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vendredi 12 juillet 2019

Des migrants clandestins occupent le ...Panthéon, encadrés par un collectif de sans-papiers

Des "Gilets noirs" sont entrés en force dans le sanctuaire dédié à de grands serviteurs de la France

Le Panthéon a été investi par plusieurs centaines de migrants en situation irrégulière
  
Les gilets noirs, sans papiers, en activité ou au chômage occupent le siège d'Elior à La Défense, à Paris, le 12 juin.Instrumentalisés par des activistes d'extrême gauche, ils ont pris possession des lieux pour exiger leur régularisation et un rendez-vous avec le premier ministre Edouard Philippe. Plusieurs centaines de migrants, encadrés par le collectif "La Chapelle Debout", collectif d'aide aux migrants évoquant les 'Nuit debout', et se présentant comme  des "Gilets noirs", se sont introduits dans le monument parisien, vendredi 12 juillet à la mi-journée

Touristes évacués, manifestants "nassés" par les CRS

700 migrants et soutiens ont pénétré dans le sanctuaire en début d'après-midi, selon une activiste du collectif présente à l'intérieur.
"Nous sommes nassés par des dizaines de CRS, le casque à la main. (...) L'ambiance est bon enfant. Il y a beaucoup de prises de parole sur le racisme, nos revendications", a-t-elle expliqué, usant de la terminologie de la gauche ultra, précisant que "les touristes ont été évacués", sans autre choix.


Une vidéo diffusée sur Twitter montrait plusieurs centaines de personnes sous la coupole du Panthéon, scandant "Gilets noirs ! Gilets noirs !" au pied de la statue de la Convention, désignant des migrants politisés vivant en foyer financé par la France ou dans la rue en Ile-de-France, notamment à la Porte de La Chapelle.
Le 10 octobre 1793, la Convention montagnarde consacrait l'établissement d'un régime d'exception, désigné plus tard sous le nom de la Terreur, déclarant : "Le gouvernement provisoire de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix".
Dans un communiqué, ces hommes d'apparence africaine se présentant comme "des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française" qui ne les a pas invités à rejoindre la communauté nationale, demandent "papiers et logements pour toutes et tous". "On ne veut plus avoir à négocier avec le ministère de l'Intérieur et ses préfectures. On veut parler au Premier ministre Edouard Philippe, maintenant !", écrivent-ils.


Ils s'imposent aux gouvernements faibles, sous couvert d'humanisme
"Beaucoup de gens vivent sans droit depuis des années. On occupe pour interpeller le Premier ministre pour une régularisation exceptionnelle. Il n'y a pas eu de régularisation exceptionnelle depuis la prise de pouvoir de Mitterrand (en 1981). Il est temps qu'il y en ait une", a décrété un membre du collectif Droits Devant ! au cours de l'opération. "Le Panthéon est un signe des grands hommes. Il y a à l'intérieur des symboles de la lutte contre l'esclavage. On se bat contre l'esclavage du troisième millénaire", a-t-il expliqué. Le collectif "gilets noirs" mène régulièrement des actions coups de poing en soutien aux sans-papiers.
Depuis novembre 2018, les gilets noirs se mobilisent contre les centres de rétention ou devant les préfectures pour demander une régulation collective de tous les "exilés". Dans une tribune, des artistes, intellectuel.les, universitaires, organisations, se sont déclarés solidaires du mouvement des gilets noirs. Signataires : ABD AL MALIK rappeur, écrivain et réalisateur, Act Up-Paris, Action Antifasciste Paris-Banlieue, AFA, Eric ALLIEZ professeur des Universités, Paris 8, Santiago AMIGORENAréalisateur argentin, Aude ARAGO, artiste chorégraphe et photographe, Syndicat ASSO SOLIDAIRES, Association Femmes Plurielles, Association Marocaine Des Droits Humains AMDH-Paris/IDF, Association des Travailleurs maghrébins de France, ATMF, Marine BACHELOT NGUYEN, autrice [pourquoi pas !] et metteuse en scène, Etienne BALIBAR, ancien professeur des Universités de Paris-Nanterre, Ludivine BANTIGNY historienne, MFC à l’Université de Rouen-Normandie, François BEGAUDEAU, écrivain, acteur et réalisateur, Hourya BENTOUHAMI, philosophe, Université de Toulouse Jean-Jaurès, Mohammed BEN YAKHLEF, élu municipal de Villeneuve-Saint-Georges, Emmanuelle Béart, actrice, Arno BERTINA écrivain, Juliette BINOCHE, actrice, David BOBÉE, metteur en scène et directeur du CDN de Rouen-Normandie, Saïd BOUAMAMA Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), Nedjma BOUAKRA, journaliste, Alima BOUMEDIENE THIERY, avocate, Cécile BOURGADE, enseignante, Louis BOYARD, Président de l’Union Nationale Lycéenne (UNL), Brigade anti-négrophobie, BAN, CGT de la Cité nationale de l’histoire de l’Immigration, CGT Info’com, Florian CHAVANON, éditeur, Vanessa CODACCIONI MCF, Université Paris 8, Collectif de Défense des Jeunes du Mantois, Philippe CORCUFF, maître de conférences de science politique à Sciences Po Lyon, Alexis CUCKIER, Maître de conférences en philosophie, Université de Poitiers, Gerty DAMBURY, autrice et metteure en scène, Romaric DAURIER, directeur du Phénix, scène nationale de Valenciennes, Laurence DE COCK, historienne et essayiste, Collectif DÉSARMONS-LES !, Penda DIOUF, autrice Direction du Théâtre de La Commune, CDN Aubervilliers, Suzanne DOPPELT, auteur, Karima EL KHARRAZE, auteure et metteuse en scène, EMMA, blogueuse féministe et anticapitaliste, Annie ERNAUX, écrivaine, Jean-Baptiste EYRAUD porte-parole du DAL, Eric FASSIN, sociologue, Université Paris 8, Gwen FAUCHOIS, Franck FISCHBACH, enseignant-chercheur, Strasbourg, Fondation FRANTZ FANON, Georges FRANCO, artiste peintre, Arnaud FRANÇOIS, professeur à l’Université de Poitiers, département de philosophie, Florian GAITÉ, philosophe et critique d’art, Isabelle GARO enseignante en philosophie, Paris, Franck GAUDICHAUD enseignant-chercheur, Université Grenoble Alpes, Ouissame GHMIMAT, militant des droits humains, Nacira GUÉNIF, sociologue, professeure Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Eric HAZAN, éditeur, éditions La Fabrique, Odile HENRY, sociologue, Paris 8, Juan Camilo HERNANDEZ SANCHEZ musicien, Véronique HUBERT artiste, Collectif IRRÉCUPÉRABLES, La Compagnie JOLIE MÔME troupe de théâtre, Anne JOLLET historienne, Université de Poitiers, Maria KAKOGIANNI écrivaine, Anasse KAZIB cheminot SUD-Rail, Lalla KOWSKA RÉGNIER, autrice [sic] et commerçante, Aude LALANDE bibliothécaire, Lila LAMRANI, docteure en philosophie de l’Université Paris Sorbonne, Olivier LE COUR GRANDMAISON, universitaire, Camille LOUIS, philosophe et dramaturge, Michael LOWY, directeur de recherches émérite, Armelle MABON, historienne, Pascal MAILLARD, universitaire et responsable syndical SNESUP-FSU, Patrice MANIGLIER philosophe, Sébastien MARTEL, guitariste, Jean-Pierre MARTIN, psychiatre, Xavier MATHIEU, comédien et ex porte-parole CGT des Conti, Madjid MESSAOUDENNE, élu de Saint-Denis, Bénédicte MONVILLE élue d’opposition à Melun (BVAM), Conseillère Régionale d’Ile de france (groupe AES), Olivier NEVEUXuniversitaire, Stanislas NORDEY metteur en scène, Yves PAGÈSécrivain et co-directeur des Editions Verticales, Ugo PALHETAsociologue, MCF à l’université de Lille, PARIS D’EXIL, Parti des Indigènes de la République, PIR, Willy PELLETIER coordinateur de la Fonction Copernic, Evelyne PERRIN Conseil Scientifique d’ATTAC, Roland PFEFFERKORN sociologue, Université de Strasbourg et chercheur au CNRS, Manuel REBUSCHI enseignant-chercheur en philosophie, Université de Nancy, Matthieu RENAULT Université Paris 8, RESOME, Ulrike Lune RIBONI enseignante-chercheuse, Université Paris 8, Jonathan RUFF-ZAH UJFP, Marion SIEFERT, metteuse en scène, Pauline SIMON, artiste, Omar SLAOUTI, militant antiraciste, Olivier STEINER, écrivain, producteur de radio et chroniqueur, Rémy TOULOUSE, directeur littéraire, Editions La Découverte, Union juive française pour la paix (UJFP), Eleni VARIKAS, professeur émérite, Françoise VERGÈS, politologue, militante féministe décolonisée antiraciste, Dror WARSCHAWSKI chercheur CNRS, Paris, Jacques Weber, acteur, Caroline ZERKI, maîtresse de conférences, université Paris-Est Créteil.
En juin, ils avaient brièvement occupé le siège du groupe Elior, à la Défense, pour "dénoncer son business" réalisé avec des sans-papiers "non déclarés". En mai, ils avaient également investi le terminal 2F de l'aéroport de Roissy contre "la collaboration d'Air France" dans les expulsions.

jeudi 3 janvier 2019

Européennes 2019 : Alain Juppé joue sa propre carte contre 'Les Républicains'

Entre Alain Juppé et Les Républicains, le divorce est consommé

Le maire de Bordeaux a décidé de faire cavalier seul en marge du parti gaulliste, signe de son désaccord avec la ligne majoritaire


Juppé n'a jamais accepté sa défaite à la primaire
Il a été battu une première fois par un autre ancien premier ministre, ne rassemblant que 33,5% des voix contre François Fillon, avec 66,5 % des suffrages au second tour de la primaire à droite pour la présidentielle 2017. A l'issue du premier des débats télévisés, il faisait pourtant la course en tête dans des sondages partisans. Eliminé de l'investiture du parti Les Républicains, il décida "de se retirer de la vie politique nationale, pour l'instant". Il avait pourtant été de nombreuses fois ministre dès le gouvernement de Jacques Chirac en 1986, a été à la tête du RPR puis de l'UMP, a siégé député pendant plus de 12 ans...

En 2004, une condamnation à de l'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris l'a forcé à s'éloigner temporairement de la vie politique. Il s'expatria.
Il se fit battre une seconde fois lors du congrès des Républicains de décembre 2017 : son candidat, Maël de Calan, son ancien porte-parole et conseiller départemental du Finistère, ne rassembla que 9,25% des voix contre 74,64% à Laurent Wauquiez, envers qui il voue depuis une haine tenace, bien que sa légitimité soit clairement établie

Après 42 ans de hauts et de bas au parti gaulliste, le septuagénaire de 73 ans n'a pas renouvelé sa carte. Il a été officiellement rayé de la liste des adhérents au 1er janvier.
 
2019, année de rupture pour Alain Juppé. RPR, UMP, Les Républicains, le maire de Bordeaux a connu le parti gaulliste sous toutes ses appellations et orientations. Il a tout traversé mais il a un passé de diviseur. 
En mai 68, Alain Juppé affirme avoir manifesté une fois dans les rues de Paris, de s’être intéressé aux mouvements marxistes et d'avoir même voté pour Alain Krivine, candidat de la Ligue communiste (LC, fusion de la Jeunesse communiste révolutionnaire et du Parti communiste internationaliste), au premier tour de l'élection présidentielle de 1969, contre le président de la République, ancien premier ministre de Charles de Gaulle, Georges Pompidou manquait de "punch".
En 1992, avec Edouard Balladur ou Jacques Toubon, qui conseillaient à Jacques Chirac de soutenir le "oui" au référendum sur la ratification du traité de Maastricht, Juppé poussa le président  à se mettre en porte-à-faux avec une majorité de membres de son propre parti qui, derrière Charles Pasqua et Philippe Séguin, faisaient activement campagne pour le "non".

En 1993-1995, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Edouard Balladur lors de la 'deuxième cohabitation", Juppé fut notamment mêlé, avec le président socialiste François Mitterrand, à une très trouble affaire de génocide lors d'une opération militaire au Rwanda, dont ils se fit l'avocat.
En 1995, nommé premier ministre par le nouveau président, Jacques Chirac, l'affaire de son appartement et de celui de son fils Laurent rend Juppé impopulaire dès le mois de son entrée en fonction.
La hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) est décidée tandis qu'une contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) est créée, mais les analystes politiques accuse le pouvoir de n'avoir pas expliqué les réformes nécessaires lors de la campagne présidentielle, ce qui est également reproché aujourd'hui à son ami Macron.
 doit également faire face à une résurgence des mouvements de l'immigration illégale. Pour la première fois, des centaines de sans-papiers occupent divers lieux en France, dont l'église Saint-Ambroise ou à l'église Saint-Bernard à Paris, pour arracher leur régularisation.
Outre
une foule de privatisations (Péchiney ou Usinor-Arcelor, les AGF ou CMA, etc), la récession de 1996 lui est largement imputée en conséquence du choc fiscal provoqué par sa hausse de l'ISF.
En 1997, sur les conseils de Juppé notamment, Jacques Chirac risque une dissolution de l'Assemblée nationale le 21 avril: cette décision se solde par la victoire de l’opposition de gauche aux élections législatives et l'arrivée du socialiste Jospin à Matignon.
La direction du parti n'a pas commenté cette désunion purement administrative. En effet, Alain Juppé, comme il l'a reconnu lui-même, n'a pas réglé ses cotisations au titre des années 2017 et 2018. Or les règles internes du parti sont claires : tout adhérent qui ne s'est pas acquitté de son dû pendant deux années consécutives prend la porte. « Je n'ai pas senti qu'il allait verser une larme », rapporte d'ailleurs un proche de l'ancien ministre des Affaires étrangères qui l'a croisé mercredi matin.

Les Européennes en ligne de mire ? 

Cette rupture met en lumière la profonde incapacité d'Alain Juppé à accepter un vote démocratique et à soutenir la nouvelle ligne majoritaire du parti, incarnée par son patron Laurent Wauquiez. Le cacique avait déjà pris récemment ses distances avec LR en expliquant notamment qu'il ne se reconnaissait plus dans le discours du parti sur l'Europe.

Alain Juppé rêve désormais d'un avenir à l'échelle du Vieux Continent
Ainsi aurait-il accepté en décembre de co-écrire un livre de défense de l'Europe. Des proches le voient en queue d'une liste 'La République en marche' (LREM) en pensant qu'il pourrait la pousser. "Mais je ne le vois pas aller dans cette direction. Cela cautionnerait tous les noms de la liste dont certains ne le bottent pas", tempère un proche du maire bordelais dans le quotidien francilien. 

Bataille des européennes ou non, la seule certitude est qu'Alain Juppé mènera ses futurs combats sans Les Républicains. L'incertitude est de savoir s'il va se trouver encore longtemps des Juppéistes pour suivre un perdant.
Elu eurodéputé aux élections européennes de 1989, Alain Juppé ne resta au Parlement européen que quelques mois, démissionnant dès octobre de la même année.
 

mercredi 24 février 2016

Jungle de Calais: Sarkozy avait raison trop tôt contre Hollande...

Ce que la presse partisane occulte mais qu'Internet n'oublie pas

Chacun de nos écrits passés peut à tout moment repasser au filtre de Google. 
Prenons l’exemple de Calais et, avant ce camp sauvage, de Sangatte

Ce fut une commune au centre d'une importante exposition médiatique pour avoir hébergé de 1999 à 2002 un centre d'accueil pour les immigrés sans-papiers cherchant à passer au Royaume-Uni.
Les commentaires de l'opposition étaient d'autant plus libres que la gauche ne croyait pas elle-même à son retour aux affaires. Les ténors s'époumonaient tranquillement sur la situation "insupportable" des migrants qui "se pressent dans le Calaisis pour franchir la Manche et atteindre l’Angleterre, sans d’ailleurs toujours y parvenir". Nous citons ce texte écrit en 2009, à un moment où, déjà, on annonçait la destruction des baraquements dans la 'jungle' de Calais et où on accusait à tour de bras : "Ce qu’on appelle la jungle est en fait la traduction sauvage de l’échec des politiques migratoires à l’échelle européenne.Rien ne s’est amélioré depuis six ans, puisqu’on traverse aujourd’hui la plus grave crise humanitaire depuis 1945 dans notre région du monde.

L’auteur de ce texte accusait Nicolas Sarkozy de vendre de l’illusion comme il avait vendu de la communication au moment de la fermeture de Sangatte : "Dans un premier temps, ils seront moins nombreux. Mais ensuite les mêmes causes produiront les mêmes effets et nous verrons surgir d’autres campements."
Pour sortir de cette crise, le conseilleur proposait une solution politique européenne, "une coopération entre la France et l’Angleterre, qui tarisse à la source les migrations des populations les plus en danger dans leur pays d’origine" et des "structures d’accueil permettant dans des conditions humaines de préparer des solutions pour chacun de ces exilés. Sinon, c’est l’hypocrisie générale. Cacher ces camps que je ne saurais voir, ces visages que je ne saurais regarder, ces ombres qui nous rappellent les guerres d’ailleurs, ces déchets et ces abris de fortune qui révèlent un malheur s’ajoutant à la crise que nous traversons. Au-delà de la jungle, le choix est entre la civilisation et la sauvagerie."   

L’auteur de ces lignes, publiées dans Slate, s’appelle François Hollande. 

Et c'est l'ancien rédacteur en chef et cofondateur des versions française et africaine du magazine en ligne Slate, qui le dit. "Reconnaissons qu’il avait raison, commente-t-il. D'ailleurs, après quatre années de pleins pouvoirs, qu'a-t-il fait ? Les causes ont produit les mêmes effets et on ne saurait que trop lui conseiller, avant d’envoyer les bulldozers détruire une nouvelle fois la jungle, de relire ses propres mots et de choisir entre la civilisation et la sauvagerie."
Dans cette attente et alors que Hollande a de nouveau reporté de quelques jours l'évacuation promise d'une partie du camp, relisons ses mots avec lui, dans son avion de retour de cinq jours en Polynésie et en Amérique du Sud, tandis qu'il laisse pendantes les affaires de l'Etat avec l'annulation du Conseil des ministres d'hier mercredi.  
En 2009, quand Eric Besson avait envisagé la fermeture du centre illégal de migrants clandestins, la gauche avait enfourché son cheval de la compassion. Le site Slate avait servi de support au populisme politique de François Hollande, député de la Lozère.
"La situation humaine des migrants qui se pressent dans le Calaisis pour franchir la Manche et atteindre l'Angleterre, sans d'ailleurs toujours y parvenir, est insupportable.
Elle l'est pour les exilés qui viennent butter dans le Calaisis, sur cette frontière naturelle du bout de l'Europe. Elle l'est aussi pour les habitants du Pas-de-Calais qui ont le sentiment de voir leur quotidien transformé en zone de transit et parfois de non-droit.
Ce qu'on appelle la 'jungle' est en fait la traduction sauvage de l'échec des politiques migratoires à l'échelle européenne.
Le ministre de l'identité nationale vient d'annoncer que les baraquements et les campements où s'entassent Afghans, Irakiens, Soudanais, Iraniens, seraient la semaine prochaine détruits à coups de bulldozers et que les migrants se verraient proposer une solution, autrement dit un retour groupé.
Je ne me plaindrai pas du démantèlement des trafics et des filières dans lesquelles les passeurs et d'autres profiteurs trouvent l'occasion d'un enrichissement écœurant. Mais il y a derrière cette soudaine décision la même part de communication et d'illusion que lors de l'annonce par Nicolas Sarkozy, en 2002, de la fermeture de Sangatte. Le Ministre de l'Intérieur de l'époque prétendait avoir réglé le problème en en terminant avec un camp qui avait vu transiter près de 70.000 migrants de 1999 à 2002. Ce fut un lâche soulagement. Aussitôt Sangatte fermé, des 'jungles' ont proliféré sur tout le littoral. Les migrants étaient toujours là, les exilés toujours partant pour l'aventure, mais sans accompagnement, sans encadrement, sans surveillance. Et aujourd'hui qu'y aura-t-il après la jungle de Calais?
Certes, la dissuasion va produire son effet. Dans un premier temps, "ils" seront moins nombreux. Mais ensuite les mêmes causes produiront les mêmes effets et nous verrons surgir d'autres squats, d'autres campements dans des forêts, dans des zones industrielles, dans des immeubles désertés. Bref dans un monde parallèle, souterrain, comme dans ces films de science fiction où sous la terre se cachent dans l'ombre des figures dont on ne sait plus si elles sont humaines.[sic]
Nous sortirons de ce monde dual avec, non pas simplement des principes -ce qui est quand même toujours préférable- et des bulldozers, mais avec une politique qui doit être d'abord européenne, qui suppose une coopération entre la France et l'Angleterre, et qui tarisse à la source les migrations des populations les plus en danger dans leur pays d'origine.
Enfin, il faut qu'il y ait des structures d'accueil permettant dans des conditions humaines de préparer des solutions individuelles pour chacun de ces exilés. Sinon, c'est l'hypocrisie générale. Cacher ces camps que je ne saurais voir, ces visages que je ne saurais regarder, ces ombres qui nous rappellent les guerres d'ailleurs, ces déchets et ces abris de fortunes qui révèlent un malheur s'ajoutant à la crise que nous traversons. Au-delà de la jungle, le choix est entre la civilisation et la sauvagerie."
François Hollande
Depuis juillet 2014, Johan Hufnagel est 'numéro un bis' à la tête de la rédaction de... Libération, en compagnie de Laurent Mouchard-Joffrin.

Le 11 janvier 2016, La Voix du Nord annonçait qu' "
à partir de ce lundi soir, pour la première fois depuis treize ans, une partie des migrants de Calais pourra légalement dormir sous un toit. 
Le toit plat d’un conteneur, dans un camp humanitaire aux accès contrôlés. Ce dispositif rappelle le fameux camp de la Croix-Rouge à Sangatte, fermé en novembre 2002."

La partie sud de la 'jungle' n'a pas été évacuée mardi 23 février. C'était pourtant l'ultimatum fixé par l'Etat français, la justice en a décidé autrement. Et malgré ce "camp humanitaire", c’est "un sursis" pour quelque 4.000 migrants de Calais, estime RFI. Le tribunal administratif de Lille devait statuer hier mercredi sur un référé introduit par plusieurs associations, mais la juge n'a pas encore rendu sa décision ce jeudi.

En juin 2015, Cécile Duflot, l'ancienne ministre expulsée du gouvernement et patronne d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) tança le Président sur la politique migratoire qui laisse de côté l'humanité au nom du pragmatisme... 
Dans une lettre ouverte à l'auteur des propos édifiants publiés par Slate, l’ancienne ministre du Logement supplie le président Hollande de reconsidérer la politique d’accueil des migrants: "Pourquoi un tel acharnement contre de pauvres gens ?"
Après des évacuations musclées et contestée à Paris et face à un afflux sans précédents de demandeurs d’asile la chef des Verts prend la plume pour dire sa colère. "Les gaz lacrymogènes alors utilisés blessent la conception que nous avons de notre pays. Les images de migrants embarqués de force dans des rames de métro sont sinistres. Les cris de révolte et d’incompréhension n’ont pas pu ne pas parvenir jusqu’à vous, Monsieur le président. Les questions se bousculent dans nos esprits incrédules. Pourquoi un tel acharnement contre de pauvres gens ?"
Et l’ancienne ministre de Jean-Marc Ayrault de clamer alors: "Avons-nous donc perdu et la tête et le cœur pour ne pas voir que nous faisons fausse route ? A force de professer un pseudo-pragmatisme, nous ne réglons pas les problèmes concrets et nous perdons la bataille des valeurs. Notre politique des migrations est un Waterloo moral."
La politique du gouvernement "en matière de migrations est ferme, juste et humaine", a répliqué le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, à l'ex-ministre du Logement de Ayrault.

lundi 24 août 2015

Thalys: sans papiers, le terroriste islamiste a pu travailler en France

Le marché du travail en France aussi trouble que le parcours d'Ayoub El Khazzani
Quatre-vingts sans-papiers environ -cornaqués par le collectif CSP 59 (GISTI)-

ont envahi en fin de matinée la direction du travail, rue Gambetta à Lille, en février 2012. Ils voulaient sensibiliser Nicolas Sarkozy 
-et les demandeurs d'emploi français ?- à leurs difficultés.
Ce djihadiste marocain a séjourné au moins trois mois en France, début 2014

Soupçonné d'avoir voulu commettre une tuerie à bord d'un train Thalys Amsterdam-Paris vendredi dernier et interpellé en gare d'Arras, Ayoub El Khazanni a pu travailler pour une société de téléphonie mobile pendant deux des trois mois qu'il a passés en France. L'opérateur Lycamobile lui avait accordé un CDD de trois mois début 2014, mais son contrat avait été écourté faute de papiers en règle.  Alors que sa garde à vue continue, l'islamiste nie avoir voulu commettre un acte terroriste,  affirmant avoir trouvé, par hasard, les armes dont il était porteur.

Son employeur a préféré parler

Lundi 24, son ex-employeur, Alain Jochimek, directeur général de l'opérateur de téléphonie mobile Lycamobile, a fourni 
la première preuve tangible de sa présence dans l'hexagone. 
"Il a effectivement travaillé chez nous sur un CDD de trois mois: du 3 février 2014 jusqu'au 3 avril 2014", mais Lycamobile "a dû mettre fin à ce contrat au bout de deux mois car les papiers qu'il avait présentés ne lui permettaient pas de travailler en France", a indiqué le patron de l'opérateur téléphonique dans un entretien à France Info. "Distribuer des prospectus" "Il était promoteur, ce qui consistait à distribuer des prospectus et mettre des posters dans les boutiques. Je crois pouvoir vous dire que ça se passait plutôt pas mal", a-t-il ajouté.

Le père d’Ayoub El Khazzani accuse Lycamobile

Le père estime que l'employeur est responsable de son changement de comportement et de sa radicalisation.
Répondant au père d'Ayoub El Khazzani qui aurait accusé Lycamobile d'être responsable de son changement de comportement, Alain Jochimek a estimé que c'était "absolument ridicule". "Dire que Lycamobile forme des terroristes, c'est peut-être un peu fort quand même!", s'est indigné Alain Jochimek.

Reste aux chômeurs français à se porter partie civile
L'action de groupe ("class action") ou "recours collectif" permet  à des individus d'intenter un procès au nom de tous ceux qui estiment avoir subi un préjudice similaire, parfois même, au nom de millions de consommateurs. Les clients peuvent ainsi se regrouper contre des opérateurs qui se seraient entendus pour gonfler leurs prix, par exemple. Et pourquoi pas les demandeurs d'emploi, puisque seuls les litiges liés à la santé et l'environnement sont exclus.
L'instauration des actions de groupe est une promesse de François Hollande pendant sa campagne.Les clients doivent passer par l'une des 16 associations de consommateurs reconnues d'utilité publique (CLCV, UFC-Que Choisir, etc..) et non par le biais d'un avocat. La procédure d’action de groupe est en vigueur depuis le 1er octobre 2014. Yapuka ! 

mercredi 28 mai 2014

Valls chasse les immigrants des camps de Calais

Les vertueux invoquent l'alibi ...sanitaire

Cette évacuation "n'est pas une opération d'ordre public"
,
se défend le pouvoir socialiste, mais une opération "sanitaire" menée "dans un cadre humain", clame Beauvau. 
C'est néanmoins la police qui s'est chargée de la besogne d'expulsion des clandestins de trois camps de Calais, qui concentrent quelque 650 personnes depuis plusieurs mois. L'opération a commencé ce mercredi peu avant 8 heures et s'est terminée en fin de matinée. 

Ces centaines d'illégaux occupaient
des camps mis en cause pour leur taille critique et leur manque d'hygiène. C'est toutefois le ministère de l'Intérieur - et non celui de la santé -  qui a lancé cette évacuation au prétexte notamment d'éradication d'une épidémie de gale qui touche les migrants depuis plusieurs semaines, assurent les autorités. 
VOIR et ENTENDRE un reportage de France 2 sur l'expulsion des clandestins :

Une expulsion lancée au lendemain de la victoire du FN aux Européennes

L'opération a été huée par les militants associatifs. "Les gens stressent", dénoncent les associations en colère, mais de nombreux migrants ont quitté d'eux-mêmes leurs abris lorsqu'ils ont vu arriver les forces de l'ordre. Dans le calme, selon les autorités, et sous les objectifs des nombreuses caméras des media convoqués par le ministère, les policiers, parfois assistés d'un interprète, inspectaient les tentes une à une, évacuant "les rares personnes restantes", rapportent les journalistes en service commandé. 

Plusieurs dizaines de  clandestins encadrés de militants s'étaient déjà regroupées sur le bord de la route, à l'écart du plus gros camp, dit camp des Syriens, qui regroupe également beaucoup d'Afghans et environ 400 personnes, toutes nationalités confondues.

VOIR et ENTENDRE ce récit hyper minimaliste du quotidien socialiste Le Monde:

L'hypocrisie de la com' gouvernementale ne trompe personne

"salam" signifie "bonjour" en Dari (Afghan)
en Ouzbeck, en Farsi (Iranien)   
"Un objectif de santé publique", sans Marisol Touraine. L'objectif de l'opération était double, a expliqué le préfet du Pas-de-Calais Denis Robin. "Premièrement un objectif de santé publique. Tous les rapports sont convergents, il y a une épidémie de gale. Ces camps sont très importants, et ils se situent en plein centre de Calais", a-t-il souligné. 
br>L'opération visait également à "mettre fin à un rassemblement devenu beaucoup trop important, lâche-t-il finalement. A Calais on sait, depuis la 'jungle' de 2009, que (cela) présente des risques : pour eux, qui sont sous la loi des passeurs, admet le préfet, pour leur sécurité, les rixes augmentent, les risques sanitaires, la gale en est un témoignage", selon le préfet qui dresse un tableau de cour des miracles.

VOIR et ENTENDRE un reportage plus complet d'Euronews, tronqué par Le Monde (ci-dessus)

Un traitement contre la gale improvisé, selon les organisations humanitaires. Le traitement contre la gale a débuté mardi soir à la faveur de la  distribution des repas par l'association Salam. Bien que l'aspect sanitaire soit mis en exergue, l'organisation des soins, prétexte à la rafle, étaient "tout sauf professionnelle". "C'était le carnaval", a affirmé Cécile Bossy, qui a notamment dénoncé l'absence de décontamination de vêtements. "Ils n'ont pas proposé les douches qui étaient supposées être mises en place lors de l'évacuation", a-t-elle ajouté.

"Un simulacre de prise en charge médicale". "On assiste à un simulacre de prise en charge médicale, sous-tendu par une volonté délibérée d'expulser et de dissuader ces jeunes migrants précaires, dont la plupart veut passer en Angleterre, de rester sur le territoire."

Taubira mise en cause.
 "L’objectif est essentiellement de répondre à des décisions de justice en matière de destruction de campements. Cela ne va pas favoriser le soin des migrants", abonde Jean-François Corty, directeur des Opérations France de Médecins du monde , interrogé par Europe 1.

Migrants: démantèlement annoncé de trois camps... par BFMTV

Près de 1.000 sans-papiers à Calais. Entre 800 et 850 clandestins sont actuellement présents dans le Calaisis, dont 600 à 650 pour la seule zone portuaire de Calais, qui souhaitent pour la plupart passer en Angleterre. Leur nombre a doublé ces derniers mois.
VOIR et ENTENDRE une présentation  de BFMTV plus critique, mais insistant sur l'absence de violences policières au cours de cette opération sanitaire:
Les sans-papiers de l'Erythrée (britannique de 1941 à 1952 dans l'Ethiopie) et de Syrie (les Syriens réclamèrent le départ des Français, avec l’appui des Britanniques) veulent pénétrer au Royaume Uni pour des raisons historiques liées à la colonisation, mais ils s'arrêtent à Calais parce que les Anglais leur refuse la "terre promise".

Devoir de mémoire: Sangatte et la "Jungle de Calais"


En septembre 2009, le campement des sans-papiers de Calais avait été évacué par les forces de l'ordre et que proposait le PS ?

Martine Aubry, alors première secrétaire du PS, avait estimé que le démantèlement de la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais) était un "acte totalement inhumain"jugeant que cette décision du ministre de l'Immigration Eric Besson revenait à "faire semblant, comme quand on a détruit Sangatte".

"La situation à Sangatte était tellement catastrophique que, lorsque j'étais ministre [de Jospin], avec le ministre de l'Intérieur [Jean-Pierre Chevènement], nous avons décidé pour des raisons humanitaires d'implanter Sangatte [1999] qui a été ensuite détruit dans les conditions que vous savez", a déclaré Mme Aubry lors d'une conférence de presse à la Cité de la bande dessinée à Angoulême

"Il faut un centre géré par les associations", affirme Jean-Louis Bianco, estimant que la fermeture du centre de Sangatte par Nicolas Sarkozy en 2002 était "une erreur". Si la gauche revient au pouvoir, "elle rouvrira le centre", promettait le député.
Le septuagénaire Bianco est aujourd'hui conseiller spécial de Ségolène Royal, ministre de l'Écologie.

Hollande en 2009 et l'effet boomerang de 2014

Le 19 septembre 2009, Hollande rédigea pour Slate une tribune édifiante sur l'évacuation de Sangatte 

(...)


Marine Le Pen (FN) a fait plus de 33% aux Européennes 2014
Ce score a visiblement sorti le gouvernement de sa léthargie. Valls et Cazeneuve ont soudainement lancé cette alerte -"sanitaire"- trois jours après le scrutin laquelle se révèle être une opération médiatique menée dans la plus grande improvisation


mercredi 13 novembre 2013

Le groupe Gauche Citoyenne à l'origine de violences à Oullins

L'extrême-gauche profite du parti-pris de la gauche au pouvoir

Des "factieux" d'extrême-gauche ont tenté d'empêcher un discours
sur les Albanais de Perrache

à Oullins (Rhône), le samedi 9 novembre dernier.

Le sénateur-maire UMP, François-Noël Buffetfut privé de la parole aux cris de "Solidarité avec les sans-papiers" lancés à la foule  et la charge des forces de l'ordre les repoussa dans la Grande Rue en direction du Sud.  Dans la bousculade, un homme âgé  fut renversé et "s'ouvrit" (tout seul?) l'arcade sourcilière en tombant sur le bitume.

"De nombreux passants, dont une enfant en pleurs et une représentante de la Ligue des Droits de l'Homme, choqués de ce qu'ils avaient vus, ont manifesté leur indignation auprès de la police, selon le groupe Gauche Citoyenne Oullinoise, composé du Front de Gauche, des altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts de Cécile Duflot et Eva Joly (EELV), du GRAM (Groupe de Réflexion et d'Actions Métropolitaines, issu d’un collectif de citoyens-citoyennes) et de militants de la gauche radicale et violente. 

Les "factieux" que Valls protège prennent l'offensive
Encore un "factieux" ?
"Nous renouvelons l'expression de notre inquiétude face à l'instrumentalisation politicienne de l'arrivée des demandeurs d'asile à la Saulaie. C'est une violence morale qui ne peut qu'entraîner des violences physiques, estiment-ils. La désinformation est un métier ! 
Et d'accuser, puisque l'attaque est la meilleure défense : "M. Buffet a déclenché un mouvement qui risque d'échapper à son contrôle. D'autres actes de violence sont à craindre lorsque les réfugiés seront installés, si rien n'est fait pour calmer les esprits. Nous ne nions pas les difficultés d'organisation mais nous pensons qu' attiser les peurs ne peut mener qu'à des drames. Elles ne méritent pas qu'à cette heure un vieux monsieur se retrouve à l'hôpital parce qu'il était allé chercher son pain.

Le groupe politique veut désormais qu'une enquête soit ouverte

Les gauchistes disent vouloir "savoir quels ont été les ordres précis donnés aux forces de l'ordre pour intervenir" et surtout faire pression avant les municipales pour "que la municipalité cesse d'instrumentaliser la situation et crée enfin les conditions d'un accueil humain et solidaire de ces familles" albanaises.
Bras armé de Manuel Valls soi-même, la Gauche citoyenne conteste la politique du maire bien que la commune "accueille déjà 225 demandeurs d'asile dans des foyers et hôtels" pour 25.000 habitants et demande au préfet une meilleure répartition des Albanais.
Ce mouvement trans-courants qui cherche à s'inscrire dans la recomposition de la gauche radicale est animé par Patrick Jarry, maire de Nanterre depuis 2004. Il est élu conseiller général des Hauts-de-Seine et membre du PCF, puis de la FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique, membre du Front de gauche).
500 personnes étaient rassemblées pour protester contre la réquisition d'un terrain de la ville. 

A la vérité, la population refuse de se voir contrainte à accueillir 300 demandeurs d'asile albanais. 


Cette présence imposée aux habitants de Oullins est en fait celle de Rom d'Albanie, voisine du Kosovo de Leonarda.  Le Préfet a annoncé que 149 "personnes" seraient finalement hébergées sur place, les autres seront réparties ...ailleurs.

Profession de foi:
"Gauche Citoyenne est résolument aux côtés des mobilisations engagées pour des retraites dignes et solidaires." Le nonagénaire appréciera...
Une organisation en fait très peu citoyenne et très à gauche, au vu des méthodes fort peu démocratiques employées.