chinoises, nous abordons ces questions. Je l'ai fait moi-même, il y a quelques jours en étant reçu par les plus hautes autorités chinoises, (...) non pas avec à l'esprit telle ou telle provocation mais dans le souci de l'efficacité", a dit le ministre. Et d'ajouter : "Il en est de même s'agissant du Prix Nobel et de son épouse."


Liu Xiaobo, un intellectuel accusé de "subversion", purge depuis 2009 une peine de onze ans de réclusion pour avoir corédigé un texte prônant la démocratie en Chine. Son épouse, Liu Xia, est en résidence surveillée depuis plus de deux ans, et très rares sont les personnes à avoir réussi à rompre l'isolement qui lui est imposé.

Pour le sociologue Jean-Louis Rocca, chercheur au CERI à Sciences Po, on assiste à un "jeu de théâtre d'ombres qui ne fait guère avancer les choses". "Les Occidentaux doivent en parler sans en parler ; les Chinois se fâcher sans se fâcher, car il faut d'abord faire du business", explique-t-il.

En 2008, la répression chinoise au Tibet soulèva le débat d'un éventuel boycottage partiel ou total des Jeux Olympiques de Pékin. 

Agression contre de la porteuse 
de la flamme olympique à Paris
Jean-Louis Bianco, député PS des Alpes-de-Haute-Provence, vice-président du Groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée nationale déclara alors: - "Je suis fermement convaincu que menacer de boycotter la cérémonie est une bonne idée. Et qu'il faudra mettre la menace à exécution si rien ne bouge, non seulement sur la question du Tibet, mais pour les droits de l'homme en Chine en général, et les centaines d'opposants et de journalistes emprisonnés."
Noël Mamère, député-maire Verts (EELV) de Bègles (Gironde), membre du Groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée nationale :
- "Il faut évidemment brandir la menace de boycott des Jeux Olympiques de Pékin. Mais il faut avant tout que l'ensemble de la communauté internationale se mobilise contre les massacres de Tibétains. Nous l'avons déjà fait il y a quelques années lors de la visite de Li Peng, dit 'le Boucher de Tiananmen'".
Ségolène Royal sur 
la muraille de Chine en janvier 2007
Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français (PCF) : "Face à cette question du boycott des Jeux olympiques, au lieu de se retourner vers le monde sportif, je crois que c'est aux autorités politiques de prendre leurs responsabilités. Or, on assiste à beaucoup d'hypocrisie car ceux qui appellent aujourd'hui au boycott sont les mêmes qui vont en Chine pour signer des contrats ou pour aller chercher la 'bravitude' sur la grande muraille. "
François Hollande, le premier secrétaire du PS, avait indiqué qu'il fallait "évoquer l'hypothèse" d'un boycott de la France aux JO, ajoutant qu'il fallait "utiliser toutes les armes et toutes les pressions internationales".

Jean-Pierre Raffarin chaperonne Hollande pour éviter tout accrocOn se souvient en effet que le  "président normal" a commis un impair au Maroc...

jeudi 4 avril 2013

Hollande au Maroc pour un stage de protocole et d'étiquette

Ce que Hollande compte nous imposer 
(hors fiscalisation...) 

Aura-t-il retenu la leçon ?

Voici ce qui nous attend...

VOIR et ENTENDRE  le compte-rendu de stage par Yann Barthès le 4/4/2013:
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Le Petit Journal 04/04/13

A noter la multiplication des retours au pays.

Les ministres français venus d'ailleurs ont-ils le mal du pays ?

Le couple présidentiel comptait poursuivre le voyage officiel avec un petit week-end inclus dans la prestation élyséenne.

Fleur Pellerin est allée se faire voir en Corée.
Quatre jours pour acheter coréen: le "made in France" a du plomb dans l'aile...

La franco-marocaine Najat Vallaud-Belkacem est arrivée au Maroc dans les bagages de Hollande sans doute pour aller faire du prosélytisme dans les collèges chérifiens: elle y tente de promouvoir le mariage homosexuel marocain...


8,10 % d’hommes et 30 % de femmes homosexuels, selon une étude, et 

Les hommes prostitués sortent de l'ombre à Casablanca (Slate)

Et encore Slate sur le sujet: la bombe du philosophe français Luc Ferry sur un plateau télévisé de Canal+ dénonçant l'implication d'un "ancien ministre" dans une supposée affaire de pédophilie à Marrakech rappelle que les touristes sexuels ont fait du royaume l'un de leurs terrains de chasse privilégiés.


mardi 23 octobre 2012

Made in France: Bruxelles tacle Montebourg

La France ne braque pas Bruxelles seulement sur le déguisement de Montebourg 




Nono  Montebourde présente
son projet de
redressement productif:
le minitel "made in France"


Le commissaire européen au Commerce dénonce le protectionnisme prôné par le ministre du Redressement productif de Hollande 
"Monsieur Montebourg s'affiche contre la mondialisation, il est protectionniste, c'est un choix. Mais son raisonnement ne tient pas la route. La France ne peut pas, seule, redistribuer les cartes du commerce mondial.", a estimé le Belge Karel de Gucht.
Le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, avait déjà exprimé ses craintes sur le "protectionnisme patriotique" de Montambour ce week-end. 
Celui-ci lui a suggéré en retour "de rééquilibrer les rapports déséquilibrés existants entre des nations industrielles pour défendre aujourd'hui l'industrie française et européenne". 
Le ministre redresseur  a en outre ajouté que "le bilan du libre-échange mondial proposé par l'OMC est un désastre".


Bruxelles rejette par ailleurs l'idée de la France de "mettre sous surveillance les importations de voitures coréennes
M. de Gucht démonte la revendication de Paris dans un  entretien publié ce mardi par Le Figaro.

"Nous avons mené l'enquête et conclu que cette requête n'est pas fondée.", a-t-il indiqué. "La Commission vient donc de refuser la demande de Paris. Les conditions juridiques ne sont pas remplies. Bien plus, les chiffres montrent que l'accord de libre-échange signé avec Séoul en 2011 est largement favorable à l'UE. Notre déficit commercial bilatéral est tombé au plus bas.", a-t-il précisé.


Interrogé sur l'intention de l'UE de négocier d'autres accords de libre-échange, le commissaire européen a admis que
des négociations vont commencer avec le Japon. 
"Mais nous nous arrêterons s'il n'y a pas assez de progrès sur l'ouverture du marché nippon dans un délai de douze mois. L'accord n'est pas pour demain.", a-t-il souligné.
Avec les Etats-Unis, "je présenterai décembre un rapport de faisabilité aux Vingt-sept, en cosignataire avec mon homologue américain Ron Kirk.", a-t-il annoncé. "Les augures sont bons, la négociation ne sera pas facile. Cela pourrait créer quelques problèmes avec la France et son agriculture," a malgré tout admis K.de Gucht.

Demain, Montebourg enlève le bas
et propose le slip Kangourou
"made in France"

dimanche 22 juillet 2012

Fleur Pellerin a un "ministère sexy"

La ministre s'effeuille dans la presse:  ses modèles, potins et chiffons 






Après Taubira dans les prisons ou 
Duflot habillée en femme à l'Assemblée,
la parité, intelligente et responsable
est visiblement un plus
pour la réduction de la dette publique






Le magazine Elle se livre au contrôle au faciès 
"Seule 'asiatique' à diriger un ministère, elle détonne parmi ses collègues, même issus de la diversité," souligne l'hebdomadaire socialiste dédié à Hollande au cours de la présidentielle et aux candidates du PS pendant les législatives.


Elle a recensé les sujets de préoccupation de l'Asiatique


Fleur Pellerin, ministredéléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Innovation et de l'Economie numérique établit un surprenant parallèle entre elle et Jackie Kennedy, femme du président américain John Fitzgerald Kennedy. 
Elle ne pose pas à la ministre d'origine coréenne, la question de la concurrence asiatique à laquelle nos PME doivent faire face, ni du risque de conflit d'intérêts entre la raison d'Etat et le coeur. 


Dans cet entretien, la ministre revient plutôt sur la jupe très courte qu'elle portait le 22 juin en se rendant à l'Élysée  (outre la cellulite  aux cuisses, photo agrandie ci-dessous). 
Elle fait aussi la révélation essentielle du surnom que l'équipe de campagne donnait à François Hollande pendant la campagne : POTUS.


Les PME lui laissent du temps libre

Superficielle, la ministre se raconte

"On a cru que j’avais mis une mini-robe. Tant pis !"

"Votre mari [Laurent Olléon] n’est pas jaloux ?" demande  à la fine  Fleur du gouvernement l'hebdomadaire féministe étonnamment soucieux des états d'âmes de maris.

Réponse de la ministre : Il est un peu écœuré. [mais pas superstitieux...] Il a connu François Hollande avant moi et des articles parus dans la presse laissent entendre que j’aurais placé mon " coiffeur " dans un autre ministère ! Alors qu’il est conseiller d’Etat ! Mais il vit le syndrome " je suis le mari de Jackie Kennedy ".

La ministre déléguée, notamment, à l'Economie numérique, livre ensuite une autre anecdote, également liée aux États-Unis.

"Pendant la campagne, on disait Potus, comme dans "The West Wing" (Président of the United States dans la série « A la Maison Blanche ») pour se marrer, parce que PDR, président de la République, c’est pas terrible."

Dernier passage de cet entretien à ElleFleur Pellerin revient aussi sur son arrivée très remarquée en Conseil des ministres, le 22 juin.

" L’autre jour, je portais une robe qui remonte quand je marche. La cour de l’Elysée est super longue. J’ai compris qu’en entrant la robe serait au-dessus du genou mais qu’arrivée aux marches elle serait beaucoup plus haut.

Et, de fait, on a cru que j’avais mis une mini-robe. Tant pis ! "

Sans machisme aucun, il était politiquement correct que le Bondy blog qualifiât Rachida Dati de "femme fatale"



On peut aussi attendre longtemps la réciproque aux critiques du Nouvel Obs qui stigmatisa l'ancienne Garde des Sceaux pour son goût du luxe, des beaux et coûteux vêtements et surtout des chaussures. "Folle de godasses, " Fleur ?


La ' fashionista' socialiste  incarne l'ère Hollande du bling-bling, mais aussi sa vanité et sa vacuité idéologique.