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jeudi 15 février 2018

Une centaine de travailleurs sans papiers est ...en grève : c'est en France !

Des travailleurs sans papiers instrumentés ?

Inquiets de la prochaine loi sur l'immigration, ils réclament leur régularisation
 
Essentiellement subsahariens, employés par six sociétés d'intérim,  de plats cuisinés, de livraison de colis ou de nettoyage en Ile-de-France, cent vingt travailleurs illégaux sont en grève depuis lundi, craignant de perdre l'un des rares moyens de régularisation, grâce au travail. Faisant l'amalgame médiatique et politique entre les nouveaux migrants illégaux et les anciens qui travaillent en France depuis de nombreuses années, les associations et syndicats vertueux mènent campagne.

Ils ont été installés des piquets de grève avec l’appui de la CGT, réclamant leur régularisation, mais exprimant aussi l’inquiétude collective des nombreuses personnes qui partagent leur sort. Leur situation juridiquement irrégulière risque en effet de se compliquer avec la prochaine loi "immigration et asile", craint la CGT. 
Bénéficiaires d'aides sociales, ces salariés illégaux n'ont pas de droit au travail mais, cornaqués par la centrale syndicale d'extrême gauche, ils comptent bien mettre en oeuvre une ou plusieurs options qui leurs sont offertes comme sans papiers, explique Violaine Carrère, chargée d’études au Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s (Gisti) : "Soit fabriquer ou utiliser des faux papiers, soit être embauché sous l’identité d’un tiers, soit travailler au noir.

Dans les faits, c’est l'embauche sous une fausse identité qui prévaut pour espérer obtenir des papiers. Il s’agit concrètement de "travailler en utilisant l’identité d’une autre personne, que l’employeur le sache ou qu’il l’ignore", confirme tranquillement Violaine Carrère, mais apportant de l'eau au moulin du législateur. Et "très souvent, l’employeur le sait : on a déjà vu un restaurant qui avait embauché la même personne dans trois établissements, sous trois identités différentes", dénonce cette militante, après avoir cautionné, voire recommandé, cette pratique. 

Cette méthode permet d’accumuler les bulletins de salaire nécessaires à la constitution d’un dossier pour obtenir un titre de séjour. Et  le Gisti de dénoncer une "hypocrisie majeure" : "Non seulement l’Etat n’ignore pas que le travailleur a recouru à un alias, mais en plus c’est dans le dossier." En somme, il est nécessaire de travailler dans l’illégalité pour pouvoir espérer ensuite travailler légalement. On se demande si le Gisti est du côté de ceux qu'il prétend protéger de la loi. 
Le travail, bien qu’interdit aux personnes en situation irrégulière, est un moyen d’accéder à la régularisation, notamment depuis une réforme de 2007 (article 40 de la loi du 20 novembre) qui a inscrit dans la loi cette possibilité à la suite de plusieurs mobilisations. 
Ainsi avait-elle suscité la polémique lors de son adoption, principalement en raison d'une disposition qui autorisait le recours aux tests génétiques pour prouver la filiation de candidats au regroupement familial. Le Conseil constitutionnel avait également privé l'Etat de la possibilité de statistiques ethniques.
Mais l'article 40 de cette loi et une circulaire du 7 janvier 2008 offrent la
possibilité de régularisation sur demande de l'employeur, à condition que le salarié travaille dans un secteur qui connaît des difficultés de recrutement et soit sous contrat ferme d'un an minimum. L'art. 40 n'est pas applicable aux Algériens et aux Tunisiens, soumis à un régime dérogatoire. La circulaire a été annulée, le 23 octobre 2009, par le Conseil d'État.
Sur le sujet, le droit n’a pas bougé depuis novembre 2012 et une circulaire du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui a précisé les critères d’ancienneté de travail et de séjour : les préfets pouvaient s'y référer pour accorder des régularisations. 

Les travailleurs sans-papiers demeurent soumis à deux contraintes. 
Celle de leur patron d’abord, qui remplira ou non le formulaire Cerfa indispensable à leur régularisation : "Des employeurs jouent le jeu de cette circulaire et d’autres non, parce qu’ils préfèrent maintenir une main-d’œuvre en situation de vulnérabilité dans l’entreprise, selon un collectif migrants de la CGT. C’est pour ça que les salariés se sont organisés entre eux [sic] et sont venus nous voir," se justifie Marilyne Poulain, militante de ce collectif. 
Ensuite, celle du préfet. "A Paris, on applique la circulaire, mais en Seine-Saint-Denis ou dans le Val-de-Marne, c’est l’horreur, avec des délais de huit mois qui rendent les documents obsolètes, se plaint Marilyne Poulain, qui est aussi coordinatrice à l'association Autremonde sur les questions d'alphabétisation et d'accès au droit, et milite aussi aux côtés des grévistes d'Adec, un sous-traitant de Bouygues. 
"Vous savez ce que c’est qu’une grève?", demande Denise aux personnes venues ce jour là à Droits devant (association créée par un ensemble de personnalités telles que Albert Jacquard, Mgr Jacques Gaillot, Jacques Higelin ou Léon Schwartzenberg, pour l'égalité des droits entre les Français et les clandestins, associée à une intersyndicale du ...Ministère du Travail (CGT-TEFP et SUD Travail)) ... avant de conduire les grévistes sans-papiers, vers un immense chantier situé à la Défense : le chantier de la tour First… Commentaire de l'association : "Las d’être exploités et de se voir refuser un titre de séjour, des ouvriers maliens employés en région parisienne par un sous-traitant de Bouygues se sont mis en grève. Ils ont compris que pour être reconnus dans leurs droits, il leur faudrait s’attaquer à tous les rouages du système qui organise leur exploitation. Et réaliser des coups d’éclat."
En quoi le projet de loi 'immigration et asile' inquiète-t-il les travailleurs et les syndicats ? 

Cette nouvelle loi sera présentée en conseil des ministres le 21 février et l’essentiel de son contenu est connu. 
C’est en l’occurrence son article 16-II qui pose problème à la CGT. Il envisage d' "étendre le champ d’application de l’article 441-8 du code pénal", dont la dernière version remonte à la loi Cazeneuve de mars 2016. 
Cet article sanctionne l’utilisation du titre d’identité ou de voyage d’une autre personne "aux fins d’entrer ou de se maintenir sur le territoire de l’espace Schengen", mais ne précise pas ce qu’il en est pour les personnes qui recourent à un alias afin de travailler. Comme si c'était une circonstance atténuante !
"A l’époque, on nous a dit que cet article était là pour cibler le passage des frontières dans le cadre de la lutte antiterroriste, mais que ça ne concernait pas le travail", se rappelle Marilyne Poulain. 

Mais le Gisti trouve  à redire contre l’article 16-II de la loi à venir qui évoque l’extension de l’article 441-8 "aux cas d’usages frauduleux qui permettent […] de se maintenir [sur le territoire] et, dans la plupart des cas, d’y travailler". 
Cette disposition indispose les défenseurs des travailleurs clandestins et partisans de la libre circulation des travailleurs originaires de pays étrangers à l'Union européenne. 

Une certaine presse considère que l'avis partisan du Gisti doit prévaloir.
Violaine Carrière "ne comprend pas" en quoi l’article 441-8 empêchait jusqu’à maintenant de poursuivre quelqu’un recourant à un alias pour travailler. Elle dit n’avoir aucun souvenir d’avoir déjà vu cet article utilisé en ce sens. D’où son questionnement : "Y a-t-il une vraie volonté politique d’empêcher les gens de se déclarer quand ils travaillent ?" 
"On nous dit qu’ils pourront toujours être régularisés", doute Marilyne Poulain, dénonçant aussitôt qu' "un tel article dotera un employeur d’une arme énorme" envers un travailleur qui souhaiterait obtenir un formulaire de régularisation. L’article 441-8 prévoit cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. 

Mardi, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a demandé au ministère de l’Intérieur et à l’Elysée des discussions sur le sujet. 
Le syndicat d'extrême gauche accuse cet article qui "correspond à la logique du tri entre "bons" et "mauvais" migrants" défendue par Gérard Collomb en faveur des salariés français plutôt que des nouveaux demandeurs en situation irrégulière, de surcroît. 

Dimanche, le ministre de l’Intérieur défendait sa politique en répondant, aux personnes qui "disent 'on n’a pas besoin de faire un tri, on ne doit pas choisir entre ceux qui ont besoin de l’asile et les migrants économiques' " : "Si. On est obligé de le faire parce qu’à un moment donné, nous ne pourrons pas donner un avenir à tout le monde."

lundi 7 septembre 2015

Accueil de migrants Syriens: intox sur la poussée du bénévolat en France

L'Europe placée devant le fait accompli d'une invasion de migrants du Proche Orient

La Hongrie s'est résolue à laisser transiter les migrants
Migrants syriens à la gare de l'Est de Budapest, le 2 septembre 2015
Elle les a conduit de l'une des gares de Budapest en Autriche. 
Une opération spéciale entre les trois pays a permis au train et à 90 bus urbains de la ville de Budapest d'accompagner des milliers d'illégaux  vendredi et samedi vers l'Autriche et l'Allemagne. Mais le chancelier autrichien l'a répété, cette solution n'est que "temporaire".

Le flux migratoire qui conduit ces réfugiés du Moyen-Orient à l'Europe de l'Ouest, par terre plus sûre que la Méditerranée, n'est pas prêt de s'arrêter.
Dimanche 6 septembre, le campement des passages souterrains de la gare de Budapest-Keleti
en Hongrie (10 millions d'habitants) n'est pas levé. Quelques centaines de migrants se reposent, à l'abri de tentes, sur des matelas de mousse pour la majorité d'entre eux. D'autres profitent du seul point d'eau disponible pour faire leur toilette.

La manipulation de l'opinion par des associations est patente
Les migrants sont pris en main et téléguidés. C'est ainsi qu'ils sont incités à se grouper en certains lieux centraux pour faire des photos destinées à indigner et mobiliser les bonnes âmes qui n'écoutent que leur coeurs mais sont manoeuvrées par des experts en communication.   
Une dirigeante de Grinda a lâché ce matin sur France Info que le but est de "travailler le public"...

La plupart de ces personnes, originaires de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan, demandent l’asile. Selon les lois européennes, elles auraient dû rester en Hongrie jusqu’à ce que leur dossier soit traité.
VOIR et ENTENDRE la marche triomphale des migrants du proche-orient de Hongrie en Autriche:


Haie d'honneur et salve d'applaudissements pour les migrants en Allemagne

En un week-end, l'Allemagne a dû accueillir plusieurs milliers de réfugiés, arrivés après un très long voyage par terre. Dimanche 6 septembre, le pays s'attendait à recevoir 10.000 réfugiés venus par la Hongrie, via l'Autriche, un niveau jamais atteint en une seule journée. Quelque 6.000 hommes, femmes et enfants étaient déjà arrivés en milieu d'après-midi, enregistrés pour la majorité en Bavière, selon la police fédérale.
En fait, ils auraient été 20.000: les associations relayées par une presse peu soucieuse de vérifications ont avantage à grossir les chiffres pour culpabiliser la France,
67 millions d'habitants contre 82 millions d'habitants en Allemagne. Son PIB nominal par habitant (2014) classe L'Allemagne au 18ee rang mondial; celui de la France la situe au 20e. 
Surtout, le taux de chômage allemand est à 6%, mais de 10% en France (rien qu'en métropole).
En 2014, la dette publique allemande était de 77,1% en % du PIB, en progression de 0,9%, celle de la France s'élevant à 97,5%, en progression de 2,5% sur trois mois et de 4,5% sur un an.

"Les Allemands ont applaudi l'arrivée des cortèges de réfugiés, samedi, jusque tard dans la nuit. Faut-il comprendre DES Allemands ?
Des militants de la gauche radicale très démonstratifs...
Ils en ont accueilli 7.000 au total ce jour-là. "Vous êtes chaleureusement les bienvenus; on est content que vous soyez arrivés ici vivants. Maintenant reposez-vous", a déclaré Bodo Ramelow, ministre-président de l'état libre de Thuringe. 
Pourquoi ne pas le dire, cet élu est membre de Die Linke, parti politique issu du Parti du socialisme démocratique (PDS, ex-SED qui fut le parti officiel de la RDA soviétique)... Sa ligne politique est clairement antilibérale et prône un socialisme démocratique. Au Parlement européen, il siège dans le groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, avec le Parti communiste français (PCF).
L'Allemagne, eldorado des migrants illégaux

Ici, à Vienne, la "haie d'honneur"
décrite paraît surfaite...
L'Allemagne représente la fin du calvaire, l'eldorado européen de la grande majorité des migrants. "Je me sens super bien, finalement on y est arrivé", confie l'un d'eux au micro de France 2. A Francfort, les réfugiés ont même droit à une haie d'honneur. Même scène à Munich, principale porte d'entrée en Allemagne. 
Pourquoi ne pas le dire, la ville de Frankfort est gérée par les Verts altermondialistes et la CDU et  Munich est aux mains du SPD (affiliée au Parti socialiste européen), des Verts et Rosa Liste München (qui défend les droits de la communauté LGBT).
Visiblement encadrés, des migrants manifestent
à la gare de Budapest, maillon faible de l'UE

"Yeux bleus (détail autorisé à la presse, ici France Info), cheveux plaqués vers l'arrière, un jeune Syrien de 25 ans accepte de nous parler (Thomas Baïetto), sans nous donner de nom. 'Je suis parti d'Alep il y a deux ans. A cause de la guerre, je n'ai pas pu terminer mes études", raconte-t-il. Première étape : Istanbul, en Turquie, où il commence à travailler. 'Je n'avais aucun droit en tant que réfugié, ils pouvaient me virer quand ils voulaient' ", poursuit-il.

"En route vers l'Allemagne, les réfugiés accueillis à Vienne à bras ouverts"

C'est une info que n'endosse aucun journaliste en particulier, mais la rédaction de France Info, collectivement mais anonymement: élément de langage de Matignon ou du Quai d'Orsay, via l'AFP ? Tandis que l'Allemagne a reçu 18.000 réfugiés dimanche, selon France Info, "la solidarité autrichienne ne faiblissait pas envers ces migrants en route vers Munich", à en croire Mathilde Lemaire. "A la gare de Vienne, tout était pour rendre leur voyage plus... confortable."
La journaliste tire sur la corde sensible. "Hommes, femmes et enfants syriens et irakiens ont ému les Autrichiens qui ont amené des couvertures et de la nourriture pour aider ces migrants qui ont fui leurs pays en guerre." Or, son reportage ne présente aucune photo de cette liesse... Seulement des hommes rechargeant leurs portables, avec ce tweet sensible : "Les #réfugiés rechargent mobiles dans 1coin de la gare de Westbhanof Vienne Garder lien avec le monde et la famille "

Mais les Français voient clair

Mais qui sont donc ces bénévoles et ces accueillants vertueux ?

La photo du jeune Aylan, 3 ans, mort noyé sur une côte de Turquie, a été médiatiquement surexposée, créant un émoi "planétaire" selon les manipulateur d'opinion, dont seul pourtant Le Monde s'était d'abord fait l'écho, avant que les autres n'embrayent sous la pression des associations, réseaux et autres collectifs de militants aussi vertueux que radicaux. 
En France, l’opinion publique est encore très réticente, malgré le "travail sur le public" (selon Singa !), à base d'émotionnel. On nous dit sur tous les tons et sur toutes les chaînes que de "nombreux citoyens cherchent des moyens d’agir pour l'humanité." Rien que ça ! De la simple pétition à l’accueil d’un migrant chez soi, l’action peut prendre diverses formes. Un tel déferlement soudain de beaux sentiments pour les malheureuses victimes du "printemps arabe" laisse un goût amer en travers de la gorge des hommes, femmes et enfants mal-logés ou sans-abri qui attendent depuis de longues années des mesures gouvernementales et un peu de compassion de ces citoyens tout à coup mis en branle médiatique.

Outre quelques clubs anglais de football, des artistes crient leur peine, tels François Berléand, fils d'un père russe d'origine arménienne, et Marc Lavoine, époux Poniatowski, petite-fille de ministre de de Valéry Giscard d'Estaing, et fils de cégétiste.

Plusieurs pétitions circulent sur Internet.
L'ONG Médecins du Monde participe à Bruxelles
à côté du pseudo-Tribunal Russell sur la Palestine 
participa à un débat intitulé Palestine: 
Pour une intifada légale et citoyenne . 
On connaît la connotation violente du terme "intifada"
L’une d'entre elles a été lancée le 1er septembre par la Vague citoyenne – mouvement animé par , auteur notamment de sketches pour Groland (Canal +). Une autre a été adressée aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE), "Pour que cesse la honte en Europe". D’autres textes se focalisent sur des sujets plus spécifiques, comme l’aide médicale aux migrants de Calais par exemple


Des citoyens rassemblés sous la bannière "Pas en notre nom" ont appelé à manifester samedi 5 septembre place de la République, à Paris, pour exprimer leur solidarité avec les migrants.

Dans les pays d’origine des migrants, sur les parcours qu’ils empruntent ou dans leur pays d’accueil,
les migrants sont aidés par de nombreuses associations et organisations non gouvernementales (ONG, donc sans aucune légitimité nationale) déjà très bien structurées, mais qui ont besoin pour fonctionner de recevoir de l’argent privé. En France, les dons donnent droit à des réductions d’impôts allant de 66 % à 75 % de la somme versée.

Présente à la fois au niveau international et dans chaque ville de France, la Croix-Rouge, qui se consacre davantage à sa mission qu'à tous les coups médiatiques qui se présentent, intervient en situation d’urgence et dans l’accompagnement de long terme, sanitaire et social. Caritas (Secours catholique en France) développe aussi une mission internationale d’aide aux migrants.

Sur les questions de santé, l'ONG radicale Médecins du monde et Médecins sans frontières, ONG plus modérée, agissent également dans les pays d’origine, sur les routes de migration (notamment en Méditerranée) et en France. Pour aider plus spécifiquement les enfants, on peut adresser ses dons à l’inattaquable UNICEF, bien que partisane, ou à l’ONG Save the Children, ONG qui s'est naïvement adressée au cinéaste trotskiste Ken Loach pour sa promotion (et l'a regretté), présente dans plusieurs pays d’Europe.

Plusieurs autress ONG ou associations se consacrent davantage à l’aide aux réfugiés ou aux demandeurs d’asile : le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) au niveau international, France Terre d’asile, la/le Cimade (protestante et progressiste), le Gisti (association de défense et d'aide juridique aux clandestins de France. Elle vit des dons de la CNL-confédération nationale du Logement qui porte les stigmates du PCF-, la Région Île-de-France, du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité -ministre M. el Khomri-, ACSE -Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, établissement public-...), ou aussi bien Emmaüs ou CCFD que la Fondation de France)… qui toutes ont sauté sur les migrants comme la misère sur le peuple.

Les associations humanitaires remplissent leur caisses
"Spontanément" (sic), au vu de la détresse des migrants sur grand écran pendant le repas familial, de nombreux citoyens cherchent à offrir de la nourriture, des vêtements ou divers objets qui ne sont pas toujours utiles. 
"La générosité est importante, mais elle doit s’organiser pour ne pas se disperser ou rester un feu de paille", avertit Pierre Henry (EHESS !), ex-directeur de cabinet du président de l'OMI (Office des migrations internationales , OMI, relevant du ministre du Travail), mais aussi du maire PS de Villiers-le-Bel, Louis Perrein (1986-1987), porte-parole de France Terre d’asile (FTDA), l'une des principales associations à qui l'Etat délègue l'accueil des demandeurs d'asile et qu'il finance à hauteur de 70%. En 2013, France terre d'asile a toutefois fait l'objet d'une enquête préliminaire pour des suspicions de détournement d'argent public, procédure visant notamment Pierre Henry. L'affaire a été classée sans suites... Cette association conseille par exemple de se renseigner auprès des associations locales ou des centres d’accueil des demandeurs d’asile (dont elle a la gestion par délégation), présents sur tout le territoire français, pour évaluer leurs besoins.
Conscient de l'engouement passager actuel, Pierre Henry met en garde: "Le bénévolat est un engagement dans la durée...


Les pays d'accueil involontaire cherchent à retirer leurs marrons du feu migratoire

L'unanimisme humanitaire n'est largement qu'apparence
Face à son débordement par les flux de migrants venus du Sud et de l'Est, l'UE impose au président français des réfugiés en provenance notamment de Syrie qu'il n'a pas choisis. Mais François Hollande maquille cette pression en initiative personnelle. La prenant à son compte, il a annoncé, lundi 7 septembre, que "la France accueillera 24.000 réfugiés" sur son territoire
Certains maires -aussitôt félicités par le p'tit Cazeneuve, se sont déjà dit prêts à les recevoir, d'autres font des distinctions. C'est le cas du député-maire Les Républicains de Roanne (Loire), Yves Nicolin. Dimanche 6 septembre, sur France Bleu Saint-Etienne Loire, il a tempéré le climat émotionnel qui sévit sur le pays, précisant que s'il est prêt à accueillir des réfugiés dans sa ville, c'est "à la condition qu'il soit bien question de réfugiés chrétiens, qui sont persécutés parce que chrétiens en Syrie par Daesh [Etat islamique]".

Au plan politique, des voix s'élèvent pour appeler à la raison
Certains soulignent qu'il revient aux pays arabes riches en pétrodollars de prendre en charge la détresse de leurs frères musulmans
D'autres souhaitent pouvoir choisir qui ils accueillent dans leur pays ou leur ville, plutôt que de se voir imposer des indésirables, puisque le soupçon d'immigration sociale est grand, de même que le risque de déstabilisation intérieure par des rebelles syriens, voire des terroristes.

La "spontanéité" des bénévoles est un canular
Les associations et ONG anticipent ce que pourrait être l'accueil des réfugiés de leurs  rêves par de potentiels bénévoles. A la vérité, et pour l'heure, les offres sont en effet très limitées. Pour se dégager de l'entrelacs d'informations contradictoires et tendancieuses, voire mensongères qui s'abat sur le public par voie médiatique, il suffit de lire en complément les articles de PaSiDupes:

Les lecteurs réaliseront que leurs soupçons de manipulation ne sont pas sans fondement.

lundi 24 août 2015

Thalys: sans papiers, le terroriste islamiste a pu travailler en France

Le marché du travail en France aussi trouble que le parcours d'Ayoub El Khazzani
Quatre-vingts sans-papiers environ -cornaqués par le collectif CSP 59 (GISTI)-

ont envahi en fin de matinée la direction du travail, rue Gambetta à Lille, en février 2012. Ils voulaient sensibiliser Nicolas Sarkozy 
-et les demandeurs d'emploi français ?- à leurs difficultés.
Ce djihadiste marocain a séjourné au moins trois mois en France, début 2014

Soupçonné d'avoir voulu commettre une tuerie à bord d'un train Thalys Amsterdam-Paris vendredi dernier et interpellé en gare d'Arras, Ayoub El Khazanni a pu travailler pour une société de téléphonie mobile pendant deux des trois mois qu'il a passés en France. L'opérateur Lycamobile lui avait accordé un CDD de trois mois début 2014, mais son contrat avait été écourté faute de papiers en règle.  Alors que sa garde à vue continue, l'islamiste nie avoir voulu commettre un acte terroriste,  affirmant avoir trouvé, par hasard, les armes dont il était porteur.

Son employeur a préféré parler

Lundi 24, son ex-employeur, Alain Jochimek, directeur général de l'opérateur de téléphonie mobile Lycamobile, a fourni 
la première preuve tangible de sa présence dans l'hexagone. 
"Il a effectivement travaillé chez nous sur un CDD de trois mois: du 3 février 2014 jusqu'au 3 avril 2014", mais Lycamobile "a dû mettre fin à ce contrat au bout de deux mois car les papiers qu'il avait présentés ne lui permettaient pas de travailler en France", a indiqué le patron de l'opérateur téléphonique dans un entretien à France Info. "Distribuer des prospectus" "Il était promoteur, ce qui consistait à distribuer des prospectus et mettre des posters dans les boutiques. Je crois pouvoir vous dire que ça se passait plutôt pas mal", a-t-il ajouté.

Le père d’Ayoub El Khazzani accuse Lycamobile

Le père estime que l'employeur est responsable de son changement de comportement et de sa radicalisation.
Répondant au père d'Ayoub El Khazzani qui aurait accusé Lycamobile d'être responsable de son changement de comportement, Alain Jochimek a estimé que c'était "absolument ridicule". "Dire que Lycamobile forme des terroristes, c'est peut-être un peu fort quand même!", s'est indigné Alain Jochimek.

Reste aux chômeurs français à se porter partie civile
L'action de groupe ("class action") ou "recours collectif" permet  à des individus d'intenter un procès au nom de tous ceux qui estiment avoir subi un préjudice similaire, parfois même, au nom de millions de consommateurs. Les clients peuvent ainsi se regrouper contre des opérateurs qui se seraient entendus pour gonfler leurs prix, par exemple. Et pourquoi pas les demandeurs d'emploi, puisque seuls les litiges liés à la santé et l'environnement sont exclus.
L'instauration des actions de groupe est une promesse de François Hollande pendant sa campagne.Les clients doivent passer par l'une des 16 associations de consommateurs reconnues d'utilité publique (CLCV, UFC-Que Choisir, etc..) et non par le biais d'un avocat. La procédure d’action de groupe est en vigueur depuis le 1er octobre 2014. Yapuka ! 

vendredi 27 septembre 2013

Rom: le gouvernement n'applique pas ses propres règles pour le démantèlement des camps

Le défenseur des droits met le gouvernement en accusation

Dans la polémique Duflot-Valls, Alain Vidalies et Arnaud Montebourg ont louvoyé autour de la circulaire d’août 2012, un texte mal appliqué, dénonce Dominique Baudis. 

Le défenseur des droits a accusé ce vendredi le gouvernement de ne pas appliquer une circulaire du 26 août 2012 encadrant le démantèlement des camps de Rom. 
Pendant les seuls mois de juillet et août, cette année, deux à trois milliers de clandestins rom ont été délogés des terrains qu’ils occupaient illégalement – un chiffre comparable à celui de l’été 2011 et nettement supérieur à celui de l’été 2010, à l’époque du sarkozysme : Saint-Etienne, Lyon, Lille, Marseille, Aix en Provence, La Courneuve, Stains, Vaulx-en-Velin, Evry, Saint-Priest... : la liste, non exhaustive, continue de s’allonger jour après jour, malgré les belles promesses du président.
Aux violences contre les personnes et les biens s’ajoute le mépris de la loi: ainsi, à Evry, ville dont Manuel Valls fut le député-maire, l’expulsion est intervenue sans décision judiciaire préalable et le juge a désavoué a posteriori l’initiative du préfet qui avait cru pouvoir anticiper une décision favorable. Les évacuations ne sont accompagnées d’aucune proposition d’hébergement alternatif, sinon, parfois, quelques hébergements d’urgence -et prioritaires sur les demandes régulières- relevant du SAMU social.

Cette circulaire interministérielle n’est pas appliquée dans tous les cas, loin s’en faut ", a affirmé Dominique Baudis en ouverture d’un colloque sur le sujet à l’Assemblée nationale. "Trop souvent les évacuations se produisent sans décision de justice préalable. Trop souvent le délai des trois mois entre le jugement et le démantèlement n’est pas respecté", bien que ce délai soit "nécessaire" pour réaliser les diagnostics des populations, a-t-il expliqué.

Sachant que 
l’évacuation des campements débouche en outre sur des conditions tout aussi illégales d’éloignement du territoire, le ministre de l’Intérieur est pris en défaut dans ses promesses orales et médiaitiques d’humanité associée à sa fermeté. La réalité des chiffres et des actes dément cet affichage politique.


La circulaire interministérielle prévoit pourtant un diagnostic social des populations en amont des évaluations et un accompagnement en aval. 
Elle est signée de C. Duflot, V. Peillon, MA Carlotti, G. Pau-Langevin, M. Sapin, M. Touraine et M. Valls.
En juillet, Dominique Baudis avait déjà dressé un bilan repris par le GISTI et formulé des recommandations. "Hélas, à ce jour, nous n’avons toujours pas de réponse" du sombre Ayrault de Matignon, a-t-il regretté. "Confronté à ce silence (...), j’ai relancé le Premier ministre dès cette semaine au sujet de notre bilan et de nos recommandations", a-t-il ajouté.

Jeudi, Jean-Marc Ayrault avait présenté cette circulaire comme " la politique du gouvernement" pour tenter de mettre un terme à la polémique née des propos controversés de Manuel Valls . "Il y a tout dedans, y compris la fermeté, y compris le respect du droit mais aussi tout le travail d’intégration, tout le travail d’accompagnement social", avait assuré un chef du gouvernement sourd à l'alerte lancée sur son application scrupuleuse et respectueuse.

"Il faut conjuguer les deux positions"


Plusieurs voix du gouvernement se sont fait entendre pour appuyer ces éléments de langage officiels, ce vendredi matin.

Alain Vidalies, le ministre des Relations avec le Parlement, a ainsi commenté  la dispute Duflot-Valls pour en dire que "chacun joue sa partition sur une question qui est une des plus difficiles qui soient" ! Il a tout de même pointé "de l’excès" dans les propos de Dufot, la ministre EELV. Locataire à tiers temps du ministère du Logement, elle a violemment accusé jeudi le ministre de l’Intérieur d’être allé "au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain", quand il a dit tout haut ce que pensent tout bas les Français: les Rom pourraient mais une majorité ne veut pas s’intégrer en France.
"Le président de la République, le Premier ministre, ils ont une position dans cette affaire " !, rassure-t-il. "Cette position, ce n’est ni ce qui a été exprimé par Manuel Valls sur uniquement la partie répressive, ni ce qui a été dit par Cécile Duflot sur la partie traitement humain". "La position du gouvernement, c’est la circulaire d’août 2012", a-t-il répété.
Selon le ministre, François Hollande devrait finalement réagir à ce différend public. "Il va rappeler ce qu’est la position : il n’y a pas deux positions différentes à l’intérieur du gouvernement. Il n’y en a qu’une et peut-être va-t-il dire à chacun des solistes : il faut conjuguer les deux positions", l’un plus sur la sécurité, l’autre plus sur l’intégration. "Il faut tenir les deux bouts" et "ce qui est un peu regrettable, c’est qu’effectivement, il y ait des lectures, chacun dans son champ de compétences, uniquement d’une partie de la circulaire", a poursuivi Alain Vidalies. Un ministre qui parle pour ne rien dire.

Arnaud Montebourg a fini par relativiser aussi vendredi la polémique Duflot-Valls. Alors que le président était à Florange, sans lui, tout ministre de l'Industrie et de la gloriole qu'il soit, il n'a rien dit d'autre: " la politique du gouvernement a été fixée par le Premier ministre dans une circulaire signée par les différents protagonistes", dont il n'était déjà pas, en août 2012... Il avait lui-même critiqué trois jours plus tôt les propos de son collègue de l’Intérieur, après avoir d'abord appelé sur RTL à  lui " rendre hommage" dans une tâche difficile. "On peut soutenir une action et condamner un propos, ce sont des choses assez simples", a justifié le danseur en tutu rose, dans l'un de ses entre-chats. "Quand on enlève la question des propos et que l’on revient sur le terrain, il y a de l’exaspération, liée à des occupations de terrain illicites, des actes de délinquance, Manuel Valls n’a pas la tâche facile", avait-il estimé. Il y a "un cadre, qui est équilibré et qui fait fonctionner l’action du ministre de l’Intérieur, que je soutiens", avait insisté Arnaud Montebourg. "Dès que l’on est plus de deux, on peut avoir des désaccords et malgré tout faire de grandes choses ensemble", s'est-il justifié, au final.

Arnaud Montebourg : "On peut soutenir une... par rtl-fr

"Si vous me faites parler d’elle [l'Europe], 
je ne vais pas être agréable"

De son côté, Claude Bartolone s’en est violemment pris ce vendredi à la Commission européenne. Il dénonce aujourd'hui son incapacité à comprendre les difficultés engendrées en France par l’ouverture des frontières aux Rom de Bulgarie et de Roumanie. Les propos de la Commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, qui a vivement critiqué mercredi Manuel Valls , ont mis  le président socialiste de l’Assemblée nationale dans une colère noire. "Si vous me faites parler d’elle, je ne vais pas être agréable", a-t-il lancé sur Europe 1. "Elle est tout ce qui nous amène à ne plus aimer l’Europe. L’Europe ne peut pas être l’Europe des pères ou des mères fouettards. Au lieu de venir nous menacer, elle devrait venir sur le terrain voir ce qui ne marche pas dans les décisions prises par l’Europe. On en a ras-le-bol de ces commissaires européens, de ces Barroso et de leurs enfants, qui n’ont comme vision de l’Europe que l’Europe de la sanction", a ajouté l'ancien président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis.


Démantèlement d’un campement de Roms à Roubaix
Un campement, abritant une centaine de Roms, a été démantelé ce vendredi matin dans le centre-ville de Roubaix (Nord). « L’évacuation des familles a dû commencer un peu avant 7 heures », selon Majdouline Sbaï, vice-présidente (EELV) du conseil régional Nord/Pas-de-Calais, présente sur place. La préfecture du Nord a confirmé dans un communiqué peu après 9 heures l’évacuation « dans le calme » de ce « campement illicite ». « Un départ volontaire de 25 caravanes avait eu lieu dans la soirée précédant l’évacuation » qui « permet de mettre fin aux conditions de vie insalubres sur ce terrain », poursuit la préfecture.


lundi 13 septembre 2010

Rom: E. Besson n'a pas eu à connaître la circulaire de B. Hortefeux

Les Rom passionnent la presse

Le ministre de l'Immigration a mis au clair les députés européens qui portent la question des clandestins roumains et bulgares au niveau de l'Union européenne.
Il aura fallu qu'Eric Besson informe les députés d'opposition européens, qui l'avaient sévèrement critiqué jeudi, que «la France n'a pris aucune mesure spécifique à l'encontre des Rom».

Il leur a en outre expliqué que «les Roms ne sont pas considérés en tant que tels mais comme des ressortissants du pays dont ils ont la nationalité ».

Pour leur meilleure compréhension du sujet, il a enfin ajouté que la France «ne met en œuvre aucune ‘expulsion collective'». En effet, la Convention européenne des droits de l'Homme, dont Paris est signataire, interdit toute distinction sur la base de l'origine ethnique.



La gauche s'étonne que les préfets ont reçu une circulaire de consignes pour démanteler «en priorité» les camps illicites de Rom.
Lundi matin sur France 2, le ministre de l'Immigration Eric Besson a affirmé qu'il n'était «pas au courant» de la circulaire du ministère de l'Intérieur. «Je ne connaissais pas cette circulaire», explique-t-il. « Je n'en étais pas destinataire et je n'avais donc pas à en connaître ».


Michel Bart, le directeur de cabinet du ministre de l'intérieur, est en effet l'auteur de cette note datée du 5 août 2010. Il y mentionne à plusieurs reprises les Rom en situation irrégulière comme une priorité distincte des «gens du voyage» en règle avec la législation et dont il est question dans une circulaire antérieure. «Il revient donc, dans chaque département, aux préfets d'engager (...) une démarche systématique de démantèlement des camps illicites, en priorité ceux de Roms», dit le texte, mis en ligne par le Canard Social, un journal nantais, ville de Jean-Marc Ayrault, député-maire socialiste.

Le Canard Social publie par ailleurs deux autres circulaires, dont l'une, datée du 9 août, souligne la volonté du gouvernement de prévoir une riposte aux dénigrement des opérations d'évacuation réglementaire. Elle demande aux préfets de «veiller à informer [le directeur adjoint du cabinet du ministre] au minimum 48h avant toute opération d'évacuation revêtant un caractère d'envergure, ou susceptible de donner lieu à un écho médiatique».

Les préfets incités à respecter le rythme des reconduites à la frontière

Cette note observe aussi que «les opérations menées depuis le 28 juillet contre les campements illicites de Rom n'ont donné lieu qu'à un nombre trop limité de reconduites à la frontière» quand Nicolas Sarkozy avait fixé à 300 les campements ou implantations illicites qui «devront avoir été évacués d'ici trois mois, en priorité ceux des Roms».

«Les préfets de zone s'assureront, dans leur zone de compétence, de la réalisation minimale d'une opération importante par semaine (évacuation / démantèlement / reconduite), concernant prioritairement les Roms», poursuit la circulaire qui est accompagnée d'un tableau type. A cette fin, les préfets sont engagés à « déterminer sans délai les mesures juridiques et opérationnelles pour parvenir à l'objectif recherché ».

La circulaire faisait suite aux décisions prises par Nicolas Sarkozy fin juillet, qui visaient déjà les immigrés clandestins roumains et bulgares. « J'ai demandé au ministre de l'Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Rom, ce sont des zones de non-droit qu'on ne peut pas tolérer en France », avait déclaré le président de la République.


L'UMP «assume tout à fait»

Opposition concertée à gauche
La presse se fait l'écho de militants d'une association subventionnée de juristes de défense et d'aide aux étrangers en France, le Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), qui soutient les sans papiers dans l'illégalité.
Il s'étonne que cette circulaire «joint le geste à la parole» politique de Nicolas Sarkozy. «On vise un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une communauté. On est dans la provocation à la discrimination», accuse le président du Gisti, Stéphane Maugendre, avocat de 48 ans spécialisé dans le droit des étrangers. Exonéré des impôts commerciaux, le Gisti menace de déposer un recours devant le Conseil d'Etat «pour que la circulaire soit annulée». Si celui-ci donnait raison au Gisti, ce serait alors un revers significatif pour le gouvernement. A l'inverse, bénéficiant de financement public partiel, le Gisti poursuivrait son opposition au respect de la loi.

Il se trouve que le numéro 2 du PS, Harlem Désir, abonde.
«Cette circulaire est absolument contraire à de nombreux textes juridiques français, européens et internationaux, et contrevient à plusieurs droits fondamentaux reconnus par l'Union européenne et la France et notamment le principe de non-discrimination», a également jugé l'eurodéputé socialiste.


Le patron de l'UMP a en revanche déclaré assumer «tout à fait»

Xavier Bertrand soutient la politique d'évacuation de campements illégaux, y compris la circulaire du 5 août visant explicitement les Roms, et dénonce «l'hypocrisie» du PS et des «associations de bien pensants» sur cette question. Cette circulaire «est la traduction de notre politique et je l'assume tout à fait», a-t-il insisté. «Les campements sont illégaux, ils sont démantelés en vertu de décisions de justice. Dans un Etat de droit, on fait respecter la loi», a expliqué Xavier Bertrand.


VOIR et ENTENDRE Eric Besson invité de l'émission Les Quatre Vérités, ce 13 septembre 2010. Il explique aux faiseurs de polémique ce que dit le droit français..

Eric Besson "pas au courant" de la circulaire
envoyé par BFMTV. - L'info internationale vidéo.