POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Le Foll. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le Foll. Afficher tous les articles

mardi 9 janvier 2018

PS : le bras gauche de Hollande veut reprendre le manche de son pédalo

Stéphane Le Foll candidat à la tête du PS

L
'ex-intermittent du ministère de l'Agriculture en jachère ne redoute de rien 

Quand ce bâtisseur retrousse les manches
Le député et ancien ministre hollandien Stéphane Le Foll annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, un parti "exsangue" qu'il entend "faire évoluer", mardi dans un entretien au quotidien Le Maine Libre. L'ambition de "faire évoluer" un tas de ruines reflète-t-elle des dispositions adaptées à la situation de catastrophe naturelle ? 

"J'ai donc décidé de relever le défi, déclare le grand nicodème, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants" lors du congrès du PS en avril, déclare M. Le Foll, 57 ans.

Les socialistes reprennent les mêmes pour recommencer

Résultat de recherche d'images pour "le foll vallaud belkacem"Le Foll établit un rapport entre sa candidature et le récent renoncement de Najat Vallaud-Belkacem à la candidature.
"Najat Vallaud-Belkacem a pris sa décision que je respecte. Nous avons servi ensemble dans les mêmes gouvernements et je salue son engagement, car nous aurons besoin d'elle", explique l'ancien ministre de François Hollande.

Stéphane Le Foll se sent l'étoffe d'un grand marabout: "les défis sont nombreux: le PS fait face à une double défaite, présidentielle et législatives. Il est exsangue, inaudible aux oreilles des Français".

Le féticheur de la Sarthe commence par jeter un sort au président Macron. "La présidentialisation des institutions actuelles sous Emmanuel Macron met à mal les partis dits 'traditionnels'. Il faut donc être capable de faire évoluer le Parti socialiste et de l'adapter à ce nouveau contexte".

Résultat de recherche d'images pour "le foll macron"
S. Le Foll se revendique "dans l'opposition" au chef de l'Etat, bien qu'on présente parfois cet envoûteur comme "macron-compatible". "J'ai voté contre le budget qui est favorable aux plus riches et injuste pour les classes moyennes et populaires. Je considère par exemple que les choix fiscaux décidés par Emmanuel Macron sur l'ISF et sur la fiscalité du capital vont continuer à creuser des inégalités patrimoniales".

Mais bien fol est qui s'y fie
Les candidats à la succession de l'ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître, l'élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril.
Résultat de recherche d'images pour "le foll Hollande F"
Avant l'homme de paille de Hollande, seul s'est déclaré le député du Val-de-Marne Luc Carvounas, un soutien de Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle et un ex-fidèle de Manuel Valls aujourd'hui apparenté au parti du président...

jeudi 26 mars 2015

Congrès de la FNSEA: sifflets pour Manuel Valls et Stéphane Le Foll déguisés en... vert

Les simagrées de Valls ne passent pas auprès des paysans

Le premier ministre s'était pourtant affublé d'une écharpe verte...


Valls visiblement accablé
à Saint-Etienne ce soir
Même à Saint-Etienne, Manuel Valls en vert n'est pas crédible: il met clairement  le monde paysan en crise. Quand ce n'est pas lui qui vocifère, il se fait huer.

Le Premier ministre était, ce jeudi 26 mars, au congrès national de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Escorté de son ministre intermittent de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, l'homme des basses besognes, il s'est fait recevoir.

Les deux compères ont été copieusement sifflés
Ministre de l'Agriculture rejeté par le secteur agricole et habitué à être conspué, Le Foll a adressé depuis l'estrade aux exploitants assemblés un petit signe de la main provocateur.

VOIR et ENTENDRE ce moment capté par les caméras de France 3 Rhône-Alpes :


On aura observé que, cette fois, c'est son pied droit qui était pris d'un tremblement irrépressible: pour ce spécialiste de la répression et après l'agitation nerveuse incontrôlable de sa main gauche à l'Assemblée nationale, ce manque de maîtrise corrobore le diagnostic d'un état de grande fatigue psychologique. 

Manuel Valls a tenté d'amadouer l'assistance
Dans son discours, Manuel Valls a évoqué les enjeux environnementaux de l'agriculture de demain. Une tentative de séduction d'éventuels agriculteurs écolos à deux jours des élections départementales.

Il a d'ailleurs promis "d'alléger les procédures, aujourd'hui trop lourdes et trop longues" pour l'installation d'une exploitation. Il a aussi annoncé, rapporte Le Progrès, la tenue d'une table ronde entre la filière porcine et la grande distribution, le 31 mars prochain.
Manuel Valls a lancé:
"La grande distribution doit accepter des hausses de prix au moment où il y a des éleveurs qui sont en train de crever." 
Demain, devant les grandes surfaces, il réclamera des efforts aux agriculteurs.

vendredi 2 janvier 2015

Polémique: Piketty bafoue Hollande en snobant la légion d'honneur

Pour des motifs politiques, l’économiste Thomas Piketty a refusé la Légion d’honneur

L’économiste français Thomas Piketty a refusé sa récupération par Hollande qui voulait le faire 
chevalier de la Légion d’honneur
  
Ce faisant, l'économiste socialiste tacle le président Hollande et le gouvernement." Je viens d’apprendre que j’étais proposé pour la Légion d’honneur. Je refuse cette nomination, car je ne pense pas que ce soit le rôle d’un gouvernement de décider qui est honorable ", a lancé Thomas Piketty par communiqué." Personne ne m’avait prévenu de cette nomination, sinon je les en aurai immédiatement dissuadés", a aussi affirmé Thomas Piketty.
VOIR et ENTENDRE si comme les crevures d'i-télé on peut penser que Piketty "renonce" à cet honneur:
La secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso,  qui a proposé le nom de Thomas Piketty pour la Légion d'honneur, a "pris acte" de son refus et salué "l'excellence" de son travail. En proposant à la grande Chancellerie la distinction de chevalier de la Légion d'Honneur, la secrétaire d'Etat avait souhaité "rendre hommage au travail de recherche d'excellence mené par Thomas Piketty à l'école d'économie de Paris". "Ce travail qui bénéficie d'une renommée internationale méritait d'être distingué par la République française", a-t-elle ajouté. L'économiste avait "la liberté d'accepter ou non cette distinction" et "il a choisi de la refuser, ce dont nous prenons acte", a réagi Geneviève Fioraso, maintenant que "l'excellence et la visibilité de son travail demeurent".
L'esprit frappeur et la tête à claques
Dame Fioraso était-elle bien inspirée de flatter un auteur de violences conjugales?
La ministre de Hollande souhaitait-elle instrumentaliser la légion d'honneur à des fins de basse vengeance contre Aurélie Filippetti ? L'ex-ministre de la culture, qui s'est solidarisée d'Arnaud Montebourg chassé du gouvernement comme un malpropre en août 2014, avait porté plainte contre son concubin, Thomas Piketty, qui n'avait pas fait l'économie de coups... 
Conseiller économique de la candidate socialiste Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle 2007, Th. Piketty avait été placé en garde à vue par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) pendant plusieurs heures. Piketty ayant reconnu les faits de violence à l'encontre de Mme Filippetti et s'étant excusé, Mme Filippetti, dans l'intérêt des familles et des enfants, n'a pas donné suite à la procédure", avait-on fait valoir dans l'entourage de celle qui n'était encore que députée socialiste. L'enquête préliminaire avait été classée sans suite en septembre 2009.
L'affront du refus de l'économiste était au centre d'un débat animé par Olivier Galzi, jeudi 1er janvier sur i-télé. "On va parler d'une médaille et de son revers," a annoncé le présentateur de la tranche info du soir, avant de poursuivre : " On voulait lui épingler au veston la légion d'honneur à Thomas Filippetti... euh... Piketty, pardon, excusez-moi. Ça n'est pas du tout un lapsus, en tout cas, certainement pas révélateur," a tenté de rétro-pédaler le présentateur partisan de la succursale de Canal+, une fois  lâchée l'allusion perfide.


Pour mémoire, Lilian Thuram avait connu le même parcours pour les mêmes motifs, mais il avait accepté d'être décoré de la légion d'honneurpour d'obscures raisons, des mains du président Hollande.

Le général Jean-Louis Georgelin, grand chancelier de la Légion d'honneur, a exprimé son "regret"
après le refus de l'économiste Thomas Piketty d'accepter cette décoration, mais jugé qu'il ne s'agit que d'une "péripétie" dans les deux siècles de son histoire, a-t-il déclaré jeudi sur BFMTV. "C'est toujours un regret de voir des citoyens ou des citoyennes qui refusent cette règle de notre communauté nationale qui consiste à dire que tel ou telle, par ses mérites éminents (...) apportent à notre pays un rayonnement particulier, et refusent notre premier ordre national", a-t-il ajouté.
La Légion d’honneur ne se demande pas, mais peut être proposée par un tiers. Les dossiers passent ensuite par la Grande chancellerie, où ils sont vérifiés, puis par le conseil de l’ordre qui délivre un avis, généralement suivi par le président de la République, Grand maître de l’Ordre, qui signe alors la série de décrets de nominations et de promotions. 

Livre écoulé à 1,5 million d’exemplaires
Le refus opposé par l’économiste intervient alors que son ouvrage 'Le Capital au XXIème siècle', a été traduit en plusieurs langues et s’est vendu à 1,5 million d’exemplaires. Ce pavé de 970 pages paru en septembre 2013, entend démontrer la tendance spontanée à une toujours plus grande concentration de la richesse entre quelques mains.
VOIR et ENTENDRE Th. Piketty débattre avec F. Hollande de la réforme fiscale:
Le livre connaît un immense retentissement international, notamment en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis où ses explications sur le creusement des inégalités ont eu un écho considérable. Le livre lui a même valu d’être reçu par des conseillers du président Barack Obama.
VOIR et ENTENDRE la seconde partie de l'entretien de Piketty avec Laurent Mauduit pour Mediapart, le 19 octobre 2012: 

On comprend ainsi que l’accueil réservé au livre a été plus tiède en France, notamment de la part du gouvernement, malgré de très fortes ventes. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a fait savoir qu’il a lu le pavé et rencontrera son auteur ..." dans les trois mois".

Le cinglant refus de l’économiste suscite de vives réactions au gouvernement

C’est la manière plus que la décision qui passe mal. 
Sur France Info, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a commencé par afficher de l'indifférence, estimant que "c’est son choix. Il essaye de donner quelques conseils, ça fait partie du débat. Moi, j’en resterai à cela". Mais l'élément de langage n'a pas été entendu. Mais il ne s'est toutefois pas privé de tacler l’économiste en distinguant  un chercheur "qui a des idées intéressantes mais qui est chercheur, qui est dans son bureau, qui fait des calculs, qui a comme responsabilité une démarche intellectuelle, et la politique qui est confrontée à la réalité".

Le coup de pied de l'âne du ministère de l'Agriculture au camarade Thomas
Piketty pointait en effet ceux qui "feraient bien de se consacrer à la relance de la croissance en France et en Europe."


Un refus qui n’est pas motivé par l’humilité, riposte Thierry Mandon
Sur BFM TV, le secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la Simplification, Thierry Mandon, a regretté le refus de Thomas Piketty et critiqué l’économiste sur ces idées, notamment en matière de réforme fiscale. " Cette réforme est tellement compliquée, elle est tellement globale et elle a de tels effets de redistribution entre les Français que, si on la faisait, il y aurait une protestation généralisée ", a-t-il admis à propos de l'engagement -à la légère- du candidat Hollande.
" La Légion d’honneur distingue le mérite national, c’est-à-dire ceux ou celles qui ont contribué par leur action civile ou militaire au mérite national (...) C’est bien le rôle du gouvernement et de la République de décider ceux qui sont méritants", a également justifié Thierry Mandon. 
Au final, le médiocre Mandon a jugé que ce refus n’est pas motivé par l’humilité. "Il y a deux motifs deux refus généralement", a estimé Thierry Mandon: " par humilité, parce qu’on considère que d’autres l’ont plus mérité" ou "par raison politique". " Thomas Piketty, je ne pense pas que ce soit la première raison", a-t-il persiflé.
VOIR et ENTENDRE le vachard Mandon nier tout motif politique: 

" On peut refuser sans forcément le dire dans une dépêche"

Quant à la secrétaire d’Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire a critiqué sur la forme la décision de Thomas Piketty " La décision lui appartient. Après, c’est la manière de le faire. On peut refuser sans forcément le dire dans une dépêche AFP un 1er janvier ", a-t-elle déclaré sur France Inter.

" Peut-être qu’il confond le fait qu’une Légion d’honneur c’est une récompense pour un mérite qui est reconnu par la Nation et pas une adhésion à une politique économique d’un gouvernement."

Une décision "médiocre", selon le fameux Elie Cohen
En dehors du gouvernement, les critiques sont également de mise. Et la plus virulente vient assurément d’un autre économiste. Sur Europe 1, Elie Cohen qui a dans un premier temps estimé que son collègue avait "mérité cette Légion d’honneur : contribution exceptionnelle au travail académique et notoriété mondiale donc il a fait briller les couleurs françaises aux quatre coins du monde. Cela lui crée des responsabilités particulières". 
Il a ensuite critiqué vertement la manière dont cette décoration a été refusé. "  Il aurait pu la refuser par principe, mais la refuser en faisant une critique de l’action du gouvernement, j’ai trouvé cela médiocre".

Le pouvoir aurait-il voulu acheter le silence de Piketty qui, aux Journées de l'Obs à Bruxelles, jeudi 6 novembre 2014, déclara: "A mi-mandat, le bilan de Hollande est catastrophique"...

Sur BFMTV
, le député PS frondeur, Christian Paul, confirme une sanction politique. "Je comprends sa décision et je l'approuve, je crois que c'est une décision personnelle qui ne vise pas la Légion d'honneur. C'est un acte politique", a-t-il déclaré.


dimanche 19 octobre 2014

Fessenheim: Cosse et Royal entrent en guerre sur la centrale nucléaire

Nouvelle passe d'armes Cosse-Royal 

La secrétaire nationale d'EELV dit avoir reçu de Hollande des promesses de fermeture avant 2017. La ministre, elle, ne veut jurer de rien.
Hollande aurait réaffirmé sa détermination à fermer la centrale nucléaire de Fessenheim (Bas-Rhin) "avant 2017", clamait la secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) Emmanuelle Cosse vendrediaprès avoir rencontré lundi à l'Elysée le président qui en avait fait un engagement de campagne. 
La ministre de l'Écologie Ségolène Royal s'est empressée de modérer l'enthousiasme de la chef de parti, affirmant que les options restent ouvertes et que Fessenheim n'est qu'une "hypothèse". 
"Fessenheim fermera; nous en avons aussi parlé avec le président de la République", a maintenu E. Cosse sur France Info. "C'est ce qu'il a dit. Je suis peut-être la seule en France à le croire, mais Fessenheim fermera, c'est un engagement du président de la République. J'entends bien les pressions d'EDF, des syndicats, les sorties de Ségolène Royal et de Stéphane Le Foll. Sauf que je vous dis que Fessenheim fermera", a-t-elle insisté. "Si Fessenheim ne ferme pas, ça veut dire que la France n'est pas capable de répondre à la question de la sûreté nucléaire. Cette centrale est sur la nappe phréatique la plus importante d'Europe. En plus, Fessenheim est en panne toutes les semaines", a polémiqué l'élue d'Ile-de-France pour qui cette fermeture ne serait "pas une lubie des écolos ou de François Hollande mais la nécessité d'avoir une politique énergétique à la hauteur des enjeux".

Ségolène Royal a répondu que "ce qui est sûr, c'est que deux réacteurs fermeront" avec l'ouverture de Flamanville.
 

Une évidence balancée dans la foulée sur i>télé. La fermeture de Fessenheim "c'est l'hypothèse aujourd'hui qui a été avancée dans le cadre de la campagne présidentielle (....) Pour l'instant, il n'y a pas d'autre d'hypothèse sur la table". 
Se félicitant d'être, selon elle, "très pragmatique", elle s'est engagée à ce que "les choses se fassent, pas parce qu'on a promis les choses". 

Elle insiste même désormais pour "tenir compte de l'évolution de ce qui s'est passé entre la promesse et le moment où on la réalise", faisant allusion aux investissements de mise aux nouvelles normes et de sécurisation réalisés depuis dans la doyenne des centrales françaises.
La ministre s'est retranchée derrière "l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) [qui] nous dira, au moment où il faut fermer, quels sont les réacteurs les plus dangereux ou ceux qui nécessitent le plus lourd investissement public. Est-ce que c'est Fessenheim ? Est ce que c'est d'autres réacteurs ?" Royal en est encore à "regarder" la question...
"À ce moment-là, en fonction de la proposition de l'entreprise (EDF), on examinera la situation et EELV, comme nous, examinera aussi la situation en fonction de la réalité de ce qui est dit par l'Autorité de sûreté nucléaire", a-t-elle conclu.

Jeudi,  Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement Valls n'avait pas exclu non plus le maintien en activité de la centrale nucléaire de Fessenheim, se contentant d'observer que celle-ci ne figure "pas dans la loi" sur la transition énergétique. La fermeture de Fessenheim a toutefois été promise par François Hollande et confirmée après son élection en 2012. 

jeudi 11 septembre 2014

Le PS pratiquerait "une épuration ethnique" dans ses rangs

Aquillino Morelle, ou le coup de pied de l'âne à son maître François

Le "nègre" de Hollande, "victime d'une épuration ethnique" !
Depuis qu'il a été poussé à la démission, l'ancien conseiller politique de l'Elysée a réglé quelques comptes dans un vrai-faux entretien au magazine Le Point: il affirme ne s'être "jamais" épanché !

François Hollande se prend une nouvelle déferlante. Après la publication du livre "Merci pour ce moment", de son ancienne concubine officielle, Valérie Trierweiler, et avant celui, annoncé pour le 15 octobre, de Delphine Batho, une précédente victime du président respectueux de ses "collaborateurs", c'est au tour de son ancienne plume, Aquillino Morelle, de sortir son silence et de régler ses comptes.  Il manque encore la pierre à l'édifice littéraire du quinquennat, celui de Nicole Bricq. Ou de Thomas Thévenoud ?

Dans ce nouveau "caillassage" publié le jeudi 11 septembre, l'ancien conseiller politique du président apporte le témoignage de son vécu dans l'ombre du président Hollande jusqu'au 16 avril fatal. Ami de Montebourg , le "paria de la hollandie" - ainsi l'ont surnommé ses ennemis - s'y défend d'avoir la rage et jure qu'il est "tranquille". Il affirme néanmoins avoir été "victime d'une épuration ethnique" par la Tchéka hollandienne du gouvernement, en référence à la police politique créée sous la direction de Trotski en décembre 1917 pour combattre les ennemis du nouveau régime bolchevique de Lénine, dont les anarchistes, avant d'être renommée 'Guépéou'.

Aquilino Morelle exprime son point de vue sur l'exécutif

Selon celui que le président a jeté comme un Kleenex il y a bientôt cinq moisni François Hollande ni Manuel Valls ni Emmanuel Macron ne pourront redresser la France.L'ancien conseiller assure que la conséquence de cet échec sera qu' "Angela Merkel va nous traiter comme nous le méritons, comme des laquais", rapporte "Le Point". Sont visés:
"Hollande et ceux qui l'entourent, Jean-Pierre Jouyet [secrétaire général de l'Elysée et intime du président] et les ministres hollandais. A présent, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont entre eux, mais cela va accélérer leur chute."
Morelle se défend d'avoir "jamais" donné un entretien au Point

Aquilino Morelle avait été démasqué par Mediapart qui l'accuse d'avoir "travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques" quand il était inspecteur général des affaires sociales. Le conseiller politique de François Hollande a ainsi été conduit à annoncer sa démission le 17 avril dernier.

Morelle rédigea des discours pour le candidat François Hollandelors de la campagne pour l'élection présidentielle française de 2012. Le site trotskiste Mediapart affirme en outre qu'en réalité Aquilino Morelle aurait utilisé un nègre littéraire pour les écrire, et de nommer l'ancienne plume Paul Bernard. "Alerté, le président a fini par sortir le nègre des griffes du conseiller en décembre 2012 ", assure le site révolutionnaire.

"Quant je vois les mots employés... mais on est où ?", s'est emporté ce jeudi Stéphane Le Foll, proche de Hollande depuis sa gestion molle du PS et actuel porte-parole du gouvernement, interrogé par France 2 sur les propos de son élégant camarade de l'aile gauche du PS.
"C'est irresponsable, ça n'a aucun sens", s'indigna avec détermination le ministre planeur et touche-à-tout. "Il faudrait que chacun revienne un peu les pieds sur terre", exhorte-t-il désespérément, bien que ce soit précisément le cas de Morelle.

Le petit marquis Gaspard Gantzer,
(
promotion Léopold Senghor 
de l'ENA, 2004, comme E. Macron),
successeur de Morelle
au Pôle communication de l'Elysée
Aquillino Morelle a vivement démenti les propos qui lui sont prêtés par Le Point, hebdomadaire qui chouchoute Hollande sans vergogne et que Hollande bichonne. "Je n'ai pas donné d'interview au Point. Jamais", a-t-il réagi jeudi matin. "Les propos qui me sont prêtés sont de la responsabilité de Mme Cabana [Anna Cabana, l'auteur de l'article et pipelette de l'escalier A du pouvoir]", a insisté l'ancien conseiller politique de François Hollande.

Dans ce bourbier médiatique, les vrais-faux entretiens se multiplienttel celui du rédacteur en chef du Nouvel Observateur, Serge Raffy, autre féal de Hollande, qui se décarcasse pour redorer l'image salie et déchirée de Hollande.

Cerise sur le gâteau, Valérie Trierweiler et Aquillino Morelle étaient cet été en vacances au même endroit, au Sénégal, à quatre jours d'écart sur le même vol AF718, au moment où l'ex-concubine en titre rédigeait ses Mémoires élyséens... On les disait ennemis depuis que courait le bruit qu'il aurait beaucoup manoeuvré pour l'expulser du château, comme Valoche le laisse entendre dans son livre. Par ailleurs, elle décrit l'énarque comme "un petit marquis que le luxe perdra". Allusion au goût de l'ex-plume du lambertiste Lionel Jospin - à l'époque où il était Premier ministre - pour les chaussures bien cirées... Mais les hasards et vicissitudes de la vie les ont visiblement rapprochés.
L'ancien directeur de campagne d'Arnaud Montebourg lors de la primaire socialiste, attablé à la terrasse d'un café de Saint-Germain-des-Prés, pieds nus dans ses souliers en daim, feint de tomber des nues : "Elle était au Sénégal, vous me l'apprenez !" affirme-t-il dans un premier temps. Aquillino Morelle ajuste sa version : "Je l'ai appris alors que j'étais déjà rentré à Paris. De toute façon, je ne suis pas resté à Dakar, j'ai passé mes vacances à Saint-Louis du Sénégal chez un ami. On n'a pas pu se rencontrer."
Aquillino a-t-il participé à l'élaboration de Merci pour ce moment? Le conseiller en communication a-t-il relu les épreuves ? Tout tir-croisé serait le fruit du hasard. Toujours est-il que Morelle peut d'ores et déjà arroser les sondages à venir de Hollande en dégustant la "cuvée du redressement" de Montebourg.


vendredi 8 août 2014

Russie: impact désastreux de la politique internationale de Hollande et Fabius sur la France

Ils l'ont bien cherché, l'embargo russe !

Hollande n'a pas mesuré les conséquences de son alignement sur Obama


Suite à l'appel à l'aide de Vladimir Poutine par les séparatistes russophones face aux rebelles ukrainiens pro-occidentaux, Obama a incité les Européens et Hollande à frapper fort sur l'économie russe.
En sanctionnant la Russie sur le dossier ukrainien, les Etats-Unis et l'Europe relançaient la guerre froide et savaient qu'ils exposaient leur économie. La riposte russe est tombée mercredi : le président russe a fait décréter une "interdiction totale" de la plupart des produits alimentaires qu'ils importent en Russie, à compter du 7 août. 
Vladimir Poutine menace de ne pas s'arrêter là et d'interdire le survol du territoire russe aux compagnies aériennes effectuant des liaisons entre l'Europe et l'Asie via la Sibérie. Cela provoquerait pour les compagnies aériennes un important surcoût en carburant qui se répercuterait sur les prix. Cette hypothèse reste toutefois au stade de la "réflexion", selon le gouvernement russe.
Les Etats-Unis, les 28 états membres de l'U.-E., la Norvège, l'Australie et le Canada, qui ont tous adopté des sanctions économiques à l'encontre de la Russie, sont concernés, mais, p artenaire privilégié dans les échanges commerciaux avec la Russie, c'est surtout l'Union européenne (UE), qui a pris les plus gros risques de riposte économique.

La Russie achetait ses pommes, ses tomates et ses pêches chez les Européens, dont la France: c'est fini! Déjà qu'ils traversaient justement une grave crise cet été, en raison d'une production abondante, Obama et son valet Hollande en rajoutent une palette !

"La Russie va suspendre ses importations agroalimentaires en provenance d'Europe, à commencer par de nombreux produits frais, mais les sanctions risquent aussi d'engorger l'espace communautaire qui perd un débouché important, en fruits et légumes notamment. Avec l'Ukraine d'avant la crise provoquée par l'ingérence d'Obama et sa suite et le Brésil, l'Allemagne et les Pays-Bas figuraient en 2013 parmi les principaux fournisseurs de la Russie, qui importe 35 % de sa consommation alimentaire. Ce pays absorbe ainsi 10 % des exportations agricoles et agroalimentaires de l'UE, pour un montant de 12 milliards d'euros par an, selon Eurostat." 

C'est approximativement en ces termes que l'hebdomadaire Le Point tente de noyer le poisson français dans l'embargo de l'Europe par la Russie.
Or, Le Point  occulte qu'au sein de l'UE, la France compte parmi les plus gros fournisseurs de produits agro-alimentaires de la Russie. "Elle se place au 8ème rang mondial, et au quatrième rang européen derrière l'Allemagne, l'Ukraine (avant la crise d'influence géo-politique) et les Pays-Bas", selon le ministère de l'Agriculture, et donc au troisième rang, de fait. Des données qui sont à relativiser : selon les chiffres de 2012, les exportations françaises vers la Russie représentent 6,5% du total de ses exportations, soient 1,2 milliard d'euros. Il s'agit surtout de champagne et de produits de luxe, qui ne sont pas concernés par l'embargo russe. Ce qui ne signifie pas pour autant que la France ne doit pas craindre Moscou. En effet, la Russie constitue le premier marché à l'export pour les producteurs français de pommes et de poires. Moscou va donc se détourner des producteurs français pour se tourner vers des pays producteurs avec lesquelles elle reste en bons termes. "Les Russes vont continuer à manger des pommes, des tomates, des pêches. Sauf que l'origine ne sera plus européenne : elle sera d'Asie, du Brésil, d'Afrique du Sud, etc... Donc quand ce marché se rouvrira, il faudra des années pour reconquérir des parts de marché, décrypte sur Europe 1 Luc Barbier, président de la fédération nationale des producteurs de fruits. C'est dramatique", conclut-il.

"Exportatrice de céréales, la Russie est "fortement importatrice de légumes et fruits et de produits transformés tels la viande, les produits laitiers", a ajoutéé Xavier Beulin, patron du principal syndicat agricole, la FNSEA.

Le Point adopte l'angle obtus d'un soi-disant manque des tables russes

Comme si la Russie ne pouvait pas faire appel aux concurrents des producteurs français, l'hebdomadaire note bien que "fruits frais, fromages, porcs... représentent à chaque fois un volume d'affaires d'un milliard d'euros environ pour faire croire que Poutine impose une disette à son pays.  "Ce sont avec les légumes (770 millions) les marchandises qui manquent le plus aux tables russes et constituent les principales importations alimentaires d'Europe avec les vins et spiritueux (1,5 milliard euros). Les pommes, les tomates et les pêches en particulier sont achetées chez les Européens qui traversent justement une grave crise cette saison, en raison d'une production abondante, au demeurant hautement périssable. L'angle choisi par Le Point est celui d'un amalgame qui minimise l'impact de l'embargo russe sur la France.
Le Point interprète à sa guise les craintes de Xavier Beulin sur un double effet probable: "La Russie se ferme aux importations, mais les produits [français] qui n'iront plus à l'exportation vont [tenter de] se rabattre sur les pays européens et créer une situation de crise". Il a demandé à rencontrer le président de la République "dans les meilleurs délais".

La déclaration du président de la Fédération des producteurs de fruits français (FNPF), Luc Barbier, est moins tortueuse: les "Espagnols exportaient (en 2012) environ 100.000 tonnes de fruits vers l'Ukraine et la Russie : autant de quantités qui vont se rabattre sur le marché communautaire". Or, "Italie, Espagne et France connaissent déjà une guerre de la pêche nectarine avec des prix effondrés et "la catastrophe" se profile avec la pomme, annonce-t-il.

La mise en difficulté des producteurs français par les menaces du gouvernement socialiste sur la Russie est préoccupante. Les Français ont expédié pour près de 26 millions d'euros de fruits en Russie en 2012, rappelle Luc Barbier. "Mais cette année, la Pologne qui exportait beaucoup vers la Russie attend une récolte abondante qui va naturellement se reporter sur le marché intérieur" de l'UE. Selon la Wapa, l'association mondiale des producteurs de pommes et de poires, la Pologne est de loin le plus gros producteur de pommes de l'Union (3,5 millions de tonnes attendues cette année) avec l'Italie (2,3 millions de tonnes) et la France (1,5 million de tonnes).
Au total, que va faire Stéphane Le Foll des 1,17 milliards d'euros de produits agro-alimentaires expédiés l'an passé vers la Russie, 
dont 450 millions en boissons alcoolisées et notamment champagne.

Le Point se félicite au passage que ce soient principalement la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne qui auront à pâtir d'un coup de frein de leurs exportations de viande bovine vers la Russie, dont, le premier fournisseur reste de loin le Brésil, devant les autres pays d'Amérique latine et l'Amérique du Nord (soumise, elle aussi, aux sanctions pour les États-Unis). Mais l'hebdomadaire souligne du même coup qu'en Europe, la contribution en viande de la France à la Russie était déjà en net recul depuis le début du conflit Ukraine-Russie, en 2013. Le Monde, contrairement au Point, cite complètement la FNSEA, principal syndicat agricole français, qui souligne que la Russie est fortement importatrice de viande, lait, fruits et légumes français, ainsi que de produits transformés à partir de ces matières premières. Lien Le Monde
Quant aux éleveurs de porc, ils ont déjà pu constater le "danger majeur" que constitue l'embargo russe, puisque leurs produits sont déjà interdits depuis février 2014, pour des motifs sanitaires, insiste Le Monde. Les exportations européennes ont été totalement suspendues par l'embargo russe décrété le 29 janvier au motif de la peste porcine, arguant de cas décelés sur des sangliers. Or, "la France exporte chaque année 75.000 tonnes de porc vers la Russie. Cela représente un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros, précise Guillaume Roué, président de l'interprofessionnelle nationale porcine (Inaporc). Mais les répercussions économiques sont beaucoup plus importantes que cela, puisque nous estimons aujourd'hui que l'impact constaté depuis le mois de février est de l'ordre de 500 millions d'euros, rien que pour la France, du fait de la dégradation du marché à l'intérieur même de l'Europe".

Alors que Danone souffrira en première ligne de l'embargo, Le Point affirme que le Danemark et les Pays-Bas seront les plus exposés pour les produits laitiers - la France qui a vendu l'an passé pour 119 millions d'euros de produits laitiers à la Russie représentait moins de 4 % des importations du pays dans ce secteur. Un manque à gagner de 4% est-il négligeable pour les entreprises laitières françaises? 
"En 2011, selon les statistiques russes, les importations agroalimentaires russes en provenance de France ont atteint 1,064 milliard de dollars sur un total de produits agroalimentaires importés de 28,02 milliards de dollars. La France se place au 8ème rang des fournisseurs agroalimentaires de la Russie, soit 3,8% des importations agroalimentaires russes derrière le Brésil, l'Allemagne, l'Ukraine, les Pays-Bas, la Chine, les États-Unis et la Turquie", indique un document du ministère de l'Agriculture français.
"De grands groupes français sont aujourd'hui présents dans divers secteurs : la filière laitière (Danone-Unimilk avec plus de 27% du marché des produits frais, Lactalis), les céréales (Dreyfus, Soufflet), le sucre (Sucden), les légumes (Bonduelle). Ont également investi la Cooperl (génétique porcine) Lesaffre (levures boulangères) , Roquette (industrie de transformation de l’amidon) mais aussi des entreprises dans le secteur de l'alimentation animale (Diana SPF, Evialis/InVivo, OLMIX), ainsi que les différents distributeurs de machines agricoles", note aussi le document.
 
L'exécutif compte sur l'aide de l'OMC
L'embargo, décrété par Moscou en réaction aux attaques occidentales sur l'Ukraine, est considéré comme "peu justifié" par BruxellesEn avril, l'Europe avait déjà  porté plainte  devant l'OMC, l'Organisation mondiale du commerce, basée en Suisse et chargée de favoriser l'ouverture commerciale et d'aider les gouvernements à régler leurs différends commerciaux. C'est d'ailleurs l'espoir du gouvernement socialiste que l'OMC se saisisse des sanctions décrétées par Moscou, indique M. Beulin.

Le patron des exploitants agricoles français mise aussi sur la réaction des consommateurs russes face à des étals qui resteraient vides, selon Le Point qui persiste à dramatiser la situation russe. D'ailleurs, pour Luc Barbier, qui représente les producteurs de fruits français, "le risque pour les Européens est aussi de se voir confisquer des parts de marché au profit de l'Asie ou de l'Amérique latine, qu'il sera ensuite très difficile de reconquérir". C'est donc dire que les tables russes ne connaîtront pas la pénurie promise par Le Point...


Cohérence du gouvernement Valls: campagne UBI-France, organisme sous la tutelle du ministère de l'Économie d'Arnaud Montebourg et du ministère du Commerce extérieur de Fleur Pellerin, secrétaire d'Etat de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères...