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mardi 10 avril 2018

Juliette Méadel, chassée du PS pour infidélité

Elle était à fond pour Hollande et maintenant pour Macron...

L'ancienne ministre n'a pas pu voter lors du congrès du PS, samedi dernier.

"C'est un divorce par "consentement mutuel", raconte-t-elle, avec aigreurs. L'ancienne secrétaire d'Etat à l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, a annoncé, à ceux que ça intéresserait, mardi 10 avril sur franceinfo, qu'elle a appris sa radiation du Parti socialiste, à sa grande surprise, au moment de voter lors du 78e congrès, les 7 et 8 avril derniers. 

C'est pourtant dès février 2018 qu'elle a été radiée du PS par le bureau fédéral des adhésions de la fédération de Seine-et-Marne, en raison de son soutien affiché à La République en marche ! avant la dernière élection présidentielle, alors qu'elle appartenait encore au gouvernement de Hollande.

"Je suis socialiste, mais je ne suis plus membre du PS. J'en ai été radiée", a-t-elle fait savoir à la planète, précisant qu'ainsi elle n'a pas pu participer à l'élection du secrétaire général du parti. Elle avait été secrétaire nationale à l'Industrie, au Numérique et à l'Économie sociale et solidaire en août 2014.
"J'ai décidé de ne pas faire de recours. C'est un divorce par consentement mutuel", a-t-elle ajouté. "Ça s'est passé au moment du congrès. Mon secrétaire de section m'a dit que je ne pouvais pas voter. Donc, j'ai été radiée du Parti socialiste", a insisté celle qui fut ...porte-parole du parti (2014-2016) !

Le Parti socialiste continuera sans elle

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"Je continuerai à défendre les idées socialistes et je serai aussi cette héritière de la gauche de gouvernement dans laquelle je crois", a estimé celle, à bonne école, qui fut membre de l'équipe de campagne de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle de 2007.

Samedi dernier, Olivier Faure est officiellement devenu samedi le 13e premier secrétaire du PS, avec 48,37% des voix, lors d'un congrès à Aubervilliers en région parisienne.

Secrétaire d'État à l'aide aux victimes pendant une année (février 2016-mai 2017) et fille de l'ancien directeur de cabinet d'Edith Cresson à Matignon, Juliette Méadel est aujourd'hui membre d'un groupe de travail désigné par l'Élysée de définir les contours du futur service national universel.

mardi 9 janvier 2018

PS : le bras gauche de Hollande veut reprendre le manche de son pédalo

Stéphane Le Foll candidat à la tête du PS

L
'ex-intermittent du ministère de l'Agriculture en jachère ne redoute de rien 

Quand ce bâtisseur retrousse les manches
Le député et ancien ministre hollandien Stéphane Le Foll annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, un parti "exsangue" qu'il entend "faire évoluer", mardi dans un entretien au quotidien Le Maine Libre. L'ambition de "faire évoluer" un tas de ruines reflète-t-elle des dispositions adaptées à la situation de catastrophe naturelle ? 

"J'ai donc décidé de relever le défi, déclare le grand nicodème, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants" lors du congrès du PS en avril, déclare M. Le Foll, 57 ans.

Les socialistes reprennent les mêmes pour recommencer

Résultat de recherche d'images pour "le foll vallaud belkacem"Le Foll établit un rapport entre sa candidature et le récent renoncement de Najat Vallaud-Belkacem à la candidature.
"Najat Vallaud-Belkacem a pris sa décision que je respecte. Nous avons servi ensemble dans les mêmes gouvernements et je salue son engagement, car nous aurons besoin d'elle", explique l'ancien ministre de François Hollande.

Stéphane Le Foll se sent l'étoffe d'un grand marabout: "les défis sont nombreux: le PS fait face à une double défaite, présidentielle et législatives. Il est exsangue, inaudible aux oreilles des Français".

Le féticheur de la Sarthe commence par jeter un sort au président Macron. "La présidentialisation des institutions actuelles sous Emmanuel Macron met à mal les partis dits 'traditionnels'. Il faut donc être capable de faire évoluer le Parti socialiste et de l'adapter à ce nouveau contexte".

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S. Le Foll se revendique "dans l'opposition" au chef de l'Etat, bien qu'on présente parfois cet envoûteur comme "macron-compatible". "J'ai voté contre le budget qui est favorable aux plus riches et injuste pour les classes moyennes et populaires. Je considère par exemple que les choix fiscaux décidés par Emmanuel Macron sur l'ISF et sur la fiscalité du capital vont continuer à creuser des inégalités patrimoniales".

Mais bien fol est qui s'y fie
Les candidats à la succession de l'ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître, l'élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril.
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Avant l'homme de paille de Hollande, seul s'est déclaré le député du Val-de-Marne Luc Carvounas, un soutien de Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle et un ex-fidèle de Manuel Valls aujourd'hui apparenté au parti du président...

samedi 6 janvier 2018

PS : Vallaud-Belkacem admet n'avoir pas l'envergure pour la reconstruction du parti

Najat Vallaud-Belkacem jette l'éponge

Pressentie comme possible candidate à la présidence du Parti socialiste, Najat Vallaud-Belkacem a jeté l'éponge

Cette enfant gâtée de la diversité avait-elle tout de la candidate idéale ?
C'est ce que voulaient croire ceux et celles de ses proches sur la gauche radicale du parti qui ne s'embarrassent pas de légitimité. Il aurait pourtant été un peu fort  qu'elle prétendît prendre la tête du parti après que la base l'a évincée de la législative dans le Rhône.

Poussée en avant du fait de ses origines, avait dépassé son niveau d'incompétence. Sans qu'on sache si ses diplômes sont dus ou non à de réelles qualités intellectuelles plus qu'à la volonté de la République de valoriser les enfants de l'immigration, Vallaud-Belkacem s'était fait adopter par l'aile droite du PS, Gérard Collomb à Lyon et une Ségolène Royal soucieuse de féminiser la vie politique sans risque de se faire dépasser. La jeune arriviste avait alors une belle aisance à soutenir n'importe quel projet socialiste modéré, mais gardait enfouie au fond d'elle une volonté de déstabilisation du système qui avait échappée à la candidate battue à plate couture à la présidentielle de 2007.
A la morgue de Lorient
Cette cuisante défaite de Ségolène Royal fut le signal de l'affranchissement de la Franco-marocaine

qui trouva à s'exprimer durant la quinquennat Sarkozy et la fit remarquer de Hollande qui, devenu président, en fit  un symbole de la possibilité pour les quartiers de se promouvoir. Il en fit même la première femme ministre de l'Education nationale. Une mauvaise intention plus qu'une faute de jugement. Hollande savait qu'elle faisait illusion. Dans le livre choc "Un président ne devrait pas dire ça...", en même temps que les 35 heures de Martine Aubry sont un non-sens, les frondeurs "une foule idiote" et le PS incompatibles avec le "progrès", Hollande avait dit d'elle qu'elle n'est "pas une intello"


2007 fut aussi l'occasion du débridage de son tempérament vindicatif.

"J’ai vu assez rapidement qu’il n’y avait pas de jeu collectif de la part d’Emmanuel Macron au sein du gouvernement", expliqua Najat Vallaud-Belkacem au micro de Remy Buisine, dans une vidéo publiée mardi 20 juin 2017. Selon l'ancienne ministre, il n’a pas été solidaire lors de son entrée au gouvernement de François Hollande.
"J’ai vite compris qu’en fait il chercherait à se faire passer pour plus moderne sur notre dos d’une certaine façon, en nous faisant passer, nous autres, membres du même gouvernement, d’une famille politique qui l’accueillait, pour des archaïques", insiste-t-elle.
L'accusant de ne pas avoir été loyal envers le président de la République lors de sa démission du gouvernement pour assouvir ses ambitions présidentielles, elle accuse Emmanuel Macron de ne pas avoir été franc dès son entrée au gouvernement. "Cette façon de se comporter, pour moi, ce n’est pas de la loyauté. Il n’a pas été loyal pour moi, il ne l’a pas été dès le début."
L'ancien président de la République a d'ailleurs affublé sa ministre de l’Education - celle de la théorie du genre, notamment - du surnom de 'Pimprenelle' ? Or, une pimprenelle est une " herbe aromatique à fleurs rouges de la famille des rosacées."

Vallaud-Belkacem ne sera pas la première femme cheffe du PS

Luc Carvounas ne restera pas le candidat unique
Jusqu'à ce mercredi 3 janvier, elle était présentée comme la future présidente du Parti socialiste. Pourtant, l'ex-porte-parole du gouvernement ne réalisera pas cette mission. Non pas qu'elle prétende vouloir se consacrer à ses enfants - un prétexte bien trop peu féministe - ou faire des conférences - il faut pour cela avoir du fond - , mais trop risquée : elle promet plus de coups que de satisfactions, avec  une chance minime de se faire désigner candidate de la gauche à une prochaine présidentielle.

"Je sais que cela peut paraître étrange de ne pas céder à l’amicale pression de ses amis (…), raconte-t-elle, mais je veux vraiment réfléchir, travailler et comprendre d’autres mondes que le seul monde politique", a expliqué ce parasite incompétent à L'Obs, estimant que "l’avenir de la gauche dépasse de très loin la question de l’appareil socialiste".
Et d'ajouter : "J'avais besoin de prendre du recul, de ne pas être happée par le commentaire quotidien qui devient la règle médiatique et qui empêche de se poser, de réfléchir."
Et, comme la démagogie ne la quitte pas, elle n'hésite pas à assurer que " c’est aussi une forme de respect à l’égard de ce que les électeurs nous ont dit à la présidentielle et aux législatives : nous avons été désavoués". Si elle a du respect, c'est donc moins pour les électeurs que pour leur sentence, la sanction qu'ils ont infligée au Parti socialiste et, au premier chef, à elle-même, qui se croyait tellement appréciée et ne se remet pas de son échec.

Vallaud-Belkacem veut prendre de la distance et panser ses plaies dans l'anonymat.
Alors qu'est démentie la rumeur de son divorce d'avec Boris Vallaud, ex-conseiller de l'Elysée que Hollande a parachuté sans gloire sur une circonscription imperdable des Landes, elle veut d'abord se reconstruire elle-même,  avant de reconstruire un parti !
"Une de mes activités, parmi d’autres, au sein de ma nouvelle vie sera de diriger cette collection d’essais chez Fayard qui sera consacrée aux batailles culturelles du progressisme."

Fayard appartient à Hachette Livre du groupe Lagardère: -dans l'édition : Armand Colin, Dunod, Stock, Fayard, Grasset, Larousse, Calmann-Lévy, Le Livre de poche, etc., dont plusieurs éditeurs ...scolaires; - Lagardère Travel Retail : travel retail (points de vente Relay …); ou, dans presse, audiovisuel (radio, télévision, production audiovisuelle), numérique et régie publicitaire: Presse écrite : Elle, Paris Match, Télé 7 jours, Le Journal du dimanche...Radio : Europe 1, Virgin Radio, RFM... Télévision : Gulli, Canal J, MCM...le tout dirigé par Arnaud Lagardère.
"Je vois bien que ces idées-là [progressisme] peinent de plus en plus à convaincre les gens. Si nous voulons reconstruire de la conviction, il faut aussi renouveler les savoirs".

mardi 31 octobre 2017

PS : Hollande se fera-t-il écarter par ses ex-protégés ?

Hollande tente de résister à la poussée des acteurs socialistes de son quinquennat 

François Hollande prépare en coulisses le congrès du PS en février 2018
Perplexité de 'Nouvelle gauche' à l'Assemblée

Les "quadras du Parti socialiste" qui lui disputent la propriété des ruines du parti  sont d'ex-proches de l'Elysée. 
Critiques du bilan présidentiel dont ils sont eux-mêmes co-responsables, ils veulent tuer le père, mais François Hollande ne compte pas se laisser abattre.
Papy fait de la résistance...   mais
 ceux et celles qui ont goûté au pouvoir -et se sont faits étendre aux législatives- fournir le cimetière des éléphants

Résultat de recherche d'images pour "olivier faure f hollande"Vallaud-Belkacem a été repoussée par les électeurs du Rhône, Bachelay par ceux de Seine-Maritime, Olivier Faure était un conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi, conseiller spécial de Jean-Marc Ayrault, premier ministre, et député e Seine-et-Marne, ainsi que, parallèlement, porte-parole du Parti socialiste le 15 avril 2014. On cherche les hommes neufs... En 2017, Olivier Faure  sentit d'ailleurs le souffle du boulet : le président du groupe parlementaire socialiste de l'Assemblée nationale a été mis en ballottage défavorable au premier tour face à une candidate inconnue. Amandine Rubinelli (LREM).

Le cas Batho est drôlatique, à sa façon. 
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Celle qui s'incrusta dans un logement social de la Ville de Paris est élue des Deux-Sèvres depuis neuf ans, grâce au soutien originel de Ségolène Royal qui l'a placée là le temps qu'elle ne soit pas inquiétée pour cumul de mandats. Et, en 2017, Batho est devenue vice-présidente du groupe parlementaire 'Nouvelle Gauche' (ancien PS) à l'Assemblée.
Nathalie Appéré n'est pas députée, mais maire PS de Rennes, grâce à une alliance avec l'extrême gauche (EELV-Front de Gauche) et poings et mains liés.
Une autre maire bretonne, Johanna Rolland, s'est associée à la tentative de renversement de l'ex-président. Elle est pourtant une protégée de son ancien premier ministre, le somnolent Ayrault.

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Vallaud, mains dans les poches
à l'Elysée
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Vallaud à l'Elysée,
bras croisés

La médaille de l'ignominie est attribuée à Boris Vallaud. Ce petit marquis né d'un haut fonctionnaire au Liban fut en effet secrétaire général adjoint de l’Élysée au temps de Hollande (2014-2016). Il fut certes ancien collaborateur d'Arnaud Montebourg, mais c'est à Hollande qu'il doit son élection dans les Landes, un parachutage sur les terres socialistes de feu Henri Emmanuelli. Une élection qui doit tout au bon vouloir du souverain. 


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Nouvelle dégaine : estudiantine...
Mediapart indique non sans malice que, désormais, il "entend porter une contradiction moins radicale que celle des Insoumis [de Mélenchon] et des communistes [PCF conservateur], mais en réfutant une quelconque continuité avec la loi sur le travail de Myriam El Khomri". L'époux de la Franco-marocaine renie ses deux années de collaboration avec son bienfaiteur.
"Ce n'est pas à François Hollande de décider qui sera le prochain premier secrétaire", lance le président depuis un an, des députés socialistes à l'Assemblée nationale Olivier Faure, quadra de 49 ansLe successeur de Bruno Le Roux battit d'abord Guillaume Bachelay - un proche de Fabius - en 2016, administrant du même coup un revers à Manuel Valls, puis Delphine Batho en juin 2017. Les trois sont aujourd'hui ligués contre Hollande. 

L'ancienne ministre de Ayrault,
Delphine Batho, 44 ans, juge quant à elle "qu'il n'y aura pas de retour au monde d'avant". En juillet 2013, Hollande l'a en effet virée comme une malpropre à la suite d'une déclaration dans laquelle elle qualifiait de "mauvais" le budget 2014 de son ministère et avouait "[sa] déception à l'égard du gouvernement".

Les grandes manoeuvres ont commencé dans une "nouvelle génération" qu'on a déjà beaucoup vue

La "nouvelle génération" est en fait une groupe d'aigris sur le retour et, de surcroît, impliqués dans la défaite de Hollande.
Les prétendants
Pour tenter de donner le change, ils se rebellent. L'idée que François Hollande s'active de plus en plus en coulisses pour peser sur le prochain congrès du PS hérisse nombre d'entre eux. Olivier Faure lâche : "Je ne sais pas ce que pense François Hollande (...) Il ne m'a jamais dit “moi je souhaite que ce soit untel ou untel"", assure-t-il à Questions d'Info (LCP-Franceinfo-AFP-Le Monde) à l'évocation de l'hypothèse Cazeneuve, que l'ancien président de la République aurait aimé voir prendre la tête du PS. Or, à 54 ans, son ex-ministre de l'Intérieur est usé. Faure préfère plaider pour "l'émergence d'une nouvelle génération qui est plutôt issue des territoires et qui incarne ce que le socialisme a réussi de mieux ces dernières années". Et, sérieusement, les réussites sont-elles Vallaud-Belkacem et son APB ?

"Il faut être plus créatif et imaginatif," selon Batho.
Olivier Faure précise que les figures de la nouvelle génération - réunies sous la tribune 'Réinventer la gauche' publiée à la rentrée - se "retrouveront et «décideront ensemble» lequel d'entre eux sera candidat au congrès du PS. «Nous nous mettrons d'accord. Nous avons le sentiment qu'il faut rompre avec les pratiques du passé», explique Olivier Faure qui assure qu'il «n'y pas de concurrence entre nous".
Faire du neuf avec de l'ancien :
Nathalie APPÉRÉ, maire de Rennes,

Guillaume BACHELAY, ancien député, Secrétaire national du PS,

Olivier BIANCHI, maire de Clermont-Ferrand,

Jean-François DEBAT, maire de Bourg-en-Bresse, Pdt du groupe socialiste et démocrate du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes,

Carole DELGA, ancienne ministre, présidente du Conseil régional d’Occitanie,
Olivier DUSSOPT, député de l’Ardèche,
Olivier FAURE, député de Seine-et-Marne, Pdt du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale,
Matthias FEKL, ancien ministre, conseiller régional Nouvelle Aquitaine,
Estèle GRELIER, ancienne ministre,
Mathieu KLEIN, président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle,
Johanna ROLLAND, maire de Nantes,
Najat VALLAUD-BELKACEM, ancienne ministre,
André VIOLA, président du Conseil départemental de l’Aude.
Combien d'élus nationaux ?

L'ancienne ministre Delphine Batho s'est élevée sur Franceinfo contre les velléités de la vieille garde de Solférino. "Laissez-nous travailler !", s'est-elle écriée. "Je crois qu'il n'y aura pas de retour au monde d'avant. Je suis très claire", a-t-elle lancé, alors qu'elle était interrogée sur les éventuelles ambitions de Bernard Cazeneuve. "Dans les échéances futures, il n'y aura pas de désir de revenir au monde d'avant. Donc il faut être plus créatif et imaginatif", a martelé la députée socialiste.

La veille, collabo de longue date de l'ancien secrétaire général du PS, Stéphane Le Foll a manifesté sa mauvaise humeur envers l'ex-chef de l'Etat. François Hollande "a les rendez-vous qu'il souhaite. En tout cas, moi je dirai ce que je pense, moi-même", a-t-il lâché sur TV5 Monde. Ajoutant, cinglant: "Je suis maintenant suffisamment libre pour, non seulement penser ce que je pense et faire ce que j'ai à faire".
S'il ne peut compter sur les caciques Le Drian ou Cazeneuve, Hollande ne serait-il pas un peu isolé ?

Question qui tenaille le Parti socialiste  : "Faut-il tourner la page du hollandisme pour en écrire une nouvelle ?"

Au bord de la crise de nerf sur Franceinfo, l'ancienne ministre Delphine Batho faisait aveu d'impuissance: "Pour l'instant, tout est fait pour que rien n'émerge, il y a une espèce de léthargie organisée". Par qui ? "Par une génération qui veut toujours tirer les ficelles, par derrière, qui veut tout contrôler". 

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Du côté des hollandiens, Stéphane Le Foll met en garde contre "toute tentation de 'dégagisme'", rapporte Le Monde. L'ancien porte-parole du gouvernement souhaite définir "quelle sera notre place, quels projets et orientations nous portons". Cela ne peut pas, selon lui, 57 ans, "être réduit à une question de génération". 
En même temps, il avouee toutefois être "parfaitement d'accord" avec les propos tenus par Olivier Faure. "Non, ce n'est pas François Hollande qui choisit le Parti socialiste. Nous ne sommes pas à En Marche, lance-t-il, caustique. (...) Ça se saurait si c'était lui qui pouvait décider de tout. Propos assassins ! Lui qui a connu une contestation très forte en interne pendant cinq ans".

Sur RTL, Pauline de Saint-Rémy tente de dresser l'état des lieux provisoire dans une synthèse : une "petite bande de quadras s’est ainsi formée et se réunit régulièrement à déjeuner pour parler de l’avenir du parti." Du petit nombre, elle isole des têtes de gondole, démontrant implicitement qu'aucun renouveau n'est envisageable avec d'anciens ministres détestés et battus comme Najat Vallaud-Belkacem, ou des apparatchiks usagers, comme  Olivier Faure ou Guillaume Bachelay, et des inconnus du public, tels Nathalie Appéré, Jean-François Debat, Johanna Roland, Olivier Bianchi, ou même une figure montante, portée par certains media, Boris Vallaud qui affiche une virginité douteuse. 


Les propos d'Olivier Faure ont créé des remous chez certains socialistes. 
A l'exemple du député Luc Carvounas : "Ça ne me gêne pas; ça ne me contraint pas et je ne peux pas faire comme si cela n’existait pas (...) La nouvelle génération, avant de s’autoproclamer comme étant l’avenir, doit aussi écouter de manière assez humble ceux qui ont fait notre histoire". Mais, en relayant la ligne d'un ex-socialiste rallié à Macron, Manuel Valls, apparenté LREM, le maire d'Alfortville ne suscite pas l'enthousiasme.
Il a fallu supporter la réapparition de Gaspard Gantzer, l'ex-chef de la communication élyséenne, qui est passé dans la société civile où sa société de conseil dégage visiblement beaucoup de temps pour déblatérer : ce type de "génération nouvelle" qui remonte à cinq ans et à l'UMP pour argumenter démontre qu'à 38 ans, on peut être vieux. 

Restent les "frondeurs" qui semblent sonnés.
Ils hésitent à pousser en avant Monsieur 6%, Benoît Hamon (M1717). 
Martine Aubry ferait-elle don de sa personne ?

vendredi 27 octobre 2017

Présidence du PS : Bernard Cazeneuve ne fera pas don de sa petite personne

Le Parti socialiste cherche rebâtisseur désespérément

Il "n'est pas question une minute" qu'il prenne la tête du Parti socialiste

Bernard Cazeneuve l'a affirmé jeudi 26 octobre dans la soirée.
L'ancien premier ministre de Hollande a profité d'une séance de dédicaces organisée à Paris d'un livre pour dire ses intentions à propos du prochain congrès du PS qui se tiendra l'année prochaine. 
"Il n'en est pas question une minute. Je pense qu'il faut qu'il y ait une nouvelle génération", a-t-il lâché au Figaro.
"Comme je suis encore libre de déterminer par moi-même ce que je souhaiteje veux profiter de cette occasion pour vous dire dans quel état d'esprit je suis", a ajouté le fidèle de son destructeur. 
Le petit homme est tellement modeste qu'il s'est déclaré "agacé" par tant de "spéculations", alors que, ces derniers jours, certains désespérés faisaient circuler le nom de Cazeneuve pour prendre la tête du parti, indique Le Figaro, quotidien du centre. L'ancien ministre de l'Intérieur leur apparaissait, après Stéphane Le Foll, comme l'homme de paille idéal du président Hollande, s'il lui prenait l'envie de tenter un retour. Mais, si la rondeur de Hollande ne fait plus illusion, Cazeneuve reconnaît qu'il n'a pas la stature. 

L'ancien intermittent à l'Agriculture s'y verrait bien

"J'estime que le rôle de quelqu'un qui a été pendant cinq ans ministre, confronté à bien des épreuves, ce n'est pas de dire tous les jours qu'il est indispensable, c'est d'aider de nouvelles pousses à émerger", a recadré l'ancien premier flic de France. 
"Je n'ai pas de goût pour la polémique, je n'ai pas de goût pour le conflit politique, je ne sais pas diriger un appareil politique. (...) Je ne pense pas être bon dans la direction d'un parti politique. Ce n'est pas ce que j'ai appris à faire. Je n'ai pas le talent que d'autres pourraient avoir dans cette mission. Il faut faire dans la vie ce qu'on sait faire", reconnaît-il. Modestement.
Et d'adresser un message clair à tous ceux qui le voyaient déjà la tête du PS : "Je serai bien sûr fidèle à ma famille politique; je suis disponible, mais je n'exercerai aucun leadership. Tous ceux qui spéculent sur ce sujet se trompent", a-t-il insisté. 

Alors qu'il avait misé sur Bernard Cazeneuve [1m64]François Hollande se rabattra-t-il sur son ancien porte-parole Stéphane Le Foll ? 
Résultat de recherche d'images pour "stephane le foll et bernard-cazeneuve/"L'ex-ministre de l'Agriculture semble, quant à lui, décidé à briguer la présidence du parti : à 57 ans, dont cinq au gouvernement, il ne s'est pas usé et se prend pour une "jeune pousse"...  
"Je suis assez grand. [1m89] Je vous dis que je suis maintenant suffisamment libre pour, non seulement penser ce que je pense et faire ce que j'ai à faire", a-t-il déclaré sur LCP, cité par Le Figaro. 
"Je suis candidat à faire en sorte que le Parti socialiste se redresse", a affirmé Stéphane Le Foll à la presse.

vendredi 4 décembre 2015

La France de Cambadélis (PS) en est restée à l'heure de Vichy

L'ex-trotskiste Cambadélis fait de Vichy son fonds de commerce

Le régressif Premier secrétaire du PS, dans la caricature

"Le FN, c'est le retour de Vichy," a affirmé  Jean Christophe Cambadélis ce jeudi matin devant la presse, à quatre jours du premier tour des élections régionales des 6 et 13 décembre. "Sous Vichy c'était les juifs. Maintenant ce sont les musulmans", a dénoncé le patron du PS dans un saisissant raccourci aussi politicien que fétide.
Cet amalgame répond à Marine Le Pen qui a affirmé la veille en meeting à Nîmes (Gard) que si le FN échoue, alors "la charia remplacera la Constitution". 

"Nous ne sommes pas une terre d'Islam, avait prévenu la tête de liste FN en PACA, il y a quelques jours.
Marion Maréchal-Le Pen  a clairement précisé les critères d'appartenance ou non à la nation française. "Si des Français peuvent être de confession musulmane, c'est à la condition seulement de se plier aux mœurs et au mode de vie que l'influence grecque, romaine et seize siècles de chrétienté ont façonnés".

Après les avoir brandis, les internationalistes ont enterré les drapeaux tricolores   

Les marxistes honteux et libertaires assumés sont ulcérés
Ainsi Cambadélis assure-t-il que le FN "c'est la même attitude" que Vichy "face aux combats à mener, sur la famille, sur une vision très particulière de la patrie". 

Un sursaut de la conscience marxiste après compromissions frontistes 
Le premier secrétaire a profité de la proximité des régionales pour lancer "un appel pressant" à la participation pour le premier tour des élections dimanche. Alors que le Parti socialiste est donné troisième à l'issue du premier tour et éliminé dans plusieurs régions, il a affirmé que "plus le PS et la gauche seront hauts, moins le Front national le sera et la droite l'emportera", espérant provoquer un électrochoc parmi les abstentionnistes déçus de la politique sociale et économique de Hollande, notamment dans les rangs de la gauche trompée.

L' "historien" Cambadélis ne convainc pas
Comment le pourrait-il ? En 1984 Mediapart révéla que l'apparatchik du PS s'est inscrit à l'université Paris Diderot en 1985 pour présenter une thèse de doctorat consacrée au bonapartisme gaulliste et que ce brillant "universitaire" (de la trempe de Benoît Hamon !) aurait réussi l'exploit de rédiger cette recherche universitaire en moins d'un an, entre juin 1984 et mai 1985, à 34 ans. Le site d'information affirme pourtant qu'il ne dispose pas des diplômes requis -ni du niveau intellectuel correspondant- pour soutenir cette thèse.
Et Paris-Diderot, c'était le Campus Jussieu (Paris-VII), foyer de contestation étudiante et point de départ de nombreux mouvements subversifs.