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jeudi 17 avril 2014

Rom: Stéphane Le Foll veut "chercher à les faire retourner d'où ils viennent"...

Le gouvernement souhaite "réguler" les flux de Rom…

Il faut "chercher à faire retourner 
les Rom d'où ils viennent, en Roumanie ou en Bulgarie"
Calculateur ?
au nom d'une "politique qui doit garder sa dimension humaine," a estimé Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement Valls, interrogé sur RTL mardi sur les Rom.
En réponse à un auditeur en colère contre une "invasion" de camps, "véritables bidonvilles", en allusion à l'un des camps installés près de Paris, celui de l'aéroport de Roissy, le ministre a répondu. "C'est une réalité et je ne vais pas contester qu'il y a ce bidonville".

Autre socialiste sociale, Anne Hidalgo, maire de Paris, a également affirmé à Jean-Jacques Bourdin, lundi matin sur BFMTV et RMC, dans les mêmes termes: "démanteler les camps de Rom, oui, mais sans stigmatiser cette population." Hidalgo sait comment chasser un groupe éthnique avec des gants !

Ministre de l'Agriculture, Le Foll nie qu' "il y a une invasion" 

Manifestation de familles Rom
  le 16 fevrier 2014 à Bobigny,
 Seine-Saint-Denis
 
Interrogé par un auditeur de RTL sur la présence des Rom en France, Stéphane Le Foll rejette toute idée d'augmentation de leur nombre sur le territoire national. "Je ne crois pas qu'il y ait à dire ce matin qu'il y a une invasion et qu'il y aurait une augmentation du nombre de Rom qui arriveraient aujourd'hui". 
Mais le porte-parole du gouvernement admet que la situation pose problème. "Oui, ça dure. On ne peut pas accepter que des gens vivent dans des bidonvilles, estime-t-il. Il faut chercher à les faire retourner d'où ils viennent et il faut éviter qu'ils reviennent".
"On est sur une politique de fermeté, qui doit garder une dimension humaine parce que "tout ça, ce sont  des êtres humains", précise-t-il (!), entre l'arrivée qu'il faut maîtriser et le retour qu'il faut organiser".
"On a des règles, il y a des principes, il y a au niveau de la préfecture de police des missions et objectifs donnés", selon lui. L'objectif est-il d'évincer les Rom de Paris, lui demande-t-on. 
Sur la même ligne que Nathalie Kosciusko Morizet, qui observait le 18 septembre "j'ai l'impression que les Rom harcèlent beaucoup les Parisiens", tandis qu'Anne Hidalgo l'accusait de "stigmatiser une population dans son ensemble", Le Foll admet en revanche que "l'objectif, c'est d'éviter que des gens qui, dans la capitale, parce qu'ils sont dans une situation de difficulté et de pauvreté, finissent par rendre tout le monde extrêmement nerveux et n'acceptent plus cette présence". "On est obligés de réguler tout ça, d'être clairs sur tout ça, ne pas considérer comme si (sic) il ne se passait rien", a dit M. Le Foll.

Paris : une note interne recommande d' "évincer" "systématiquement" les Rom des beaux quartiers

Cette directive du 15 avril, intitulée "Consignes sur les Rom", rédigée par un officier de police "sur instruction de la commissaire centrale", demande "dès à présent et jusqu'à nouvel ordre pour les effectifs du VIe arrondissement, de jour et de nuit, de localiser les familles rom vivant dans la rue et de les évincer systématiquement", affirmait Le Parisien ce mardi.  Une note "maladroite" d'initiative personnelle, s'empresse-ton de préciser, afin de déculpabiliser le ministre de l'Intérieur, un dénommé Bernard Cazeneuve, qui ne pratique donc aucune discrimination raciale. 

Sur RTL,
Le Foll élude en des termes irresponsables incitant aux initiatives individuelles et à une ...dérégulation. "que des policiers fassent des notes pour dire : voilà, nous, on pense qu'il faudrait faire ci ou ça, par rapport à une réalité..."

Hôteliers sommés de dénoncer l'arrivée de Rom, à Montpellier aussi

Récemment, un autre courrier électronique du SRPJ, cette fois à Montpellier, avait déjà été envoyé à destination des hôteliers de la région, les incitant à "signaler l'arrivée" de personnes "originaires d'Europe de l'Est" sous prétexte de lutte contre la délinquance organisée par des réseaux mafieuxUne stigmatisation ethnique ?

Dans ce mèl adressé aux hôtels et campings du Languedoc-Roussillon et du Vaucluse, révélé par France Inter, le SRPJ de Montpellier, révèle d'abord la collaboration active des hôteliers qualifiée d' "aide très efficace"  à la suite de mails antérieurs les sollicitant "dans le but d'interpeller des individus recherchés ou soupçonnés de crimes et délits". Des préjugés ethniques insultants ?

Que sont devenues les associations et réseaux qui communiquaient et manifestaient en soutien aux Rom, il y a deux ans ?


vendredi 27 septembre 2013

Rom: le gouvernement n'applique pas ses propres règles pour le démantèlement des camps

Le défenseur des droits met le gouvernement en accusation

Dans la polémique Duflot-Valls, Alain Vidalies et Arnaud Montebourg ont louvoyé autour de la circulaire d’août 2012, un texte mal appliqué, dénonce Dominique Baudis. 

Le défenseur des droits a accusé ce vendredi le gouvernement de ne pas appliquer une circulaire du 26 août 2012 encadrant le démantèlement des camps de Rom. 
Pendant les seuls mois de juillet et août, cette année, deux à trois milliers de clandestins rom ont été délogés des terrains qu’ils occupaient illégalement – un chiffre comparable à celui de l’été 2011 et nettement supérieur à celui de l’été 2010, à l’époque du sarkozysme : Saint-Etienne, Lyon, Lille, Marseille, Aix en Provence, La Courneuve, Stains, Vaulx-en-Velin, Evry, Saint-Priest... : la liste, non exhaustive, continue de s’allonger jour après jour, malgré les belles promesses du président.
Aux violences contre les personnes et les biens s’ajoute le mépris de la loi: ainsi, à Evry, ville dont Manuel Valls fut le député-maire, l’expulsion est intervenue sans décision judiciaire préalable et le juge a désavoué a posteriori l’initiative du préfet qui avait cru pouvoir anticiper une décision favorable. Les évacuations ne sont accompagnées d’aucune proposition d’hébergement alternatif, sinon, parfois, quelques hébergements d’urgence -et prioritaires sur les demandes régulières- relevant du SAMU social.

Cette circulaire interministérielle n’est pas appliquée dans tous les cas, loin s’en faut ", a affirmé Dominique Baudis en ouverture d’un colloque sur le sujet à l’Assemblée nationale. "Trop souvent les évacuations se produisent sans décision de justice préalable. Trop souvent le délai des trois mois entre le jugement et le démantèlement n’est pas respecté", bien que ce délai soit "nécessaire" pour réaliser les diagnostics des populations, a-t-il expliqué.

Sachant que 
l’évacuation des campements débouche en outre sur des conditions tout aussi illégales d’éloignement du territoire, le ministre de l’Intérieur est pris en défaut dans ses promesses orales et médiaitiques d’humanité associée à sa fermeté. La réalité des chiffres et des actes dément cet affichage politique.


La circulaire interministérielle prévoit pourtant un diagnostic social des populations en amont des évaluations et un accompagnement en aval. 
Elle est signée de C. Duflot, V. Peillon, MA Carlotti, G. Pau-Langevin, M. Sapin, M. Touraine et M. Valls.
En juillet, Dominique Baudis avait déjà dressé un bilan repris par le GISTI et formulé des recommandations. "Hélas, à ce jour, nous n’avons toujours pas de réponse" du sombre Ayrault de Matignon, a-t-il regretté. "Confronté à ce silence (...), j’ai relancé le Premier ministre dès cette semaine au sujet de notre bilan et de nos recommandations", a-t-il ajouté.

Jeudi, Jean-Marc Ayrault avait présenté cette circulaire comme " la politique du gouvernement" pour tenter de mettre un terme à la polémique née des propos controversés de Manuel Valls . "Il y a tout dedans, y compris la fermeté, y compris le respect du droit mais aussi tout le travail d’intégration, tout le travail d’accompagnement social", avait assuré un chef du gouvernement sourd à l'alerte lancée sur son application scrupuleuse et respectueuse.

"Il faut conjuguer les deux positions"


Plusieurs voix du gouvernement se sont fait entendre pour appuyer ces éléments de langage officiels, ce vendredi matin.

Alain Vidalies, le ministre des Relations avec le Parlement, a ainsi commenté  la dispute Duflot-Valls pour en dire que "chacun joue sa partition sur une question qui est une des plus difficiles qui soient" ! Il a tout de même pointé "de l’excès" dans les propos de Dufot, la ministre EELV. Locataire à tiers temps du ministère du Logement, elle a violemment accusé jeudi le ministre de l’Intérieur d’être allé "au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain", quand il a dit tout haut ce que pensent tout bas les Français: les Rom pourraient mais une majorité ne veut pas s’intégrer en France.
"Le président de la République, le Premier ministre, ils ont une position dans cette affaire " !, rassure-t-il. "Cette position, ce n’est ni ce qui a été exprimé par Manuel Valls sur uniquement la partie répressive, ni ce qui a été dit par Cécile Duflot sur la partie traitement humain". "La position du gouvernement, c’est la circulaire d’août 2012", a-t-il répété.
Selon le ministre, François Hollande devrait finalement réagir à ce différend public. "Il va rappeler ce qu’est la position : il n’y a pas deux positions différentes à l’intérieur du gouvernement. Il n’y en a qu’une et peut-être va-t-il dire à chacun des solistes : il faut conjuguer les deux positions", l’un plus sur la sécurité, l’autre plus sur l’intégration. "Il faut tenir les deux bouts" et "ce qui est un peu regrettable, c’est qu’effectivement, il y ait des lectures, chacun dans son champ de compétences, uniquement d’une partie de la circulaire", a poursuivi Alain Vidalies. Un ministre qui parle pour ne rien dire.

Arnaud Montebourg a fini par relativiser aussi vendredi la polémique Duflot-Valls. Alors que le président était à Florange, sans lui, tout ministre de l'Industrie et de la gloriole qu'il soit, il n'a rien dit d'autre: " la politique du gouvernement a été fixée par le Premier ministre dans une circulaire signée par les différents protagonistes", dont il n'était déjà pas, en août 2012... Il avait lui-même critiqué trois jours plus tôt les propos de son collègue de l’Intérieur, après avoir d'abord appelé sur RTL à  lui " rendre hommage" dans une tâche difficile. "On peut soutenir une action et condamner un propos, ce sont des choses assez simples", a justifié le danseur en tutu rose, dans l'un de ses entre-chats. "Quand on enlève la question des propos et que l’on revient sur le terrain, il y a de l’exaspération, liée à des occupations de terrain illicites, des actes de délinquance, Manuel Valls n’a pas la tâche facile", avait-il estimé. Il y a "un cadre, qui est équilibré et qui fait fonctionner l’action du ministre de l’Intérieur, que je soutiens", avait insisté Arnaud Montebourg. "Dès que l’on est plus de deux, on peut avoir des désaccords et malgré tout faire de grandes choses ensemble", s'est-il justifié, au final.

Arnaud Montebourg : "On peut soutenir une... par rtl-fr

"Si vous me faites parler d’elle [l'Europe], 
je ne vais pas être agréable"

De son côté, Claude Bartolone s’en est violemment pris ce vendredi à la Commission européenne. Il dénonce aujourd'hui son incapacité à comprendre les difficultés engendrées en France par l’ouverture des frontières aux Rom de Bulgarie et de Roumanie. Les propos de la Commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, qui a vivement critiqué mercredi Manuel Valls , ont mis  le président socialiste de l’Assemblée nationale dans une colère noire. "Si vous me faites parler d’elle, je ne vais pas être agréable", a-t-il lancé sur Europe 1. "Elle est tout ce qui nous amène à ne plus aimer l’Europe. L’Europe ne peut pas être l’Europe des pères ou des mères fouettards. Au lieu de venir nous menacer, elle devrait venir sur le terrain voir ce qui ne marche pas dans les décisions prises par l’Europe. On en a ras-le-bol de ces commissaires européens, de ces Barroso et de leurs enfants, qui n’ont comme vision de l’Europe que l’Europe de la sanction", a ajouté l'ancien président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis.


Démantèlement d’un campement de Roms à Roubaix
Un campement, abritant une centaine de Roms, a été démantelé ce vendredi matin dans le centre-ville de Roubaix (Nord). « L’évacuation des familles a dû commencer un peu avant 7 heures », selon Majdouline Sbaï, vice-présidente (EELV) du conseil régional Nord/Pas-de-Calais, présente sur place. La préfecture du Nord a confirmé dans un communiqué peu après 9 heures l’évacuation « dans le calme » de ce « campement illicite ». « Un départ volontaire de 25 caravanes avait eu lieu dans la soirée précédant l’évacuation » qui « permet de mettre fin aux conditions de vie insalubres sur ce terrain », poursuit la préfecture.


jeudi 29 novembre 2012

Amnesty l'a belle de demander l'arrêt des expulsions de Rom

L'organisation supra-nationale n'a pas à gérer ses exigences sur les états


Changement de vocabulaire à gauche qui poursuit les expulsions



le PCF les chassait au bulldozer
et
les bulldozers communistes 
contre des immigrés



Les raccompagnements forcés se poursuivent en France, en violation du droit international, estime jeudi Amnesty International, qui demande leur arrêt immédiat.

Dans un rapport intitulé "Chassés de toutes parts", 
l'organisation non gouvernementale, qui a réalisé plusieurs pseudo-enquêtes de terrain en Ile-de-France où vivent près de la moitié des 15.000 Rom de France, relève notamment un manque de consultation et d'information des populations concernées avant leur expulsion (sic ! ), un délai de préavis insuffisant et des difficultés d'accès aux recours.

Selon des estimations d'associations citées par Amnesty International, bien que partisanes, plus de 9.000 Rom ont été renvoyés dans leurs pays au cours des trois premiers trimestres de 2012, un pic ayant été atteint durant l'été, avec 2.300 expulsions en juillet et août, sous le gouvernement socialo-écolo.
"Jusqu'ici, en dépit des propos encourageants du nouveau gouvernement et de la publication de la circulaire [du 26 août, qui donne des instructions au sujet des expulsions], les expulsions forcées ont continué à se succéder sous le gouvernement actuel", écrit Amnesty International dans son rapport.

Bien qu'elle ne cite pas les chiffres du ministère de l'Intérieur, "Amnesty International salue les propos et l'approche du gouvernement actuel, mais reste préoccupée par le fait que les expulsions forcées se poursuivent à travers le pays, en violation des obligations incombant à la France en vertu du droit international", ajoute l'organisation supra-nationale basée au Canada, demandant l'arrêt immédiat des expulsions forcées et la modification des lois françaises pour les mettre en adéquation avec le droit international.

Une ONG non démocratique tente d'imposer sa loi sur le monde 


Les ONG n'ont aucune légitimité. Si elles ressemblent à un État fédéral, mais les organisations supranationales ne possèdent pas la représentativité d'un État:  les États membres sont souverains et l'organisation ne constitue pas un État. Certains assimilent abusivement Amnesty International à l'Union Européenne qui, elle, possède un Parlement européen (PE) élu au suffrage universel direct.

A la différencie des organisations internationales, les décisions d'Amnesty International sont prises par des institutions propres à l'organisation, et non par la réunion de chefs d'État ou de leurs représentants. 
A la différence des assemblées démocratiquement élues, les ONG ne représentent qu'elles-mêmes et surtout pas les peuples souverains qu'elles ne consultent pas.

L'ONG rappelle que dans un courrier adressé au collectif RomEurope pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait dit "souhaiter" que des solutions alternatives soient proposées aux populations concernées, lorsqu'un campement insalubre est démantelé...


Amnesty n'a aucun droit à dicter sa loi  

Organisation supranationale dont le secrétaire général, Salil Shetty, est un compatriote de Lakshmi Mittal, la bête noire d'Arnaud Montebourg, Amnesty demande également que les démantèlements soient accompagnés d'offres de logement de remplacement. 

"Les expulsions forcées ne règlent pas le problème mais l'exacerbent", a estimé mercredi lors d'une conférence de presse Marion Cadet, "chercheuse-maison" à Amnesty International. La chercheuse auto-proclamée légitime l'occupation du sol par des clandestins par le fait qu'une fois expulsés, les Rom se réinstallent tout aussi illégalement sur d'autres terrains, dans un habitat encore plus précaire.

Plutôt que de harceler les pays d'origine, Amnesty empoisonne les pays investis
Les expulsions à répétition (de populations pourtant identifiées, essentiellement d'origine roumaine ou bulgare) génèrent par ailleurs des problèmes de santé et de scolarisation, ont souligné mercredi plusieurs "acteurs de terrain", termes choisis pour dissimuler que ce sont des militants partisans anonymes sans aucune légitimité
Ces problèmes sont néanmoins gérés par la CAF ou l'URSSAF, comme la couverture maladie universelle, CMU permettant l'accès au soin, le remboursement des soins, prestations et médicaments à toute personne résidant en France, ainsi que par la Croix-Rouge française, le Secours catholique ou les Restos du Coeur soutenus par la générosité publique et  les salariés Français.

Des ONG en réseaux
"L'expulsion sans préparation, et souvent faite dans l'urgence, aboutit à des ruptures de soin", a ainsi témoigné Martin Duteurtre, d'une équipe de soins mobile de Médecins du monde, une autre ONG radicale, d'obédience marxiste, dissidente de Médecins sans Frontières, socialiste.


RESF et le Snuipp (FSU) sont de la partie
Citée par les media, Véronique Decker, directrice d'une école à Bobigny où sont scolarisés une trentaine d'enfants issus de communautés rom roumaines et bulgares, a de son côté fait part de "l'effondrement psychique", voire de "l'abandon" des enfants "habitués de l'expulsion". "Nous créons des enfants qui ne trouvent pas leur place", a-t-elle dit. 
Or, ce que ne dit encore pas la presse partisane, c'est que Véronique Decker, n'est pas une directrice d'école anodine, mais une "désobéisseuse" (voir libellé) en pédagogie Freinet, qu'elle est membre du Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE, qui soutient 4 militants de Tours accusés d'avoir diffamé publiquement l'administration) et appartient au réseau des enseignants du 1er degré en résistance pédagogique. Avec la complicité de la municipalité communiste de Bobigny dont le maire est Catherine Peyge, une enseignante.

mercredi 29 août 2012

"On ne peut pas être au gouvernement et dans l'opposition en même temps", objecte D. Cohn-Bendit

L'eurodéputé franco-allemand appelle les ministres EELV à choisir

On ne peut avoir un pied dedans, un pied dehors
 

La duplicité,
spécialité de Cécile Duflot,
comploteuse avec Aubry
contre Joly et le nucléaire


Si EELV n'est "plus d'accord avec le gouvernement", il serait "normal" que les ministres écologistes en sortent, a soutenu l'écologiste Daniel Cohn Bendit mercredi sur Canal +, affirmant qu'on ne peut "pas être au gouvernement et à l'opposition en même temps".
A la ministre EELV du Logement Cécile Duflot qui a avoué la semaine dernière qu'elle porte désormais "une muselière" lui permettant "un petit peu de l'ouvrir", D. Cohn Bendit a répondu que c'était "bien" qu'Europe Ecologie-Les Verts ait décidé "d'aller au gouvernement".
EELV "a choisi avec raison de faire un certain travail et donc elle est dans un gouvernement. A partir du moment où elle (EELV) n'est plus d'accord avec le gouvernement, c'est tout aussi possible et normal qu'on sorte du gouvernement", a-t-il dit.
"On ne peut pas être au gouvernement et à l'opposition en même temps", a-t-il ajouté, reconnaissant que la remarque de Mme Duflot n'est "pas très malin".
"Elle a le droit d'expliquer la politique du gouvernement comme elle le veut", a-t-il pour autant estimé.

Ensuite,
 sur les "réformes à faire" pour l'Europe, l'eurodéputé " attend le gouvernement au tournant".


Enfin, 
Cohn Bendit a estimé que les démantèlements de camps de Rom depuis l'été sont "mal fait" 

"Ce qui s'est passé là, c'est quelque chose qui a été mal géré".
"C'est pas comme Claude Guéant [ancien ministre de l'Intérieur] parce que (Manuel) Valls n'est pas Guéant. Mais ça part de la même logique", a-t-il ajouté.
"Il faut proposer des alternatives. [Lesquelles ?] Un camp de Rom dans des conditions sanitaires impossibles, c'est pas bien. Un camp de Roms qu'on démantèle sans qu'on donne des alternatives aux gens, c'est pas bien", a-t-il insisté, en termes moraux.


En attendant, un camp de Rom est évacué chaque jour

Le gouvernement socialiste déplace les problèmes, plutôt que de les régler:
 
il fait de vagues propositions d'hébergement dans des communes limitrophes.


Lundi 27 août
,  à Evry, ville dirigée jusqu'en juin par le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, s'est déroulée l'expulsion d'un campement occupé par plus de 70 Rom;

Or, ce 
jour-là, Cécile Duflot, la ministre du Logement - et des solutions alternatives de relogement ? - a botté en touche,  en réaction à la stigmatisation des Rom d'Evry, rappelant que la circulaire ne s'appliquait qu'à partir du lendemain, mardi...


Politique socialiste de la carotte et du bâton
 
A l’issue d’une réunion à Matignon mercredi 29, le gouvernement a annoncé  cette circulaire d'assouplissement des conditions d’embauche des Roumains et Bulgares, principales nationalités de Rom. Parallèlement, le gouvernement a réaffirmé une logique de "fermeté", qui a suscité comme un malaise au sein de la gauche.
Pourtant, momentanément libérée de sa "muselière", l’ancienne secrétaire nationale d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) s'est flattée: "Cette circulaire est le résultat d’un travail en commun" !


Et hier mercredi, la police a démantelé des campements à Stains (PCF, Seine-Saint-Denis), où vivaient environ 500 personnescomme si de rien n'était, alors que Cécile Duflot avait repassé sa muselière;
- il y a deux jours, mardi 28 août, une opération de police assura le démantèlement d'un campement à Saint-Priest (PS), dans le Grand Lyon visant 121 personnes, dont 74 adultes et 47 mineurs, selon la préfecture, mais le campement aurait accueilli près de 180 personnes ces derniers jours;
- pendant le week-end, une centaine de Rom ont également été expulsés à Massy, dans l'Essonne, pour devancer une procédure d'expulsion d'un terrain dont le ministère de l'Intérieur est propriétaire;
dans la soirée du dimanche 26, neuf familles de Rom avaient déjà été évacuées d'un immeuble qu'elles squattaient dans le 7e arrondissement de Lyon (PS); 
- Précédemment, c'était dans la communauté urbaine de Lille (PS), sur le territoire de la Ch'tite Brochen-Aubry, premier secrétaire du PS !


Aujourd'hui jeudi, un camp rom d'une cinquantaine de personnes originaires de Roumanie et de Bulgarie, hors espace Schengen, est en cours d'évacuation à Créteil (PS); 

Et la "concertation" et la "cohérence", alors ?

"Les expulsions sans solution durable ne règlent pas les choses" et "précarisent encore un peu plus les familles", ont reconnu la mairie de Stains et la communauté d'agglomération de Plaine Commune, regroupant 8 communes. 
Pour Grégoire Cousin, de l'association 'European roma rights center', "en Seine-Saint-Denis [le département présidé par Cloclo Bartolone, celui qui est devenu président du Sénat, il y a des expulsions très régulières". Au moins une tous les dix jours."

La commissaire chargée de la Justice, Viviane Reding, a précisé attendre des mesures concrètes.

Il fut un temps où le journal socialiste titrait : "En région parisienne, la chasse aux Roms aggrave leurs conditions de santé ", une page facheusement devenue inaccessible...