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lundi 7 septembre 2015

Accueil de migrants Syriens: intox sur la poussée du bénévolat en France

L'Europe placée devant le fait accompli d'une invasion de migrants du Proche Orient

La Hongrie s'est résolue à laisser transiter les migrants
Migrants syriens à la gare de l'Est de Budapest, le 2 septembre 2015
Elle les a conduit de l'une des gares de Budapest en Autriche. 
Une opération spéciale entre les trois pays a permis au train et à 90 bus urbains de la ville de Budapest d'accompagner des milliers d'illégaux  vendredi et samedi vers l'Autriche et l'Allemagne. Mais le chancelier autrichien l'a répété, cette solution n'est que "temporaire".

Le flux migratoire qui conduit ces réfugiés du Moyen-Orient à l'Europe de l'Ouest, par terre plus sûre que la Méditerranée, n'est pas prêt de s'arrêter.
Dimanche 6 septembre, le campement des passages souterrains de la gare de Budapest-Keleti
en Hongrie (10 millions d'habitants) n'est pas levé. Quelques centaines de migrants se reposent, à l'abri de tentes, sur des matelas de mousse pour la majorité d'entre eux. D'autres profitent du seul point d'eau disponible pour faire leur toilette.

La manipulation de l'opinion par des associations est patente
Les migrants sont pris en main et téléguidés. C'est ainsi qu'ils sont incités à se grouper en certains lieux centraux pour faire des photos destinées à indigner et mobiliser les bonnes âmes qui n'écoutent que leur coeurs mais sont manoeuvrées par des experts en communication.   
Une dirigeante de Grinda a lâché ce matin sur France Info que le but est de "travailler le public"...

La plupart de ces personnes, originaires de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan, demandent l’asile. Selon les lois européennes, elles auraient dû rester en Hongrie jusqu’à ce que leur dossier soit traité.
VOIR et ENTENDRE la marche triomphale des migrants du proche-orient de Hongrie en Autriche:


Haie d'honneur et salve d'applaudissements pour les migrants en Allemagne

En un week-end, l'Allemagne a dû accueillir plusieurs milliers de réfugiés, arrivés après un très long voyage par terre. Dimanche 6 septembre, le pays s'attendait à recevoir 10.000 réfugiés venus par la Hongrie, via l'Autriche, un niveau jamais atteint en une seule journée. Quelque 6.000 hommes, femmes et enfants étaient déjà arrivés en milieu d'après-midi, enregistrés pour la majorité en Bavière, selon la police fédérale.
En fait, ils auraient été 20.000: les associations relayées par une presse peu soucieuse de vérifications ont avantage à grossir les chiffres pour culpabiliser la France,
67 millions d'habitants contre 82 millions d'habitants en Allemagne. Son PIB nominal par habitant (2014) classe L'Allemagne au 18ee rang mondial; celui de la France la situe au 20e. 
Surtout, le taux de chômage allemand est à 6%, mais de 10% en France (rien qu'en métropole).
En 2014, la dette publique allemande était de 77,1% en % du PIB, en progression de 0,9%, celle de la France s'élevant à 97,5%, en progression de 2,5% sur trois mois et de 4,5% sur un an.

"Les Allemands ont applaudi l'arrivée des cortèges de réfugiés, samedi, jusque tard dans la nuit. Faut-il comprendre DES Allemands ?
Des militants de la gauche radicale très démonstratifs...
Ils en ont accueilli 7.000 au total ce jour-là. "Vous êtes chaleureusement les bienvenus; on est content que vous soyez arrivés ici vivants. Maintenant reposez-vous", a déclaré Bodo Ramelow, ministre-président de l'état libre de Thuringe. 
Pourquoi ne pas le dire, cet élu est membre de Die Linke, parti politique issu du Parti du socialisme démocratique (PDS, ex-SED qui fut le parti officiel de la RDA soviétique)... Sa ligne politique est clairement antilibérale et prône un socialisme démocratique. Au Parlement européen, il siège dans le groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, avec le Parti communiste français (PCF).
L'Allemagne, eldorado des migrants illégaux

Ici, à Vienne, la "haie d'honneur"
décrite paraît surfaite...
L'Allemagne représente la fin du calvaire, l'eldorado européen de la grande majorité des migrants. "Je me sens super bien, finalement on y est arrivé", confie l'un d'eux au micro de France 2. A Francfort, les réfugiés ont même droit à une haie d'honneur. Même scène à Munich, principale porte d'entrée en Allemagne. 
Pourquoi ne pas le dire, la ville de Frankfort est gérée par les Verts altermondialistes et la CDU et  Munich est aux mains du SPD (affiliée au Parti socialiste européen), des Verts et Rosa Liste München (qui défend les droits de la communauté LGBT).
Visiblement encadrés, des migrants manifestent
à la gare de Budapest, maillon faible de l'UE

"Yeux bleus (détail autorisé à la presse, ici France Info), cheveux plaqués vers l'arrière, un jeune Syrien de 25 ans accepte de nous parler (Thomas Baïetto), sans nous donner de nom. 'Je suis parti d'Alep il y a deux ans. A cause de la guerre, je n'ai pas pu terminer mes études", raconte-t-il. Première étape : Istanbul, en Turquie, où il commence à travailler. 'Je n'avais aucun droit en tant que réfugié, ils pouvaient me virer quand ils voulaient' ", poursuit-il.

"En route vers l'Allemagne, les réfugiés accueillis à Vienne à bras ouverts"

C'est une info que n'endosse aucun journaliste en particulier, mais la rédaction de France Info, collectivement mais anonymement: élément de langage de Matignon ou du Quai d'Orsay, via l'AFP ? Tandis que l'Allemagne a reçu 18.000 réfugiés dimanche, selon France Info, "la solidarité autrichienne ne faiblissait pas envers ces migrants en route vers Munich", à en croire Mathilde Lemaire. "A la gare de Vienne, tout était pour rendre leur voyage plus... confortable."
La journaliste tire sur la corde sensible. "Hommes, femmes et enfants syriens et irakiens ont ému les Autrichiens qui ont amené des couvertures et de la nourriture pour aider ces migrants qui ont fui leurs pays en guerre." Or, son reportage ne présente aucune photo de cette liesse... Seulement des hommes rechargeant leurs portables, avec ce tweet sensible : "Les #réfugiés rechargent mobiles dans 1coin de la gare de Westbhanof Vienne Garder lien avec le monde et la famille "

Mais les Français voient clair

Mais qui sont donc ces bénévoles et ces accueillants vertueux ?

La photo du jeune Aylan, 3 ans, mort noyé sur une côte de Turquie, a été médiatiquement surexposée, créant un émoi "planétaire" selon les manipulateur d'opinion, dont seul pourtant Le Monde s'était d'abord fait l'écho, avant que les autres n'embrayent sous la pression des associations, réseaux et autres collectifs de militants aussi vertueux que radicaux. 
En France, l’opinion publique est encore très réticente, malgré le "travail sur le public" (selon Singa !), à base d'émotionnel. On nous dit sur tous les tons et sur toutes les chaînes que de "nombreux citoyens cherchent des moyens d’agir pour l'humanité." Rien que ça ! De la simple pétition à l’accueil d’un migrant chez soi, l’action peut prendre diverses formes. Un tel déferlement soudain de beaux sentiments pour les malheureuses victimes du "printemps arabe" laisse un goût amer en travers de la gorge des hommes, femmes et enfants mal-logés ou sans-abri qui attendent depuis de longues années des mesures gouvernementales et un peu de compassion de ces citoyens tout à coup mis en branle médiatique.

Outre quelques clubs anglais de football, des artistes crient leur peine, tels François Berléand, fils d'un père russe d'origine arménienne, et Marc Lavoine, époux Poniatowski, petite-fille de ministre de de Valéry Giscard d'Estaing, et fils de cégétiste.

Plusieurs pétitions circulent sur Internet.
L'ONG Médecins du Monde participe à Bruxelles
à côté du pseudo-Tribunal Russell sur la Palestine 
participa à un débat intitulé Palestine: 
Pour une intifada légale et citoyenne . 
On connaît la connotation violente du terme "intifada"
L’une d'entre elles a été lancée le 1er septembre par la Vague citoyenne – mouvement animé par , auteur notamment de sketches pour Groland (Canal +). Une autre a été adressée aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE), "Pour que cesse la honte en Europe". D’autres textes se focalisent sur des sujets plus spécifiques, comme l’aide médicale aux migrants de Calais par exemple


Des citoyens rassemblés sous la bannière "Pas en notre nom" ont appelé à manifester samedi 5 septembre place de la République, à Paris, pour exprimer leur solidarité avec les migrants.

Dans les pays d’origine des migrants, sur les parcours qu’ils empruntent ou dans leur pays d’accueil,
les migrants sont aidés par de nombreuses associations et organisations non gouvernementales (ONG, donc sans aucune légitimité nationale) déjà très bien structurées, mais qui ont besoin pour fonctionner de recevoir de l’argent privé. En France, les dons donnent droit à des réductions d’impôts allant de 66 % à 75 % de la somme versée.

Présente à la fois au niveau international et dans chaque ville de France, la Croix-Rouge, qui se consacre davantage à sa mission qu'à tous les coups médiatiques qui se présentent, intervient en situation d’urgence et dans l’accompagnement de long terme, sanitaire et social. Caritas (Secours catholique en France) développe aussi une mission internationale d’aide aux migrants.

Sur les questions de santé, l'ONG radicale Médecins du monde et Médecins sans frontières, ONG plus modérée, agissent également dans les pays d’origine, sur les routes de migration (notamment en Méditerranée) et en France. Pour aider plus spécifiquement les enfants, on peut adresser ses dons à l’inattaquable UNICEF, bien que partisane, ou à l’ONG Save the Children, ONG qui s'est naïvement adressée au cinéaste trotskiste Ken Loach pour sa promotion (et l'a regretté), présente dans plusieurs pays d’Europe.

Plusieurs autress ONG ou associations se consacrent davantage à l’aide aux réfugiés ou aux demandeurs d’asile : le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) au niveau international, France Terre d’asile, la/le Cimade (protestante et progressiste), le Gisti (association de défense et d'aide juridique aux clandestins de France. Elle vit des dons de la CNL-confédération nationale du Logement qui porte les stigmates du PCF-, la Région Île-de-France, du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité -ministre M. el Khomri-, ACSE -Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, établissement public-...), ou aussi bien Emmaüs ou CCFD que la Fondation de France)… qui toutes ont sauté sur les migrants comme la misère sur le peuple.

Les associations humanitaires remplissent leur caisses
"Spontanément" (sic), au vu de la détresse des migrants sur grand écran pendant le repas familial, de nombreux citoyens cherchent à offrir de la nourriture, des vêtements ou divers objets qui ne sont pas toujours utiles. 
"La générosité est importante, mais elle doit s’organiser pour ne pas se disperser ou rester un feu de paille", avertit Pierre Henry (EHESS !), ex-directeur de cabinet du président de l'OMI (Office des migrations internationales , OMI, relevant du ministre du Travail), mais aussi du maire PS de Villiers-le-Bel, Louis Perrein (1986-1987), porte-parole de France Terre d’asile (FTDA), l'une des principales associations à qui l'Etat délègue l'accueil des demandeurs d'asile et qu'il finance à hauteur de 70%. En 2013, France terre d'asile a toutefois fait l'objet d'une enquête préliminaire pour des suspicions de détournement d'argent public, procédure visant notamment Pierre Henry. L'affaire a été classée sans suites... Cette association conseille par exemple de se renseigner auprès des associations locales ou des centres d’accueil des demandeurs d’asile (dont elle a la gestion par délégation), présents sur tout le territoire français, pour évaluer leurs besoins.
Conscient de l'engouement passager actuel, Pierre Henry met en garde: "Le bénévolat est un engagement dans la durée...


Les pays d'accueil involontaire cherchent à retirer leurs marrons du feu migratoire

L'unanimisme humanitaire n'est largement qu'apparence
Face à son débordement par les flux de migrants venus du Sud et de l'Est, l'UE impose au président français des réfugiés en provenance notamment de Syrie qu'il n'a pas choisis. Mais François Hollande maquille cette pression en initiative personnelle. La prenant à son compte, il a annoncé, lundi 7 septembre, que "la France accueillera 24.000 réfugiés" sur son territoire
Certains maires -aussitôt félicités par le p'tit Cazeneuve, se sont déjà dit prêts à les recevoir, d'autres font des distinctions. C'est le cas du député-maire Les Républicains de Roanne (Loire), Yves Nicolin. Dimanche 6 septembre, sur France Bleu Saint-Etienne Loire, il a tempéré le climat émotionnel qui sévit sur le pays, précisant que s'il est prêt à accueillir des réfugiés dans sa ville, c'est "à la condition qu'il soit bien question de réfugiés chrétiens, qui sont persécutés parce que chrétiens en Syrie par Daesh [Etat islamique]".

Au plan politique, des voix s'élèvent pour appeler à la raison
Certains soulignent qu'il revient aux pays arabes riches en pétrodollars de prendre en charge la détresse de leurs frères musulmans
D'autres souhaitent pouvoir choisir qui ils accueillent dans leur pays ou leur ville, plutôt que de se voir imposer des indésirables, puisque le soupçon d'immigration sociale est grand, de même que le risque de déstabilisation intérieure par des rebelles syriens, voire des terroristes.

La "spontanéité" des bénévoles est un canular
Les associations et ONG anticipent ce que pourrait être l'accueil des réfugiés de leurs  rêves par de potentiels bénévoles. A la vérité, et pour l'heure, les offres sont en effet très limitées. Pour se dégager de l'entrelacs d'informations contradictoires et tendancieuses, voire mensongères qui s'abat sur le public par voie médiatique, il suffit de lire en complément les articles de PaSiDupes:

Les lecteurs réaliseront que leurs soupçons de manipulation ne sont pas sans fondement.

samedi 5 septembre 2015

Aide aux réfugiés, oeuvre humanitaire ou idéologie subversive ?

Comment aider les réfugiés ? En n'aspirant pas les forces vives des pays désorientés par la perte de leurs pouvoirs forts

Un mouvement veut pourtant développer l'hébergement chez l'habitant

Une initiative prétendument locale et spontanée
Arrogance du regard de ceux qui se jugent meilleurs
Pour permettre aux bonnes volontés sous le coup de l'émotion d'offrir leur hospitalité pendant un mois, un trimestre ou un an, et plus si affinités, un site internet propose de mettre en relation migrants et bénévoles, une initiative inspirée de l'économie du partage, et dont le succès ravit ses parrains, des militants opposés au maintien de frontières.

Leur propagande se fonde sur "des histoires qui ont le pouvoir incroyable de nous rapprocher et de nous rappeler que nous partageons une humanité. Avaaz offre à chacun la possibilité de raconter son histoire, afin que nous puissions renforcer nos liens et apprendre les uns des autres." Et en voici une parmi d'autres: "Je viens de recevoir un mail pour une chambre pour 3 à 4 mois sur Paris !" Dans les locaux de l'association Singa, Nathanaël Molle, le cofondateur du projet, s'enthousiasme. "C'est plutôt cool parce qu'on manque de logements sur Paris [certes!], alors que c'est l'endroit où on a le plus de réfugiés statutaires". 

Le petit gars n'est pas tout seul, à la vérité 
Fondée en 2007, Avaaz est une organisation non gouvernementale internationale (ONG) de cybermilitantisme, se présentant comme un "mouvement démocratique supranational" donc sans aucune légitimité. Ainsi, pendant longtemps, Avaaz a été une plateforme en ligne sur laquelle des citoyens du monde entier pouvaient lancer des pétitions - auquel il est reproché un manque de neutralité - et mobiliser leurs réseaux sur le net autour de problématiques diverses et variées, et surtout partisanes.

"Avaaz n’a que cinq ans, mais a connu un essor exponentiel jusqu’à devenir aujourd’hui le plus grand et le plus puissant mouvement citoyen mondial en ligne", note The Guardian en 2012. 



Puis, ce lanceur d'alertes est passé à l'offensive de terrain.
Et le quotidien intello-bobo britannique souligne qu' Avaaz "fait toutefois l'objet de critiques visant son fonctionnement, la personnalité de ses fondateurs et son ingérence dans les affaires de certains pays."


La presse française lui sert pourtant la soupe car, selon elle, tout ce qui se drape d'humanitaire serait indiscutable et respectable.
Pourtant, les critiques pleuvent. Sur le sujet de la seule Syrie, en février 2012, Avaaz revendiquait  un rôle-clé dans l'évacuation du photographe irlandais Paul Conroy et du journaliste espagnol Javier Espinosa de Syrie, affirmant que "13 militants de son réseau avaient trouvé la mort dans cette opération". Propos relayés -sans vérification- par la presse occidentale. Or, après enquête du journaliste Simon van Zuylen-Wood publiée dans le magazine américain The New Republic (centre gauche et progressiste), Paul Conroy affirme que Avaaz n'a joué strictement aucun rôle dans son exfiltration. Depuis, Avaaz n'a cependant apporté aucune modification à ses communications sur les événements. 
Une autre critique de cette opération concerne l'affiliation des 13 militants tués à Avaaz. L'association aurait en effet "pris avantage de la mort de 13 personnes pour coller à sa campagne médiatique". Avaaz réplique en accusant une rivalité entre organisations et van Zuylen-Wood. Il pense d'autre part qu'Avaaz peut tout de même être crédité pour avoir coordonné les militants au début des événements, introduit des fournitures médicales, des journalistes et des moyens d'informations en Syrie. Ainsi, Avaaz a sacrifié une partie de la vérité au profit du "pouvoir et de la renommée".
Entre 2007 et 2009, Avaaz a été financée en partie par le spéculateur milliardaire de 85 ans, George Soros, via MoveOn.


Selon le journaliste Patrick Kingsley, depuis 2009 l'organisation n'accepterait aucun don émanant de fondations ou de sociétés et refuserait toute somme dépassant les 5.000 dollars (4.500 euros). Avaaz ne vivrait que de la générosité des membres individuels, qui avaient réuni en 2011 plus de 20 millions de dollars. L'ONG affirme en outre avoir choisi de ne pas rendre déductibles des impôts les dons effectués afin de garantir son indépendance et sa liberté d'expression sur les questions politiques. Soros est cependant soupçonné d'établir des positions dominantes à travers le monde à des fins de profit personnel, sous couvert de philanthropie.


Un manipulateur avéré.
 
En janvier 2008, The Times révèle que Soros a financé une étude de la prestigieuse revue scientifique The Lancet sur le nombre de victimes durant la guerre d'Irak. Cette étude, réalisée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), indique que la guerre d'Irak aurait causé 650.000 morts. En revanche, The Times cite une autre étude de The New England Journal of Medicine, fondée sur des hypothèses moins radicales, qui évalue le nombre de victimes à 151.000 victimes.

Un révolutionnaire 
 
Il est démontré que son Open Society Foundations et Freedom House (le groupement politique serbe Otpor), entraînent des activistes du monde entier à renverser des gouvernements opposés aux intérêts des États-Unis. Optor est considéré comme l'un des acteurs majeurs de la chute du régime de Slobodan Milošević, ainsi que de la formation de jeunes révolutionnaires de différents pays, de la Géorgie à l'Égypte ou les Maldives, en passant par la Biélorussie ou... l'Ukraine.
Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud 

Depuis le lancement du projet Avaaz il y a quelques jours, la fréquentation du site internet de Singa s'est emballée: près de 200 personnes se sont inscrites pour proposer qui une chambre, qui un hébergement d' "un mois pour commencer", "avec une spontanéité aux antipodes du discours de repli souvent associé aux thèmes liés à l'immigration", aux dires de l'AFP.
Alice Barbe, entourée de Foday Mamoud Janneh,
président de SINGA et de Carlos Arbelaez
Singa est une association française spécialisée dans l'entrepreneuriat social qui se définit comme une communauté, incluant les réfugiés statutaires, dans laquelle "on se rencontre, on réfléchit, on échange, on crée de l'innovation sociale, de la richesse culturelle et des emplois," C'est-à-dire qu'elle formate des réfugiés pour qu'ils développent de "bons" projets associatifs, artistiques ou entrepreneuriaux et prolongent l'action de l'asso, dans le même esprit d'une France d'accueil.
Une rapide étude du discours sur la formation à l'entrepreneuriat, par exemple, révèle des filouteries. Prenez le cas mis en exergue de Carlos Arbelaez, 29 ans. En fait, il était déjà entrepreneur dans son pays d'origine, la Colombie... Que lui apporte Singa? Elle ne fait qu'exploiter ses compétences.
L'ombre de Avaaz plane. En février 2015, Singa a co-organisé un hackathon sur le thème de l'asile sous le nom "#Réfugiés Connectés", le premier sur ce thème en France. L'AFP a-t-elle établi les connections entre Avaaz et Singa ?

"
Nous avons mis en place un programme de cours de français par le tutorat permettant non seulement aux réfugiés d'améliorer leur connaissance de la langue, mais aussi de socialiser et de rencontrer des français dans une atmosphères [sic] décontractée et agréable." Ce copié-collé, maintenant, pour confirmer votre opinion sur la qualité des services: "Si nous avons pu faire tout ça, c'est notamment grâce à votre soutient ! " Bien joué...
Singa assure "respecter le principe de neutralité en œuvrant dans le respect d’une stricte neutralité et impartialité politique et religieuse."
La dernière en date des trois co-cofondateurs de Singa, Alice Barbe, ("citoyenne du monde" issue de Centrale Supelec, passée par Johanson international -enjeux développement durable des entreprises​- et le mouvement associatif) s'enthousiasme. "On a tous types de familles parmi les inscrits: des agriculteurs, des banquiers, des gens qui vivent à la campagne, d'autres en ville, à Béziers, Montpellier, Bruxelles..."
Qui sont Guillaume Capelle et Nathanaël Molle ?
Diplômés en relations internationales (Ileri, Institut d'Etude des Relations Internationales, présidé par Antoine Sfeir, fondé en 1988 par Raymond Barre dans le 17e arrondissement de Paris), Guillaume Capelle et Nathanaël Molle, 28 ans, ont cofondé SINGA après de multiples engagements en faveur du vivre ensemble à travers le monde. Ils codirigent aujourd’hui cette association distinguée par Ashoka et militent pour une société plus juste et inclusive.

Français né au Brésil, d'un père ingénieur, spécialisé dans la politique de l'eau pour les pays en développement, et d'une mère brésilienne élevée dans les "favelas", 
 Nathanaël Molle (à gauche)se définit comme un citoyen du monde mu par l'irrépressible envie de "faire quelque chose qui ait un sens social et humain". Après ses études à Paris, il a commencé à travailler avec les réfugiés au Maroc ou il a pu identifier les principaux facteurs d'échec à leur insertion, la langue et le regard des autres.
Les mêmes que ceux qui avaient été repérés par son ami
Guillaume Capelle,à droite, cofondateur de Singa, qui côtoyait aussi des réfugiés, mais pour Amnesty International Australia. Il est diplômé de Université Pierre Mendès-France (Grenoble II), a passé près de 3 ans comme conseiller en communication à CapEthic (pour une consommation alternative de l'information) et encore moins de 3 ans comme rédacteur en chef au Centre "Migrations et Citoyennetés" de l'IFRI, Institut français des relations internationales, seul institut de recherche français classé parmi les 50 premiers 'think tanks' les plus influents dans le monde.
Singa signifie "prêter" en bambara, une langue nationale du Mali, l'un des pays où a grandi Nathanaël, avec la Thaïlande et le Sri Lanka.
La philosophie de Singa diffère nettement de l'idéologie de Avaaz


Lancée il y a deux ans pour faciliter l'insertion socio-économique des réfugiés, l'association espère, via ce nouveau projet émotionnel, installer une première famille d'ici une dizaine de jours. 

L'initiative, baptisée "Calm" ("Comme à la maison"), est partie d'un constat simple: les réfugiés statutaires ont des droits - notamment celui de travailler - mais ils ne connaissent souvent aucun Français, n'ont aucun réseau et cela bloque leur intégration. Cette médiatisation les rendra-il prioritaires sur les 6 millions de demandeurs d'emploi qui sont déjà sur liste d'attente ?
Pourtant "les réfugiés ce sont des entrepreneurs, des talents, une source de richesse interculturelle, de créations d'emploi", assure Alice Barbe. Les Français en recherche d'emploi sont content d'entendre Alice... D'où l'idée de leur trouver une solution temporaire de logement "pour se poser, mieux comprendre la société dans laquelle ils sont, rencontrer des Français et surtout pour plus de sérénité pendant toute cette période de stress et d'anxiété".

"Calm" ne concerne que les réfugiés statutaires, c'est-à-dire des "légaux, en situation régulière" dont la demande d'asile a été acceptée - même si, parmi les bénévoles qui appellent l'association, beaucoup ne font pas la différence entre les divers statuts et veulent juste aider. La presse entretient d'ailleurs le malaise: de clandestins, illégaux) elle a d'abord fait des "migrants" (effaçant les différences juridiques), puis des "réfugiés", sans discernement, avec la volonté d'amalgame et de confusion.  "Beaucoup disent: 'je n'ai pas de logement mais je voudrais faire quelque chose' ", raconte Nathanaël Molle, en positivant !   
Une approche cloisonnée qui ignore les difficultés des chômeurs de Pôle Emploi.
"Il y a aujourd'hui un vrai réveil de la société civile sur cette question-là. On ne peut plus rester sans rien faire, c'est un message qu'on reçoit tout le temps", affirme-t-il, en soulignant combien il est important de lutter contre une image "misérabiliste" du réfugié.

Les responsables de Singa multiplient actuellement les réunions avec des familles qu'ils disent intéressées, pour les former et pour qu'elles s'engagent dans l'aventure dans les meilleures conditions.
"Il peut y avoir des différences culturelles sources de malentendus", explique-t-il pudiquement. "Il est important par exemple que réfugiés et familles fixent une charte sur le fonctionnement au quotidien", explique Alice Barbe. L'engagement n'est pas financier, ni définitif: dans le cas où l'une des deux parties ne souhaite pas continuer la colocation, "on essaie de régler le problème, mais si ça ne fonctionne pas, on arrête", assure-t-elle.

La petite équipe, qui combine esprit start-up et enthousiasme associatif récent (2012), prépare déjà les prochaines étapes: lancement d'une campagne de financement participatif ('crowdfunding') fin septembre, mise en place d'un site internet dédié, développement dans toute la France, installation au Québec d'ici la fin de l'année...
Au-delà, l'association rêve de monter des projets similaires en Allemagne, en Belgique... Alice Barbe en est convaincue: "Si on donne une chance à ces réfugiés et si on améliore les conditions d'accueil, on peut arriver à une société ou le vivre-ensemble est possible pour tout le monde".

Pour les familles bénévoles,
le problème est de savoir à quelle association faire confiance. PaSiDupes a essayé de compenser le manque de discernement de la presse. Ou son engagement partisan de déstabilisation politique de l'Union Européenne. En s'abandonnant à l'émotion, l'Europe se met en difficultés en acceptant de drainer la jeunesse du Proche-Orient affaibli par les "printemps arabes".