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mardi 31 octobre 2017

PS : Hollande se fera-t-il écarter par ses ex-protégés ?

Hollande tente de résister à la poussée des acteurs socialistes de son quinquennat 

François Hollande prépare en coulisses le congrès du PS en février 2018
Perplexité de 'Nouvelle gauche' à l'Assemblée

Les "quadras du Parti socialiste" qui lui disputent la propriété des ruines du parti  sont d'ex-proches de l'Elysée. 
Critiques du bilan présidentiel dont ils sont eux-mêmes co-responsables, ils veulent tuer le père, mais François Hollande ne compte pas se laisser abattre.
Papy fait de la résistance...   mais
 ceux et celles qui ont goûté au pouvoir -et se sont faits étendre aux législatives- fournir le cimetière des éléphants

Résultat de recherche d'images pour "olivier faure f hollande"Vallaud-Belkacem a été repoussée par les électeurs du Rhône, Bachelay par ceux de Seine-Maritime, Olivier Faure était un conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi, conseiller spécial de Jean-Marc Ayrault, premier ministre, et député e Seine-et-Marne, ainsi que, parallèlement, porte-parole du Parti socialiste le 15 avril 2014. On cherche les hommes neufs... En 2017, Olivier Faure  sentit d'ailleurs le souffle du boulet : le président du groupe parlementaire socialiste de l'Assemblée nationale a été mis en ballottage défavorable au premier tour face à une candidate inconnue. Amandine Rubinelli (LREM).

Le cas Batho est drôlatique, à sa façon. 
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Celle qui s'incrusta dans un logement social de la Ville de Paris est élue des Deux-Sèvres depuis neuf ans, grâce au soutien originel de Ségolène Royal qui l'a placée là le temps qu'elle ne soit pas inquiétée pour cumul de mandats. Et, en 2017, Batho est devenue vice-présidente du groupe parlementaire 'Nouvelle Gauche' (ancien PS) à l'Assemblée.
Nathalie Appéré n'est pas députée, mais maire PS de Rennes, grâce à une alliance avec l'extrême gauche (EELV-Front de Gauche) et poings et mains liés.
Une autre maire bretonne, Johanna Rolland, s'est associée à la tentative de renversement de l'ex-président. Elle est pourtant une protégée de son ancien premier ministre, le somnolent Ayrault.

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Vallaud, mains dans les poches
à l'Elysée
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Vallaud à l'Elysée,
bras croisés

La médaille de l'ignominie est attribuée à Boris Vallaud. Ce petit marquis né d'un haut fonctionnaire au Liban fut en effet secrétaire général adjoint de l’Élysée au temps de Hollande (2014-2016). Il fut certes ancien collaborateur d'Arnaud Montebourg, mais c'est à Hollande qu'il doit son élection dans les Landes, un parachutage sur les terres socialistes de feu Henri Emmanuelli. Une élection qui doit tout au bon vouloir du souverain. 


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Nouvelle dégaine : estudiantine...
Mediapart indique non sans malice que, désormais, il "entend porter une contradiction moins radicale que celle des Insoumis [de Mélenchon] et des communistes [PCF conservateur], mais en réfutant une quelconque continuité avec la loi sur le travail de Myriam El Khomri". L'époux de la Franco-marocaine renie ses deux années de collaboration avec son bienfaiteur.
"Ce n'est pas à François Hollande de décider qui sera le prochain premier secrétaire", lance le président depuis un an, des députés socialistes à l'Assemblée nationale Olivier Faure, quadra de 49 ansLe successeur de Bruno Le Roux battit d'abord Guillaume Bachelay - un proche de Fabius - en 2016, administrant du même coup un revers à Manuel Valls, puis Delphine Batho en juin 2017. Les trois sont aujourd'hui ligués contre Hollande. 

L'ancienne ministre de Ayrault,
Delphine Batho, 44 ans, juge quant à elle "qu'il n'y aura pas de retour au monde d'avant". En juillet 2013, Hollande l'a en effet virée comme une malpropre à la suite d'une déclaration dans laquelle elle qualifiait de "mauvais" le budget 2014 de son ministère et avouait "[sa] déception à l'égard du gouvernement".

Les grandes manoeuvres ont commencé dans une "nouvelle génération" qu'on a déjà beaucoup vue

La "nouvelle génération" est en fait une groupe d'aigris sur le retour et, de surcroît, impliqués dans la défaite de Hollande.
Les prétendants
Pour tenter de donner le change, ils se rebellent. L'idée que François Hollande s'active de plus en plus en coulisses pour peser sur le prochain congrès du PS hérisse nombre d'entre eux. Olivier Faure lâche : "Je ne sais pas ce que pense François Hollande (...) Il ne m'a jamais dit “moi je souhaite que ce soit untel ou untel"", assure-t-il à Questions d'Info (LCP-Franceinfo-AFP-Le Monde) à l'évocation de l'hypothèse Cazeneuve, que l'ancien président de la République aurait aimé voir prendre la tête du PS. Or, à 54 ans, son ex-ministre de l'Intérieur est usé. Faure préfère plaider pour "l'émergence d'une nouvelle génération qui est plutôt issue des territoires et qui incarne ce que le socialisme a réussi de mieux ces dernières années". Et, sérieusement, les réussites sont-elles Vallaud-Belkacem et son APB ?

"Il faut être plus créatif et imaginatif," selon Batho.
Olivier Faure précise que les figures de la nouvelle génération - réunies sous la tribune 'Réinventer la gauche' publiée à la rentrée - se "retrouveront et «décideront ensemble» lequel d'entre eux sera candidat au congrès du PS. «Nous nous mettrons d'accord. Nous avons le sentiment qu'il faut rompre avec les pratiques du passé», explique Olivier Faure qui assure qu'il «n'y pas de concurrence entre nous".
Faire du neuf avec de l'ancien :
Nathalie APPÉRÉ, maire de Rennes,

Guillaume BACHELAY, ancien député, Secrétaire national du PS,

Olivier BIANCHI, maire de Clermont-Ferrand,

Jean-François DEBAT, maire de Bourg-en-Bresse, Pdt du groupe socialiste et démocrate du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes,

Carole DELGA, ancienne ministre, présidente du Conseil régional d’Occitanie,
Olivier DUSSOPT, député de l’Ardèche,
Olivier FAURE, député de Seine-et-Marne, Pdt du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale,
Matthias FEKL, ancien ministre, conseiller régional Nouvelle Aquitaine,
Estèle GRELIER, ancienne ministre,
Mathieu KLEIN, président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle,
Johanna ROLLAND, maire de Nantes,
Najat VALLAUD-BELKACEM, ancienne ministre,
André VIOLA, président du Conseil départemental de l’Aude.
Combien d'élus nationaux ?

L'ancienne ministre Delphine Batho s'est élevée sur Franceinfo contre les velléités de la vieille garde de Solférino. "Laissez-nous travailler !", s'est-elle écriée. "Je crois qu'il n'y aura pas de retour au monde d'avant. Je suis très claire", a-t-elle lancé, alors qu'elle était interrogée sur les éventuelles ambitions de Bernard Cazeneuve. "Dans les échéances futures, il n'y aura pas de désir de revenir au monde d'avant. Donc il faut être plus créatif et imaginatif", a martelé la députée socialiste.

La veille, collabo de longue date de l'ancien secrétaire général du PS, Stéphane Le Foll a manifesté sa mauvaise humeur envers l'ex-chef de l'Etat. François Hollande "a les rendez-vous qu'il souhaite. En tout cas, moi je dirai ce que je pense, moi-même", a-t-il lâché sur TV5 Monde. Ajoutant, cinglant: "Je suis maintenant suffisamment libre pour, non seulement penser ce que je pense et faire ce que j'ai à faire".
S'il ne peut compter sur les caciques Le Drian ou Cazeneuve, Hollande ne serait-il pas un peu isolé ?

Question qui tenaille le Parti socialiste  : "Faut-il tourner la page du hollandisme pour en écrire une nouvelle ?"

Au bord de la crise de nerf sur Franceinfo, l'ancienne ministre Delphine Batho faisait aveu d'impuissance: "Pour l'instant, tout est fait pour que rien n'émerge, il y a une espèce de léthargie organisée". Par qui ? "Par une génération qui veut toujours tirer les ficelles, par derrière, qui veut tout contrôler". 

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Du côté des hollandiens, Stéphane Le Foll met en garde contre "toute tentation de 'dégagisme'", rapporte Le Monde. L'ancien porte-parole du gouvernement souhaite définir "quelle sera notre place, quels projets et orientations nous portons". Cela ne peut pas, selon lui, 57 ans, "être réduit à une question de génération". 
En même temps, il avouee toutefois être "parfaitement d'accord" avec les propos tenus par Olivier Faure. "Non, ce n'est pas François Hollande qui choisit le Parti socialiste. Nous ne sommes pas à En Marche, lance-t-il, caustique. (...) Ça se saurait si c'était lui qui pouvait décider de tout. Propos assassins ! Lui qui a connu une contestation très forte en interne pendant cinq ans".

Sur RTL, Pauline de Saint-Rémy tente de dresser l'état des lieux provisoire dans une synthèse : une "petite bande de quadras s’est ainsi formée et se réunit régulièrement à déjeuner pour parler de l’avenir du parti." Du petit nombre, elle isole des têtes de gondole, démontrant implicitement qu'aucun renouveau n'est envisageable avec d'anciens ministres détestés et battus comme Najat Vallaud-Belkacem, ou des apparatchiks usagers, comme  Olivier Faure ou Guillaume Bachelay, et des inconnus du public, tels Nathalie Appéré, Jean-François Debat, Johanna Roland, Olivier Bianchi, ou même une figure montante, portée par certains media, Boris Vallaud qui affiche une virginité douteuse. 


Les propos d'Olivier Faure ont créé des remous chez certains socialistes. 
A l'exemple du député Luc Carvounas : "Ça ne me gêne pas; ça ne me contraint pas et je ne peux pas faire comme si cela n’existait pas (...) La nouvelle génération, avant de s’autoproclamer comme étant l’avenir, doit aussi écouter de manière assez humble ceux qui ont fait notre histoire". Mais, en relayant la ligne d'un ex-socialiste rallié à Macron, Manuel Valls, apparenté LREM, le maire d'Alfortville ne suscite pas l'enthousiasme.
Il a fallu supporter la réapparition de Gaspard Gantzer, l'ex-chef de la communication élyséenne, qui est passé dans la société civile où sa société de conseil dégage visiblement beaucoup de temps pour déblatérer : ce type de "génération nouvelle" qui remonte à cinq ans et à l'UMP pour argumenter démontre qu'à 38 ans, on peut être vieux. 

Restent les "frondeurs" qui semblent sonnés.
Ils hésitent à pousser en avant Monsieur 6%, Benoît Hamon (M1717). 
Martine Aubry ferait-elle don de sa personne ?

mardi 15 avril 2014

David Assouline refuse de rester porte-parole du PS

Que ça ne vous empêche pas de dormir! 

Ce trotskiste occupait la fonction depuis 2012
Assouline, dindon de la farce
du changement de gouvernement
David Assouline a annoncé lundi qu’il quittait le poste de porte-parole du PS, à l’occasion du changement de premier secrétaire.
"J’ai décidé, à l’occasion du changement de premier secrétaire, de ne plus occuper la fonction de porte-parole du Parti socialiste", a-t-il déclaré lors du point presse hebdomadaire du PS, en disant "au revoir". David Assouline occupait cette fonction depuis 2012, avec trois autres, Eduardo Rihan-Cypel, Laurence Rossignol, elle aussi entrée au gouvernement, et Frédérique Espagnac.

"Personnellement, j’ai décidé de retrouver ma parole de socialiste, singulière, toujours engagée, au service de mon parti, de nos convictions, des combats, toujours en solidarité avec cette bataille pour redresser notre pays dans la justice", a-t-il dit.

Un rénovateur de plus au PS

"J’ai décidé de consacrer plus mon énergie au renouvellement de notre pensée, à la refondation nécessaire de nos pratiques politiques, pour renouer avec le mouvement de la société civile".

Insistant sur l’importance de "renouer la confiance avec tous les Français", il a mis en avant la nécessité d’un "travail pour faire émerger une nouvelle génération de cadres socialistes, en phase avec des exigences nouvelles de nos concitoyens et capables de relever ce défi de renouvellement de notre pensée démocratique".

Assouline en réserve du parti
"Si demain on me propose une fonction importante permettant que je déploie mon énergie en ce sens, je répondrai présent".
Le parlement du Parti socialiste, qui se réunit mardi, doit élire le nouveau choix de François Hollande aux commandes du PS et une nouvelle équipe, après l’entrée d’Harlem Désir au gouvernement. Cambadélis était la référence de Martine Aubry, mais le président Hollande avait coopté Harlem Désir, sachant qu'il est le plus mauvais des deux et le moins dangereux.

Le PS aura un secrétaire général encore coopté

Désir limogé et Bachelay ignoré
Les militants et l'aile gauche du parti dénoncent donc une nouvelle désignation anti-démocratique qui délègue au Conseil national le pouvoir électif qui appartient au peuple des militants.

A peine débarqué de la Rue de Solférino pour incompétence et pourtant promu secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Désir faisait connaître le choix du prince de l'Elysée pour lui succéder au poste de premier secrétaire du parti, mercredi. Cette procédure anti-républicaine irrite bon nombre de socialistes qui  rappellent que le patron du PS doit être élu par les militants. 
Accessoirement, Guillaume Bachelay, n°2 du PS, aurait dû assurer l'intérim à la tête du PS après le départ de Harlem Désir, d'après les statuts. Mais on lui prête la décision de décliner l'offre lui-même... au profit de Jean-Christophe Cambadélis.

Le choix de Jean-Christophe Cambadélis viserait à réveiller le "parc à moutons" dans le "coma"
selon Henri Emmanuelli, pour ne pas dire "godillots".
"Homme de coups" (cf. photo ci-contre), d'après une élue socialiste, il a eu le mauvais goût de provoquer Angela Merkel... ou son propre camp lors de sorties médiatiques remarquées, ces derniers mois. Secrétaire national du PS à l'international et à l'Europe, il menait jusqu'à présent la campagne du parti pour les élections européennes de fin mai. L'objectif de cette promotion serait donc de faire du PS un parti de combat en vue de cette échéance électorale, en parallèle du "gouvernement de combat" voulu par François Hollande, comme s'il suffisait de changer les hommes, deux ex-trotskistes à jamais.
Il s'agit en même temps d'offrir un hochet  aux amis de Martine Aubry, "mal servis en postes dans le nouveau gouvernement", soulignent les observateurs, estimant en outre que Jean-Christophe Cambadélis est "proche de la maire de Lille" mais reste "hollando-compatible" dans la mesure où, dès l'instant où Désir avait commencé à chanceler, il a eu la prudence de ne pas se mêler aux "frondeurs" récents.

Mais la méthode Hollande heurte, d'autant plus que, dans l'entre-deux-tours en 2012, François Hollande assurait que "moi, président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité"... La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, par exemple, a dénoncé une "pré-désignation par l'Elysée" qu'elle assimile à "un coup d'Etat permanent", sur BFMTV.

VOIR et ENTENDRE un récit fort modéré des soubresauts du PS à l'annonce du "coup de force" de l'Elysée qualifié de "pré-désignation":

mercredi 9 avril 2014

Incapable au PS, Désir sera assez bon pour les Affaires européennes...

Le PS n'a-t-il pas plus de respect de l'Union européenne ? 

Une marque de mépris au moment où Bercy quémande un nouveau délai
Coup de kärcher au PS 
Un grand nettoyage de printemps ! Après le gouvernement et le cabinet de l'Elysée, François Hollande, qui a nommé Manuel Valls premier ministre, a remanié le gouvernement, remplacé Pierre-René Lemas par un intime, Jean-Pierre Jouyet, au secrétariat général de l'Elysée, et a également changé la direction du Parti socialiste. Pour remplacer le premier secrétaire coopté, Harlem Désir, la chose de François Mitterrand à la tête de SOS Racisme, l'hypothèse de l'apparatchik Jean-Christophe Cambadélis est sérieusement envisagée au sommet de l'Etat, depuis que Désir est nommé secrétaire d'Etat aux affaires européennes et remplacé par intérim à Solférino par le député de Paris, dans l'attente d'une régularisation par les instances du PS. Bien que ce bourgeois qui vit de ses rentes n'ait jamais rien fait de ses dix doigts, il pourrait servir de gage à la gauche du PS!

Le Monde titrait: "Harlem Désir menacé à la tête du PS"

Qualifié d'inutile et inaudible au lendemain de la défaite des municipales, Harlem Désir devait déjà être exfiltré par Jean-Marc Ayrault avant même le verdict des urnes. Désir était en effet apparu plus bête et méchant que agressif ou pugnace et s'était retrouvé de plus en plus isolé au fil des mois. Mardi 8 avril, toujours très clairvoyant, il déclarait encore au Monde : "Je suis le premier secrétaire du Parti socialiste et je le reste." Mais "Harlem a compris qu'il n'avait pas le choix : soit il sortait maintenant avec un éventuel parachute doré, soit c'était après les élections européennes avec du goudron et des plumes", expliquait un cadre socialiste.

Il serait donc remplacé par Jean-Christophe Cambadélis, déjà candidat au poste en 2012, au détriment du numéro deux statutaire du parti, le député fabiusien Guillaume Bachelay et bien qu'Emmanuel Maurel, le leader de l'aile gauche du Parti socialiste, déjà en course contre Désir à Toulouse, pouvait lui aussi prétendre au poste.

La désignation de Cambadélis serait un signe envoyé par l'exécutif aux amis de Martine Aubry, mal servis en postes dans le nouveau gouvernement. Proche de la maire de Lille mais " hollando-compatible", l'ex-trotskiste n'a pas pris le risque de signer l'appel des 87 élus frondeurs socialistes (lien Le Monde) pourtant signé par le député (Hauts-de-Seine) signataire Jean-Marc Germain, conjoint d'Anne Hidalgo, maire de Paris, et ratifié par plusieurs aubristes exigeant un "contrat de majorité" avec Matignon.

Parachutage infâmant aux Affaires européennes

Que faire de ce boulet de premier plan ? 
L’eurodéputé socialiste n’a qu'une très faible légitimité pour occuper les fonctions, mais Hollande l'a pourtant affecté au Secrétariat d’Etat aux Affaires européennes. Il n'y avait en fait pas de pire signal qu’un limogeage politique. Encore une occasion manquée pour un poste qui est décidément toujours aussi peu recherché et rempli par le bras cassé du moment ou un anonyme, tel son prédécesseur, Thierry Repentin, qui n'a pas marqué la fonction.

Bercy se contentera-t-il d'un Désir, notamment depuis la crise de l’euro. 

Député européen, Harlem Désir n’a pas manifesté un intérêt particulier pour la chose communautaire à Bruxelles ou à Strasbourg où il brillait par ses absences.  Selon l’ONG VoteWatchEurope, qui suit le travail des élus, le nouveau secrétaire d’Etat est plutôt un cancre dans l’hémicycle. Il se classe au 752e rang sur 766 députés pour son assiduité lors des votes, avec une participation à seulement 48,69% d'entre eux. Moins d’un sur deux. Et ses collègues étrangers sourient quand on demande son niveau en anglais, allemand ou espagnol…

De plus, la France en est quand même à son dixième secrétaire d’Etat aux affaires européennes en dix ans, quand l’Allemagne en a eu moins de deux fois moins sur la période. Et avec des profils moins iconoclastes que côté français, où Hollande récidive après l'envoi d'un expert des HLMThierry Repentin

Manuel Valls aurait donné un signal positif s’il avait nommé un vrai connaisseur de l’Europe. Par exemple, le député socialiste franco-allemand Matthias Fekl, trentenaire dynamique et enthousiaste, totalement bilingue, qui a vécu dans les deux pays, est allé à l’école dans les deux systèmes et qui a un sacré réseau à Berlin. Il aurait été le premier ministre franco-allemand dont on a si souvent parlé dans les sommets européens. Faute de quoi nous avons un ex-Premier secrétaire déplumé !

"Recasage", "scandale", souligne Le Nouvel Observateur

Yves Jégo, député et président de l'UDI par intérim,  ironise  sur cette nomination: "Comment peut-on [...] comprendre que celui qui a notamment perdu les élections municipales pour le PS se voie ainsi clairement recasé au gouvernement afin de libérer le poste de premier secrétaire du PS ?"

L'altermondialiste Yannick Jadot (EELV) y voit lui de petits arrangements qui l'irritent : "L'Europe otage de la petite politique des premiers secrétaires du PS. Triste féodalisme socialiste".

Pour Florian Philippot, vice-président du FN, c'est une "promotion" inacceptable : "La séquence 'gouvernement de combat' se conclut donc sur la promotion-sanction de Harlem Désir au gouvernement... Tout ça pour ça ! Oust !"

L'ex-PS Pierre Larrouturou dénonce pour sa part un "total scandale", tandis que la sénatrice UDI Chantal Jouanno parle d'une "vraie provocation", pointant son absentéisme à Bruxelles. "L'indésirable du PS, absent du Parlement européen en charge des Affaires européennes", écrit-elle.


Le Parti communiste épingle de son côté le "jeu de chaises musicales bien peu reluisant" de François Hollande, qui préparerait "le dynamitage du PS".
"L'exfiltration calamiteuse d'Harlem Désir du poste de Premier secrétaire, son remplacement dirigé depuis l'Elysée [au mépris des engagements de "Moi, président" meilleur que les autres] sont autant de signes de l'entreprise de refonte du PS à laquelle se livre actuellement le président de la République", écrit-il.

Même le collègue d'Harlem Désir Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget, finit par le tacler : "Je crains qu'il poursuive la politique qui est conduite aujourd'hui par le gouvernement, qui est une politique dans l'erreur", a-t-il dit sur LCI.

Au sein du PS, les membres de la gauche forte ont dénoncé des pratiques "pas acceptables", le nom du futur Premier secrétaire du parti ayant filtré avant même la nomination d'Harlem Désir à l'exécutif. Ils demandent un vote interne, mettant en avant la tradition de "démocratie" du Parti socialiste.
VOIR et ENTENDRE la bronca à gauche:

Question de dignité: pourquoi Harlem Désir ne renonce-t-il pas ?

Conservera-t-il aussi la tête de liste en Ile-de-France aux élections européennes du 25 mai ? 
 Selon plusieurs sources, la plus grande incertitude persiste. Là aussi, il pourrait être remplacé par Vincent Peillon. L'ancien ministre de l'éducation nationale, jusqu'à présent tête de liste aux européennes dans la circonscription du Sud-Est, pourrait être envoyé dans la région parisienne. "Une telle opération est une farce, estime un dirigeant du PS. D'un côté, Harlem accepte d'être humilié pour un plat de lentilles ; de l'autre, Hollande et Valls récompensent l'échec en lui disant : "Tu as tellement démérité au PS que l'on te nomme au gouvernement de combat !"
"Comment un tel changement pourrait-il être accueilli par les militants du PS ?" Et les électeurs!

jeudi 18 avril 2013

La raffinerie Petroplus ferme, mais Hollande se consacre au mariage homo

Hollande, meilleur destructeur que sauveteur 

Deux des quatre dossiers de reprise de la raffinerie Petroplus  avaient été jugés recevables
 

A Petit-Couronne (Seine-Maritime) on voulait y croire. Il s'agissait des propositions du Panaméen NetOil et le Libyen Murzuq Oil. 


L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE-CGC s'était aussitôt félicitée de cette décision qu'elle réclamait. "C'est très bonne nouvelle", a déclaré, à l'issue de la réunion du comité d'entreprise à la raffinerie, Jean-Luc Brouté, secrétaire général du syndicat CGT.


Des salariés menés en pédalo

VOIR et ENTENDRE un reportage BFMTV du 7 février 2013:



Le tribunal de commerce de Rouen a rejeté mardi les deux dernières offres de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), liquidée en octobre. Le sort de cette usine de 470 salariés est donc scellé.


La procédure de licenciement collectif des salariés sera déclenchée dans les jours prochains, a indiqué le groupe.

F. Hollande, L. Fabius et G. Bachelay, 
tout sourire avec Yvon Scornet
avant la présidentielle
Ouverte en 1929, la raffinerie avait déposé son bilan le 24 janvier 2012 à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse. Sa liquidation avait été prononcée en octobre par le tribunal de commerce de Rouen, qui avait toutefois autorisé la poursuite de l'activité jusqu'à ce jour.

Les deux offres de reprise rejetées


"Malheureusement, les repreneurs n'ont pas été en mesure de lever l'ensemble des ambiguïtés, l'ensemble des doutes qui résidaient dans leurs offres : en conséquence, le tribunal n'a pu que rejeter les offres qui nous étaient présentées aujourd'hui", a indiqué Me Jean-Pierre Valentin, l'avocat du comité d'entreprise. Quelques cris "nationalisation !", ont fusé immédiatement après cette annonce dans la foule de 300 personnes rassemblée devant le tribunal, où s'étalait une banderole "non à la mort du raffinage".


Après avoir repoussé la date limite de dépôt des offres de repreneurs  huit reprises depuis le dépôt de bilan de la raffinerie en janvier 2012, le tribunal  a rejeté les deux offres de reprise, celle du Panaméen NetOil, sur les rangs depuis juillet 2012, et celle de Murzuq Oil, apparu ces dernières semaines. "Je rentre chez moi en Libye, je suis déçu", a affirmé le président de Murzuk Oil, Mabrouck Jomode Elie Getty. "On a respecté les choses de A à Z, on nous demandait d'avoir de l'argent, du pétrole et l'avenir pour les salariés, je ne peux pas faire plus."

VOIR et ENTENDRE Montebourg tacler François Hollande:

Hollande," le principal défaut du Parti socialiste", selon Nono...

"Les repreneurs n'ont pas apporté les garanties"
"C'était aux repreneurs de faire la preuve de leur sérieux, hélas il n'en ont pas apporté les garanties, cette décision est un crève-coeur", a commenté le compassionnel député PS de Seine-Maritime Guillaume Bachelay.

Le directeur de la raffinerie Philippe Billant a indiqué pour sa part qu'un liquidateur avait été nommé, qui "vendra les actifs isolés". Selon lui, il est encore trop tôt pour déterminer l'avenir du site qui pourrait être déconstruit ou transformé.

VOIR et ENTENDRE un compte-rendu consacré à la fermeture définitivement de Petroplus :

Le gouvernement promet le reclassement des salariés 

Après la fermeture de la raffinerie Petroplus, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a reconnu sur RTL ce jeudi que "l'Etat peut beaucoup. Mais il ne fait pas des miracles". A la manière d'un Lionel Jospin. 
"C'est un échec pour la France parce que nous n'avons pas réussi collectivement, les juges du tribunal de commerce, les administrateurs judiciaires, le gouvernement, les organisations syndicales, qui ont travaillé ensemble", a constaté le brasseur de vent qui affirme s'être "battu pendant un an" pour rien

Pourtant, "si c'était à refaire, je le referais", poursuit le sémillant démondialiseur qui affirme avoir 1900 dossiers d'entreprises en difficulté sur son bureau.


Arnaud Montebourg : "L'État ne peut pas faire... par rtl-fr

Le Premier ministre, Jean-Marc 
Ayrault, a déclaré mercredi que l'Etat "recherchera un repreneur jusqu'au bout" pour la raffinerie Petroplus, en assurant que le gouvernement ne voulait "pas laisser tomber maintenant" le personnel de l'entreprise. 

470 salariés sont concernés. 
La procédure de licenciement collectif des salariés sera déclenchée "dans les jours prochains", a précisé le groupe mardi.


samedi 29 décembre 2012

Taxation à 75%: la démagogie de Hollande sanctionnée par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel rejette la taxation à 75% voulue par Hollande

Le Conseil constitutionnel a administré samedi un camouflet au président François Hollande

Les Sages annulent la taxation à 75% visant les plus riches contribuables, une mesure personnelle du candidat socialiste pour se démarquer du président sortant et qui a pu impacter la présidentielle.



La censure de cette taxe discrédite les idées radicales

Si, pour toute réaction, le chef de l'Etat dit avoir accueilli la sanction "sereinement", selon son entourage,  il a toutefois immédiatement demandé à son Premier ministre de préparer "un nouveau dispositif" pour "rétablir une taxation exceptionnelle sur deux ans, 2013 et 2014". 

Dans un communiqué, Jean-Marc Ayrault a donc promis une nouvelle mouture de la taxe censurée dans le cadre "de la prochaine loi de finances", mais sans donner de précision sur ses modalités, ni sur la date de sa présentation, dans un collectif budgétaire en cours d'année ou dans le projet de budget 2014, l'automne prochain. 

La décision du Conseil constitutionnel est un coup rude pour le président de la République, car malgré un faible rendement - elle devait toucher environ 1.500 personnes, qui auraient payé en moyenne 140.000 euros à ce titre -, cette super taxe sur les très riches constituait un marqueur de sa présidence

Ajoutée le 28 février par le candidat socialiste à l'Elysée, elle ne faisait pas partie des "60 engagements" de son quinquennat. 
Elle était rapidement devenue symbolique de sa volonté de mettre les plus fortunés à contribution pour rétablir les finances publiques du pays au nom du patriotisme en cette période de crise persistante, alors que les dépenses publiques continuent de s'envoler.  

Une mesure socialiste censurée pour ..."rupture d'égalité" 

Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a contre-attaqué
Il dénonce "les manoeuvres de la droite" ! 
"Sa saisine contre la taxation à 75% des revenus supérieurs à 1 million d'euros montre qu'elle tente encore, dans l'opposition, de sauver les cadeaux fiscaux qu'elle n'avait cessé de prodiguer aux plus riches pendant 5 ans", a-t-il fait valoir : Jean-Philippe Désir continue de se singulariser en gonflant l'impact de cette taxe voulue par celui qui l'a désigné à son poste. 

Saisi par les parlementaires UMP, le Conseil constitutionnel a estimé que la taxe de 75% sur les revenus supérieurs à 1 million d'euros prévue pour deux ans dans le budget 2013 méconnaissait le principe d'égalité des charges. Hollande a tenté d'innover, d'une part en modifiant le droit fiscal et d'autre part en prélevant l'impôt sur le revenu sur chaque personne physique, alors qu'il a toujours été jusqu'ici calculé "par foyer". 






Puisque Libération  leur dit !


Concrètement, a-t-on expliqué au Conseil, un ménage, dont chaque membre percevrait un revenu de 900.000 euros, se trouverait exempté de taxation, tandis qu'un autre, dont un seul membre gagnerait 1,2 million d'euros et l'autre rien, serait frappé, ce qui constituerait à l'évidence une "rupture d'égalité au regard de la faculté contributive". 

Plusieurs autres dispositifs du budget 2013 ont été entièrement ou partiellement retoqués 
Le gouvernement et le parti socialiste ont mis en exergue la "validation" par le Conseil du choix politique "d'aligner la fiscalité du capital sur celle du travail". 
Mais ils ne communiquent pas sur le rejet des dispositifs prévus concernant des investissements en Outre-mer, les droits de succession en Corse sur les immeubles, les retraites-chapeau, etc... 

Toutefois, la fiscalité du capital sera supérieure à celle du travail, le taux de CSG sur le capital étant de 15,5% contre 8% sur le travail. Si ce n'est pas de l'austérité pour les ménages...


S'agissant du budget 2012 rectifié, le gouvernement, par la voix de J.-M. Ayrault, s'est réjoui de la validation par le Conseil constitutionnel de son crédit d'impôt compétitivité et emploi (CICE). Cette mesure phare du pacte de compétitivité issu du rapport Gallois prévoit un coup de main de 20 milliards d'euros aux entreprises.



Mauvaise foi des réactions au PS


Le fabiusien Guillaume Bachelay, porte-parole du PS, dépasse le seuil d'alerte de la mauvaise foi:



Christian Eckert ne craint pas de se décrédibiliser à force de banalisation de cette grande première s'agissant du budget. 
Le rapporteur général du Budget à l'Assemblée nationale n'a rien vu qui froisse les Sages ! " Le Conseil constitutionnel a validé la loi de Finances et notamment le principe du rétablissement de la progressivité de l'impôt que le précédent gouvernement avait affaiblie.(..) Les correctifs qu'apporte le Conseil à quelques dispositions sont à la marge. Ils représentent moins de 500 millions de recettes [avons-nous trop de recettes ?] et ne remettent pas en cause l'architecture globale et les équilibres du budget 2013. Des mesures compensatrices dans la prochaine loi de finances suffiront à y remédier. [Eloignez-vous du quai: un train à grande vitesse d'impôts entre en gare...]  Ce sera également le cas pour la tranche de 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d'euros. Son annulation repose sur des motifs techniques, non sur des raisons de principe, encore moins sur son caractère prétendument confiscatoire". (communiqué olé, olé):



 
Le valet Moscovici minimise l'intérêt de cette taxe pourtant présentée comme urgente et juste par son maître Hollande : " L'annulation de certains des articles du budget 2013 aurait toutefois un impact limité : "moins de 500 millions d'euros" selon des sources anonymes, pour un budget global d'environ 300 milliards d'euros", relativise-t-on soudainement dans la presse de gauche, dont France Info, sous la dictée de l'A*P. 

L'amélioration des finances publiques ne serait donc "pas compromise" par cette décision, a déclaré Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances. Elles le seront inéluctablement, en revanche, par l'accumulation des dépenses publiques non financées.

Très contestée à droite, comme à gauche, et par les patrons des grandes entreprises



Bernard Arnault
Elle a vite fait scandale avec en point d'orgue l'annonce de l'exil fiscal en Belgique de l'acteur Gérard Depardieu. 


La droite a pointé "le camouflet" à François Hollande infligé par le Conseil constitutionnel , et dénoncé, à l'instar de l'ex-Premier ministre François Fillon "la politique de matraquage fiscal" du gouvernement. 

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a appelé "solennellement François Hollande à tirer les leçons de ses échecs et à changer de politique"
"Pour la France, a-t-il ajouté, il est impératif qu'en 2013 François Hollande prenne conscience de son devoir et entreprenne enfin les réformes courageuses dont nous avons besoin".



Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée appelle également à revoir toute la politique fiscale du pays. 
"Avec cette grave annulation, c'est toute la politique fiscale et économique du gouvernement qui est lourdement mise en cause", a-t-il réagi. 

"L'urgence est de remettre à plat une fiscalité française devenue incompréhensible et dès lors, injuste et inéquitable", estime également Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République.

Même son de cloche pour l'ancien ministre du Budget,
Eric Woerth. Ce dernier parle de véritable "revers" pour le gouvernement. 
"Décision logique du Conseil constitutionnel sur les 75%, mesure mal conçue et mal pensée! C est un revers majeur pour le gouvernement", écrit-il sur Twitter.

Jérôme Chartier, député fillonniste: La décision du Conseil constitutionnel "est sévère pour le gouvernement socialiste et l'actuelle majorité. Elle est juste pour la France et les Français. (...) Le Conseil constitutionnel rend un jugement sans appel sur une loi de finances mal préparée et contraire en de nombreux points au principe de l'égalité du citoyen devant les charges publiques". (communiqué)

Hervé Mariton, député UMP, porte-parole du groupe sur le budget: "Reprenant la logique même du recours du groupe UMP, le Conseil a censuré les dispositions qui portaient le plus gravement atteintes à l'égalité des contribuables devant l'impôt, à la cohérence et au bon sens du système fiscal". (communiqué)

Bruno Le Maire, ancien ministre de l'agriculture va plus loin et parle de "l'amateurisme socialiste". 
"Le Conseil constitutionnel censure la mesure phare de @fhollande avec le rejet des 75% : tout un symbole de l'amateurisme socialiste...", commente-t-il sur Twitter.