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vendredi 21 juin 2019

Budget de la zone euro : les eurodéputés de gauche soulignent "l’échec personnel de Macron"

La presse française a-t-elle perdu tout sens critique ?

Le budget de la zone euro est un "ectoplasme" et Macron, un "illusionniste", observent des eurodéputés français du groupe Socialiste & Démocrate

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Raphaël Glucksmann et les eurodéputés socialistes français dénoncent l'accord obtenu par Emmanuel Macron sur le budget de la zone euro.

Alors que les ministres des Finances européens ont accouché d'un fragile compromis sur le principe d'un budget de la zone euro, les eurodéputés français du groupe S&D Eric Andrieu, Raphaël Glucksmann, Sylvie Guillaume, Aurore Lalucq et Pierre Larrouturou en critiquent sa présentation fallacieuse par Macron. 

Dans une tribune, ils reprochent ainsi à Macron d'avoir céder à l'Allemagne et aux Pays-Bas. "Plutôt que de continuer à convaincre, Emmanuel Macron préfère faire semblant d’avoir abouti, tel un illusionniste, et avec son ministre des finances accepter un projet qui n’a de budget de la zone euro que le nom", estiment-ils.
"Ce vendredi 21 juin, les chefs d’Etat et de Gouvernement vont finaliser un "instrument budgétaire pour la convergence et la compétitivité", que le président français présente, très abusivement, comme un budget pour la zone euro

L’impératif d’un budget de la zone euro est une idée portée bien avant l’actuel président de la République. Pendant la législature précédente, le Parlement européen avait dessiné un véritable budget de la zone euro dans le rapport de Pervenche Berès et Reimer Böge. Nous avions su réunir une majorité derrière des propositions ambitieuses, jugées indispensables par le FMI, la BCE ou l’OCDE. Les membres de la délégation française du groupe S&D savent enregistrer les avancées, considérer le verre à moitié plein lorsque le résultat des négociations marque des améliorations ; mais là, force est de constater que le verre ne contient que quelques gouttes de ciguë pour l’Union économique et monétaire.

Cet instrument budgétaire est le résultat d’une série de renoncements et d’erreurs stratégiques masqués par des discours enflammés

Emmanuel Macron a adressé une tribune aux citoyens européens.
Le président de la République française est comptable de ce fiasco : il avait tout en main, il ruine ce projet. Cet instrument budgétaire est un ectoplasme, le résultat d’une série de renoncements et d’erreurs stratégiques masqués par des discours enflammés. Ce n’est pas parce qu’il faut savoir terminer une bataille qu’il faut le faire comme ça!

Plutôt que de continuer à convaincre, Emmanuel Macron préfère faire semblant d’avoir abouti, tel un illusionniste, et avec son ministre des Finances accepter un projet qui n’a de budget de la zone euro que le nom. Ce dernier est en réalité calqué sur les propositions des opposants à une telle idée, menés par le gouvernement des Pays-Bas, auxquels l’Allemagne voulait faire plaisir pour se débarrasser du "problème français". C’est contraire aux intérêts de la zone euro et donc de l’Union européenne, aux aspirations de tous les alliés de la France dans ce combat, comme l’Espagne, le Portugal ou la Grèce.

L'accord valide la contractualisation des réformes structurelles souhaitée par l’Allemagne

Sans l’essentiel, la fonction de stabilisation, et sans ressources propres, avec un budget au rabais, cet instrument ne permettra pas de faire face aux prochaines crises qui menacent, ni de financer les investissements au niveau européen. Pire, il valide la contractualisation des réformes structurelles souhaitée par l’Allemagne et provoque les pays non membres aujourd’hui de la zone euro, puisqu’il projette des investissements stratégiques qui n’ont pas de spécificités liées à l’euro.

Au Parlement européen, nous continuerons de plaider pour un véritable budget pour la zone euro, qui permette d’atténuer les chocs économiques qui concernent l’ensemble de la zone euro, ou ceux qui ne concernent qu’un ou plusieurs pays, mais ont des répercussions sur les autres. Pour y parvenir, nous devons transformer le Mécanisme européen de stabilité – qui permet de faire face à des crises financières - en un véritable fonds de stabilité - qui permettrait de soutenir les pays confrontés à une récession profonde. Parce que rien ne peut se faire sans contrôle démocratique, ce nouveau fonds serait contrôlé par le Parlement européen, et géré par un ministre des Finances de l’eurozone qui assumerait les fonctions actuelles du commissaire à l’économie et du président de l’Eurogroupe.

L’Union européenne doit être capable de dégager, chaque année, un budget de 100 milliards d’euros

Nous nous battrons également pour que le Pacte de stabilité et de croissance soit réformé afin de permettre des investissements publics compatibles avec les Objectifs de développement durable des Nations-Unies. Parce qu’il est aujourd’hui reconnu que l’Europe, dans son ensemble, de l’Allemagne à l’Italie, souffre de sous-investissement chronique, nous proposons en parallèle un plan d’investissement public notamment à travers un Green New deal européen afin de concrétiser l’Europe écologique et sociale. L’Union européenne doit être capable de dégager, chaque année, un budget de 100 milliards d’euros pour investir dans l’enseignement, les infrastructures, la transition écologique et in fine dans la création d’emploi.

Enfin, nous appelons à la création d’une banque européenne du climat et de la biodiversité qui fournirait à tous les pays de l’Union des prêts à taux zéro, exclusivement consacrés à la transition énergétique et à la protection du vivant. Cela garantirait ainsi à chaque pays une enveloppe correspondant à 2% de son PIB : la France disposerait par exemple de 45 milliards d’euros par an.

C’est avec ces objectifs que les eurodéputés français du groupe S&D s’engagent dans cette législature."
Par Éric Andrieu, Raphaël Glucksmann, Sylvie Guillaume, Aurore Lalucq et Pierre Larrouturou.

jeudi 29 décembre 2016

Abus de faiblesse du couple Vallaud-Belkacem sur Hollande

Najat et Boris profitent de la vulnérabilité de Hollande en fin de mandat

La "république des copains et des coquins" 
(Michel Poniatowski) au profit du mari de Najat Vallaud-Belkacem

Le mari de Najat Vallaud Belkacem, actuel secrétaire général adjoint de l'Élysée, a arraché une circonscription électorale à un président sortant tellement affaibli par ses échecs et son impopularité qu'il a renoncé à se représenter. Pour réussir son coup de force pour la première fois candidat aux législatives en 2017Boris s'est fait offrir une circonscription en or. La récompense des intrigues auprès du prince. 

Et le candidat aux législatives conserve des leviers au sommet de l'Etat: le secrétaire général adjoint de l’Élysée sera "simple" conseiller de François Hollande à partir du 1er janvier...
Il est remplacé par Thomas Cazenave, ambitieux inspecteur des finances venu de... Pôle emploi, ex-directeur délégué des ressources humaines au sein du groupe France Télécom Orange, frappé par une vague de suicides, et ex-directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Economie, en première ligne sur... la loi Macron !

Boris Vallaud sera le candidat PS de la 3e circonscription des Landes, annonce L'Opinion ce mercredi. Une circonscription qui n'est autre que le fief du cacique socialiste Henri Emmanuelli depuis les années 70. Si Boris Vallaud a été accepté par les militants socialistes landais, c'est sur injonction d'Henri Emmanuelli en personne. Il est président du Conseil général (puis départemental) des Landes depuis 2002. L'éléphant du PS s'est faiblement justifié devant Sud Ouest en juin, assurant qu'il a "beaucoup apprécié les qualités de ce jeune homme", candidat parachuté de Paris: on se demande bien en quelles circonstances. Un marchandage qui aurait permis la candidature de sa marionnette, Benoît Hamon, alors que, le 17 décembre, la Haute autorité des primaires citoyennes de la gauche a balayé de la primaire de la Belle alliance populaire, Pierre Larrouturou, ancien membre du PS et d'Europe Écologie-Les Verts, candidat pour Nouvelle Donne (soutenu par le climatologue Jean Jouzel, le député PS Patrick Gille et l'ancien président du Syndicat général des lycéens et fondateur de Nouveau Souffle, Eliott Nouaille), Fabien Verdier, conseiller municipal d’opposition (PS) de Châteaudun, agrégé d'Eco-Gestion.
Et le donneur de sperme Gérard Filoche qui annonce son intention de déposer un recours:


En revanche, un petit marquis affecté
dans un département où la gauche régresse, depuis la perte de la mairie de Mont-de-Marsan, son chef-lieu, au profit de la liste MoDem/UMP. Le PS perd également le canton de Sore au profit de la communiste Nicole Bippus. La répartition actuelle des sièges reste favorable à la gauche (18 PS et 2 extrême gauche) contre onze à la droite.
En 2008, Henri Emmanuelli et son protégé Benoît Hamon formèrent le duo de tête du NPS au Congrès de Reims. Toute l'aile gauche du PS (Marie-Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Gérard Filoche, Pierre Larrouturou, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez) s'unit ensuite sur la motion "Un Monde d'Avance" menée par Benoît Hamon qui se porta candidat à l'élection du premier secrétaire (battu avec ses soutiens: Razzye Hammadi, ancien président du MJS, ex-candidat violent à Orly, député de Seine-Saint-Denis, actuel porte-parole de la ligne majoritaire du PS, après avoir été "frondeur": en 2013, il jugeait que "Valls ne rend pas service à la gauche", mais deux ans plus tard, il juge l'aile droite du parti "réelle et pragmatique"); Paul Quilès, ancien ministre; Jacques Généreux, économiste qui a rejoint MélenchonBruno Julliard, premier-adjoint d'Anne Hidalgo, maire de Paris qui soutient Vincent Peillon, ancien président de l'UNEF, qui se dit déçu par son ancienne camarade Myriam El Khomri et son projet de loile député-maire d'Annonay, Ardèche, Olivier Dussoptex-porte-parole de Martine Aubry, candidate à l'élection présidentielle de 2012 contre Hollande et "frondeuse", désormais soutien de Manuel Valls dont il est l'un des... huit porte-parole de campagne en 2016); Liêm Hoang-Ngoc, économiste, député européen proche de H. Emmanuelli et favorable au dialogue avec le Front de gauche; Jean-Pierre Dufau, député-maire des Landes; Jean-Pierre Godefroy, sénateur de la Manche (avec 12 voix d'avance); Régis Juanico, conseiller général et député de la Loire, ex-trésorier du PS; Jean Auroux, ancien ministre, auteur des Lois Auroux rédigées par Martine Aubry).
Boris Vallaud parachuté de Saône-et-Loire dans les Landes
Il a été directeur général des services du Conseil général de Saône-et-Loire, directeur de cabinet du ministre Arnaud Montebourg et cet énarque est, depuis 2014, secrétaire général adjoint de la présidence de la République, au bilan de laquelle il est associé. Le protégé de Hollande n'a jamais brigué aucun suffrage populaire.
A ce jour, trois autres candidats sont connus Jacques Kimpe, ex-directeur général des services de la mairie de Dax, pour les Républicains (LR), Yann Brongniart, sans étiquette mais marqué à droite, et Michèle Berthoud, pour le Parti communiste.

Boris Vallaud est portant désigné avec 63,5% des godillots socialistes du cru 
C’est la principale surprise de ces primaires: un petit marquis de l'Elysée pour les Landes ! Monsieur Belkacem, mari de la ministre de l’Education nationale, a été imposé à Henri Emmanuelli contre le candidat régional soutenu par Alain Rousset, président PS de la région Nouvelle Aquitaine. Les militants landais ont donné leur accord à ce choix, au détriment de Paul Carrère, fils du sénateur Jean-Louis et élu départemental, dont l’ancrage local semblait pourtant un atout sérieux. 

L’ancien secrétaire de la préfecture, dont la famille réside à Hontanx, près de Villeneuve-de-Marsan, va donc mener ces prochains mois sa première campagne politique dans le département. 

Quant à sa femme, Najat Vallaud-Belkacem, elle n'a pas caché son désir de se présenter dans la 6ème circonscription du Rhône, à Villeurbanne

Najat Vallaud-Belkacem, "elle est bonne, Najat, très forte en langue de bois", reconnaît le président Hollande. 
Dents longues:
denture chevaline de Fernandel
Elle sera porte-parole dans les gouvernements Jean-Marc Ayrault...

Mais "ce n'est pas une intellectuelle", affirme Hollande, dans son livre de confidences. Elle sera pourtant diplômée de  l'Institut d'études politiques de Paris (IEP) en 2001 : par la 3e voie, "Promotion Zep" (programme des Conventions Éducation Prioritaire (CEP, créé pour y diversifier le recrutement social)après avoir obtenu un baccalauréat en 1995, une licence en droit en trois ans (1998) à l'université de Picardie, à Amiens. C'est au cours  de ses quatre années d'IEP que Najat rencontra Boris, son futur mari.
Elle échouera à deux reprises au concours de l'ENA, mais la bi-nationale deviendra ministre de l'Education, histoire d'en faire la première femme à ce postefaisant clignoter son identité à éclipses au gré de ses ambitions ou de ses échecs. 

Naturalisée à 18 ans, elle ne jette d'ailleurs pas de voile discret sur sa foi musulmane (voilée au Maroc, ci-contre) en république laïque et ses jumeaux portent des noms (Louis-Adel et Nour-Chloé) marqués par les cultures des deux parents. 

D'abord porte-parole de Ségolène Royallors sa campagne présidentielle ratée de 2007, et encore lors de sa primaire présidentielle socialiste ratée de 2011, puis de François Hollande pour l'élection présidentielle de 2012.
Soi-disant admissible deux fois à l’écrit de l’ENA, elle avait pourtant échoué deux fois à l’oral de l'ENA: étrange porte-parole.

De 2004 à 2008, elle est conseillère régionale en Rhône-Alpes, vice-présidente du Conseil régional chargée de la culture, puis présidente de la commission culturelle. De 2008 à 2013, elle est conseillère municipale de Lyon, adjointe de Collomb (soutien de Macron en 2017) aux grands événements, à la jeunesse et à la vie associative.

C'est une élection facile que les époux Vallaud Belkacem se sont fait offrir par Hollande, à force de pressions, comme  un certain François Hollande et une certaine Ségolène Royal ont exercées sans honte, en 1988 sur un Mitterrand très affaibli par un cancer de la prostate (connu de lui depuis le 16 novembre 1981 et qui l'oblige alors à passer une partie de la journée allongé), l'une dans les Deux Sèvres et l'autre en Corrèze.

jeudi 1 décembre 2016

Le fondateur du parti Nouvelle Donne est le septième candidat déclaré

Pierre Larrouturou sort de l'incognito


Au jeu des Sept Familles, je demande l'agitateur d'idées ! 

Pierre Larrouturou est le fondateur en novembre 2013 de Nouvelle Donne, un mouvement baptisé en référence au New Deal de Franklin D. Roosevelt qui s'efforça de sortir les États-Unis de la Grande Dépression des... années 30.
Il a annoncé jeudi 1er décembre dans Le Parisien et sur LCI sa candidature à la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle de 2017.
Le groupe d'origine - composé de l'humoriste Bruno Gaccio, du pleurnichard Patrick Pelloux, de Susan George (ATTAC), de Dominique Méda (sociologue et ex-conseillère de S. Royal,, candidate battue en 2007), dOlivier Berruyer (économiste opposé au financiarisme), Christiane Hessel-Chabry (épouse de feu Stéphane Hessel, présidente d'honneur de l'association EJE -Les Enfants, le Jeu, l'Education-, antenne palestinienne de La Voix de l'enfant), Edgar Morin (philosophe marxiste, ex-membre du Parti communiste français et partisan du FLN pendant le conflit algérien) et autres gauchistes - soutient que la crise économique actuelle provient essentiellement d'un problème de redistribution de la richesse, que ce soit en termes de partage des revenus ou du travail. D'où une série de propositions construites autour d'une révision de la fiscalité et d'une réduction du temps de travail individuel. Cette politique serait soutenue par une démarche d'inspiration keynésienne de relance centrée entre autres sur la transition énergétique.Afficher l'image d'origine
Ancien militant du Parti socialiste, passé par Europe Ecologie-Les Verts et partisan de la réduction du temps de travail, Larrouturou avait rejoint les anciens ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, deux représentants de la gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche, et les écologistes Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy, dans cette primaire de la Belle alliance populaire (BAP) organisée par le PS.
Or, en juin 2016, le conseil national du Parti socialiste a adopté une résolution prévoyant l'organisation d'une primaire "ouverte  aux acteurs de la Belle Alliance populaire" (soit le PS, l'UDE et le Parti écologiste). Le 2 juillet 2016, les délégués de la Belle Alliance populaire entérinent cette résolution, votant à l'unanimité en faveur de l'organisation de cette primaire au sein du PS.
Annonce d'un duel Montebourg - Larrouturou
 
Arnaud Montebourg a en effet été le premier à officialiser sa candidature à la primaire initiée par le PS, à l'ouverture de la période de dépôts des candidatures, en faisant porter au siège du PS sa centaine de parrainages, ce jeudi. 
Cette liste de soutiens - dont 25 députés ou sénateurs, comme le chef de file de frondeurs Christian Paul ou le député du Val-de-Marne Laurent Cathala, deux anciens secrétaires d'Etat de Hollande, lui "permet de rentrer en force dans le processus des primaires".

La désignation chaotique de Larrouturou à la candidature 
Le 27 août 2016, un mois après avoir été désigné comme candidat de Nouvelle Donne à l'élection présidentielle de 2017, le bureau national du mouvement décide de l'exclure. Il est alors soupçonné de financement illégal de parti politique. En octobre, un vote des adhérents est organisé et 71 % des votants décident de sa réintégration.
"C'est toujours les mêmes politiques périmées qu'on met en place, c'est toujours les mêmes lobbies qui tirent les ficelles et je pense qu'on est des millions à être vraiment inquiets. (...) Donc oui j'y vais, avec Nouvelle Donne."
Ce qu'une élection de Montebourg ou Larrouturou coûterait à votre budget

Larrouturou, candidat primaire ?
Pierre Larrouturou propose notamment un "plan Marshall" de 1.000 milliards d'euros au niveau européen pour "sauver le climat" 
et une refonte de l'Europe à partir d'un noyau dur de neuf ou dix pays qui se donneraient deux ans pour conclure de nouveaux traités.

Les "primaires citoyennes de l'unité", telles qu'elles sont présentées par le Parti socialiste, auront lieu les 22 et 29 janvier dans au moins 8.000 bureaux de vote. Les candidatures doivent être déposées dans les quinze jours à venir, avant le 15 décembre.

mercredi 9 avril 2014

Incapable au PS, Désir sera assez bon pour les Affaires européennes...

Le PS n'a-t-il pas plus de respect de l'Union européenne ? 

Une marque de mépris au moment où Bercy quémande un nouveau délai
Coup de kärcher au PS 
Un grand nettoyage de printemps ! Après le gouvernement et le cabinet de l'Elysée, François Hollande, qui a nommé Manuel Valls premier ministre, a remanié le gouvernement, remplacé Pierre-René Lemas par un intime, Jean-Pierre Jouyet, au secrétariat général de l'Elysée, et a également changé la direction du Parti socialiste. Pour remplacer le premier secrétaire coopté, Harlem Désir, la chose de François Mitterrand à la tête de SOS Racisme, l'hypothèse de l'apparatchik Jean-Christophe Cambadélis est sérieusement envisagée au sommet de l'Etat, depuis que Désir est nommé secrétaire d'Etat aux affaires européennes et remplacé par intérim à Solférino par le député de Paris, dans l'attente d'une régularisation par les instances du PS. Bien que ce bourgeois qui vit de ses rentes n'ait jamais rien fait de ses dix doigts, il pourrait servir de gage à la gauche du PS!

Le Monde titrait: "Harlem Désir menacé à la tête du PS"

Qualifié d'inutile et inaudible au lendemain de la défaite des municipales, Harlem Désir devait déjà être exfiltré par Jean-Marc Ayrault avant même le verdict des urnes. Désir était en effet apparu plus bête et méchant que agressif ou pugnace et s'était retrouvé de plus en plus isolé au fil des mois. Mardi 8 avril, toujours très clairvoyant, il déclarait encore au Monde : "Je suis le premier secrétaire du Parti socialiste et je le reste." Mais "Harlem a compris qu'il n'avait pas le choix : soit il sortait maintenant avec un éventuel parachute doré, soit c'était après les élections européennes avec du goudron et des plumes", expliquait un cadre socialiste.

Il serait donc remplacé par Jean-Christophe Cambadélis, déjà candidat au poste en 2012, au détriment du numéro deux statutaire du parti, le député fabiusien Guillaume Bachelay et bien qu'Emmanuel Maurel, le leader de l'aile gauche du Parti socialiste, déjà en course contre Désir à Toulouse, pouvait lui aussi prétendre au poste.

La désignation de Cambadélis serait un signe envoyé par l'exécutif aux amis de Martine Aubry, mal servis en postes dans le nouveau gouvernement. Proche de la maire de Lille mais " hollando-compatible", l'ex-trotskiste n'a pas pris le risque de signer l'appel des 87 élus frondeurs socialistes (lien Le Monde) pourtant signé par le député (Hauts-de-Seine) signataire Jean-Marc Germain, conjoint d'Anne Hidalgo, maire de Paris, et ratifié par plusieurs aubristes exigeant un "contrat de majorité" avec Matignon.

Parachutage infâmant aux Affaires européennes

Que faire de ce boulet de premier plan ? 
L’eurodéputé socialiste n’a qu'une très faible légitimité pour occuper les fonctions, mais Hollande l'a pourtant affecté au Secrétariat d’Etat aux Affaires européennes. Il n'y avait en fait pas de pire signal qu’un limogeage politique. Encore une occasion manquée pour un poste qui est décidément toujours aussi peu recherché et rempli par le bras cassé du moment ou un anonyme, tel son prédécesseur, Thierry Repentin, qui n'a pas marqué la fonction.

Bercy se contentera-t-il d'un Désir, notamment depuis la crise de l’euro. 

Député européen, Harlem Désir n’a pas manifesté un intérêt particulier pour la chose communautaire à Bruxelles ou à Strasbourg où il brillait par ses absences.  Selon l’ONG VoteWatchEurope, qui suit le travail des élus, le nouveau secrétaire d’Etat est plutôt un cancre dans l’hémicycle. Il se classe au 752e rang sur 766 députés pour son assiduité lors des votes, avec une participation à seulement 48,69% d'entre eux. Moins d’un sur deux. Et ses collègues étrangers sourient quand on demande son niveau en anglais, allemand ou espagnol…

De plus, la France en est quand même à son dixième secrétaire d’Etat aux affaires européennes en dix ans, quand l’Allemagne en a eu moins de deux fois moins sur la période. Et avec des profils moins iconoclastes que côté français, où Hollande récidive après l'envoi d'un expert des HLMThierry Repentin

Manuel Valls aurait donné un signal positif s’il avait nommé un vrai connaisseur de l’Europe. Par exemple, le député socialiste franco-allemand Matthias Fekl, trentenaire dynamique et enthousiaste, totalement bilingue, qui a vécu dans les deux pays, est allé à l’école dans les deux systèmes et qui a un sacré réseau à Berlin. Il aurait été le premier ministre franco-allemand dont on a si souvent parlé dans les sommets européens. Faute de quoi nous avons un ex-Premier secrétaire déplumé !

"Recasage", "scandale", souligne Le Nouvel Observateur

Yves Jégo, député et président de l'UDI par intérim,  ironise  sur cette nomination: "Comment peut-on [...] comprendre que celui qui a notamment perdu les élections municipales pour le PS se voie ainsi clairement recasé au gouvernement afin de libérer le poste de premier secrétaire du PS ?"

L'altermondialiste Yannick Jadot (EELV) y voit lui de petits arrangements qui l'irritent : "L'Europe otage de la petite politique des premiers secrétaires du PS. Triste féodalisme socialiste".

Pour Florian Philippot, vice-président du FN, c'est une "promotion" inacceptable : "La séquence 'gouvernement de combat' se conclut donc sur la promotion-sanction de Harlem Désir au gouvernement... Tout ça pour ça ! Oust !"

L'ex-PS Pierre Larrouturou dénonce pour sa part un "total scandale", tandis que la sénatrice UDI Chantal Jouanno parle d'une "vraie provocation", pointant son absentéisme à Bruxelles. "L'indésirable du PS, absent du Parlement européen en charge des Affaires européennes", écrit-elle.


Le Parti communiste épingle de son côté le "jeu de chaises musicales bien peu reluisant" de François Hollande, qui préparerait "le dynamitage du PS".
"L'exfiltration calamiteuse d'Harlem Désir du poste de Premier secrétaire, son remplacement dirigé depuis l'Elysée [au mépris des engagements de "Moi, président" meilleur que les autres] sont autant de signes de l'entreprise de refonte du PS à laquelle se livre actuellement le président de la République", écrit-il.

Même le collègue d'Harlem Désir Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget, finit par le tacler : "Je crains qu'il poursuive la politique qui est conduite aujourd'hui par le gouvernement, qui est une politique dans l'erreur", a-t-il dit sur LCI.

Au sein du PS, les membres de la gauche forte ont dénoncé des pratiques "pas acceptables", le nom du futur Premier secrétaire du parti ayant filtré avant même la nomination d'Harlem Désir à l'exécutif. Ils demandent un vote interne, mettant en avant la tradition de "démocratie" du Parti socialiste.
VOIR et ENTENDRE la bronca à gauche:

Question de dignité: pourquoi Harlem Désir ne renonce-t-il pas ?

Conservera-t-il aussi la tête de liste en Ile-de-France aux élections européennes du 25 mai ? 
 Selon plusieurs sources, la plus grande incertitude persiste. Là aussi, il pourrait être remplacé par Vincent Peillon. L'ancien ministre de l'éducation nationale, jusqu'à présent tête de liste aux européennes dans la circonscription du Sud-Est, pourrait être envoyé dans la région parisienne. "Une telle opération est une farce, estime un dirigeant du PS. D'un côté, Harlem accepte d'être humilié pour un plat de lentilles ; de l'autre, Hollande et Valls récompensent l'échec en lui disant : "Tu as tellement démérité au PS que l'on te nomme au gouvernement de combat !"
"Comment un tel changement pourrait-il être accueilli par les militants du PS ?" Et les électeurs!

jeudi 18 octobre 2012

Le PS dévalue son Premier secrétaire coopté par Hollande

Les militants instrumentalisés dans la désignation du candidat Harlem Désir



Harlem,
Désir de Hollande...



La base entérinera: retour au totalitarisme démocratique 

Un vote sans suspense en "république bananière" socialiste
Le successeur "élu" de Martine Aubry devrait être Harlem Désir ("Touche pas à mon pote"), candidat officiel du Président de la République. Tous les ténors socialistes devraient également l'emporter largement sur Emmanuel Maurel, candidat marginalisé de l'aile gauche du parti, représentant Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.

Quelque 173.000 adhérents sont appelés à cette mascarade de scrutin.
Il se déroulera de 17h00 à 22h00 dans toutes les sections socialistes, à quelques jours du Congrès du PS à Toulouse, du 26 au 28 octobre, appelé à entérine définitivement les résultats du vote de jeudi.
Le processus de désignation (et non d'élection) du successeur de Martine Aubry, qui ne souhaitait pas briguer un nouveau mandat au congrès de Toulouse, sera alors terminé.

Le PS craignait de nouvelles élections truquées

Cinq motions virtuelles ou lignes d'orientation politique ont été présentées aux militants en vue du congrès de Toulouse. Plus personne ne prétend plus que leur choix du 11 octobre a été libre. Pas plus que le vote en faveur du candidat du président, puisque le préféré de la sortante, Jean-Christophe Cambadélis, a été écarté par l'Elysée.

Selon les nouveaux statuts du PS, seules les deux motions arrivées en tête - la motion 1 d'Harlem Désir (avec Guillaume Bachelay) et la motion 3 d'Emmanuel Maurel (avec Gérard Filoche, Marie-Noëlle Lienemann (maire-adjointe de Dalongeville à ...Hénin-Beaumont), Jérôme Guedj et le mouvement Utopia, dont certains membres sont présents au sein du Parti de Gauche) - peuvent présenter leur premier signataire au scrutin de ce jeudi.

Ont été écartés du scrutin bi-polaire:

Motion 2
, " Question de principes ", présentée par Juliette Méadel37 ans,conseillère du XIVe arrondissement de Paris,
garde du corps de François Hollande, qui lui a confié un groupe de travail sur la lutte contre les discriminations, est soutenue par Gaëtan Gorce.

Motion 4
, " Oser. Plus loin. Plus vite ",
présentée par Stéphane Hessel et soutenue par Pierre Larrouturou : cette motion s'inspire du collectif Roosevelt 2012 (Colette Gros, Jean-Paul Chidiac, Bertrand Laforge).

Motion 5 " Toulouse, mon congrès ",présentée par Constance Blanchard (1987), agitatrice précoce proche de Didier Guillot, Christine Priotto, présidente de l'Union nationale lycéenne (UNL), ex- administratrice de La Mutuelle des étudiants (LMDE, successeur de la MNEF, salie dans des affaires: cf. libellé ci-dessous) et candidate aux municipales de mars 2008 sur la liste de Bertrand Delanoë dans le ...20e arrondissement de Paris: cette motion défend un Parti ouvert sur la société et ses sympathisants, plus innovant et plus démocratique. Elle ambitionnait de surfer sur les valeurs de jeunesse, de la diversité et de l'exemplarité du Parti, trois thèmes portés par François Hollande le temps de sa campagne présidentielle de 2012.

Le résultat ne fait pas de doute

La motion 1,Mobiliser les Français pour réussir le changement ", celle que Jean-Marc Ayrault a imposée fin août à Martine Aubry a recueilli le 11 octobre 68,44% des voix, et la motion 3, " Maintenant la gauche ", représentée par Emmanuel Maurel et soutenue par des opposants au traité budgétaire européen comme la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, les députés Henri Emmanuelli, Barbara Romagnan, députée du Doubs, Jérôme Guedj, énarque, ancien assistant parlementaire du sénateur Jean-Luc Mélenchon, Liêm Hoang-Ngoc, député européen, et le ministre délégué Benoît Hamon, a obtenu, elle, 13,28% des suffrages.

L'enjeu pour Harlem Désir , ancien président de l'association SOS Racisme, qui assure à nouveau l'intérim du poste de premier secrétaire du PS, depuis le départ avancé de la sexagénaire Martine Aubry en septembre, est plutôt de bénéficier d'une participation et d'un score les plus forts possibles, pour tenter de se légitimer dans le parti.

De même que Hollande n'a jamais été ministre avant d'être président de la République, de même Désir H., ancien député européen (scrutin de liste) et membre nommé (déjà !) du Conseil économique et social, n'a jamais été élu à aucun scrutin nominal.

Processus "opaque" et "verrouillé"

Désir H. essuie en effet de nombreuses critiques, notamment pour avoir reçu le privilège de l'onction présidentielle, aux dépens de Jean-Christophe Cambadélis  dans un processus de désignation du premier secrétaire jugé en interne "opaque" et "verrouillé": totalitaire. 

Alors que le vote n'est pas encore terminé, l'indésirable Désir a reconnu qu'une modification du mode de désignation du premier secrétaire du PS était nécessaire. Il souhaite qu'une fois désigné et bien en place "à l'avenir (...), il n'y ait pas de limitation des candidatures", dans un entretien au Monde de mercredi. "Rien ne doit donner le sentiment d'un verrouillage ou de combinaisons internes", clame-t-il. Une façon d'admettre, en creux,  le bien-fondé des critiques à l'encontre de sa désignation,  et qu'il ne sera pas légitime aussi longtemps que le premier secrétaire ne sera pas démocratiquement élu... . 

De son côté, E. Maurel, résigné,  s'est dit "lucide" quant à l'issue du scrutin. 
Objectif complice: sauver les apparences  "Faire en sorte qu'il y ait un choix, jeudi, pour les militants. Ancrer le PS à gauche. Ou encore faire des propositions fortes sur la rénovation du parti", propose ce secrétaire national du Parti Socialiste de bientôt quarante ans, élu du Val-d'Oise et vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France chargé de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de ...l’alternance.

Car si au premier tour, l'accent a été mis, par lui et ses amis, sur la revendication d'une renégociation du traité budgétaire européen, au second tour, Maurel met en avant sa volonté d'être "intraitable" sur la parité ou le non-cumul des mandats


Déjà installé dans son statut de prochain opposant interne, il réclame aussi que le PS "prépare l'opinion" à travers "trois grandes campagnes sur les licenciements boursiers, l'égalité salariale homme-femme et le droit de vote aux étrangers". 


Désir se la joue déjà  premier secrétaire


D'ici au vote jeudi, il se rend mardi à La Seyne-sur-Mer (Var) pour défendre contre Marisol Touraine un hôpital menacé de fermeture, rencontrera le réseau Education sans frontière (RESF), rendra visite mercredi aux salariés d'une fonderie en Picardie, avant de tenir, le soir, un banquet dans une brasserie de Saint-Quentin dans l'Aisne: des déplacements en jet? Un Falcon, comme cemui de la sous-ministre Yamina Benguigui ? 

Il assistait, mardi, au petit-déjeuner de la majorité et animait le bureau national. Mercredi soir, il tiendra un meeting dans le Val-de-Marne.