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vendredi 2 janvier 2015

Polémique: Piketty bafoue Hollande en snobant la légion d'honneur

Pour des motifs politiques, l’économiste Thomas Piketty a refusé la Légion d’honneur

L’économiste français Thomas Piketty a refusé sa récupération par Hollande qui voulait le faire 
chevalier de la Légion d’honneur
  
Ce faisant, l'économiste socialiste tacle le président Hollande et le gouvernement." Je viens d’apprendre que j’étais proposé pour la Légion d’honneur. Je refuse cette nomination, car je ne pense pas que ce soit le rôle d’un gouvernement de décider qui est honorable ", a lancé Thomas Piketty par communiqué." Personne ne m’avait prévenu de cette nomination, sinon je les en aurai immédiatement dissuadés", a aussi affirmé Thomas Piketty.
VOIR et ENTENDRE si comme les crevures d'i-télé on peut penser que Piketty "renonce" à cet honneur:
La secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso,  qui a proposé le nom de Thomas Piketty pour la Légion d'honneur, a "pris acte" de son refus et salué "l'excellence" de son travail. En proposant à la grande Chancellerie la distinction de chevalier de la Légion d'Honneur, la secrétaire d'Etat avait souhaité "rendre hommage au travail de recherche d'excellence mené par Thomas Piketty à l'école d'économie de Paris". "Ce travail qui bénéficie d'une renommée internationale méritait d'être distingué par la République française", a-t-elle ajouté. L'économiste avait "la liberté d'accepter ou non cette distinction" et "il a choisi de la refuser, ce dont nous prenons acte", a réagi Geneviève Fioraso, maintenant que "l'excellence et la visibilité de son travail demeurent".
L'esprit frappeur et la tête à claques
Dame Fioraso était-elle bien inspirée de flatter un auteur de violences conjugales?
La ministre de Hollande souhaitait-elle instrumentaliser la légion d'honneur à des fins de basse vengeance contre Aurélie Filippetti ? L'ex-ministre de la culture, qui s'est solidarisée d'Arnaud Montebourg chassé du gouvernement comme un malpropre en août 2014, avait porté plainte contre son concubin, Thomas Piketty, qui n'avait pas fait l'économie de coups... 
Conseiller économique de la candidate socialiste Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle 2007, Th. Piketty avait été placé en garde à vue par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) pendant plusieurs heures. Piketty ayant reconnu les faits de violence à l'encontre de Mme Filippetti et s'étant excusé, Mme Filippetti, dans l'intérêt des familles et des enfants, n'a pas donné suite à la procédure", avait-on fait valoir dans l'entourage de celle qui n'était encore que députée socialiste. L'enquête préliminaire avait été classée sans suite en septembre 2009.
L'affront du refus de l'économiste était au centre d'un débat animé par Olivier Galzi, jeudi 1er janvier sur i-télé. "On va parler d'une médaille et de son revers," a annoncé le présentateur de la tranche info du soir, avant de poursuivre : " On voulait lui épingler au veston la légion d'honneur à Thomas Filippetti... euh... Piketty, pardon, excusez-moi. Ça n'est pas du tout un lapsus, en tout cas, certainement pas révélateur," a tenté de rétro-pédaler le présentateur partisan de la succursale de Canal+, une fois  lâchée l'allusion perfide.


Pour mémoire, Lilian Thuram avait connu le même parcours pour les mêmes motifs, mais il avait accepté d'être décoré de la légion d'honneurpour d'obscures raisons, des mains du président Hollande.

Le général Jean-Louis Georgelin, grand chancelier de la Légion d'honneur, a exprimé son "regret"
après le refus de l'économiste Thomas Piketty d'accepter cette décoration, mais jugé qu'il ne s'agit que d'une "péripétie" dans les deux siècles de son histoire, a-t-il déclaré jeudi sur BFMTV. "C'est toujours un regret de voir des citoyens ou des citoyennes qui refusent cette règle de notre communauté nationale qui consiste à dire que tel ou telle, par ses mérites éminents (...) apportent à notre pays un rayonnement particulier, et refusent notre premier ordre national", a-t-il ajouté.
La Légion d’honneur ne se demande pas, mais peut être proposée par un tiers. Les dossiers passent ensuite par la Grande chancellerie, où ils sont vérifiés, puis par le conseil de l’ordre qui délivre un avis, généralement suivi par le président de la République, Grand maître de l’Ordre, qui signe alors la série de décrets de nominations et de promotions. 

Livre écoulé à 1,5 million d’exemplaires
Le refus opposé par l’économiste intervient alors que son ouvrage 'Le Capital au XXIème siècle', a été traduit en plusieurs langues et s’est vendu à 1,5 million d’exemplaires. Ce pavé de 970 pages paru en septembre 2013, entend démontrer la tendance spontanée à une toujours plus grande concentration de la richesse entre quelques mains.
VOIR et ENTENDRE Th. Piketty débattre avec F. Hollande de la réforme fiscale:
Le livre connaît un immense retentissement international, notamment en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis où ses explications sur le creusement des inégalités ont eu un écho considérable. Le livre lui a même valu d’être reçu par des conseillers du président Barack Obama.
VOIR et ENTENDRE la seconde partie de l'entretien de Piketty avec Laurent Mauduit pour Mediapart, le 19 octobre 2012: 

On comprend ainsi que l’accueil réservé au livre a été plus tiède en France, notamment de la part du gouvernement, malgré de très fortes ventes. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a fait savoir qu’il a lu le pavé et rencontrera son auteur ..." dans les trois mois".

Le cinglant refus de l’économiste suscite de vives réactions au gouvernement

C’est la manière plus que la décision qui passe mal. 
Sur France Info, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a commencé par afficher de l'indifférence, estimant que "c’est son choix. Il essaye de donner quelques conseils, ça fait partie du débat. Moi, j’en resterai à cela". Mais l'élément de langage n'a pas été entendu. Mais il ne s'est toutefois pas privé de tacler l’économiste en distinguant  un chercheur "qui a des idées intéressantes mais qui est chercheur, qui est dans son bureau, qui fait des calculs, qui a comme responsabilité une démarche intellectuelle, et la politique qui est confrontée à la réalité".

Le coup de pied de l'âne du ministère de l'Agriculture au camarade Thomas
Piketty pointait en effet ceux qui "feraient bien de se consacrer à la relance de la croissance en France et en Europe."


Un refus qui n’est pas motivé par l’humilité, riposte Thierry Mandon
Sur BFM TV, le secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la Simplification, Thierry Mandon, a regretté le refus de Thomas Piketty et critiqué l’économiste sur ces idées, notamment en matière de réforme fiscale. " Cette réforme est tellement compliquée, elle est tellement globale et elle a de tels effets de redistribution entre les Français que, si on la faisait, il y aurait une protestation généralisée ", a-t-il admis à propos de l'engagement -à la légère- du candidat Hollande.
" La Légion d’honneur distingue le mérite national, c’est-à-dire ceux ou celles qui ont contribué par leur action civile ou militaire au mérite national (...) C’est bien le rôle du gouvernement et de la République de décider ceux qui sont méritants", a également justifié Thierry Mandon. 
Au final, le médiocre Mandon a jugé que ce refus n’est pas motivé par l’humilité. "Il y a deux motifs deux refus généralement", a estimé Thierry Mandon: " par humilité, parce qu’on considère que d’autres l’ont plus mérité" ou "par raison politique". " Thomas Piketty, je ne pense pas que ce soit la première raison", a-t-il persiflé.
VOIR et ENTENDRE le vachard Mandon nier tout motif politique: 

" On peut refuser sans forcément le dire dans une dépêche"

Quant à la secrétaire d’Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire a critiqué sur la forme la décision de Thomas Piketty " La décision lui appartient. Après, c’est la manière de le faire. On peut refuser sans forcément le dire dans une dépêche AFP un 1er janvier ", a-t-elle déclaré sur France Inter.

" Peut-être qu’il confond le fait qu’une Légion d’honneur c’est une récompense pour un mérite qui est reconnu par la Nation et pas une adhésion à une politique économique d’un gouvernement."

Une décision "médiocre", selon le fameux Elie Cohen
En dehors du gouvernement, les critiques sont également de mise. Et la plus virulente vient assurément d’un autre économiste. Sur Europe 1, Elie Cohen qui a dans un premier temps estimé que son collègue avait "mérité cette Légion d’honneur : contribution exceptionnelle au travail académique et notoriété mondiale donc il a fait briller les couleurs françaises aux quatre coins du monde. Cela lui crée des responsabilités particulières". 
Il a ensuite critiqué vertement la manière dont cette décoration a été refusé. "  Il aurait pu la refuser par principe, mais la refuser en faisant une critique de l’action du gouvernement, j’ai trouvé cela médiocre".

Le pouvoir aurait-il voulu acheter le silence de Piketty qui, aux Journées de l'Obs à Bruxelles, jeudi 6 novembre 2014, déclara: "A mi-mandat, le bilan de Hollande est catastrophique"...

Sur BFMTV
, le député PS frondeur, Christian Paul, confirme une sanction politique. "Je comprends sa décision et je l'approuve, je crois que c'est une décision personnelle qui ne vise pas la Légion d'honneur. C'est un acte politique", a-t-il déclaré.


lundi 28 octobre 2013

Le ras-le-bol fiscal plus fort que la grogne sociale

Les Français rejettent un remède plus fort que le mal

Le 
gouvernement est pris de court par l'ampleur du phénomène de 
"ras-le-bol" fiscal 
diagnostiqué en France par le ministre de l'Economie Pierre Moscovici. Alors qu'il promettait la fin des hausses d'impôts mais les empilait sur le dos d'une part grandissante des classes moyennes, Hollande avait jusqu'à présent été épargné par les mouvements sociaux classiques. 

D'erreurs psychologiques de communication en mesures fiscales improvisées,
retirées ou édulcorées aussitôt qu'annoncées,
François Hollande est en passe de perdre la crédibilité regagnée avec une réforme des retraites qui n'a guère mobilisé la rue. Il croyait embobiner les Français  de mots et les embrouiller de sémantique pendant encore quatre ans, mais les jeunes se sont défoulés dans l'émotion comme les travailleurs de l'agroalimentaire dans les violences. 

"La protestation syndicale n'est qu'une partie de la protestation sociale et populaire", souligne Guy Groux, chercheur associé au Centre de recherche de l'Institut de sciences politiques de Paris (Cevipof).

En chargeant la mule de la fiscalité, le chef de l'Etat socialiste s'est exposé à un triple risque: sanction dans les urnes par les classes moyennes, guérilla itinérante comme en Bretagne et détermination du patronat.

Ce rejet est lié à un taux de prélèvements parmi les plus élevés au monde. Mais pour l'économiste Elie Cohen, plus Hollando-dépendant que le plus rose des socialistes, elle a aussi été alimentée par les déclarations de Pierre Moscovici et de François Hollande"Si les plus hautes autorités de l'Etat prennent position pour un gel fiscal et qu'après on apprend tous les matins à la radio qu'il y a une nouvelle mesure, quelque chose ne va plus."

D'autres économistes qui ont comme lui soutenu François Hollande en 2012 critiquent sévèrement un manque de cohérence.
"Il y a un éparpillement de mesures dont la seule cohérence est la volonté de réduire le déficit budgétaire", dit ainsi Michel Aglietta, professeur à l'université de Paris-Nanterre. 

Elie Cohen va même jusqu'à qualifier de "mesure imbécile" la taxation supplémentaire des produits de l'épargne longue (PEA, PEL et assurance-vie) sur laquelle le gouvernement a rétropédalé partiellement ce week-end, ou de "connerie" la taxation de l'EBE (excédent brut d'exploitation) un temps envisagée.

Cela pose la question de la "capacité d'arbitrage politique de Bercy", qui paraît selon lui fortement affaiblie: "Comment un ministre a-t-il pu laisser passer la taxe sur l'EBE?" Et comment un Parlement peut-il voir passer toutes ces imbécilités et conneries diverses sans broncher?

Et Cohen distingue trois phénomènes qui n'ont guère vocation, selon lui, à converger sur le terrain.
Si la taxation de l'épargne longue a donné lieu à un débat public âpre, il ne faut pas s'attendre à ce que les détenteurs de PEA ou d'assurance vie descendent dans la rue.
Le Medef, principale organisation patronale, sait pour sa part jouer des contradictions gouvernementales et "a réussi à avoir quelques victoires faciles", notamment sur l'EBE. "Mais on sait négocier avec lui", fait valoir Elie Cohen. A moins que ce ne soit l'inverse.

En revanche, "la révolte bretonne sur l'écotaxe, c'est autre chose. Ça renoue avec une tradition insurrectionnelle", ajoute-t-il. "Si le mouvement breton venait à s'étendre, le gouvernement serait confronté à un vrai problème."
Le mouvement anti-écotaxe en Bretagne est très hybride et rompt avec les mouvements catégoriels classiques, assure Guy Groux, le spécialiste des mouvements sociaux du Cevipof. "Cela va des paysans aux entrepreneurs, des petits patrons de PME aux représentants du Medef et aux salariés menacés de licenciement, à quoi s'ajoute un mécontentement diffus", énumère-t-il, mais le même mouvement disparate peut s'étendre pour les mêmes raisons de région en région.

Aucun des analystes interrogés ne veut cependant vraiment croire à une extension de la jacquerie bretonne, ancrée dans une réalité sociale qu'ils disent spécifique et une forte identité régionale. Les transports ne sont-ils pas néanmoins un vecteur naturel de la grogne et de la révolte?

Les manipulateurs stigmatisent le ..."populisme" présumé 

Ils conçoivent toutefois que le désenchantement se mue en révolte dans les urnes
Il aura "une traduction lors des prochaines élections" municipales et européennes de 2014, prédit Elie Cohen, selon qui le (nouveau) gouvernement s'efforcera de calmer le jeu lors des prochaines assises de la fiscalité.

Pour l'économiste Philippe Chalmin, le prochain test pour la crédibilité de François Hollande sera cette semaine sa rencontre avec les dirigeants des clubs de football de première division, ulcérés par la surtaxe de 75% sur les hauts salaires."Si jamais il recule sur les clubs de football, c'est la fin", estime-t-il.

Encore un autre danger guette le gouvernement: l'affaiblissement du consentement à l'impôt, une des bases de la solidarité et de la démocratie.
Cet affaiblissement risque de nourrir des formations populistes comme le Front national ou le Front de gauche moribond, avec ou sans Mélenchon, lointains héritiers du poujadisme, mouvement politique né au début des années 1950 d'une révolte antifiscale de commerçants et d'artisans. Jean-Marie Le Pen, fondateur du FN, en fut un des élus en 1956, alors que le Parti communiste était à son apogée.

Face à ce épouvantail, les appels à une réforme en profondeur de la fiscalité, promise en 2012 par François Hollande mais jamais ébauchée, reprennent de la vigueur.

"Il faut remettre à plat tout le dossier fiscal"
, a ainsi déclaré le dirigeant communiste Pierre Laurent sur France Info.

"Le mot 'ras-le-bol fiscal' a été une lourde erreur. Et l'autre erreur est de ne pas avoir fait la réforme fiscale que les Françaises et les Français attendaient", a renchéri le sénateur écologiste
Jean-Vincent Placé sur RMC et BFMTV.

Pour Philippe Chalmin, Hollande a manqué le coche.
Lui-même partisan d'un "grand soir fiscal", il estime cependant qu'une telle réforme ne pouvait se concevoir que dans les trois premiers mois après l'élection présidentielle.
Cet économiste est de ceux qui, comme le dirigeant centriste Jean-Louis Borloo, commencent à voir dans une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale une possible issue pour François Hollande, qui pourrait être tenté de passer la patate chaude à la droite pour tenter de se redonner le beau rôle avant la présidentielle de 2017, avec l'assistance des media.
"Je ne pense pas que ce soit mûr, pas avant les municipales en tout cas. Mais après, pourquoi pas?" souligne-t-il.

dimanche 4 août 2013

Royal, Fabius, Lang prêts à se vendre pour une conférence?

Le PS s'est insurgé pour une conférence rémunérée de Copé: la belle affaire !
Un censeur nommé Désir
Le PS s'est dressé sur ses ergots 

Pourtant des personnalités vertueuses de la majorité figuraient encore le 31 juillet sur un site
 proposant les services de prestigieux conférenciers.

Les haineux s'étaient lâchés
 

"Politique business" pour Harlem Désirle patron désigné du PS, "choquant" pour Bruno Le Roux, le bourrin placé à la tête des godillots socialistes de l'Assemblée... Après la publication du Journal du Dimanche (JDD) le dimanche 27 juillet de l'information sur la conférence donnée au Congo par Jean-François Copé contre un chèque d'environ 30.000 euros, les élus de la majorité se sont emballés un peu vite contre le président de l'UMP car leurs critiques pourraient bien se retourner contre eux. 

Un certain nombre de personnalités socialistes ne trouvent pas inconvenant de monter sur une tribune moyennant finance. Des "ménages" ouvertement proposés sur internet.

Devoir de mémoire

Fabius et Benguigui en guest-stars
Têtes de ...gondoles
Jusqu'à la révélation dans la presse de leur vénalité, Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères en exercice, et Yamina Benguigui, ministre délégué à la Francophonie au point mort... figuraient encore sur le site Speakers Academy, qui affiche les photos de personnalités encartées au parti socialiste prêtes  à se livrer au "politique business", décrié par Désir, dont la cote ne s'affiche pas, et pour cause.. Benoît Hamon, pendant qu'on y est !

Atelier, conférence, séminaire ou formation...
La société se propose d'établir un devis en fonction de la prestation souhaitée. Si les services de la ministre déléguée à la francophonie se limitaient à la langue dont elle défend la cause, pour l'actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, l'anglais était une option envisageable. Pourtant, jusqu'au 31 juillet 2013, sa photo figurait encore sur le site.

Vu au mur des con-férenciers
Sous un grand bandeau titré : "Les conférenciers les plus demandés", figurait aussi d'autres produits, parmi bien d'autres personnalités du monde de la finance, du sport et de la politique, Ségolène Royal, vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI) et d'anciens ministres socialistes très réputés comme Jack Lang et Hubert Védrine.

En mai 2010, le journal l'Expansion, relayé par un article de l'Express, révélait que l'ex-candidate de la présidentielle de 2007 et concubine du futur président F. Hollande, s'apprêtait à tarifer des conférences pour un montant compris entre 7.500 euros et 14.990 euros par l'intermédiaire de cette agence néerlandaise. 


Quelques heures plus tard,   l'amère Royal avait menti, se défendant sur son site de campagne d'avoirjamais donné de conférence rémunérée pour Speakers Academy". Elle assurait même qu'"elle n'avait pas l'attention de le faire".
En 2010, Ségolène Royal était encore  l'un des produits d'appel de l'agence (lien l'express.fr)

Des photos effacées du site



Moati est toujours à vendre
Lors de la parution de notre article, le cabinet de Yamina Benguigui s'est étonné de la présence de sa ministre sur ce site internet : "La photo date de l'époque où elle était encore réalisatrice. Elle a fait des conférences dans le passé. Depuis qu'elle est élue locale et ministre c'est terminé". 

Cohen cherche preneur

Du côté de son cabinet, on n'assume pas non plus la marchandisation de Laurent Fabius. La publication de l'article a fait réagir le ministre des Affaires étrangères : "La photo du ministre n’a pas lieu d’être sur le site de speakers Academy, car Laurent Fabius ne propose bien évidemment pas ses services pour des conférences payantes. 

"Ménages" bio par écolo
Il a pu en faire par le passé mais aujourd'hui, le ou les sites qui proposent son nom comme conférencier n'ont strictement aucune qualité pour le faire".Depuis ce jeudi 1er août, les photos des deux ministres et de Ségolène Royal ont disparu du site.  


mardi 7 mai 2013

Réduction du capital public dans les entreprises: désaccord Lienemann-Hamon

Les ministres schizophrènes PS et écolos se coupent de leurs bases

La fracture s'étend des partis au gouvernement

Cécile Duflot a multiplié les numéros de contorsionniste. 
Equilibriste, notamment dès septembre au 20h de France 2, son immense agilité ne cesse de faire ombrage aux plus grand artistes de cirque.
Ceux qui ont un peu de dignité pensaient que la décision d’EELV de ne pas voter le traité européen avec la majorité gouvernementale la mettrait dans une situation intenable qui la conduirait à s'éjecter de son siège de ministre, mais pensez donc ! 
Parce que c'est Hollande et parce que c'est Ayrault, l’ancienne responsable du mouvement EELV arrive à se maintenir au gouvernement alors que son mouvement d’origine ne votera pas l’une des plus importantes lois de l’année 2012. "En tant que ministre elle soutient les positions du gouvernement", tout en assurant "qu’elle respecte les décisions de son parti." 

Les candidats du Koh-Lanta gouvernemental avalent des couleuvres avec délice…
Cécile Duflot reconnaît qu’elle a perdu une partie de sa liberté de ton. "En revanche, j'ai gagné en capacité d'action depuis que suis ministre", affirme-t-elle, tout aussi sereinement. "J'ai un nouveau rôle, j'ai le sens des responsabilités et je sais ce qu'est la solidarité gouvernementale". C’est ce qu'on appelle le grand écart au cirque de Pékin. D'ailleurs, Daniel Cohn-Bendit, qui regrette ce déficit de cohérence politique chez Europe-Ecologie-les-Verts, préfère prendre un peu de distance.
Les convictions écologistes ne connaissent pas le réchauffement climatique

Pendant que les uns manifestaient, samedi 17 novembre 2012, contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), les autres validaient le bilan de leurs deux ministres, Cécile Duflot (logement) et Pascal Canfin (développement), à l'occasion d'un conseil fédéral du parti à Bobigny (Seine-Saint-Denis). "On était là pour le respect d'un certain nombre d'engagements pris par le président de la République et le premier ministre lors de la conférence environnementale, explique Pascal Durand, secrétaire national d'EELV. Il faut mettre les discours en actes." 
Si Hollande renie ses engagements, les écologistes sont-ils exonérés de tout respect d'eux-mêmes ? 

Citons aussi la vente par Hollande de centrales nucléaires à la Turquie 
Lien PaSiDupes : "Les bienfaits du nucléaire pour les comptes publics de Hollande ": Areva remporte un "méga-contrat" en Turquie

C'est Lienemann qui implose et Hamon qui réduit les émanations

Jean-Marc Ayrault a expliqué dimanche soir sur TF1 que
le gouvernement envisagede réduire la participation de l'Etat dans le capital "d'un certain nombre d'entreprises publiques" pour consacrer ces sommes à l'investissement. "Pas pour boucher les trous du budget", a-t-il précisé.

Fission de l'aile gauche du PS

Evoquée dimanche par Jean-Marc Ayrault, la réduction de la participation de l'État dans le capital de certaines entreprises publiques pour soutenir l'investissement,  est "une erreur", affirme la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann. Le capital public est un "atout économique, social et industriel majeur pour l'emploi, les services publics et l'indépendance nationale", rappelle-t-elle, condamnant la méthode de soutien de l'investissement choisie par l'exécutif réduisant le périmètre du capital public.
"La présence publique au capital de certaines entreprises est essentielle dans les services publics, les secteurs stratégiques ou pour assurer les entreprises françaises avec des capitaux qui défendent le long terme (...) Plus le capital public est fort, moins les objectifs financiers, la production de cash à court terme, les délocalisations et l'obsession de la valorisation boursière peuvent s'imposer face à l'avenir industriel, le maintien des emplois ou la qualité du service public", poursuit Marie-Noëlle Lienemann, du courant "Maintenant la gauche", l'aile gauche du PS. 
"Chaque fois que la gauche a accepté de réduire ce périmètre, elle a fait l'amer constat de la fragilisation de l'emploi, de la réduction des capacités productives en France et au passage d'un désamour majeur des français, singulièrement du peuple de gauche qui refuse cette logique néo-libérale", rappelle-t-elle encore.

Benoît Hamon avale sa portion de couleuvres

Bien que le Premier ministre n'ait pas précisé quelles entreprises feraient l'objet de ces réductions de participations, Hamon acquiesce. Caution de l'aile gauche du PS au gouvernement, il n'a que des objections à opposer à sa camarade Lienemann.
Hamon salue la fin d'une certaine impuissance...

Quant à Elie Cohen, économiste socialiste et conseiller de F. Hollande, il tente d'esquiver les avatars, estimant que "Hollande n'a que l'embarras du choix" !


Combien de générations pour reconstituer le patrimone de la France ?
Les jeunes que le candidat Hollande promettait de gâter, n'auront pas que la charge des retraites à supporter. 
Le MJS va-t-il avoir un sursaut ?